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Category:

À la Une

À la UneEconomie

Doudou Fwamba annonce les sanctions contre les entreprises non conformes à la facture normalisée

by admin9775 7 août 2026
written by admin9775

.Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, a officiellement annoncé la fin de tout moratoire sur la mise en œuvre de la facture normalisée, à l’occasion de la clôture des cliniques fiscales organisées par la Direction générale des impôts (DGI) du 4 au 6 août à Kinshasa. Désormais, les entreprises qui ne respecteront pas cette réforme s’exposeront aux sanctions prévues par la législation fiscale.

Le gouvernement congolais passe ainsi de la phase de sensibilisation à celle de l’application stricte de la réforme destinée à renforcer la transparence fiscale et à lutter contre la fraude à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).

S’adressant aux opérateurs économiques, Doudou Fwamba a estimé que toutes les mesures d’accompagnement avaient été prises afin de permettre aux entreprises de se conformer progressivement aux nouvelles exigences.

« L’heure de la fraude à la TVA est révolue. Après toute cette longue période, il n’est plus possible d’évoquer un quelconque moratoire », a déclaré le ministre.

Le ministre a rappelé qu’à la demande de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), le gouvernement avait accordé un premier moratoire de deux mois. Celui-ci avait ensuite été prolongé grâce à la mise en place d’une commission bipartite entre les pouvoirs publics et le secteur privé, avant l’octroi d’un délai supplémentaire de trente jours destiné à permettre aux entreprises de finaliser leur mise en conformité.

Dans le cadre de cet accompagnement, le gouvernement affirme avoir mis gratuitement à la disposition des petites et moyennes entreprises plus de 4 000 dispositifs électroniques fiscaux destinés aux assujettis à la TVA.

Selon Doudou Fwamba, les outils numériques dont dispose désormais l’administration fiscale permettent d’assurer un contrôle plus efficace des déclarations des contribuables.

« Nous avons des informations sur le niveau des écarts entre la TVA collectée et la TVA déclarée par chaque opérateur économique », a-t-il indiqué.

Le ministre a ainsi instruit la Direction générale des impôts d’engager des contrôles ciblés contre les entreprises qui continueraient à contourner la réforme, mais également contre les agents fiscaux qui valideraient des déductions de TVA sans facture normalisée.

Doudou Fwamba estime que la réforme produit déjà des résultats encourageants. Il a fait état d’une progression des recettes mensuelles de TVA, passées d’une moyenne comprise entre 280 et 290 milliards de francs congolais à 340 milliards de francs congolais au cours des trois derniers mois.

Selon lui, cette amélioration de la mobilisation fiscale doit permettre à l’État de financer davantage les politiques publiques.

« Ces recettes permettront au Président de la République Félix Tshisekedi de concrétiser ses engagements envers la population, notamment à travers la construction de routes, d’écoles et d’hôpitaux », a-t-il affirmé.

Le ministre considère néanmoins que ces performances demeurent encore largement en dessous du potentiel réel du pays et appelle à une meilleure discipline fiscale afin d’accroître les recettes de l’État.

Dans la poursuite de la modernisation de l’administration fiscale, le gouvernement prévoit également le lancement prochain d’une application mobile permettant aux consommateurs de vérifier, par simple scan, l’authenticité d’une facture normalisée et de s’assurer que la TVA correspondante a effectivement été reversée au Trésor public.

Pour la Direction générale des impôts, ces trois journées de cliniques fiscales marquent la fin de la phase pédagogique de la réforme. L’administration fiscale annonce désormais le déploiement de contrôles renforcés et l’application des sanctions contre les contribuables frauduleux ainsi que contre les agents qui se rendraient complices d’irrégularités dans le traitement des dossiers fiscaux.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

RDC: 15 prisonniers transférés à l’AFC/M23, une opération très attendue

by admin9775 7 août 2026
written by admin9775

Quinze hommes ont quitté Beni, dans le nord du Nord-Kivu, par convoi dans la soirée du 6 août 2026. Après une nuit de route à travers le territoire ougandais, ils ont été remis, ce vendredi 7 août matin, aux autorités de l’AFC/M23 sur le territoire de Rutshuru, dans le sud de la province. L’opération, facilitée par le Comité international de la Croix-Rouge s’inscrivait dans le cadre du mécanisme de Doha, signé par les parties en septembre 2025. Elle marque le premier transfert concret de détenus affiliés à la rébellion depuis la signature de cet accord, près d’un an plus tôt.

Ce transfert n’a rien d’un geste isolé. Quatre mois avant que ces quinze hommes ne prennent la route, un protocole avait déjà été signé aux abords de Montreux, entre l’AFC/M23 et le CICR. C’est ce document, resté largement confidentiel, qui a fini par ouvrir la voie à cette première opération. Mais ce protocole n’était pas non plus le premier rendez-vous fixé sur ce dossier : un premier délai, en avril, avait déjà expiré sans qu’aucune libération n’ait lieu. Voici comment quinze hommes sont devenus le test grandeur nature d’un processus déjà marqué par plusieurs rendez-vous manqués.

