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À la Une

À la UnePolitique

Déo Bizibu répond à Denis Mukwege et défend le bilan de Félix Tshisekedi

by admin9775 30 juin 2026
written by admin9775

Au lendemain de la lettre ouverte adressée par le Dr Denis Mukwege au président de la République à l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le secrétaire général de l’UDPS, Déo Bizibu, est monté au créneau pour répondre au Prix Nobel de la paix.

Dans sa lettre, Denis Mukwege avait notamment écrit au Chef de l’État : « Votre survie politique ne peut prendre en otage plus de 100 millions de Congolais. Il n’est jamais trop tard pour prendre les bonnes décisions, dans l’intérêt général et pour le bien commun de la Nation. »

En réaction, Déo Bizibu affirme que plusieurs questions méritent d’être posées au médecin congolais, tant en sa qualité d’intellectuel que de pasteur.

« Félix Tshisekedi est celui qui tient tête à l’envahisseur »

Sur le plan politique, le secrétaire général de l’UDPS estime que Denis Mukwege devrait reconnaître les efforts entrepris par le président Félix Tshisekedi face à la crise sécuritaire qui secoue l’Est de la République démocratique du Congo depuis plus de trois décennies.

Selon Déo Bizibu, le Chef de l’État est le dirigeant qui, depuis son accession au pouvoir, a consacré des moyens sans précédent au renforcement des Forces armées de la RDC et s’est opposé aux revendications du Rwanda sur le territoire congolais.

Il s’interroge ainsi sur la position de Denis Mukwege :

« Le Dr Mukwege peut-il au moins reconnaître que, de tous les temps, le président Félix Antoine Tshisekedi est celui qui tient tête à l’envahisseur à tous les niveaux, notamment en dotant l’armée d’un budget jamais égalé pour faire échec à l’ennemi ? »

Un plaidoyer en faveur du bilan du Chef de l’État

Déo Bizibu cite également plusieurs réformes engagées sous la présidence de Félix Tshisekedi, notamment la gratuité de l’enseignement primaire et les différents programmes gouvernementaux.

Il se demande si ces initiatives peuvent être considérées comme de mauvaises décisions prises au détriment de la population congolaise.

Le secrétaire général de l’UDPS évoque également les manifestations de soutien observées dans plusieurs villes de l’Est, notamment à Goma et Bukavu, où des habitants scandent régulièrement « Fatshi Béton » ou « Fatshi Président » lors des victoires des Léopards.

Selon lui, ces scènes témoigneraient de la reconnaissance d’une partie de la population envers le Chef de l’État, malgré le contexte sécuritaire difficile.

Des interrogations sur le plan spirituel

S’adressant à Denis Mukwege en tant que pasteur, Déo Bizibu s’interroge également sur la dimension spirituelle de son engagement politique.

Il pose notamment la question de savoir si l’accession de Félix Tshisekedi à la magistrature suprême peut être considérée, selon une lecture chrétienne, comme relevant du dessein de Dieu.

Le dirigeant de l’UDPS ajoute qu’au regard du principe selon lequel nul ne peut exceller dans tous les domaines, Denis Mukwege devrait également s’interroger sur sa propre implication en politique en parallèle de son parcours de médecin.

Une nouvelle passe d’armes politique

Cette réaction de Déo Bizibu intervient dans un contexte de vives tensions politiques, quelques jours après la publication de la lettre ouverte de Denis Mukwege au président Félix Tshisekedi.

Elle illustre la poursuite du débat entre les soutiens du pouvoir et les voix critiques sur le bilan du Chef de l’État, particulièrement en ce qui concerne la gouvernance, la situation sécuritaire dans l’Est du pays et les perspectives politiques de la République démocratique du Congo.

Par Marius Bopenga
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À la Une

RDC : le maire de Tshikapa suspendu après avoir déchiré publiquement un exemplaire de la Constitution

by admin9775 30 juin 2026
written by admin9775

Le vice-Premier ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, a ordonné la suspension préventive du maire de Tshikapa, Faustin Lumu Luabo, à la suite d’un acte largement relayé sur les réseaux sociaux, au cours duquel l’autorité urbaine a publiquement déchiré un exemplaire de la Constitution de la République démocratique du Congo lors d’un meeting populaire.

