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À la Une

À la UneSport

Mondial 2026 : l’Afrique du Sud se qualifie en 16es et envoie la Corée du Sud en salle d’attente

by admin9775 25 juin 2026
written by admin9775

Le groupe A de la Coupe du monde a rendu son verdict. Si le Mexique a parachevé sa domination en venant à bout de la République tchèque, l’Afrique du Sud a quant à elle renversé la vapeur pour arracher la deuxième place du groupe, synonymes de 16es de finale. Son adversaire, la Corée du Sud, attendra de voir si elle sera repêchée.

Après le déluge de buts en conclusion du groupe C, la météo est longtemps restée plus sèche du côté du Mexique où se concluait le groupe A. Les locaux, déjà assurés de la première place, affrontaient la République tchèque, en concurrence avec l’Afrique du Sud et la Corée du Sud, pour la deuxième place qualificative. Et à la fin de cette mêlée, ce sont les Bafana Bafana qui valident leur ticket pour les 16es de finale de la Coupe du monde.

Mora titulaire, pas Ochoa

À Mexico, le sélectionneur mexicain Javier Aguirre profite du manque d’enjeu pour faire tourner en procédant à quatre changements. Il en profite pour enfin titulariser la jeune pépite Gilberto Mora, qui devient au passage le joueur le plus jeune titularisé dans le tournoi et le plus jeune Mexicain à l’être en Coupe du monde. En revanche, pas de faveur pour Guilermo Ochoa, le gardien superstar, qui attend sur le banc de jouer un match de sa sixième Coupe du monde. 

Les Mexicains font le minimum dans la partie, conscients que ce sont les Tchèques qui sont au pied du mur. Mais ces derniers peinent à emballer le match. Rayes manque d’inscrire le but du Mondial d’un retourné acrobatique lorsque qu’un coup franc est repoussé aux 16 mètres. Cela file juste à côté (40e).

Scénario similaire dans la première mi-temps à Monterrey avec une première mi-temps assez molle. En vie au coup d’envoi, l’Afrique du Sud sait que seule la victoire leur permettrait d’accéder aux 16es de finale. Pourtant, au départ, ce sont bien les Coréens qui dominent la partie. Sur le premier corner du match, Min-Jae Kim prend le dessus au premier poteau pour placer un puissant coup de casque, sauvé sur la ligne par Modiba (3e).

Mais, après cette alerte précoce, les Bafana Bafana vont montrer davantage d’envie que leurs adversaires, à défaut de précision. Mofokeng est intenable entre les lignes.Kim Seung-gyu est héroïque et effectue un double arrêt d’abord sur un boulet de canon de Mbatha, puis sur la reprise Makgopa suit à bout portant (20e).

Le Mexique donne le tempo

Alors que les deux matches se déroulaient dans l’ennui le plus total, le Mexique prend les choses en main. Sur une contre-attaque, Martinez parvient à conserver le ballon dos au jeu sur un long dégagement. Il décale ensuite Chavez, qui prend de vitesse la défense adverse, débarque dans la surface, fixe Kovar et enroule dans le petit filet (55e, 1-0). Dans la foulée, Mora trouve sert Sanchez dans la profondeur. Ce dernier rate son petit piqué sur le gardien mais a un contre favorable. Quinones a suivi (61e).

À Monterrey, les spectateurs s’enthousiasment davantage pour les buts dans la capitale que pour le contenu sur la pelouse, comme le prouvent les clameurs entendues à chacun des buts. Peut-être piqués au vif, les Sud-Africains trouvent enfin la faille : pas attaqué dans la surface, Maseko déclenche un tir hors de portée du gardien coréen (63e, 1-0). Un but qui change tout pour les Bafana Bafana désormais 2e du groupe. 

La Corée du Sud semble assommée par le but et en manques d’idées, tout comme la Tchèquie. Face à ce constat, Javier Aguirre offre même à Guillermo Ochoa de rentrer participer à la fête. Le légendaire portier rejoint donc le club des 6 Mondiaux disputés, à la table de Messi et Ronaldo. L’ovation est encore plus grande que sur les buts. Un but opportuniste de Fialdgo à la toute fin du match enflamme encore le stade (90e+3, 3-0).

L’Afrique du Sud qualifiée

Après une entame de Coupe du monde catastrophique, l’Afrique du Sud d’Hugo Broos a donc réussi à redresser la barre. Malgré les joueurs suspendus, elle a su arracher sa qualification. Elle affrontera le Canada dès dimanche pour une historique place en 8es de finale pour les deux équipes.  

France24

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À la UneEconomie

OHADA : le socle juridique discret qui façonne l’économie de 17 pays africains

by admin9775 25 juin 2026
written by admin9775

Trente ans après sa création, l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) s’est imposée comme l’un des piliers les plus importants de l’intégration économique africaine. Derrière les créations d’entreprises, les contrats commerciaux, les financements bancaires ou encore les litiges entre sociétés, cette institution régionale influence quotidiennement la vie économique de plus de 250 millions d’Africains.

