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Société

Société

La Cour constitutionnelle rend son verdict ce mardi dans le scandale de Bukanga Lonzo

by admin9775 20 mai 2025
written by admin9775

L’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo et deux autres accusés risquent 20 ans de travaux forcés pour détournement de 200 millions de dollars dans cette affaire emblématique de malversations agro-industrielles

En effet,  la Cour constitutionnelle s’apprête à rendre ce mardi après-midi son verdict très attendu dans l’affaire du scandale de Bukanga Lonzo, mettant un terme à plusieurs années de procédure judiciaire. Ce dossier, devenu le symbole des détournements massifs sous l’ère Kabila, concerne trois principaux accusés : l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo, l’ex-gouverneur de la Banque centrale du Congo Déogratias Mutombo et l’homme d’affaires sud-africain Christophe Grobler.

Lors de la dernière audience du 23 avril, le ministère public avait requis des peines sévères : 20 ans de travaux forcés pour les trois prévenus, 10 ans d’inéligibilité pour Matata Ponyo et l’expulsion définitive du territoire congolais pour Grobler après l’exécution de sa peine. Les accusations portent sur le détournement d’au moins 200 millions de dollars destinés au projet agro-industriel de Bukanga Lonzo, présenté comme un fleuron du développement agricole mais qui n’a jamais vu le jour.

Les débats ont été particulièrement tendus, notamment autour de la question de l’immunité parlementaire invoquée par la défense de Matata Ponyo, élu député national en 2023. Le président de la Cour constitutionnelle, Dieudonné Kamuleta, a jugé cet argument irrecevable, estimant que les poursuites engagées en 2022 étaient antérieures au mandat parlementaire de l’ancien chef du gouvernement.

Cette affaire a provoqué de vives tensions institutionnelles entre la Cour constitutionnelle et l’Assemblée nationale, dont le président, Vital Kamerhe, a publiquement contesté la procédure. Certains observateurs y voient un test crucial pour l’indépendance de la justice congolaise, tandis que d’autres dénoncent une instrumentalisation politique à l’approche des élections de 2027.

La société civile suit particulièrement ce verdict, considéré comme un indicateur de la détermination des autorités à lutter contre la corruption de haut niveau. « Ce jugement montrera si la justice congolaise est capable de sanctionner les puissants », commente Trésor Kibangula, analyste politique au sein du groupe de réflexion Ebuteli.

Du côté des accusés, on maintient la ligne de la défense. Me Joseph Mukendi, avocat de Matata Ponyo, affirme que « cette affaire est purement politique et vise à éliminer un concurrent potentiel pour 2027 ». Christophe Grobler, par voix d’avocat interposé, continue de nier toute implication dans des malversations.

Alors que la salle d’audience est comble ce mardi après-midi, l’attention est tournée vers les juges constitutionnels dont la décision pourrait marquer un tournant dans la gouvernance économique de la RDC. Le verdict est attendu dans les prochaines heures.

Par Christel MABAYA, correspondant à Kikwit
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À la UneSociété

RDC : Fin de l’opération de transport à Kinshasa de plus de 1300 membres non armés des FARDC et de la PNC depuis Goma

by admin9775 16 mai 2025
written by admin9775

La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a annoncé ce jeudi la conclusion de l’opération de transfert de plus de 1300 membres non armés des Forces armées de la RDC (FARDC) et de la Police nationale congolaise (PNC), depuis Goma vers Kinshasa.

Cette opération hautement sensible a été menée en étroite collaboration avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui a joué le rôle d’intermédiaire neutre.

« Malgré un contexte opérationnel extrêmement difficile, la MONUSCO et tous les partenaires ont travaillé jour et nuit pour assurer le succès de cette opération très sensible. Je salue le professionnalisme et l’esprit de coopération de toutes les parties impliquées », a déclaré Mme Vivian van de Perre, Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en RDC et Cheffe par intérim de la MONUSCO.

Elle a également exprimé sa reconnaissance à la population le long des itinéraires pour leur compréhension, et au CICR pour son engagement constant à garantir la neutralité, la sécurité et la dignité des personnes concernées.