Dans un message officiel adressé au gouverneur de la province du Kasaï, le ministre de l’Intérieur a annoncé l’ouverture d’une procédure disciplinaire à l’encontre du maire, estimant que les faits reprochés sont susceptibles de constituer une faute grave incompatible avec les responsabilités attachées à sa fonction.

En attendant les conclusions de cette procédure, le maire est suspendu à titre conservatoire. Son intérim sera assuré par le maire adjoint, conformément aux instructions du ministère de l’Intérieur.

Une décision après une vive polémique

La mesure intervient moins de vingt-quatre heures après la diffusion d’images montrant Faustin Lumu Luabo déchirant une copie de la Constitution devant des partisans, un geste qui a suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique.

L’affaire a également été examinée par l’Assemblée provinciale du Kasaï, qui a recommandé à l’unanimité la suspension du maire, considérant que son comportement portait atteinte au respect dû à la Constitution, texte fondamental de la République.

Une procédure disciplinaire engagée

À ce stade, les autorités n’ont pas encore communiqué sur les éventuelles sanctions définitives qui pourraient être prises à l’issue de la procédure disciplinaire.

Cette suspension préventive vise à permettre le déroulement de l’enquête administrative avant toute décision sur le fond. Les conclusions de cette procédure détermineront les suites qui seront réservées à cette affaire.

Cette décision intervient dans un contexte de débats politiques autour de l’avenir institutionnel du pays et rappelle l’importance accordée par les autorités au respect des symboles et des textes fondamentaux de la République.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Eugène Diomi Ndongala dément les rumeurs sur son décès et précise que la victime est son frère, Maître Guy Diomi Ndongala

by admin9775 30 juin 2026
written by admin9775

Une confusion largement relayée sur les réseaux sociaux a conduit plusieurs internautes à annoncer à tort le décès de l’opposant politique Eugène Diomi Ndongala, président du parti Démocratie Chrétienne (DC). L’intéressé a formellement démenti cette information, précisant que la personne décédée est son grand frère, Maître Guy Diomi Ndongala.

Selon Eugène Diomi Ndongala, la rumeur est née de l’annonce du décès de son frère, dont le nom a été confondu avec le sien par plusieurs publications diffusées sur les réseaux sociaux.

Maître Guy Diomi Ndongala, acteur politique congolais, est décédé dans l’après-midi du samedi 27 juin 2026 à la Clinique Ngaliema, à Kinshasa, selon des informations confirmées par ses proches.

Juriste de formation, Guy Diomi Ndongala était titulaire d’une licence en droit de l’Université catholique de Louvain (UCL), d’une licence spéciale en droit international de l’Université libre de Bruxelles (ULB) et avait suivi le Cycle d’Enseignement diplomatique supérieur au Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques (CEDS) de Paris. Il exerçait comme avocat au Barreau près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe et intervenait également comme formateur à l’Académie diplomatique congolaise.

Écrivain, essayiste et romancier, il était l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés aux questions géopolitiques et géostratégiques. En dehors de ses activités juridiques et politiques, il était connu pour sa passion du karaté, dont il détenait la ceinture noire 6ᵉ Dan, ainsi que pour le football et la musique, où il était reconnu comme multi-instrumentiste.

Le démenti d’Eugène Diomi Ndongala intervient alors que plusieurs publications avaient attribué, à tort, sa disparition à la suite d’une confusion d’identité. Les autorités et les services de vérification des faits invitent les internautes à s’assurer de la fiabilité des informations avant de les partager afin d’éviter la propagation de fausses nouvelles.

La rédaction présente ses sincères condoléances à la famille Diomi Ndongala, aux proches du défunt ainsi qu’à tous ceux qui l’ont connu. Que Maître Guy Diomi Ndongala repose en paix.