Les quinze hommes se trouvaient à Beni depuis plusieurs semaines déjà lorsque RFI avait signalé leur présence dans la ville, sans que les circonstances précises de leur arrivée n’aient, à l’époque, été élucidées. Leur détention remontait à plusieurs mois. Le CICR, dont le mandat se limite au transport et à la remise une fois les personnes concentrées en un point donné, n’était alors pas encore intervenu. Selon une source proche du dossier, l’institution n’entre en jeu qu’à partir du moment où les personnes sont physiquement rassemblées, et non avant. La façon dont ces quinze hommes avaient été acheminés depuis Kinshasa jusqu’à Beni, elle, reste floue. La même source évoquait une coordination gouvernementale qui n’aurait pas été optimale, sans plus de précision.

Pourquoi il aura fallu quatre mois

Remontons au fil des événements. Un mois après que l’AFC/M23 eut annoncé, début 2026, la libération de plusieurs milliers de militaires des FARDC, le mouvement avançait le chiffre d’environ 5 000 hommes, quand d’autres sources en évoquaient 2 700. Sur le terrain, rien ne bougeait. Le scepticisme dominait côté gouvernemental, jusque dans l’entourage du président Félix Tshisekedi, où l’on s’interrogeait ouvertement sur une possible stratégie « d’infiltration » de la part de l’AFC/M23. Un ministre confiait alors à RFI l’impératif du respect des procédures. Une source diplomatique évoquait des contraintes financières susceptibles de ralentir le processus, même en cas d’accord politique.

C’est dans ce climat que la signature du protocole de Montreux, les 11 et 12 avril, est intervenue comme une étape décisive, quoique restée largement confidentielle. Le texte concernait entre 2 000 et 3 000 militaires des FARDC, identifiés au préalable et ayant chacun signé un acte de consentement individuel. Il prévoyait leur remise au CICR avant transfert au gouvernement congolais. Des dizaines de mineurs, dont certains jeunes combattants, avaient même déjà été remis à l’institution avant cette signature.

Mais un protocole signé n’est pas un protocole appliqué. Des questions logistiques restaient à régler. Et le transfert du gros des militaires identifiés restait conditionné à l’accord de la partie gouvernementale pour les recevoir, un point sur lequel les sources internes au gouvernement congolais n’étaient pas unanimes.

À cela s’ajoutait un problème de méthode, plus qu’un désaccord de principe. L’AFC/M23 revendique l’arrestation d’au moins 700 personnes par Kinshasa, un chiffre que les autorités congolaises n’ont pas commenté publiquement. Établir des listes fiables, les certifier, les vérifier, obtenir l’accord de chaque camp sur chaque nom : c’est ce travail de fond, confié au CICR comme intermédiaire neutre, qui a occupé l’essentiel des quatre mois écoulés.

« Il y a le CICR et il y a la loi », résumait sur RFI Jacquemain Shabani, vice-Premier ministre congolais chargé de l’Intérieur, sans s’avancer sur une date. En parallèle, d’autres dossiers connexes restaient en suspens. Environ 1 500 militaires des FARDC auraient été envoyés par l’AFC/M23 au camp de Rumangabo, près de Goma, pour un « reconditionnement », et plus de 300 membres de la Garde républicaine auraient été faits prisonniers, selon des sources gouvernementales.

Un premier rendez-vous manqué, le 28 avril

L’opération de cette nuit n’était pourtant pas la première échéance fixée sur le dossier des libérations. Le 28 avril 2026, date limite retenue à l’issue de négociations pour un échange de détenus entre les deux camps, s’était déjà écoulé sans qu’aucune remise n’ait lieu, ni côté AFC/M23, ni côté gouvernemental. Les chiffres de ce round-là étaient pourtant précis : 311 détenus retenus par la rébellion, 166 du côté gouvernemental, soit 477 personnes identifiées et dont le consentement avait été recueilli. Les listes existaient, les protocoles étaient signés, un facilitateur avait été désigné.

Le blocage, à l’époque, n’était pas technique. Le mécanisme reposait sur un principe rigide. Les deux parties devaient signaler simultanément qu’elles étaient prêtes à remettre leurs détenus, sans qu’aucune ne puisse agir seule. L’AFC/M23 avait transmis ses listes et se disait prête, selon des sources proches de la rébellion, insistant à plusieurs reprises pour que le processus démarre. Le gouvernement congolais, lui, n’avait pas donné ce signal. Plusieurs sources gouvernementales reconnaissaient que le travail juridique était avancé, tout en évoquant des contraintes procédurales. Certains détenus figurant sur les listes restaient sous le coup de décisions de justice qui devaient être levées avant toute remise en liberté, un processus que le délai de dix jours fixé à Montreux n’aurait pas permis d’achever.