Une logistique exceptionnelle

L’opération, lancée le 30 avril 2025, reposait sur un dispositif logistique mixte comprenant :

  • 8 rotations de véhicules (bus, ambulances, camions-citernes)
  • 46 vols en hélicoptère
  • 23 vols en avion

Elle visait à assurer le rapatriement sécurisé des éléments FARDC et PNC qui s’étaient réfugiés dans les bases de la MONUSCO à Goma à la suite de la prise de contrôle de la ville par les forces M23/AFC fin janvier 2025.

Le transfert s’est déroulé avec le consentement des personnes concernées et conformément aux Conventions de Genève.

Hébergement, soins et protection durant trois mois

Durant plus de trois mois, la MONUSCO a assuré l’hébergement, la prise en charge alimentaire, les soins médicaux et la protection des membres des FARDC et de la PNC présents dans ses installations à Goma.

La mission onusienne réaffirme son engagement à protéger les civils et à appuyer les efforts des autorités nationales en matière de paix, de stabilisation et de réforme du secteur sécuritaire.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Triple homicide à Kinshasa : un militaire de la Garde Républicaine abat trois policiers militaires

by admin9775 15 mai 2025
written by admin9775

Un drame sanglant s’est déroulé dans la nuit au Camp Babylone, situé dans la commune de Kintambo, où trois soldats de la police militaire ont trouvé la mort dans des circonstances troublantes. Selon les informations recueillies, un élément de la Garde Républicaine aurait ouvert le feu vers 3 heures du matin, tuant sur le coup les trois militaires.

Les forces de l’ordre ont immédiatement mis en place un dispositif sécuritaire important entre 3h et 8h du matin pour maîtriser la situation. Des échanges de tirs ont retenti dans le périmètre du camp militaire, alors que les autorités tentaient de neutraliser le suspect. Après plusieurs heures de tension, l’auteur présumé des coups de feu, qui s’était retranché, a finalement été appréhendé par les forces de la Police militaire.

Les motivations de ce geste fatal restent pour l’instant inconnues et font l’objet d’une enquête approfondie menée par les autorités militaires compétentes. Ce triple homicide au sein même des forces armées congolaises soulève de nombreuses questions sur les conditions de sécurité dans les camps militaires et les relations entre les différents corps de l’armée.

La situation est actuellement revenue au calme dans le périmètre du Camp Babylone, mais l’onde de choc persiste au sein de la communauté militaire. Les familles des victimes ainsi que les autorités attendent désormais que l’enquête éclaire les circonstances exactes de cette tragédie et permette d’établir les responsabilités.

Ce dramatique incident intervient dans un contexte où les forces de sécurité congolaises sont déjà fortement mobilisées face aux défis sécuritaires que traverse le pays, particulièrement dans l’Est de la République. Les autorités militaires devront sans doute tirer les enseignements de ce drame pour prévenir de tels actes de violence au sein de leurs rangs.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Report du verdict dans l’affaire Bukanga-Lonzo : La Cour constitutionnelle renvoie sa décision au 20 mai

by admin9775 15 mai 2025
written by admin9775

La Cour constitutionnelle a reporté au mardi 20 mai le prononcé de son verdict dans le procès Bukanga-Lonzo, opposant le ministère public aux prévenus Augustin Matata Ponyo, Déogratias Mutombo et Christo Grobler. Initialement attendu ce mercredi 14 mai, le jugement a été différé en raison du volume important de pièces à examiner et des questions juridiques complexes soulevées, nécessitant un temps supplémentaire pour finaliser les délibérations.

Contexte du report

Lors de l’audience du 23 avril, le procureur général près la Cour constitutionnelle avait requis :

  • 20 ans de travaux forcés contre Matata Ponyo, ancien Premier ministre et actuel député national.
  • 10 ans d’inéligibilité, l’empêchant de se présenter à toute élection.

Une ordonnance de prorogation du délai a été signée par le président de la Cour constitutionnelle, justifiant ce report par la nécessité d’examiner minutieusement les éléments du dossier avant de rendre une décision définitive.

Une affaire sous haute tension politique

Le procès est marqué par une controverse institutionnelle entre :

  • L’Assemblée nationale, qui estime que les immunités parlementaires de Matata Ponyo n’ont pas été levées avant son renvoi en justice.
  • La Cour constitutionnelle, qui affirme que la séparation des pouvoirs doit être respectée et que la procédure suit le droit congolais.

