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À la Une

À la UneAfrique

Mali: la médiation internationale menée par l’Algérie aux abonnés absents

by Ruben Yale 9 novembre 2023
written by Ruben Yale

Cela fait près de deux mois que la guerre a repris entre l’armée nationale, soutenue par le groupe russe Wagner, et le CSP (Cadre stratégique permanent), aujourd’hui majoritairement constitué de groupes qui s’étaient soulevés en 2012 pour l’indépendance des régions du Nord. Mais cette reprise des combats au Mali n’a suscité absolument aucune réaction de la médiation internationale pour le suivi de l’accord de paix de 2015, dont le chef de file est l’Algérie. Aucune déclaration, aucun communiqué. Un silence qui traduit à la fois une perte d’influence et une patiente stratégie d’attente.

Les autorités maliennes de transition et le CSP se rejettent mutuellement la responsabilité de la reprise de la guerre. À qui incombe-t-elle ? La médiation internationale pour le suivi de l’accord de paix de 2015 ne s’est pas prononcé sur le sujet. Aucun arbitrage, pas même un appel à la retenue, à la protection des civils ou au dialogue. Diplomates et chercheurs, Algériens, Maliens, Ouest-Africains ou Européens, les interlocuteurs sollicités par RFI pour comprendre et analyser ce silence ont tous requis l’anonymat.

Plus de réunion depuis juin

« La médiation internationale ne s’est plus réunie depuis le mois de juin », confie un diplomate directement concerné. Pour rappel, la médiation est conduite par l’Algérie mais rassemble de nombreux pays voisins (Niger, Mauritanie, Burkina Faso, Tchad, Nigeria) et des organisations internationales (ONU, UA, Cédéao, UE, OCI). L’accord de paix précise que les membres du Conseil de sécurité de l’ONU sont également « invités à participer aux travaux du comité » de suivi. Mais depuis cinq mois, et donc depuis la reprise de la guerre il y a deux mois, ses membres ne se sont plus retrouvés dans la même pièce.

« La Minusma était la locomotive de la médiation, poursuit cette source diplomatique, elle assurait le secrétariat, elle rédigeait les communiqués. » Aujourd’hui, la mission onusienne n’a plus ce mandat et vit ses dernières heures. Si certains pays membres ont bien tenté de ranimer la médiation après la reprise des combats et d’organiser de nouvelles cessions, leurs velléités sont restées sans effet.

« Les militaires au pouvoir ne veulent plus de cette médiation, explique un autre diplomate. Ils estiment que c’est une ingérence qui joue contre eux. » Créée lors de sa signature comme une garantie pour l’application de l’accord de paix au bénéfice de toutes les parties signataires, et censée rappeler à l’ordre les groupes armés ou le gouvernement en cas de manquement, la médiation internationale serait aujourd’hui perçue par les autorités maliennes de transition comme une ennemie. « Ceux de la transition qui croient encore dans l’accord de paix, et ils ne sont pas les plus nombreux, poursuit un chercheur, veulent diriger directement son application. » Objectif : un processus inter-malien, piloté à et par Bamako.

Relation compliquée avec Bamako

« Le constat général, c’est que nous n’avons plus aucun levier, reconnaît un diplomate, il n’y a plus d’échange avec Bamako. » Toutes les sources consultées expliquent qu’au fil des mois, et notamment après le second coup d’État de mai 2021, les autorités maliennes de transition ont progressivement cessé de répondre aux initiatives de la médiation. « La relation n’est pas complètement rompue mais elle est devenue compliquée », nuance un chercheur.

L’Algérie, silencieuse elle aussi, serait-elle sur le point de se faire évincer ? Chef de file de la médiation internationale, voisine directe du Mali dont elle a toujours surveillé le moindre soubresaut, l’Algérie continue pourtant de défendre l’accord de paix de 2015, pour lequel elle s’était largement impliquée. Les négociations avaient en grande partie eu lieu à Alger, ce qui vaut à cet accord signé à Bamako d’être le plus souvent désigné comme « accord d’Alger. »

Chercheurs et diplomates résument tous l’équation de la même manière : l’Algérie ne souhaite pas la résurgence à ses portes d’une rébellion indépendantiste qui pourrait donner des idées aux Touaregs du sud algérien. Mais elle ne veut pas non plus d’une occupation militaire malienne à Kidal, avec le risque d’une guérilla qui embraserait la région pour longtemps, susciterait l’afflux de milliers de réfugiés et renforcerait de surcroît la menace jihadiste. Sans même parler de la présence du groupe Wagner à sa frontière. En clair, l’accord de paix de 2015 est considéré par l’Algérie comme le meilleur garant de la stabilité du Mali, mais aussi de sa propre sécurité nationale. Il s’agit donc de le sauver. « Quitte à l’améliorer », relève un chercheur.

