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À la Une

À la UneAfrique

Tchad: l’ex-Premier ministre et opposant Succès Masra grâcié par le président Déby

by admin9775 14 août 2026
written by admin9775

Succès Masra, ancien Premier ministre et chef du principal parti d’opposition au Tchad a été grâcié par le président Mahamat Idriss Déby vendredi 14 août par décret alors qu’il purgeait depuis plus d’un an une peine de 20 ans de prison ferme. Huit autres dirigeants de partis ont également été grâciés. Cette grâce présidentielle entraîne une « remise totale des peines privatives de libertés aux condamnés », indique le décret publié sur la page Facebook de la présidence tchadienne.

Condamné pour « diffusion de message à caractère haineux et xénophobe » et « complicité de meurtre », Succès Masra purgeait depuis plus d’un an une peine de 20 ans de prison ferme. Les huit dirigeants de partis, tous membres de la plateforme de l’opposition (GCAP), Groupe de concertation des acteurs politiques, étaient condamnés depuis mai à huit ans de prison ferme, jugés coupables de fomenter une insurrection.

Cette grâce présidentielle entraîne une « remise totale des peines privatives de libertés aux condamnés », indique le décret publié vendredi sur la page Facebook de la présidence tchadienne. « Nous remercions le président de la République d’avoir bravé les obstacles et choisi d’avancer dans l’esprit de l’unité nationale qui est entrain de naître. Nous espérons enfin nous asseoir autour d’une table pour faire avancer la paix », a réagit le Dr Ndolembai Sadé Njesada, Vice-Président du parti de Succès Masra, les Transformateurs.

Un exil au Cameroun, puis la nomination comme Premier ministre

Économiste de 42 ans et figure populaire de l’opposition, Succès Masra avait été contraint à l’exil au Cameroun fin 2022, après une manifestation violemment réprimée lors de laquelle de nombreuses personnes avaient été tuées par les forces de l’ordre, sans qu’aucun bilan officiel ne soit jamais communiqué.

Il était rentré au Tchad un an plus tard en vertu d’un accord conclu avec le gouvernement tchadien à Kinshasa. Il avait été nommé Premier ministre peu après, cinq mois avant l’élection présidentielle de mai 2024 à l’issue de laquelle il était arrivé deuxième avec près de 20% des voix.

RFI

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À la UnePolitique

RDC : Eric Prince aurait participé à une réunion stratégique à Kinshasa sur la sécurisation des zones minières

by admin9775 14 août 2026
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L’homme d’affaires américain Eric Prince, fondateur de la société militaire privée Blackwater et associé à Frontier Services Group (FSG), aurait été aperçu le week-end dernier à Kinshasa, selon plusieurs sources.

D’après ces informations, l’homme d’affaires aurait participé à une réunion stratégique organisée à la Cité de l’OUA, sous la présidence du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi.

La rencontre aurait réuni, outre Eric Prince et certains de ses collaborateurs, des officiers des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), des membres de la Présidence ainsi que des représentants burundais.

La sécurisation des zones minières au cœur des échanges

Selon les mêmes sources, les discussions auraient principalement porté sur la sécurisation des zones minières situées dans l’Est de la République démocratique du Congo, dans le contexte de la mise en œuvre des engagements issus de l’accord conclu récemment entre la RDC et le Rwanda sous médiation américaine.

Les participants auraient également procédé à une évaluation de la situation sécuritaire sur les différents fronts ainsi que des capacités des forces engagées sur le terrain.

Les échanges auraient notamment porté sur les scénarios envisageables en cas de reprise des hostilités et sur les moyens permettant aux forces gouvernementales de reprendre le contrôle de certains territoires stratégiques des Hauts-Plateaux et des zones environnantes.

Une présence qui intervient dans un contexte sécuritaire tendu

La présence présumée d’Eric Prince à Kinshasa intervient alors que la question de la sécurisation de l’Est de la RDC demeure au cœur des discussions diplomatiques et sécuritaires régionales.

Le rôle que pourraient jouer des acteurs privés spécialisés dans la sécurité ou la logistique militaire dans la mise en œuvre des futurs dispositifs de sécurisation des zones minières reste toutefois à préciser.

À ce stade, les informations faisant état de cette réunion et de la participation d’Eric Prince n’ont pas été officiellement confirmées par la Présidence de la République démocratique du Congo.

