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À la Une

À la UneMonde

Attentat-suicide au Pakistan: des Japonais auraient été confondus avec des Chinois

by Sam's Londele 20 avril 2024
written by Sam's Londele

À Karachi, dans le sud du Pakistan, cinq Japonais ont survécu, vendredi 19 avril, a un attentat-suicide contre le véhicule qui les transportait. L’un d’entre eux a été légèrement blessé. Les deux assaillants ont été tués. Les cinq employés d’une entreprise japonaise se rendaient vers la zone industrielle d’exportation de Karachi. Les Japonais sont rarement pris pour cible par des groupes extrémistes au Pakistan. À Tokyo, les médias laissent entendre qu’ils ont peut-être été confondus avec des Chinois.

Au Pakistan, les groupes extrémistes éprouvent un profond ressentiment contre les projets industriels financés par la Chine. La plupart de leurs attaques visent des ressortissants chinois.

Selon le Nikkei, la bible des milieux d’affaires au Japon, les cinq Japonais qui se rendaient dans la zone portuaire de Karachi à bord d’un véhicule blindé ont peut-être été confondus avec des ressortissants chinois. La police pakistanaise évoque, elle aussi, une telle possibilité.

« Le Japon n’a jamais été sur le radar des terroristes au Pakistan »

Cette attaque serait la première contre des employés d’une entreprise japonaise au Pakistan. « Les Japonais travaillant au Pakistan avaient déjà des craintes que les militants pakistanais puissent les prendre pour des Chinois en raison de leur apparence physique », déclare au Nikkei un analyste spécialisé dans le militantisme au Pakistan. Pour Kuram Iqbal, un expert en lutte contre le terrorisme, cette attaque est clairement un cas d’erreur d’identité. « Le Japon n’a jamais été sur le radar des terroristes au Pakistan. »

La présence économique japonaise au Pakistan est marginale par rapport à celle de la Chine. Les projets financés par la Chine sont jugés comme n’apportant aucun bénéfice à la population locale, la plupart des emplois revenant à la main d’œuvre chinoise.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

le programme de la maternité gratuite pas encore au point ! [Enquête]

by Guyguy Lelo 20 avril 2024
written by Guyguy Lelo

En prélude à la mise en application complète de la Couverture santé universelle (CSU) prévue en 2030, le président Félix Tshisekedi a lancé, au mois de septembre 2023, le programme de la gratuité de la maternité. La phase expérimentale concerne Kinshasa, la capitale. A ce jour, plusieurs composantes manquent aux « paquets de soins mère et enfant » de la femme enceinte et du nouveau-né.

Pour commencer, cette gratuité est partielle, elle n’assure pas la totalité des soins. Une sorte de revers de situation pour certaines familles qui sont obligées de payer certains services de la maternité. Il s’agit des produits médicaux et d’autres séances d’échographie exigées aux consultations prénatales. De leur côté, certains médecins relèvent que la liste incomplète des soins contenus dans la convention entre le gouvernement et les hôpitaux représente un possible danger. Le Fonds de solidarité santé, structure gouvernementale, qui finance ce programme, plaide aux partenaires financiers à redoubler d’efforts pour la continuité du programme à travers toute la république.

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L’absence de prise en charge comme première cause de décès

En 2021, les enquêtes démographiques et de santé du Ministère de la santé ont démontré qu’il y avait 846 décès sur 100.000 naissances d’après les statistiques fournies par le ministère de la santé de la RDC. L’absence de la prise en charge de la femme enceinte (consultations et diagnostics) est illustrée parmi les premières causes de décès. Ce qui fait qu’en RDC, les consultations prénatales restent le seul pilier important pour minimiser les risques de mortalité maternelle.

Face à cette situation, en 2022, le pays s’est armé des décrets dans le domaine de la santé dont cinq structures en vue de réduire les risques des décès maternels et rejoindre le cap exigé par l’OMS d’ici 2030.

A Kinshasa, 336 centres de santé ont été sélectionnés pour couvrir 12 paquets de soins suivants :

1) CPN ;

2) CPN référée ;

3) Accouchement ;

4) Accouchement difficile ;

5) Accouchement par césarienne ;

6) Accouchement par césarienne dans l’hôpital secondaire ;

7) Soins ambulatoires des femmes enceintes au centre de santé ;

8) Soins ambulatoires des femmes enceintes au HGR ( Hôpitaux généraux de référence)

9) Hospitalisation des femmes enceintes au HGR ;

10) Soins ambulatoires des nouveau-nés à HGR ;

11) Hospitalisation des nouveau-nés à l’HGR

12) Hospitalisation aux soins intensifs pédiatriques pour les nouveau-nés.

Plus de six mois après le lancement de la gratuité de l’accouchement, certains hôpitaux sélectionnés et le Fonds de solidarité de santé ne semblent pas émettre dans la même direction.

Une cacophonie qui fait en sorte que les bénéficiaires de la gratuité de l’accouchement financent elles-mêmes certains examens et les échographies, voire paient leurs médicaments.