Éviter les faux-pas

« C’est une posture d’attente », confirment avec les mêmes mots plusieurs diplomates. « Ils ne sont pas immobiles, ils gardent des contacts et attendent le bon moment pour s’avancer. » L’Algérie n’ayant pas réussi à empêcher la reprise des combats, elle attendrait leur issue et l’ouverture d’une fenêtre politique pour revenir dans le jeu. « Ils sont prêts à relancer la médiation mais ils ne veulent pas faire de faux-pas, ni d’effet d’annonce. » Le fiasco de la médiation algérienne au Niger, avortée le mois dernier avant même d’avoir commencé, a laissé des traces.

« Ils sortiront du bois quand le rapport de force sera plus clair », abonde un chercheur. « La stratégie de Bamako, qui privilégie l’offensive militaire, va à l’encontre de l’accord de paix, analyse un autre chercheur. Mais Alger prend garde à ne pas être dans l’opposition publiquement, pour garder les chances d’une reprise de la médiation. » Pour Alger donc, silence ne serait pas synonyme d’inertie mais de stratégie. Contrainte, mais consciente et patiente.

Histoire et patriotisme

« Avec le régime actuel au Mali, j’ai du mal à imaginer que l’Algérie puisse se refaire une place », tranche cependant un diplomate. « Ils surestiment leur poids ». S’il est vrai que le Mali s’est souvent tourné vers l’Algérie pour résoudre ses problèmes dans le Nord, elle pourrait, comme d’autres partenaires historiques avant elle, faire les frais de la nouvelle forme de patriotisme revendiquée par les autorités maliennes de transition. « Quant au CSP, ils en veulent à l’Algérie de ne pas avoir suffisamment pris en compte le glissement des autorités de transition et de ne pas s’être prononcée sur l’arrivée de Wagner. Le temps où l’Algérie pouvait imposer ses solutions semble révolu. »

L’Algérie fera son entrée au Conseil de sécurité de l’ONU en janvier prochain, en tant que membre non permanent. Une occasion de promouvoir son modèle diplomatique, qu’une éviction du dossier malien viendrait douloureusement ternir.

Pas de commentaires

Sollicités par RFI, les ministères maliens de la Réconciliation nationale et des Affaires étrangères n’ont pas souhaité commenter. L’ambassadeur algérien qui conduit la médiation internationale n’a pas donné suite.

Au cours des derniers mois qui ont précédé la reprise de la guerre, plusieurs cadres du CSP ont loué auprès de RFI la disponibilité du médiateur algérien tout en s’offusquant de sa souplesse vis-à-vis des autorités de transition, accusées par les rebelles de ne pas s’impliquer dans l’application de l’accord. Le CSP n’a, dans le contexte actuel, pas souhaité s’exprimer sur le sujet.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneSociété

Élections : La CNDH annonce le déploiement de ses équipes pour le monitoring et l’observation électorale

by Sam's Londele 9 novembre 2023
written by Sam's Londele

La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH-RDC) invite toutes les parties prenantes au processus électoral à l’observance scrupuleuse de la loi et au respect des droits de l’homme afin d’éviter les actes d’intolérance, les discours de haine et d’incitation à la violence pendant la période de campagne électorale qui débute le 19 novembre 2023.

À travers un communiqué consulté par Actu30.cd, ce mercredi, la CNDH annonce qu’elle va déployer sur l’ensemble du pays, ses équipes de monitoring et mettre en place une ligne verte avec une Cellule d’éveil électoral pour suivre de plus près le déroulement du processus afin de publier son rapport général.

