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Société

À la UneSociété

RDC : Lancement officiel du contrôle du permis de conduire biométrique après l’expiration du moratoire

by admin9775 5 septembre 2025
written by admin9775

Le vice-premier ministre chargé des Transports, Jean-Pierre Bemba, a remis vendredi des équipements biométriques à son homologue de l’Intérieur et Sécurité, marquant le lancement officiel des opérations de contrôle du permis de conduire à puce électronique sur les routes congolaises. Cette initiative intervient deux mois après l’expiration du moratoire accordé aux conducteurs pour se mettre en conformité.

Selon le ministère des Transports, ces équipements seront déployés au profit de la Police nationale congolaise (PNC) et les contrôles « débuteront très prochainement » dans plusieurs villes, dont Kinshasa, Matadi et Lubumbashi.

Dans un communiqué, M. Bemba a rappelé avec fermeté l’obligation pour tout conducteur de se conformer aux nouvelles dispositions :
« Les contrevenants s’exposent à des sanctions prévues en la matière. À travers cette réforme, le gouvernement réaffirme sa volonté inébranlable de moderniser le système de gestion des permis de conduire, de renforcer la sécurité routière et de combattre, avec la plus grande rigueur, toute forme de fraude. »

Cependant, une source au sein du ministère des Transports confie que le moratoire — expiré depuis le 30 juin sans qu’aucun contrôle n’ait été effectué — visait avant tout à exercer une pression psychologique sur les automobilistes pour les inciter à acquérir le nouveau document. Malgré cela, la Commission Nationale de Délivrance de Permis de Conduire (CONADEP) ne constate toujours pas d’engouement, notamment en raison du « prix exorbitant » du permis biométrique.

Coût du permis biométrique par catégorie

  • Catégorie A (véhicules à 2 ou 3 roues) : 38,5 USD
    (dont 15,4 USD pour le Trésor public et 23,1 USD pour la SPC SAU)
  • Catégorie B (véhicules ≤ 3,5 tonnes) : 71,5 USD
    (dont 28,6 USD pour le Trésor et 42,9 USD pour la SPC SAU)
  • Catégories C, D, E (véhicules > 3,5 tonnes) : 99 USD
    (dont 39,6 USD pour le Trésor et 59,4 USD pour la SPC SAU)

Face à ces tarifs, nombreux sont les requérants qui préfèrent attendre une éventuelle baisse des prix, retardant ainsi leur mise en conformité. Le gouvernement devra donc concilier rigueur administrative et réalité socio-économique pour garantir l’adhésion des usagers à cette réforme.

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À la UneSociété

Miss Univers RDC 2025 : Dorcas Dienda Kasinde nommée après le retrait controversé de Deborah Djema

by admin9775 5 septembre 2025
written by admin9775

Le Comité Miss Univers RDC a officialisé ce jeudi la désignation de Dorcas Dienda Kasinde, ancienne candidate de Vodacom Super Star, comme nouvelle Miss Univers RDC 2025. Elle remplace Deborah Djema, initialement couronnée mais finalement évincée pour avoir refusé de signer un contrat de travail qu’elle jugeait abusif.

Normalement, en cas de renoncement de la gagnante, c’est la première runner-up qui devrait reprendre le titre. Cependant, celle-ci s’est déjà engagée dans une autre compétition internationale, tout comme la seconde dauphine, rendant leur retrait impossible.

Dans une déclaration publiée ce jeudi, Deborah Djema a vivement réagi à son éviction :
« Le peuple m’a élue ; seul le peuple peut me retirer ce titre ».
Elle affirme avoir été déchue sans préavis ni explication valable après avoir refusé de signer un contrat qu’elle qualifie de « surexploitation », avec des clauses prévoyant jusqu’à 70 ou 80 % de parts revenant à l’organisation, au détriment, selon elle, de ses droits fondamentaux.

Face à cette situation inédite, le comité a renoncé à sélectionner une candidate parmi les autres participantes de l’édition 2025, estimant qu’elles nécessiteraient plus de temps de préparation. Le concours international Miss Universe ayant lieu dans seulement deux mois, le choix s’est porté sur Dorcas Dienda Kasinde, déjà expérimentée et couronnée lors d’un concours national ainsi que d’une compétition internationale en 2019.

Le comité a salué le parcours des deux runners-up, qui représenteront malgré tout la RDC sur d’autres scènes internationales, et a appelé l’ensemble de la population à soutenir Dorcas Dienda Kasinde :
« Nous invitons tous les Congolais à soutenir nos représentantes afin de ramener la couronne dans le pays ».

