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À la Une

À la UneProvince

Nord-Kivu : les Wazalendo chassent les M23 de Kitshanga et contrôlent la cité

by admin9775 6 octobre 2023
written by admin9775

Ça ne fait plus ombre d’aucun doute, les jeunes patriotes Wazalendo ont bel et bien pris l’ascendance sur les rebelles du M23 dans la cité de Kitchanga en chefferie des Bashali, territoire de Masisi (Masisi).

Plusieurs sources concordantes renseignent que la coalition des autodéfenses (APCLS de Janvier Kalairi, NDC-R de Guidonn et bien d’autres) est entrée dans la cité de Kitchanga depuis 9 heures locales ce vendredi 6 octobre 2023 après y avoir chassés les rebelles du M23 qui étaient sur place depuis maintenant plusieurs mois.

Des témoins indiquent que les éléments des groupes armés locaux qui était en affrontements avec le M23 dans plusieurs autres villages sont entrés dans cette grande agglomération de la chefferie des Bashali par le canal de Ngingwe et Buchalwinchi.

« Dès 9h30 il y a eu psychose dans la cité ! Les APCLS sont venus de Ngingwe, Buchalwinchi et ils sont déjà dans toute la cité ! il n’y a pas eu crépitement jusqu’ici sauf quelques tirs! la population regagne timidement leur domicile. Mais, une partie de la population allait déjà vers Mweso et aussi à la Monusco », fait savoir un habitant de la place.

Dans un meeting population tenu au rond-point Namulisi de Kitchanga ce vendredi, le général Guidon Shimirayi a appelé la population à se ranger derrière les jeunes patriotes afin de les pousser à chasser le M23 jusque-là où il est venu.

En rappel, les rebelles du M23 avaient conquis la cité de Kitshanga le 26 janvier dernier après d’intenses combats contre les forces armées congolaises.

Tout en les invitant au cantonnement tel que recommandé par les chefs d’État de la communauté des pays d’Afrique de l’Est (EAC), le chef de l’État congolais Félix-Antoine Tshisekedi était resté catégorique en affirmant qu’il n’y aura jamais de négociation avec les rebelles du M23 comme ils l’exigeait.

Les volcan news via CONGO PUB Online

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À la UneSociété

Mwangachuchu condamné à la peine de mort

by admin9775 6 octobre 2023
written by admin9775

La sentence vient de tomber, le député national élu du territoire de Masisi et propriétaire de la Société Minière de Bisunzu (SMB) vient d’être condamné à la peine capitale ce vendredi 6 octobre par la haute cour militaire de la République démocratique du Congo.

Édouard Mwangachuchu est aussi condamné à la réparation de l’ordre de 100 millions de dollars pour le préjudice causé à l’Etat congolais et à payer les frais d’instance endéans 8 jours, faute de quoi il y sera contraint.

La Haute Cour se dit cependant incompétente d’ordonner sa déchéance en tant que député. Le concerné n’a pu assister au prononcé de son jugement pour des raisons de santé.

Son co-accusé le commissaire principal Robert Mushamalirwa, a, été acquitté de l’unique charge mise à sa cause à savoir violation des consignes.

La Haute Cour militaire a condamné l’honorable Édouard Mwangachuchu à la peine capitale pour trois chefs d’accusation dont la trahison. Pour son avocat, Me Thomas Gamakolo, son client a été condamné non à cause des faits qui lui sont reprochés mais à cause son appartenance à l’ethnie « Tutsi »

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À la UneSport

Ligue des champions: Le Tout-Puissant Mazembe dans le groupe A, le tenant du titre Al Ahly dans le goupe.

by Guyguy Lelo 6 octobre 2023
written by Guyguy Lelo

Le tirage au sort de la phase de poules de la Ligue des champions CAF a été effectué ce vendredi 6 novembre.

Le groupe A pourrait être qualifié de groupe la mort avec Mamelodi, Pyramids, TP Mazembe. Le C, lui, verra le derby de Tunis entre L’Espérance Sportive de Tunis et l’Étoile Sportive du Sahel.

La première journée prévue les 25 et 26 novembre, la dernière, le week-end du 1ere et 2 mars.