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La médecine recommande 3 échographies et 6 consultations prénatales

Un gynéco obstétricien qui s’exprime sous le sceau d’anonymat à notre micro, revient avec force et détails sur l’importance des séances des échographies essentielles non inscrites par la gratuité de l’accouchement. Pour lui, les échographies obligatoires recommandées par la médecine sont au nombre de trois et peuvent varier selon les complications qu’une femme enceinte rencontre pendant ses différentes périodes de grossesse. Ces trois échographies guident le médecin à prendre toutes les précautions avant l’arrivée du bébé et préserver la maman d’éventuels risques d’hémorragies, causes de l’accentuation du taux de mortalité maternelle.

« La médecine recommande trois échographies et six consultations prénatales, pour suivre de près l’évolution de la grossesse et l’état de santé de la femme enceinte. Il s’agit entre autres de l’échographie de datation (entre 7-12è semaine) d’une grossesse : chaque personnel qualifié aimerait bien dater la grossesse de sa patiente. Il y a, en outre, les échographies de la morphologie (entre 20-23è semaine) du fœtus (bébé) et de la croissance (30-33è semaine). Ces trois échographies nous permettent d’avoir les informations importantes sur le nombre et la vitalité de fœtus (enfant), le sexe, le poids, l’état de liquide amniotique, le niveau d’insertion du placenta, pour réparer les anomalies… », a-t-il insisté.

Il confirme que même quelques jours avant l’accouchement, un médecin peut prescrire une échographie supplémentaire. Ce qui n’est plus faisable avec la gratuité de l’accouchement. Le médecin est désormais plié au respect de la convention.

« Dans la compréhension de ce programme, si j’essaie de réfléchir, il préfère sauter la première échographie parce qu’ils exigent que les consultations prénatales débutent à la 16è semaine. Or, la 16ème semaine peut apparaître tard pour les femmes qui connaissent des complications dès leur 10ème semaine de grossesse».

A la maternité de l’hôpital général de référence (Ex- Mama Yemo), où tout semblait être bon au départ, on constate l’absence de quelques produits manquant dans le kit opératoire pour les cas de césarienne. Mais parfois, les médecins se retrouvent face à un dilemme entre laisser pourrir la situation et faire intervenir immédiatement la famille pour les questions financières.

« Je vais vous illustrer un cas qui nous est arrivé lorsqu’on devrait intervenir parce qu’une patiente a connu la rétention du placenta pendant l’accouchement. J’ai regardé dans le kit, il manquait un produit important pour empêcher l’infection de plaie. J’ai fait les observations à la hiérarchie, on m’a recommandé de me contenter d’un autre produit qui n’avait rien à avoir. J’ai obtempéré et j’ai placé le produit en question, mais quelle n’a pas été notre surprise de constater que le produit placer n’avait aucun effet».

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Des produits sans effets

Pour ce cas très délicat auquel il a assisté, le médecin avoue qu’il était obligé de parler à la famille du malade pour compléter le kit et payer les médicaments supplémentaires pour empêcher l’infection de la plaie. Un acte peut coûter une radiation si sa hiérarchie apprenait ce genre d’informations.

« L’Etat refuse que les familles dépensent. C’est formellement interdit avec la gratuité de la maternité. Mais j’ai aussi l’obligation de sauver la vie de la maman dont l’opération s’est déroulée avec succès. Une fois qu’on a placé le médicament acheté, la patiente est sortie du risque qu’elle courait ».

C’est un flou ou un jeu de cache-cache auquel les médecins assistent entre le gouvernement et les hôpitaux. Les responsables d’hôpitaux auraient signé des conventions sans associer les personnels soignants qui sont en contact direct avec les femmes enceintes Pour ne pas subir et perdre sa réputation, les médecins abordés pensent qu’il faut exposer le problème aux bénéficiaires. Leur dire la vérité sur les limites de la gratuité de l’accouchement.

« La convention existe, oui. C’est de ma responsabilité comme médecin de donner un soin de qualité. Nous refusons de prendre de risques graves. En toute discrétion, nous abordons les patientes qui peuvent nous faire confiance, au cas où nous sommes limités par les examens et produits pris en charge par l’Etat. Celles qui ont déjà accouché une fois ou plusieurs fois ont la facilité de comprendre, mais celles qui viennent pour la première accoucher sont mécontentes », explique le médecin du Mère et enfant de Ngaba qui martèle sur le fait qu’on devrait laisser la liberté aux médecins d’apprécier, et non les limiter par une « convention taillée sur mesure et incomplète » selon les moyens de la politique gouvernementale.

Les femmes enceintes qui viennent aux hôpitaux choisis pour la gratuité de l’accouchement se contentent des étiquettes de sensibilisation affichées à chaque entrée de maternité qui ne donnent pas assez des détails. Il faut voir son médecin consultant qui vous donne les détails de soins concernés.

Quelques femmes enceintes rencontrées ignorent complètement la convention qui lie les hôpitaux au gouvernement, elles restent plutôt à la merci des recommandations de leurs médecins traitants. Surtout quant au choix des produits pour leur santé et la santé du bébé.