À cet effet, elle appelle les partis et regroupements politiques à plus de responsabilité mais aussi à préserver la paix sociale, l’unité et la cohésion nationale pendant tout le processus électoral pour le bien suprême de la Nation.

Mechack Wabeno

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la UnePolitique

Patrick Muyaya parmi les candidats PALU dans la circonscription électorale de la Funa

by Sam's Londele 9 novembre 2023
written by Sam's Londele

Le Secrétaire général, chef du Parti Lumumbiste, Godefroid Mayobo, a officiellement présenté à la base les candidats du Parti Lumumbiste Unifié (PALU) des districts politiques de la Funa et Lukunga à la base. C’était lors de deux matinées politiques organisées le samedi 4 novembre 2023 au terrain Kanda de la commune de Kasa-Vubu et le dimanche 5 novembre 2023 au terrain Ntumba de la commune de Mont-Ngafula.

Dans son mot, le numéro un du Parti Lumumbiste Unifié a brossé succinctement l’histoire politique du PALU. Une histoire qui commence dès l’accession de la République Démocratique du Congo à l’indépendance en 1960 jusqu’en 2023, en passant par la création du parti, le dialogue de Sun City et les autres moments forts de l’histoire.

Godefroid Mayobo a profité de l’occasion pour rappeler qu’il n’existe qu’un seul PALU, celui créé en 1964 par le patriarche Antoine Gizenga dont le siège se trouve au numéro 105 du boulevard Lumumba dans la commune de Matete.

« Que personne ne vous trompe, il n’y a qu’un seul PALU, celui créé par le patriarche Antoine Gizenga. Antoine Gizenga a laissé un seul PALU sis au numéro 105 du boulevard Lumumba dans la commune de Matete (…) Si vous voyez quelqu’un venir avec un autre PALU, c’est que c’est un faux. », a dit le Secrétaire général du PALU.

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Il a par ailleurs rappelé le bien-fondé des élections auxquelles participe massivement le PALU avec la ferme détermination de remporter plusieurs sièges tant à l’élection des députés nationaux, provinciaux, et des conseillers communaux.

Godefroid Mayobo a invité sa base à voter massivement pour les candidats du parti.

« Ce pouvoir, pour l’avoir, il faut (passer par) des élections. Et à chaque fois qu’il y a des élections, il faut qu’elles soient faites comme nous nous étions convenus, comme c’est écrit dans la Constitution (…) Nous avons présenté aux militants les candidats qui vont participer aux élections qui sont en cours. Nous avons demandé à tous les militants de faire confiance aux candidats du PALU, pour permettre au parti de jouer son rôle dans ce pays. », a-t-il ajouté avant de conclure son message.

Notons que la PALU a aligné plusieurs candidats dans toutes les échéances sauf la présidence. Il s’agit des élections législatives nationales, provinciales et municipales.

A la députation nationale par exemple, le parti cher à Antoine Gizenga a aligné quatre (4) candidats dont l’actuel Ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya.

A la provinciale, deux (2) et vingt deux (22) à l’élection des conseillers communaux, rien que dans la circonscription électorale de la Funa.

Par contre, dans la circonscription électorale de Lukunga, le PALU a aligné deux (2) candidats à la députation nationale dont le Secrétaire général, chef du parti, Godefroid Mayobo; deux (2) à la provinciale et sept (7) à la communale, rien que dans la circonscription électorale de Lukunga.

Les différents candidats aux élections des conseillers communaux, des députés provinciaux et nationaux pour les deux districts politiques ont été présentés par le Secrétaire permanent et porte-parole du parti, Célestin Ngoma.

Ces matinées étaient importantes en ce qu’elles ont permis aux membres de ce parti de connaître chacun quel candidat élire dans sa circonscription électorale.

Nadine FULA

ZOOM ECO via CONGO PUB Online

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À la UneProvince

FARDC-M23/RDF : les affrontements reprennent ce mercredi, Goma replonge dans le noir !

by Sam's Londele 9 novembre 2023
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Après une accalmie observée mardi dernier, les détonations d’armes lourdes et légères ont été entendues depuis la matinée de ce mercredi 8 novembre. Il s’agissait des forces armées de la République démocratique du Congo, FARDC, et les rebelles du M23/RDF qui se sont affrontés à Kibumba, dans le territoire de Nyiragongo.