Cette divergence d’interprétation des dispositions constitutionnelles ajoute une dimension politique à ce dossier déjà sensible.

Prochaines étapes

  • Mardi 20 mai 2025 : La Cour constitutionnelle rendra son verdict final.
  • Enjeux :
    • Condamnation ou acquittement de Matata Ponyo, une figure politique majeure.
    • Impact sur les relations entre pouvoirs judiciaire et législatif.
    • Répercussions politiques dans un contexte où Matata Ponyo est perçu comme un opposant influent.

Analyse

Ce report souligne la complexité juridique de l’affaire et la pression institutionnelle pesant sur la Cour constitutionnelle. La décision finale pourrait avoir des conséquences majeures sur :
✅ La crédibilité de la justice congolaise
✅ L’équilibre des pouvoirs en RDC
✅ L’avenir politique d’Augustin Matata Ponyo

Le verdict du 20 mai, qui marquera un tournant dans cette affaire emblématique.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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Polémique autour de la proposition de baptiser une avenue au nom de Jules Alingete : Carbone Beni réagit vivement

by admin9775 14 mai 2025
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La récente proposition du Mouvement Congo en Avant (MCA), adressée au président de la République, visant à débaptiser l’avenue des Forces Armées (ex-Haut Commandement) pour la renommer Avenue Jules Alingete Key, a suscité une vive controverse. Le MCA justifie cette requête en saluant l’engagement de l’ancien Inspecteur général des finances dans la lutte contre la corruption, qu’il qualifie de « travail mémorial ».

Dans sa déclaration, le mouvement évoque un « héritage précieux » laissé par Jules Alingete, appelant même à envisager son implication future « au plus haut sommet de l’État ». Cette initiative est présentée comme un hommage symbolique, en reconnaissance de ses actions à la tête de l’IGF durant le mandat du président Tshisekedi.

Carbone Beni dénonce une démarche « déplorable »

L’activiste et cofondateur du mouvement citoyen Filimbi, Carbone Beni, n’a pas tardé à exprimer son désaccord. Lors d’une conférence de presse tenue le 14 avril à Kinshasa, il a vivement critiqué cette proposition, la qualifiant de « désordre » dans l’esprit du MCA.

« Donc pour vous, la personne de Alingete vaut plus que nos Forces Armées ? », s’est-il indigné, ajoutant que cette demande n’honore ni la jeunesse ni les valeurs républicaines.

Naissance du PACTE-R : une nouvelle dynamique citoyenne

Profitant de cette conférence, Carbone Beni a annoncé la création du PACTE-R (Patriotes en Action pour l’Émergence de la République), un nouveau mouvement qu’il qualifie de social, patriotique et populaire. Son objectif : impulser une transformation structurelle de la République démocratique du Congo à travers une gouvernance fondée sur « l’ordre, la justice et l’austérité ».

Le PACTE-R se structure autour de trois axes prioritaires à l’échelle nationale :

  1. L’ordre dans les finances publiques, par la fin des privilèges indus, l’évaluation des performances dans l’administration, et le renforcement des organes de contrôle (IGF, Cour des comptes).
  2. L’ordre dans les institutions, avec des réformes profondes visant à éradiquer clientélisme, népotisme, tribalisme, culte de la personnalité et médiocrité politique.
  3. L’ordre dans la responsabilité citoyenne, avec un appel à la participation active des citoyens et à une éducation au patriotisme, en particulier chez les jeunes.

Sur le plan international, le PACTE-R ambitionne de renforcer la souveraineté nationale, de mieux défendre les intérêts congolais et de contribuer à la renaissance africaine.

Un message clair : « L’ordre régnera »

Dans une déclaration forte, Carbone Beni a conclu :

« S’adapter à une société malade n’est pas un signe de bonne santé mentale. Le chemin vers une République émergente passe par l’instauration d’un ordre ferme, juste et inébranlable. Le PACTE-R est un appel au réveil, à l’union et à l’action. Oui, l’ordre doit régner, et l’ordre régnera ! »

Pour rappel, après cinq années à la tête de l’Inspection générale des finances, Jules Alingete a été remplacé par Bertrand Bitasimwa Bahii.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Négociations RDC-Rwanda : HRW exige des poursuites contre les auteurs des crimes de guerre

by admin9775 12 mai 2025
written by admin9775

Human Rigths Watch (HRW) estime que la justice est vitale pour une paix durable dans la région des Grands lacs en Afrique et qu’il est essentiel que les négociations de paix RDC-Rwanda incluent l’obligation de rendre des comptes pour les violations graves.