Des sources diplomatiques dressaient un tableau plus politique encore : Kinshasa se serait engagé sur le principe des libérations et aurait validé les listes sans avoir tranché, en interne, sur les profils qu’il était réellement prêt à relâcher, certains d’entre eux posant, au-delà des seules questions juridiques, des difficultés politiques. Ce rendez-vous manqué s’ajoutait à un autre chantier resté lui aussi bloqué à la même échéance : le lancement du mécanisme conjoint de vérification du cessez-le-feu, empêché à l’époque par des drones offensifs toujours actifs, du brouillage GPS et l’absence de garanties sur la liberté de mouvement du personnel onusien.

Le convoi : une nuit, deux frontières, un pays tiers sollicité

Le 6 août au soir, le convoi quitte enfin Beni. Il emprunte l’axe Beni-Kasindi, considéré comme le plus sensible de la région, marqué par des défis sécuritaires accrus. Une source proche de l’opération évoquait également une sensibilité communautaire propre à cet axe, où des questions identitaires pourraient être exploitées.

La route se poursuit de nuit à travers le territoire ougandais, dont les autorités avaient accepté de faciliter ce passage, avec une étape prévue à Bunagana, localité frontalière côté congolais. Ce transit par l’Ouganda n’avait rien d’évident. Il a fallu l’aval simultané du ministère de la Défense, du ministère de la Santé, et de l’état-major congolais avant le lancement du convoi. côté ougandais. La décision, très centralisée, aurait mis du temps à descendre jusqu’au terrain, dans un contexte où l’opinion publique locale restait marquée par une précédente sollicitation portant sur un nombre bien plus élevé de personnes détenues, en pleine épidémie de maladie à virus Ebola.

Au matin du 7 août, le convoi rejoint le territoire de Rutshuru, dans le sud du Nord-Kivu, où les quinze hommes sont remis à l’AFC/M23. Un point de chute qui, selon une source proche du dossier, n’a rien de fixe d’une opération à l’autre: il varie selon le territoire que contrôle le mouvement au moment du transfert.

Qui sont ces quinze hommes ?

Sur les profils, les recoupements effectués auprès de plusieurs parties prenantes, côté gouvernemental comme du côté de l’AFC/M23, convergent sur un point. Il ne s’agit pas de « gros poissons ». Aucune personne condamnée à mort ne figure parmi eux, alors que cette catégorie existe bien sur les listes plus larges en discussion. Le tri des noms retenus relèverait davantage d’un filtrage lié au statut judiciaire de chacun que d’un geste symbolique ciblé, une logique déjà revendiquée publiquement par le gouvernement congolais par le passé. Sur le reste, en revanche, l’incertitude domine. Impossible de confirmer la présence ou non de femmes parmi le groupe, une source jugeant cette hypothèse peu probable sans pouvoir l’exclure formellement.

Rien, dans les éléments disponibles, ne permet d’établir avec certitude si ces quinze hommes appartiennent à la liste des 477 détenus négociée en avril, ou s’ils relèvent d’un autre round de discussions. Les deux dossiers partagent pourtant la même mécanique : listes vérifiées, consentement individuel, CICR comme facilitateur neutre. Si le transfert d’août prolonge bien le mécanisme resté bloqué depuis le 28 avril, il constituerait alors moins un coup d’envoi qu’un rattrapage, après plus de trois mois d’attente.

« Une opération délicate » : le récit de Stephanie Eller

Dans un entretien accordé en exclusivité à RFI, Stephanie Eller, cheffe des opérations du CICR à Kinshasa, revient sur les coulisses de ce transfert. Elle décrit une opération qui ne ressemble à aucune autre, avec des enjeux logistiques et sécuritaires significatifs, liés notamment au fait d’avoir dû traverser deux frontières internationales pour en garantir la viabilité. Elle tient à remercier les autorités ougandaises pour ce qu’elle qualifie de coopération exemplaire, sans laquelle ce double passage frontalier n’aurait pas été possible.

Le contexte Ebola, souligne-t-elle, a ajouté un niveau supplémentaire de complexité. Un protocole spécifique a dû être élaboré pour protéger à la fois les personnes libérées, le personnel de la Croix-Rouge mobilisé sur l’opération, et les communautés vivant le long du parcours emprunté par le convoi.

Stephanie Eller insiste également sur les limites du rôle du CICR. L’institution, rappelle-t-elle, agit comme intermédiaire neutre pour accompagner les parties dans la mise en œuvre d’accords qu’elles ont elles-mêmes conclus, des accords qui recouvrent des enjeux politiques délicats, avec un impact direct sur le calendrier des opérations à venir. En amont, précise-t-elle, un important travail préliminaire d’identification et de vérification des identités des personnes détenues a été mené, en collaboration avec les deux parties.

