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À la Une

À la UneSanté

RDC : Ebola, Jean Kaseya réclame des éclaircissements sur près de 700 millions de dollars introuvables

by admin9775 16 octobre 2026

Où sont passés les financements internationaux annoncés pour soutenir la lutte contre Ebola en République démocratique du Congo (RDC) ? Le directeur général du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), le Dr Jean Kaseya, a soulevé cette question mercredi à Kinshasa, évoquant un important écart entre les fonds déclarés comme déboursés par les donateurs et les montants effectivement retracés.

Selon lui, sur les 962 millions de dollars annoncés comme déboursés par les partenaires internationaux, seuls environ 200 millions de dollars ont pu être identifiés lors d’un premier exercice de vérification. Une situation qui soulève des interrogations sur la traçabilité et la gestion des financements mobilisés pour la riposte contre Ebola.

962 millions de dollars déclarés, 200 millions retracés

S’exprimant devant la presse congolaise à Kinshasa, Jean Kaseya a expliqué que les montants avancés provenaient des informations communiquées par les partenaires internationaux.

Une réunion organisée pour faire le point sur les contributions des bailleurs, avec notamment la participation du directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP), devait permettre de vérifier les sommes engagées. Toutefois, selon le responsable d’Africa CDC, la participation à cet exercice aurait été inférieure à 30 %.

Sur les 962 millions de dollars déclarés comme déboursés, seuls quelque 200 millions auraient ainsi pu être retracés auprès des partenaires ayant pris part à la réunion.

« 700 millions de dollars à rechercher »

Jean Kaseya a également précisé qu’une partie des fonds identifiés n’aurait pas encore été utilisée. Sur les quelque 200 millions de dollars retracés, environ 100 millions seraient encore disponibles.

« Donc ça fait 700 millions de dollars à rechercher et qui existent », a-t-il déclaré, appelant à poursuivre les vérifications pour déterminer la localisation des sommes restantes et clarifier leur affectation.

Le directeur général d’Africa CDC a insisté sur sa détermination à faire avancer ce travail de vérification.

« C’est là le combat qu’on va mener et je peux vous dire, on ne va pas lâcher », a-t-il martelé.

À ce stade, les déclarations de Jean Kaseya mettent en évidence un problème de traçabilité des financements. Elles ne constituent toutefois pas, à elles seules, la preuve d’un détournement de fonds. Des investigations complémentaires restent nécessaires pour établir les montants effectivement reçus, engagés ou dépensés, ainsi que la situation des sommes qui n’ont pas encore été retracées.

La transparence financière au cœur de la riposte

Ces déclarations interviennent alors que la RDC fait face à sa 17ᵉ épidémie d’Ebola, dont l’épicentre se trouve en Ituri. Dans ce contexte, la disponibilité et l’utilisation effective des ressources financières constituent des enjeux importants pour le financement des interventions sanitaires.

L’écart entre les montants déclarés par les partenaires et ceux identifiés lors du premier exercice de vérification pose la question de la coordination entre les bailleurs, les institutions nationales et les structures chargées de la riposte.

Les prochaines vérifications devront notamment permettre de distinguer les fonds annoncés, ceux effectivement transférés, les sommes encore disponibles et celles déjà utilisées sur le terrain.

Au-delà des montants évoqués, l’enjeu est de garantir une meilleure transparence dans la gestion des financements internationaux destinés à combattre Ebola et de s’assurer que les ressources mobilisées contribuent effectivement à la réponse sanitaire en RDC.

Par Pascal Kabeya
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136 Vues
16 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : Jacquemain Shabani interdit les activités du PPRD et de douze autres partis politiques

by admin9775 16 octobre 2026

Le vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, a ordonné l’interdiction des activités du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), de l’ancien président Joseph Kabila, ainsi que de douze autres formations politiques sur l’ensemble du territoire national.

Dans un message officiel daté du jeudi 15 octobre 2026 et adressé aux gouverneurs de province, le ministre leur demande de prendre, « toutes affaires cessantes », les mesures nécessaires pour assurer une « exécution sans faille » de cette décision. Il leur enjoint également d’en accuser réception et de lui transmettre un rapport.

Douze autres partis concernés

Outre le PPRD, la mesure vise notamment les formations politiques de Matata Ponyo, Seth Kikuni et Claudel Lubaya.