Lorsqu’un entrepreneur crée une société au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Cameroun, au Bénin, au Togo ou en République démocratique du Congo, une grande partie des règles qui encadrent son activité ne dépend pas uniquement de la législation nationale. Ces règles sont largement définies par l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), une institution devenue au fil des années un acteur central de l’environnement économique africain.

Créée le 17 octobre 1993 à Port-Louis, à l’île Maurice, l’OHADA est née d’une ambition claire : offrir aux États africains un cadre juridique harmonisé capable de sécuriser les investissements et de favoriser les échanges économiques régionaux.

À l’époque, les investisseurs et les entreprises devaient composer avec des législations parfois très différentes d’un pays à l’autre, rendant complexes les opérations transfrontalières. Les divergences concernaient aussi bien la création des sociétés que les garanties bancaires, les procédures judiciaires ou encore les règles de comptabilité.

Une harmonisation unique en Afrique

Plutôt que de se limiter à une simple coordination entre États, les pays membres ont choisi une approche plus ambitieuse : adopter des règles communes directement applicables dans l’ensemble de l’espace OHADA.

Aujourd’hui, l’organisation regroupe 17 États membres, dont la République démocratique du Congo, qui a rejoint l’organisation en 2012. Ensemble, ces pays représentent un marché de plus de 250 millions d’habitants et plusieurs centaines de milliards de dollars de produit intérieur brut.

Le principal instrument de cette harmonisation repose sur les Actes uniformes, véritables textes de référence qui régissent de nombreux domaines du droit des affaires. Ils couvrent notamment le droit commercial général, le droit des sociétés, les sûretés, les procédures collectives, l’arbitrage, la médiation et la comptabilité.

Un levier pour les investissements

L’un des principaux avantages du système OHADA réside dans la prévisibilité juridique qu’il offre aux opérateurs économiques.

Une entreprise implantée au Sénégal qui souhaite investir en Côte d’Ivoire, au Bénin ou au Togo retrouve un environnement réglementaire largement similaire à celui qu’elle connaît déjà. Cette homogénéité réduit les coûts juridiques, facilite l’expansion régionale et améliore la confiance des investisseurs.

Les établissements bancaires et les fonds d’investissement y trouvent également un intérêt majeur. L’existence de règles harmonisées leur permet d’évaluer plus facilement les risques liés aux opérations financières et d’accorder des financements dans un cadre juridique mieux maîtrisé.

Une justice régionale au service de la sécurité juridique

L’OHADA dispose également de sa propre juridiction supranationale : la Cour commune de justice et d’arbitrage (CCJA), basée à Abidjan.

Cette institution veille à l’interprétation uniforme des textes dans l’ensemble des États membres. Son rôle est essentiel pour garantir que les mêmes règles produisent les mêmes effets d’un pays à l’autre.

Grâce à cette cohérence jurisprudentielle, les entreprises et les investisseurs bénéficient d’une plus grande sécurité juridique dans leurs activités régionales.

Le SYSCOHADA, un langage comptable commun

L’une des réalisations les plus visibles de l’organisation est sans doute le SYSCOHADA, le système comptable harmonisé adopté par les États membres.

Ce référentiel unique permet aux entreprises de présenter leurs états financiers selon les mêmes normes comptables, facilitant ainsi le travail des banques, des administrations fiscales, des commissaires aux comptes et des investisseurs.

Cette uniformisation améliore également la comparabilité des performances des entreprises opérant dans différents pays de l’espace OHADA.

Une référence pour l’intégration économique africaine

Au fil des années, l’OHADA est devenue l’une des expériences d’intégration juridique les plus avancées du continent africain.

Des institutions internationales telles que la Banque mondiale, la Banque africaine de développement ou encore la CNUCED ont régulièrement souligné son apport à l’amélioration du climat des affaires dans les pays membres.

Malgré les défis qui subsistent dans l’application de certaines réformes, l’organisation continue d’adapter ses textes aux évolutions économiques contemporaines. Plusieurs révisions ont ainsi été menées dans les domaines du droit des sociétés, de l’arbitrage, de la médiation et de la comptabilité afin de répondre aux nouvelles exigences des marchés et à la transformation numérique des économies africaines.

Un acteur discret mais stratégique

Contrairement aux institutions monétaires ou financières qui interviennent directement sur les politiques économiques, l’OHADA agit sur les fondements mêmes de l’activité économique.

Elle détermine les règles selon lesquelles les entreprises se créent, se financent, concluent des contrats ou règlent leurs différends.

