Le fonctionnaire délégué du gouverneur du Nord-Kivu à Mubana, Amini Kambale Mugheni, a accusé, mercredi 5 mai, les Mai-Maii du groupe Front des patriotes pour la paix/armée du peuple (FPP/AP) de commettre diverses exactions contre les civils dans cette localité du territoire de Beni.
Il a indiqué que ces miliciens ont érigé des barrières illégales où ils exigent des taxes aux paisibles citoyens.
Amini Kambale Mugheni a également dénoncé l’arrestation de deux civils, gardés dans le camp de ces Mai-Mai :
« Ces éléments du FPP/AP se comportent en maîtres absolus partout où ils se trouvent ».
Il a regretté que ces exactions sont commises en complicité avec des jeunes du milieu.
Le fonctionnaire délégué du gouverneur du Nord-Kivu a expliqué que depuis que les militaires venus de Lubero pour renforcer les effectifs des forces armées ont été redéployés ailleurs, la situation est devenue plus dure qu’avant dans ce coin du pays.
Il affirme que ces pratiques auxquelles se livrent ces Mai-Mai constituent une bombe à retardement contre le gouvernement provincial.
« C’est vraiment un arbre que cache la forêt. Nous demandons au gouvernement de restaurer l’autorité de l’État dans toutes ces agglomérations où la population a besoin de vivre en paix avec les FARDC, notre armée », a ajouté Amini Kambale Mugheni.
Pour sa part, l’administrateur du territoire de Lubero, colonel Alain Kiwewa a annoncé que le processus de redéploiement des militaires dans la zone est en cours pour faire face à cette situation.
Province
Un mort et deux blessés dans l’explosion des bombes larguées par le M23 à Lubero
Les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23/RDF), soutenus par le Rwanda, ont largué, ce mardi 4 juin 2024, deux bombes à Kanyabayonga, une commune située au sud du territoire de Lubero, au Nord-Kivu.
Contacté par Actu30.cd, le colonel Kiwewa Mitela Alain, administrateur militaire du territoire de Lubero, fait savoir que la première bombe tombée non loin du camp militaire de la place, a blessé un motard. Il précise qu’au niveau de Bulotwa, une autre bombe larguée toujours par le M23, a tué un enfant et sa mère a été grièvement blessée.
« Il ya deux bombes larguées par l’ennemi à Kanyabayonga. La première a blessé un motard qui roulait à moto. Ce motard poursuit les soins dans une structure sanitaire de la place. Le deuxième incident s’est déroulé à Bulotwa. Ici, un enfant est décédé et sa mère a été grièvement blessée par cette deuxième bombe toujours larguée par l’ennemi », explique-t-il.
L’administrateur militaire du territoire de Lubero précise, pendant ce temps, que les deux blessés sont déjà acheminés dans une structure sanitaire de la place pour les soins médicaux appropriés.
Le colonel Kiwewa Mitela Alain a, à cette occasion, invité les habitants de la région au calme. Il précise que l’armée loyaliste reste déterminée pour faire face aux rebelles du Mouvement du 23 mars (M23/RDF).
Gloire Kamandi/Butembo
ACTU 30 via CONGO PUB Online
Affrontements FARDC – M23/RDF à Kanyabayonga : Le CICR suspend son assistance aux déplacés
Dans un communiqué parvenu à Actu30.cd, ce mardi 2 juin 2024, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) annonce avoir suspendu, depuis le 30 mai 2024, sa distribution d’aide alimentaire en faveur des personnes déplacées installées sur l’axe Kanyabayonga – Burangiza et Bulindi dans la chefferie Bwito-Rutshuru, territoire de Lubero, au nord de la province du Nord-Kivu.
Le CICR motive sa décision par le rapprochement des affrontements entre les Forces gouvernementales de la République Démocratique du Congo et le groupe armé M23 (Mouvement du 23 mars) autour de Kanyabayonga, qui a entraîné le déplacement de nombreux civils.