Voici la composition des groupes de la Ligue des Champions

Groupe A :

Mamelodi Sundowns (Afrique du Sud), Pyramids FC (Égypte), TP Mazembe (RD Congo), Nouadhibou FC (Mauritanie)

Groupe B :

Wydad Casablanca (Maroc), Simba FC (Tanzanie), ASEC Mimosas (Côte d’Ivoire), Jwaneng Galaxy (Botswana)

Groupe C :

Espérance Sportive de Tunis (Tunisie), Petro Atletico (Angola), Al Hilal Omdurman (Soudan), Étoile Sportive du Sahel (Tunisie)

Groupe D :

Al Ahly (Égypte), CR Belouizdad (Algérie), Young Africans (Tanzanie), Medeama DC (Ghana)

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À la UneMonde

Le Nobel de la paix 2023 est décerné à Narges Mohammadi, emprisonnée en Iran

by admin9775 6 octobre 2023
written by admin9775

Comme chaque année, les spéculations allaient bon train pour ce prix, sans doute le plus attendu des Nobel étant donné le nombre de conflits en cours dans le monde entier. Mais on voyait mal comment le combat des femmes iraniennes pouvait être oublié.

Un an après la mort de Mahsa Amini arrêtée en Iran pour ne pas avoir porté son voile correctement, et le soulèvement de la population iranienne qui a suivi, le mouvement « Femme, Vie, Liberté » était dans tous les esprits.

« Donnez le prix Nobel de la paix aux femmes iraniennes », plaidait Per Olav Ødegård, éditorialiste du journal populaire norvégien VG. Le nom de Narges Mohammadi, journaliste et militante iranienne des droits humains, détenue à la prison d’Evin à Téhéran, semblait faire consensus.

Narges Mohammadi, actuellement dans une geôle de la République islamique, est bien évidemment attendue à Oslo pour la remise de son prix. « Si les autorités iraniennes prennent la bonne décision, ils la libéreront. Elle pourra ainsi être présente pour recevoir cet honneur, ce que nous espérons avant tout », a déclaré la présidente Berit Reiss-Andersen du Comité Nobel norvégien, à Oslo. Dans la foulée, l’ONU a réclamé sa libération.

Interrogée en juillet dernier sur RFI, Narges Mohammadi se voulait rassurante : « Je vais bien. Je suis vraiment confiante et je reste active » et disait poursuivre ses investigations à propos de « la torture blanche » et « les cellules d’isolement » : « Une partie de mes efforts en ce qui concerne les droits humains est consacrée à la question « du viol, l’agression et la violence à caractère sexuel » contre les femmes contestataires et opposées au régime commis par des agents de l’État ». 

Sa famille a très vite réagi et soulignant le moment historique pour la liberté en Iran : « Nous dédions ce prix à l’ensemble des Iraniens et en particulier aux femmes et aux filles iraniennes qui ont inspiré le monde entier par leur courage et leur combat pour la liberté et l’égalité ».  Son mari, Taghi Rahmani, réfugié depuis 2012 en France avec leurs deux jumeaux âgés de 17 ans dit d’elle qu’elle est « la personne la plus déterminée » qu’il connaisse.  Arrêtée de nombreuses fois depuis 1998, Narges Mohammadi a été condamnée à plusieurs peines de prison et doit encore être jugée pour de nouveaux chefs d’inculpation.

Dans son discours d’annonce, le comité du Nobel a tenu à souligner le courage des femmes iraniennes, victimes de répressions de la part du régime iranien, sources d’inspiration pour le monde entier et distinguées aussi à travers ce prix.

Iran Human Rights, une organisation de défense des droits de l’homme basée en Norvège, s’est félicitée du prix décerné à Narges Mohammadi et espère que cela attirera l’attention de la communauté internationale sur la lutte du peuple iranien pour ses droits humains fondamentaux.

« La France se félicite de ce choix très fort pour une combattante de la liberté », a de son côté déclaré Emmanuel Macron, à l’issue d’un sommet européen informel à Grenade, dans le sud de l’Espagne.

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À la UnePolitique

Présidentielle : Où sont passés Lisanga Bonganga, Seth Kikuni et Jean-Claude Baende?

by admin9775 6 octobre 2023
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La population congolaise est comme internet: elle garde tout et n’oublie rien. Elle attend de voir les candidats déclarés à l’élection présidentielle du 20 décembre prochain faire acte de leurs candidatures.

Alors qu’il ne reste que trois jours avant la fermeture du bureau de réception et de traitement des candidatures (BRTC) à l’élection présidentielle, certains candidats déclarés traînent le pas.