Trente ans après sa création, l’organisation apparaît ainsi comme l’un des piliers les plus solides de l’intégration économique africaine. Souvent moins médiatisée que les banques centrales ou les institutions financières régionales, elle joue pourtant un rôle essentiel dans la construction d’un environnement des affaires plus stable, plus prévisible et plus attractif pour les investisseurs africains et internationaux.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

BOAD, BAD, Banque mondiale : Les institutions qui accompagnent les transformations économiques

by admin9775 25 juin 2026
written by admin9775

Lorsqu’une banque accorde un crédit immobilier à un ménage ou finance le besoin de trésorerie d’une entreprise, son objectif est généralement de récupérer rapidement son argent tout en percevant des intérêts. Les banques de développement répondent à une logique différente. Leur rôle consiste à financer des projets dont les retombées économiques sont importantes, mais dont la rentabilité est souvent trop lente, trop incertaine ou trop complexe pour attirer facilement les financements privés traditionnels.

Cette mission explique pourquoi des institutions comme la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), la Banque africaine de développement (BAD) ou la Banque mondiale interviennent dans des secteurs tels que les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, l’eau, les transports ou encore l’éducation. Ces projets nécessitent souvent des investissements très élevés et produisent leurs effets sur plusieurs décennies.

La construction d’une autoroute, d’un barrage hydroélectrique ou d’un réseau d’adduction d’eau illustre bien cette réalité. Les montants nécessaires se chiffrent fréquemment en centaines de millions, voire en milliards de dollars, alors que les revenus générés peuvent mettre de nombreuses années avant de couvrir les coûts engagés. Peu de banques commerciales acceptent d’immobiliser leurs ressources sur des périodes aussi longues.

Les banques de développement ont précisément été créées pour combler cette insuffisance. Elles mobilisent des capitaux auprès des États, des marchés financiers ou d’institutions partenaires afin de les réorienter vers des projets considérés comme prioritaires pour le développement économique.

Leur modèle repose sur une logique de long terme. Alors qu’un crédit bancaire classique peut s’étaler sur quelques années, les financements accordés par les banques de développement peuvent atteindre quinze, vingt ou parfois trente ans selon la nature des projets. Cette capacité à proposer des maturités longues constitue l’une de leurs principales spécificités.

La question de la maturité est d’ailleurs fondamentale. Une infrastructure dont la durée de vie atteint plusieurs décennies doit idéalement être financée avec des ressources elles-mêmes de long terme. Financer un barrage destiné à fonctionner pendant cinquante ans avec des emprunts remboursables en trois ou quatre ans créerait un déséquilibre financier difficilement soutenable.

Les chiffres donnent une idée de l’ampleur des besoins concernés. La Banque africaine de développement estime que le continent africain doit mobiliser entre 130 et 170 milliards de dollars par an pour combler ses besoins en infrastructures, alors que le déficit de financement annuel demeure compris entre 68 et 108 milliards de dollars. Cette insuffisance concerne notamment les routes, les réseaux électriques, les infrastructures portuaires, les systèmes d’approvisionnement en eau et les équipements urbains.

Face à ces besoins, les banques de développement agissent souvent comme des catalyseurs. Elles ne financent pas nécessairement seules les projets. Leur intervention permet fréquemment d’attirer d’autres investisseurs qui auraient hésité à s’engager sans la présence d’une institution reconnue.

Cette fonction est particulièrement visible dans les projets énergétiques africains. La centrale solaire de Korhogo en Côte d’Ivoire, dont le financement a récemment été soutenu par une obligation verte structurée avec l’appui d’Africa Finance Corporation, s’inscrit dans une logique où plusieurs acteurs financiers interviennent simultanément afin de répartir les risques et de mobiliser davantage de capitaux.

La BOAD joue un rôle comparable à l’échelle de l’UEMOA. Créée en 1973, elle a approuvé depuis sa création plusieurs milliers de milliards de FCFA de financements dans les huit États membres. Selon ses données institutionnelles, les engagements cumulés de la banque dépassent aujourd’hui 9 000 milliards FCFA. Ses interventions concernent aussi bien les infrastructures de transport que l’énergie, l’agriculture, le logement ou le secteur privé.

La Banque africaine de développement opère à une échelle plus vaste. En 2024, les approbations de financements du Groupe de la BAD ont dépassé 10 milliards de dollars. L’institution intervient dans l’ensemble du continent et finance aussi bien des États que des entreprises ou des projets régionaux.

La Banque mondiale dispose de moyens encore plus importants. À travers la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l’Association internationale de développement (IDA), elle engage chaque année plusieurs dizaines de milliards de dollars dans les économies émergentes et en développement. Au cours de l’exercice 2024, les engagements du Groupe de la Banque mondiale ont dépassé 100 milliards de dollars.

L’action de ces institutions ne se limite pas aux prêts. Elles accordent également des garanties, prennent parfois des participations dans certains projets, fournissent une assistance technique ou contribuent à structurer des financements complexes. Cette diversité d’instruments répond à une réalité économique simple : certains projets ne manquent pas forcément de rentabilité, mais peinent à trouver un montage financier capable de rassurer les investisseurs.