Après cette rencontre, l’homme d’affaires américain aurait quitté Kinshasa.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Procès Christian Tshiwewe : nouveau réaménagement de la Haute Cour militaire, l’affaire renvoyée au 27 août

by admin9775 14 août 2026
written by admin9775

Le procès du général d’armée Christian Tshiwewe Songesha et de ses coaccusés s’est poursuivi ce jeudi 13 août 2026 devant la Haute Cour militaire à Kinshasa, dans une nouvelle configuration de la composition du tribunal.

Un changement est notamment intervenu parmi les juges assesseurs. Le lieutenant-général David Padiri Bulenda, coordonnateur national de la Réserve armée de la Défense, a intégré la composition de la Haute Cour militaire en remplacement du commissaire général de la Police nationale congolaise, Benjamin Alongaboni.

Conformément à l’article 27 du Code judiciaire militaire, le nouvel assesseur a prêté serment avant de prendre part à l’audience. Le premier président de la Haute Cour militaire, le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalay, a rappelé que cette formalité est obligatoire pour tout assesseur non magistrat lors de sa première audience.

La défense conteste la régularité de la procédure

Au cours de cette audience, les avocats de Christian Tshiwewe et de plusieurs coaccusés ont poursuivi leurs moyens de défense en contestant notamment la régularité de la procédure ayant conduit au procès.

La défense demande en particulier l’annulation des procès-verbaux établis par le Conseil national de cyberdéfense, estimant que les agents de cette structure ne disposaient pas de la qualité requise pour poser certains actes de procédure.

Les prévenus contestent également la compétence du Conseil national de cyberdéfense et dénoncent plusieurs irrégularités qu’ils estiment avoir entaché la procédure.

Ces arguments constituent, à ce stade, des moyens soulevés par la défense. La Haute Cour militaire devra encore se prononcer sur ces exceptions avant d’aborder, le cas échéant, l’examen du fond du dossier.

Le ministère public demande deux semaines

Face au volume des mémoires présentés par la défense, l’Auditeur général près la Haute Cour militaire, le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, a sollicité un délai de deux semaines afin de les examiner et de préparer sa réponse.

Le magistrat militaire a annoncé une réplique qu’il entend présenter avec fermeté, répondant également à certaines critiques formulées par les avocats de la défense.

« Je voudrais disposer du temps nécessaire afin d’examiner efficacement les différents mémoires, d’en apprécier la portée et d’y réserver une réplique appropriée, percutante et foudroyante », a-t-il déclaré.

Trois mémoires présentés à l’audience

Trois mémoires uniques ont notamment été exposés devant la Haute Cour militaire au cours de cette audience.

Le premier a été présenté au nom du général de brigade John Ngoy wa Kabila, suivi de celui du général de brigade John Sangwa Muhemedi. Le troisième mémoire concernait le colonel Guy Mukombozi Zahinda.

Les différentes défenses ont notamment insisté sur la question de la compétence des services intervenus dans les actes de procédure ainsi que sur la régularité des procès-verbaux produits au dossier.

Prochaine audience fixée au 27 août

À l’issue des débats, le premier président de la Haute Cour militaire a renvoyé l’affaire au 27 août 2026.

Cette prochaine audience sera consacrée à la réplique du ministère public sur les arguments développés par les différentes défenses, ainsi qu’à l’intervention de la partie civile, représentée par la République démocratique du Congo.

Le procès entre ainsi dans une phase essentiellement consacrée à l’examen des exceptions et contestations de procédure avant toute éventuelle discussion sur le fond des accusations.

Dix prévenus poursuivis

Au total, dix personnes sont poursuivies dans cette affaire, parmi lesquelles plusieurs hauts responsables militaires.

Il s’agit notamment du général d’armée Christian Tshiwewe Songesha, du général d’armée John Numbi Banza Ntambo, en fuite, du général-major Maurice Nyembo Kufi, du général de brigade Chinyabuuma Kamukinde, du général de brigade John Ngoy wa Kabila, du général de brigade John Sangwa Muhemedi, du colonel Guy Mukombozi Zahinda, du colonel Pathy Sangwa Lumbu, du colonel Christophe Tshinabo Kenge, également en fuite, ainsi que de Pascal Nyembo Muyumba, ancien directeur général du CEEC, lui aussi en fuite.

Les prévenus sont poursuivis pour plusieurs chefs d’accusation, notamment complot, propagation de faux bruits, apologie du terrorisme, trahison, désertion à l’étranger, violation des consignes, détention illégale d’armes et de munitions de guerre, ainsi qu’incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline.

