Ce jeudi 23 avril, Israël et le Liban doivent reprendre leurs négociations à Washington, sous médiation américaine, près d’une semaine après que les deux parties se sont accordées sur un cessez-le-feu de dix jours. Depuis, l’armée israélienne et le mouvement armé libanais Hezbollah ont continué de s’affronter. Les dirigeants libanais accusent Israël d’avoir perpétré un « crime de guerre » après la mort de la journaliste Amal Khalil dans une frappe aérienne israélienne dans le sud du pays.
Donald Trump a déclaré que les Etats-Unis allaient s’abstenir d’attaquer l’Iran jusqu’à ce qu’une proposition soit transmise par Téhéran et les discussions terminées, citant une demande du Pakistan, médiateur des négociations entre les deux camps. Donald Trump a précisé que le blocus maritime de l’Iran par l’armée américaine, vivement dénoncé par Téhéran, se poursuivrait.
Un conseiller de Mohammed Baqer Qalibaf, président du Parlement et négociateur en chef iranien, a réagi à l’annonce du président américain en estimant que celle-ci ne « vaut rien », dénonçant un « stratagème » pour gagner du temps en vue d’une attaque et appelant à une réponse militaire au blocus maritime.
Le Pentagone annonce le départ «immédiat» du plus haut responsable civil de la Marine américaine
Le plus haut responsable civil de la Marine américaine, John Phelan, quitte ses fonctions « avec effet immédiat », a indiqué mercredi 22 avril le ministère américain de la Défense, le Pentagone, sans fournir d’explication à son départ soudain. Une annonce qui intervient au moment où les États-Unis sont engagés dans un conflit qui s’enlise avec l’Iran.
Ce haut responsable « quitte l’administration avec effet immédiat », a écrit le porte-parole du Pentagone, le ministère de la Défense des États-Unis, Sean Parnell, dans un communiqué sur X, précisant que son adjoint Hung Cao allait désormais occuper ces fonctions par intérim.
Ce nouveau départ s’ajoute à la liste des hauts gradés de l’armée américaine écartés, généralement sans explication, depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier 2025.
Au début du mois, en pleine guerre contre l’Iran, c’est le chef d’état-major de l’armée de terre américaine, le général Randy George, qui a été poussé vers la sortie du jour au lendemain, sans que le Pentagone ne communique non plus de justification.
Deux autres généraux, David Hodne, chargé du commandement de la transformation et de l’entraînement de l’armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont connu le même sort.
Une purge avec le retour de Donald Trump au pouvoir
Dès février 2025, peu après le retour au pouvoir de Donald Trump, le chef d’état-major interarmées installé par l’ex- président démocrate Joe Biden, le général Charles « CQ » Brown, avait été évincé sans justification et remplacé par Dan Caine.
D’autres hauts responsables, à la tête de la Marine et des garde-côtes, de l’agence de renseignement NSA, ou encore le chef d’état-major adjoint de l’armée de l’air, entre autres, avaient aussi été démis de leurs fonctions.
Quelques mois plus tard, mi-août, le chef d’état-major de l’armée de l’air, le général David Allvin, avait annoncé son départ précipité, après deux ans en poste au lieu de quatre. Avait suivi en décembre le haut gradé à la tête du commandement des forces américaines pour l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale, l’amiral Alvin Holsey, après seulement un an en poste.
AFP