Parmi eux, Lisanga Bonganga, Seth Kikuni et Jean-Claude Baende, qui avaient annoncé tambour battant leurs candidatures.

Jean Pierre Lisanga Bonganga Ph. D.T.

Le premier, ancien ministre d’État en charge des Relations avec le parlement et leader de l’Alliance des pro- Etienne Tshisekedi Wa Mulumba (APETEM), avait annoncé son ambition présidentielle pour succéder à Félix Tshisekedi. Mais, quelques jours plus tard, Jean-Pierre Lisanga Bonganga a poli son discours envers le pouvoir dont il a commencé à s’afficher comme un critique intrépide.

De là jusqu’à ne pas portuler ? Rien n’est moins sûr surtout que «Vieux Saio » serait financièrement fauché.

Au micro de nos confrères de Infos.cd, impatients comme alternance.cd de le voir au siège de la CENI avec son dossier de candidature, Lisanga Bonganga s’est montré évasif. Il a laissé entendre qu’il n’a pas renoncé à son ambition.

Pas de suite également pour la candidature annoncée de Jean-Claude Baende à l’élection présidentielle.

Investi candidat par son parti politique, Alliance des démocrates humanistes (ADH), en décembre 2022, l’ancien gouverneur de l’ex Grand Équateur avait promis notamment de « donner du pain à notre peuple » et a inscrit sa potentielle candidature sur la refondation de la République démocratique du Congo.

L’ex-prêtre catholique(abbé) devenu acteur politique a-t-il renoncé à sa candidature comme il avait renoncé à sa vocation prêtrise ? JC Baende a trois jours pour démontrer le contraire.

Seth Kikuni

Le cas de Seth Kikuni est compréhensible. Investi candidat président de la République par son parti en main dernier, le leader de Piste pour l’émergence a intérêt à réfléchir deux fois avant de candidater.

Après avoir bousillé cent mille dollars de caution à l’élection présidentielle de 2018, Seth Kikuni serait utilement conseillé d’utiliser autrement son argent.

D’ailleurs, le jeune acteur politique est devenu moins actif sur les réseaux sociaux depuis l’ouverture du bureau de réception et de traitement des candidatures à la magistrature suprême, le 9 septembre dernier. Lui et d’autres prétendants candidats à la course à l’élection présidentielle ont jusqu’au dimanche 8 octobre 2023, date de la fermeture du BRTC, pour prouver qu’ils n’avaient pas fait que de simples annonces.

Alternance.cd via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Joe Biden annonce la poursuite de la construction du mur à la frontière mexicaine

by Ruben Yale 6 octobre 2023
written by Ruben Yale

La construction du mur à la frontière sud des États-Unis va reprendre, a annoncé, jeudi 5 octobre, l’administration Biden, mais avec quelques difficultés pour l’assumer, car c’est une volte-face importante.

Joe Biden en avait fait la promesse durant la campagne présidentielle de 2020 et c’était l’une de ses premières décisions après son investiture : stopper la construction du mur à la frontière décidée par Donald Trump. Un mur jugé à l’époque inefficace par Joe Biden, rappelle notre correspondant à Washington, Guillaume Naudin. Et c’est ailleurs toujours le cas, explique-t-il. Mais il se justifie en avançant des raisons financières. L’argent est déjà alloué par le Congrès à la construction du mur et il ne peut rien y changer.

Son secrétaire à la sécurité intérieure, Alejandro Mayorkas, reprend cette explication. Mais il ajoute qu’il y a un besoin aigu et immédiat de construire des barrières physiques et des routes à proximité de la frontière afin d’empêcher les entrées illégales sur le territoire américain. Mieux, pour accélérer la construction de 32 kilomètres supplémentaires, l’application de 26 lois fédérales, notamment concernant la protection de l’environnement, est suspendue dans le sud du Texas.

C’est que l’administration est sous forte pression politique à ce sujet. Les républicains en ont fait un thème de campagne pour 2024. Mais l’actuel président est aussi sous pression de ses propres amis : les maires des grandes villes comme New York et Chicago qui disent ne plus pouvoir faire face aux besoins d’accueil et de logement des migrants. 

Un « retour en arrière » pour le Mexique

Cette annonce coïncide avec une visite de deux jours du secrétaire d’État Américain Antony Blinken à Mexico à l’occasion du troisième dialogue de haut niveau pour la sécurité. Les questions de trafic de drogue et de migration étaient à l’ordre du jour.

