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Category:

Société

À la UneSociété

Kinshasa : Félix Tshisekedi lance les travaux du boulevard Étienne Tshisekedi

by admin9775 11 août 2026
written by admin9775

Le président de la République, Félix Tshisekedi, a officiellement lancé ce mardi 11 août 2026 les travaux de construction du boulevard Étienne Tshisekedi, une nouvelle infrastructure routière présentée comme un axe stratégique pour améliorer la mobilité et contribuer au désengorgement de Kinshasa.

Long d’environ 2,1 kilomètres, le boulevard reliera le boulevard Triomphal à la place Bakayau, dans la commune de Bandalungwa. Il sera aménagé sur huit voies de circulation, soit quatre voies dans chaque sens, afin d’augmenter considérablement la capacité de cet axe.

Le projet prévoit également la construction de trottoirs pavés, l’aménagement d’arrêts de bus, l’installation de l’éclairage public ainsi que la mise en place de la signalisation routière.

Un projet porté par le gouvernement provincial

Le financement des travaux est assuré à 100 % par le gouvernement provincial de Kinshasa, sous l’impulsion du gouverneur Daniel Bumba Lubaki.

À travers ce chantier, l’exécutif provincial entend accélérer la modernisation de la voirie urbaine et apporter une réponse aux problèmes de circulation auxquels sont confrontés quotidiennement les habitants de la capitale.

Le projet s’inscrit dans la dynamique du programme « Kinshasa Ezo Bonga », porté par le gouvernorat de Kinshasa et présenté comme un cadre d’action pour transformer les infrastructures et améliorer les conditions de vie dans la capitale.

Avec le lancement de ce chantier, les autorités provinciales veulent ainsi donner une nouvelle visibilité à leur politique d’aménagement urbain, tandis que le gouvernement central entend poursuivre sa stratégie de modernisation des infrastructures de Kinshasa.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Parliamentarians for Global Action : Christelle Vuanga prend la tête de la Commission Droits de l’Homme et Justice internationale

by admin9775 11 août 2026
written by admin9775

La députée nationale Christelle Vuanga a été désignée coordinatrice de la Commission Droits de l’Homme et Justice internationale du nouveau comité exécutif de Parliamentarians for Global Action (PGA), un réseau mondial de parlementaires engagé dans la promotion de la justice internationale et la lutte contre l’impunité.

À travers cette nouvelle responsabilité, l’élue congolaise entend notamment mettre l’accent sur la défense des victimes, leur droit à la justice et à la réparation, ainsi que sur la promotion de la paix et du règlement pacifique des conflits.

Christelle Vuanga affirme placer son mandat sous le signe de ces priorités, tout en soulignant l’importance du rôle des parlementaires dans la consolidation des mécanismes de justice internationale.

« Je place ce mandat sous le signe de la défense des victimes, de leur droit à la justice et à la réparation, ainsi que de la promotion de la paix et du règlement pacifique des conflits. »

Elle dit accueillir cette responsabilité avec humilité et détermination, alors que les questions liées à la justice internationale, à la protection des civils et à la lutte contre l’impunité demeurent au cœur de nombreux conflits.

À travers son engagement au sein de la PGA, la parlementaire congolaise entend ainsi contribuer au renforcement de la coopération parlementaire autour des mécanismes de justice internationale, notamment en lien avec les travaux de la Cour pénale internationale (CPI).

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

RDC : Kinshasa rejette les nominations de l’AFC/M23 dans dix établissements universitaires à Goma et Bukavu

by admin9775 11 août 2026
written by admin9775

Le gouvernement congolais hausse à nouveau le ton face aux initiatives administratives de l’AFC/M23 dans les zones sous son contrôle. Kinshasa rejette les nominations effectuées par le mouvement armé au sein des comités de gestion de dix établissements publics d’enseignement supérieur et universitaire à Goma, dans le Nord-Kivu, et à Bukavu, dans le Sud-Kivu.

Dans un communiqué rendu public lundi 10 août, le ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et de l’Innovation affirme avoir pris connaissance de la décision prise le 7 août par l’AFC/M23 portant désignation et nomination de nouveaux responsables dans plusieurs institutions académiques.

