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À la Une

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Négociations entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23 : Un espoir de paix à Luanda

by admin9775 17 mars 2025
written by admin9775

Ce mardi 18 mars 2025 marque le début des négociations tant attendues entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23, soutenus par leurs alliés, à Luanda, en Angola. Ces pourparlers, organisés sous la médiation du président angolais João Lourenço, suscitent un espoir considérable au sein de la classe politique, de la société civile et de la communauté internationale, tous unis dans l’attente d’une résolution pacifique à la crise qui sévit dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).

Une délégation congolaise de haut niveau

La délégation congolaise, composée de figures politiques de premier plan, a quitté Kinshasa ce lundi 17 mars pour Luanda. Parmi les membres figurent Jean-Pierre Bemba Gombo, vice-premier ministre des Transports et voies de communication, le député national André Mbata, Evariste Boshab, ainsi que Tina Salama, porte-parole du chef de l’État. Cette équipe plurielle et expérimentée a pour mission de représenter les intérêts de la RDC et de défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays face aux revendications des rebelles.

La délégation du M23 et de l’Alliance pour le Fleuve Congo (AFC)

Du côté des rebelles, la coalition Alliance pour le Fleuve Congo (AFC) et le M23 ont désigné Bertrand Bisimwa comme chef de la délégation. Il sera accompagné de Yannick Tshisola, Adam Chalwe et d’autres représentants. Les négociateurs du M23 arriveront à Luanda dans la matinée du mardi 18 mars, date officielle du début des pourparlers.

Un cessez-le-feu strict exigé par l’Angola

En sa qualité de médiateur, l’Angola a imposé des conditions claires pour garantir le bon déroulement des négociations. Le président João Lourenço a exigé que toutes les parties prenantes cessent immédiatement les offensives et les affrontements pendant la période des pourparlers. Un cessez-le-feu strict doit être observé, afin de créer un climat propice au dialogue et à la recherche de solutions durables.

Un espoir de paix pour l’Est de la RDC

Ces négociations directes entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23 représentent une opportunité historique de mettre fin aux hostilités qui déstabilisent l’Est de la RDC depuis des années. La communauté internationale et régionale, qui suit de près ces discussions, espère vivement qu’un compromis sera trouvé pour rétablir la paix et la stabilité dans la région.

L’Est de la RDC, riche en ressources naturelles mais miné par des conflits armés récurrents, a besoin de solutions politiques et diplomatiques pour sortir du cycle de violence. Les négociations de Luanda pourraient marquer un tournant décisif dans cette quête de paix, à condition que toutes les parties fassent preuve de bonne volonté et de compromis.

Un rôle clé pour l’Angola

L’Angola, en tant que médiateur, joue un rôle crucial dans ce processus. Le président João Lourenço, reconnu pour son leadership et son engagement en faveur de la paix en Afrique, a su imposer son autorité pour réunir les parties autour de la table des négociations. Son influence et son expérience seront des atouts majeurs pour faciliter un dialogue constructif et aboutir à des résultats concrets.

Les négociations de Luanda entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23 représentent une lueur d’espoir pour des millions de Congolais affectés par les conflits dans l’Est du pays. Alors que les délégations se préparent à engager des discussions cruciales, la communauté internationale reste attentive, espérant que ces pourparlers aboutiront à un accord durable pour la paix et la stabilité en RDC. L’Angola, en tant que médiateur impartial, a un rôle clé à jouer pour garantir le succès de cette initiative. Reste à savoir si les parties parviendront à surmonter leurs divergences et à œuvrer ensemble pour un avenir meilleur.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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17 mars 2025 0 comments
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À la UnePolitique

Gardiens de supermarchés, chauffeurs routiers et « très grosses erreurs » : l’échec du rôle des mercenaires occidentaux dans la chute de Goma

by admin9775 17 mars 2025
written by admin9775

Une enquête sur l’utilisation par la RDC de centaines de combattants roumains embauchés révèle comment une opération désorganisée avec des recrues non formées est devenue un «cirque» mortel.

En janvier, après la fin du siège de la ville congolaise de Goma, après la victoire des rebelles du M23 et des troupes rwandaises, un groupe maladroit de près de 300 mercenaires blancs a été aligné pour voir leur défaite humiliante télévisée.

« Vous ne devez pas plaisanter avec nous », aboyait Willy Ngoma, porte-parole militaire du M23, à un homme qu’il avait ordonné de s’asseoir sur le sol, les mains serrées derrière la tête.

La veille, le 28 janvier, la milice du M23 et les soldats rwandais avaient capturé ensemble la plus grande ville de l’est de la RDC. Ce fut une défaite spectaculaire, non seulement pour les forces congolaises, mais aussi pour les Européens que le gouvernement avait espéré protégerait Goma.

Les dirigeants congolais ont toujours employé des mercenaires blancs. Ils ont mené des campagnes infâmes contre les rebelles pendant les années turbulentes après l’indépendance de la Belgique en 1960. L’ancien dictateur congolais Mobutu Sese Seko a également embauché d’anciens mercenaires yougoslaves alors que son régime s’effondrait dans les années 90.

Photographie en noir et blanc de deux officiers militaires, un noir, un blanc, marchant ensemble dans une caserne

Le commandant en chef de la RDC, le major général Louis Bobozo (à gauche) avec le mercenaire français Bob Denard à Kisangani en octobre 1966.

À la fin de 2022, avec le M23 autour de Goma, le gouvernement de la RDC a embauché deux entreprises privées. L’un d’eux, le nom d’Agemira, était composé d’une quarantaine d’anciens agents de sécurité français qui ont fourni des renseignements et un appui logistique à l’armée congolaise.

La majeure partie des mercenaires provenait d’une deuxième entreprise dirigée par Hora’iu Potra, un légionnaire de Transylvanie et ancien légionnaire français, connu pour assurer la sécurité des hommes politiques et des sites miniers en Afrique. À leur apogée, les hommes de Potra en RDC, en majorité roumains, étaient environ 1 000. Dans les milieux de la sécurité, ils étaient connus sous le nom de « Romeos ».