Côté mexicain, la décision de département de sécurité américain de renforcer en urgence la frontière est vue comme un « retour en arrière » par le président Andrès Manuel Lopez Obrador qui y voit le résultat des « pressions de l’extrême droite américaine » qui ne « résout pas le problème ». Le chef d’État mexicain a déploré cette décision de l’administration Biden qui était selon lui « le seul président américain à n’avoir pas encore construit un morceau du mur », rapporte notre correspondante à Mexico, Gwendolina Duval. 

Du point de vue mexicain, cette barrière n’a jamais empêché ni le départ des migrants qui fuient leurs pays d’origine, ni leur passage sur le territoire américain, quels que soit les moyens, même dangereux. Plus de 800 personnes sont mortes à la frontière l’année dernière.

Les flux de migrants n’ont jamais été aussi importants le long des 3 000 kilomètres de frontière. La ministre mexicaine des affaires étrangères comptabilisait près de 15 000 personnes arrêtées de chaque côté de la frontière pour la seule journée de mercredi. Ce chiffre donné après la réunion entre les deux pays sur le thème de la sécurité a été l’occasion pour la ministre de rappeler que la posture mexicaine consiste à insister auprès des États-Unis pour investir dans les pays d’origines de la migration. Il s’agirait d’agir sur les causes du phénomène avec le développement de programmes sociaux pour réduire les inégalités. 

Les États-Unis vont reprendre les expulsions directes de vénézuéliens vers leur pays d’origine

C’était l’une des toutes dernières décisions de Donald Trump lorsqu’il était président. Mais depuis janvier 2021, les États-Unis n’expulsent plus de Vénézuéliens vers leur pays d’origine, une mesure censer « dissuader » les migrants d’entrer par la frontière mexicaine. De fait, les ressortissants du pays bénéficient d’un statut de protection temporaire qui empêchent les expulsions vers des pays dangereux ou instables. Ce statut a été renouvelé il y a à peine deux semaines, mais pour les migrants arrivés avant le 31 juillet dernier. Cette mesure va donc frapper ceux qui sont arrivés illégalement récemment, commente notre correspondant à Washington Guillaume Naudin.

Selon des rapports, 50 000 Vénézuéliens sont arrivés aux États-Unis rien qu’au mois de septembre. Jusque-là, l’administration Biden procédait à des expulsions de Vénézuéliens mais via des pays tiers, comme la République dominicaine qui les renvoyait ensuite vers Caracas.

Les hauts responsables de l’administration qui ont annoncé cette reprise prochaine des vols directs n’ont fait aucun commentaire sur les discussions avec le régime Maduro pour qu’il accepte cette mesure. Ils affirment en revanche qu’elle est en ligne avec la politique d’immigration dite « ordonnée et humaine » qui a permis de créer des voies légales d’arrivée aux États-Unis, spécialement pour les Vénézuéliens.

Accord avec le régime Maduro

Mais l’annonce faite jeudi par Washington est le fruit d’un accord avec le Venezuela qui a accepté de recevoir ses citoyens, expulsés des États-Unis, explique notre correspondante à Caracas, Alice Campaignolle. Les deux pays, dont les relations diplomatiques sont rompues, ont malgré tout entamé un cycle de discussions en 2021 à Mexico : un vol charter de migrants alors qu’il n’y a plus de vols commerciaux entre les deux pays depuis 2019.

Aujourd’hui, la grave crise que vit le pays a poussé plus de 7 millions de personnes à quitter le territoire vénézuélien. Caracas a réagi en affirmant que cette migration massive était la conséquence des sanctions internationales dont le pays fait l’objet.

Ils seraient environ 500 000 vénézuéliens vivant aux États-Unis où il existe un statut de protection qui permet à certains d’entre eux de rester en toute légalité. Mais, entre autres critères, il faut donc être arrivé avant août 2023. Or, ils sont encore nombreux en ce moment-même à quitter le pays et entamer le voyage vers le voisin nord-américain.

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À la UneAfrique

Cameroun : 2 villageois »exécutés » en public par des séparatistes

by Ruben Yale 6 octobre 2023
written by Ruben Yale

Deux villageois ont été « exécutés » publiquement sur un marché par des rebelles séparatistes dans l’ouest du Cameroun en proie à des combats entre l’armée et des indépendantistes de la minorité anglophone coutumiers de ce genre d’assassinats, a affirmé jeudi le préfet de la région.