Pour le gouvernement, cette démarche constitue une substitution illégale à l’autorité de l’État. Kinshasa estime qu’un mouvement armé ne disposant d’aucune légitimité institutionnelle ne peut exercer des compétences relevant des autorités publiques, encore moins procéder à des nominations au sein des établissements publics.

Dix établissements visés

À Goma, les nominations concernent notamment l’Institut Supérieur de Commerce (ISC-Goma), l’Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM-Goma), l’Institut Supérieur des Techniques appliquées (ISTA-Goma) et l’Institut Supérieur pédagogique (ISP-Goma).

À Bukavu, six établissements figurent dans la décision de l’AFC/M23 : l’ISC-Bukavu, l’ISTM-Bukavu, l’ISP-Bukavu, l’ISDR-Bukavu, l’ISAM-Bukavu ainsi que l’Université Officielle de Bukavu (UOB).

L’AFC/M23 justifie ces nominations par la nécessité de pourvoir certains postes vacants et d’assurer le fonctionnement des établissements situés dans les territoires qu’il qualifie de « territoires libérés ».

« nulles et sans effet juridique »

Le gouvernement congolais rejette catégoriquement cette justification. Il considère les décisions de l’AFC/M23 comme « nulles et sans effet juridique ou administratif » et assure que les comités de gestion régulièrement investis par les autorités compétentes restent en fonction.

Le ministère rappelle surtout que l’occupation militaire ou administrative d’une partie du territoire ne confère ni souveraineté, ni compétence administrative, ni pouvoir institutionnel ou de nomination à une structure armée.

Kinshasa avertit également que toute personne qui se prévaudrait de ces nominations ou participerait à leur mise en œuvre pourrait s’exposer aux sanctions prévues par les lois congolaises.

Cette nouvelle confrontation autour de la gestion des universités illustre l’extension du bras de fer entre Kinshasa et l’AFC/M23 au-delà du strict terrain militaire. En procédant à des nominations dans des institutions publiques, le mouvement armé cherche à affirmer une capacité d’administration dans les zones qu’il contrôle, tandis que le gouvernement congolais entend préserver le principe de l’autorité exclusive de l’État sur les services publics.

À travers cette mise au point, Kinshasa appelle enfin la communauté universitaire du Nord-Kivu et du Sud-Kivu à ne pas reconnaître les décisions prises par l’AFC/M23 et à rester attachée aux institutions légalement établies de la République.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Cinq ans après son divorce, Mike Kalambay annonce son remariage à Kinshasa

by admin9775 9 août 2026
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Cinq ans après la fin de son mariage avec Penielle Nsamba, le pasteur et musicien congolais Mike Kalambay s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre de sa vie personnelle. Son remariage est annoncé pour le 30 octobre 2026 à Kinshasa.

L’annonce a été faite ce dimanche par son adjoint, le pasteur Samuel Mukadi, qui a également invité les fidèles à s’habiller en blanc à l’occasion de cette célébration.

Si la date et le lieu du mariage sont désormais connus, l’identité de la future épouse reste encore secrète, entretenant le mystère autour de cet événement très attendu par les fidèles et les admirateurs de l’artiste.

Un nouveau départ après une rupture très médiatisée

Mike Kalambay et Penielle Nsamba s’étaient mariés en 2013 avant de se séparer quelques années plus tard. Leur rupture, devenue particulièrement médiatisée, avait notamment donné lieu à des échanges publics et à une procédure judiciaire aux États-Unis concernant la garde de leurs deux enfants.

Après plusieurs années marquées par cette séparation et ses conséquences médiatiques, le pasteur semble désormais tourner la page.

Depuis son divorce, Mike Kalambay s’est davantage consacré à son ministère pastoral ainsi qu’à sa carrière musicale. En mars 2026, il a notamment été officiellement ordonné révérend pasteur lors d’une cérémonie organisée au sein de Dans Sa Présence Church, renforçant son rôle dans son église.

Une cérémonie placée sous le signe du blanc

Le choix du blanc pour la cérémonie annoncée à Kinshasa n’est pas passé inaperçu. Le pasteur Samuel Mukadi a demandé à l’ensemble des fidèles de se vêtir de cette couleur pour accompagner cette nouvelle étape de la vie de leur responsable religieux.

Mike Kalambay, qui avait déjà fait preuve de discrétion lorsqu’il était interrogé sur sa vie sentimentale, n’a pour l’instant livré aucun détail sur sa future épouse.

