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À la Une

À la UnePolitique

Mgr Donatien Nshole répond à l’Union Sacrée : « Le pays va très mal et il est en danger »

by admin9775 24 juin 2026
written by admin9775

La tension entre la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et la majorité présidentielle continue de monter autour du débat sur une éventuelle révision de la Constitution. Réagissant aux accusations formulées par l’Union Sacrée de la Nation (USN), le secrétaire général de la CENCO, Donatien Nshole, a livré une réponse ferme, estimant que les véritables préoccupations du pays se trouvent ailleurs.

« Le pays va très mal. Le pays est en danger », a déclaré Mgr Donatien Nshole.

Rejet des accusations de « subversion »

Le responsable de la CENCO a catégoriquement rejeté les accusations de l’Union Sacrée qui avait qualifié la récente déclaration des évêques catholiques d’« acte de subversion ».

Selon lui, plusieurs personnalités de la majorité présidentielle auraient elles-mêmes exprimé leur désapprobation face au communiqué publié par la coalition au pouvoir.

« Certains membres de la majorité ont eux-mêmes estimé que ce communiqué était d’une grande bassesse », a-t-il affirmé.

Mgr Nshole a également dénoncé ce qu’il considère comme une « malhonnêteté intellectuelle » dans l’argumentaire développé par les auteurs de cette déclaration.

Une position unanime des évêques

Face aux tentatives de présenter l’Église catholique comme divisée sur la question constitutionnelle, le secrétaire général de la CENCO a insisté sur le caractère consensuel de la position adoptée par les évêques.

Selon lui, la déclaration rejetant l’opportunité d’une révision constitutionnelle a été approuvée de manière unanime lors de l’assemblée des évêques.

Cette position réaffirme la ligne défendue par la CENCO, qui estime qu’il n’existe actuellement ni urgence, ni nécessité, ni opportunité de modifier la Constitution de la République démocratique du Congo.

Le débat constitutionnel détourne l’attention des urgences nationales

Pour Mgr Nshole, la focalisation sur la question constitutionnelle risque de détourner l’attention des véritables défis auxquels le pays est confronté.

Il cite notamment :

  • La persistance de l’insécurité dans l’Est du pays ;
  • Les menaces liées à l’épidémie d’Ebola ;
  • Les défis humanitaires ;
  • La préservation de l’unité nationale ;
  • Les efforts de paix et de réconciliation.

« Les Congolais devraient aujourd’hui se mobiliser davantage pour la paix, la réunification du pays et la réponse aux crises qui affectent la population », a-t-il soutenu.

Des interrogations sur les relations avec Kigali

Le secrétaire général de la CENCO est également revenu sur les discussions en cours autour de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.

Sans apporter d’éléments précis, il s’est interrogé publiquement sur l’existence éventuelle d’arrangements politiques ou diplomatiques entre Kinshasa et Kigali.

« Y a-t-il un deal entre Kinshasa et Kigali ? », s’est-il demandé.

Une interrogation qui risque d’alimenter davantage le débat politique dans un contexte marqué par les négociations régionales et internationales visant à mettre fin au conflit dans l’Est du pays.

Les inquiétudes sur un éventuel référendum

Concernant l’hypothèse d’un référendum constitutionnel, Mgr Donatien Nshole estime que son organisation dans le contexte actuel pourrait comporter des risques majeurs pour la cohésion nationale.

Selon lui, alors qu’une partie du territoire reste affectée par les conflits armés et que plusieurs populations vivent sous la menace de groupes armés, une telle consultation pourrait fragiliser davantage l’unité du pays.

Pour la CENCO, la priorité devrait être accordée au rétablissement de la paix, à la sécurisation de l’ensemble du territoire national et à la consolidation de l’État avant toute réforme constitutionnelle majeure.

Cette nouvelle prise de position confirme la fermeté de l’épiscopat catholique face au projet de révision constitutionnelle et annonce la poursuite d’un bras de fer politique entre l’Église catholique et une partie de la majorité présidentielle autour de l’avenir institutionnel de la RDC.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Jean-François Le Drian charge Joseph Kabila : « Il a trahi la patrie en s’alignant sur Kigali »

by admin9775 24 juin 2026
written by admin9775

Jean-François Le Drian a livré une charge particulièrement sévère contre l’ancien président de la République, Joseph Kabila, l’accusant de s’être rangé du côté du Rwanda et des groupes armés actifs dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Dans sa déclaration, il affirme que l’ancien chef de l’État aurait « sciemment pactisé avec le régime de Kigali », qu’il considère comme le principal agresseur de la RDC à travers son soutien présumé à la rébellion du M23.

Selon lui, Joseph Kabila se serait « rangé sans ambiguïté aux côtés de l’axe M23-Rwanda », qu’il accuse d’être responsable des violences, des déplacements de populations et de l’insécurité persistante dans les provinces orientales du pays.

Pour Jean-François Le Drian, cette attitude constitue une véritable trahison nationale.

« Il a sciemment pactisé avec le régime de Kigali, principal agresseur de la RDC, et s’est rangé sans ambiguïté aux côtés de l’axe M23/Rwanda qui sème la mort et la désolation dans l’Est », a-t-il déclaré.