« Sur les 58 000 personnes ciblées par cette assistance, nous avons pu servir 29.046 personnes. En collaboration avec les volontaires de la Croix-Rouge de la RDC, nous avons pu donner des rations composées de farine de maïs, de haricots, de l’huile raffinée et du sel iodé. Le but était de les aider à répondre à leurs besoins urgents en termes de nourriture », indique Myriam Favier, cheffe de la sous-délégation du CICR à Goma, au Nord-Kivu.
D’après le CICR, les populations visées par l’aide ont quitté, entre le mois de janvier et mars 2024, leurs localités de la province du Nord-Kivu, notamment dans les territoires de Masisi, Rutshuru et Walikale, afin d’échapper aux affrontements armés dans la zone.
C’etait la première assistance que la plupart de ces familles reçoivent depuis janvier 2024. La majorité d’entre elles se sont déplacées à plusieurs reprises pour fuir la violence et ont perdu leurs moyens de subsistance. Face à des combats qui se rapprochent, de nombreux ménages se sont de nouveau déplacés.
Anderson Shada Djuma/Beni
ACTU 30 via CONGO PUB Online
Combats FARDC-M23 : la MONUSCO réaffirme son appui à l’armée congolaise à Kanyabayonga
Les affrontements opposant l’armée congolaise et ses alliés aux rebelles du M23 se sont poursuivis, lundi 3 juin, autour de la cité de Kanyabayonga, territoire de Lubero (Nord-Kivu).
La MONUSCO a confirmé son appui aux FARDC pour protéger la population locale.
Ces combats se sont déroulés notamment sur l’axe Kilambo-Bulindi, Ouest de la cité, dans le territoire de Rutshuru, ainsi que vers Maysafi-Lubwe, dans le parc national des Virunga, axe Kanyabayonga-Rwindi.
Le porte-parole de la MONUSCO, lieutenant-colonel Kedagni Mensah, confirme l’appui des casques bleus à l’armée congolaise.
Selon lui, ces derniers ont effectué des patrouilles conjointes dans les environs de Kanyabayonga, en coordination avec les troupes des FARDC, afin de renforcer la protection des civils.
« Cette situation sécuritaire dégradante a nécessité le déploiement d’unités supplémentaires par la force d’intervention de la brigade (de la MONUSCO). Ainsi, depuis le 30 mai 2024, le bataillon de réaction rapide népalais a été redéployé dans la zone pour renforcer la base opérationnelle permanente de Kanyabayonga », précise l’officier onusien.
Le renforcement de la présence des casques bleus dans la zone, selon lui, « intervient dans le cadre strict de l’accomplissement de son mandat en protégeant les populations civiles et leur porter assistance ».
C’est ainsi qu’au cours de ces derniers jours, poursuit lieutenant-colonel Kedagni Mensah, le bataillon de réaction rapide népalais et le bataillon malawite ont poursuivi l’aide aux personnes déplacées et la coordination de leurs activités opérationnelles avec les FARDC et le renforcement de leurs positions défensives ».
Les récents affrontements dans le territoire de Rutshuru, occasionnés par l’offensive du M23 vers Kanyabayonga, ont considérablement aggravé la situation sécuritaire et humanitaire dans ce coin du pays.
Cette offensive a ainsi poussé les troupes de la force d’intervention de la brigade, déployées à Kanyabayonga, à aider les civils qui fuyaient les zones de combats.
« Le bataillon malawite a escorté certaines des personnes déplacées vers des abris sécurisés, a fourni des soins médicaux et a facilité le déplacement des civils de Kilambo, Mirangi et Kanyabayonga vers Kirumba », selon la même source.
De son côté, la société civile de Bwito, territoire de Rutshuru (Nord-Kivu) plaide en faveur du déploiement de plus de moyens pour les FARDC afin de faire face à ces attaques rebelles, mais aussi de faciliter l’assistance humanitaire d’urgence en faveur des milliers de familles qui sont récemment déplacées à la suite de ces combats.
RADIO OKAPI via CONGO PUB Online
Beni : Une embuscade ADF fait des morts et blessés près d’Eringeti
Une embuscade attribuée aux rebelles membres de l’ADF a été signalée, l’après-midi de ce jeudi 30 mai 2024, sur l’axe routier Eringeti-Kainama, dans le territoire de Beni, province du Nord-Kivu.