Sur ce que cette opération révèle des personnes concernées, la responsable du CICR évoque un profond désir de retrouver leurs familles, observé chez les détenus eux-mêmes. Une dimension qu’elle place au cœur de la mission de l’institution. Au bout du compte, dit-elle, il s’agit avant tout d’une question humaine, celle de personnes qui attendent de retrouver les leurs, parfois après de longues périodes d’absence.

Sur la suite, Stephanie Eller se dit porteuse d’un espoir réel que cette opération ne soit que la première d’une série, susceptible de permettre à plusieurs centaines de personnes de retrouver leurs familles de part et d’autre de la ligne de front, conformément aux accords signés dans le cadre des négociations. Le CICR, assure-t-elle, reste prêt à poursuivre sur cette lancée. Mais tout dépend désormais, précise-t-elle, d’un nouvel accord entre les parties pour organiser les opérations suivantes.

Interrogée sur la portée de ce premier transfert, elle le qualifie, d’une certaine manière, de test. Son succès, estime-t-elle, reconfirme la capacité du CICR à mettre en œuvre le mandat que lui ont confié les parties, malgré la complexité de l’opération et les nombreux obstacles rencontrés.

Une confiance qui reste à construire sur plusieurs dossiers distincts

Le succès technique de ce transfert ne doit pas masquer l’ampleur de ce qui reste à faire, sur des fronts qui restent aujourd’hui distincts. Sur le round de négociations d’avril, le compte du 28 avril reste le seul chiffre stabilisé disponible : 311 personnes côté AFC/M23, 166 côté gouvernemental. Des sources proches du dossier n’excluaient pas, à l’époque, que ce total soit revu à la baisse si Kinshasa retirait certains profils des listes, ce qui aurait nécessité de tout renégocier. Rien ne permet de dire si ce chiffre de 477 a évolué depuis, ni s’il recoupe les quinze personnes transférées début août.

Cette absence de chiffres consolidés a un miroir institutionnel. Le mécanisme conjoint de vérification du cessez-le-feu, présenté dès avril comme l’autre test déterminant issu de Montreux, restait déjà bloqué à cette date par des obstacles opérationnels sur le terrain. Il l’est resté depuis. Trois officiers congolais avaient été déployés à Goma mi-juillet pour représenter les FARDC au sein du dispositif élargi, avant que l’un d’eux ne soit expulsé des zones tenues par l’AFC/M23 quelques jours plus tard, empêchant tout démarrage effectif du mécanisme, quatre mois après sa création.

Les quinze détenus remis à l’AFC/M23 les 6 et 7 août ne représentent, dans tous les cas, qu’une fraction des personnes concernées par ces négociations, qu’il s’agisse des 2 000 à 3 000 militaires de Montreux, des 477 détenus du round d’avril ou des 700 revendiqués par l’AFC/M23. Mais leur parcours, de Beni à Rutshuru en passant par l’Ouganda, a permis de démontrer, après plusieurs rendez-vous manqués depuis le mois d’avril, qu’un échange restait possible entre deux camps qui peinaient, jusqu’ici, à se faire confiance sur le moindre geste simultané.

RFI

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À la UneSociété

Affaire Rebo Tchulo : le ministère public requiert 14 mois de prison contre la chanteuse

by admin9775 7 août 2026
written by admin9775

Le ministère public a requis une peine de 14 mois de servitude pénale principale contre la chanteuse congolaise Tshimpaka Mulanga Deborah, plus connue sous son nom d’artiste Rebo Tchulo, lors de son réquisitoire devant le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema.

Outre cette peine d’emprisonnement, le parquet militaire a demandé la condamnation de la prévenue au paiement des frais d’instance, dont le montant sera fixé par le greffier. En cas de non-paiement dans le délai légal, une contrainte par corps de six mois pourrait être appliquée.

Le ministère public s’est également prononcé sur l’action civile introduite par la partie requérante, sollicitant du tribunal qu’elle soit déclarée recevable et fondée, conformément aux dispositions de la loi.

Cette affaire trouve son origine dans les événements du 19 avril 2026, après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo devenue virale montrant un homme violemment fouetté par des militaires dans une parcelle de Kinshasa.

Dans cette vidéo, Rebo Tchulo apparaissait sur les lieux au moment des faits, suscitant une vive émotion au sein de l’opinion publique. Selon les éléments du dossier, la victime était présentée comme un présumé voleur accusé d’avoir dérobé un bien appartenant à la chanteuse.

Depuis la diffusion de ces images, l’affaire a ravivé le débat sur le recours à la justice privée, les traitements inhumains et le respect des droits fondamentaux. Plusieurs organisations de défense des droits humains avaient dénoncé les violences infligées à la victime et appelé à ce que toutes les responsabilités soient établies.

