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À la Une

À la UneMonde

Le Sénégal dans l’attente alors que l’Assemblée débat du report de la présidentielle

by Sam's Londele 5 février 2024
written by Sam's Londele

Alors que l’Internet mobile est désormais suspendu au Sénégal et que les gendarmes ont dispersé ce lundi matin des tentatives de rassemblement devant l’Assemblée nationale, celle-ci examine ce 5 février 2024 à Dakar la proposition de loi sur un report de six mois de l’élection présidentielle. Report sine die annoncé le 3 février par le président du pays, Macky Sall.

Le Sénégal retient son souffle : deux jours après l’annonce du président Macky Sall de reporter la présidentielle sans nouvelle date, l’Assemblée nationale doit en effet examiner ce 5 février 2024 une proposition de loi sur le report du scrutin.

Une plénière qui a déjà été brièvement suspendue. Une suspension de quelques minutes parce que les députés de l’opposition ont demandé à introduire une question préliminaire, ce qui leur a été refusé.

Une vingtaine de parlementaires s’est alors immédiatement levée brandissant le règlement intérieur de l’Assemblée nationale et criant à l’injustice, signe de l’ambiance électrique qui y règne.

Les députés de l’opposition dénoncent un coup d’État institutionnel

L’opposition est vent debout contre cette proposition de loi qui prolonge de facto le mandat de Macky Sall, président du pays depuis 2012.

Le texte, qui doit être débattu ce lundi, contient deux articles cruciaux : une dérogation à la Constitution qui repousserait l’élection de 6 mois, au 25 août prochain ; et un deuxième article qui demande que Macky Sall poursuive ses fonctions de président jusqu’à l’installation de son successeur.

Et c’est là le nœud du problème : la date du 2 avril comme date butoir de fin de mandat du président ne figure pas dans cette proposition de loi, ce qui ouvre la possibilité de reporter l’élection à bien plus que 6 mois et au président Macky Sall de rester au pouvoir bien au-delà de son mandat.

Pour les députés de l’opposition, c’est hors de question. Ils dénoncent un coup d’État institutionnel.

Les débats risquent donc d’être particulièrement vifs au sein de l’hémicycle, même si le texte a toutes les chances d’être adopté. Car, avec le soutien du Parti démocratique sénégalais (PDS) de Karim Wade et la coalition au pouvoir, ils ont le quorum suffisant.

Internet mobile coupé

En parallèle, dans la rue aussi, la tension est montée d’un cran. L’Internet mobile est coupé depuis ce matin. Le ministère de la Communication se justifie en parlant d’appels à la haine qui circulent sur les réseaux et de risques de troubles à l’ordre public.

Autour du Parlement, des dizaines de gendarmes quadrillent la zone pour empêcher tout rassemblement. Et même l’accès à l’Assemblée nationale est plus compliqué que d’habitude, avec des forces de l’ordre équipées de matraques déployées jusque dans l’enceinte du Parlement.

Enfin, en ville, sur l’axe qui passe par le quartier commerçant de la médina, à chaque rond-point, on pouvait voir des véhicules de police blindés équipé de lances à eau.

Autre exemple, dans le quartier Les Parcelles Assainies où des affrontements entre jeunes et la police ont éclaté la veille. Des écoles ont été fermées ce lundi matin par crainte de nouveaux troubles

Report de la Présidentielle sénégalaise: quelles réactions des autorités religieuses à cette décision politique?

C’est dans ce contexte politique que le Président Macky Sall a envoyé ce dimanche 4 février une délégation ministérielle à Touba, la capitale de la très puissante communauté Mouride. Le khalife général, qui dirige cette communauté, n’a pas, pour le moment, commenté la situation politique.

Ce sont deux fidèles du président Macky Sall, Sidiki Kaba et Oumar Youm, respectivement ministre de l’Intérieur et des Forces armées, qui ont été dépêchés à Touba pour rencontrer Serigne Mountakha.