Par Marius Bopenga
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À la UneDiaspora

Afrique du Sud : le pays sous haute tension avant l’expiration de l’ultimatum lancé aux immigrés sans papiers

by admin9775 30 juin 2026
written by admin9775

L’Afrique du Sud vit une journée particulièrement sensible ce mardi 30 juin, date fixée unilatéralement par plusieurs organisations anti-immigration pour exiger le départ des immigrés en situation irrégulière. Bien que cet ultimatum ne repose sur aucun fondement légal, il suscite de vives inquiétudes dans un pays déjà marqué par une recrudescence des violences xénophobes.

Selon les autorités sud-africaines, cette nouvelle vague d’hostilité envers les étrangers a déjà fait quatre morts et provoqué le déplacement de près de 25 000 personnes au cours des dernières semaines. Face au risque de nouveaux débordements, le gouvernement a déployé un important dispositif sécuritaire à travers le pays.

Un déploiement massif des forces de sécurité

Les autorités redoutent un scénario similaire aux émeutes de juillet 2021, déclenchées après l’incarcération de l’ancien président Jacob Zuma, qui avaient fait plus de 350 morts et causé d’importants dégâts matériels.

Pour prévenir toute escalade de violence, des milliers de policiers ont été mobilisés, notamment dans les villes de Johannesburg et Durban, considérées comme les principaux foyers de tension. L’armée a également été placée en état d’alerte afin de pouvoir intervenir rapidement si les forces de l’ordre venaient à être débordées.

Le gouvernement s’est par ailleurs appuyé sur des sociétés privées de sécurité, renforçant le dispositif avec un vaste réseau de caméras de surveillance et des hélicoptères chargés de surveiller les rassemblements.

Des milliers d’étrangers ont déjà quitté le pays

La crise a déjà poussé des milliers d’étrangers à quitter l’Afrique du Sud. Selon les chiffres officiels, près de 25 000 personnes, principalement des ressortissants malawites, ont été rapatriées ou ont fui les violences.

Afin d’éviter que les centres d’accueil ne deviennent des cibles, le ministère de l’Intérieur a transféré le site de rapatriement volontaire installé à Durban vers une autre localité située à près de 1 000 kilomètres, dans le nord du pays.

La peur s’installe parmi les communautés étrangères

Dans plusieurs grandes villes, les immigrés vivent dans l’incertitude. À Durban, où de nombreux commerces appartiennent à des ressortissants étrangers, plusieurs associations ont recommandé aux commerçants de garder leurs boutiques fermées afin d’éviter d’éventuelles attaques.

Les organisateurs de certaines manifestations ont officiellement interdit le port d’armes lors des rassemblements. Toutefois, les précédents épisodes de violences alimentent les craintes de débordements, notamment en raison des contrôles d’identité improvisés, des actes de pillage et des agressions qui ont accompagné des mouvements similaires dans le passé.

« Nous n’avons plus peur »

Devant les bureaux du ministère sud-africain de l’Intérieur, où un campement de réfugiés est installé depuis plusieurs semaines, l’inquiétude laisse parfois place à la résignation.

Le pasteur Raphael Bahebwa, qui accompagne plusieurs familles réfugiées, affirme que beaucoup ne savent plus vers qui se tourner.

« Nous attendons de voir ce qu’il va se passer. Les autorités ont promis d’assurer notre sécurité, mais nous n’avons plus peur de mourir. Si cela arrive, le monde saura que nous étions ici légalement et que nous avons été tués », confie-t-il.

Pour de nombreux étrangers installés depuis plusieurs années en Afrique du Sud, quitter le pays n’est pas une option.

« La majorité des gens veulent rester, car ils ont construit leur vie et leurs activités ici », explique Talla Niang, un ressortissant sénégalais établi en Afrique du Sud depuis plus de trente ans.

Même sentiment chez Roland, chauffeur de taxi congolais, qui décrit un climat de méfiance permanent.

« Je fais attention à chacun de mes mots. Je ne suis rassuré qu’une fois mon client descendu du véhicule », témoigne-t-il.