Poursuivant son réquisitoire, il estime que cette position justifie les propos particulièrement virulents tenus récemment par le président Félix Tshisekedi à l’égard de son prédécesseur.

Jean-François Le Drian a également employé une métaphore particulièrement dure pour qualifier ce qu’il considère comme la proximité de Joseph Kabila avec le président rwandais Paul Kagame.

« Sa fidélité à Paul Kagame n’est rien d’autre que celle d’un chien à son maître. Aveugle, servile et dépourvue de toute conscience. Qu’il s’agisse d’un criminel de masse ou d’un dirigeant respectable, le chien ne fait pas la différence. Il lèche la main qui le nourrit, même si cette main est tachée du sang du peuple congolais », a-t-il affirmé.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de fortes tensions politiques en RDC, marqué par les accusations récurrentes du pouvoir congolais contre le Rwanda concernant son soutien présumé au M23, ainsi que par les polémiques entourant le retour de Joseph Kabila dans le débat politique national.

Les propos de Jean-François Le Drian constituent l’une des attaques les plus virulentes formulées récemment contre l’ancien président congolais et devraient alimenter davantage la controverse autour de son rôle présumé dans la crise sécuritaire qui secoue l’Est du pays.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Mondial 2026 : la RDC toujours en course, la bataille des meilleurs troisièmes s’annonce décisive

by admin9775 24 juin 2026
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À l’approche de la troisième et dernière journée de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026, la lutte pour les huit places réservées aux meilleurs troisièmes est plus ouverte que jamais. Avec l’élargissement du tournoi à 48 équipes, les sélections classées troisièmes de leur groupe disposent d’une réelle chance de poursuivre l’aventure.

À ce stade de la compétition, les statistiques sont encourageantes : plus de 66 % des équipes occupant actuellement la troisième place devraient décrocher leur qualification pour les seizièmes de finale.

La RDC garde toutes ses chances

Parmi les nations encore en lice figure la République démocratique du Congo. Avec un point récolté après deux journées, les Léopards restent pleinement engagés dans la course à la qualification.

Après leur match nul historique face au Portugal (1-1), qui leur a permis d’inscrire le premier but et de gagner le premier point de leur histoire en Coupe du monde, les hommes de Sébastien Desabre abordent leur dernière rencontre avec l’ambition de décrocher leur billet pour la phase à élimination directe.

La RDC affrontera l’Ouzbékistan lors de cette ultime journée. Une victoire pourrait considérablement améliorer ses chances de figurer parmi les meilleurs troisièmes, voire lui permettre d’espérer une qualification directe selon les résultats des autres groupes.

Les mieux placés avant la dernière journée

Actuellement, cinq sélections semblent disposer d’un léger avantage dans cette course aux huit meilleures troisièmes places :

  • Sweden national football team
  • Scotland national football team
  • Croatia national football team
  • Algeria national football team
  • Paraguay national football team

Toutes comptent trois points après deux rencontres. Toutefois, rien n’est encore acquis puisque leurs derniers adversaires figurent parmi les favoris du tournoi.

L’Écosse devra notamment défier le Brazil national football team, tandis que la Suède affrontera le Japan national football team. L’Algérie croisera la route de l’Autriche, la Croatie celle du Ghana et le Paraguay sera opposé à l’Australie.

Une bataille extrêmement serrée

Derrière ce premier groupe se trouvent plusieurs équipes qui peuvent encore bouleverser la hiérarchie actuelle : le Cape Verde national football team et la Belgium national football team avec deux points, puis la République tchèque, la RDC, l’Équateur et la Bosnie-Herzégovine avec un point.

Pour ces sélections, une victoire lors de la dernière journée pourrait suffire à décrocher une qualification historique.

La Belgique part avec les faveurs des pronostics contre la Nouvelle-Zélande, tandis que le Cap-Vert tentera de créer la surprise face à l’Arabie saoudite. La Bosnie-Herzégovine affrontera le Qatar alors que la République tchèque et l’Équateur auront fort à faire respectivement contre le Mexique et l’Allemagne.

Le Sénégal dos au mur

La situation est beaucoup plus compliquée pour le Senegal national football team. Après deux défaites face à la France et à la Norvège, les Lions de la Teranga occupent actuellement la dernière place du classement des troisièmes avec zéro point et une différence de buts négative.

Pour espérer se qualifier, les coéquipiers de Sadio Mané devront battre l’Irak avec au moins deux buts d’écart tout en espérant plusieurs contre-performances des équipes qui les devancent.

Une dernière journée sous haute tension

Jamais la bataille des meilleurs troisièmes n’aura semblé aussi indécise. Entre équipes bien placées mais confrontées à des adversaires redoutables et outsiders toujours capables de renverser la situation, les calculs vont accompagner chaque rencontre.