Le 30 octobre 2026, son mariage devrait donc réunir famille, proches, fidèles et invités autour d’une cérémonie qui symbolisera, pour le pasteur et artiste congolais, un nouveau départ cinq ans après la fin de son premier mariage.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Affaire Rebo Tchulo : le ministère public requiert 14 mois de prison contre la chanteuse

by admin9775 7 août 2026
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Le ministère public a requis une peine de 14 mois de servitude pénale principale contre la chanteuse congolaise Tshimpaka Mulanga Deborah, plus connue sous son nom d’artiste Rebo Tchulo, lors de son réquisitoire devant le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema.

Outre cette peine d’emprisonnement, le parquet militaire a demandé la condamnation de la prévenue au paiement des frais d’instance, dont le montant sera fixé par le greffier. En cas de non-paiement dans le délai légal, une contrainte par corps de six mois pourrait être appliquée.

Le ministère public s’est également prononcé sur l’action civile introduite par la partie requérante, sollicitant du tribunal qu’elle soit déclarée recevable et fondée, conformément aux dispositions de la loi.

Cette affaire trouve son origine dans les événements du 19 avril 2026, après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo devenue virale montrant un homme violemment fouetté par des militaires dans une parcelle de Kinshasa.

Dans cette vidéo, Rebo Tchulo apparaissait sur les lieux au moment des faits, suscitant une vive émotion au sein de l’opinion publique. Selon les éléments du dossier, la victime était présentée comme un présumé voleur accusé d’avoir dérobé un bien appartenant à la chanteuse.

Depuis la diffusion de ces images, l’affaire a ravivé le débat sur le recours à la justice privée, les traitements inhumains et le respect des droits fondamentaux. Plusieurs organisations de défense des droits humains avaient dénoncé les violences infligées à la victime et appelé à ce que toutes les responsabilités soient établies.

Les réquisitions du ministère public ne constituent toutefois pas une condamnation définitive. Il appartient désormais au Tribunal militaire de Kinshasa/Ngaliema de rendre son jugement, après examen des arguments de la défense et de l’ensemble des éléments du dossier.

Par Marius Bopenga
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Didier Budimbu sort de son silence et rejette tout lien avec l’assassinat de l’entrepreneur, Vally Amisi

by admin9775 7 août 2026
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Pour la première fois depuis le début de l’affaire liée à l’assassinat de l’entrepreneur congolais Vally Amisi, le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, est sorti de son silence afin de répondre aux nombreuses accusations et spéculations relayées sur les réseaux sociaux.

Face aux rumeurs faisant état d’un prétendu lien entre le meurtre de l’homme d’affaires et un marché public relatif à la réhabilitation de la pelouse du Stade des Martyrs, le ministre apporte sa version des faits et affirme n’avoir aucun lien avec ce crime.

« Vally Amisi n’a jamais obtenu le marché de la pelouse »

Didier Budimbu reconnaît avoir entretenu des relations professionnelles avec Vally Amisi. Selon lui, leur collaboration concernait uniquement des travaux de réhabilitation de son cabinet ministériel ainsi que de la loge présidentielle du Stade des Martyrs.

Le ministre indique également que l’entrepreneur avait, par la suite, adhéré à sa formation politique.

En revanche, il dément formellement les informations selon lesquelles Vally Amisi aurait obtenu le marché de réhabilitation de la pelouse du Stade des Martyrs.

« Vally Amisi n’a jamais obtenu le marché de la pelouse du Stade des Martyrs », affirme-t-il.

Selon Didier Budimbu, ce contrat a été directement attribué à une entreprise sud-africaine spécialisée, chargée d’exécuter les travaux, laquelle a été payée en trois tranches dans le cadre d’un mécanisme de préfinancement mis en place par l’État.

Un contrat approuvé après le décès de l’entrepreneur

Le ministre précise par ailleurs que le seul dossier administratif impliquant Vally Amisi n’a été approuvé qu’après le décès de ce dernier.

À ses yeux, cet élément démontre qu’aucun lien ne peut être établi entre ce marché et les circonstances de l’assassinat.

« Je ne connais pas Béni Mukena »

Didier Budimbu rejette également toute implication dans cette affaire judiciaire.