Les banques de développement occupent aussi une place importante dans le financement de la transition énergétique. Selon l’Agence internationale de l’énergie, les investissements énergétiques nécessaires en Afrique se chiffrent en centaines de milliards de dollars au cours des prochaines décennies. Une grande partie de ces ressources devra être mobilisée avant même que les projets ne commencent à générer des revenus.

Cette problématique concerne directement le Sénégal. Les ambitions affichées dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, des infrastructures ou de la transformation industrielle nécessitent des volumes d’investissement qui dépassent largement les capacités budgétaires de l’État. Les banques de développement apparaissent donc comme des partenaires importants pour mobiliser des financements de long terme compatibles avec ces objectifs.

Leur rôle prend une importance encore plus grande dans un contexte marqué par le renchérissement du crédit international. Depuis la remontée des taux d’intérêt mondiaux amorcée en 2022, de nombreux pays africains empruntent à des conditions plus coûteuses sur les marchés financiers. Les financements proposés par les banques de développement permettent souvent d’obtenir des maturités plus longues et des conditions plus favorables que celles disponibles sur les marchés commerciaux.

Les banques de développement occupent ainsi une position particulière dans l’économie mondiale. Elles ne remplacent pas les banques commerciales, mais interviennent là où les besoins de financement de long terme dépassent les capacités ou l’appétit pour le risque des acteurs privés. Derrière les grands projets d’infrastructures, les réseaux énergétiques, les programmes agricoles ou les investissements industriels qui transforment progressivement les économies se trouvent souvent ces institutions dont la mission consiste moins à financer la consommation immédiate qu’à préparer la croissance future.

Aicha Fall

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À la UneAfrique

Me Abdoulaye Tall sur la révision constitutionnelle : « Je ne pense pas qu’il y ait une quelconque crise institutionnelle »

by admin9775 25 juin 2026
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L’Assemblée nationale est saisie d’une initiative de révision constitutionnelle. Ainsi, le président de la Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains Me Abdoulaye Tall a tenu à rassurer sur l’état des institutions, écartant toute idée de crise. « S’agissant de la révision constitutionnelle, je ne pense pas qu’il y ait une quelconque crise institutionnelle, comme certains Sénégalais le pensent. Il faut comprendre qu’il s’agit de la première séance plénière depuis l’installation du président de l’Assemblée nationale. Après la plénière de la semaine dernière, le Président a rappelé que, même s’il est rare de voir une initiative de révision constitutionnelle émaner de l’Assemblée nationale, cette possibilité est prévue par l’article 103 de la Constitution. Cette initiative appartient aussi bien à l’Assemblée nationale qu’au président de la République », a soutenu le député.

Il indique que « conformément aux dispositions en vigueur, le Président de la République dispose d’un délai de dix jours pour faire connaître son avis à l’Assemblée nationale ». Ce délai, dit-il, est arrivé à expiration aujourd’hui, mais le chef de l’État avait déjà donné son avis dès vendredi dernier.

« D’après l’article 11 du règlement intérieur, lorsque l’avis est donné, la procédure suit normalement son cours. Même en l’absence d’avis, la procédure peut continuer. Heureusement, l’avis a été transmis. L’Assemblée nationale doit donc se réunir pour la phase d’adoption. Le Président de l’Assemblée nationale a rappelé qu’il s’agit d’une procédure prévue par la Constitution et relevant pleinement du fonctionnement normal des institutions de la République », a signalé Me Abdoulaye Tall.

Pour rappel, la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale (CDP) s’est réunie le samedi 20 juin 2026 à 9 h 30, au siège de l’institution parlementaire. À l’ordre du jour, l’examen de la suite de la procédure de révision constitutionnelle. « Le Président de l’Assemblée nationale (PAN) a informé la CDP de la réception, hier vendredi 19 juin 2026, de l’avis du Président de la République sur la proposition de loi portant révision de la Constitution. En conséquence, conformément aux dispositions des articles 103 de la Constitution et 69 de son règlement intérieur, l’Assemblée nationale entame la deuxième phase de la procédure, celle de l’adoption », a-t-on écrit dans un communiqué de l’institution parlementaire.

Sur ce, les travaux en commission vont se tenir demain mardi 24 juin 2026 et le vote en séance plénière est prévu le 29 juin 2026.

Awa FAYE

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À la UnePolitique

Mgr Donatien Nshole répond à l’Union Sacrée : « Le pays va très mal et il est en danger »

by admin9775 24 juin 2026
written by admin9775

La tension entre la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et la majorité présidentielle continue de monter autour du débat sur une éventuelle révision de la Constitution. Réagissant aux accusations formulées par l’Union Sacrée de la Nation (USN), le secrétaire général de la CENCO, Donatien Nshole, a livré une réponse ferme, estimant que les véritables préoccupations du pays se trouvent ailleurs.