Pour la RDC, l’équation reste simple : battre l’Ouzbékistan et croire en son destin. Une victoire pourrait permettre aux Léopards d’écrire une nouvelle page de leur histoire et d’accéder pour la première fois aux phases à élimination directe d’une Coupe du monde.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Germain Kambinga : « L’Église catholique cherche aussi à préserver son influence dans le débat politique »

by admin9775 24 juin 2026
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Dans un contexte marqué par les discussions autour d’un éventuel changement de la Constitution en République démocratique du Congo, l’ancien ministre de l’Industrie et président du regroupement politique Le Centre, Germain Kambinga, a livré une analyse critique du rôle joué par l’Église catholique dans ce débat.

Dans une interview accordée à Actu30.cd le 23 juin, l’homme politique estime que les récentes prises de position de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) ne s’expliquent pas uniquement par des considérations institutionnelles ou constitutionnelles, mais également par une volonté de préserver une influence historique dans la vie politique congolaise.

Une institution historiquement influente

Pour Germain Kambinga, l’implication de l’Église catholique dans les débats politiques n’a rien de nouveau. Il rappelle que cette institution a toujours joué un rôle majeur dans l’évolution des sociétés et des systèmes politiques.

« L’Église catholique adore la politique. C’est son histoire. L’Église catholique est une institution vieille de deux mille ans qui a toujours influencé la politique et les sociétés. Aujourd’hui, elle voit émerger d’autres acteurs et elle ne veut pas perdre cette position », a-t-il déclaré.

Selon lui, l’opposition affichée par la CENCO à une éventuelle révision ou modification de la Constitution constitue également une manière pour l’Église de réaffirmer sa place dans l’espace public.

Le contexte a changé depuis 2015 et 2017

L’ancien ministre rappelle que les grandes mobilisations populaires organisées en 2015 et 2017 contre le maintien au pouvoir de l’ancien président Joseph Kabila avaient bénéficié d’un contexte politique particulier.

D’après lui, la force de mobilisation de l’Église catholique reposait alors en partie sur l’appui de l’opposition politique, notamment celui de l’UDPS, aujourd’hui au pouvoir.

« En 2015 et 2017, l’Église catholique a pu mobiliser massivement la population, mais il ne faut pas oublier qu’elle comptait sur une force politique importante, notamment l’UDPS. Aujourd’hui, avec l’UDPS au pouvoir, cet équilibre a changé et l’Église catholique a perdu une partie de son influence dans la société », a-t-il affirmé.

Une bataille d’influence plus large

Pour Germain Kambinga, le débat actuel dépasse largement la seule question constitutionnelle. Il y voit une recomposition du paysage politique et religieux congolais où plusieurs acteurs cherchent à renforcer leur poids dans l’opinion.

Il évoque notamment la montée en puissance des Églises de réveil et d’autres mouvements religieux qui occupent désormais une place importante dans la société congolaise.

« Ce que nous voyons aujourd’hui, ce n’est pas simplement un débat autour de la Constitution. C’est une véritable bataille d’influence entre différentes forces qui cherchent à peser sur la société. L’Église catholique, forte de son histoire, ne veut pas perdre cette position et tente de se repositionner face à l’émergence d’autres acteurs », a-t-il analysé.

Vers une campagne référendaire ?

Alors que la CENCO a récemment réaffirmé son opposition à toute modification de la Constitution, Germain Kambinga estime que le débat doit désormais être porté devant le peuple souverain.

Selon lui, si un référendum venait à être organisé, les partisans et les opposants au changement constitutionnel devraient défendre leurs positions dans le cadre d’une campagne démocratique.

« L’Église catholique et l’opposition doivent se préparer à battre campagne pour le non lors du référendum. Le peuple congolais sera appelé à départager les défenseurs du changement de la Constitution et ceux qui s’y opposent », a-t-il conclu.

Cette sortie de Germain Kambinga intervient alors que les tensions autour du débat constitutionnel continuent d’alimenter les discussions au sein de la classe politique, de la société civile et des confessions religieuses, illustrant les profondes divergences qui traversent actuellement la scène politique congolaise.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSanté

Épidémie d’Ebola: un premier cas identifié en France, chez un médecin de retour de RDC

by admin9775 24 juin 2026
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Pour la première fois, un cas d’Ebola a été identifié sur le territoire français, chez un médecin de retour de République démocratique du Congo (RDC) actuellement confrontée à une importante épidémie, ont annoncé les autorités sanitaires françaises.

Le ministère de la Santé « confirme ce jour l’identification d’un premier cas positif de maladie à virus Ebola sur le territoire national », dit-il dans un communiqué. Interrogé par l’AFP, le ministère a précisé que le cas avait été identifié en métropole.

Il avait déjà été isolé dès son arrivée sur le territoire national, avant que la maladie soit officiellement identifiée. « Toutes les mesures de précaution, et notamment l’isolement du patient, ont été prises dès son arrivée », précise le ministère.

La situation est suivie « de très près » par le Premier ministre, selon son entourage cité par l’AFP.

Une urgence de santé publique internationale

En RDC, où l’épidémie sévit au moins depuis le 15 mai, l’Institut national de santé publique congolais (INSP) a enregistré 1 003 cas et 254 décès, soit un taux de létalité moyen de 25,3%. La capacité de test de la RDC, très faible au début de l’épidémie, s’est améliorée, ce qui explique en partie l’augmentation du nombre des cas recensés. Mais les organisations humanitaires internationales et ONG déployées sur le terrain estiment de façon unanime que les chiffres officiels sont encore sous-estimés.