Les réquisitions du ministère public ne constituent toutefois pas une condamnation définitive. Il appartient désormais au Tribunal militaire de Kinshasa/Ngaliema de rendre son jugement, après examen des arguments de la défense et de l’ensemble des éléments du dossier.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Didier Budimbu sort de son silence et rejette tout lien avec l’assassinat de l’entrepreneur, Vally Amisi

by admin9775 7 août 2026
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Pour la première fois depuis le début de l’affaire liée à l’assassinat de l’entrepreneur congolais Vally Amisi, le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, est sorti de son silence afin de répondre aux nombreuses accusations et spéculations relayées sur les réseaux sociaux.

Face aux rumeurs faisant état d’un prétendu lien entre le meurtre de l’homme d’affaires et un marché public relatif à la réhabilitation de la pelouse du Stade des Martyrs, le ministre apporte sa version des faits et affirme n’avoir aucun lien avec ce crime.

« Vally Amisi n’a jamais obtenu le marché de la pelouse »

Didier Budimbu reconnaît avoir entretenu des relations professionnelles avec Vally Amisi. Selon lui, leur collaboration concernait uniquement des travaux de réhabilitation de son cabinet ministériel ainsi que de la loge présidentielle du Stade des Martyrs.

Le ministre indique également que l’entrepreneur avait, par la suite, adhéré à sa formation politique.

En revanche, il dément formellement les informations selon lesquelles Vally Amisi aurait obtenu le marché de réhabilitation de la pelouse du Stade des Martyrs.

« Vally Amisi n’a jamais obtenu le marché de la pelouse du Stade des Martyrs », affirme-t-il.

Selon Didier Budimbu, ce contrat a été directement attribué à une entreprise sud-africaine spécialisée, chargée d’exécuter les travaux, laquelle a été payée en trois tranches dans le cadre d’un mécanisme de préfinancement mis en place par l’État.

Un contrat approuvé après le décès de l’entrepreneur

Le ministre précise par ailleurs que le seul dossier administratif impliquant Vally Amisi n’a été approuvé qu’après le décès de ce dernier.

À ses yeux, cet élément démontre qu’aucun lien ne peut être établi entre ce marché et les circonstances de l’assassinat.

« Je ne connais pas Béni Mukena »

Didier Budimbu rejette également toute implication dans cette affaire judiciaire.

Réagissant aux nombreuses publications circulant sur les réseaux sociaux, il affirme ne connaître ni de près ni de loin Béni Mukena, présenté par les autorités judiciaires comme le principal suspect dans ce dossier.

« Je ne connais pas Béni Mukena, ni d’Adam ni d’Ève », a-t-il déclaré.

Le ministre estime que les accusations portées contre lui reposent sur des spéculations dépourvues de fondement et regrette que cette affaire donne lieu à des récupérations alors qu’une famille est toujours en deuil.

Une enquête relancée après l’arrestation du principal suspect

Cette sortie médiatique intervient quelques jours après l’interpellation à Brazzaville de Mukena Mwepu Bénie, recherché dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Vally Amisi.

Le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, avait annoncé que cette arrestation résultait d’une coopération judiciaire entre la République démocratique du Congo et la République du Congo. Le suspect doit être transféré à Kinshasa afin d’être entendu par les autorités judiciaires.

Selon les informations communiquées par le ministre de la Justice, le suspect aurait déclaré lors de son interrogatoire avoir agi « sur instruction d’une autorité ». Cette affirmation, qui devra être vérifiée au cours de l’instruction judiciaire, a relancé de nombreuses spéculations sur l’existence d’éventuels commanditaires.

À ce stade, aucune autorité judiciaire n’a confirmé l’identité de la personne évoquée par le suspect et aucune mise en cause officielle n’a été annoncée.

La justice attendue sur les responsabilités

Le corps de Vally Amisi, entrepreneur congolais installé en Afrique du Sud et vice-président du club Nouvelle Vie Bomoko FC, avait été retrouvé le 10 avril dernier dans la commune de la Gombe, à Kinshasa.

Après avoir initialement exploré la piste d’un enlèvement, les enquêteurs s’étaient orientés vers un homicide ciblé à la suite de l’exploitation des images de vidéosurveillance ayant permis d’identifier un proche de la victime.

Avec l’arrestation du principal suspect et son prochain transfèrement à Kinshasa, la famille de Vally Amisi espère désormais que la procédure judiciaire permettra d’établir toute la vérité sur les circonstances de cet assassinat, d’identifier les éventuels commanditaires et de déterminer les motivations exactes de ce crime qui a brutalement mis fin à la vie d’un jeune entrepreneur dont le parcours suscitait de nombreux espoirs.

En attendant les conclusions de l’enquête et l’ouverture du procès, le principe de la présomption d’innocence demeure pleinement applicable à toutes les personnes citées dans cette affaire.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Chancel Mbemba s’engage officiellement avec Al-Diriyah et ouvre un nouveau chapitre en Arabie saoudite

by admin9775 6 août 2026
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Le défenseur international congolais Chancel Mbemba s’est officiellement engagé avec Al-Diriyah FC, récemment promu en Saudi Pro League. Le club saoudien a annoncé la signature de l’ancien capitaine des Léopards sur ses réseaux sociaux, confirmant l’arrivée d’un joueur expérimenté au sein de son effectif.