Bénédicte Primipare attend bébé pour la première fois. Elle sort de son rendez-vous et approuve la mesure de la gratuité des maternités mais avoue n’avoir pas totalement confiance en cette gratuité : « Quand j’ai entendu parler de la gratuité de la maternité je pensais que c’était une histoire inventée de toute pièce. Quand j’ai commencé mes consultations, je n’ai payé aucun rond à la maternité. Mais en toute honnêteté, j’ai dit à mon médecin de me prescrire les médicaments que j’irai acheter moi-même. Cela n’engage pas l’hôpital, c’est une relation entre médecin et patiente», a-t-elle déclaré.

Noriline a 30 ans. Elle est mariée et à 5 mois de grossesse. Dans ce même centre, elle affirme qu’elle achète régulièrement les gants et autres outils auprès des infirmiers.

« Ils me disent souvent que le stock est fini et qu’il faut acheter, quand vous leur donnez de l’argent eux-mêmes vous les livrent. On a pas de choix».

Une mère qui assiste sa fille qui à accoucher conseille aux autres de ramener toujours de l’argent à la maternité le jour de l’accouchement pour anticiper les urgences.

« Ma fille a accouché par césarienne et on a acheté l’anesthésie ici à l’hôpital. Il y avait également une famille dont la fille a été admise dans la salle d’opération qui était dans l’obligation de courir à 3h du matin pour chercher une poche de sang ».

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Des hôpitaux prêts à se désengager de la mesure

À Kinshasa, deux médecins directeurs de la Clinique de Ngaliema et de l’Hôpital général de référence de Kinshasa ont été suspendus par le secrétaire général à la santé « pour avoir refusé de donner les soins à une femme ne pouvant pas payer et qui venait d’accoucher » qui a fini par perdre la vie en laissant son bébé. Cette suspension a augmenté une dose de vigilance des médecins directeurs des autres hôpitaux concernés par la gratuité de l’accouchement.

Aussi, ces médecins sont censés cacher leurs mécontentements face aux imperfections de ce programme craignant les représailles de la part de l’autorité. Deux responsables des hôpitaux publics affirment que depuis leur adhésion au programme de la gratuité de la maternité, il y a eu baisse en termes de recettes. Ils sont également déçus de la lenteur que prend le traitement de leurs dossiers.

« Nous avons accepté la convention après ventilation telle que répartie par le ministère de la santé. Nous avons accepté 30$ pour toutes les 4 consultations prénatales là où on gagnait plus de 80$. L’accouchement, par voie basse et par voie de césarienne, sans compter d’autres services que nous livrons presque gratuitement ont été revus en baisse sans tenir compte des catégories, nous avons accepté. Aujourd’hui, plusieurs de nos dossiers sont payés en retard et certains sont déclassés sans aucune justification. Qui viendra combler ces manques à gagner parce que ces soins ont été réellement administrés ? », s’exclame un médecin directeur.

L’Hôpital Monkole est l’un des hôpitaux privés modernes dans la partie Ouest de la capitale congolaise, parmi les premiers à signer la convention avait préféré se désengager du programme de la gratuité de la maternité suite aux incompréhensions. Beaucoup craignent que les autres hôpitaux emboîtent le pas.

Au Fonds de Solidarité de santé, on essaie de rappeler à l’ordre en invitant les professionnels de la blouse blanche à faire preuve au maximum possible au respect du serment d’Hippocrate. Il balaie d’un revers de la main toutes les accusations liées à la convention qui, selon lui, (tout) était faite selon les règles de l’art. Il préfère dénoncer la cupidité des médecins qui fabriquaient des chiffres dans leurs dossiers.

« Nous arrivons à réduire des tarifs dont les chiffres ont été exagérés. Vous allez voir qu’ils nous envoient des dossiers de 1,8 millions mais après vérifications, vous n’avez véritablement que 1 millions de dollars américains, voire moins. »

Il croit qu’il y a un très sérieux problème d’éthique dans le chef des médecins !

« Je crois que nous avons prêté le serment d’Hippocrate pour se mettre au service de la population. Je suis tout à fait d’accord qu’on doit vivre décemment, comme médecin, mais les hôpitaux et les centres de santé ne sont pas des supermarchés. On doit faire de l’économie sociale, mais pas le capitalisme. Nous devons être préoccupés par la prise en charge de cas », déclare Anatole Mangala, Directeur général du Fonds de solidarité de santé. Il signale que son organisation est en contact avec les ordres des médecins et des infirmiers pour des journées déontologiques pour placer les personnels de santé devant leurs responsabilités.

Si de septembre à décembre, le FSS déclare avoir payé 85.000 accouchement, à ce jour il affirme payer 10.600 accouchements dans les hôpitaux kinois.

Le fonds de solidarité charge le régulateur (l’administration) qu’il appelle très vite à jouer pleinement son rôle pour lui faciliter la tâche. Dr Anatole se plaint de laisser-aller et du désordre criant au sein de l’administration qui fait observer à un déficit dans la régulation de l’offre des soins.