Pour l’heure, aucune décision n’a encore été rendue sur les exceptions soulevées par la défense. La prochaine audience du 27 août devrait donc permettre au ministère public de répondre à ces arguments et à la Haute Cour militaire de poursuivre l’examen de la procédure.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Référendum en RDC : Félix Tshisekedi demande une nouvelle délibération de la loi au Parlement

by admin9775 14 août 2026
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Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a saisi le Parlement pour demander une nouvelle délibération de la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum en République démocratique du Congo.

L’information a été rendue publique ce jeudi 13 août 2026 par le Bureau de l’Assemblée nationale, dans un communiqué signé par son rapporteur, Jacques Djoli. Selon ce document, le chef de l’État a adressé, le 10 août, une lettre aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat afin de solliciter cette nouvelle délibération, conformément à l’article 137 de la Constitution.

Une demande motivée par l’arrêt de la Cour constitutionnelle

Cette démarche intervient après l’arrêt R.Const. 2695, rendu le 28 juillet dernier par la Cour constitutionnelle. Celle-ci avait déclaré la loi conforme à la Constitution, tout en formulant plusieurs réserves nécessitant la suppression, la substitution ou encore la réécriture de certaines dispositions.

Dans son communiqué, l’Assemblée nationale explique que le président de la République souhaite que le texte présente toutes les garanties nécessaires en matière de clarté, de cohérence, d’intelligibilité et de sécurité juridique.

La Cour constitutionnelle avait formulé treize réserves d’interprétation concernant certaines dispositions du texte relatif à l’organisation du référendum.

Le texte reviendra devant le Parlement en septembre

À la suite de la requête présidentielle, le Bureau de l’Assemblée nationale annonce que la proposition de loi sera de nouveau inscrite au calendrier parlementaire lors de la prochaine session, prévue en septembre 2026.

Les députés et sénateurs devront ainsi procéder à une nouvelle délibération afin de prendre en compte les observations formulées par la juridiction constitutionnelle.

Cette procédure constitue une nouvelle étape dans le processus législatif entourant l’organisation éventuelle d’un référendum en RDC.

Une décision politiquement sensible

La démarche présidentielle intervient toutefois dans un contexte politique particulièrement tendu. La question de la Constitution et celle du référendum se trouvent au cœur du bras de fer entre le pouvoir et une partie de l’opposition, notamment dans le cadre des discussions sur un éventuel dialogue national.

La coalition C64, qui regroupe notamment Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund, Delly Sesanga et Augustin Matata Ponyo, a clairement placé la défense de la Constitution parmi ses principales lignes rouges.

La plateforme d’opposition avait notamment annoncé de nouvelles actions politiques après le 15 août si le pouvoir ne répondait pas favorablement à ses revendications concernant l’ouverture d’un dialogue national inclusif.

Le communiqué de l’Assemblée nationale ne fait cependant aucun lien entre la demande de nouvelle délibération du président Tshisekedi et l’échéance politique fixée par la C64.

Le débat sur le référendum reste ouvert

La nouvelle délibération annoncée pour septembre ne signifie donc pas, à elle seule, qu’un référendum sera organisé. Elle concerne d’abord le cadre légal destiné à déterminer les conditions dans lesquelles une telle consultation pourrait être organisée.

Elle intervient néanmoins à un moment où la question d’une éventuelle révision ou modification de la Constitution cristallise les tensions politiques.

Pour le pouvoir, la mise en place d’un cadre juridique clair et sécurisé constitue une nécessité institutionnelle. Pour une partie de l’opposition, en revanche, toute démarche susceptible d’ouvrir la voie à une modification de la Constitution, voire à un référendum constitutionnel, demeure une ligne rouge.

La session parlementaire de septembre s’annonce ainsi comme une nouvelle séquence importante du débat institutionnel congolais. Au-delà de la procédure législative, c’est désormais la portée politique de cette loi et son éventuelle utilisation dans le processus constitutionnel qui devraient continuer à alimenter les débats entre le pouvoir et l’opposition.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Martin Fayulu mobilise la diaspora et réaffirme son opposition à tout changement de Constitution

by admin9775 14 août 2026
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Depuis quelques jours,le Président Martin Fayulu est en Europe; où il a été accueilli en triomphe. Aussitôt arrivée,il a entamé des réunions avec les membres de l’ECiDé de Belgique pour connaître la vie du parti et leur donné le mobile de son voyage.