À 31 ans, Chancel Mbemba tourne ainsi une nouvelle page de sa carrière après plusieurs saisons passées en Europe. Libre de tout contrat à l’issue de son passage au LOSC Lille, le défenseur congolais a choisi de relever un nouveau défi dans le championnat saoudien.

Avant son passage à Lille, Mbemba avait notamment porté les couleurs de Olympique de Marseille, où il s’était imposé comme l’un des cadres de la défense marseillaise. Son expérience européenne comprend également des passages au Portugal et en Angleterre, faisant de lui l’un des défenseurs congolais les plus accomplis de sa génération.

Dans un message publié après son départ, Chancel Mbemba a remercié le LOSC, ses dirigeants, ses coéquipiers et les supporters pour l’accueil qui lui a été réservé, affirmant que le club nordiste conserverait une place particulière dans son cœur. Il a également indiqué vouloir entamer un nouveau chapitre de sa carrière avec ambition.

Avec cette signature, Al-Diriyah poursuit son recrutement en s’appuyant sur des joueurs expérimentés afin de consolider son maintien parmi l’élite du football saoudien. Le club rejoint ainsi la liste des formations du Golfe qui attirent de plus en plus de joueurs ayant évolué dans les grands championnats européens.

International congolais aux plus de cent sélections avec les Léopards, Chancel Mbemba demeure l’un des piliers de la sélection nationale. Son arrivée en Arabie saoudite ouvre un nouveau défi sportif tout en lui offrant l’opportunité de poursuivre sa carrière au plus haut niveau dans un championnat en pleine expansion.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Constant Omari appelle Gianni Infantino à quitter la présidence de la FIFA

by admin9775 6 août 2026
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L’ancien président de la Fédération congolaise de football association (FECOFA), Constant Omari Selemani, a vivement critiqué la gouvernance de la FIFA et appelé son président, Gianni Infantino, à « démissionner ou solliciter un vote de confiance ».

Dans un entretien accordé au quotidien français Le Monde, publié le mercredi 5 août, le membre honoraire du Conseil de la FIFA estime que l’instance dirigeante du football mondial traverse une période qui nécessite une remise en question de son leadership.

Constant Omari exhorte également les dirigeants africains à adopter une position plus affirmée au sein de la FIFA.

Omari a estimé que la crise actuelle de la FIFA était une crise de confiance interne et non exogène, contrairement à celle de 2015 qui avait été provoquée par une intervention judiciaire américaine. Selon lui, Infantino avait fragilisé son autorité en abandonnant son projet controversé de créer une société commerciale, bâtie pour ses propres intérêts et ceux de la famille régnante américaine, ce qui a provoqué la réaction hostile de trois confédérations continentales

« Les dirigeants africains du football doivent ouvrir les yeux et les bons », a-t-il déclaré, estimant que le continent ne peut plus rester simple spectateur des décisions prises au sommet de l’organisation.

Selon lui, les responsables du football africain doivent repenser leur rôle dans la gouvernance mondiale du football et défendre davantage les intérêts du continent.

Constant Omari a également accusé Infantino de « faire main basse » sur la CAF et l’Afrique, privant les membres du comité exécutif de leur indépendance et influençant les élections internes, notamment l’ascension de Patrice Motsepe à la tête de la CAF. Il a qualifié l’Italo‑Suisse de « grand manitou » qui décide aussi des élections continentales et de « guillotine » suspendue au‑dessus des dirigeants africains

Cette prise de position intervient dans un contexte délicat pour Gianni Infantino. Elle fait notamment suite à l’abandon, le 1er août, de son projet de création d’une société commerciale destinée à gérer certaines activités de la FIFA, une décision qui a ravivé les critiques sur sa gouvernance.

À travers cette sortie médiatique, Constant Omari relance le débat sur l’avenir de la gouvernance de la FIFA et invite les fédérations africaines à jouer un rôle plus actif dans les réformes de l’institution.

Par Marius Bopenga
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À la UneBusiness News

Glencore réorganise sa direction en RDC : Marie-Chantal Kaninda confirmée, deux Congolais promus à des postes stratégiques

by admin9775 6 août 2026
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Le géant minier anglo-suisse Glencore a annoncé, mardi 4 août 2026, une réorganisation de sa gouvernance en République démocratique du Congo, marquée par le maintien de Marie-Chantal Kaninda à la présidence de Glencore RDC et par la promotion de deux cadres congolais à des fonctions stratégiques au sein du groupe.

Marie-Chantal Kaninda conserve ses fonctions de présidente de Glencore RDC ainsi que la présidence du conseil d’administration de Kamoto Copper Company (KCC), l’une des principales filiales du groupe dans le pays.