Cette décision intervient dans un climat de tension, Deborah Djema exigeant soit sa réintégration, soit une décision de justice ou populaire pour acter son éviction.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Rentrée scolaire : Le Chef de l’État a effectué une visite à « L’école Liloba » réhabilitée sous son impulsion

by admin9775 4 septembre 2025
written by admin9775

Trois jours après la rentrée des classes pour l’année scolaire 2025-2026, le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a effectué, ce mercredi, une visite surprise à l’Institut Liloba, au quartier Binza Ozone, dans la commune de Ngaliema.

Le Chef de l’État y est allé pour se rendre compte de l’effectivité de la rentrée scolaire dans cette école située non loin de sa résidence officielle et inspecter en même temps la qualité des travaux de réhabilitation initiés sur place depuis l’année dernière.

Au total, 18 salles de classe sont modernisées et équipées en bancs fabriqués par le Service national (SN), des bureaux de direction scolaire, une salle informatique et un atelier mécanique qui sont remis à neuf.

La modernisation des bâtiments scolaires de l’Institut Liloba a été vivement saluée par la direction de l’école, les enseignants et les élèves.

Dans un échange à bâtons rompus, les bénéficiaires ont remercié le Chef de l’État pour sa décision salutaire qui s’ajoute à la gratuité de l’enseignement de base effective depuis plusieurs années. À son tour, le Président de la République a encouragé les élèves et les enseignants à donner un meilleur rendement.

Créé en 1977 par le Maréchal Mobutu, l’institut Liloba est une école d’élite tombée depuis en ruine. Complètement rénovée à ce jour, cette école accueille 1 900 élèves et forme des jeunes dans plusieurs domaines notamment la mécanique générale.

Celcom présidence DRC

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À la UneSociété

Constant Mutamba est condamné à trois ans de travaux forcés

by admin9775 2 septembre 2025
written by admin9775

La Cour de cassation a rendu son verdict très attendu ce mardi en condamnant l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba à trois ans de travaux forcés et à cinq ans d’interdiction du droit de vote et d’éligibilité pour détournement de fonds publics.

L’ancien garde des Sceaux, reconnu coupable d’avoir soustrait 19 millions de dollars destinés à la construction d’une prison à Kisangani, a été immédiatement escorté hors de l’audience par les forces de l’ordre après l’annonce du jugement, sous haute sécurité dans le palais de justice de la Gombe.

Une condamnation lourde de conséquences

Outre la peine d’emprisonnement, la sanction de déchéance électorale pour cinq ans signifie que Mutamba, figure montante de l’opposition, sera absent du paysage politique congolais pour la prochaine présidentielle.

Un symbole politique ambivalent

Le verdict intervient dans un contexte tendu, marqué par des manifestations de soutien à Mutamba violemment dispersées la veille. Pour ses partisans, l’ancien ministre incarne une jeunesse non-conformiste qui a osé « dire non » et défier l’establishment, notamment en initiant des procédures judiciaires contre l’ancien président Joseph Kabila.

Ses détracteurs, cependant, voient en lui un populiste dont les actions, bien que présentées comme une volonté de réforme, restaient empruntes d’opportunisme.

L’ombre de l’affaire Kabila

Ce verdict survient à quelques jours seulement de la décision attendue dans le procès que Mutamba avait lui-même initié contre Joseph Kabila, ajoutant une dimension politique forte à cette condamnation. Beaucoup y voient un épisode de plus dans les luttes de pouvoir qui traversent la classe politique congolaise.

La condamnation de Constant Mutamba marque un tournant judiciaire et politique, cristallisant les divisions et les espoirs d’une génération qui aspire au changement, mais dont les méthodes restent vivement contestées.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Kwamouth : Les FARDC annoncent l’arrestation de 7 éléments Mobondo et la saisie d’armes

by admin9775 2 septembre 2025
written by admin9775

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé, ce lundi, avoir arrêté sept éléments de la milice Mobondo et saisi un important lot d’armes lors d’une opération menée dans la nuit du 31 août au 1er septembre.

L’intervention a eu lieu au village « Au Revoir », situé sur la Route Nationale n°17, dans le territoire de Kwamouth (province du Mai-Ndombe). Selon un communiqué signé par le capitaine Antony Mualushayi, porte-parole des opérations Ngemba, les individus interpellés étaient impliqués dans une attaque contre un camion effectuant la liaison entre Kinshasa et le village Twa.