Le virus, qui provoque une fièvre hémorragique, s’est également propagé en Ouganda, où les autorités ont déclaré le 11 juin que la situation était « sous contrôle ». Vingt cas confirmés, dont deux décès, ont été recensés dans le pays frontalier de la RDC.

L’épidémie est causée par le virus Bundibugyo, pour lequel il n’existe aujourd’hui ni vaccin, ni traitement. Les vaccins mis au point ne sont efficaces que contre le virus Zaïre, responsable des plus grandes épidémies d’Ebola connues jusqu’ici.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale et l’Africa CDC estime que dix pays de la zone sont à risque. Ebola a tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années.

RFI

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À la UneSport

Coupe du monde 2026: la RDC a fini par craquer contre la Colombie malgré un Lionel Mpasi héroïque

by admin9775 24 juin 2026
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La RDC a été vaillante, à l’image de son gardien Lionel Mpasi, qui a longtemps tenu bon contre la Colombie dans la nuit de mardi à mercredi. Mais les Léopards ont fini par exploser en fin de match (1-0) sous la pression des Cafeteros devenue trop forte. Ils sont désormais condamnés à la victoire contre l’Ouzbékistan pour espérer voir les 16es de finale. La Colombie, elle, est mathématiquement qualifiée.

Si l’équipe de France a été interrompue par l’orage mardi soir, la RDC a manqué de se faire emporter par une tempête contre la Colombie un peu plus de 24h plus tard. Entre un stade bouillant tout de jaune vêtu et le torrent d’occasions de buts pour les Cafeteros, c’est un véritable ouragan qui s’est abattu sur les Léopards en début de rencontre. Heureusement, dans la tempête, un homme a gardé le cap. Avant de craquer une heure plus tard.

Lionel Mpasi a été extrêmement solide dans les 20 premières minutes, pour ne pas dire héroïque. Il a d’abord détourné une frappe puissante, quasiment à bout portant, de Luis Suarez, directement dans les pieds de Daniel Munoz, qui a ensuite manqué le cadre (4e). Puis, il s’est imposé en claquant de la main gauche une tête du même Munoz, qui a repris le ballon pour marquer dans le but… avant d’être signalé en position de hors-jeu (6e). Enfin, Mpasi s’est détendu à l’horizontale pour dévier une frappe très lourde de James Rodriguez à 25 mètres (11e).

Et encore, on ne citera pas les plusieurs frappes lointaines que le gardien des Léopards s’est employé à repousser, jusqu’à ce que la pause fraîcheur casse un peu le rythme et calme les ardeurs colombiennes. De quoi laisser enfin les hommes de Sébastien Desabre respirer un peu, et s’aventurer dans la moitié de terrain adverse, sans grand succès, à part un centre venu de la gauche que Cédric Bakambu a manqué de peu de la tête en position dangereuse avant la pause. 

Une accalmie avant une nouvelle tempête

Le rythme a ensuite drastiquement baissé, avant de repartir de plus belle. Après avoir quelque peu endormi leur public, les Colombiens ont de nouveau appuyé sur l’accélérateur après l’heure de jeu et des changements qui leur ont fait du bien. C’est d’ailleurs Juan Quintero, entré à la 58e, qui s’est mué en passeur décisif pour Munoz, décidément extrêmement actif. Sa frappe depuis la droite de la surface, détournée par un congolais, a fini au fond des filets (76e). Il fallait au moins ça pour surprendre Mpasi.

Une ouverture du score logique, les Léopards avaient surtout subi et n’avaient pas proposé grand-chose. Ils ont même bien failli s’effondrer en fin de match. Heureusement pour eux, Luis Diaz a vu ses deux buts annulés un peu avant la 8àe minute. Le premier, un joli lob, pour une faute sur Chancel Mbemba au début de l’action, le second, une frappe superbe, pour une position de hors-jeu.

La RDC aura tout de même de quoi nourrir quelques regrets puisqu’elle est parvenue à forcer le gardien colombien Camilo Vargas à la parade dans le temps additionnel. Mais c’était trop tard pour réagir, il aurait fallu prendre des risques offensifs bien plus tôt pour emballer cette rencontre. À la place, les Léopards sont désormais obligés de gagner contre l’Ouzbékistan pour leur dernier match dans cette poule K, sans quoi ils n’auront aucune chance de figurer parmi les meilleurs troisièmes. La Colombie, elle, avec ses six points, est certaine de voir les 16es de finale. Reste à savoir si c’est en tant que première ou deuxième de groupe.

RFI

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À la UneAfrique

Ebola : Évariste Ndayishimiye plaide pour le maintien des frontières ouvertes avec la RDC

by admin9775 24 juin 2026
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En visite officielle à Kinshasa, le président du Burundi et président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, a plaidé pour le maintien des frontières ouvertes avec la République démocratique du Congo afin de faciliter la lutte contre l’épidémie d’Ebola qui touche actuellement l’Est du pays.