Les affrontements de lundi dernier a plongé certains coins de Goma dans le noir. Le mardi, l’équipe de Virunga Energie avait rétablit de “manière temporaire” l’électricité.

Suite à ses affrontements, Goma et environ replognent une fois de plus dans le noir depuis le matin de mercredi.

Par Kevin Muteba

OBJECTIF INFO via CONGO PUB Online

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À la UneSociété

Nomination d’un aide de camp du Chef de l’Etat de la RDC

by admin9775 9 novembre 2023
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Le major Emma  Tabu Eboma, a été nommé l’aide de camp du chef de l’Etat de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Antoine Tshisekedi, a appris mercredi l’ACP des ordonnances lues sur la télévision nationale.

« Est nommé membre de service personnel du Chef de l’Etat aux fonctions spécifiées au regard de son nom la personne ci-après : aide de camp du Chef de l’Etat le major Tabu Eboma Emma », a-t-on lu dans les mêmes ordonnances

Peu avant, a-t-on lu : « Sont nommés au grade de major ou capitaine de corvette des Forces armées de la République démocratique du Congo à la date du 13 septembre 2023, les officiers dont les noms, post-noms et prénoms suivent : Tshibangu wa Tshibangu Rubert et Tabu Eboma Emma ».

La source a ajouté que les « officiers Ilunga Bukassa Junior, Luboya Franck Franck, Lusasi Malangu Clarisse, Tshimanga Museyima Amiral, ont été nommés au grade de capitaine ou de lieutenant de vaisseaux des Forces armées de la République démocratique du Congo à la date du 13 septembre 2023 ».

« Sont nommés au grade de lieutenant ou enseigne de vaisseaux d’armée des Forces armées de la République démocratique du Congo à la date du 13 septembre 2023,  les officiers dont les noms, post-noms et prénoms suivent : Bukassa Ngandu Falanga, Buanga Minengo Arsène, Kadima Mukila Joseph, Kalonji Tshikuta Magloire, Kapiamba Mpoy Hénoch, Kahoba Manda Alphonse, Mbuyi Tshibwabwa Baptiste, (…) », a-t-elle poursuivi.

« Sont nommés au grade de sous-lieutenant ou enseigne de vaisseaux de 2ème classe des Forces armées de la République démocratique du Congo à la date du 13 septembre 2023, les officiers dont les noms, post-noms et prénoms suivent : Kabakaya Kabado Kevin, Kabamba Kapombo Jean-Paul, Kalombo Kabasele Léon, Kalombo Kalonji Flory, Kimfuta Makusu Kif, (…) », a révèle la même source. 

Acp via CONGO PUB Online

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À la UnePolitique

Présidentielle 2023 : Martin Fayulu nomme Devos Kitoko directeur de campagne

by admin9775 8 novembre 2023
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Le candidat à la présidentielle de décembre 2023, Martin Fayulu Madidi a, dans sa décision signée ce mercredi 08 novembre, désigné Devos Kitoko comme son directeur de campagne et Jean-Félix Senga comme adjoint.

Devos Kitoko est également secrétaire général du parti politique de Martin Fayulu, Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECIDÉ).

Ci-dessous la liste des membres qui constituent cette équipe de campagne.

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À la UneSociété

Plainte en Belgique contre le patron de la Demiap, le général Ndaywell

by admin9775 8 novembre 2023
written by admin9775

Le général-major Christian Ndaywell, chef du renseignement militaire congolais, impliqué dans l’assassinat de l’opposant politique Chérubin Okende, le 13 juillet dernier ?

Le service du renseignement militaire en République démocratique du Congo (ex-Demiap) est sur la sellette depuis la fin du printemps. En cause : deux dossiers qui visent deux opposants du parti politique Ensemble pour la République de Moïse Katumbi.

Acte I. Le 30 mai dernier, les services dirigés depuis le 3 octobre 2022 par le général-major Christian Ndaywell, interpellent violemment sur le tarmac de l’aéroport international de Ndjili, à Kinshasa, Salomon Kalonda, le principal conseiller de Moïse Katumbi pour détention illégale d’arme, collusion avec le Rwanda et les rebelles du M23. Le 5 juin, le renseignement militaire a assuré, en conférence de presse, que Salomon Kalonda était “en contact permanent” avec ces derniers, expliquant dans la foulée, que “l’un des objectifs était de renverser le pouvoir en place en RDC par tous les moyens, et d’installer un ressortissant katangais”.

