Le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, est sorti de son silence samedi 7 mars lors d’une matinée politique organisée à Kinshasa, en réaction au débat qui refait surface autour du changement ou de la modification de la Constitution de la République démocratique du Congo.
Devant les militants de son parti, le patron de l’administration de l’UDPS a affirmé que la Constitution de 2006 sera modifiée, estimant que ce texte ne correspond plus aux réalités actuelles du pays.
Selon lui, l’actuelle Constitution a été conçue dans un contexte particulier pour satisfaire les belligérants impliqués dans le processus de paix de l’époque.
« La Constitution actuelle a été taillée sur mesure pour satisfaire les belligérants. Si quelqu’un nous dit aujourd’hui qu’il est pour cette Constitution, c’est son point de vue, cela ne nous engage pas. C’est très méchant de nous empêcher de changer la Constitution », a déclaré Augustin Kabuya.
Pour appuyer son argumentation, il a évoqué plusieurs précédents dans l’histoire politique du pays. Il a notamment cité Mobutu Sese Seko, qui avait modifié à plusieurs reprises la Constitution sous son régime, ainsi que Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila, accusés selon lui d’avoir également procédé à des changements constitutionnels pour des intérêts politiques.
« Le président Mobutu avait changé la Constitution qu’il avait lui-même faite 17 fois, Mzee l’a fait trois fois, et même Joseph Kabila l’a fait pour ses propres intérêts, pas pour ceux de la population. Soyez calmes, nous allons toucher cette Constitution », a-t-il insisté.
Polémique autour d’un évêque de Mbuji-Mayi
Au cours de la même intervention, Augustin Kabuya a également dénoncé ce qu’il considère comme une campagne malveillante visant Emmanuel-Bernard Kasanda, évêque de Mbuji-Mayi.
Le secrétaire général de l’UDPS critique notamment l’insistance mise sur l’origine kasaïenne du prélat dans certains débats publics, alors que, selon lui, l’origine d’autres responsables religieux n’est jamais évoquée.
Cette sortie intervient dans un contexte politique marqué par un débat croissant autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo, un sujet qui continue de susciter de vives réactions dans la classe politique et au sein de la société civile.
Par Pascal Kabeya
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