Les autorités ont indiqué que le but de cette visite était de détailler la décision prise par le chef de l’État qui a toujours accordé du crédit à la parole du khalife général. La puissante confrérie, qui a aussi des liens anciens avec l’ex-chef de l’État Abdoulaye Wade (2000-2012), n’a pas réagi suite à cette rencontre.

De son coté, dans un long communiqué, la Ligue des Imans et des prédicateurs du Sénégal (Lips) a appelé le président Macky Sall à renoncer « à cette initiative catastrophique » de reporter l’élection présidentielle, rapporte Guillaume Thibault. La Lips évoque un « coup d’État institutionnel en gestation » et conclut : « Cette déclaration malheureuse du chef de l’État a bouleversé le processus électoral et rompu avec la tradition démocratique que connaissait notre pays. » Enfin, l’archevêque de Dakar, Monseigneur Benjamin Ndiaye, qui s’est dit « dérouté par la situation » a appelé au respect des institutions.

Avec notre correspondante à Dakar, Léa-Lisa Westerhoff

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneSociété

Manifestation des mouvements citoyens au palais du peuple : Fayulu dénonce « l’arrestation arbitraire » des militants de LUCHA

by Sam's Londele 5 février 2024
written by Sam's Londele

Martin Fayulu, Président du parti Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECIDé) n’a pas du tout digéré « l’arrestation arbitraire » des militants du mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA).

Via son compte X ce dimanche 4 février, le candidat malheureux à la présidentielle de 2023 a condamné fermement « les arrestations violentes et arbitraires » des militants des droits de l’homme.

« Nous condamnons fermement les arrestations violentes et arbitraires des militants des droits de l’homme et de la société civile qui manifestaient pacifiquement pour dénoncer les 600 jours d’occupation de Bunagana », a-t-il écrit.

Martin Fayulu dit ne pas comprendre le fait de s’en prendre à des personnes qui manifestent de manière pacifique.

« Comment justifier cette brutalité contre des compatriotes qui décrient ce que le pouvoir en place affirme combattre ? Décidément, les heures les plus sombres de notre pays perdurent. Nous ne pouvons rester insensibles face à ces dérives et nous demandons leur libération immédiate et sans condition », clame avec ferveur Martin Fayulu.

Lors d’une manifestation organisée le samedi 3 février devant le palais du peuple par les différentes organisations de la société civile congolaise de la RDC dont la LUCHA, plusieurs arrestations ont été signalées dans le rang des militants, par les services de sécurité.

Cette manifestation avait comme but, à en croire les organisateurs, de commémorer les 600 jours d’occupation de Bunagana, dans l’Est de la RDC, par les rebelles du M-23/RDF.

Dan Bawuna

ACTU 7 via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Gaza: combats sans relâche, Anthony Blinken se rend au Moyen-Orient dans l’optique d’une trêve

by Sam's Londele 5 février 2024
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Le secrétaire d’État américain Antony Blinken arrive ce lundi 5 février au Moyen-Orient pour encourager une trêve entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, où combats et bombardements se poursuivent sans relâche.

Ce qu’il faut retenir

■ Les tensions continuent en mer Rouge, où le trafic maritime est menacé par les rebelles yéménites Houthis, proches de l’Iran, qui se disent solidaires des Palestiniens de Gaza.

■ Alors que la guerre va entrer mercredi 7 février dans son cinquième mois, l’armée israélienne a de nouveau bombardé dimanche Khan Younès, dans le sud du territoire, où selon elle se cachent des responsables du mouvement islamiste palestinien. Elle a affirmé y avoir investi un complexe utilisé par le Hamas pour préparer l’attaque sanglante du 7 octobre. Ce centre a, selon l’armée, servi de centre d’entraînement pour le Hamas, avec des maquettes d’entrées de kibboutz, de bases militaires et de véhicules blindés israéliens.

■ Des frappes aériennes ont également visé Rafah, plus au sud, touchant un jardin d’enfants, d’après le Hamas. Plus d’un million de déplacés palestiniens, menacés par les pénuries et les épidémies, s’entassent désormais dans des abris et des campements de fortune.