Depuis près de sept ans, un conflit meurtrier oppose les deux camps, accusés chacun de crimes contre les civils par les ONG internationales et l’ONU, dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, peuplées principalement par la minorité anglophone de ce pays d’Afrique centrale majoritairement francophone.Mercredi en fin d’après-midi, « un groupe de terroristes armés a envahi le village de Guzang », dans le Nord-Ouest, « kidnappé deux civils chez eux qu’ils ont ensuite sommairement exécutés par balles sur la place du marché, devant une foule de personnes impuissantes », écrit jeudi dans un communiqué Benoît Nicaise Fouda Etaba, le préfet du département de la Momo.Les autorités appellent généralement « terroristes » les groupes armés anglophones qui réclament l’indépendance des deux régions. Ces derniers se livrent fréquemment à des assassinats ciblés de civils, notamment fonctionnaires et enseignants, qu’ils accusent de « collaborer » avec le pouvoir central.Les victimes sont le jeune frère du Fon de Guzang, le chef traditionnel du village, et un petit commerçant, selon le préfet.Les assaillants « les accusaient de collaboration avec l’armée », a assuré par téléphone à l’AFP un responsable de l’administration locale qui a requis l’anonymat. « Cela s’est passé devant la population y compris les membres de leurs familles », a déploré un responsable d’une organisation locale de la société civile, anonymement par peur de représailles.Début juillet, Amnesty international s’était de nouveau alarmée d’« atrocités » dont sont régulièrement victimes les civils, notamment des « exécutions extrajudiciaires », « homicides » d’habitants dont des femmes et des enfants, « tortures » et « viols », perpétrés par les forces de sécurité comme les séparatistes armés.Fin 2016, le président Paul Biya, qui dirige d’une main de fer le pays depuis plus de 40 ans, avait fait réprimer violemment des manifestations pacifiques d’anglophones s’estimant ostracisés et marginalisés par le pouvoir central dans cette ancienne colonie française.Puis de nombreux groupes avaient pris les armes et proclamé en 2017 l_' »indépendance »_ d’une région qu’ils appellent l’« Ambazonie ». M. Biya, 90 ans, intraitable, y dépêche massivement des troupes depuis. Le conflit a fait plus de 6 000 morts et forcé plus d’un million de personnes à se déplacer, selon International Crisis Group (ICG).Les groupes armés se livrent également fréquemment à des kidnappings contre rançons. Dans la nuit de mardi à mercredi, près de Kumbo, dans le Nord-Ouest, 11 villageois dont une femme ont été libérés lors d’une opération de l’armée, a indiqué la préfecture locale dans un communiqué.

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À la UneAfrique

Mali : l’armée assure être proche de Kidal, bastion des rebelles

by Ruben Yale 6 octobre 2023
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L’armée malienne a indiqué jeudi soir qu’un important convoi de ses forces avait progressé jusqu’aux environs d’Anéfis, étape vers la ville stratégique de Kidal, fief de la rébellion séparatiste touareg qui a repris les armes contre l’État central.

Un haut responsable de la rébellion a assuré quant à lui que l’armée n’avait pas atteint Anéfis, mais était encerclée à 11 km de là.

La colonne a brisé un rideau défensif constitué de tranchées à 10 km au sud d’Anéfis, a dit l’armée sur les réseaux sociaux. Elle a assuré avoir détruit plusieurs pick-ups et avoir infligé des pertes « très importantes » à ses adversaires.

« Je démens l’entrée du convoi FAMA (Forces armées maliennes)/Wagner à Anéfis. Ils sont plutôt cernés à 11 km de là », a dit sur les réseaux sociaux, Attaye Ag Mohamed, un responsable de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), une alliance de groupes armés à dominante touareg.

Après s’être soulevés contre l’État central en 2012, ces groupes avaient signé un accord de paix avec lui en 2015 mais viennent de reprendre les hostilités en août.

Un convoi de l’armée malienne composé de dizaines de véhicules et de blindés est parti lundi de Gao en direction de Kidal. Il est soumis depuis lors à des attaques.

La colonne de véhicules progresse lentement et nourrit les spéculations sur sa destination et ses objectifs. Une offensive sur les bases de la rébellion dans la région Kidal pourrait constituer un tournant après une décennie de conflit, alors que les attaques des groupes séparatistes et des djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, se multiplient contre les camps de l’armée malienne dans le nord et le centre du pays.