L’opération était bâclée, entachée de différends salariaux et de pénuries d’équipements. Elle a déployé d’anciens membres des forces de sécurité mais aussi des recrues non formées, telles que des gardes de supermarchés, selon une enquête conjointe d’un an menée par le Guardian, le Public Record de la Roumanie et le Le Soir en Belgique. Les Romeos ont également travaillé en étroite collaboration avec les milices locales et ont participé aux combats.

Alors que les forces militaires congolaises et alliées autour de Goma se sont effondrées entre le 27 et le 28 janvier, les Romeos ont fait une course pour la principale base de l’ONU dans le centre-ville, abandonnant du matériel, des fusils et des jeeps. « Ils allaient être tués sur le point de se faire sentir en retard », déclare un haut responsable de l’ONU, qui a demandé à rester anonyme. Les combattants du M23 sont ensuite arrivés à la base de l’ONU et ont donné deux heures aux Romeos pour se rendre. Certains ont mis à l’échelle les murs de l’hôtel Serena adjacents pour regarder vers le bas dans le complexe, créant une panique à l’intérieur.

Six hommes en train de combat patrouillent une entrée fermée dans une rue

Les membres du groupe rebelle du M23 à Goma supervisent la sortie de mercenaires le 29 janvier, un jour après que le M23 et les forces rwandaises se sont emparées de la ville.

« C’était une véritable crise », déclare le haut responsable de l’ONU, qui a ajouté que les négociations à enjeux élevés impliquant des présidents du monde ont conduit à un accord d’extraction, un compte confirmé par deux autres sources de l’ONU.

Après que le porte-parole militaire du M23 eut fini de les réfuter, les Romeos embarquèrent des autobus de l’ONU avec des fenêtres en cage. Plus de 280 mercenaires des 1 000 premiers – dont beaucoup sont partis avant la chute de Goma – ont été conduits à la frontière rwandaise et rentrés chez eux. Au moins quatre personnes ont été tuées au cours de leur déploiement de deux ans dans la province du Nord-Kivu. « C’était un cirque », explique un ancien membre roumain des forces spéciales, qui n’est resté en RDC que pendant six semaines parce que les conditions étaient si désastreuses.


IN 2022, le mot s’est rapidement répandu dans les cercles de sécurité roumains que Potra recrute. Les hommes sous-payés avec des prêts hypothécaires et des familles ont sauté sur l’occasion. Certains, comme Potra, étaient des légionnaires étrangers français. Certains n’étaient que ses camarades. D’autres étaient des gardes de sécurité, ou d’anciennes (et en service) de l’armée ou de la police, qui prenaient parfois un congé non rémunéré pour s’inscrire.

À leur arrivée à Goma, les entrepreneurs ont signé un contrat de trois pages. Le salaire était de 5 000 à 6 000 dollars (3 900 à 4 600 dollars) par mois, selon l’ancienneté, selon quatre contrats différents signés entre 2022 et 2024 et examinés par le Guardian.

Portrait de Horatiu Potra sur un fond noir

Horatiu Potra, dont l’entreprise a recruté jusqu’à 1 000 Roumains pour travailler avec l’armée congolaise.

Dans un premier temps, ils ont signé avec une société enregistrée au Royaume-Uni appelée GPH La Role Ltd, détenue par le frère de Potra, avant que des contrats ne soient transférés à une société enregistrée au Congo, Amani Sarl. Le contrat était de trois mois, un mois de congé, sans assurance médicale. La société de Potra a fourni un gilet pare-balles et un AK-47. Tout autre matériel, les entrepreneurs devaient acheter pour eux-mêmes.

Pour Victor Railean, un agent de sécurité privé moldave qui a rencontré Potra pour la première fois en 2019, cela représentait néanmoins une opportunité importante. Il est allé en RDC pour construire un nid pour son fils, qu’il aimait « folle », selon sa sœur Victoria Goz. Railean a été abattu en février 2024 au cours d’une embuscade dans les collines volcaniques à environ 25 km de Goma. Il est mort de ses blessures. Vasile Badea, un ancien policier roumain, a également été tué ce jour-là. Leur groupe avait demandé l’extraction au préalable, selon les enregistrements vocaux WhatsApp examinés par le Guardian.

Ils mentaient sur nos chiffres. Au lieu d’avoir 100 personnes dans le domaine, ils en avaient 70. En fin de compte, l’objectif de l’entreprise était le profit

Contractant

Un entrepreneur a déclaré à Potra pendant la bataille: «Nous ne pouvons pas bouger parce qu’ils nous chassent avec des tireurs embusqués. Si nous partons d’ici, ils vous souffleront la tête.

Un survivant de l’embuscade a déclaré au Guardian : « Très graves erreurs ont été commises, ils ont été soulignés, ils n’ont pas été rectifiés. En conséquence, les garçons sont morts. »

Cinq sous-traitants ont décrit une opération désorganisée, avec des recrues non formées et inadaptées. Deux responsables occidentaux à Goma ont estimé qu’environ 30 % seulement des entrepreneurs avaient servi dans la Légion étrangère française.

« Lorsque vous faites venir des chauffeurs de camion, des gardes de sécurité et des personnes de plus de 60 ans… j’ai réalisé que ce n’était pas bien organisé, alors j’ai demandé à rentrer chez moi », explique la recrue qui a décrit la société militaire privée de Potra comme « un cirque ».

Un groupe d'hommes blancs en équipement de combat et des fusils de maintien se tiennent autour d'un véhicule militaire 4x4

Sous-traitants roumains à Sake, dans le Nord-Kivu, après une offensive rebelle du M23 dans la région en avril 2023.

Les sous-traitants ont été déployés pour mettre en place des positions fortifiées près des lignes de front dans les collines au nord-ouest et autour d’une ville satellite contestée au nord-ouest. Officiellement, leur contrat a indiqué qu’ils procéderaient à une « formation, qualification et certification du personnel local de sécurité ».

Felix Tshisekedi, le président de la RDC, a nié être des mercenaires, affirmant qu’ils avaient fourni un « coaching » sur le champ de bataille. Cependant, des images vidéo et des témoignages indiquent une opération militaire.