■ Une proposition de pause humanitaire à Gaza et un échange d’otages et de prisonniers palestiniens seraient envisagés. Mais Benyamin Netanyahu a assuré ce dimanche qu’Israël n’était pas prêt à accepter n’importe quel accord pour libérer les otages israéliens.

■ Selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas, vendredi 2 février, 27 365 personnes ont été tuées à Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre dernier. Les morts sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. On dénombre 66 630 blessés.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UnePolitique

Contentieux aux législatives nationales : la Cour constitutionnelle examine ce lundi les requêtes des candidats invalidés par la CENI

by Sam's Londele 5 février 2024
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La Cour constitutionnelle débute ce lundi 5 février à Kinshasa les audiences publiques relatives aux contentieux des résultats des élections législatives nationales, renseigne un extrait de rôle rendu public, le dimanche 04 février 2024.

D’après ce document signé par le greffier en chef de la Cour Constitutionnelle, plusieurs dossiers concernent les candidats dont les suffrages ont été annulés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), pour fraude électorale, tricherie et vandalisme lors des scrutins de décembre 2023.

Parmi ces dossiers figurent les cas Gentiny Ngobila, Nsingi Pululu, Charles Mbutamuntu, Noël Botakile, Collette Tshomba ou encore Evariste Boshab.

Josué Bengbazo

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la UneSociété

RDC : Kibali désormais l’une des mines les plus écologiques de l’Afrique

by Sam's Londele 5 février 2024
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La joint-venture Kibali Gold Mine, société de Barrick Gold Corporation, installée dans la province de Haut-Uele en République démocratique du Congo, devient l’une des mines les plus écologiques du continent africain, a affirmé le lundi 29 janvier 2024 le PDG de Barrick, Mark Bristow.

Dans son intervention au cours de cette 51e conférence de presse sur les réalisations du dernier trimestre 2023 et les projections 2024, Mark Bristow a souligné que l’approvisionnement de Kibali en énergie renouvelable va bientôt passer de 81% à 85%.

A l’en croire, cela sera possible une fois que sa nouvelle centrale solaire de 16 mégawatts, combinée d’une infrastructure de stockage d’énergie supplémentaire conçue pour soutenir l’approvisionnement en énergie hydroélectrique pendant la saison sèche de la région, sera mise en service. L’étude d’impact social et environnemental vient d’être achevée, a-t-il noté.

S’agissant des réalisations du dernier trimestre 2023, MarK Bristow a indiqué que Kibali gold mine a financé 44 projets de développement communautaire lancés en 2023, dans la province de Haut-Uélé.

Le nouveau cahier des charges de la mine, financé par Kibali à hauteur de 8,9 millions USD sur cinq ans, a lancé 11 projets dont sept sont en phase de finition. Il s’agit des projets qui s’étendent sur plusieurs secteurs comme les infrastructures, la santé et l’éducation.

« Notre investissement total dans le pays à ce jour sous forme de redevances, d’impôts, de dividendes et de paiements aux fournisseurs locaux s’élève à $4.7 milliards.  La mise en œuvre des projets de développement communautaire soutenus par le fonds de développement communautaire de Kibali, qui contribue à hauteur de 0.3 % du chiffre d’affaire à de tels projets, se poursuit avec 44 nouveaux projets lancés en 2023. Le nouveau Cahier des charges de la mine, financé par Kibali à hauteur de $8.9 millions sur cinq ans, a également lancé 11 projets, dont sept sont en cours de finition. Nous poursuivons également notre soutien à la biodiversité avec des plans en cours pour introduire des rhinocéros blancs supplémentaires dans le Parc National de la Garamba« , a-t-il déclaré.

Parmi les réalisations, il y a également la construction de deux morgues à Durba et Aru mais aussi la construction en cours d’un hôpital regional. En outre, quatre nouvelles écoles construites au troisième et quatrième trimestre 2023, 60 bourses attribuées à des jeunes de la région, une usine d’approvisionnement en eau, la  rénovation de 76 km de routes agricoles, la construction d’une centrale solaire de 3 MW à Durba et Makoro, etc.