D’après Rashid Maliro, cadre de la société civile locale, ce sont des véhicules qui provenaient de Bunia pour la région de Beni, qui sont tombés dans les mains de ces rebelles ADF récemment alliés à l’État.
Il rapporte un bilan de deux morts dont un élément des Forces armées de la République démocratique du Congo, et des passagers blessés puis évacués au centre de santé d’Eringeti pour les soins médicaux.
Cet acteur de la société civile locale note que consécutivement à cette embuscade, le trafic a été momentanément interrompu avant de reprendre quelques heures après sur cet axe routier qui mène jusqu’à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri.
Le fonctionnaire délégué du gouverneur basé à Eringeti confirme la nouvelle à Actu30.cd. Sabiti Nziamoja déclare que des militaires des armées congolaise et ougandaise ont déjà engagé les opérations de traque de ces rebelles, afin de sécuriser cet axe routier.
Anderson Shada Djuma/Beni
ACTU 30 via CONGO PUB Online
Goma : Soupçonné d’être rebelle M23, un homme brûlé vif par la population
Un nouveau cas de justice populaire a été répertorié, le matin de ce jeudi 30 mai 2024, dans le quartier Mugunga situé dans la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu.
D’après des sources concordantes, le fait s’est passé à Lushagala lorsque que la population a appréhendé un homme en train de filmer les armes lourdes des FARDC et l’a directement brûlé vif, car le soupçonnant d’être un élément du M23.
La société civile de la commune de Karisimbi confirme cet incident sans donner beaucoup de détails. Elle condamne, par ailleurs, cet acte de justice populaire qui n’est pas du tout envisagé.
« Il y a eu un cas de justice populaire à Mugunga, là à Lushagala. C’est un acte que nous, la société civile, nous ne pouvons pas vraiment encourager parce qu’en faisant cet acte, nous perdons beaucoup d’informations qui pouvaient même aider le pays », s’est exprimé Christian Kalamo, président de la société civile de Karisimbi, à la presse.
Il appelle, par ailleurs, la population à la vigilance et à travailler avec les services de l’ordre, mais aussi à dénoncer tout cas suspect pour avoir des informations fiables.
À noter que la justice populaire est un acte qui est toujours décrié dans cette ville touristique en proie à l’insécurité et la menace de la geurre d’agression du M23/RDF.
Esaïe Tsongo/Goma
ACTU 30 via CONGO PUB Online
Les députés provinciaux du Maï-Ndombe vient d’élire leur gouverneur de province. C’est à l’issue du second tour des élections du gouverneur de province et son adjoint organisé ce mercredi 29 mai 2024.
Lebon Nkoso Kevani va succéder à Rita Bola à la tête du Maindombe. Candidat indépendant, il a battu son challenger Aimé Pascal Mongo en obtenant dix (10) voix contre huit (8) pour son poursuivant.
Au premier tour, les deux (2) candidats avaient tous obtenu neuf (9) voix chacun. Ce mercredi 29 mai, les dix-huit (18) élus provinciaux du Maï-Ndombe viennent donc de trancher. Ces résultats devront être validés par la Cour constitutionnelle avant la proclamation des résultats définitifs. Ce qui ouvrira la voie à l’investiture du gouverneur et son adjoint par le président de la République.
Andy Kambale Matuku
Actu 7 via CONGO PUB Online
Beni : Deux civils retrouvés morts après leur enlèvement par les ADF
Après 24 heures de kidnapping, deux personnes ont été retrouvées mortes, le mardi 28 mai 2024, dans le village de Kimbau situé dans le groupement Bambumba-Kisiki, territoire de Beni, au Nord-Kivu.
À en croire Bravo Vukulu, ancien président de la société civile du groupement Bambumba-Kisiki, ces civils ont été pris en otage par les rebelles ADF lors de leur incursion signalée, lundi 27 mai, dans la localité de Kokola. Il fait savoir que les corps sans vie de ces civils abandonnés ont été retrouvés par les agriculteurs.