Il y avait une « force de réaction rapide » pour extraire des hommes attaqués, des équipes volant des drones de surveillance et d’autres qui coordonnaient les frappes d’artillerie. Romeos habillé en fatigue militaire a tiré des mitrailleuses lourdes et actionnait des mortiers, selon des images. Dans certains cas, ils ont dit qu’ils avaient tiré de l’artillerie eux-mêmes.

L’une, avec une expérience de combat en Irak et en Afghanistan, dit que des équipes de mortier ont tiré sur des positions du M23 pendant deux semaines au printemps 2024. Il a cessé de participer à des attaques parce qu’elles étaient au-delà de son contrat ou de sa qualité de salaire. « Je participerais gratuitement à des opérations militaires à la maison », dit-il.

Deux gardes effectuent un contrôle de sécurité sur un homme portant un T-shirt noir debout les bras tendus sur les côtés. De longues files d'autres hommes font la queue derrière eux

Un entrepreneur militaire roumain est soumis à un contrôle de sécurité au point de passage de la frontière entre la Grande Barrière et le Rwanda, alors qu’il est évacué de Goma le 29 janvier.

Les conflits de salaire étaient fréquents parmi les Romeos. Il y avait aussi des tensions au sein des troupes congolaises – payé environ 100 dollars par mois – sur les salaires des mercenaires.


TLa RDC est l’un des cinq pays les plus pauvres du monde, selon à la Banque mondiale, et plus de 70 % de la population survit avec moins de 2,15 dollars par jour. Selon quatre sous-traitants, l’entreprise de Potra comptait sur le nombre de main-d’œuvre.

« Ils mentaient sur nos chiffres. Au lieu d’avoir 100 personnes sur le terrain, elles en avaient 70 », a déclaré un entrepreneur, expliquant qu’il avait prétendu vivre dans quatre unités de logement différentes pour tromper les inspecteurs. Les entrepreneurs percevaient également des pénuries de matériel comme des mesures de réduction des coûts. « En fin de compte, l’objectif de l’entreprise était le profit », a déclaré l’un d’entre eux.

Ni Potra ni la présidence congolaise n’ont répondu aux demandes de commentaires. Le porte-parole de l’armée congolaise a déclaré qu’il n’avait « aucune observation à faire ».

Un groupe de personnes dans la rue, certains regardaient inquiets

Le M23 s’est emparé de vastes territoires dans l’est de la RDC après avoir lancé une offensive à la fin de 2021. En réponse, l’armée faible de la RDC a commencé à compter sur des milices pro-gouvernementales, collectivement connues en Swahili sous le nom de Wazalendo – patriotes. Le Wazalendo va de groupes non structurés à des milices organisées avec des milliers de combattants, comme l’Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS) ou la Coalition des Mouvements pour le changement (CMC), dont les dirigeants sont passibles de sanctions pour des crimes, y compris le recrutement d’enfants soldats.

Un grand groupe d'hommes passent devant trois autocars verts, surveillés par des gardes militaires

Des hommes soupçonnés d’être des entrepreneurs militaires roumains sont escortés jusqu’à leur transport après avoir franchi la frontière pour se rendre au Rwanda le 29 janvier.

Les Romeos ont coopéré avec les milices locales, fournissant de l’argent et des munitions, selon des enregistrements audio et des entretiens. Certaines des milices ont été accusées de crimes de guerre, qui pourraient rendre les Romeos complices, selon les experts juridiques avec lesquels le Gardien a parlé.

Toutefois, on ne sait pas avec quelle milice ils ont coopéré, car aucun des combattants interrogés ne l’a précisé. Un contractant dit que la relation était tendue « jusqu’à ce que nous commencions à leur donner de l’argent ».

Les responsables de la sécurité affirment que les Romeos étaient conscients des limites légales à leurs engagements. Les entrepreneurs interrogés insistent sur le fait qu’ils n’étaient pas des mercenaires. « Si vous venez de l’ouest, vous êtes un entrepreneur militaire. Si vous venez de l’est, vous êtes un mercenaire », se moque de lui-même.

La question de savoir si un entrepreneur militaire est juridiquement un mercenaire est complexe, mais elle peut avoir des conséquences dans des pays comme la France, qui interdit l’activité mercenaire. De nombreux instructeurs roumains, en tant qu’anciens légionnaires, ont la nationalité française.

Vue de tête d'une foule d'hommes debout sur le tarmac

Certains des hommes qui ont travaillé en RDC disent qu’ils ont maintenant du mal à trouver du travail après avoir été étiquetés comme mercenaires.

« Ces acteurs se multiplient et il est crucial d’envisager de créer un organe d’enquête indépendant qui pourrait soutenir les efforts de responsabilisation », déclare Jelena Aparac, ancienne présidente du Groupe de travail des Nations unies sur l’utilisation de mercenaires.

L’année dernière, Potra a accueilli un journaliste du radiodiffuseur public roumain pour observer ses hommes en train de former les troupes congolaises. Cependant, un entrepreneur dit que cela a été mis en place: «Nous n’avons fait semblant de former les gens que lorsque la presse est venue.» Un autre dit qu’il a du mal à trouver du travail après avoir été qualifié de mercenaire. « C’est un problème que nous avons tous. À peine, n’importe lequel d’entre nous peut être embauché maintenant. »

Pourquoi vous pouvez compter sur le Guardian pour ne pas vous prosterner devant Trump – ou n’importe qui

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Betsy Reed

Rédacteur, Guardian US

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À la UnePolitique

Le Président Félix Tshisekedi reçoit l’envoyé spécial du président américain Donald Trump

by admin9775 17 mars 2025
written by admin9775

Ce dimanche 16 mars 2025, le Président de la République Démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a reçu à la Cité de l’Union africaine M. Ronny Jackson, envoyé spécial du président des États-Unis Donald Trump et membre du Congrès américain. Cette rencontre, rapportée par Election-net.com, a été l’occasion d’aborder des questions cruciales liées à la sécurité, à la stabilité et au développement de la RDC, notamment dans le contexte de la crise persistante dans l’Est du pays.