« Les efforts déployés par les États-Unis pour mettre fin au conflit armé actuel dans la région africaine des Grands Lacs semblent ignorer un facteur clé des hostilités : l’incapacité historique des autorités de la région à punir les responsables des atrocités commises dans l’est de la République démocratique du Congo » écrit l’ONG sur son site.

Les Américains et les minerais de la RDC 

Selon Human Rights Watch, si ces engagements sont sincères, il pourrait s’agir d’une étape importante, étant donné que les États qui soutiennent les groupes armés responsables d’exactions facilitent eux-mêmes la commission de crimes de guerre. 

Le conseiller spécial pour l’Afrique à la Maison Blanche, Massad Boulos, a également précisé que tout accord de paix sera accompagné d’un accord sur les minerais, permettant aux entreprises américaines et multinationales d’investir dans les mines et les projets d’infrastructures congolais. 

Étant donné que la concurrence pour les ressources entraîne des violations des droits humains dans les régions riches en minerais de la RDC, selon HRW, il est impératif que le lien entre les conflits, les abus, la corruption et l’exploitation des ressources soit correctement pris en compte. 

L’impunité pour les criminels 

Toutefois, poursuit Human Rights Watch, la question de savoir qui est responsable d’exactions commises en RDC et comment en répondre n’a pas été abordée jusqu’à présent dans les négociations de paix. 

Les forces armées rwandaises et congolaises ont commis de nombreuses graves exactions dans l’est de la RD Congo, et ont soutenu des groupes armés qui ont tué, violé et pillé. 

Les engagements à cesser de soutenir militairement ces groupes ne semblent pas se concrétiser, et personne n’a encore été traduit en justice pour avoir fourni un tel soutien.

Kinshasa accuse Kigali

Pour sa part, le vice-ministre congolais de la Justice et du Contentieux international, Samuel Mbemba, accuse le Rwanda et ses supplétifs du M23 de violation de la Déclaration de principes, en attaquant la localité de Lunyasenge, dans le territoire de Lubero, en plein processus de signature de l’accord de paix sous la médiation américaine. 

Il a formulé ces accusations vendredi 9 mai devant la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, à Banjul, en Gambie. 

À cette occasion, il a réitéré la volonté du gouvernement congolais de restaurer la paix dans la partie Est du pays et d’aplanir les différends entre Kinshasa et Kigali.

Radio okapi

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À la UneSociété

Jules Alingete : chute d’un homme redouté et controversé

by admin9775 11 mai 2025
written by admin9775

Alors qu’il fut longtemps considéré comme le héros de la lutte contre la corruption en République démocratique du Congo, Jules Alingete, ancien inspecteur général des finances, fait aujourd’hui l’objet de nombreuses attaques dans la presse. Accusé d’avoir perçu des jetons de présence jugés excessifs dans le cadre du projet Sino-Congolais (Sicomines), il se retrouve au centre d’une tempête médiatique. Mais pour ses partisans, il s’agit d’une campagne de déstabilisation orchestrée par les prédateurs du Trésor public qu’il a longtemps combattus.

La renégociation du contrat Sicomines, pilotée sous sa supervision, a pourtant permis à l’État congolais de récupérer près de deux milliards de dollars supplémentaires. Une opération menée publiquement et avec transparence, selon ses défenseurs. « L’acharnement actuel n’est rien d’autre qu’une vengeance de la part de ceux qui ont vu leurs pratiques illicites mises en lumière », commente une source proche du dossier.

Nommé en 2020 par le président Félix Tshisekedi, Jules Alingete avait redonné à l’Inspection générale des finances un rôle central dans la gouvernance étatique. Son approche, fondée sur la transparence et la communication publique des rapports, avait fait trembler bien des figures puissantes du paysage politique et économique congolais. Des entreprises publiques comme la Gécamines, ou encore l’accord sino-congolais signé sous Joseph Kabila, avaient fait l’objet d’audits rigoureux.