« Le pays va très mal. Le pays est en danger », a déclaré Mgr Donatien Nshole.

Rejet des accusations de « subversion »

Le responsable de la CENCO a catégoriquement rejeté les accusations de l’Union Sacrée qui avait qualifié la récente déclaration des évêques catholiques d’« acte de subversion ».

Selon lui, plusieurs personnalités de la majorité présidentielle auraient elles-mêmes exprimé leur désapprobation face au communiqué publié par la coalition au pouvoir.

« Certains membres de la majorité ont eux-mêmes estimé que ce communiqué était d’une grande bassesse », a-t-il affirmé.

Mgr Nshole a également dénoncé ce qu’il considère comme une « malhonnêteté intellectuelle » dans l’argumentaire développé par les auteurs de cette déclaration.

Une position unanime des évêques

Face aux tentatives de présenter l’Église catholique comme divisée sur la question constitutionnelle, le secrétaire général de la CENCO a insisté sur le caractère consensuel de la position adoptée par les évêques.

Selon lui, la déclaration rejetant l’opportunité d’une révision constitutionnelle a été approuvée de manière unanime lors de l’assemblée des évêques.

Cette position réaffirme la ligne défendue par la CENCO, qui estime qu’il n’existe actuellement ni urgence, ni nécessité, ni opportunité de modifier la Constitution de la République démocratique du Congo.

Le débat constitutionnel détourne l’attention des urgences nationales

Pour Mgr Nshole, la focalisation sur la question constitutionnelle risque de détourner l’attention des véritables défis auxquels le pays est confronté.

Il cite notamment :

  • La persistance de l’insécurité dans l’Est du pays ;
  • Les menaces liées à l’épidémie d’Ebola ;
  • Les défis humanitaires ;
  • La préservation de l’unité nationale ;
  • Les efforts de paix et de réconciliation.

« Les Congolais devraient aujourd’hui se mobiliser davantage pour la paix, la réunification du pays et la réponse aux crises qui affectent la population », a-t-il soutenu.

Des interrogations sur les relations avec Kigali

Le secrétaire général de la CENCO est également revenu sur les discussions en cours autour de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.

Sans apporter d’éléments précis, il s’est interrogé publiquement sur l’existence éventuelle d’arrangements politiques ou diplomatiques entre Kinshasa et Kigali.

« Y a-t-il un deal entre Kinshasa et Kigali ? », s’est-il demandé.

Une interrogation qui risque d’alimenter davantage le débat politique dans un contexte marqué par les négociations régionales et internationales visant à mettre fin au conflit dans l’Est du pays.

Les inquiétudes sur un éventuel référendum

Concernant l’hypothèse d’un référendum constitutionnel, Mgr Donatien Nshole estime que son organisation dans le contexte actuel pourrait comporter des risques majeurs pour la cohésion nationale.

Selon lui, alors qu’une partie du territoire reste affectée par les conflits armés et que plusieurs populations vivent sous la menace de groupes armés, une telle consultation pourrait fragiliser davantage l’unité du pays.

Pour la CENCO, la priorité devrait être accordée au rétablissement de la paix, à la sécurisation de l’ensemble du territoire national et à la consolidation de l’État avant toute réforme constitutionnelle majeure.

Cette nouvelle prise de position confirme la fermeté de l’épiscopat catholique face au projet de révision constitutionnelle et annonce la poursuite d’un bras de fer politique entre l’Église catholique et une partie de la majorité présidentielle autour de l’avenir institutionnel de la RDC.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Jean-François Le Drian charge Joseph Kabila : « Il a trahi la patrie en s’alignant sur Kigali »

by admin9775 24 juin 2026
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Jean-François Le Drian a livré une charge particulièrement sévère contre l’ancien président de la République, Joseph Kabila, l’accusant de s’être rangé du côté du Rwanda et des groupes armés actifs dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Dans sa déclaration, il affirme que l’ancien chef de l’État aurait « sciemment pactisé avec le régime de Kigali », qu’il considère comme le principal agresseur de la RDC à travers son soutien présumé à la rébellion du M23.

Selon lui, Joseph Kabila se serait « rangé sans ambiguïté aux côtés de l’axe M23-Rwanda », qu’il accuse d’être responsable des violences, des déplacements de populations et de l’insécurité persistante dans les provinces orientales du pays.

Pour Jean-François Le Drian, cette attitude constitue une véritable trahison nationale.

« Il a sciemment pactisé avec le régime de Kigali, principal agresseur de la RDC, et s’est rangé sans ambiguïté aux côtés de l’axe M23/Rwanda qui sème la mort et la désolation dans l’Est », a-t-il déclaré.

Poursuivant son réquisitoire, il estime que cette position justifie les propos particulièrement virulents tenus récemment par le président Félix Tshisekedi à l’égard de son prédécesseur.

Jean-François Le Drian a également employé une métaphore particulièrement dure pour qualifier ce qu’il considère comme la proximité de Joseph Kabila avec le président rwandais Paul Kagame.