Réagissant aux nombreuses publications circulant sur les réseaux sociaux, il affirme ne connaître ni de près ni de loin Béni Mukena, présenté par les autorités judiciaires comme le principal suspect dans ce dossier.

« Je ne connais pas Béni Mukena, ni d’Adam ni d’Ève », a-t-il déclaré.

Le ministre estime que les accusations portées contre lui reposent sur des spéculations dépourvues de fondement et regrette que cette affaire donne lieu à des récupérations alors qu’une famille est toujours en deuil.

Une enquête relancée après l’arrestation du principal suspect

Cette sortie médiatique intervient quelques jours après l’interpellation à Brazzaville de Mukena Mwepu Bénie, recherché dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Vally Amisi.

Le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, avait annoncé que cette arrestation résultait d’une coopération judiciaire entre la République démocratique du Congo et la République du Congo. Le suspect doit être transféré à Kinshasa afin d’être entendu par les autorités judiciaires.

Selon les informations communiquées par le ministre de la Justice, le suspect aurait déclaré lors de son interrogatoire avoir agi « sur instruction d’une autorité ». Cette affirmation, qui devra être vérifiée au cours de l’instruction judiciaire, a relancé de nombreuses spéculations sur l’existence d’éventuels commanditaires.

À ce stade, aucune autorité judiciaire n’a confirmé l’identité de la personne évoquée par le suspect et aucune mise en cause officielle n’a été annoncée.

La justice attendue sur les responsabilités

Le corps de Vally Amisi, entrepreneur congolais installé en Afrique du Sud et vice-président du club Nouvelle Vie Bomoko FC, avait été retrouvé le 10 avril dernier dans la commune de la Gombe, à Kinshasa.

Après avoir initialement exploré la piste d’un enlèvement, les enquêteurs s’étaient orientés vers un homicide ciblé à la suite de l’exploitation des images de vidéosurveillance ayant permis d’identifier un proche de la victime.

Avec l’arrestation du principal suspect et son prochain transfèrement à Kinshasa, la famille de Vally Amisi espère désormais que la procédure judiciaire permettra d’établir toute la vérité sur les circonstances de cet assassinat, d’identifier les éventuels commanditaires et de déterminer les motivations exactes de ce crime qui a brutalement mis fin à la vie d’un jeune entrepreneur dont le parcours suscitait de nombreux espoirs.

En attendant les conclusions de l’enquête et l’ouverture du procès, le principe de la présomption d’innocence demeure pleinement applicable à toutes les personnes citées dans cette affaire.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Incendie au Léon Hôtel 1 : le sinistre relance le débat sur les capacités d’intervention des secours à Kinshasa

by admin9775 5 août 2026
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Un incendie s’est déclaré dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 août 2026 à l’immeuble Léon Hôtel 1, situé dans la commune de la Gombe, à Kinshasa, provoquant une importante mobilisation des services de secours. Selon les premières informations disponibles, aucun blessé n’a été enregistré et tous les clients ont été évacués par mesure de précaution.

Les flammes se sont déclarées dans cet établissement hôtelier situé en face de l’ONATRA, aux environs de 22 heures. Les causes exactes du sinistre restent encore inconnues, même si des témoignages recueillis sur place évoquent un possible départ de feu au niveau du générateur électrique avant sa propagation dans une partie du bâtiment.

Alertés rapidement, les sapeurs-pompiers sont intervenus afin de circonscrire l’incendie et limiter les dégâts matériels. Pendant plusieurs heures, les équipes de secours ont lutté contre les flammes avant de parvenir à maîtriser la situation.

Dans un communiqué publié quelques heures après le sinistre, la direction de Léon Hôtel a rassuré sa clientèle et l’opinion publique sur l’absence de victimes.

« Un léger incendie s’est déclaré au sein de Léon Hôtel. Grâce à la réactivité de nos équipes et à l’intervention rapide des services de secours, la situation a été maîtrisée dans les meilleurs délais », a indiqué l’établissement.

L’hôtel a également précisé qu’aucune personne n’avait été mise en danger et que la sécurité des clients, du personnel ainsi que des autres personnes présentes avait été assurée.

La direction de Léon Hôtel a exprimé sa gratitude aux services de secours et à toutes les personnes ayant manifesté leur soutien, tout en affirmant poursuivre les démarches nécessaires pour assurer la continuité de ses activités dans de bonnes conditions.