Les groupes affiliés à l’organisation État islamique continuent également à opérer, essentiellement dans l’est. La rébellion touareg avait affirmé plus tôt jeudi avoir stoppé l’avancée du convoi et avoir abattu un avion de l’armée à Tabankort, au sud d’Anéfis.

Les affirmations de tous les protagonistes sont difficilement vérifiables dans ces zones reculées. L’accès à des sources indépendantes dans un contexte d’hostilités et de régime militaire est compliqué.

Anéfis se trouve à environ 110 km au sud de Kidal.

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À la UneMonde

La Syrie enterre les militaires tués dans l’attaque de drones à Homs

by Ruben Yale 6 octobre 2023
written by Ruben Yale

En Syrie, les funérailles ont débuté vendredi pour les quelque 110 victimes de l’attaque de drones lors d’une cérémonie de promotions d’officiers à Homs, à laquelle Damas a répliqué par des bombardements intensifs de zones rebelles. L’émissaire de l’ONU pour la Syrie a appelé, de son côté, à « une désescalade immédiate » de la violence. 

Le visage fermé, des dizaines de proches de victimes étaient rassemblés, vendredi 6 octobre dès l’aube, devant l’hôpital militaire de Homs. Des ambulances ont commencé à transporter vers leur dernière demeure les dépouilles des officiers et des membres de leurs familles, tués la veille dans l’attaque de drones contre une cérémonie de promotions d’officiers qui a fait plus de 110 morts.

« Mon fils, ne monte pas en voiture, ne pars pas, reste près de moi », criait une mère éperdue de douleur, en robe noire à fleurs blanches, la tête recouverte d’un fichu blanc.

Des soldats portant des couronnes précédaient les cercueils, au son d’une musique militaire.

Le ministre de la Défense, Ali Mahmoud Abbas, qui avait quitté la cérémonie jeudi peu avant l’attaque de drones, a assisté aux funérailles d’une trentaine de militaires et de civils à Homs. « Le sang des martyrs qui ont payé de leur vie hier est très cher, mais la patrie l’est encore plus », a-t-il affirmé.

L’attaque contre à Homs, qui a fait « 112 morts dont 21 civils » et au moins 120 blessés, a été imputée à « des organisations terroristes » par l’armée syrienne, qui a promis de « riposter fermement ».

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une organisation basée au Royaume-Uni disposant d’un vaste réseau de sources en Syrie, a pour sa part donné un bilan plus élevé, affirmant que l’attaque avait fait 123 morts incluant 54 civils parmi lesquels 39 enfants, et quelque 150 blessés.

Bombardements en représailles

Non revendiquée, elle a été menée « à l’aide de drones chargés d’explosifs », selon l’armée. La province de Homs est entièrement sous le contrôle du régime syrien depuis 2018.

Des groupes jihadistes qui contrôlent une partie du territoire syrien ont parfois recours aux drones armés pour commettre des attaques.

Les forces gouvernementales ont riposté par des bombardements qui ont visé depuis jeudi après-midi le dernier bastion rebelle du pays, dans le nord-ouest. L’OSDH a fait état de 15 civils tués.

L’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie a appelé jeudi à « une désescalade immédiate » de la violence en Syrie, après l’attaque contre l’académie militaire. 

« Les scènes horribles d’aujourd’hui rappellent la nécessité d’une désescalade immédiate de la violence, d’un cessez-le-feu national et d’une approche coopérative de la lutte contre les groupes terroristes inscrits sur la liste du Conseil de sécurité », a déclaré Geir Pedersen, dans un communiqué publié à Genève.

« Toutes les parties doivent respecter leurs obligations en vertu du droit international et assurer la protection des civils et des infrastructures civiles », a-t-il ajouté, se disant « gravement préoccupé par l’escalade de la violence en Syrie aujourd’hui ».

« Je déplore profondément les pertes de vies humaines de part et d’autre. Je lance un appel urgent à toutes les parties pour qu’elles fassent preuve de la plus grande retenue », a-t-il encore dit.

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À la UneScience et Technologie

Le Nobel de la paix décerné à Narges Mohammadi, défenseuse iranienne des droits humains

by Ruben Yale 6 octobre 2023
written by Ruben Yale

Actuellement emprisonnée à Téhéran, la militante iranienne des droits de l’Homme Narges Mohammadi a reçu, vendredi, le prix Nobel de la paix pour sa lutte contre l’oppression des femmes en Iran et son combat en faveur des droits humains et de la liberté pour tous.