L’opposant congolais Martin Fayulu appelle les Congolais vivant à l’étranger à s’impliquer davantage dans le combat pour la transformation de la République démocratique du Congo. Dans une nouvelle prise de position, il estime que le pays ne peut continuer à fonctionner selon les mêmes schémas et appelle à une mobilisation collective en faveur d’un changement profond.

S’adressant aux membres de la diaspora congolaise, Martin Fayulu a notamment déclaré : « La RDC ne sera pas demain comme elle est aujourd’hui. Je compte sur les Congolais de la diaspora pour que nous changions ce pays. »

À travers cet appel, l’opposant entend ainsi rappeler le rôle que peut jouer la diaspora dans les débats politiques et dans les efforts visant à transformer les institutions et la gouvernance du pays.

Fayulu maintient sa ligne rouge sur la Constitution

Martin Fayulu a également réaffirmé son opposition à toute modification de la Constitution. Alors que le débat sur une éventuelle révision ou refonte de la loi fondamentale continue de diviser la classe politique congolaise, le président de l’ECiDé maintient une position particulièrement ferme.

« Il n’y aura jamais de changement de Constitution dans ce pays tant que Dieu sera avec nous », a-t-il martelé.

Cette déclaration confirme la détermination de l’opposant à poursuivre sa mobilisation contre toute initiative visant à modifier la Constitution, un sujet devenu l’un des principaux points de confrontation entre le pouvoir et une partie de l’opposition.

Son appel à la diaspora intervient ainsi dans un contexte politique marqué par la multiplication des prises de position autour du projet constitutionnel et par les appels de plusieurs forces de l’opposition à une mobilisation nationale.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

Marchés financiers : le Gouvernement ouvre la voie à la Kinshasa Stock Exchange pour diversifier le financement de l’économie

by admin9775 14 août 2026
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En République démocratique du Congo, le financement des entreprises repose encore largement sur le système bancaire. Une situation qui limite l’accès aux capitaux, particulièrement pour les PME, et laisse une partie importante de l’épargne nationale en dehors du financement direct de l’économie productive.

Pour remédier à cette faiblesse structurelle, le Gouvernement a élaboré le projet de loi relatif aux marchés financiers, une réforme portée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, dans le cadre de la politique de diversification des sources de financement de l’économie impulsée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Après son adoption par l’Assemblée nationale, le texte a été adopté par le Sénat le 27 juillet 2026, lors de la séance plénière ayant marqué la clôture de la session extraordinaire. Il ne reste désormais que sa promulgation par le chef de l’État pour permettre son entrée en vigueur.

Un cadre légal pour la Kinshasa Stock Exchange

L’adoption de cette loi constitue une étape majeure dans la création d’un véritable marché des capitaux en RDC. Elle doit notamment fournir le cadre juridique nécessaire au fonctionnement de la Kinshasa Stock Exchange, appelée à offrir aux entreprises une alternative au financement bancaire.

Les entreprises pourront progressivement accéder à de nouvelles sources de capitaux à travers l’émission d’actions et d’obligations. Pour les PME comme pour les grandes entreprises, cette évolution pourrait permettre de mobiliser des financements de plus longue durée et de financer plus facilement leurs projets d’investissement et d’expansion.

Transformer l’épargne en capital productif

L’un des enjeux majeurs de la réforme est également de mieux orienter l’épargne nationale vers l’économie réelle.

À travers le marché financier, les citoyens et les investisseurs institutionnels pourront investir directement dans des entreprises et des projets nationaux. Le mécanisme recherché est simple : l’épargne devient du capital, le capital finance l’entreprise et l’entreprise contribue à la création de richesses et d’emplois.

La mise en place d’un marché organisé pourrait également contribuer à limiter la sortie de capitaux et à offrir aux investisseurs congolais davantage d’opportunités d’investissement à l’intérieur du pays.

Des marchés pour les entreprises et les matières premières

La réforme ne se limite pas au marché des actions et des obligations. Le dispositif prévoit également l’organisation de deux marchés distincts : la Bourse des valeurs mobilières et la Bourse des marchandises.

Cette architecture pourrait notamment contribuer à améliorer la traçabilité des produits, à renforcer la transparence des échanges et à établir de meilleures références de prix pour certaines productions congolaises, notamment dans les secteurs agricole et minier.