À ce stade, les autorités compétentes devront encore établir les causes précises de cet incendie ainsi qu’évaluer l’étendue des dégâts matériels enregistrés.

Au-delà de cet incident, qui s’est heureusement soldé sans perte en vies humaines, ce sinistre remet en lumière une question plus large, Kinshasa dispose-t-elle réellement des moyens nécessaires pour faire face à un incendie de grande ampleur ?

Si un feu venait à se déclarer à partir du 20ᵉ étage d’un immeuble de 40 niveaux, les services de secours auraient-ils les équipements adaptés pour intervenir à une telle hauteur ? Comment les occupants des étages supérieurs pourraient-ils être évacués en toute sécurité ? Autant de questions qui reviennent régulièrement dans une ville où les immeubles de grande hauteur se multiplient.

L’hypothèse d’incendies simultanés dans plusieurs bâtiments du centre-ville soulève également des inquiétudes. Les capacités opérationnelles des sapeurs-pompiers seraient-elles suffisantes pour contenir un sinistre touchant plusieurs immeubles à la fois ? De nombreux observateurs estiment que les moyens matériels de lutte contre les incendies demeurent limités au regard de l’expansion urbaine de la capitale.

Ces interrogations ne relèvent pas d’un scénario catastrophe, mais d’une réflexion sur la prévention des risques. Elles rappellent l’importance pour les autorités d’investir dans des équipements modernes, de renforcer les effectifs des services de secours et d’imposer le respect des normes de sécurité dans les bâtiments de grande hauteur.

L’expérience internationale montre d’ailleurs que même les pays disposant d’importants moyens techniques peuvent être confrontés à des incendies difficiles à maîtriser. Les gigantesques feux qui ont ravagé la Gironde, en France, malgré le déploiement de Canadair, d’hélicoptères et de nombreux moyens terrestres, illustrent la complexité de la lutte contre ce type de sinistre.

À Kinshasa, l’incendie du Léon Hôtel 1 constitue ainsi un rappel de la nécessité d’anticiper les risques. En matière de protection civile, la prévention et la préparation demeurent les meilleurs moyens de limiter les conséquences de futures catastrophes. Gouverner, c’est aussi prévoir.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Inspection générale du Travail : l’intégration à la paie annoncée pour le quatrième trimestre 2026

by admin9775 4 août 2026
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Le processus de réforme de l’Inspection générale du Travail (IGT) franchit une nouvelle étape. Le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a annoncé l’intégration des agents de ce service à la paie de l’État au cours du quatrième trimestre 2026.

Cette annonce est intervenue à l’issue d’une audience accordée, le jeudi 30 juillet, à une délégation de l’Inspection générale du Travail au Centre financier de Kinshasa.

À l’issue de la rencontre, le président du comité de suivi de la paie à l’IGT, Jean Paul Yamabo, a salué cette décision, qu’il considère comme une avancée majeure pour les agents du service.

« Aujourd’hui, nous pouvons dire sans hésitation qu’après arbitrage, notre service, l’Inspection générale du Travail, est programmé pour l’intégration au quatrième trimestre de cette année », a-t-il déclaré.

Selon lui, cette intégration permettra de répondre à plusieurs revendications des agents, notamment la prise en charge salariale des personnels recrutés en 2023, l’application de la grille barémique ainsi que la régularisation de la rémunération des agents administratifs.

La réforme engagée au sein de l’Inspection générale du Travail depuis 2023 repose sur cinq axes principaux. Trois d’entre eux ont déjà été réalisés, à savoir le recrutement, le déploiement et l’affectation des agents sur l’ensemble du territoire national. Le processus entre désormais dans sa phase consacrée à la rémunération et à l’amélioration des conditions de travail.

À ce jour, l’Inspection générale du Travail compte 2 508 inspecteurs, contrôleurs et agents administratifs répartis dans les différentes provinces du pays.

Jean Paul Yamabo s’est félicité de l’écoute et de la disponibilité du Vice-Premier ministre Adolphe Muzito, affirmant quitter les échanges avec « beaucoup d’espoir » quant à la concrétisation des engagements pris.