Corneille L.

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la Une

Matata Ponyo très favorable à la main tendue de Félix Tshisekedi pour le prochain gouvernement

by Ruben Yale 5 février 2024
written by Ruben Yale

La survie de l’ex Premier Ministre Matata Ponyo dans l’opposition ne tient plus qu’au bout d’un fil. Visiblement, l’homme de la bancarisation n’a ni l’âme ni le cœur de demeurer dans l’opposition, aux côtés de Moïse Katumbi. C’est, en tout cas, ce que l’on peut comprendre de la sortie médiatique du secrétaire général de LGD -Leadership Gouvernance pour le Développement-, ce samedi 03 février, sans circonlocution aucune.

La main tendue de Félix Tshisekedi lancée lors de sa prestation au stade des Martyrs, séduit déjà quelques acteurs de l’opposition politique congolaise. Le premier sur la liste serait, sans nul doute, l’homme à la cravate rouge, classé parmi les meilleurs élus aux législatives nationales du 20 décembre dernier.

En fin stratège, Matata Ponyo passe indubitablement par le biais du secrétaire général de son parti, pour révéler ses intentions de revenir à la Primature. Sa posture, à en croire Franklin Tshamala, s’explique notamment par le souci de servir les peuples congolais. 

« Si toutes les conditions sont réunies, Matata va travailler. Il faut que les missions et les résultats soient bien définis. Matata a été formé par l’État congolais, quoi de plus normal qu’il puisse rendre service à ses frères et sœurs », a-t-il fait remarquer.

Très connu par son franc-parler, Franklin Tshamala affirme, sans peur d’être contredit, que le bilan de l’actuel locataire de la Primature est très chaotique. Mr Tshamala ne se gêne guère de rappeler quelques prouesses réalisées par son patron, en citant, entre autres, la bancarisation, l’héritage avec la société Transco, etc. En ce sens, il présente son leader comme l’homme ayant le profil susceptible de répondre aux nombreuses attentes des Congolais, pour ce deuxième quinquennat aux côtés de Félix Tshisekedi.

Quant à la position actuelle de son leader aux côtés de Moïse Katumbi, Franklin Tshamala souligne qu’aucun leader en politique ne peut faire carrière ni dans l’opposition ni au pouvoir. « Nous avons beaucoup d’estime envers Moise Katumbi », a-t-il conclu.

Opinion Info via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

Flambée des cas de cancers : la pollution incriminée

by Sam's Londele 4 février 2024
written by Sam's Londele

Une étude de l’OMS parue jeudi anticipe une hausse de 77 % des cas de cancer à l’échelle mondiale d’ici 2050. Parmi les facteurs alimentant la flambée des cas, la pollution de l’air, même si celle-ci ne nous touche pas de manière uniforme : décryptage avec le porte-parole de la Ligue contre le cancer et une épidémiologiste spécialisée dans la prévention.   

Sentinelle de la santé humaine, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est rarement porteuse de bonnes nouvelles. Elle n’a pas dérogé à la règle, jeudi 1er février : l’institution onusienne anticipe une hausse de quelque 35 millions de nouveaux cas de cancer d’ici 2050. Soit 77 % de plus qu’en 2022, a précisé l’agence de l’Organisation spécialisée dans cette maladie.

Parmi les facteurs clés de l’augmentation de l’incidence incriminés par l’étude, la pollution de l’air.

Des particules fines, puis un bug cellulaire

« Il s’agit ici essentiellement de la pollution aux particules fines« , précise le Dr Emmanuel Ricard, porte-parole de la Ligue contre le cancer.

Le diesel des pots d’échappement est l’une des principales sources de ces particules, poursuit-il : les plus fines d’entre elles peuvent descendre dans l’arborescence du poumon, jusqu’aux alvéoles, ces petits « sacs » où se fait l’échange de gaz entre le poumon et le sang, oxygénant celui-ci.