À la tête de Glencore RDC depuis janvier 2023, elle dispose de plus de vingt-cinq ans d’expérience dans l’industrie minière. Diplômée en économie de l’Université de Liège, elle a occupé des responsabilités au sein d’Ashanti Goldfields, AngloGold Ashanti, De Beers et Rio Tinto avant de rejoindre Glencore RDC en 2019 en qualité de directrice exécutive chargée des affaires institutionnelles.

Deux cadres congolais accèdent à des fonctions de premier plan

Cette réorganisation est également marquée par la promotion de deux dirigeants congolais.

Jusqu’alors directeur des opérations (Chief Operating Officer) de KCC, Yannick Makola est nommé directeur général de l’entreprise. Il devient ainsi le premier Congolais à prendre la direction générale de Kamoto Copper Company depuis la création de cette société. Sa nomination avait été officialisée le 23 juillet dernier.

De son côté, Yves Ilunga est promu vice-président des finances de Glencore RDC. Il occupait précédemment les fonctions de directeur général de Mutanda Mining (MUMI), après avoir notamment exercé comme vice-président du développement commercial de Glencore RDC et directeur financier de KCC.

Un signal en faveur de l’expertise nationale

Cette nouvelle organisation intervient dans un contexte où la République démocratique du Congo demeure un acteur incontournable de la production mondiale de cuivre et de cobalt. La promotion de cadres congolais à des postes de direction est perçue comme un signal fort en faveur de la valorisation des compétences nationales au sein des grandes entreprises minières opérant dans le pays.

Cette évolution intervient également alors que Glencore poursuit une importante réflexion sur l’avenir de ses actifs congolais. En février 2026, le groupe avait annoncé la signature d’un protocole d’accord non contraignant avec le consortium américain Orion Critical Mineral Consortium en vue d’une éventuelle cession de 40 % de ses participations dans Kamoto Copper Company (KCC) et Mutanda Mining (MUMI).

Toujours en cours de négociation, cette opération pourrait, à terme, modifier la structure de l’actionnariat des deux principales filiales congolaises du groupe, sans remettre en cause, à ce stade, la nouvelle équipe dirigeante mise en place.

Par Pascal Kabeya
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À la UneProvince

Dialogue national : « Félix Tshisekedi est le seul qui sait gérer le pays », affirme le sénateur UDPS Afani Idrissa Mangala

by admin9775 6 août 2026
written by admin9775

Le sénateur et cadre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Afani Idrissa Mangala, a apporté son soutien au président Félix Tshisekedi dans le contexte des débats autour du dialogue national et de la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon lui, le chef de l’État demeure le seul responsable en mesure de conduire le pays face aux défis actuels.

« Le président de la République, comme garant de la nation et responsable, est le seul qui sait comment gérer la nation. Il a constaté qu’à partir de la crise de l’Est, parce que dans le pays il n’y a pas une crise politique. C’est une crise d’agression de l’armée rwandaise contre la République démocratique du Congo », a déclaré Afani Idrissa Mangala.

Le sénateur a également réagi aux prises de position de la Coalition C64, qui a fixé un ultimatum au chef de l’État pour convoquer le dialogue national, sous peine de lancer des actions de mobilisation.

Pour l’élu de l’UDPS, cette menace ne reflète pas une mobilisation populaire, mais uniquement celle des militants de l’opposition.

« Les opposants qui se disent démocrates posent des conditions au président de la République en donnant un ultimatum : « arrivé le 15, si le président ne convoque pas le dialogue, ils vont mobiliser le peuple ». Ils vont mobiliser leurs militants, et non pas le peuple », a-t-il affirmé.

Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par les discussions autour de la tenue d’un dialogue national, annoncé après les consultations menées par les responsables des confessions religieuses avec le président Félix Tshisekedi. Elles s’inscrivent également dans un climat de vives divergences entre la majorité présidentielle et une partie de l’opposition sur les modalités de ce dialogue, ainsi que sur le débat autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle.

Parallèlement, la crise sécuritaire dans l’est du pays demeure au cœur des préoccupations nationales. Kinshasa continue d’accuser le Rwanda de soutenir la rébellion de l’AFC/M23, tandis que les initiatives diplomatiques engagées dans le cadre des processus de Washington et de Doha peinent encore à produire des résultats durables sur le terrain.

Par Marius Bopenga
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À la UneBusiness News

Glencore confirme Marie-Chantal Kaninda à la tête de sa filiale et promeut deux cadres congolais

by Ruben Yale 6 août 2026
written by Ruben Yale

Le groupe minier anglo-suisse Glencore a annoncé, mardi 4 août 2026, une réorganisation de sa direction en République démocratique du Congo (RDC) qui maintient Marie-Chantal Kaninda à la présidence de Glencore RDC et à la tête du conseil d’administration de Kamoto Copper Company (KCC), tout en promouvant deux cadres congolais à des postes de direction opérationnelle et financière.