La crise sécuritaire et humanitaire à l’ordre du jour

Au cœur des discussions figurait la crise sécuritaire et humanitaire qui sévit dans l’Est de la RDC, une région marquée par la présence des troupes rwandaises accusées de soutenir les rebelles du M23. Le Président Tshisekedi a souligné l’urgence de mettre fin à cette situation, qui menace la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC. Il a appelé à une action internationale concertée pour rétablir la paix et la stabilité dans la région.

M. Ronny Jackson, de son côté, a réaffirmé l’engagement des États-Unis à soutenir la RDC dans ses efforts pour restaurer la paix. « Il faut que la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC soient respectées de tous. Nous allons travailler pour que tous les obstacles qui s’érigent sur le chemin de la paix soient ôtés afin que la paix revienne en RDC », a-t-il déclaré.

Un appel à la paix pour favoriser les investissements

L’envoyé spécial américain a également évoqué l’importance de la paix pour attirer les investissements étrangers, en particulier ceux des entreprises américaines. « Nous voulons travailler pour que les entreprises américaines puissent venir investir et travailler en RDC. Et pour cela, nous devons nous rassurer qu’il y a un environnement de paix », a insisté M. Jackson. Cette déclaration souligne le lien étroit entre la stabilité politique et la croissance économique, un enjeu majeur pour la RDC, dont le potentiel économique reste largement sous-exploité en raison des conflits récurrents.

Un émissaire américain aux compétences stratégiques

M. Ronny Jackson, membre du Congrès américain, apporte à cette mission une expertise précieuse. Il travaille au sein de plusieurs commissions clés, notamment celles sur l’armement, les renseignements et les relations extérieures. Son implication dans ces domaines stratégiques témoigne de l’importance que les États-Unis accordent à la situation en RDC et à la nécessité de trouver des solutions durables aux crises qui affectent le pays.

Une collaboration renforcée entre la RDC et les États-Unis

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un renforcement des relations entre la RDC et les États-Unis, deux pays qui partagent des intérêts communs en matière de sécurité régionale et de développement économique. Le Président Tshisekedi a salué l’engagement des États-Unis à soutenir la RDC dans ses efforts pour rétablir la paix et attirer les investissements étrangers.

En conclusion, cette rencontre entre le Président Tshisekedi et l’envoyé spécial américain Ronny Jackson marque une étape importante dans la collaboration entre la RDC et les États-Unis. Elle témoigne de la volonté des deux parties de travailler ensemble pour surmonter les défis sécuritaires et économiques auxquels fait face la RDC, tout en ouvrant la voie à de nouvelles opportunités de partenariats et d’investissements.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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17 mars 2025 0 comments
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À la UneAfrique

Kagame met en garde la Belgique et dénonce la RDC lors d’une matinée politique à Kigali

by admin9775 17 mars 2025
written by admin9775

Ce dimanche 16 mars 2025, le président rwandais Paul Kagame a tenu une matinée politique à Kigali, devant une foule de citoyens rwandais. Lors de cet événement, il a lancé un avertissement ferme à la Belgique, l’accusant de comploter contre le Rwanda aux côtés de la République Démocratique du Congo (RDC). Kagame a également dénoncé les actions de la RDC et réaffirmé sa détermination à protéger le Rwanda contre toute menace extérieure.

Kagame s’en prend à la Belgique

Le président rwandais n’a pas mâché ses mots envers la Belgique, qu’il a qualifiée de « très petit pays » animé par la jalousie face aux progrès et au développement du Rwanda. Selon Kagame, la Belgique serait à l’origine de nombreux malheurs qu’a connus le Rwanda dans la sous-région des Grands Lacs. Il a rappelé les souffrances infligées par la Belgique pendant l’ère coloniale, ainsi que son rôle dans le génocide des Tutsis il y a 30 ans.

« Les Belges ont tué des Rwandais pendant la colonisation, ils ont tué des Rwandais pendant le génocide, et maintenant ils veulent revenir pour terminer leur travail d’extermination des Tutsis. Mais moi, Kagame, je ne les laisserai pas faire », a-t-il déclaré, sous les applaudissements de la foule.

La RDC et les FDLR dans le viseur

Kagame a également pointé du doigt la RDC et son président, Félix Tshisekedi, qu’il accuse d’avoir « hypnotisé le monde » pour manipuler l’opinion internationale. Selon lui, Tshisekedi collabore avec les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé que Kagame considère comme une menace directe pour la sécurité du Rwanda.

« Les FDLR veulent commettre un nouveau génocide au Rwanda, mais personne n’en parle. La RDC les soutient, et cela doit cesser », a-t-il affirmé. Kagame a appelé la communauté internationale à prendre conscience de cette situation et à agir pour prévenir de nouvelles violences.

Un appel à la résilience face aux sanctions

Face aux sanctions internationales imposées au Rwanda, Kagame a exhorté les Rwandais à « serrer la ceinture » et à faire preuve de résilience. Il a assuré que le Rwanda ne succomberait pas à ces pressions et continuerait sur la voie du développement et de la stabilité.

« Le Rwanda ne va pas mourir. Nous avons surmonté des épreuves bien plus difficiles par le passé. Ces sanctions sont injustes, mais nous sommes forts et nous resterons debout », a-t-il déclaré, suscitant un tonnerre d’applaudissements.

Un message de réassurance à la population

En conclusion de son discours, Kagame a rassuré la population rwandaise, leur demandant de ne rien craindre et de dormir en paix. « Tant que je serai président, rien n’arrivera au Rwanda. Nous sommes vigilants, nous sommes prêts, et nous protégerons notre nation contre toute menace », a-t-il affirmé, sous les acclamations de la foule.