Nos cellules de défense vont « vouloir » supprimer ces particules. Il s’ensuit une inflammation. Celle-ci finit par dérégler les cellules qui, au lieu de continuer à se répliquer de façon saine, vont se mettre à « bugguer », devenant cancéreuses. « Ne respectant rien, ces cellules cancéreuses se multiplient et font une tumeur », vulgarise le médecin.

Plus nombreux, plus vieux, plus de malades

Clairement signalés par l’étude, au moins deux facteurs de cette hausse des cas n’ont aucun lien avec la pollution. Démographique, le premier facteur n’est qu’un simple biais arithmétique : le nombre d’êtres humains ne cessant d’augmenter, le nombre total de cas de cancer s’accroît aussi.

Plus nombreuse, notre espèce est par ailleurs vieillissante. « Or le cancer est un problème d’immunité, et plus on vieillit, plus l’immunité baisse. Résultat : plus la population aura une espérance de vie importante, plus elle sera soumise au cancer. »

Autre trompe-l’œil classique de toute donnée épidémiologique : le meilleur diagnostic de cas. Des cas qui existaient déjà jadis, mais échappaient simplement aux radars de la médecine, sont désormais détectés, faisant augmenter les chiffres.

Pis, pour l’épidémiologiste Catherine Hill, on observe des situations de « surdiagnostic », où on confond présence de cellules cancéreuses et cancer à proprement parler.

Cas d’école en la matière, le cancer de la prostate : selon l’Institut de veille sanitaire (INVS), 30 % des hommes de 30 ans et 80 % des hommes de 80 ans ont des cellules cancéreuses dans leur prostate. « C’est extrêmement fréquent : il est donc évident que toutes ces cellules cancéreuses ne donnent pas lieu à des cancers symptomatiques », explique cette spécialiste de la fréquence et des causes du cancer.

Pollution et mauvaises habitudes

De plus en plus d’études établissent – souvent au conditionnel – un lien entre la pollution et la dégradation de notre santé, y compris mentale. Déprimant : la pollution aggraverait même la dépression.

« Une mode » truffée d’approximations scientifiques, s’agace Catherine Hill. Après le tabac, la consommation d’alcool est la première cause de cancer en France selon l’OMS, rappelle l’épidémiologiste. « La pollution cause en France 50 fois moins de cancers que le tabac et 20 fois moins que l’alcool », souligne-t-elle, citant une étude du centre international de recherche sur le cancer de l’OMS.

Mais on aurait tort de percevoir les facteurs du cancer comme des vases clos, nuance le porte-parole de la Ligue contre le cancer. Face à plusieurs facteurs, on assiste non pas à une simple addition, mais plutôt à une démultiplication du risque. Les connaissances que nous avons sur l’incidence de l’alliance tabac-alcool se démontrent ailleurs, poursuit-il : « On a ainsi pu trouver, dans le cancer du poumon, des gènes autant impactés par la cigarette que par la pollution atmosphérique ».

Le « Sud », ce « dépotoir » du monde

Mais ce facteur pollution n’est pas le même pour tous, car nous ne respirons pas tous le même air. « Dans les grandes villes de Chine, d’Inde, d’Amérique du Sud, à Tananarive [à Madagascar, NDLR], ou encore au Caire, la pollution est telle que des nuages de particules se forment. Sous ce ‘smog’, les gens développent des cancers du poumons, exactement comme dans l’Angleterre de la révolution industrielle », constate Emmanuel Ricard.

Il y a désormais un transfert de pollution vers un « Sud », utilisé comme le « dépotoir du monde », poursuit Emmanuel Ricard : « Outre les usines ‘à risque’ que les pays industrialisés préfèrent délocaliser, on vend aux économies en développement des dérivés pétroliers à bas prix, mais de qualité moindre ».

Celles et ceux qui ont fréquenté les mégalopoles de ces pays approuveront : la pollution y semble plus « piquante ». C’est parce qu’elle est effectivement plus agressive, explique Emmanuel Ricard : « Les diesels utilisés sont encore plus riches en soufre et en azote que ceux rejetés en Europe ».