« Il appartient au régulateur de suivre de près les différents paquets de soin. Nous avons des rapports qu’il y a des centres de santé qui veulent fonctionner comme des hôpitaux. Si aujourd’hui nous avons plusieurs décès en néonatologie dans les hôpitaux, ce n’est pas parce qu’on n’a pas l’expérience, mais c’est pour la plupart de référence tardive. On gère de cas en périphérie, on fait ce qu’on ne devrait pas faire et on transfère le nouveau-né quand il est dans un tableau de septicémie. D’autre part, il y a des hôpitaux où vous pouvez arriver à 11h et celui qui doit vous soigner n’est pas encore là. Il est nécessaire que l’administration de prendre des dispositions pour faire fonctionner correctement ses zones de santé ».

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Gratuité de l’accouchement ou la campagne électorale ?

Une Ong de défense des droits de femmes et filles-mère dénonce une pratique incorrecte de la gratuité de la maternité. Pour la présidente de la Fondation Grâce Mbongi Umek , qui lutte contre la mortalité maternelle et infantile, ce programme a été lancé dans la précipitation totale peut-être pour servir au discours de campagne électorale du chef de l’Etat. Elle réclame la paternité des recherches autour du programme de la gratuité de l’accouchement en RDC, accuse le ministre de la santé de lancer ce programme sans avoir mis en place tous les mécanismes.

Révoltée par les conditions inhumaines auxquelles sont confrontées les femmes pendant l’accouchement et le taux de mortalité élevé, la responsable de l’ONG a interpellé en 2021 le gouvernement à travers un ouvrage intitulé : « Ma loi sur la gratuité des soins de la maternité. Lutte contre la mortalité maternelle et infantile en RD Congo », sorti aux éditions L’Harmattan.

Elle demande au gouvernement d’arrêter ce programme et d’attendre 2 ans s’il veut s’attendre à des bons résultats.

«Beaucoup de paramètres échappent à la pratique de la gratuité de l’accouchement. Je suis celle qui a rencontré le ministre de la santé à l’époque Conseiller du chef de l’Etat pour lui présenter mon projet de la gratuité de l’accouchement et la nécessité. La volonté a été exprimée, mais il fallait attendre que cette décision (la gratuité de la maternité) soit protégée par une loi votée par le parlement, signée et promulguée par le président de la République et publiée par le journal officiel. C’est cela le vrai engagement solennel qui contribuera à sauver la vie de nombreuses maman et de leurs bébés »

Grâce Mbongo Umek, Présidente de la Fondation Grâce Monde.
Grâce Mbongo Umek, Présidente de la Fondation Grâce Monde.

Pour ce qui est de la première à Kinshasa, la prise en charge des nouveau-nés en néonatologie pose de très sérieux problèmes à cause des équipements limités. Cela occasionne la mort des bébés. Le directeur du Fonds de solidarité évoque le nombre réduit des hôpitaux qui peuvent assurer ses soins.

« Nous sommes arrivés déjà au-delà de 20% de décès en néonatologie, c’est déjà trop. Les hôpitaux de référence secondaires sont débordés par les services de néonatalogie parce qu’ils ne sont pas suffisants. Seuls 9 prestataires qui font ces services, mais limités par les équipements », note Anatole Mangala.

Le gouvernement a engagé les études pour étendre ce programme dans le Kongo Central, province voisine à Kinshasa. Mais de leur côté, les autorités prennent des dispositions pour que le coût de cette gratuité soit supporté par certaines couches sociales de la population. Pour Anatole Mangala, la gratuité des soins dans un avenir proche ne restera que pour les vulnérables et les indigents.

Enquête réalisée par Edmond Izuba

OPINION INFO via CONGO PUB Online

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À la UneProvince

Guerre dans l’Est de la RDC : La solution reste le dialogue (Ambassadrice de la Belgique)

by Guyguy Lelo 20 avril 2024
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Roxane de Bilderling, ambassadrice de la Belgique en République démocratique du Congo, séjourne depuis plusieurs jours à Goma, dans la province du Nord-Kivu.

Devant la presse de la capitale provinciale du Nord-Kivu, la diplomate belge a rejeté l’option militaire pour résoudre le conflit armé qui sévit dans cette partie de la République démocratique du Congo.

À l’en croire, la solution définitive à ce conflit armé reste le dialogue entre les protagonistes.

« Je voudrai rassurer l’assemblée, il n’est absolument pas question de toucher aux frontières de la RDC. Quand on appelle à la discussion et à la médiation, c’est parce qu’il n’y aura pas de solution militaire à ce conflit. Il faut se mettre autour d’une même table. Il faut trouver une façon de rappeler à l’ordre et de comprendre qu’on ne peut ni envoyer des troupes dans un autre pays, ni soutenir des rébellions dans un pays voisin », a-t-elle déclaré.

Par ailleurs, l’ambassadrice de la Belgique a ajouté que son pays accompagne le gouvernement de la République démocratique du Congo dans la recherche de la paix.

Daniel Michombero

Actu 30 via CONGO PUB Online

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À la UneProvince

Une nouvelle embuscade ADF fait un mort et un blessé à Irumu

by Guyguy Lelo 20 avril 2024
written by Guyguy Lelo

Des hommes armés identifiés comme des rebelles des Forces démocratiques et alliées (ADF) ont tendu, ce vendredi 19 avril 2024, une embuscade aux usagers de la Route nationale numéro 4, précisément sur l’axe Komanda-Luna au niveau du village Machongani, groupement Bandavilemba, dans la chefferie de Walesse-vokutu, en territoire d’Irumu, province de l’Ituri.