Ce discours, marqué par un ton ferme et déterminé, reflète la posture de Kagame face aux défis régionaux et internationaux. Il réaffirme son engagement à protéger le Rwanda et à défendre ses intérêts, tout en appelant à l’unité et à la résilience de son peuple.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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17 mars 2025 0 comments
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À la UnePolitique

Nouvelles sanctions européennes contre des individus liés à la crise en RDC, malgré l’absence du Congo à l’ordre du jour

by admin9775 17 mars 2025
written by admin9775

Le Conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne doit imposer, ce lundi, de nouvelles sanctions individuelles contre neuf personnes et une entité en lien avec la crise dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Bien que la situation en RDC ne figure pas à l’ordre du jour officiel de la réunion, des sources diplomatiques ont confirmé que ces mesures seront bien adoptées. Les personnes ciblées se verront interdire l’entrée sur le territoire européen, et leurs avoirs dans l’UE seront gelés. Cette liste avait déjà été préparée avant la précédente réunion des ministres des Affaires étrangères, le 24 février, mais le Luxembourg avait alors opposé son veto, plaidant pour donner une chance aux processus de médiation régionaux menés par la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC).

Le veto luxembourgeois avait surpris, d’autant que les députés européens avaient, quelques jours plus tôt, voté une résolution appelant au gel de l’aide budgétaire directe au Rwanda tant que ce pays ne romprait pas ses liens avec le groupe armé M23 et ne faciliterait pas l’accès humanitaire dans l’Est de la RDC. Xavier Bettel, chef de la diplomatie luxembourgeoise, avait justifié cette décision en invoquant la nécessité d’attendre les résultats des efforts régionaux. Cependant, la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’EAC et de la SADC, initialement prévue le 28 février, avait été reportée au 17 mars, retardant d’autant les avancées diplomatiques.

En attendant, plusieurs États membres de l’UE et partenaires internationaux ont pris des mesures unilatérales. L’Allemagne a suspendu son aide au développement au Rwanda dès le 4 mars, tandis que les États-Unis ont imposé, le 20 février, des sanctions contre des figures clés comme James Kabarebe, conseiller spécial du président rwandais Paul Kagame, et Lawrence Kanyuka, porte-parole du M23, ainsi que contre leurs sociétés écran. Le Royaume-Uni et le Canada ont suivi cette voie, marquant un tournant dans leur position vis-à-vis de Kigali.

Le Rwanda a réagi avec fermeté à ces sanctions. Olivier Nduhungirehe, ministre rwandais des Affaires étrangères, a affirmé que son pays « n’a pas peur d’être isolé » et a critiqué les mesures prises par certains États, les qualifiant de contre-productives pour les processus de médiation africains. Selon lui, ces sanctions donnent une fausse impression au président congolais Félix Tshisekedi, en laissant croire que des mesures européennes suffiraient à résoudre le conflit.

Alors que les tensions persistent dans l’Est de la RDC, ces nouvelles sanctions européennes soulignent la complexité de la situation et les divisions au sein de la communauté internationale sur la meilleure manière d’y répondre.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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À la UnePolitique

Moïse Katumbi plaide pour un dialogue inclusif et sincère pour résoudre la crise dans l’Est de la RDC

by admin9775 17 mars 2025
written by admin9775

L’ancien candidat à la présidentielle de décembre 2023, Moïse Katumbi, plaide pour la tenue d’un dialogue inclusif et sincère afin de résoudre la crise persistante dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Dans un communiqué publié le vendredi 14 mars 2025 depuis Washington, le président du parti Ensemble pour la République appelle à un processus de dialogue réunissant les autorités de Kinshasa, les forces d’opposition armée et non armée, ainsi que la société civile congolaise. Il insiste sur la nécessité de s’attaquer aux causes profondes de la crise plutôt que de se contenter de gérer ses conséquences sécuritaires.

Katumbi souligne que ce dialogue doit être transparent, véritablement inclusif et mené sous l’égide de médiateurs régionaux issus de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), ainsi que des instances nationales comme la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC). Il affirme que son parti est prêt à participer activement à ce processus, avec pour objectif de trouver des solutions concrètes, efficaces et durables au service de l’intérêt suprême de la nation et du peuple congolais.

Cependant, Katumbi met en garde contre toute manœuvre politique ou accord partiel qui ne ferait qu’aboutir à des paix illusoires, fragiles et éphémères. Il rejette toute solution qui ne garantirait pas une stabilité durable pour le pays, insistant sur l’importance d’un dialogue approfondi et sincère pour mettre un terme définitif à la guerre dans l’Est de la RDC. Cette déclaration intervient dans un contexte où la région reste en proie à des conflits armés et à l’instabilité, malgré les efforts déployés par le gouvernement et la communauté internationale.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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À la UneCommunications politiques

Thierry Monsenepwo : « la RDC négociera avec le M23 détaché de son influence rwandaise »

by admin9775 17 mars 2025
written by admin9775

Entretien. Kinshasa n’a pas changé d’un iota sa position, tranche Thierry Monsenwepo, l’un des cadres de l’Union sacrée. Elle demeure constante : pas de négociation avec des pantins, mais un dialogue avec des Congolais détachés de toute influence étrangère.

Voix audible de la majorité au pouvoir, Monsenepwo rappelle dans un entretien à Ouragan que les faits donnent aujourd’hui raison à Félix Tshisekedi, qui a toujours prôné une approche équilibrée : « le bâton pour Kagame, la carotte pour les Congolais égarés ».

D’ailleurs, confie-t-il, la délégation congolaise va le 18 mars négocier à Luanda en position de force. Les preuves sont là, se flatte le communicateur de l’Union sacrée qui égrène les hauts faits de la diplomatie congolaise : « Paul Kagame est désormais isolé diplomatiquement et sous sanctions et surtout la communauté internationale reconnaît l’agression rwandaise ». A ses yeux, le rapport de force s’est inversé, assurant que « c’est sous cette nouvelle dynamique que les discussions s’engagent ».

Pourquoi avoir attendu si longtemps pour enfin accepter de négocier avec le M23 ?

La position de la RDC a toujours été constante : pas de négociation avec des pantins manipulés par une puissance étrangère. Dès le début de son mandat, le président Félix Tshisekedi a privilégié les solutions pacifiques en activant le processus de Nairobi pour offrir une issue aux groupes armés nationaux. Le M23 a, de son propre chef, choisi de se soustraire à ce cadre en s’alignant sur les intérêts du Rwanda. Il ne pouvait donc pas être question de discuter avec une organisation servant d’instrument à Kigali.