Déroulement de l’opération

Le communiqué précise que les assaillants avaient séquestré, torturé et dépouillé les passagers du camion, majoritairement de l’ethnie Teke. En riposte, une patrouille de combat dépêchée depuis Kinsele a été lancée, permettant non seulement de sécuriser la zone mais aussi de capturer les suspects et de saisir cinq armes, dont un fusil d’assaut AK-47, ainsi que des munitions.

Poursuite des opérations et message du commandement

Les FARDC ont indiqué que la traque se poursuivait pour appréhender d’autres éléments armés encore en fuite. Le commandement militaire a profité de cette annonce pour rappeler à ses troupes leur mission régalienne : « protéger l’intégrité du territoire national et assurer la sécurité de tous, sans discrimination, en se tenant à l’écart des conflits intercommunautaires ».

Face à la persistance des tensions, les FARDC ont également appelé à une évacuation rapide et au désarmement immédiat des ex-combattants Mobondo qui seraient encore présents dans les villages avec leurs armes, jugeant que leur présence constituait une menace grave pour les civils.

Ultimatum

Enfin, le commandement des opérations Ngemba a prévenu que si ces mesures n’étaient pas rapidement appliquées, il se réserverait le droit « de recourir à d’autres moyens pour restaurer durablement la paix à Kwamouth », laissant planer la menace d’une intensification des opérations militaires.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Procès Mutamba : violente dispersion des partisans de Mutamba quelques heures avant le verdict

by admin9775 2 septembre 2025
written by admin9775

La tension est à son comble à Kinshasa où les forces de sécurité ont violemment dispersé dans la nuit des partisans de l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba, à quelques heures du verdict très attendu de la Cour de cassation dans une affaire de détournement de 19 millions de dollars.

Intervention musclée des forces de sécurité

Dans la nuit du lundi au mardi, un important dispositif sécuritaire comprenant militaires et policiers a été déployé devant la résidence de l’ancien ministre dans la commune de Ngaliema. Les forces de l’ordre ont eu recours aux gaz lacrymogènes et à la force physique pour disperser les supporters de Mutamba qui campaient sur place depuis plusieurs jours.

Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent des chaises en plastique cassées et jetées en vrac, témoignant de la brutalité de l’intervention qui a créé un mouvement de panique parmi les manifestants.

Un climat tendu qui persiste

Ces incidents s’inscrivent dans un contexte de tension croissante autour de ce procès très médiatisé. Dès le 27 août, date initiale du verdict, des altercations entre les partisans de Mutamba et les forces de l’ordre avaient éclaté à travers Kinshasa, obligeant la Cour de cassation à reporter sa décision.

Les supporters de l’ancien ministre, qui réclament son acquittement, affirment camper sur place depuis plusieurs jours pour « veiller » sur leur leader et chanter leur conviction de son innocence.

Un verdict crucial

La Cour de cassation doit rendre ce mardi son verdict dans l’affaire du détournement présumé de 19 millions de dollars destinés à la construction d’une prison à Kisangani. Constant Mutamba, ancien ministre d’État de la Justice et Garde des Sceaux, plaide l’innocence et dénonce une persécution politique.

Ce verdict intervient dans un climat politique déjà tendu en RDC, où les opposants au pouvoir dénoncent régulièrement une instrumentalisation de la justice. Les autorités, de leur côté, mettent en avant leur lutte contre la corruption comme priorité absolue.

La communauté internationale observe avec attention l’issue de ce procès, considéré comme un test pour l’État de droit en République Démocratique du Congo.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Rentrée scolaire sous tension dans l’est de la RDC : entre crise économique, insécurité et espoir de reprise

by admin9775 1 septembre 2025
written by admin9775

Alors que plus de 29 millions d’élèves congolais étaient attendus ce lundi dans les salles de classe à travers le pays, la rentrée scolaire s’annonce particulièrement difficile dans les provinces de l’Est, frappées par l’insécurité et une crise économique aiguë. Dans les zones sous contrôle du groupe armé AFC/M23, nombreux sont les parents qui peinent à assurer une reprise normale des cours.

À Bukavu, l’angoisse des parents face aux dépenses scolaires

Dans les rues de Bukavu, capitale du Sud-Kivu, l’ambiance est morose. Juvénal Lushule, père de cinq enfants, arpente les artères principales une liste de fournitures à la main. « Chaque enfant m’a donné sa liste selon les besoins de son école. Je me suis posé la question : où commencer, comment commencer et où finir. J’ai la volonté d’acheter, mais je n’ai pas d’argent », confie-t-il, désemparé.