La question a été au centre des échanges entre le chef de l’État burundais et son homologue congolais, Félix Tshisekedi, lors d’une rencontre consacrée notamment aux défis sécuritaires, sanitaires et économiques auxquels fait face la région des Grands Lacs.

Face à la résurgence de l’épidémie, les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté de renforcer la coopération régionale afin de coordonner les efforts de prévention, de surveillance épidémiologique et de prise en charge des personnes affectées.

À l’issue de cette rencontre, le directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), le professeur Jean-Jacques Muyembe, a rappelé que les recommandations internationales privilégient la solidarité et la coopération transfrontalière plutôt que l’isolement des pays touchés.

« Selon les règlements sanitaires internationaux de l’Organisation mondiale de la santé, en cas d’épidémie, on ne doit pas fermer les frontières. Au contraire, lorsque vous les fermez, vous empêchez même l’aide d’arriver à l’épicentre de l’épidémie et dans le pays touché. Nous devons ouvrir les frontières, être solidaires et faire entendre notre voix afin que les choses se passent dans de bonnes conditions », a déclaré le scientifique congolais.

Pour les autorités sanitaires, le maintien des échanges contrôlés entre les pays voisins constitue un élément essentiel dans la lutte contre la propagation du virus. Il permet notamment d’assurer la circulation des équipes médicales, des médicaments, des équipements de protection et de l’assistance humanitaire vers les zones affectées.

Le président Évariste Ndayishimiye a, pour sa part, insisté sur la nécessité d’une réponse collective à cette menace sanitaire qui dépasse les frontières nationales. En sa qualité de président en exercice de l’Union africaine, il a appelé les États de la région à renforcer leur collaboration afin de prévenir toute propagation transfrontalière du virus.

Cette position rejoint celle défendue par les autorités congolaises, qui privilégient une approche basée sur la surveillance renforcée aux points d’entrée, le dépistage des voyageurs et la coordination des systèmes de santé plutôt que sur la fermeture des frontières.

Alors que les efforts de riposte se poursuivent dans l’Est de la RDC, Kinshasa et Bujumbura affichent ainsi leur volonté commune de faire de la coopération régionale un levier essentiel pour contenir l’épidémie et protéger les populations des deux pays.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

Royaume-Uni: le «roi du Nord» Andy Burnham, grand favori à la succession de Keir Starmer

by admin9775 24 juin 2026
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Le maire sortant du Grand Manchester, Andy Burnham, élu député vendredi dernier, apparaît comme le grand favori pour succéder à Keir Starmer à la tête du Parti travailliste et du 10 Downing Street.

Cet homme de 56 ans, qui se décrit comme partisan d’un « socialisme pro-business », pourrait faire son entrée à Downing Street dans les semaines qui viennent. Arrivé lundi en train de Manchester, il a fait son entrée tout sourire au Parlement de Westminster – étape nécessaire pour briguer la direction du Parti travailliste et du pays.

Politicien de carrière à l’aise dans la communication, le travailliste a remporté vendredi 19 juin haut la main, devant le parti anti-immigration Reform UK, la législative partielle à Makerfield dans son fief de la région de Manchester. « C’est la dernière chance pour changer » le Labour, a proclamé Andy Burnham à l’annonce de sa victoire. Devant ses soutiens rassemblés sur un terrain de foot, ce supporter d’Everton, club de Liverpool, s’est engagé à « tracer une nouvelle voie » pour le pays et a promis « l’équité pour les régions » que le pouvoir central à Londres a « négligées ».

Son retour au Parlement de Westminster le contraint à abandonner la mairie du Grand Manchester, agglomération de 2,8 millions d’habitants qu’il a conquise en 2017 et où il a su se faire apprécier, se faisant réélire deux fois. C’est à la tête de ce centre urbain majeur qu’il a forgé sa stature politique et sa réputation, lui valant aujourd’hui d’être la personnalité politique la plus populaire du pays, selon l’institut YouGov.

Andy Burnham, député nouvellement élu de Makerfield sous la bannière du Parti travailliste britannique, réagit après sa victoire lors de l'élection partielle de Makerfield, organisée à la suite de la démission du député travailliste John Simons, au « The Edge Wigan », à Wigan, en Grande-Bretagne, le 19 juin 2026.
Andy Burnham, député nouvellement élu de Makerfield sous la bannière du Parti travailliste britannique, réagit après sa victoire lors de l’élection partielle de Makerfield, organisée à la suite de la démission du député travailliste John Simons, au « The Edge Wigan », à Wigan, en Grande-Bretagne, le 19 juin 2026. © Temilade Adelaja / Reuters

Le « roi du Nord »

Dans ce bastion industriel qui connaît depuis 2015 une croissance économique deux fois supérieure à la moyenne nationale, la principale réussite d’Andy Burnham est d’avoir amélioré les transports, en reprenant sous contrôle public le système de bus pour l’intégrer dans un réseau avec trams et trains, à des tarifs abordables. 