Le comité norvégien a décidé de soutenir cette année le combat des Iraniennes en attribuant, vendredi 6 octobre, le prix Nobel de la paix 2023 à Narges Mohammadi. 

Cette journaliste de 51 ans est emprisonnée à Téhéran, en Iran, depuis novembre 2021, après avoir été condamnée en 2016 pour son engagement en faveur des droits humains. Arrêtée pour la première fois il y a 22 ans, Narges Mohammadi a passé la majeure partie des deux dernières décennies à faire des allers-retours en prison. Elle n’a pas vu ses enfants – qui vivent en France avec son mari – depuis huit ans.

La militante est récompensée « pour son combat contre l’oppression des femmes en Iran et sa lutte pour la promotion des droits humains et la liberté pour tous », a déclaré la présidente du comité Nobel norvégien, Berit Reiss-Andersen, à Oslo.

« Le prix de la paix de cette année reconnaît également les centaines de milliers de personnes qui, au cours de l’année écoulée, ont manifesté contre les politiques de discrimination et d’oppression du régime théocratique iranien à l’égard des femmes. La devise adoptée par les manifestants – « Femme – Vie – Liberté » – exprime bien le dévouement et le travail de Narges Mohammadi », indique aussi le site du Nobel.

BREAKING NEWS
The Norwegian Nobel Committee has decided to award the 2023 #NobelPeacePrize to Narges Mohammadi for her fight against the oppression of women in Iran and her fight to promote human rights and freedom for all.#NobelPrize pic.twitter.com/2fyzoYkHyf

— The Nobel Prize (@NobelPrize) October 6, 2023

L’ONU demande sa libération 

L’ONU a immédiatement réagi à l’annonce de ce prix en réclamant la libération de Narges Mohammadi. Le comité Nobel espère aussi que l’Iran libérera la militante iranienne pour recevoir sa récompense en décembre, a affirmé Berit Reiss-Andersen. 

« Cela distingue vraiment le courage et la détermination des femmes en Iran, qui sont une source d’inspiration pour le monde entier », a déclaré Elizabeth Throssell, la porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme à Genève, ajoutant : « Nous avons vu leur courage et leur détermination face aux représailles, aux intimidations, à la violence et aux détentions ».

« Nous dédions ce prix (…) en particulier aux femmes et aux filles iraniennes »

L’attribution du Prix Nobel de la Paix à la militante iranienne emprisonnée Narges Mohammadi représente « un moment historique et important pour la lutte pour la liberté en Iran », a réagi vendredi sa famille dans un message écrit.

« Nous dédions ce prix à l’ensemble des Iraniens et en particulier aux femmes et aux filles iraniennes qui ont inspiré le monde entier par leur courage et leur combat pour la liberté et l’égalité », ajoute la famille.

Narges Mohammadi est aussi la vice-présidente du Centre des défenseurs des droits de l’Homme fondé par Shirin Ebadi, elle aussi prix Nobel en 2003. Elle est récompensée alors que l’Iran a été traversé l’an dernier par un vaste mouvement de contestation déclenché par la mort d’une Kurde iranienne de 22 ans, Mahsa Amini, après son arrestation à Téhéran pour non respect du strict code vestimentaire islamique.

Narges Mohammadi a brûlé son voile dans la cour de la prison

« Le mouvement a accéléré le processus de démocratie, de liberté et d’égalité », désormais « irréversible », écrivait le mois dernier à l’AFP Narges Mohammadi depuis sa cellule. 

Elle-même et trois codétenues ont brûlé leur voile dans la cour de la prison d’Evin à Téhéran pour marquer l’anniversaire de la mort de Mahsa Amini le 16 septembre.

Considérée comme une « détenue d’opinion » par Amnesty International, Narges Mohammadi disait dans sa correspondance avec l’AFP n’avoir « presque aucune perspective de liberté ».

Le soulèvement « Femme, Vie, Liberté » – un slogan avec lequel Mme Reiss-Andersen a entamé son annonce vendredi, y a été violemment réprimé avec 551 manifestants, dont 68 enfants et 49 femmes, été tués par les forces de sécurité, selon l’ONG Iran Human Rights (IHR), et des milliers d’autres arrêtés.

France 24 via CONGO PUB Online

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