Pour une économie comme celle de la RDC, largement dominée par les ressources naturelles, l’enjeu consiste aussi à mieux valoriser les richesses produites sur le territoire et à renforcer la transparence autour de leur commercialisation.

Un mécanisme de protection des investisseurs

La réforme prévoit également la mise en place d’une Autorité des marchés financiers, chargée notamment de superviser les opérations et de contribuer à la protection des investisseurs.

Cette régulation est essentielle pour instaurer la confiance indispensable au développement d’un marché financier. Elle doit notamment permettre de lutter contre les manipulations de marché et les délits d’initiés et d’établir des règles plus claires pour les différents intervenants.

La crédibilité de cette nouvelle architecture dépendra donc largement de la capacité des autorités à garantir la transparence, la bonne gouvernance et l’application effective des règles.

Un nouvel outil pour diversifier l’économie

À terme, la Kinshasa Stock Exchange pourrait également contribuer à réduire la forte concentration des investissements autour du secteur minier en facilitant l’accès aux capitaux pour l’agriculture, l’industrie, les infrastructures, les services et les nouvelles technologies.

L’objectif poursuivi par le Gouvernement dépasse ainsi la simple création d’une nouvelle institution financière. Il s’agit de construire progressivement un marché des capitaux capable de rapprocher l’épargne des besoins de financement des entreprises et de soutenir la transformation de l’économie congolaise.

La promulgation de la loi constituera désormais la prochaine étape déterminante. Mais au-delà de l’adoption du cadre juridique, le véritable défi sera de faire fonctionner effectivement ce marché, d’attirer les entreprises et les investisseurs et surtout d’instaurer durablement la confiance nécessaire à son développement.

Par Marius Bopenga
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À la UneNouvelles nécrologiques

Johny Moko Fataki, CEO de Congo To Global, est décédé après une longue maladie

by admin9775 14 août 2026
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Le monde culturel et entrepreneurial congolais est en deuil. Johny Moko Fataki, CEO de Congo To Global et producteur notamment associé à l’organisation du concert de Fally Ipupa à Londres, est décédé après une longue maladie.

L’annonce de sa disparition a été faite par un proche, qui a appelé au respect de l’intimité de la famille et des proches durant cette période douloureuse.

Figure active dans la promotion de la culture congolaise et dans l’organisation d’événements, Johny Moko Fataki s’était notamment illustré à travers son implication dans plusieurs projets visant à renforcer la visibilité des artistes congolais à l’international.

La famille appelle à la prudence

Dans un message communiqué après l’annonce du décès, la famille précise que Congo To Global constitue désormais la seule source officielle d’information concernant cette disparition.

Elle invite ainsi le public, les proches et les acteurs du monde culturel à se référer exclusivement aux communications officielles afin d’éviter la propagation d’informations non vérifiées.

La disparition de Johny Moko Fataki intervient comme une nouvelle perte pour le secteur culturel congolais, où il avait contribué à accompagner et à promouvoir plusieurs initiatives sur la scène internationale.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

Éclipse solaire totale: des millions de personnes émerveillées devant un phénomène astronomique rare

by admin9775 13 août 2026
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Des millions d’Européens ont contemplé ce mardi 12 août le ciel avec émerveillement lors d’une rare éclipse solaire totale qui a plongé une partie de l’Espagne dans une étrange obscurité en plein jour. L’ombre projetée par la Lune recouvrant le Soleil est apparue dans les régions reculées de l’Arctique russe vers 17h00 TU et a poursuivi sa course en arc de cercle à travers le Groenland et l’Islande. C’est en Espagne que le plus grand nombre de personnes ont observé l’éclipse totale, qui a traversé le pays en diagonale, de la côte atlantique nord jusqu’à la mer Méditerranée, où elle s’est achevée vers 18h30 TU.

Ce phénomène astronomique rare, le premier du genre en Europe depuis 2006, a commencé autour de 17h00 TU aux extrémités septentrionales de la Russie continentale et a traversé l’hémisphère Nord jusqu’au Groenland et au continent américain, avant d’arriver en Espagne.

En Islande, le ciel gris et par endroits pluvieux n’a pas empêché des milliers de curieux d’être plongés dans un noir complet quand le Soleil a disparu derrière la Lune, phénomène qu’ils n’ont pas pu admirer à cause des épais nuages.