« Il a encouragé la création de Bee Network, un réseau de transports publics entièrement intégré, ce qui a réduit les coûts et amélioré la connectivité de la ville, résume Alma-Pierre Bonnet, maître de conférences en civilisation britannique à l’Université Jean Moulin Lyon 3, dans son article sur The Conversation. Sous sa direction, le centre-ville a aussi connu un essor économique phénoménal, grâce à de nombreux investissements, même si la périphérie n’en a pas toujours bénéficié. »

Lors de ses deux mandats, Burnham s’est battu pour le transfert de certains pouvoirs hors de l’influence de Londres, afin de redonner aux collectivités locales les leviers pour contrôler leurs dépenses en matière d’infrastructures, d’éducation ou de logement. Il a promis de faire à « l’échelle nationale » ce qu’il a accompli dans sa ville, avec une stratégie orientée sur la décentralisation et le contrôle accru de l’État sur les services publics. Certains doutent néanmoins de sa capacité à transposer son modèle à tout le pays. 

Pendant la pandémie de Covid-19, il a accusé le gouvernement de traiter le nord du pays avec « mépris ». Il s’est alors évertué à obtenir davantage de fonds pour soutenir les entreprises et employés de cette région touchée par la crise. Son opposition véhémente à Londres sur cette question et l’essor économique de Manchester lui ont valu de gagner en popularité et le surnom de «roi du Nord », en référence à la série Game of Thrones.

Programme vague

S’il promeut « une nouvelle dynamique de réindustrialisation » et a promis d’œuvrer pour réduire le coût de la vie, il est pour l’instant resté vague sur un potentiel programme. En janvier, il énonçait « les quatre cavaliers de l’apocalypse britannique : dérégulation, privatisation, austérité et Brexit ». Des adversaires qu’il entend combattre tout en rassurant des marchés inquiets. Il s’est en effet engagé à tenir les objectifs d’équilibre budgétaire fixés par l’actuel gouvernement, mais en évitant d’alourdir la pression fiscale sur les travailleurs.

Ce « bon communicant » aura néanmoins « peu de marge de manœuvre » sur les finances publiques, alerte Tony Travers, politologue à la London School of Economics interrogé par l’AFP. Le maire sortant de Manchester « n’est pas beaucoup plus à gauche que Starmer » et se situe comme lui au « centre-gauche », souligne l’expert. Les opinions politiques de Burnham ont changé au cours de sa carrière, passant de la frange du centre-droit blairiste pour évoluer plus à gauche. Ses détracteurs n’hésitent d’ailleurs pas à le surnommer « capitaine flip-flop » pour la versatilité de ses positions. 

Sur la question de l’immigration, cheval de bataille de l’extrême droite, l’ancien maire de Manchester s’aligne sur les mesures restrictives mises en place ces derniers mois par l’actuel gouvernement. Il souhaite également un durcissement pour lutter contre les traversées illégales mais veut une prise en charge plus rapide des migrants installés dans le pays. Opposé au Brexit, Andy Burnham s’est dit favorable à une réintégration du pays dans l’Union européenne, tout en affirmant qu’il respecterait la décision prise lors du référendum qui vient de célébrer son dixième anniversaire, avec un bilan pour le moins contrasté.

Intérêt précoce pour la politique

Né le 7 janvier 1970, Andy Burnham est le fils d’un technicien des télécommunications et d’une secrétaire médicale. Enfant de cette région au passé industriel, il a grandi dans la petite ville de Culcheth, à mi-chemin entre Liverpool, où il est né, et Manchester. Il entre au Labour à 14 ans, « radicalisé », dit-il, par la grève des mineurs de 1984-85, écrasée par le gouvernement conservateur de Margaret Thatcher, et touché par un téléfilm de la BBC sur un chômeur de Liverpool. Il étudie la littérature anglaise à Cambridge et débute sa carrière professionnelle dans le journalisme, en travaillant pour des revues spécialisées à Londres. 

Andy Burnham prête serment en tant que député à la Chambre des communes, le 22 juin 2026
Andy Burnham prête serment en tant que député à la Chambre des communes, le 22 juin 2026 © House of Commons

Il fait ses premiers pas en politique en tant qu’assistant parlementaire pour la députée Tessa Jowell, qui deviendra par la suite ministre sous Tony Blair et Gordon Brown, et gravit les échelons. En 2001, il est élu député de Leigh, dans l’agglomération de Manchester. Il entre ensuite au gouvernement de Tony Blair, d’abord comme sous-secrétaire d’État au ministère de l’Intérieur. Il devient secrétaire en chef au Trésor dans le gouvernement de Gordon Brown, puis secrétaire d’État à la Culture et aux Sports en 2008 et secrétaire d’État à la Santé (2009-2010). Après la défaite de Brown aux élections générales, il tentera à deux reprises de prendre la tête du Labour, en 2010 face à Ed Miliband, puis en 2015, face à Jeremy Corbyn. La troisième pourrait désormais être la bonne.

Selon notre correspondante à Londres, Emeline Vin, Andy Burnham aurait d’ores et déjà le soutien des trois quarts du groupe parlementaire. Il s’agirait alors de ce qu’on appelle un « couronnement », une transition sans élection. Inconvénient : il n’y aurait pas de débat d’idées, parfois utile pour construire un consensus. Les députés travaillistes réfléchissent donc en ce moment même à la nécessité d’un scrutin interne, rapporte la BBC, alors que les candidatures d’autres membres du parti semblent pour l’instant incertaines. Ils ont jusqu’au 9 juillet pour se déclarer, date d’ouverture des nominations.