Depuis sa prise de fonctions, le ministre du Budget met en avant le dialogue social comme levier de gestion des revendications des agents publics, dans l’objectif de préserver un climat social apaisé au sein de l’administration et d’accompagner les réformes engagées par le Gouvernement.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Le Chef de l’État lance un appel au devoir de mémoire, à la dignité et à la justice à l’occasion de la journée nationale de commémoration du GENOCOST

by admin9775 3 août 2026
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Ce dimanche 2 août 2026, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, accompagné de la Distinguée Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, a pris part à la commémoration de la Journée du GENOCOST (Génocide congolais pour des fins économiques).

Organisée au Mémorial du Genocost à Kinshasa sous le thème « Maintenant que tu sais, que fais-tu ? », la cérémonie s’est déroulée en présence des chefs des institutions nationales, des membres du corps diplomatique et de responsables de la société civile. 

Outre la série d’interventions des responsables du FONAREV, de la CIA-VAR et du Ministre des Droits Humains, l’assistance a suivi les témoignages poignants de survivants de différentes tragédies perpétrées sur le territoire congolais, de Kasika à Kishishe, en passant par Makobola, Katogota, Mwenga, Shabunda, Kamituga, Bukavu, Uvira, Tingi-Tingi, Kalima, Nyankunde, Kisangani, Rutshuru, Kitshanga, Bwito, Ituri, Maniema, Tanganyika et le Kasaï, pour ne citer que ces lieux.

Dans une adresse empreinte de gravité, le Chef de l’État a rendu un vibrant hommage aux millions de victimes des violences qui endeuillent la RDC depuis des décennies : « la République se tient debout, dans le silence, le recueillement et la dignité pour honorer la mémoire des victimes de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et du crime d’agression, ainsi que de tous les actes dont l’établissement rigoureux des faits et l’examen au regard du droit international sont susceptibles de révéler le caractère génocidaire ». 

Tout en insistant sur le fait qu’« aucune de ces vies ne saurait être réduite à un chiffre », il a clarifié le sens profond du GENOCOST. Le Président de la République a vigoureusement rejeté toute instrumentalisation de cette démarche, précisant qu’elle n’est « ni un appel à la haine ni une invitation à la vengeance », mais un engagement pour la dignité, et qui découle d’une conviction universelle : « il ne peut y avoir de paix véritable sans vérité, de réconciliation durable sans reconnaissance des souffrances, ni de justice lorsque la dignité des victimes est sacrifiée aux calculs de l’opportunité politique », a-t-il insisté.

Son discours a également opéré une distinction claire entre ce devoir de mémoire national et la qualification juridique de « génocide », qui relève des instances judiciaires internationales. L’objectif réaffirmé du gouvernement reste de faire progresser la préservation du souvenir et la lutte contre l’impunité.

Passant de la mémoire à l’action, le Chef de l’État a fermement dénoncé l’agression rwandaise persistante et l’occupation illégale des pans entiers du territoire congolais : « La République Démocratique du Congo reste confrontée à l’agression menée par le Rwanda et ses supplétifs, notamment l’AFC/M23. Cette entreprise meurtrière, fondée sur une logique de conquête et de prédation, viole notre souveraineté, menace notre intégrité territoriale et bafoue le droit du peuple congolais à vivre libre et en paix sur la terre de ses ancêtres ».

Face à cette situation, le Chef de l’État a invité la Nation à ériger la mémoire nationale en un « rempart contre le retour des atrocités ». Pour lui, « la mémoire ne saurait être un simple regard porté sur le passé. Elle est une exigence du présent et une responsabilité envers l’avenir. Elle nous commande de protéger nos populations, de consolider notre unité nationale, de défendre l’intégrité de notre territoire et de combattre sans relâche le négationnisme, la falsification de l’histoire, la manipulation de l’information ainsi que toute incitation à la haine et à la violence ».

Enfin, le Chef de l’État a annoncé trois mesures concrètes pour inscrire le devoir de mémoire dans la durée : tout d’abord, il a instruit le gouvernement de budgétiser la Stratégie nationale d’appropriation du GENOCOST afin de garantir aux survivants des réparations justes, qui ne sont « ni une faveur, ni un acte de charité ». 

Il a ensuite annoncé le passage à la phase opérationnelle du projet de Musée national du GENOCOST, dont les études préparatoires et les travaux de conception sont désormais engagés. 