Pour lui, le rapport de l’OMS met ainsi en évidence une transition épidémiologique : des pays qui étaient surtout impactés par les maladies infectieuses – lesquelles ont reculé – vont faire face à la multiplication des maladies qu’on trouvait plutôt dans les pays occidentaux, comme les cancers.

Déclic écologique ?

Parmi ces derniers, la France, où la qualité de l’air s’améliore depuis une trentaine d’années. Dans l’aire métropolitaine toulousaine, par exemple, les particules fines et d’oxyde d’azote ont respectivement baissé de 40 % et 17 % entre 2009 et 2019. L’incidence positive sur les maladies cardiovasculaires, les accidents vasculaires cérébraux, les infarctus et les cancers est démontrée, remarque Emmanuel Ricard.

Moins réjouissant : l’étude menée en région toulousaine conclut aussi que la population économiquement défavorisée est plus exposée à la pollution de l’air et concernée par des décès attribuables à une exposition à long terme.

Par-delà ces disparités socio-économiques, Xavier Briffault, chercheur en sciences sociales et philosophie de la santé au CNRS, entrevoit un déclic écologique : en démontrant une corrélation directe entre la santé et la dégradation de l’environnement, la science nous ferait passer d’une écologie éthique à une écologie de santé publique.

D’autant que la santé n’est pas qu’une finalité du combat écologique, mais aussi un moyen, renchérit le chercheur : mobilisant nos peurs, la question sanitaire permet de faire pression sur les politiques selon cet argumentaire, « Non seulement vous tuez la planète mais vous nous tuez ».

Le « polluer, c’est mal » tomberait ainsi en désuétude : nous prendrions conscience que polluer, « ça fait du mal ».

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Report de la présidentielle au Sénégal: l’opposition empêchée de se rassembler

by Sam's Londele 4 février 2024
written by Sam's Londele

En riposte à l’annonce du report sine die de la présidentielle du 25 février par le président Macky Sall, plusieurs candidats de l’opposition avaient appelé au rassemblement ce dimanche 4 février pour démarrer la campagne électorale. Sans succès.

Tout l’après-midi, des militants de l’opposition et de simples citoyens ont tenté de se rassembler près du rond-point Saint-Lazare, sur l’une des artères centrales de Dakar, après l’annonce du report sine die de l’élection présidentielle. En vain. Systématiquement, les gendarmes, déployés par dizaines, ont dispersé les petits groupes à coups de gaz lacrymogènes, rapporte notre correspondante à Dakar, Léa-Lisa Westerhoff. Au fil des heures, la tension est montée et des jets de pierre ont répondu aux lacrymos. Des pneus ont été brûlés et chaque fois, les groupes séparés. Ce dimanche soir, le quartier est bouclé par les gendarmes, les rideaux des boutiques tirées et à intervalles réguliers résonnent les tirs de gaz lacrymogènes.

Les candidats et leaders de l’opposition ont échoué à se rendre sur le lieu du rassemblement. Certains ont été bloqués au siège de leur parti, d’autres dans leur voiture. L’ancienne Première ministre Aminata Touré a annoncé avoir été embarquée par les gendarmes dès qu’elle est sortie de son véhicule. Idem pour la candidate Anta Babacar Ngom, interpellée parce qu’elle refusait de quitter le point de rassemblement. Le candidat Serigne Mboup fait état de l’arrestation de quatre membres de son équipe de communication.

Le signal est clair : aucun rassemblement n’est toléré. Il en va de même dans d’autres villes du pays, comme Thiès, Mbour et Louga. L’opposition dit actuellement réfléchir à la façon de se mobiliser dans les prochains jours. « C’est totalement injuste », lance un manifestant. « Ici, il ne nous laisse même plus nous exprimer. On est fatigués, proteste une femme. On veut pouvoir voter et choisir notre président. » 

C’est la Constitution qui fixe les échéances électorales et le mandat du président. Il ne peut pas se lever un bon matin pour, sous des prétextes fallacieux, vouloir interrompre le processus électoral.