Mais ce zèle a suscité des inimitiés profondes, notamment avec l’ancien ministre des Finances, Nicolas Kazadi, démis en juin 2024 après un rapport de l’IGF. Les tensions entre les deux hommes remontent à plusieurs années, et Kazadi n’a pas caché son ressentiment, accusant Alingete d’avoir mené contre lui une véritable « cabale ». Désormais député, il s’en est pris récemment à la gouvernance de Tshisekedi et à la prolifération d’agences publiques, dont certaines étaient directement supervisées par l’IGF.

Alingete a aussi été accusé de partialité par plusieurs personnalités ciblées par ses enquêtes, comme Matata Ponyo, Eteni Longondo ou Tony Mwaba, tous blanchis par la justice mais prompt à dénoncer un usage « politique » de l’IGF. En juillet 2024, la Cour des comptes elle-même avait pointé des irrégularités dans une mission menée par l’IGF à la Gécamines, jetant un doute sur la rigueur de l’institution.

Aujourd’hui, le silence du président Tshisekedi face à la mise à l’écart d’Alingete suscite l’incompréhension. « Il était redouté par les détourneurs de tous bords. Sans lui, qui les arrêtera ? » s’interroge un analyste. Si la rigueur de Jules Alingete a divisé, son départ pourrait marquer un tournant pour la lutte contre la corruption en RDC : celui d’un retour à l’impunité.

Par MN
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Remaniement stratégique au sein de la Police nationale congolaise : nouvelles nominations par ordonnance présidentielle

by admin9775 11 mai 2025
written by admin9775

Le Président de la République a procédé à un important remaniement des cadres supérieurs de la Police nationale congolaise à travers de nouvelles ordonnances rendues publiques ce jour. Ces nominations viennent compléter les mesures de restructuration initiées en avril dernier et concernent plusieurs postes clés à travers le territoire national.

Nominations dans les provinces


Le Général Elvis Palanga prend le commandement de la Police dans la province de la Tshopo, tandis que le Général Magnat Kabeya est affecté à la tête de la Police du Kasaï Central. Dans le Tanganyika, c’est le Général JP Wumbi qui assume désormais ce commandement. Le Général Roger Isiyo dirigera les opérations policières dans le Lualaba et le Général Jhon Chabwine prend les rênes du Bas-Uelé. La province du Kasaï sera quant à elle sous la responsabilité du Général Alimasi.

Maintiens et nouvelles affectations spécialisées


Le Général Blaise Kilimbalimba conserve son poste stratégique au Haut-Katanga, tout comme le Général Kantu Israël qui reste à la tête de la Police dans la capitale Kinshasa. Parmi les nominations notables, le Général Edo Longange est désigné commandant de l’Unité de protection des institutions et hautes personnalités (UPIHP), une unité sensible chargée de la sécurité des autorités. Le Général François Kabeya prend la direction de la Légion nationale d’intervention (LNI), tandis que le Général Sylvain Kasongo Kitenge est nommé coordonnateur chargé de la réforme de la Police, un poste clé dans le processus de modernisation de l’institution.

Stratégie de sécurisation du territoire


Ces changements interviennent dans un contexte de renforcement des dispositifs de sécurité à travers le pays. Les observateurs notent une volonté d’équilibrer l’expérience des maintenus en poste et l’apport de nouveaux commandants dans des régions stratégiques. La nomination d’un coordonnateur spécifique pour la réforme policière témoigne de l’engagement des autorités à moderniser cette institution essentielle à la stabilité du pays.

Ces mesures s’inscrivent dans la continuité des réformes engagées depuis plusieurs mois visant à améliorer l’efficacité opérationnelle de la Police nationale et à renforcer la sécurité des citoyens sur l’ensemble du territoire congolais. Les nouveaux commandants devraient prendre leurs fonctions dans les prochains jours, selon les procédures habituelles de passation de service.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Christophe Bitasimwa Bahii nommé à la tête de l’Inspection Générale des Finances

by admin9775 8 mai 2025
written by admin9775

Le président de la République a procédé ce mercredi 7 mai 2025 à un remaniement à la tête de l’Inspection Générale des Finances (IGF). Par ordonnance présidentielle diffusée sur la RTNC, Christophe Bitasimwa Bahii a été désigné comme nouveau Inspecteur Général des Finances, prenant la suite de Jules Alingete qui part à la retraite. Emmanuel Tshibingu Nsenga a quant à lui été nommé Inspecteur Général Adjoint.