Même son de cloche du côté des commerçants : les cahiers s’empilent dans les boutiques, mais les clients se font rares. La situation sécuritaire exacerbe les difficultés économiques. Koko Pierre, père de trois enfants, souligne : « C’est une année très particulière du fait qu’il y a la guerre. Il y avait des pillages et pas de banques. C’est vraiment pénible ».

Des enseignants résilients face à l’adversité

Malgré ce climat délétère, certains enseignants tentent de garder espoir. Mugisho Mètre, professeur dans une école publique de Bukavu, affirme être prêt à reprendre le chemin de l’école : « Je suis déjà prêt à reprendre la craie ce lundi. Pour les enseignants qui ont fui leurs milieux à cause de cette guerre, il faut qu’ils tiennent bon ».

L’Association nationale des parents d’élèves et d’étudiants a appelé les autorités à intervenir en fournissant des kits scolaires aux familles démunies, particulièrement aux milliers de déplacés internes victimes du conflit.

Le M23 tente de rassurer

Dans un communiqué, le groupe armé AFC/M23 a appelé les parents à envoyer leurs enfants à l’école, affirmant vouloir garantir la sécurité des établissements scolaires dans les zones sous son contrôle. Un message qui contraste avec la réalité vécue par les populations, où nombreux sont les enfants contraints de rester chez eux par crainte des violences.

À Lubumbashi, une crise financière qui obère la rentrée

L’inquiétude n’épargne pas non plus le Haut-Katanga. À Lubumbashi, la deuxième ville du pays, la crise financière rend la rentrée anxiogène pour de nombreuses familles. Ludovic, photographe et père de trois enfants, témoigne : « Nous nous sommes coupés en morceaux pour que les enfants aillent à l’école. Sur le marché, il y a une hausse des prix. Les uniformes ou tout ce qui concerne les fournitures scolaires, tout ça coûte cher ! ».

Certains parents, comme Abiba, reportent purement et simplement la rentrée : « Les enfants n’iront pas à l’école avant le mois d’octobre. Il nous faudra rassembler les moyens financiers nécessaires ».

La gratuité de l’enseignement primaire, promise il y a quatre ans par le gouvernement, peine à soulager les ménages. Jean-Jacques Mamba, fonctionnaire de l’État, déplore : « Le salaire est devenu trop exigu et il ne vient pas à temps réel. Pour permettre de payer cette rentrée scolaire, la réinscription a été gratuite. Mais il y a des frais qu’il faut payer comme par exemple le frais d’atelier ».

Un enjeu national

Avec plus de 29 millions d’élèves concernés, cette rentrée scolaire constitue un défi majeur pour les autorités congolaises, tant sur le plan sécuritaire qu’économique. Alors que l’Est du pays reste en proie à l’instabilité, la continuité éducative apparaît plus que jamais comme un baromètre de la résilience nationale face aux crises.

© AFP

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Verdict très attendu dans le procès de l’ancien ministre Constant Mutamba : La Cour de cassation se prononce ce mardi

by admin9775 31 août 2025
written by admin9775

La Cour de cassation de la République Démocratique du Congo a annoncé qu’elle rendrait son verdict très attendu dans le procès de l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, ce mardi 2 septembre. L’ex-haut magistrat est accusé de détournement de fonds publics à hauteur de 19 millions de dollars, une affaire qui captive l’opinion publique nationale et internationale.

Par la voix du secrétaire permanent et porte-parole du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), Télesphore Nduba, l’institution judiciaire a publié un communiqué ce samedi pour appeler au calme et affirmer sa sérénité. M. Nduba a tenu à préciser que « cette affaire n’est ni particulière ni spéciale par rapport aux précédentes déjà jugées par la même Cour », semblant ainsi vouloir désamorcer toute tentative de politisation ou de déstabilisation.

Le CSM a mis en garde la défense et les partisans de l’ancien ministre contre toute tentative de pression, que ce soit via des publications sur les réseaux sociaux, des manifestations publiques ou des déclarations « incendiaires » visant les magistrats. Tous les citoyens ont été appelés à faire preuve de « retenue et au strict respect des lois de la République ». Il a été expressément déconseillé de former des attroupements aux abords du palais de justice le jour du verdict, sous peine de poursuites pour trouble à l’ordre public.