Rassemblement contre le report de la présidentielle: paroles de manifestantsLéa-Lisa Westerhoff

Ce soir, le ministère de la Communication, « en accord avec le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), a donné l’ordre aux diffuseurs de Walf TV de couper temporairement le signal pour incitation à la violence », a dit à l’Agence France-Presse son directeur de la communication, Ousseynou Dieng. Le groupe Walf a annoncé sur les réseaux sociaux un « retrait définitif de sa licence par l’État ».

Les réactions se poursuivent

Le report de la présidentielle au Sénégal, inédit dans l’histoire du pays, a également provoqué de nombreuses réactions à l’étranger. Les mêmes mots reviennent à chaque fois : incertitude, préoccupation, appels à des élections rapides, ce qui traduit l’inquiétude d’une grande partie de la communauté internationale. Si les réactions ont été peu nombreuses sur le continent, la Cédéao, par la voix de sa commission, avait réagi dès samedi soir et a exprimé dimanche « sa préoccupation quant aux circonstances qui ont conduit au report de l’élection ». L’organisation sous-régionale demande à nouveau les autorités à oeuvrer pour fixer rapidement une nouvelle date et elle « exhorte la classe politique à prioriser le dialogue pour l’organisation d’une élection transparente, inclusive et crédible ». La Cédéao encourage également Macky Sall « à continuer de défendre et de protéger la longue tradition démocratique du Sénégal ».

Dans un communiqué diffusé dimanche, l’Union européenne estime que l’annonce de ce report « ouvre une période d’incertitude au Sénégal ». En conséquence, l’UE dit appeler « tous les acteurs à œuvrer, dans un climat apaisé, à la tenue d’une élection, transparente, inclusive et crédible dans les meilleurs délais », « afin », ajoute le texte, « de préserver la longue tradition de stabilité et de démocratie au Sénégal ». Les États-Unis se sont dits pour leur part profondément préoccupés par cette situation et réclament qu’une nouvelle date soit annoncée rapidement.

Sur la même ligne, la France appelle les autorités à « lever les incertitudes autour du calendrier électoral pour que les élections puissent se tenir dans le meilleur délai possible ». « Profondément préoccupés » par ce report, les États-Unis avaient eux « exhorté » samedi soir les acteurs politiques « à s’engager pacifiquement » pour « fixer rapidement une nouvelle date et les conditions d’une élection libre et équitable ».

L’élection renvoyée au 25 août ?

Justement, l’Assemblée nationale accélère la cadence pour examiner un projet de loi sur le report de l’élection présidentielle déposé par Mamadou Lamine Thiam du Parti démocratique sénégalais de Karim Wade. Les députés seront réunis en plénière ce lundi 5 février pour examiner le texte contre lequel l’opposition est vent debout. Le calendrier pourrait être précisé à l’issue des débats.

En attendant, c’est la commission des lois qui bûche sur la proposition de loi constitutionnelle, qui renverrait l’élection au 25 août, rapporte notre correspondante à Dakar, Juliette Dubois. Cette commission est chargée du travail technique et d’un premier examen du texte. Le projet demande un report de l’élection en avançant que le processus électoral est déjà émaillé d’incidents et de dysfonctionnements graves. Des arguments que Macky Sall a repris samedi lors de son adresse à la nation, lorsqu’il a annoncé abroger le décret qui fixait l’élection au 25 février, et donc repousser de facto le scrutin.

Le projet de loi parle aussi d’une crise institutionnelle entre les pouvoirs judiciaire et législatif autour du processus de validation des candidats et propose de repousser l’élection de six mois, au 25 août prochain. Selon un député d’opposition présent dans la salle, plusieurs députés de la coalition au pouvoir Benno Bokk Yakaar sont même allés plus loin en demandant la prolongation d’un an du mandat de Macky Sall.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneSociété

Kinshasa : le mouvement citoyen Filimbi exige la libération de 12 militants interpellés lors d’une manifestation

by Sam's Londele 4 février 2024
written by Sam's Londele

Dans un communiqué publié ce dimanche 04 février, le mouvement citoyen Filimbi condamne l’arrestation d’une dizaine de jeunes militants lors d’une manifestion à Kinshasa contre l’occupation de Bunangana par les rebelles du M23 soutenus par l’armée Rwandaise.