Aujourd’hui, la communauté internationale, y compris l’Angola, l’Union africaine et le Conseil de sécurité des Nations unies, reconnaît la pertinence de cette approche et réactive les processus de Nairobi et de Luanda. La RDC ne change donc pas de position : elle accepte de dialoguer avec un M23 détaché de son influence rwandaise, et non avec une simple émanation du régime de Kagame.

Peut-on dire que la ligne rouge est franchie ?

Non, la ligne rouge fixée par Kinshasa a toujours été claire : aucune négociation sous la menace des armes et aucune concession territoriale. Ce cadre est maintenu. Le dialogue engagé ne signifie pas un abandon des principes de souveraineté nationale, mais une volonté de pacifier l’Est dans une approche qui a toujours été celle du chef de l’État.

Qu’est-ce qui a changé aujourd’hui puisque le Rwanda reste toujours l’agresseur ?

Ce qui a changé, c’est que le monde entier reconnaît désormais l’agression rwandaise. Pour la première fois en 29 ans, Paul Kagame est sanctionné à un niveau jamais atteint, notamment par les États-Unis et l’Union européenne. Cette prise de conscience internationale renforce la position de la RDC et donne plus de crédibilité aux négociations, puisque le Rwanda est désormais sous pression.

Et le M23 avec qui le gouvernement va négocier, garde-t-il toujours son statut de mouvement terroriste ?

Le M23 a été classé comme mouvement terroriste par le gouvernement congolais en raison de ses exactions contre la population. Ce statut ne peut-être levé tant que le mouvement ne renonce pas définitivement à la violence et à toute ingérence étrangère. La RDC n’accepte de dialoguer que dans le cadre des processus de Nairobi et de Luanda, c’est-à-dire sous des conditions strictes de désarmement et de réintégration.

Comment allez-vous négocier avec des pantins ? N’est-ce pas donner raison à Kigali qui a toujours défendu la thèse d’un problème entre Congolais ?

C’est justement parce que le M23 a été un pantin de Kigali que la RDC a refusé de négocier avec lui jusqu’à présent. L’enjeu est de s’assurer que ces discussions se fassent sans l’ombre du Rwanda. Si le M23 revient dans un cadre congolais, sans influence extérieure, cela signifie qu’il accepte enfin d’abandonner son rôle d’instrument de l’agression rwandaise.

Fallait-il attendre la presse angolaise pour passer aux aveux et prendre acte du dialogue ?

Il ne s’agit pas d’aveux, mais d’une confirmation d’une approche constante. La RDC n’a jamais exclu le dialogue dans le cadre des mécanismes africains qu’elle-même a initiés. L’Angola, en tant que médiateur, joue son rôle en réactivant une dynamique que Kinshasa a toujours prônée.

A présent, n’estimez-vous pas que la RDC ira à la table des négociations en position de faiblesse ?

Au contraire, la RDC y va en position de force parce que :

– Paul Kagame est désormais isolé diplomatiquement et sous sanctions ;

  - Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont renforcé leur posture défensive ;

  - La communauté internationale reconnaît enfin l’agression rwandaise.

Le rapport de force s’est inversé, et c’est sous cette nouvelle dynamique que les discussions s’engagent.

Avons-nous gagné ou perdu en négociant avec le M23 ?

La RDC ne négocie pas avec le M23 dans sa version instrumentalisée par le Rwanda, mais avec un M23 contraint de revenir dans le cadre des mécanismes initiés par Kinshasa. Ce n’est donc pas une défaite, mais une victoire diplomatique, car le Rwanda est mis hors-jeu.

D’aucuns redoutent que la politique conciliante de Luanda vis-à-vis de l’administration Tshisekedi ne contraigne la RDC à abandonner ses revendications sur un pan de son plateau continental congolais occupé par l’Angola qui y pompe du pétrole. Comment évolue ce dossier ?

Le dossier du plateau continental est indépendant des négociations sur le M23. La RDC défend fermement ses droits devant les instances compétentes. L’Angola est un partenaire stratégique dans plusieurs domaines, mais cela n’exclut pas que la RDC poursuive ses revendications légitimes sur ses ressources.

Le plus grand handicap pour la RDC, n’est-ce pas de manquer un allié fort à l’international ?

La RDC a aujourd’hui plusieurs partenaires stratégiques :
– Les États-Unis (qui sanctionnent enfin le Rwanda) ;

  • L’Union européenne ;
  • La Russie, qui manifeste un intérêt croissant ;
  • La Chine, déjà présente économiquement.

Plutôt qu’un seul allié, la RDC adopte une diplomatie pragmatique et multilatérale pour défendre ses intérêts.

La Russie est intéressée par le potentiel gazier et pétrolier de la RDC, mais l’administration Tshisekedi ne mise que sur les États-Unis. Quelle est votre lecture ?

L’administration Tshisekedi adopte une approche équilibrée. Si les États-Unis sont un partenaire stratégique, la RDC ne ferme pas la porte à la Russie ni à d’autres puissances. L’objectif est d’exploiter nos ressources avec des partenaires sérieux, tout en évitant toute dépendance exclusive.

Que gagne la RDC à demeurer membre des organisations régionales (EAC, CEEAC, SADC) qui l’abandonnent en cas de crise sécuritaire ?

L’intégration régionale reste une nécessité économique et stratégique. Cependant, la RDC a exprimé son mécontentement vis-à-vis du manque de solidarité de certains partenaires, notamment au sein de l’EAC. L’option d’un retrait de certaines organisations est sur la table, mais toute décision sera prise en fonction des intérêts du pays.

Napoléon Bonaparte disait : “Les seuls traités qui comptent sont ceux qui lient les arrière-pensées”. Quel crédit accorder à des négociations avec des rebelles manipulés par le Rwanda ?

Cette citation s’applique parfaitement à la situation actuelle. Toute négociation ne vaut que si elle repose sur des garanties solides. C’est pourquoi Kinshasa insiste sur un cadre strictement congolais et africain, sans interférence étrangère. Le but est de neutraliser l’agenda expansionniste du Rwanda et de rendre toute manipulation impossible.