« Sa fidélité à Paul Kagame n’est rien d’autre que celle d’un chien à son maître. Aveugle, servile et dépourvue de toute conscience. Qu’il s’agisse d’un criminel de masse ou d’un dirigeant respectable, le chien ne fait pas la différence. Il lèche la main qui le nourrit, même si cette main est tachée du sang du peuple congolais », a-t-il affirmé.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de fortes tensions politiques en RDC, marqué par les accusations récurrentes du pouvoir congolais contre le Rwanda concernant son soutien présumé au M23, ainsi que par les polémiques entourant le retour de Joseph Kabila dans le débat politique national.

Les propos de Jean-François Le Drian constituent l’une des attaques les plus virulentes formulées récemment contre l’ancien président congolais et devraient alimenter davantage la controverse autour de son rôle présumé dans la crise sécuritaire qui secoue l’Est du pays.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Mondial 2026 : la RDC toujours en course, la bataille des meilleurs troisièmes s’annonce décisive

by admin9775 24 juin 2026
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À l’approche de la troisième et dernière journée de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026, la lutte pour les huit places réservées aux meilleurs troisièmes est plus ouverte que jamais. Avec l’élargissement du tournoi à 48 équipes, les sélections classées troisièmes de leur groupe disposent d’une réelle chance de poursuivre l’aventure.

À ce stade de la compétition, les statistiques sont encourageantes : plus de 66 % des équipes occupant actuellement la troisième place devraient décrocher leur qualification pour les seizièmes de finale.

La RDC garde toutes ses chances

Parmi les nations encore en lice figure la République démocratique du Congo. Avec un point récolté après deux journées, les Léopards restent pleinement engagés dans la course à la qualification.

Après leur match nul historique face au Portugal (1-1), qui leur a permis d’inscrire le premier but et de gagner le premier point de leur histoire en Coupe du monde, les hommes de Sébastien Desabre abordent leur dernière rencontre avec l’ambition de décrocher leur billet pour la phase à élimination directe.

La RDC affrontera l’Ouzbékistan lors de cette ultime journée. Une victoire pourrait considérablement améliorer ses chances de figurer parmi les meilleurs troisièmes, voire lui permettre d’espérer une qualification directe selon les résultats des autres groupes.

Les mieux placés avant la dernière journée

Actuellement, cinq sélections semblent disposer d’un léger avantage dans cette course aux huit meilleures troisièmes places :

  • Sweden national football team
  • Scotland national football team
  • Croatia national football team
  • Algeria national football team
  • Paraguay national football team

Toutes comptent trois points après deux rencontres. Toutefois, rien n’est encore acquis puisque leurs derniers adversaires figurent parmi les favoris du tournoi.

L’Écosse devra notamment défier le Brazil national football team, tandis que la Suède affrontera le Japan national football team. L’Algérie croisera la route de l’Autriche, la Croatie celle du Ghana et le Paraguay sera opposé à l’Australie.

Une bataille extrêmement serrée

Derrière ce premier groupe se trouvent plusieurs équipes qui peuvent encore bouleverser la hiérarchie actuelle : le Cape Verde national football team et la Belgium national football team avec deux points, puis la République tchèque, la RDC, l’Équateur et la Bosnie-Herzégovine avec un point.

Pour ces sélections, une victoire lors de la dernière journée pourrait suffire à décrocher une qualification historique.

La Belgique part avec les faveurs des pronostics contre la Nouvelle-Zélande, tandis que le Cap-Vert tentera de créer la surprise face à l’Arabie saoudite. La Bosnie-Herzégovine affrontera le Qatar alors que la République tchèque et l’Équateur auront fort à faire respectivement contre le Mexique et l’Allemagne.

Le Sénégal dos au mur

La situation est beaucoup plus compliquée pour le Senegal national football team. Après deux défaites face à la France et à la Norvège, les Lions de la Teranga occupent actuellement la dernière place du classement des troisièmes avec zéro point et une différence de buts négative.

Pour espérer se qualifier, les coéquipiers de Sadio Mané devront battre l’Irak avec au moins deux buts d’écart tout en espérant plusieurs contre-performances des équipes qui les devancent.

Une dernière journée sous haute tension

Jamais la bataille des meilleurs troisièmes n’aura semblé aussi indécise. Entre équipes bien placées mais confrontées à des adversaires redoutables et outsiders toujours capables de renverser la situation, les calculs vont accompagner chaque rencontre.

Pour la RDC, l’équation reste simple : battre l’Ouzbékistan et croire en son destin. Une victoire pourrait permettre aux Léopards d’écrire une nouvelle page de leur histoire et d’accéder pour la première fois aux phases à élimination directe d’une Coupe du monde.