Plus de 5 mois plus tard, les services congolais n’ont apporté aucune preuve à charge mais refusent toute libération conditionnelle du détenu, hospitalisé depuis plus d’un mois, et dont l’état de santé se détériore, selon plusieurs médecins.

Acte II. Le 13 juillet dernier, le corps sans vie de Chérubin Okende est découvert au volant de sa jeep à Kinshasa. Ancien ministre des Transports, porte-parole du parti Ensemble pour la République et député national, M. Okende a été enlevé la veille alors qu’il se trouvait dans son véhicule sur le parking de la Cour constitutionnelle.

Crime de guerre

Un enlèvement documenté fin août par un rapport de l’Agence nationale de Renseignement (ANR) qui explique : “un pick-up des renseignements militaires avec six soldats à bord a débarqué sur les lieux. Deux soldats sont entrés dans la jeep et ont forcé la victime à démarrer”. D’après le récit du département de sécurité intérieure de l’ANR, Chérubin Okende a ensuite été exfiltré et conduit à bord du pick-up directement dans les locaux des renseignements militaires, l’ex-Demiap, le service dirigé par le général-major Christian Ndaywell. Le corps de Chérubin Okende sera retrouvé sans vie quelques heures plus tard.

Près de quatre mois après cet assassinat, la famille de Chérubin Okende n’a toujours pas pu récupérer la dépouille de l’ancien ministre. L’enquête semble au point mort et aucun élément de l’autopsie, menée le 3 août dernier en présence, notamment, d’une experte belge dépêchée par Bruxelles à la demande expresse de la présidence congolaise, n’a jamais été communiquée.

La famille de Chérubin Okende a multiplié les démarches au Congo pour que la dépouille lui soit rendue et pour connaître l’état d’avancement de l’enquête… sans résultat.

Plainte en Belgique

”Il ressort des premières constatations médico-légales effectuées sur la dépouille, que la victime a reçu, au cours de son enlèvement et sa détention ou séquestration, des blessures, des coups, et subi des violences physiques volontairement exercées par des agents de la fonction publique à l’instigation du Chef des renseignements militaires ou avec son consentement express ou tacite, dans le but d’obtenir des renseignements ou des aveux, ou de faire subir des représailles, ou de procéder à des actes d’intimidation, de telle façon qu’il a été retrouvé mort le 13 juillet 2023”, peut-on lire dans la plainte déposée le 7 novembre devant la justice belge par l’avocat Alexis Deswaef. Sa plainte, au nom de plusieurs membres de la famille de Chérubin Okende, vise directement le chef de l’ex-Demiap. La compétence de la justice belge ne fait aucun doute : Christian Ndaywell étant de nationalité belge.

Né en France, fils d’un grand historien congolais, Christian Ndaywell a vécu plusieurs années à Saint-Gilles. Ceux qui l’ont connu à l’époque se souviennent de sa fascination pour l’armée. “Dès qu’un haut-gradé était de passage à Bruxelles, il faisait tout pouvoir le rencontrer”, explique un de ses amis de l’époque.

Pas de double nationalité

Le 19 mai 2005, l’homme obtient la nationalité belge, à laquelle il n’a jamais renoncé. L’article 10 de la Constitution congolaise, dans son premier alinéa, prévoit “La nationalité est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec aucune autre”. Le patron des renseignements militaires congolais, Christian Ndaywell, est donc toujours belge.

La plainte pour “crime de guerre, comprenant l’homicide intentionnel et la torture” déposée devant la justice belge demande notamment que le rapport de l’expert belge ayant participé à l’autoposie soit joint à l’instruction du dossier.