…Conclusion…

La RDC ne change pas de position : pas de négociation avec des pantins, mais un dialogue avec des Congolais détachés de toute influence étrangère. Aujourd’hui, les faits donnent raison à Félix Tshisekedi, qui a toujours prôné une approche équilibrée : le bâton pour Kagame, la carotte pour les Congolais égarés.

Propos recueillis par Grady Mugisho et Pold Levi

OURAGAN

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À la UnePolitique

Kagame vs Tshisekedi : Quand les attaques personnelles enflamment la toile et divisent l’Afrique des Grands Lacs

by admin9775 16 mars 2025
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Ces derniers temps, le président rwandais Paul Kagame, connu pour son calme et sa sérénité, a surpris par des sorties médiatiques jugées excessives, voire ridicules. Loin de se limiter à des critiques politiques, Kagame s’en prend désormais à la personne même du président congolais Félix Tshisekedi, remontant jusqu’à son passé pré-présidentiel. Hier alliés et frères, les deux hommes échangent aujourd’hui des insultes et des attaques personnelles, alimentant une polémique qui dépasse les frontières de leurs pays.

L’une des déclarations les plus virulentes de Kagame a enflammé les réseaux sociaux : « Un homme qui était incapable de faire correctement son travail de livreur de pizzas en Belgique est devenu président du Congo. » Ces propos ont suscité une vague d’indignation, notamment pour le mépris affiché envers la profession de livreur de pizzas. Sur la toile, nombreux sont ceux qui ont rappelé l’adage : « Il n’y a pas de sot métier, il n’y a que de sottes gens. » D’autres ont souligné que plusieurs figures historiques et politiques ont eu des débuts modestes : Lula da Silva, ancien président brésilien, était cireur de chaussures ; Narendra Modi, Premier ministre indien, vendait du thé dans les trains ; et même Kagame lui-même, selon certaines sources, aurait été vendeur d’œufs dans les rues de Kampala. Un internaute rwandais n’a d’ailleurs pas manqué de rappeler à Kagame que son épouse était serveuse, ajoutant une touche d’ironie à cette polémique.

La toile s’est emparée de ces attaques pour les pimenter davantage. Certains internautes ont comparé le parcours de Tshisekedi à celui du roi David, un berger devenu roi, tandis que d’autres ont ironisé sur le passé de Kagame, évoquant les « cadavres derrière lui » et le sang versé lors de son ascension au pouvoir. « Si les deux regardent derrière eux, Kagame voit du sang, et Tshisekedi voit des pizzas. Qui aura peur ? », a lancé un utilisateur. D’autres encore ont rappelé que des figures comme Hitler (peintre), Zelensky (comédien) ou Joseph Kabila (kadogo) ont également eu des parcours atypiques avant d’accéder au pouvoir. « C’est une bassesse de juger un homme par son passé », ont-ils dénoncé.

Cette polémique met en lumière les tensions persistantes entre les deux dirigeants, exacerbées par les sanctions internationales imposées au Rwanda pour son implication dans l’instabilité en RDC. Kagame, visiblement irrité par ces sanctions et la suspension d’une partie de l’aide au développement, semble tenir Tshisekedi pour responsable de ses déboires. Il accuse ce dernier de ne pas respecter ses engagements, affirmant que Tshisekedi revient souvent sur les accords conclus, créant un climat de méfiance. « Vous pouvez être dans une salle avec Félix Tshisekedi, vous négociez, vous vous mettez d’accord, mais dès qu’il quitte la salle, il change tout », a-t-il déclaré.

Pourtant, cette escalade verbale inquiète les observateurs de la région des Grands Lacs. Alors que le processus de Luanda, visant à apaiser les tensions entre les deux pays, est relancé, ces attaques personnelles risquent de compliquer les efforts de réconciliation. « Kagame est descendu trop bas. Les insultes ne sont pas à la hauteur de la sphère où il se trouve », a commenté un internaute, appelant à un retour au calme.

Enfin, cette polémique soulève une question plus large : celle du mépris des métiers modestes. « Sans les livreurs de pizzas, l’Occident perdrait 10 % de son économie annuelle », a rappelé un utilisateur, dénonçant une mentalité qui dévalorise les petits métiers. « Traiter ces travailleurs comme de la merde est une preuve de la noirceur de certaines mentalités », a-t-il ajouté.

Alors que les tensions entre Kagame et Tshisekedi atteignent un nouveau cap, la question reste posée : comment les deux dirigeants pourront-ils surmonter ces écarts de langage et travailler ensemble pour la stabilité de la région ? La toile, elle, continue de débattre, entre indignation, ironie et espoir d’une résolution pacifique.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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À la UneTribunes

Négociations avec le M23 : Léon Engulu III dénonce un « piège mortel » tendu à la RDC

by admin9775 16 mars 2025
written by admin9775

L’annonce surprise faite le 11 mars 2025 par la présidence angolaise concernant la tenue de négociations directes entre le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et le groupe rebelle M23 a suscité de vives réactions au sein de l’opinion congolaise. Léon Engulu III, ancien coordonnateur intérimaire du Mécanisme National de Suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, a révélé les dessous de ce qu’il qualifie de « piège mortel » tendu à la RDC, malgré la bonne foi du président angolais João Lourenço.

Un contexte historique troublant

Léon Engulu III rappelle que le 20 novembre 2012, la ville de Goma était tombée aux mains du M23, suite à la défaite d’une armée congolaise infiltrée et affaiblie par des années de mauvaise gestion. À l’époque, le Conseil de sécurité des Nations unies avait adopté la résolution 2076, exigeant le retrait immédiat du M23 de Goma. Cette résolution, soutenue par une intervention diplomatique directe du président américain Barack Obama auprès de Paul Kagame, avait conduit au retrait des troupes rwandaises et au cantonnement du M23 pendant une décennie.

Cependant, la situation actuelle diffère radicalement. Malgré l’adoption de la résolution 2773 du 21 février 2025, qui exige le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais, l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23 maintiennent leur occupation de Goma, Bukavu et d’autres localités stratégiques.