Le procès, qui a connu plusieurs audiences tendues, a vu Constant Mutamba plaider farouchement son innocence et dénoncer un « complot politique » ourdi contre lui. À l’inverse, le parquet a requis une peine de 10 ans de travaux forcés.

Dans un climat où les rumeurs et les passions sont vives, le Conseil supérieur de la magistrature a fermement insisté sur l’indépendance et l’intégrité de la justice. L’institution a assuré que « le droit sera dit dans le respect des règles d’un procès équitable, non pas sous la pression de la rue ni sous l’influence des réseaux sociaux, mais en âme et conscience ».

Ce verdict, crucial pour la suite de la carrière de l’ancien ministre, est également perçu comme un test pour l’État de droit en RDC, à un moment où les autorités affirment leur volonté de lutter contre l’impunité, notamment en matière de corruption.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Justice : La Cour constitutionnelle se déclare incompétente pour statuer sur le recours de Matata Ponyo

by admin9775 29 août 2025
written by admin9775

La Cour constitutionnelle de la RDC s’est déclarée incompétente ce jeudi pour examiner le recours en inconstitutionnalité déposé par l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo, condamné en mai dernier à 10 ans de travaux forcés pour détournement de fonds publics.

L’ancien chef du gouvernement (2012-2016) contestait sa condamnation, rendue le 20 mai par cette même Cour, en invoquant la violation de plusieurs articles constitutionnels, notamment :

  • L’article 168 relatif aux compétences de la Cour constitutionnelle ;
  • Les articles 107 et 166 concernant l’immunité et les poursuites contre un député national.

La Haute Cour a estimé que sa décision précédente ne pouvait faire l’objet d’un recours, confirmant ainsi le principe d’autorité de la chose jugée dont ses arrêts sont normalement revêtus.

Matata Ponyo avait été reconnu coupable d’avoir détourné plus de 245 millions de dollars américains – dont 156 millions destinés au parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo et 89 millions avec un partenaire sud-africain – durant son mandat de Premier ministre.

Condamné à 10 ans de travaux forcés, à l’inéligibilité pour 5 ans, et faisant face à une ordonnance d’arrestation ainsi qu’à la saisie de ses biens, l’ancien dirigeant avait introduit ce recours depuis l’exil, selon son parti, Les Générations durables (LGD).

Franklin Tshamala, secrétaire général du LGD, avait affirmé que Matata avait été « contraint à l’exil en violation de l’article 30 de la Constitution », dénonçant une manœuvre politique pour l’écarter de la scène nationale.

La décision de ce jeudi clôt – sauf rebondissement inattendu – le volet judiciaire de cette affaire emblématique, souvent perçue comme un test pour l’État de droit en RDC.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

RDC : un lot de 30 bus pour renforcer le parc de Transco

by admin9775 27 août 2025
written by admin9775

Face aux contraintes liées à son parc limité et à ses difficultés de trésorerie, Transco implémente un plan d’investissement soutenu par le gouvernement congolais. À terme, la feuille de route devrait permettre d’améliorer les capacités opérationnelles du transporteur.

Transco, la société publique de transport collectif en République démocratique du Congo, a réceptionné le lundi 25 août un lot de trente bus de marque Mercedes-Benz. Livrés par « Suprême Automobile », une société locale spécialisée dans l’assemblage de véhicules, ces bus font partie d’une commande gouvernementale de plusieurs unités destinées à renforcer les capacités opérationnelles du transporteur.

Selon la presse locale, un plan d’investissement public annexé au projet de Loi de finances 2025 avait été dévoilé fin 2024 et prévoyait environ 82,5 millions USD d’investissements pour Transco entre 2025 et 2027. Ce financement est destiné à l’acquisition de 750 nouveaux bus et à l’aménagement de parcs et de garages de maintenance.

L’initiative vise à accroître l’offre de transport en commun, notamment dans la capitale Kinshasa, peuplée de près de 20 millions d’habitants et confrontée à d’importants défis de mobilité, entre autres à cause de la poussée démographique et de la concentration du trafic sur le réseau routier.

Les offres de mobilité dans la ville sont variées, mais pas toujours efficaces. Les bus de fortune, localement appelés 3 – 5 – 7, dominent, avec des coûts de service réduits. Il y a également des motos, des taxis, et plus récemment des services VTC (notamment Yango), qui continuent de se développer.

Henoc Dossa

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