La Convention pour le respect des droits de l’homme (CRDH), antenne d’Irumu, par le biais de son coordonnateur, Christophe Munyanderu, fait savoir que lors de cette embuscade, un civil a été tué. Il indique qu’un élément des forces armées de la République Démocratique du Congo FARDC a également été blessé.

« Les rebelles ADF qui voulaient traverser la Route nationale numéro 4 au niveau du village Machongani ont tendu une embuscade aux usagers de cette route . Ici, ils ont tué un motard et blessé un militaire FARDC que le motard décédé transportait. Cette situation a bloqué momentanément le trafic sur cette route », explique-t-il.

Entre-temps, cette structure de défense des droits de l’homme fait savoir que l’insécurité sur cette route ne permet pas aux usagers de bien mener leur activités. Christophe Munyanderu demande ainsi aux autorités militaires de définir des mécanismes pour sécuriser les usagers de la Route nationale numéro 4.

Gloire Kamandi/Butembo

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la UneSociété

Détournement de 100 millions $ : Kamerhe, Rubota, Amadou Diaby, Bachielly, nicolas Kazadi et Saleh, complices de Kasenga[Confidences]

by Guyguy Lelo 19 avril 2024
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L’entreprise Stever Construct, propriété d’un compatriote congolais, en l’occurrence Mike Etienne Kasenga. Elle a son siège social sur avenue Mont des Arts, dans la commune de Kinshasa. Depuis 2021, cette entreprise a gagné plusieurs marchés publics, dont le du projet d’acquisition et d’implantation de 2.594 kits solaires ainsi que l’installation de 1.000 stations d’eau à travers plusieurs localités du pays.

Après plus de 3 ans, rien n’a évolué en termes de réalisation des travaux sur le terrain. Cela suscite un tollé, l’Inspection générale des finances s’est invitée dans le dossier, la presse en parle et des langues se délient et commencent à relater les faits tels qu’ils se sont déroulés.

Les complicités

Un collaborateur de Mike Etienne Kasenga, qui s’est confié à NETIC-NESWS sous le sceau d’anonymat, révèle que le propriétaire de l’entreprise Stever Construct est un proche parent de Nicolas Kazadi, actuel ministre des Finances ressortissant du Kasaï Central. Il est ami François Rubota et Vital Kamerhe, respectivement ministre d’Etat en charge du développement rural et vice-Premier ministre en charge de l’Economie nationale.

Pour conforter ses propos, la source renchérit que son (Mike Kasenga) lien de sang avec Nicolas Kazadi lui a fait gagner 27 millions $ de dommages et intérêts, en mai 2021 dans un procès contre l’Etat congolais qui l’aurait faussement accusé d’avoir mal exécuté un projet de construction d’infrastructures sous Mzee Kabila. Arrêté et jeté en prison, Kasenga bénéficiera d’une complicité pour obtenir une libération avant de s’exiler en Belgique.

Pour ce proche, le flou est que durant les 18 ans de règne de Joseph Kabila, Kasenga n’a pas su obtenir un quelconque dédommagement, encore moins sous le FCC-CACH avec Sele Yalaguli aux Finances. Il a fallu attendre l’avènement de Nicolas Kazadi pour que Mike Etienne Kasenga soit dédommagé en procédure d’urgence. Alors que les prestataires de la Covid-19, les prestataires des 9èmes Jeux de la Francophonie broient encore du noir.

Entreprise-écran

Selon la même source, l’entreprise ne réunissant pas l’expertise nécessaire en matière de construction des forages et d’implantation des kits solaires, marché sans appels d’offres, Stever Construct gagne les deux marchés suivant des combines facilitées par les trois membres du gouvernement, notamment son frère de sang Nicolas Kazadi et ses deux amis Rubota et Kamerhe, suivant une quote-part (rétro-commissions) revenant à chaque acteur dans le dossier.
Sans expertise, Stever Construct va recourir à un autre ami, le Congolo-Guinéen Amadou Diaby, patron Mansa Music qui, lui aussi, le rapproche d’un sujet malien, Samba Bachielli, ayant l’expertise avérée. Aussi ce Malien a mis à contribution son entreprise Sotrad Water qui collabore avec Stever Construct pour réaliser les travaux.

Détournement d’engins !

Après le détournement des fonds opéré systématiquement, la même source révèle un autre détournement des engins entreposés sur un site situé à l’entrée de la bifurcation qui mène vers Bandundu-ville, ce qui aurait pu servir à constituer un autre parc agroindustriel de type Bukanga-Lonzo II. Tous ces engins ont été délocalisés vers le parc Stever Construct situé à Mongata, qui est, en réalité, la ferme de Mme Amida Kamerhe. La même source affirme avoir travaillé au transfèrement de ces engins dans cette ferme.
Par ailleurs, sous Kamerhe dircab du chef de l’Etat, les véhicules de Stever Construct quittaient le port de Matadi, souvent chargés de marchandises des particuliers, sur leurs parebrises était apposée la mention « Laissez passer Maison civile du chef de l’Etat » ; une manière de les exonérer de tout paiement de douane, taxes et frais de péage sur le parcours !