Une crise révélatrice de tensions persistantes

Les violences récurrentes contre les ressortissants étrangers rappellent les profondes tensions sociales et économiques auxquelles l’Afrique du Sud est confrontée. Dans un contexte marqué par un chômage élevé, une pauvreté persistante et une forte pression migratoire, les immigrés sont régulièrement désignés comme responsables des difficultés économiques, malgré les appels répétés des autorités au respect de l’État de droit.

La journée de ce 30 juin est ainsi suivie avec une attention particulière, les autorités espérant que le dispositif sécuritaire permettra d’éviter une nouvelle flambée de violences xénophobes.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Coupe du monde 2026 : le Maroc, le Paraguay et le Brésil décrochent leur qualification au terme de matchs à suspense

by admin9775 30 juin 2026
written by admin9775

Les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 ont offert leur lot d’émotions lundi, avec plusieurs affiches qui se sont décidées dans les derniers instants ou lors des séances de tirs au but. Le Maroc, le Paraguay et le Brésil ont validé leur billet pour les huitièmes de finale au terme de rencontres particulièrement disputées.

Le Maroc renverse les Pays-Bas aux tirs au but

À Monterrey, les Lions de l’Atlas ont signé l’un des exploits de ces seizièmes de finale en éliminant les Pays-Bas après une séance de tirs au but (1-1, tab).

Dans une première période très engagée physiquement, les deux équipes se sont neutralisées malgré plusieurs occasions de part et d’autre. Le Maroc s’est notamment montré dangereux par Neil El Aynaoui et Achraf Hakimi, tandis que Micky Van de Ven s’est illustré côté néerlandais.

Au retour des vestiaires, Hakimi a été tout proche d’ouvrir le score, trouvant la barre transversale avant d’être stoppé quelques minutes plus tard par un retour décisif de Van de Ven.

Alors que les Marocains semblaient dominer, les Pays-Bas ont frappé en contre. Servi par Crysencio Summerville, Cody Gakpo a ouvert le score d’une frappe puissante à la 72ᵉ minute.

Les hommes de Mohamed Ouahbi n’ont toutefois jamais renoncé. Dans le temps additionnel (90+1), Issa Diop a égalisé de la tête sur un centre de Talbi, envoyant les deux équipes en prolongation.

Aucune formation ne parvenant à faire la différence, la qualification s’est jouée aux tirs au but. Plus solides dans cet exercice, les Marocains ont finalement obtenu leur ticket pour les huitièmes grâce au tir victorieux d’Ismaël Saibari.

Le Maroc affrontera désormais le Canada pour une place en quarts de finale.

Le Paraguay crée la sensation en éliminant l’Allemagne

À Foxborough, le Paraguay a réalisé l’une des plus grandes surprises du tournoi en sortant l’Allemagne, quadruple championne du monde, au terme d’une séance de tirs au but (1-1, 4-3 tab).

Les Sud-Américains ont ouvert le score juste avant la pause grâce à Julio Enciso, auteur d’une tête précise après un centre venu de la droite.

Dominatrice dans la possession, la Mannschaft a longtemps buté sur une défense paraguayenne remarquablement organisée avant d’égaliser en seconde période par Kai Havertz.

L’Allemagne a cru arracher la victoire en prolongation lorsque Jonathan Tah a trouvé le chemin des filets, mais le but a été annulé après intervention de l’assistance vidéo pour une faute sur le gardien Orlando Gill.

Lors de la séance de tirs au but, le portier paraguayen s’est transformé en héros en repoussant plusieurs tentatives allemandes avant que José Canale n’inscrive le penalty de la qualification.

Cette élimination constitue une nouvelle désillusion pour l’Allemagne, déjà sortie dès la phase de groupes lors des éditions 2018 et 2022.

Le Paraguay attend désormais le vainqueur du duel entre la France et la Suède.

Le Brésil renverse le Japon dans les derniers instants

À Houston, le Brésil s’est fait peur avant de venir à bout du Japon (2-1) grâce à un but inscrit dans le temps additionnel.