Conçu selon les standards scientifiques et architecturaux les plus exigeants, cet édifice ambitionne de devenir une institution de référence à l’échelle africaine et mondiale. Le complexe centralisera les archives, les preuves matérielles et les témoignages des crimes internationaux perpétrés sur le sol congolais. Il fera office de centre de recherche, de sanctuaire de recueillement et d’outil de transmission patriotique pour la jeunesse.

Sur le plan législatif, le Chef de l’État a exhorté le Parlement à finaliser les textes nécessaires pour adapter le cadre juridique de la RDC aux exigences de la justice transitionnelle. Parallèlement, le Président de la République a fixé une nouvelle orientation à la politique étrangère du pays en invitant les missions diplomatiques et consulaires à porter activement une « diplomatie de la mémoire, de la vérité et de la justice » auprès des instances internationales.

Rejetant toute logique de « concurrence des mémoires », le Chef de l’État a conclu son discours en s’appuyant sur l’universalité de la justice : «La justice ne peut se prétendre universelle si elle tolère une hiérarchie entre les victimes, les mémoires ou les souffrances. Elle ne devient véritablement universelle que lorsqu’elle reconnaît à chaque vie humaine la même dignité, à chaque victime le même droit à la vérité et à chaque peuple le même droit à la justice».

Com présidence RDC

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Affaire Vally Amisi : l’arrestation du principal suspect relance les interrogations sur les circonstances du meurtre

by admin9775 3 août 2026
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Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a annoncé dimanche l’interpellation à Brazzaville de Mukena Mwepu Bénie, principal suspect recherché dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Vally Amisi, vice-président du club Nouvelle Vie Bomoko FC et entrepreneur congolais établi en Afrique du Sud.

Le corps de la victime avait été retrouvé le 10 avril dernier dans la commune de la Gombe, à Kinshasa, une affaire qui avait suscité une vive émotion au sein de l’opinion publique.

Le ministre a salué une « avancée importante » obtenue grâce à la coopération judiciaire entre la République démocratique du Congo et la République du Congo. Il a précisé que le transfèrement du suspect vers Kinshasa est en cours, tout en rappelant que celui-ci bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à une décision définitive de la justice.

Selon les autorités, les investigations avaient progressivement conduit les enquêteurs à abandonner la piste d’un enlèvement commis par une bande armée après l’exploitation des images de vidéosurveillance, qui auraient permis d’identifier un proche de la victime parmi les dernières personnes l’ayant côtoyée avant sa mort.

Interrogé après son arrestation, Mukena Mwepu Bénie aurait affirmé avoir agi « sur instruction d’une autorité ».

Ce pendant, dans sa première vidéo diffusée sur les réseaux, le suspect affirme avoir tuer Wally Amisi sur instruction d’une haute autorité mais qui se retient de citer son nom par peur.

« on m’avait donné une arme pour tuer mais j’ai peur de parler pour ma famille à kin. Moi mon rôle était juste de l’amener à l’appartement et il y avait des gens bien avant. Je ne sais pas là où il a été enterré parce que quand j’ai fini, les gens sont venus et ils ont pris le corps. On a agit sur instruction », a-t-il déclaré

Cette déclaration, qui devra être vérifiée dans le cadre de l’enquête judiciaire, relance les spéculations sur l’éventuelle implication d’autres personnes dans cette affaire ainsi que sur les circonstances ayant permis au suspect de quitter Kinshasa pour Brazzaville avant son interpellation.

À ce stade, ces affirmations n’ont toutefois fait l’objet d’aucune confirmation officielle de la part des autorités judiciaires. Les investigations et le procès à venir devraient permettre d’établir les responsabilités de chacun et d’éclaircir les véritables mobiles de ce meurtre qui a profondément marqué l’opinion.

Du côté de la famille de Vally Amisi, l’arrestation du principal suspect est accueillie comme une avancée majeure. Après plusieurs mois d’attente, les proches de la victime espèrent désormais que la procédure judiciaire permettra de faire toute la lumière sur les circonstances de cet assassinat et d’identifier, le cas échéant, l’ensemble des personnes impliquées.

Pour la famille, au-delà de l’interpellation du suspect, l’enjeu est désormais de connaître les véritables raisons qui ont conduit à la mort de celui qu’elle décrit comme un jeune entrepreneur promis à un brillant avenir, dont le parcours a été brutalement interrompu.

Par Marius Bopenga
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Yembu-25-10-2022
CFAO-20-10-2022

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