Kagame sous pression internationale

Paul Kagame, le président rwandais, est actuellement sous le feu des critiques et des sanctions internationales. Les États-Unis, l’Union européenne, l’Allemagne, le Canada, la Belgique et d’autres pays ont suspendu leur aide financière et militaire au Rwanda, qui dépend à 40 % de l’aide internationale pour son budget. La perte des revenus provenant du pillage des ressources minières congolaises, notamment le coltan de la mine de Rubaya, représenterait un coup dur pour l’économie rwandaise et pourrait précipiter la chute du régime de Kagame.

Face à cette situation, Kagame a conçu, avec l’aide de ses alliés est-africains (Ouganda, Kenya, Tanzanie), un plan de la dernière chance. Ce plan consiste à convaincre le président angolais João Lourenço d’organiser des négociations directes entre le gouvernement congolais et le M23 à Luanda, sous prétexte de faciliter un processus de paix.

Le piège mortel de Luanda

Selon Léon Engulu III, ces négociations constituent un piège mortel pour la RDC. En acceptant de s’asseoir à la table des négociations avec le M23, le gouvernement congolais légitimerait de facto ce groupe rebelle en tant qu’acteur politique congolais, effaçant ainsi la responsabilité du Rwanda dans le conflit. Kagame pourrait alors se dédouaner de toutes les accusations portées contre lui, affirmant que le M23 est un mouvement purement congolais.

En outre, cette manœuvre permettrait à Kagame de se retirer du processus de Luanda, qui visait à régler les différends entre la RDC et le Rwanda, et de le remplacer par un dialogue direct entre Kinshasa et le M23. Cela affaiblirait considérablement la position diplomatique de la RDC et risquerait de prolonger l’occupation rwandaise et l’exploitation illégale des ressources congolaises.

Les conséquences désastreuses pour la RDC

Si la RDC tombe dans ce piège, les conséquences pourraient être catastrophiques. L’occupation de Goma, Bukavu et des zones minières par le Rwanda et ses supplétifs pourrait se prolonger indéfiniment, marquant ainsi la première étape d’une balkanisation de la RDC. Cette stratégie, soutenue par des acteurs internationaux comme l’ancien envoyé spécial des États-Unis pour la région des Grands Lacs, Peter Pham, vise à fragmenter la RDC pour mieux exploiter ses richesses.

Un appel à la vigilance

Léon Engulu III appelle les autorités congolaises à mener une diplomatie préventive et avisée pour éviter ce piège. Il souligne l’importance de ne pas légitimer le M23 et de maintenir la pression internationale sur le Rwanda. « Si la RDC commet l’erreur de négocier directement avec le M23, elle signera son propre arrêt de mort », avertit-il.

En conclusion, l’ancien coordonnateur du Mécanisme National de Suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba insiste sur la nécessité de protéger la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC, tout en évitant les manœuvres diplomatiques qui pourraient compromettre l’avenir du pays.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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À la UnePolitique

Jean-Michel Sama Lukonde met en garde contre les risques financiers pour le budget 2025

by admin9775 16 mars 2025
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À l’occasion de l’ouverture de la session ordinaire de mars au Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, président de la chambre haute, a alerté sur les difficultés financières qui pourraient compromettre l’exécution du budget 2025, évalué à près de 50.000 milliards de francs congolais. Il a souligné les risques de non-réalisation des recettes prévues et appelé le gouvernement à prendre des mesures urgentes pour limiter l’impact de ces incertitudes.

Des recettes fiscales en deçà des attentes

Jean-Michel Sama Lukonde, ancien Premier ministre, a pointé du doigt les défis auxquels sont confrontés les services fiscaux dans la collecte des fonds nécessaires au fonctionnement de l’État. « Les assignations en recettes, telles qu’attendues, risquent de ne pas être réalisées à la hauteur des indicateurs de l’ambition du pays », a-t-il déclaré. Il a plaidé pour une gestion rigoureuse et transparente des finances publiques, afin d’éviter un déficit budgétaire qui pourrait affecter les priorités nationales.

Réduire le train de vie de l’État

Face à ces difficultés, le président du Sénat a réaffirmé la nécessité de réduire le train de vie des institutions publiques, une mesure déjà soutenue par le président Félix Tshisekedi. Pour Sama Lukonde, cette réduction doit constituer « l’une des mesures phares » pour soutenir l’effort de guerre dans l’Est du pays, où les conflits armés continuent de peser lourdement sur les finances publiques.

Le budget 2025 prévoit une répartition de plus de 48 % des ressources aux investissements et environ 52 % au fonctionnement de l’État. Cette répartition ambitieuse nécessite, selon Sama Lukonde, une discipline budgétaire accrue et une optimisation des dépenses pour garantir la réalisation des objectifs fixés.

Renforcer le contrôle parlementaire

Le président du Sénat a également insisté sur l’importance de renforcer le contrôle parlementaire sur l’utilisation des fonds publics, en particulier ceux destinés aux secteurs de la défense et de la sécurité. Il a appelé à une plus grande transparence dans la gestion des ressources allouées à ces secteurs, afin de s’assurer que les fonds soient utilisés de manière efficace et efficiente.

« Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et économiques majeurs, il est crucial que chaque franc congolais soit utilisé à bon escient. Le Parlement a un rôle clé à jouer pour veiller à ce que les ressources publiques soient gérées dans l’intérêt supérieur de la nation », a-t-il déclaré.

Un appel à l’action collective

En conclusion, Jean-Michel Sama Lukonde a appelé à une action collective pour surmonter les défis financiers et sécuritaires auxquels fait face la RDC. Il a exhorté le gouvernement, les institutions publiques et les partenaires internationaux à travailler ensemble pour garantir la stabilité économique et la sécurité du pays.

Cette session ordinaire du Sénat s’ouvre ainsi sur un ton de vigilance et d’appel à la responsabilité, alors que la RDC traverse une période critique marquée par des tensions sécuritaires, des défis économiques et des attentes croissantes de la population en matière de bonne gouvernance.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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