Après une entame encourageante, la Seleção a progressivement perdu le contrôle de la rencontre. Les Japonais en ont profité pour ouvrir le score à la 29ᵉ minute grâce à Kaishu Sano, auteur d’une percée conclue par une frappe croisée.

Au retour des vestiaires, Carlo Ancelotti a procédé à plusieurs ajustements tactiques qui ont totalement changé le visage de son équipe.

Casemiro a remis les deux équipes à égalité de la tête à la 56ᵉ minute, concrétisant la domination brésilienne retrouvée. Malgré plusieurs occasions franches, notamment de Vinícius Júnior, le Brésil a dû attendre la sixième minute du temps additionnel pour faire la différence.

Servi par Bruno Guimarães, Gabriel Martinelli a inscrit le but de la victoire (90+6), offrant à la Seleção une qualification arrachée au bout du suspense.

Le Brésil poursuivra son parcours en huitièmes de finale face au vainqueur de l’affiche entre la Côte d’Ivoire et la Norvège.

Des huitièmes de finale qui s’annoncent ouverts

Ces résultats confirment l’équilibre de cette Coupe du monde 2026, où plusieurs favoris ont été sérieusement bousculés. Si le Maroc poursuit son remarquable parcours, le Paraguay signe l’une des plus grandes sensations du tournoi en éliminant l’Allemagne, tandis que le Brésil, sans convaincre pleinement, reste en course grâce à son expérience et à sa capacité à renverser les situations les plus compromises.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

66ᵉ anniversaire de l’indépendance : Félix Tshisekedi réaffirme son engagement pour la paix, la lutte contre Ebola et le respect de la Constitution

by admin9775 30 juin 2026
written by admin9775

À l’occasion de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le président de la République, Félix Tshisekedi, s’est adressé à la Nation dans une allocution diffusée lundi sur la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC).

Dans son discours, le Chef de l’État a rendu hommage aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), réaffirmé son engagement en faveur du retour de la paix dans l’Est du pays, annoncé un important plan de riposte contre l’épidémie d’Ebola Bundibugyo et rappelé son attachement au respect de la Constitution.

Hommage aux FARDC et plaidoyer pour une paix durable

En ouverture de son message, Félix Tshisekedi a salué le courage et le sacrifice des Forces armées de la République démocratique du Congo, engagées dans la défense de l’intégrité territoriale face aux groupes armés qui sévissent dans l’Est du pays.

Le Président de la République a réitéré sa volonté de poursuivre les efforts diplomatiques afin de parvenir à une paix durable, tout en excluant toute concession sur la souveraineté nationale.

« Le choix de la diplomatie n’a jamais été un signe de faiblesse. Il fut le choix de la responsabilité, de la maîtrise et de la recherche, par tous les moyens légitimes, de la fin des souffrances imposées à nos populations », a déclaré Félix Tshisekedi.

Évoquant les différents processus de paix en cours, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité d’obtenir des résultats concrets.

« Les Accords de Washington, les discussions de Doha et les engagements de Montreux n’ont de sens que s’ils produisent des résultats concrets, vérifiables et irréversibles. »

Une riposte de 319 millions de dollars contre Ebola

Une large partie de l’allocution présidentielle a été consacrée à la résurgence de l’épidémie d’Ebola Bundibugyo, qui touche principalement les zones de santé de Rwampara, Mongwalu et Bunia, dans la province de l’Ituri.

Qualifiant cette situation de « nouvelle épreuve sanitaire », le Président a annoncé la mise en œuvre d’un plan national de riposte évalué à 319 millions de dollars américains, précisant que les premiers financements ont déjà été mobilisés afin de permettre une intervention rapide.

Face à cette menace sanitaire, Félix Tshisekedi a lancé un appel à la responsabilité collective.

« Ebola n’est ni une rumeur ni une honte. C’est une urgence sanitaire qui exige responsabilité, solidarité et vérité. »

Il a exhorté les populations à respecter les mesures de prévention, à signaler rapidement tout cas suspect et à ne pas se laisser influencer par la désinformation.