« Les deux personnes qui ont été kidnappés, ce lundi, au niveau de la localité de Kokola par les hommes identifiés comme des rebelles ADF ont été retrouvés ce mardi au niveau de Kimbau. Les victimes sont un homme et une femme. Ces civils ont été exécutés par les rebelles des Forces démocratiques et alliées, auteurs de leur enlèvement. Cette situation a créé une psychose au sein des habitants de Kokola », explique-t-il.
Cet ancien président de la société civile s’insurge contre cette énième forme d’insécurité. Il pense qu’il est temps que les autorités militaires lancent les opérations militaires dans les environs du groupement Bambumba-Kkisiki où des mouvements suspects sont, ce dernier temps, signalés.
Gloire Kamandi/Butembo
ACTU 30 via CONGO PUB Online
Sud-Kivu : une dizaine de morts dans un accident routier à Kavumu
Une dizaine de personnes sont mortes et plus de 60 autres ont été blessées dans un accident de circulation, survenu mardi 28 mai, sur la nationale numéro 2, à Kavumu, territoire de Kabare (Sud-Kivu).
Selon le président de la Nouvelle dynamique de la société civile de Kavumu, les personnes à bord du véhicule accidenté se rendaient au camp militaire Nyamwinyuni pour l’inhumation d’une jeune étudiante, fille d’un militaire.
« Lorsqu’ils sont arrivés au niveau de Mululu, le conducteur a perdu le contrôle du volant et le véhicule a fait un tonneau. Donc tous les quatre pneus en l’air avec beaucoup de dégâts. Le véhicule est totalement endommagé », a-t-il fait savoir.
Pour sa part, l’administrateur du territoire de Kabare confirmé cette information. Joseph Chirimwengoma a cependant avancé le bilan provisoire de deux décès et 67 blessés au cours de cet accident.
Parmi les personnes blessées, a-t-il indiqué, 8 seraient référées à l’Hôpital général provincial de référence de Bukavu, 22 à l’Hôpital général de référence de Miti et 37 autres au centre hospitalier de Kavumu.
Cette autorité politico-administrative a précisé que ce bilan n’est que provisoire.
Joseph Chirimwengoma a par ailleurs exprimé le sentiment de compassion envers des familles éprouvées et imploré la miséricorde divine pour leur réconfort.
RADIO OKAPI via CONGO PUB Online
Sénatoriales : Jacquemin Shabani élu sénateur au Nord-Kivu, deux indépendants passent au Maindombe
Les députés provinciaux du Nord-Kivu et du Maindombe ont été appelés aux urnes le dimanche 26 mai 2024 pour élire les sénateurs.
Les quatre (4) sénateurs du Nord-Kivu sont connus. Ils viennent d’être élus par les députés provinciaux à l’issue de l’élection organisée par la commission électorale nationale indépendante (CENI).
Conseiller à la présidence de la République, Jacquemin Shabani Lukoo est élu sénateur avec huit (8) voix, ex aequo avec Jean-Marie Katokolyo. Ils ont été devancés d’une voix par Papy Mumbere Machozi. Le doyen Célestin Vunabandi ferme la marche avec six (6) voix.
En revanche, pas de siège pour Jean-Baptiste Mumbere Kasekwa. Malgré son « discours magistral » devant les élus provinciaux, le compagnon de Martin Fayulu n’a pas convaincu. Ancien député (2018-2023), Jean-Baptiste Kasekwa n’avait pas été candidat aux législatives nationales de décembre dernier. Suivant le mot d’ordre de son mentor, le « député à la voix cassé » passe ainsi dans l’anonymat politique après un brillant parcours à l’assemblée nationale.
Dans la province du Maindombe, deux (2) candidats indépendants viennent de se faire élire sénateurs. Il s’agit de Herman Mutima et d’Adonis Ngambani qui ont obtenu trois (3) voix chacun. Les deux premiers sièges sont occupés par Anicet Babanga ( AA/C) et Aimé Pascal Mongo (AAeC) qui ont récolté chacun quatre (4) voix.
La suite du processus prévoit le dépôt des recours en contestation devant la cour constitutionnelle entre lundi 27 mai et le 3 juin prochain, avant que la même juridiction ne livre les résultats définitifs le 3 août 2024.
Andy Kambale Matuku
Actu 7 via CONGO PUB Online