Une partie de l’Espagne dans le noir sous le regard émerveillé de millions de curieux

Des millions d’Européens et de passionnés du monde entier ont ainsi contemplé le ciel avec émerveillement. L’éclipse totale a duré 1 min 14 s à Reykjavik et environ 1 min 50 s dans le nord de l’Espagne, selon les calculs de l’Observatoire de Paris. L’éclipse totale a pu être observée dans une bande traversant l’Espagne, d’Oviedo à Palma de Majorque en passant par Burgos, avant de disparaître vers 18h30 TU.

Plusieurs régions d’Espagne ont été plongées dans le noir, en plein jour, une expérience inoubliable pour des millions de curieux, dont de nombreux touristes venus de l’étranger, qui ont regardé le spectacle avec émerveillement et fascination. 

Des personnes se rassemblent dans le parc El Cerro del Tío Pío à Madrid pour observer l'éclipse solaire totale du 12 août 2026. Aujourd'hui, des millions d'Européens contempleront le ciel avec émerveillement lors d'une rare éclipse solaire totale qui plongera une partie de l'Espagne dans une étrange obscurité en plein jour.
Des personnes se rassemblent dans le parc El Cerro del Tío Pío à Madrid pour observer l’éclipse solaire totale du 12 août 2026. Aujourd’hui, des millions d’Européens contempleront le ciel avec émerveillement lors d’une rare éclipse solaire totale qui plongera une partie de l’Espagne dans une étrange obscurité en plein jour. AFP – PIERRE-PHILIPPE MARCOU

De nombreux touristes et des habitants de Catalogne étaient présents pour observer le spectacle, entraînés par l’exaltation qui a saisi l’Espagne ces derniers jours à l’approche de l’éclipse, la première de ce genre dans ce pays depuis plus de 100 ans.

« C’est juste beau et incroyable »

Didier Queloz, astrophysicien suisse et prix Nobel de physique, a pu observer sa première éclipse totale à Roquetas, en Catalogne, un évènement impressionnant qu’il décrit au micro de notre correspondante sur place Elise Gazengel.

« La beauté d’être un astrophysicien, c’est qu’on comprend la physique, mais émotionnellement, il n’y a rien à comprendre, il faut juste la vivre. C’est comme regarder la Voie lactée, c’est comme regarder un coucher de soleil. C’est juste beau et incroyable. On se sent faire partie de l’univers », a-t-il confié à RFI. 

C’est un bel événement et je pense que c’est très difficile de réaliser parce que jusqu’à ce que le soleil disparaisse complètement, c’est un phénomène, on se dit « ok », c’est en train de se passer. Mais quand tout d’un coup le Soleil est caché, on a toute cette sorte de protubérances solaires qu’on voit rarement, qui est la couronne solaire qu’on connaît bien. C’est quelque chose qui est bien étudié, mais quand on la voit de ses yeux, c’est comme quand on regarde pour la première fois à travers un télescope et qu’on voit les anneaux de Saturne. On se dit « waouh ». C’est à vivre.

Témoignage de Didier Queloz, astrophysicien et prix Nobel de physique, face à l’éclipse solaire totale

Elise Gazengel

À environ 500 kilomètres plus à l’ouest, la localité de Lodoso, près de Burgos, a également été saisie par cet enthousiasme collectif. Cris de joie et applaudissements : les centaines de personnes réunies sur un champ brûlé par la chaleur ont visiblement apprécié le spectacle au moment où l’obscurité fut.

Une ambiance émouvante

Une ambiance émouvante, immortalisée par les nombreux téléphones sortis pour prendre des photos et des vidéos de l’instant T.

Ce phénomène astronomique rarissime, aussi impressionnant que fugace, a été visible pendant quelques secondes, à peine deux minutes tout au plus, sur une bande allant de la Galice à la côte méditerranéenne et aux Baléares en passant par les Asturies, dans le nord.

Progressivement la luminosité a baissé, laissant seulement apparaître une lumière orangeâtre de fin de journée, avant l’obscurité la plus complète. Dans un silence presque religieux. Au-delà de cette bande en Espagne, l’éclipse partielle a été visible en France, au Canada, dans le nord de l’Afrique de l’Ouest et des États-Unis.

Au Sénégal, les spectateurs ont pu observer 36% de la surface du soleil, recouverte par le passage de la lune. Et pour l’occasion, familles, étudiants et experts en astronomie se sont rassemblés sur la Corniche Ouest de Dakar.