Surfacturation

Selon le contrat conclu entre le gouvernement, via le ministère du Développement rural et Stever Construct, l’entreprise devait construire 1340 forages, soit un coût unitaire de 297.748 USD. Mais selon les techniciens de forage en provinces, impayés depuis octobre 2023, Stever Construct s’est mise à recruter des experts (4) après avoir gagné le marché. Et à la lumière des bon de commandes établis par eux pour acquérir les matériels de travaux, il a fallu un total de 15.633 euros pour l’achat. Et le coût de transport pour acheminer ces matériels en provinces variait entre 5 400 et 8.936 $, ce qui laisse sous-entendre qu’avec environ 25.000 $ alors que Stever Construt facturait une station de forage à 297.748 USD.

Selon les même techniciens, le contrat prévoyait la construction des forages dans chaque territoire. A Kinshasa, l’équipe dit avoir réalisé 9 forages à Terre Jaune, Kinkole (quartiers Lagos et Manara), Kimpoko (3 forages), Mbenzale (3 forages).
A Kananga, l’équipe a réalisé 12 forages, Mbuji-Mayi 6, Mbankada 16, Mongala 10, Tshopo 11, Kwilu 4 ; sur les 26 provinces que compte le territoire national, les équipes de Stever Construct n’ont construit des forages que dans 7 provinces.
La dernière commande de matériels passée est entreposée dans les installations du port de Matadi depuis plus d’un an.
Dans l’incapacité de dédouaner ses containers, l’entreprise a contacté la DGDA pour dire que les prix ont augmenté au niveau de l’usine, raconte la même source.
De ce fait, Stever Construct sollicite de l’Etat congolais une exonération afin que ces matériels entrent sans payer les frais de douane. Et comme l’Etat n’a pas accédé à cette demande, il y a du retard dans l’exécution du marché. Dans les mêmes circonstances, l’IGF s’est saisie du dossier et a découvert toute la magouille.

Avant de faire cette révélation : « Au moment où je parle, Mike Kasenga et Samba Bachielly ont vu leurs passeports confisqués par la DGM alors qu’ils s’apprêtaient à effectuer un déplacement pour l’étranger ».
Toutes les tentatives d’obtenir la version des faits d’Amadou Diaby et Samba Bachielly sont restées vaines. De même, Mike Etienne Kasenga est hors d’atteinte.

Un communiqué des Finances qui ne contredit rien

Nicolas Kazadi communique pour ne rien démentir. Tenez : l’opinion s’étonne sur la surfacturation criante. Un forage à plus de 297 mille USD, un lampadaire à 5000 USD ; ce qui laisse sous-entendre que le ministère des Finances ne dispose pas d’experts ou n’a pas eu de temps matériel pour contrevérifier le coût de chaque projet alors que tout est aujourd’hui sur le net. Même un adolescent sait vérifier le prix en ligne. Il y a anguille sous roche !
De plus, pourquoi le paiement en urgence pour des projets bidons, qu’est-ce qui urge dans tout cela du moment que des érosions menacent d’engloutir des quartiers entiers dans la ville de Kinshasa et d’autres agglomérations du pays ; les quartiers sous eaux ; des nids-de poule sur plusieurs artères principales de la ville de Kinshasa ; le paiement tardif des fonctionnaires ; etc.
De plus, Nicolas Kazadi et Etienne Kasenga ont boutiqué un projet d’éclairage public au nom de la ville de Kinshasa, sans l’implication de l’autorité urbaine, fait observer un ministre provincial de l’exécutif de Kinshasa.
Est-ce pour ainsi donner raison à cette opinion qui pense que Félix Tshisekedi manque d’argentier honnête ?

Christian Ntole

Netic – News via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Kenya : le chef de l’armée tué dans un accident d’hélicoptère

by Sam's Londele 19 avril 2024
written by Sam's Londele

Le chef de l’armée kenyane, le général Francis Omondi Ogolla a été tué jeudi dans le crash d’un hélicoptère. Neuf autres responsables militaires ont aussi perdu la vie dans cet accident.

L’hélicoptère s’est écrasé dans le comté d’Elgeyo Marakwet, à environ 400 kilomètres (250 miles) au nord-ouest de la capitale Nairobi. L’annonce officiel a été faite par William Ruto, le président kenyan.

 »Je suis profondément attristé d’annoncer le décès du général Francis Omondi Ogolla, chef des forces de défense kenyanes. Onze autres militaires gradés l’accompagnaient . Neuf d’entre eux sont également décédés, deux ont survécu à l’accident.’’, a déclaré William Ruto. 

Peu avant, William Ruto avait convoqué une réunion urgente du conseil de sécurité du pays. L’armée de l’air kényane a dépêché une équipe d’enquêteurs pour déterminer les causes de l’accident. Trois jours de deuil ont été décrétés à partir de vendredi.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Iran: «Aucun dégât» sur les sites nucléaires après des explosions dans la région d’Ispahan

by Sam's Londele 19 avril 2024
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L’Iran a activé tôt vendredi 19 avril sa défense aérienne dans plusieurs provinces après des informations sur plusieurs explosions dans le centre du pays. De hauts responsables américains ont fait état d’une attaque israélienne en représailles aux tirs de drones et de missiles contre Israël le week-end dernier.