Dans ce communiqué, cette structure citoyenne rappelle que cette manifestation avait pour but de sensibiliser l’opinion nationale et internationale sur l’occupation et le pillage continu depuis 600 de la cité de Bunangana dans le Nord-Kivu.

« Dans le cadre de la mobilisation citoyenne contre les agressions Ougando-Rwandaises perpétrées sous couvert du groupe terroriste M23, des citoyens, dont des militants issus des mouvements citoyens, se sont rassemblés hier, samedi 3 février 2024, devant l’esplanade du Palais du Peuple, symbole de la démocratie, dans le but de : sensibiliser l’opinion nationale et internationale sur l’occupation et le pillage continu depuis 600 jours de la cité stratégique de Bunangana par les terroristes du M23. Ces derniers, en plus de commettre des exactions sur les populations civiles, imposent une fiscalité à la population, finançant ainsi leur guerre ;
rappeler aux responsables politiques et militaires de ne ménager aucun effort pour récupérer les parties du territoire actuellement sous occupation 
», peut-on lire dans ce communiqué de Filimbi.

Et de poursuivre : « Filimbi condamne fermement les arrestations de 7 activistes, dont Fred Bauma et Bienvenu Matumo, tous appréhendés alors qu’ils exerçaient pacifiquement leur droit sur l’esplanade du Palais du Peuple, et exige leur libération sans condition »

Par ailleurs, le mouvement citoyen Filimbi dénonce également les menaces et tentatives d’arrestation ciblant Mino Bopomi, Coordonnateur national, ainsi que Palmer Kabeya, porte-parole, selon eux par l’Agence nationale de renseignements (ANR).

James Mushiya

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Insécurité à l’Est : les femmes leaders du Nord-Kivu exhortent le chef de l’Etat à prendre de mesures pour la protection de déplacés internes ( déclaration)

by Sam's Londele 4 février 2024
written by Sam's Londele

Dans une déclaration faite ce dimanche 4 février à Goma, la dynamique de femmes leaders du Nord-Kivu a remercié le chef de l’Etat Félix Tshisekedi Tshilombo pour les efforts consentis dans le rétablissement de la paix à l’Est.

« nous remercions le chef de l’Etat pour les efforts consentis dans le rétablissement de la paix à l’Est de la RDC, mais également pour son discours prononcé lors de son discours d’investiture qui traduit sa volonté de travailler pour la restauration de la paix », peut-on lire dans cette déclaration.

Et de poursuivre : « La majorité de femmes du Nord-Kivu qui a voté pour le chef de l’Etat souhaitent que ce nouveau mandat lui accordé mette en priorité les questions de la paix, la sécurité, la cohésion sociale ainsi que la participation égalitaire homme-femme »

Dans cette même déclaration ces femmes dénoncent la persistance de l’insécurité dans la partie Est de la République démocratique du Congo qui, selon elles, met en péril l’action du gouvernement congolais.

« la situation sécuritaire du moment met en péril les actions menées par le gouvernement, étant donné que les forces armées de notre pays, sont en difficultés pour l’instant de reconquérir les villages et cités qui sont entre les mains de rebelles du M23, il s’observe ces deux derniers semaines le déplacement massif de la population, des bombes larguées sur les espaces occupés par des civils faisant des morts et de blessés et des dégâts matériels », renchérit ce document.

Eu égard de ce qui précède, ces femmes recommandent au chef de l’État notamment de : trouver une solution urgente pour mettre fin à cette guerre, de récupérer toutes les entités conquises par les rebelles et sécuriser celles non conquises, prendre de mesures pour les déplacés interne et subvenir à leurs besoins vitaux.

James Mushiya

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