Par Marius Bopenga
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Germain Kambinga : « L’Église catholique cherche aussi à préserver son influence dans le débat politique »

by admin9775 24 juin 2026
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Dans un contexte marqué par les discussions autour d’un éventuel changement de la Constitution en République démocratique du Congo, l’ancien ministre de l’Industrie et président du regroupement politique Le Centre, Germain Kambinga, a livré une analyse critique du rôle joué par l’Église catholique dans ce débat.

Dans une interview accordée à Actu30.cd le 23 juin, l’homme politique estime que les récentes prises de position de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) ne s’expliquent pas uniquement par des considérations institutionnelles ou constitutionnelles, mais également par une volonté de préserver une influence historique dans la vie politique congolaise.

Une institution historiquement influente

Pour Germain Kambinga, l’implication de l’Église catholique dans les débats politiques n’a rien de nouveau. Il rappelle que cette institution a toujours joué un rôle majeur dans l’évolution des sociétés et des systèmes politiques.

« L’Église catholique adore la politique. C’est son histoire. L’Église catholique est une institution vieille de deux mille ans qui a toujours influencé la politique et les sociétés. Aujourd’hui, elle voit émerger d’autres acteurs et elle ne veut pas perdre cette position », a-t-il déclaré.

Selon lui, l’opposition affichée par la CENCO à une éventuelle révision ou modification de la Constitution constitue également une manière pour l’Église de réaffirmer sa place dans l’espace public.

Le contexte a changé depuis 2015 et 2017

L’ancien ministre rappelle que les grandes mobilisations populaires organisées en 2015 et 2017 contre le maintien au pouvoir de l’ancien président Joseph Kabila avaient bénéficié d’un contexte politique particulier.

D’après lui, la force de mobilisation de l’Église catholique reposait alors en partie sur l’appui de l’opposition politique, notamment celui de l’UDPS, aujourd’hui au pouvoir.

« En 2015 et 2017, l’Église catholique a pu mobiliser massivement la population, mais il ne faut pas oublier qu’elle comptait sur une force politique importante, notamment l’UDPS. Aujourd’hui, avec l’UDPS au pouvoir, cet équilibre a changé et l’Église catholique a perdu une partie de son influence dans la société », a-t-il affirmé.

Une bataille d’influence plus large

Pour Germain Kambinga, le débat actuel dépasse largement la seule question constitutionnelle. Il y voit une recomposition du paysage politique et religieux congolais où plusieurs acteurs cherchent à renforcer leur poids dans l’opinion.

Il évoque notamment la montée en puissance des Églises de réveil et d’autres mouvements religieux qui occupent désormais une place importante dans la société congolaise.

« Ce que nous voyons aujourd’hui, ce n’est pas simplement un débat autour de la Constitution. C’est une véritable bataille d’influence entre différentes forces qui cherchent à peser sur la société. L’Église catholique, forte de son histoire, ne veut pas perdre cette position et tente de se repositionner face à l’émergence d’autres acteurs », a-t-il analysé.

Vers une campagne référendaire ?

Alors que la CENCO a récemment réaffirmé son opposition à toute modification de la Constitution, Germain Kambinga estime que le débat doit désormais être porté devant le peuple souverain.

Selon lui, si un référendum venait à être organisé, les partisans et les opposants au changement constitutionnel devraient défendre leurs positions dans le cadre d’une campagne démocratique.

« L’Église catholique et l’opposition doivent se préparer à battre campagne pour le non lors du référendum. Le peuple congolais sera appelé à départager les défenseurs du changement de la Constitution et ceux qui s’y opposent », a-t-il conclu.

Cette sortie de Germain Kambinga intervient alors que les tensions autour du débat constitutionnel continuent d’alimenter les discussions au sein de la classe politique, de la société civile et des confessions religieuses, illustrant les profondes divergences qui traversent actuellement la scène politique congolaise.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSanté

Épidémie d’Ebola: un premier cas identifié en France, chez un médecin de retour de RDC

by admin9775 24 juin 2026
written by admin9775

Pour la première fois, un cas d’Ebola a été identifié sur le territoire français, chez un médecin de retour de République démocratique du Congo (RDC) actuellement confrontée à une importante épidémie, ont annoncé les autorités sanitaires françaises.

Le ministère de la Santé « confirme ce jour l’identification d’un premier cas positif de maladie à virus Ebola sur le territoire national », dit-il dans un communiqué. Interrogé par l’AFP, le ministère a précisé que le cas avait été identifié en métropole.

Il avait déjà été isolé dès son arrivée sur le territoire national, avant que la maladie soit officiellement identifiée. « Toutes les mesures de précaution, et notamment l’isolement du patient, ont été prises dès son arrivée », précise le ministère.

La situation est suivie « de très près » par le Premier ministre, selon son entourage cité par l’AFP.