Marie-Chantal Kaninda préside Glencore RDC depuis janvier 2023, et conserve également la présidence du conseil d’administration de Kamoto Copper Company (KCC), l’une des principales filiales du groupe dans le pays.

Diplômée en économie de l’université de Liège (Belgique), elle totalise plus de 25 ans d’expérience dans le secteur minier, au sein d’Ashanti Goldfields, AngloGold Ashanti, De Beers et Rio Tinto, où elle a été directrice des relations extérieures pour l’Afrique. Elle a rejoint Glencore RDC en septembre 2019 comme directrice exécutive et responsable des affaires institutionnelles.

Deux promotions congolaises : Yannick Makola et Yves Ilunga

En parallèle, Glencore a promu deux autres responsables congolais à des fonctions de premier plan dans les domaines des opérations et de la gouvernance d’entreprise. En effet, Yannick Makola, jusqu’alors directeur des opérations (Chief Operating Officer) de KCC, est nommé est nommé directeur général de la même entreprise. L’ex de Glencore et MMG devient ainsi le premier Congolais à diriger KCC depuis sa création. Sa nomination avait été officialisée un peu plus tôt, le 23 juillet 2026.

Yves Ilunga est, pour sa part, nommé vice-président des finances de Glencore RDC. Il a auparavant dirigé Mutanda Mining (MUMI), occupé la vice-présidence du développement commercial de Glencore RDC et exercé les fonctions de directeur financier de KCC.

Contexte

Dans un contexte où la République démocratique du Congo occupe une place centrale dans la production mondiale de cuivre et de cobalt, ces évolutions de gouvernance sont perçues comme un signal de confiance envers l’expertise nationale et un levier pour consolider l’ancrage du groupe dans le pays.

Par ailleurs, cette réorganisation interne intervient alors que Glencore a annoncé en février 2026 la signature d’un protocole d’accord non contraignant avec l’Orion Critical Mineral Consortium, consortium américain, en vue de la cession potentielle de 40 % de ses actifs miniers en RDC (MUMI et KCC). L’opération, toujours en cours de négociation selon les termes de Glencore, est susceptible de modifier la structure de contrôle effective des deux sites concernés par la réorganisation du 4 août.

Financial Afrik Pour CONGO PUB Online

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À la UneMonde

États-Unis: le progressiste Abdul El-Sayed remporte la primaire démocrate dans le Michigan

by admin9775 5 août 2026
written by admin9775

Aux États-Unis, les électeurs étaient appelés à voter lors de primaires pour le Sénat et la Chambre des représentants dans cinq états : Virginie, Kansas, Washington, Missouri ainsi qu’au Michigan, dont le résultat était suivi de très près. Au terme d’une campagne très disputée, Abdul El-Sayed, tenant d’une ligne plutôt à gauche, a remporté mardi 4 août la primaire démocrate pour le Sénat, selon les projections de NBC et CNN. Lors de ce scrutin, devenu la réflexion des batailles idéologiques du parti, la question de l’aide à Israël était devenue centrale.

Pour les démocrates, la route pour reprendre le contrôle du Congrès passe par le Michigan. Ce « Swing State » a voté  pour Donald Trump en 2016, Joe Biden en 2020 et Donald Trump à nouveau en 2024, réfletant le résultat national. Alors forcément, le résultat de la primaire de cette nuit résonne. Les électeurs de cet État industriel ont choisi Abdul El-Sayed, un médecin de formation issu de l’aile gauche du parti, plutôt que Haley Stevens, une centriste qui siège déjà à la Chambre des représentants, rapporte notre correspondante à New York, Loubna Anaki.

Ce candidat dénonce la mainmise des plus riches sur la vie politique, veut une assurance santé universelle et surtout, est opposé à l’aide militaire et financière apportée à Israël. Une question devenue centrale dans ce scrutin. Le lobby pro-israélien a d’ailleurs dépensé plus de 30 millions de dollars pour soutenir son adversaire, un record. Celle-ci était également soutenue par l’establishment démocrate.

À l’annonce des résultats, le président américain a ironisé sur la victoire de celui qu’il qualifie de « communiste », estimant que c’était « une super nouvelle pour les républicains ».

Abdul El-Sayed a de son côté lancé sans attendre dès mardi soir un appel à « recoller les morceaux » du camp démocrate, « quelle que soit l’ampleur de nos désaccords ».

La victoire d’Abdul El-Sayed confirme un peu plus une tendance observée lors d’autres primaires démocrates ces derniers mois. À New York, les candidats de l’aile gauche, tous ouvertement pro-palestiniens, ont remporté une grande victoire en juin dernier. Des résultats qui bousculent un peu plus l’establishment démocrate à trois mois des élections de mi-mandat. 

RFI

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