« La force de notre riposte résidera dans la confiance, la discipline collective et la solidarité nationale. »

Un rappel au respect de la Constitution

Dans un contexte marqué par les débats autour d’une éventuelle révision ou d’un changement de la Constitution, le Chef de l’État a également consacré une partie de son discours aux principes démocratiques qui fondent les institutions de la République.

Réaffirmant que la souveraineté appartient exclusivement au peuple congolais, il a déclaré :

« Le peuple congolais est le seul souverain. Nul ne peut parler durablement au nom de la Nation contre la Nation elle-même. »

Le Président a rappelé que chaque institution doit exercer ses prérogatives dans le strict respect de la Constitution.

« Le Parlement débat, délibère et légifère. »

Il a également évoqué son rôle de garant du bon fonctionnement des institutions.

« Ma responsabilité est de veiller à ce que les débats engageant l’avenir du pays se tiennent dans le respect de la Constitution, de l’État de droit, des institutions et de la souveraineté populaire. »

Un message placé sous le signe de l’unité nationale

À travers cette adresse à la Nation, prononcée à l’occasion des 66 ans de l’indépendance de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi a appelé les Congolais à renforcer leur unité face aux défis sécuritaires, sanitaires, économiques et institutionnels.

Alors que le pays demeure confronté à des enjeux majeurs, notamment la restauration de la paix dans l’Est, la lutte contre Ebola et les débats sur l’avenir institutionnel de la RDC, le Chef de l’État a plaidé pour une mobilisation collective autour des valeurs de solidarité, de responsabilité et de respect des institutions républicaines.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la Une

RDC : face à la menace d’Ebola, le gouvernement interdit les attroupements dans quatre provinces

by admin9775 30 juin 2026
written by admin9775

Le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemin Shabani, a instruit les gouverneurs des provinces de Kinshasa, de la Tshopo, du Haut-Uélé et du Bas-Uélé de prendre des mesures interdisant tout attroupement de personnes afin de prévenir la propagation du virus Ebola.

Cette décision est contenue dans un message télégramme daté du 27 juin 2026, alors que l’épidémie continue de sévir dans les provinces de l’Ituri, considérée comme l’épicentre, ainsi que dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon le ministère de l’Intérieur, cette mesure préventive vise à limiter les risques d’introduction et de transmission du virus dans ces quatre provinces qui, jusqu’à présent, n’ont pas officiellement enregistré de cas suspect.

Des interrogations sur l’application de la mesure

L’annonce soulève toutefois plusieurs questions quant à sa mise en œuvre. Le message télégramme ne précise pas les activités concernées ni les modalités d’application de cette interdiction.

Les marchés, où la promiscuité est quotidienne en raison de la forte affluence, pourraient être directement concernés si les autorités provinciales décident de restreindre les rassemblements. De même, les lieux de culte, qui accueillent régulièrement d’importants rassemblements de fidèles, pourraient être amenés à adapter leurs activités en fonction des directives qui seront prises.

À ce stade, aucune communication officielle ne précise si les marchés, les églises, les écoles, les transports publics ou d’autres espaces recevant du public seront soumis à des restrictions particulières.

Une décision qui intervient dans un contexte politique sensible

Cette mesure sanitaire intervient également dans un contexte politique marqué par la préparation d’une marche pacifique annoncée pour le 8 juillet à Kinshasa par une partie de l’opposition congolaise.

Les formations regroupées au sein de la coalition C64 entendent manifester contre le projet de révision de la Constitution, qu’elles accusent de pouvoir ouvrir la voie à un troisième mandat du président Félix Tshisekedi. Selon ces opposants, cette réforme remettrait en cause les limitations constitutionnelles des mandats présidentiels, alors que le second mandat du chef de l’État est censé s’achever en décembre 2028.