Ce que l’on sait : 

■ Téhéran a fait état de trois explosions survenues à l’aube vendredi près d’une base militaire dans la province d’Ispahan, dans le centre du pays. L’Iran a activé dans la foulée sa défense aérienne dans plusieurs provinces. Des drones ont été abattus mais il n’y a pas eu d’attaque par missiles « jusqu’à présent », ont indiqué les autorités iraniennes.

■ Les installations nucléaires basées dans la région d’Ispahan sont « totalement en sécurité », a indiqué l’agence Tasnim.

■ Pas de commentaire de l’armée israélienne « pour le moment » mais l’État hébreu avait prévenu qu’il riposterait après que l’Iran a tiré des centaines de missiles et de drones sur le territoire israélien au cours du week-end. La Maison Blanche n’a pas fait de commentaire non plus mais des médias ont rapporté qu’Israël avait prévenu Washington à l’avance de la frappe.

■ Les vols ont été suspendus en Iran à partir de Téhéran et d’autres villes, avant de reprendre en début de matinée.

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À la UneSanté

Kindu : Plus de 70 prestataires de santé formés sur les stratégies de la couverture vaccinale contre la poliomyélite

by Sam's Londele 19 avril 2024
written by Sam's Londele

Le Programme élargi de vaccination (PEV) a clôturé, mardi 17 avril, la formation de 72 prestataires de santé, notamment des médecins chefs de zones, des infirmiers superviseurs, des animateurs communautaires ainsi que des infirmiers superviseurs chargés de surveillance épidémiologique de 18 zones de santé de la province du Maniema, sur quelques stratégies à mettre en œuvre pour améliorer la couverture vaccinale et éradiquer la poliomyélite.

D’après le docteur Paulin Kalume, facilitateur à ces assises et chef d’Antenne PEV/Kasongo, cet atelier de renforcement des capacités de trois jours, soit du 14 au 16 avril 2024, avait pour objectif de peaufiner des stratégies pour lutter contre la poliomyélite dans cette province.

Parmi les stratégies arrêtées, il cite, entre autres, la multiplication des séances de sensibilisation en faveur des communautés sur l’importance de la vaccination et l’implication des communautés dans les activités de la vaccination.

« Nous avons constaté que parmi les raisons de la non vaccination des enfants, il y a les multiples préoccupations des mères lors des séances de vaccination, l’ignorance des mères lors de la vaccination de routine, certaines ne savent pas, il faut rentrer à la 2ème dose ou à la 2ème, 3ème, 4ème rendez-vous, selon le calendrier vaccinal en RDC », a fait savoir le Dr Paulin Kalume.

À l’en croire, une bonne et très grande communication s’avère nécessaire pour renforcer la couverture vaccinale. Il a appelé les participants à ces assises de s’en approprier pour en faire large diffusion au niveau de la base afin que ces stratégies soient appliquées dans le cadre non seulement de la promotion de la vaccination de routine, mais aussi dans le but de récupérer tous les enfants zéro dose à la vaccination et insuffisamment vaccinés pour arriver à l’éradication de la poliomyélite dans la province du Maniema.

Prince Mwembo/Maniema

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À la UneMonde

Les États-Unis mettent leur veto à l’adhésion pleine et entière des Palestiniens à l’ONU

by Guyguy Lelo 19 avril 2024
written by Guyguy Lelo

Les États-Unis ont mis fin ce jeudi à l’espoir d’adhésion pleine et entière des Palestiniens à l’ONU. Ils ont mis sans surprise leur veto au Conseil de sécurité à une revendication fustigée par leur allié israélien, en pleine guerre à Gaza.

Depuis plusieurs semaines, les Palestiniens, qui ont depuis 2012 le statut inférieur « d’État non membre observateur », ainsi que les pays arabes imploraient le Conseil d’accepter qu’un « État palestinien» déjà reconnu par la majorité des capitales prenne sa place « légitime » au sein des Nations unies. L’admission d’un État à l’ONU doit recevoir une recommandation positive du Conseil (au moins 9 voix sur 15 en faveur, sans veto d’un membre permanent), puis être approuvée par l’Assemblée générale, à la majorité des deux-tiers. Le projet de résolution présentée par l’Algérie qui « recommande à l’Assemblée générale que l’État de Palestine soit admis comme membre des Nations unies », a recueilli 12 votes pour, 1 contre et 2 abstentions (Royaume-Uni et Suisse).

« Aujourd’hui est une triste journée », a réagi le nouvel ambassadeur chinois Fu Cong, exprimant sa « déception » face au veto américain. « Le rêve du peuple palestinien a été anéanti ». De son côté, l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas a fustigé le veto américain à l’adhésion des Palestiniens aux Nations unies, y voyant une « agression flagrante » qui pousse le Moyen-Orient « au bord du gouffre ». « Cette politique américaine agressive envers la Palestine, son peuple et ses droits légitimes représente une agression flagrante contre le droit international et un encouragement à la poursuite de la guerre génocidaire contre notre peuple (…) qui poussent encore davantage la région au bord du gouffre », a déclaré le bureau de M. Abbas dans un communiqué.