Un homme du président

Christian Ndaywell est arrivé à la tête du service de renseignement militaire à l’occasion d’un vaste remaniement militaire voulu en octobre 2022 par le président de la République Félix Tshisekedi qui entendait muscler son dispositif militaire et placer des hommes de confiance aux postes clés…

La libre Afrique via CONGO PUB Online

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À la Une

Affaire Bujakera : Nouveau rejet de la demande de mise en liberté provisoire

by Guyguy Lelo 8 novembre 2023
written by Guyguy Lelo

La nouvelle demande de la mise en liberté provisoire du journaliste Stanis Bujakera formulée par ses avocats a été rejetée par le tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe ce mardi 07 novembre.

Après le rejet de cette demande, le tribunal de grande instance a annoncé pour le 17 novembre, la prochaine audience qui sera tenue à la prison centrale de Makala à Kinshasa.

Il sied de rappeler que le correspondant de Jeune Afrique Stanis Bujakera est poursuivi en justice pour entre autres de faux en écriture, falsification des sceaux de l’État, propagation de faux bruits et transmission de messages erronés et contraires à la loi, concernant le meurtre de Chérubin Okende, proche collaborateur de Moïse Katumbi.

Frank Kalonji

Actu 7 via CONGO PUB Online

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Agression rwandaise : Encore une coupure d’électricité à Goma et ses environs suite aux affrontements ( Communiqué)

by admin9775 8 novembre 2023
written by admin9775

Agression rwandaise : Encore une coupure d’électricité à Goma et ses environs suite aux affrontements ( Communiqué)

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À la UneSociété

Roger Lumbala mis en accusation pour complicité de crimes contre l’humanité en RDC

by admin9775 8 novembre 2023
written by admin9775

Un procès aux assises a été ordonné lundi 6 novembre en France contre Roger Lumbala, ancien chef d’un groupe rebelle de République démocratique du Congo, qui sera jugé pour complicité de crimes contre l’humanité commis dans son pays en 2002-2003, a appris mercredi 8 novembre l’AFP de source proche du dossier.

Un juge d’instruction spécialisé du tribunal judiciaire de Paris a ordonné que cet ancien député d’opposition et ancien ministre congolais, arrêté en France fin 2020 et incarcéré depuis, soit également jugé à Paris pour participation à un groupement formé en vue de la préparation caractérisée par un ou plusieurs faits matériels de crimes contre l’humanité, selon l’ordonnance de mise en accusation dont a eu connaissance l’AFP.

Viols, exécutions sommaires, enlèvements, mutilations et cannibalisme

Pendant la deuxième guerre du Congo (1998-2003), Roger Lumbala, ancien député d’opposition aujourd’hui âgé de 65 ans, dirigeait le RCD-N, groupe armé fondé en 1998 qui avait son fief au nord-est du pays. Dans cette région, des chefs de différentes factions rivales, dont le RCD-N, se battaient pour contrôler les richesses naturelles et obtenir une légitimité sur la scène politique nationale. Selon plusieurs rapports des Nations unies, les hommes du RCD-N se sont alors rendus coupables de viols, exécutions sommaires, enlèvements, mutilations et cannibalisme dans l’Ituri, principalement contre les ethnies Nande et Twa (Pygmées).

Roger Lumbala avait réfuté ces accusations dès un premier rapport de l’ONU en 2003. Selon le juge d’instruction, Roger Lumbala a donné «des ordres pour commettre une pratique massive et systématique de tortures ou d’actes inhumains» et fourni «le ravitaillement nécessaire aux auteurs des faits».

Il aurait laissé «les combattants placés sous son autorité commettre ces crimes» et son «absence de réaction» aurait permis «la réitération d’une pratique massive et systématique» d’«exécutions sommaires au préjudice de personnes civiles», de «tortures ou actes inhumains», de «viols constitutifs de tortures», de «vols ou pillages et de réduction en esclavage de plusieurs parties civiles».

Roger Lumbala est notamment accusé d’avoir laissé ses hommes commettre ces atrocités lors de l’opération dite «Effacer le tableau», lancée en octobre 2002 avec son allié, le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, visant à détruire d’autres groupes armés, mettre la main sur les richesses naturelles et contrôler un maximum de territoires. En 2014, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) avait refusé de lui accorder l’asile en raison de soupçons sur sa participation à des violations des droits humains en RDC au début des années 2000, et l’avait signalé à la justice en 2016, déclenchant une enquête pénale.

AFP via CONGO PUB Online

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