Le nouveau patron de l’IGF est un économiste chevronné doté d’un solide parcours académique et professionnel. Docteur en économie et titulaire d’un DEA en économie et développement obtenu à l’Université Catholique du Congo, Christophe Bitasimwa Bahii cumule une riche expérience dans plusieurs structures publiques et parapubliques. Il partage également son savoir en enseignant les finances publiques et l’économie dans plusieurs établissements d’enseignement supérieur du pays. Avant sa nomination, il dirigeait les brigades des provinces et entités territoriales au sein de l’IGF, ce qui lui a permis d’acquérir une connaissance approfondie du terrain.

L’Inspection Générale des Finances, institution clé dans le contrôle des deniers publics, conserve ses missions fondamentales de contrôle des opérations financières de l’État, des entités décentralisées, des établissements publics et de tout organisme bénéficiant de fonds publics. Elle peut intervenir soit sur signalement de fraude, soit à la demande des autorités compétentes. Pour son fonctionnement, l’IGF dispose non seulement de son budget propre mais bénéficie également de 10% des pénalités recouvrées, montants destinés à ses investissements opérationnels.

Cette nomination intervient dans un contexte où la transparence financière et la bonne gouvernance constituent des enjeux majeurs pour le pays. Christophe Bitasimwa Bahii, reconnu pour son expertise et son intégrité, aura pour mission de renforcer les contrôles et d’assurer une gestion plus efficace des fonds publics. Les observateurs s’attendent à ce que le nouveau duo à la tête de l’IGF impulse une nouvelle dynamique à cette institution essentielle pour la lutte contre les détournements et l’amélioration de la gestion des finances publiques en République Démocratique du Congo.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Kinshasa engage une vaste opération de nettoyage contre les marchés informels

by admin9775 7 mai 2025
written by admin9775

Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a lancé ce mardi 6 mai 2025 une importante opération visant à éliminer les marchés sauvages qui encombrent les principales artères de la capitale. Accompagné des services de la voirie et des forces de l’ordre, le gouverneur a personnellement supervisé les premières interventions sur l’avenue Kasavubu, où de nombreux étals illégaux ont été démantelés.

Cette action énergique s’inscrit dans le cadre d’une politique urbaine plus large visant à restaurer l’ordre et la salubrité dans la capitale congolaise. « Les trottoirs et les voies publiques ne sont pas des espaces commerciaux. Nous mettrons fin à toutes les occupations illicites de l’espace public », a déclaré le gouverneur Bumba, tout en appelant les vendeurs à rejoindre les marchés officiels aménagés par la ville.

L’opération, qui s’est étendue aux avenues Rwakadingi et Itaga, devrait progressivement couvrir l’ensemble des 24 communes que compte Kinshasa. Les autorités municipales justifient cette mesure par la nécessité de fluidifier la circulation, prévenir les inondations en dégageant les caniveaux obstrués, et améliorer l’hygiène publique dans une ville qui compte près de 15 millions d’habitants.

Cependant, cette décision suscite des inquiétudes parmi les petits commerçants et vendeurs ambulants qui voient dans ces marchés informels leur seule source de revenus. « Je comprends la nécessité d’embellir la ville, mais où allons-nous travailler maintenant ? », s’interroge une vendeuse de légumes sur l’avenue Kasavubu.

Face à ces préoccupations légitimes, le gouverneur Bumba a promis des solutions alternatives, notamment la réhabilitation des marchés publics existants et la création de nouveaux espaces commerciaux réglementés. « Nous ne voulons pas punir les petits commerçants, mais plutôt les accompagner vers une activité plus structurée et sécurisée », a-t-il assuré.

Cette opération marque un tournant dans la gestion urbaine de Kinshasa, qui ambitionne de se transformer en une capitale moderne et bien organisée. Le défi pour les autorités sera de concilier cet objectif de modernisation avec la réalité socio-économique d’une population dont une grande partie survit grâce au commerce informel.

Les prochains jours seront déterminants pour évaluer l’impact réel de cette mesure et la capacité des autorités à proposer des solutions viables aux milliers de commerçants affectés par cette opération de nettoyage.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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