Des actions jugées « prématurées »

Les États-Unis n’ont cessé de répéter ces dernières semaines que leur position « n’a pas changé » depuis 2011, lorsque la demande d’adhésion présentée par le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avait tourné court face à l’opposition américaine, avant même d’atteindre l’étape du Conseil. Ils estiment que l’ONU n’est pas le lieu pour la reconnaissance d’un État palestinien, qui devrait selon eux être issu d’un accord entre Israël et les Palestiniens. « Ce vote ne reflète pas une opposition à un État palestinien, mais est une reconnaissance qu’il ne peut naître que de négociations directes entre les parties », a ainsi justifié l’ambassadeur américain adjoint Robert Wood, regrettant des « actions prématurées ici à New York, même avec les meilleures intentions ». Ils soulignent aussi que la législation américaine leur imposerait de couper leur financement à l’ONU en cas d’une adhésion palestinienne en dehors d’un tel accord bilatéral.

Les Israéliens dénonçaient également avec virulence l’initiative palestinienne, fustigeant le simple fait que le Conseil examine la requête palestinienne que leur ambassadeur à l’ONU Gilad Erdan a jugé « immorale ». Le gouvernement israélien s’oppose à la solution à deux États, défendue par une grande majorité de la communauté internationale, dont les États-Unis. Et la majorité des 193 États membres de l’ONU (137 selon le décompte de l’Autorité palestinienne) reconnaissent de manière unilatérale un État Palestinien.

Dans ce contexte, le secrétaire général de l’ONU a peint devant le Conseil de sécurité un tableau effrayant de la situation au Moyen-Orient. « Le Moyen-Orient est au bord du précipice. Les derniers jours ont vu une escalade dangereuse, par les mots et les actions », a déclaré Antonio Guterres. « Une erreur de calcul, une mauvaise communication, une méprise, pourrait conduire à l’impensable, un conflit régional généralisé qui serait dévastateur pour tous ceux concernés, et pour le reste du monde », a lancé le secrétaire général, répétant sa condamnation notamment de l’attaque sans précédent de l’Iran contre Israël le week-end dernier. « Il est grand temps de mettre un terme au cycle sanglant de représailles », a-t-il plaidé, appelant à « éloigner la région du précipice ». « En commençant par Gaza » où « six mois et demi d’opérations militaires israéliennes ont créé un enfer humanitaire », a-t-il déploré, décrivant deux millions de Palestiniens endurant « la mort, la destruction, le déni d’aide humanitaire vitale ».

Le dernier veto à l’adhésion d’un État à l’ONU date de 1976, quand les Américains avaient bloqué l’entrée du Vietnam.

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À la UneAfrique

Le Burkina Faso expulse 3 diplomates français

by Ruben Yale 18 avril 2024
written by Ruben Yale

La junte militaire au pouvoir au Burkina Faso a expulsé trois diplomates français pour activités subversives présumées, selon un document gouvernemental publié jeudi sur les médias sociaux.

La junte a nommé les trois diplomates, dont deux sont des conseillers politiques, et les a déclarés persona non grata au Burkina Faso, selon le document signé par le ministère des Affaires étrangères mardi. Ils ont 48 heures pour quitter le Burkina Faso.

Le document ne donne pas de détails sur les activités subversives présumées.

Cette expulsion intervient dans un contexte de détérioration des relations entre le Burkina Faso et son ancien colonisateur, la France. La junte militaire a rompu les liens militaires avec la France en 2023, ordonnant à des centaines de soldats français de quitter ce pays d’Afrique de l’Ouest dans un délai d’un mois, suivant ainsi l’exemple du Mali voisin, également dirigé par un chef de coup d’État.

Plus de 60 ans après l’indépendance du Burkina Faso, le français reste une langue officielle et la France a maintenu des liens économiques et humanitaires étroits avec son ancienne colonie. Cependant, avec l’aggravation de l’insurrection islamiste, le sentiment anti-français s’est renforcé, en partie à cause de la violence qui ne faiblit pas.

Après un second coup d’État l’année dernière, des manifestants anti-français ont commencé à exhorter la junte à renforcer ses liens avec la Russie.

Le sentiment anti-occidental dominant et les liens de plus en plus étroits avec la Russie et la Chine sont des tendances constantes au Burkina Faso et au Mali voisin, déclare Rida Lyammouri, chercheur principal au Policy Centre for the New South, un groupe de réflexion basé au Maroc.

« Il s’agit de la poursuite d’une mesure adoptée par le Burkina Faso et le Mali, qui a vu l’expulsion de diplomates et de journalistes français et la suspension de certains médias internationaux », a déclaré M. Lyammouri.

La junte prend également ses distances avec les nations régionales et occidentales qui ne sont pas d’accord avec son approche. Cette année, elle a quitté le bloc économique régional ouest-africain connu sous le nom de CEDEAO et a créé une alliance avec le Mali et le Niger, également dirigés par des juntes militaires.

Africanews via CONGO PUB Online

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