À ce jour, les autorités n’ont pas indiqué si l’interdiction des attroupements s’appliquera aux manifestations politiques déjà annoncées ou si des dérogations seront envisagées. L’évolution de la situation sanitaire ainsi que les décisions des autorités provinciales devraient permettre de clarifier les modalités d’application de cette mesure dans les prochains jours.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

Présidentielle au Pérou: la candidate ultraconservatrice Keiko Fujimori déclarée vainqueure, avec 50,13%

by admin9775 30 juin 2026
written by admin9775

La candidate de la droite autoritaire Keiko Fujimori a remporté le second tour de l’élection présidentielle péruvienne avec une très faible majorité de 50,13 % des voix, a annoncé lundi 29 juin la commission électorale du pays, selon les résultats définitifs publiés sur le site internet de l’Office national des processus électoraux (ONPE). La fille du défunt dictateur Alberto Fujimori a devancé le candidat de gauche Roberto Sanchez, lors de sa quatrième candidature à la présidence.

La victoire de Keiko Fujimori, 51 ans, marque le retour du fujimorisme au pouvoir, plus de deux décennies après la fin du règne de son père Alberto Fujimori (1990-2000), qui a gouverné le pays d’une main de fer avant de tomber en disgrâce, condamné pour corruption et crimes contre l’humanité.

Ce second tour est l’un des scrutins les plus serrés de l’histoire récente en Amérique latine, l’écart final entre les deux rivaux étant de 50 000 voix sur plus de 18 millions de votants.

Le camp Fujimori attendait l’officialisation de la victoire, la candidate ayant depuis la semaine dernière une avance que son rival ne pouvait plus combler. Mais Roberto Sanchez, 57 ans, héritier politique de l’ex-chef de l’État Pedro Castillo, a laissé entendre qu’il ne reconnaîtrait pas le résultat et réclame l’annulation des votes des Péruviens à l’étranger, dénonçant des irrégularités.

Une passation de pouvoir le 28 juillet

Cette élection était censée mettre fin à la forte instabilité politique dans le pays andin, où huit présidents se sont succédé depuis 2016, sur fond de crises institutionnelles à répétition. La passation de pouvoir avec le président par intérim, José Maria Balcazar, est prévue le 28 juillet.

Figure incontournable de la vie politique du pays andin depuis plus de vingt ans, elle est l’héritière d’un nom qui continue de diviser profondément les Péruviens, fille d’Alberto Fujimori qui a gouverné d’une main de fer dans les années 1990. Candidate malheureuse à trois élections présidentielles (2011, 2016 et 2021), Keiko Fujimori semblait condamnée à rester l’éternelle finaliste. Lundi, l’autorité électorale a confirmé son accession à la magistrature suprême, trois semaines après le scrutin du second tour.

Diplômée en administration aux États-Unis, ancienne députée et dirigeante du parti Force populaire, Keiko Fujimori a grandi dans les coulisses du pouvoir, avant de devenir à 19 ans Première dame sous la présidence de son père, en raison du divorce de ses parents. Elle avait alors côtoyé chefs d’État et dirigeants du monde entier.

RFI

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À la UnePolitique

La mise au point de Massad Boulos après des spéculations de médias algériens

by admin9775 30 juin 2026
written by admin9775

Le conseiller du président américain Donald Trump, Massad Boulos, a démenti les informations faisant état de son intention de briguer un poste d’ambassadeur, dénonçant des « rumeurs fausses » relayées notamment par des médias algériens proches du Front Polisario, qui spéculaient sur son avenir au sein de l’administration américaine.

Dans un communiqué publié sur ses comptes officiels, le responsable américain affirme qu’il n’envisage aucun départ de ses fonctions actuelles, assurant que les informations évoquant une affectation à un autre poste diplomatique sont dénuées de tout fondement.

« Certains médias diffusent de fausses rumeurs prétendant que je cherche à devenir ambassadeur. Je ne vais nulle part », écrit-il. Massad Boulos souligne également que servir le président Donald Trump en qualité de conseiller principal chargé de promouvoir les initiatives de paix en Afrique et dans le monde arabe constitue pour lui « un grand honneur et un immense privilège ».