Une éclipse très suivie à Dakar

Pauline Le Troquier

Si le spectacle de l’éclipse totale est fugace, l’éclipse partielle avant et après dure environ deux heures au total.

Le phénomène permet aux scientifiques d’étudier l’atmosphère du soleil

Pendant les quelques instants de l’éclipse totale, le ciel s’assombrit, l’air se rafraîchit et la couronne solaire apparaît comme un halo autour d’un disque noir.

L’alignement parfait du Soleil et de la Lune plonge le monde dans une inquiétante obscurité violacée, les températures flanchent. Désorientés, les animaux adoptent un comportement inhabituel.

Le phénomène permet aux scientifiques d’étudier l’atmosphère du soleil et sa couche la plus externe, dans l’espoir de percer les secrets des vents solaires et du champ magnétique de notre étoile.

RFI

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À la UnePolitique

RDC : Grâce Kutino mobilise la jeunesse pour le « Oui » à la Constitution et réaffirme son soutien à Félix Tshisekedi

by admin9775 13 août 2026
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La ministre de la Jeunesse et de l’Éveil patriotique, Grâce Kutino, a placé la jeunesse au cœur du débat sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo. Ce mercredi 12 août à Kinshasa, elle a conduit une importante mobilisation dans le cadre de la campagne « Oui, je le veux », destinée à soutenir le changement de la Constitution.

Vêtus de polos rouges frappés du slogan de la campagne, les participants sont partis de Limete avant de rejoindre le Centre culturel, où la ministre a prononcé un discours devant les jeunes mobilisés. Elle a défendu l’idée d’une Constitution capable d’évoluer afin de mieux répondre aux réalités actuelles du pays.

Un message clairement adressé à Félix Tshisekedi

Au-delà de la question constitutionnelle, Grâce Kutino a assumé une position politique en apportant son soutien au chef de l’État.

S’adressant directement à Félix Tshisekedi, elle a déclaré : « Monsieur le président, cette jeunesse est prête à vous accompagner jusqu’à la fin de votre mandat. »

La mobilisation apparaît ainsi comme une double démonstration : défendre le principe d’un changement constitutionnel, mais également afficher l’existence d’une frange de la jeunesse favorable à la poursuite de l’action du président Tshisekedi.

La ministre a par ailleurs insisté sur plusieurs préoccupations concernant directement les jeunes : leur accès aux espaces de décision, l’emploi, l’entrepreneuriat et leur participation à la construction nationale.

Une mobilisation qui relance la bataille des chiffres

L’ampleur réelle de la manifestation fait toutefois l’objet de discussions. Les organisateurs et les partisans de la ministre présentent la mobilisation comme une réussite, tandis que ses détracteurs contestent le nombre de participants annoncé et estiment que l’affluence n’aurait pas été à la hauteur des ambitions affichées.

Cette controverse sur les chiffres prend une dimension particulière dans le contexte politique actuel. Elle intervient alors que la coalition C64, opposée au changement de la Constitution et favorable à l’ouverture d’un dialogue national inclusif, prépare de nouvelles actions de terrain après le 15 août.

La mobilisation de Grâce Kutino remet ainsi au premier plan la bataille de la rue entre les partisans et les adversaires d’une révision ou d’un changement de la Constitution. Elle pose également la question de la capacité respective des deux camps à mobiliser massivement la population autour de leurs positions.

Le contraste avec les mobilisations de l’opposition

Pour les partisans du pouvoir, la mobilisation du 12 août constitue un signal politique important, particulièrement en comparaison avec certaines précédentes initiatives de l’opposition qui n’ont pas réussi à réunir les foules espérées.

Les opposants, notamment autour de figures telles que Martin Fayulu et Jean-Marc Kabund, contestent pour leur part le projet de changement constitutionnel et appellent à la mobilisation contre celui-ci.

Cette confrontation ravive également un vieux débat sur la nature des manifestations politiques en RDC. Les mobilisations de l’opposition ont régulièrement été marquées par des tensions, des affrontements ou des incidents, donnant lieu à des critiques sur leur caractère parfois violent. À l’inverse, les organisateurs de la campagne « Oui, je le veux » cherchent à mettre en avant une mobilisation présentée comme pacifique et centrée sur la jeunesse.

Il convient toutefois de ne pas tirer de conclusions définitives sur le rapport de forces politique à partir de la seule affluence observée lors d’une manifestation. Le nombre de participants, son estimation exacte et les conditions dans lesquelles une mobilisation est organisée doivent être établis avec prudence.