S’il reste le seul candidat, Andy Burnham pourrait être désigné dès le 16 juillet, début de la pause estivale du Parlement, et entrer à Downing Street le 17 ou 18 juillet, selon plusieurs médias. « Si ses convictions politiques actuelles restent floues, il est perçu au sein du Parti travailliste comme la meilleure chance pour le parti de reconquérir des voix face à Reform UK de Nigel Farage, et aux Verts », analyse The Guardian. Avec le départ de Keir Starmer, son successeur pourrait devenir le septième Premier ministre du Royaume-Uni en dix ans, une instabilité sans précédent dans l’histoire moderne du pays.

RFI

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Mondial 2026: le Ghana se rapproche des 16es après un nul héroïque face à l’Angleterre

by admin9775 24 juin 2026
written by admin9775

Dans une rencontre frustrante pour les Anglais, le Ghana a tenu tête à l’Angleterre (0-0), mardi 23 juin à Foxborough, lors de la deuxième journée du Mondial 2026. Exceptionnels défensivement, les Black Stars ont résisté aux assauts des Three Lions pour décrocher un point précieux, célébré comme une victoire. Avec quatre points en deux matches, les hommes de Carlos Queiroz peuvent légitimement croire à une qualification pour les seizièmes de finale.

Dans une enceinte tout acquise à sa cause, sous un ciel gris et menaçant, l’Angleterre de Harry Kane, après son entrée en matière convaincante face à la Croatie, pouvait se qualifier pour les seizièmes de finale du Mondial en cas de victoire à Boston contre le Ghana.

Sous les yeux de David Beckham, du côté de Foxborough, les Three Lions de Thomas Tuchel ont posé leur jeu une bonne dizaine de minutes avant de devenir dangereux à l’image de ce tir de Declan Rice qui déclenchait du pied droit. Le ballon s’envolait au-dessus du cadre (14è). À la 36e minute, Declan Rice plaçait sa tête et le cuir file au-dessus des cages de Benjamin Asare.

Malgré sa domination, l’Angleterre n’a trouve pas la solution pour ouvrir le score en première période. Harry Kane a eu sa toute première occasion dans le temps additionnel avec une frappe du gauche contrée par Marvin Senaya. Pour le Ghana, le premier temps fort est arrivé à la 42e minute avec Antoine Semenyo, qui a tenté une frappe croisée dans la surface de réparation. 

Harry Kane est resté muet

Après une première période très décevante, avec une équipe d’Angleterre qui a largement  manqué de créativité pour déstabiliser le bloc ghanéen, la deuxième période a été un peu plus ouverte. Senaya entrait dans la surface réparation pour le Ghana, où il était finalement stoppé par Djed Spence (50e). Anthony Gordon cadrait du pied droit pour les Three Lions, aux abords de la surface. Le ballon était capté par Benjamin Asare devant sa ligne (57e). 

Un peu plus tard, Kane, l’attaquant du Bayern Munich s’offrait une belle occasion pour frapper au but, du pied droit, à ras de terre. Benjamin Asare se couchait sur sa gauche pour un bel arrêt (69e). À Foxborough, il n’y a pas eu d’orage, ni d’étincelle. O’Reilly a touché la barre transversale et Harry Kane a manqué le cadre dans la foulée (86e). 

Après des parcours réussis pour leur deux premiers Mondiaux (8es en 2006, quart en 2010), les Black Stars ont calé lors des éditions 2014 au Brésil et 2022 au Qatar, échouant à chaque fois à sortir de leur poule. Mais avec ce nul, les Ghanéens font un grand pas vers les seizièmes de finale, et peuvent renouer avec les phases à élimination directe d’un Mondial, seize ans après la Coupe du monde en Afrique du Sud. L’Angleterre et le Ghana en sont à quatre points dans ce groupe, et tout reste possible avant le match entre le Panama et la Croatie (23h TU).

La réaction des deux sélectionneurs

Thomas Tuchel, sélectionneur des Anglais : « Le Ghana a défendu avec détermination et discipline. Nos deux premières rencontres ont été difficiles dans ce groupe assez relevé. Nous avons tenté de passer sur les côtés, nous avons été patients, mais ça n’a pas fonctionné. Nous n’avons pas trouvé les espaces. Je sais que la rencontre n’était très excitante pour nous supporters. Nous avons été un peu déçus et les Ghanéens ont célébré ce nul comme une victoire. Harry Kane n’avait pas beaucoup d’espace et quand il a pu tirer au but, il n’a pas eu de réussite. Aujourd’hui, face à nous, c’était une équipe très athlétique avec beaucoup de qualité. »