Il précise demeurer pleinement investi dans cette mission, qui consiste à contribuer au règlement des conflits, à sauver des vies et à favoriser les conditions d’une prospérité durable dans plusieurs régions. Les allégations annonçant son départ sont, selon lui, « inexactes et entièrement fabriquées ».

Cette mise au point intervient dans un contexte régional marqué par une attention accrue portée aux responsabilités exercées par Massad Boulos au sein de l’administration Trump, en particulier sur les dossiers concernant le Moyen-Orient, l’Afrique et, plus spécifiquement, l’Afrique du Nord.

Ses déclarations revêtent une portée particulière pour le Maroc, en raison de son implication dans le dossier du Sahara marocain et de sa participation aux efforts diplomatiques américains accompagnant le processus conduit sous l’égide des Nations unies en vue de parvenir à un règlement définitif du différend régional.

À plusieurs reprises, Massad Boulos a réaffirmé le soutien de l’administration de Donald Trump à l’initiative marocaine d’autonomie, qu’il qualifie de proposition « sérieuse, réaliste et crédible », estimant qu’elle constitue une base appropriée pour parvenir à une solution politique durable à ce conflit.

Pour plusieurs observateurs, les rumeurs annonçant son éventuel départ ne sont pas dissociables de la sensibilité des dossiers dont il a la charge, au premier rang desquels figure celui du Sahara marocain, alors que de nouvelles échéances diplomatiques et des consultations sous l’égide des Nations unies sont attendues.

Le conseiller américain est également considéré comme l’une des principales figures de l’administration engagées dans la promotion d’une approche privilégiant les solutions politiques et le renforcement de la stabilité régionale, aussi bien en Afrique que dans le monde arabe. Cette implication lui vaut une attention croissante de la part des médias et des acteurs politiques de la région.

Dans ce contexte, son démenti est interprété comme un signal de continuité quant aux missions qui lui sont confiées au sein de l’administration américaine. Il entend ainsi dissiper toute ambiguïté sur la poursuite de ses responsabilités, y compris celles liées aux dossiers concernant le Maroc et l’Afrique du Nord.

Massad Boulos conclut en réaffirmant son engagement à poursuivre la mise en œuvre des initiatives portées par le président Donald Trump dans les domaines de la consolidation de la paix, du règlement des conflits et du développement. Les informations faisant état de sa volonté d’accéder à un poste d’ambassadeur ne relèvent, selon lui, que de « spéculations mal informées ou de mensonges délibérés ».

Article de Khadija KHETTOU
 

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À la UneNouvelles nécrologiques

RDC : le Père Célestin Kasavolo Tasiwavo Mutsamba est décédé

by admin9775 29 juin 2026
written by admin9775

Le Père Célestin Kasavolo Tasiwavo Mutsamba est décédé dans la nuit du lundi 29 juin 2026 à 1h30 au Centre Hospitalier Wanamahika, selon une annonce officielle faite par le Père Wilfrid Kibanda, AA, au nom du Supérieur provincial, le Père Jean-Paul Musangania, actuellement en mission.

Dans son message adressé aux membres de la communauté religieuse, le Père Wilfrid Kibanda a exprimé sa profonde tristesse face à cette disparition en rappelant les paroles de l’Écriture : « Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris… »

Le communiqué souligne que le Père Célestin Kasavolo Tasiwavo Mutsamba a affronté de longues souffrances avec une foi inébranlable et une confiance constante en Jésus-Christ ressuscité.

« Prions pour le repos de son âme après beaucoup de souffrances endurées néanmoins dans la Foi et la Confiance au Christ ressuscité », peut-on lire dans le message.

Le Supérieur provincial et l’ensemble de la communauté religieuse invitent les fidèles à porter le défunt dans leurs prières en attendant la communication du programme des obsèques, qui sera rendu public ultérieurement.

La disparition du Père Célestin Kasavolo Tasiwavo Mutsamba constitue une perte pour sa congrégation, l’Église catholique et les nombreux fidèles qu’il a accompagnés tout au long de son ministère sacerdotal.

La rédaction présente ses sincères condoléances à sa famille religieuse, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté chrétienne.

Que son âme repose en paix.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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