Grâce Kutino s’impose dans le débat constitutionnel

Avec cette initiative, Grâce Kutino entend donc démontrer qu’une partie de la jeunesse congolaise ne se reconnaît pas dans les discours hostiles au changement constitutionnel. Sa campagne lui permet également de se positionner comme l’une des voix du pouvoir dans une bataille politique qui devrait s’intensifier dans les prochaines semaines.

À l’approche du 15 août, date fixée par l’opposition comme échéance avant l’annonce de nouvelles actions, la manifestation de Kinshasa marque ainsi une nouvelle étape dans la confrontation entre les partisans du « Oui » et ceux qui réclament le maintien de la Constitution actuelle.

Par Pascal Kabeya
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Kenya : Aliko Dangote réduit le coût de sa raffinerie et vise octobre pour le début des travaux

by admin9775 13 août 2026
written by admin9775

 L’Afrique de l’Est reste fortement dépendante des importations de produits pétroliers raffinés, alors que la demande énergétique progresse. Dans ce contexte, le développement de capacités régionales de transformation devient un enjeu de sécurité d’approvisionnement et d’intégration économique.

Aliko Dangote (photo) prévoit de lancer en octobre 2026 les travaux de sa future raffinerie de Lamu, au Kenya. Le coût prévisionnel du projet a parallèlement été ramené d’environ 17 à 16 milliards USD. Avec une capacité de 700 000 barils de pétrole brut par jour, l’installation doit approvisionner le Kenya et plusieurs marchés d’Afrique de l’Est.

« D’ici octobre de cette année, nous poserons la première pierre et lancerons officiellement le chantier », a déclaré le milliardaire nigérian dans une interview accordée la semaine dernière à la BBC. Le chantier devrait durer moins de quatre ans. À terme, la raffinerie deviendrait la plus importante d’Afrique de l’Est et la deuxième du continent après celle de Lagos, qui doit passer de 650 000 à 1,4 million de barils par jour d’ici trois ans.

Lamu pour desservir l’Afrique de l’Est 

Le choix de Lamu repose notamment sur sa position logistique. Son port en eaux profondes est relié au corridor LAPSSET, qui doit connecter la côte kényane au Soudan du Sud et à l’Éthiopie. Cette configuration donne au projet une portée qui dépasse le marché kényan. Dangote prévoit de fournir des produits raffinés au Kenya ainsi qu’à l’Ouganda, à la Tanzanie et au Soudan du Sud. La raffinerie doit ainsi contribuer à réduire la dépendance de ces marchés aux approvisionnements extérieurs.

Pour Nairobi, le projet intervient alors que le pays ne dispose plus de capacité de raffinage de brut depuis l’arrêt de l’installation de Mombasa. Il cherche parallèlement à développer sa production pétrolière dans le bassin de Turkana.

L’investissement doit également avoir un effet sur l’emploi. Le gouvernement kényan estime que le projet pourrait générer environ 60 000 emplois directs et indirects dans la construction, l’ingénierie, la logistique et les activités associées.

Le retour d’expérience de Lagos 

La réduction de l’enveloppe constitue l’autre évolution majeure. Dangote l’explique par les enseignements tirés de la construction de la raffinerie de Lagos, un calendrier d’exécution plus rapide et des coûts de financement plus faibles. Le projet doit être financé à 30 % par des fonds propres et à 70 % par de la dette. La capacité à réunir cette dernière constituera donc un élément déterminant avant le lancement effectif du chantier.

Les préparatifs ont déjà commencé. Les études de sol ainsi que les travaux de conception et d’ingénierie sont en cours. Le gouvernement kényan a également constitué un comité dédié et prévu un financement d’amorçage dans le cadre de son dispositif national d’infrastructures.

Plusieurs étapes restent néanmoins à franchir avant le début des travaux, notamment sur les volets technique, environnemental et financier. Le projet s’inscrit par ailleurs dans une zone où le développement du corridor LAPSSET a déjà suscité des difficultés. En 2018, la justice kényane avait notamment relevé des insuffisances dans la consultation des populations concernées.

L’annonce d’octobre constitue donc le prochain rendez‑vous concret du projet. Si le calendrier est tenu, Lamu pourrait à terme modifier les circuits d’approvisionnement en produits raffinés en Afrique australe et donner à Dangote une deuxième grande plateforme de raffinage sur le continent, après Lagos.

Olivier de Souza

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