La réaction de Carlos Queiroz, sélectionneur des Ghanéens : « C’était un match intense avec deux équipes qui jouent un foot différent. Je sais que les Anglais ont terminé la rencontre avec beaucoup de frustration. Le foot, c’est aussi de l’intelligence et de la détermination et nous étions déterminé à contrôler la rencontre sans leur laisser l’opportunité de marquer. On mérite ce nul et on espère se qualifier pour les seizièmes de finale. Tout est ouvert dans ce groupe. Oui, il fallait célébrer ce nul. Nous nous sommes battus pour cela. Merci à mes joueurs qui sont restés concentrés durant toute la rencontre. Ils sont très solidaires entre eux. »

RFI

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Mondial 2026 : le Portugal se balade contre l’Ouzbékistan, doublé pour Cristiano Ronaldo

by admin9775 23 juin 2026
written by admin9775

La Seleçao n’a laissé aucune chance à l’Ouzbékistan (5-0), mardi 23 juin au stade de Houston lors de la deuxième journée de la phase de groupes. Le capitaine portugais Cristiano Ronaldo (41 ans) a ouvert le score dès la 6e minute puis inscrit un doublé juste avant la pause (39e). Ces deux nouvelles réalisations font de lui le premier joueur de l’histoire à marquer lors de six Coupes du monde.

Cristiano Ronaldo a tapé du poing sur la table contre le modeste Ouzbékistan pour écarter les critiques, mettre fin à une longue disette et s’installer à la table des géants de ce Mondial 2026. Ce glouton de records en a ajouté un nouveau à sa collection : il est devenu, à 41 ans et 138 jours, le premier joueur à marquer dans six éditions de la Coupe du monde.

La mégastar a repoussé le déclin que beaucoup lui ont promis, surtout après sa piètre prestation contre la République démocratique du Congo (1-1), en mettant les siens sur orbite d’un doublé supersonique (6e, 39e) dans un stade de Houston complètement acquis à sa cause. L’enceinte colorée de rouge et vert, remplie de maillots « Ronaldo » en tribunes, avait déjà chaudement applaudi l’avant-centre d’Al-Nassr à son entrée sur la pelouse.

C’est sous une tempête de cris, de joie et d’applaudissements que le héros de la Seleçao a fait sa célébration emblématique, saut en l’air, rotation et atterrissage les jambes écartées, les bras le long du corps, en criant son fameux « Siuuu ! » à l’unisson de ses supporters. Et il l’a fait plutôt deux fois qu’une, célébrant à la fois sa réussite et la fin d’une traversée du désert personnel dans un tournoi majeur. Il n’avait pas marqué lors de ses dix apparitions précédentes, Coupe du monde et Euro confondus.

Parmi ses 145 buts en 230 sélections, un record national, il en compte dix sur la plus grande scène du football international, répartis en 24 matchs sur les éditions 2006, 2010, 2014, 2018, 2022 et 2026. Avec son doublé, il a remis au goût du jour la phrase qu’il avait prononcée seize ans plus tôt, avant le Mondial en Afrique du Sud : « Les buts, c’est comme le ketchup : quand ils arrivent, ils viennent tous en même temps », avait-il dit en citant Ruud Van Nistelrooy.

La richesse du banc portugais

« CR7 » a secoué la bouteille très fort d’entrée puisqu’il a ouvert le score après six minutes, d’une parfaite volée équilibrée à la reprise d’un centre de Joao Cancelo (6e, 1-0). Il a remis le couvert sur un caviar en profondeur de Bruno Fernandes, qu’il a exploité d’une balle croisée subtilement dosée (39e, 3-0). Ce festin de buts lui permet de s’inviter à la fête des attaquants vedettes, lancée en trombe par l’Argentin Lionel Messi, le Norvégien Erling Haaland, l’Anglais Harry Kane et le Français Kylian Mbappé.

Bien sûr, c’était contre une équipe d’Ouzbékistan novice en Coupe du monde, sans grande star si ce n’est Abdukodir Khusanov, le défenseur de Manchester City. La pression était devenue très lourde sur les épaules du quintuple Ballon d’Or et sur le reste de ses coéquipiers après une entame ratée dans le tournoi nord-américain. La Seleçao a parfois eu des problèmes, à Houston, et elle a même encaissé un magnifique missile tiré par Aziz Ganiev (29e), avant que l’arbitre n’invalide le but sur une faute préalable commise par un attaquant.

Globalement, elle a pourtant montré le potentiel dont elle regorge, dans la lignée de son trio parisien Joao Neves, Vitinha et Nuno Mendes. Ce dernier a d’ailleurs ajouté son nom au tableau d’affichage, d’un coup franc direct à ras de terre (17e, 2-0). Le quatrième but a été marqué contre son camp, après un coup de billard fait d’une déviation de Joao Félix, un rebond sur Khusanov et une main pas assez ferme du gardien (60e, 4-0). Le cinquième l’a été par un des entrants, le puissant ailier Rafael Leao (87e, 5-0), comme pour illustrer la très riche profondeur de banc du Portugal, un des favoris de la compétition.

Ronaldo et sa bande ne sont pas encore officiellement qualifiés pour les seizièmes de finale, mais ils s’en sont rapprochés énormément avant leur dernier match de groupe K, samedi contre la Colombie à Miami. L’Ouzbékistan affrontera la RD Congo à Atlanta, probablement juste pour l’honneur.

France24

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