Une urgence de santé publique internationale

En RDC, où l’épidémie sévit au moins depuis le 15 mai, l’Institut national de santé publique congolais (INSP) a enregistré 1 003 cas et 254 décès, soit un taux de létalité moyen de 25,3%. La capacité de test de la RDC, très faible au début de l’épidémie, s’est améliorée, ce qui explique en partie l’augmentation du nombre des cas recensés. Mais les organisations humanitaires internationales et ONG déployées sur le terrain estiment de façon unanime que les chiffres officiels sont encore sous-estimés.

Le virus, qui provoque une fièvre hémorragique, s’est également propagé en Ouganda, où les autorités ont déclaré le 11 juin que la situation était « sous contrôle ». Vingt cas confirmés, dont deux décès, ont été recensés dans le pays frontalier de la RDC.

L’épidémie est causée par le virus Bundibugyo, pour lequel il n’existe aujourd’hui ni vaccin, ni traitement. Les vaccins mis au point ne sont efficaces que contre le virus Zaïre, responsable des plus grandes épidémies d’Ebola connues jusqu’ici.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale et l’Africa CDC estime que dix pays de la zone sont à risque. Ebola a tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années.

RFI

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À la UneSport

Coupe du monde 2026: la RDC a fini par craquer contre la Colombie malgré un Lionel Mpasi héroïque

by admin9775 24 juin 2026
written by admin9775

La RDC a été vaillante, à l’image de son gardien Lionel Mpasi, qui a longtemps tenu bon contre la Colombie dans la nuit de mardi à mercredi. Mais les Léopards ont fini par exploser en fin de match (1-0) sous la pression des Cafeteros devenue trop forte. Ils sont désormais condamnés à la victoire contre l’Ouzbékistan pour espérer voir les 16es de finale. La Colombie, elle, est mathématiquement qualifiée.

Si l’équipe de France a été interrompue par l’orage mardi soir, la RDC a manqué de se faire emporter par une tempête contre la Colombie un peu plus de 24h plus tard. Entre un stade bouillant tout de jaune vêtu et le torrent d’occasions de buts pour les Cafeteros, c’est un véritable ouragan qui s’est abattu sur les Léopards en début de rencontre. Heureusement, dans la tempête, un homme a gardé le cap. Avant de craquer une heure plus tard.

Lionel Mpasi a été extrêmement solide dans les 20 premières minutes, pour ne pas dire héroïque. Il a d’abord détourné une frappe puissante, quasiment à bout portant, de Luis Suarez, directement dans les pieds de Daniel Munoz, qui a ensuite manqué le cadre (4e). Puis, il s’est imposé en claquant de la main gauche une tête du même Munoz, qui a repris le ballon pour marquer dans le but… avant d’être signalé en position de hors-jeu (6e). Enfin, Mpasi s’est détendu à l’horizontale pour dévier une frappe très lourde de James Rodriguez à 25 mètres (11e).

Et encore, on ne citera pas les plusieurs frappes lointaines que le gardien des Léopards s’est employé à repousser, jusqu’à ce que la pause fraîcheur casse un peu le rythme et calme les ardeurs colombiennes. De quoi laisser enfin les hommes de Sébastien Desabre respirer un peu, et s’aventurer dans la moitié de terrain adverse, sans grand succès, à part un centre venu de la gauche que Cédric Bakambu a manqué de peu de la tête en position dangereuse avant la pause. 

Une accalmie avant une nouvelle tempête

Le rythme a ensuite drastiquement baissé, avant de repartir de plus belle. Après avoir quelque peu endormi leur public, les Colombiens ont de nouveau appuyé sur l’accélérateur après l’heure de jeu et des changements qui leur ont fait du bien. C’est d’ailleurs Juan Quintero, entré à la 58e, qui s’est mué en passeur décisif pour Munoz, décidément extrêmement actif. Sa frappe depuis la droite de la surface, détournée par un congolais, a fini au fond des filets (76e). Il fallait au moins ça pour surprendre Mpasi.

Une ouverture du score logique, les Léopards avaient surtout subi et n’avaient pas proposé grand-chose. Ils ont même bien failli s’effondrer en fin de match. Heureusement pour eux, Luis Diaz a vu ses deux buts annulés un peu avant la 8àe minute. Le premier, un joli lob, pour une faute sur Chancel Mbemba au début de l’action, le second, une frappe superbe, pour une position de hors-jeu.

La RDC aura tout de même de quoi nourrir quelques regrets puisqu’elle est parvenue à forcer le gardien colombien Camilo Vargas à la parade dans le temps additionnel. Mais c’était trop tard pour réagir, il aurait fallu prendre des risques offensifs bien plus tôt pour emballer cette rencontre. À la place, les Léopards sont désormais obligés de gagner contre l’Ouzbékistan pour leur dernier match dans cette poule K, sans quoi ils n’auront aucune chance de figurer parmi les meilleurs troisièmes. La Colombie, elle, avec ses six points, est certaine de voir les 16es de finale. Reste à savoir si c’est en tant que première ou deuxième de groupe.

RFI

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