La liste comprend :

  • Leadership et gouvernance pour le développement (LGD), de Matata Ponyo ;
  • Piste pour l’émergence (PISTE-E), de Seth Kikuni ;
  • Alliance pour l’alternance et le progrès (AAP), de Théophile Mbemba Fundu ;
  • Union démocratique africaine originelle, de Claudel Lubaya ;
  • Mouvement du peuple congolais pour la République (MPCR), de Jean-Claude Vuemba ;
  • Alliance des travaillistes pour le développement (ATD), de José Makila Sumanda ;
  • Parti national pour la nouvelle énergie du Congo (PNEL), de Michel Mwika Banza ;
  • Mouvement lumumbiste progressiste (MLP), de Franck Diongo ;
  • Union des patriotes congolais (UPC), de Thomas Lubanga ;
  • Action pour la dignité du Congo et son peuple (ADCP), de Corneille Nangaa ;
  • Convention des fédéralistes pour la démocratie chrétienne (COFEDEC), de Filia Tshipasa Kahindo ;
  • Actions alternatives pour la renaissance du Congo (AARC), d’Élysée Minembwe.

Le document a notamment été transmis à la présidence de la République, à la Primature, à la Police nationale congolaise, à l’Agence nationale de renseignements et à la Direction générale de migration.

Les motifs de la décision ne sont pas précisés

Le message du ministère de l’Intérieur ne détaille ni les raisons de cette interdiction, ni sa durée, ni le fondement juridique sur lequel elle repose. Il porte sur les activités des formations concernées, sans annoncer leur dissolution.

Une décision dans un climat politique tendu

Cette mesure intervient trois jours après l’annonce, à Goma, de la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), un mouvement politico-militaire placé sous la direction de Joseph Kabila.

Toutefois, le message officiel de Jacquemain Shabani ne mentionne pas explicitement le FRN ni de lien entre cette nouvelle structure et l’interdiction des activités des treize partis politiques.

Cette décision ouvre une nouvelle séquence dans un climat politique déjà marqué par les tensions autour de l’ancien président Joseph Kabila et de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Par Marius Bopenga
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107 Vues
16 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : Henry Magie wa Lifetu se serait réfugié auprès du HCR à Goma, selon Peter Tiani

by admin9775 16 octobre 2026

Selon le journaliste Peter Tiani, Henry Magie wa Lifetu se serait réfugié auprès du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), à Goma, pour se protéger d’un éventuel projet d’assassinat.

D’après cette version, ses supposés protecteurs rwandais chercheraient à l’empêcher de quitter Goma pour se rendre à Kinshasa et se présenter devant la justice congolaise.

Peter Tiani affirme ainsi que la vie de Henry Magie wa Lifetu serait en danger. Ces allégations n’ont toutefois pas été confirmées de manière indépendante.

Proche de Joseph Kabila et engagé au sein du PPRD, de l’AFC et du Front pour la refondation de la nation (FRN), Henry MAGIE wa Lifetu affirme avoir décidé de quitter Goma pour se présenter devant la justice congolaise à Kinshasa. Il explique que cette décision, qu’il dit prendre à contrecœur, est motivée par des menaces visant sa famille.

Selon son témoignage, il recevait depuis plusieurs mois des menaces de personnes se présentant comme membres de services dont il ne connaît pas l’identité. La situation aurait pris une tournure plus grave ce matin, vers 5 heures, lorsque la mère de ses enfants aurait été enlevée par des inconnus.

Il affirme ensuite avoir reçu un ultimatum de cinq heures pour publier une vidéo annonçant son intention de se rendre à la justice à Kinshasa. Selon lui, la vie de ses enfants serait en jeu.

Face à ces menaces présumées, Henry MAGIE wa Lifetu dit avoir fait le choix de rentrer à Kinshasa avant tout pour protéger ses enfants. Il présente cette décision comme un sacrifice personnel et assure qu’elle ne signifie pas qu’il renonce à ses convictions politiques.

Il réaffirme notamment sa fidélité à Joseph Kabila Kabange et assume son engagement au sein du PPRD, de l’AFC et du FRN.

Dans son message, il appelle à la clémence et à la solidarité envers ses enfants, qu’il souhaite préserver des conséquences de la crise politique. Il rappelle également que la paix et le dialogue restent préférables à la guerre.

Par Pascal Kabeya
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16 octobre 2026
À la Une

États-Unis: Donald Trump empêtré dans une inflation qu’il n’arrive pas à faire baisser

by admin9775 16 octobre 2026

C’est une mauvaise nouvelle de plus pour Donald Trump à 15 jours des élections de mi-mandat : l’inflation continue d’augmenter. Deux ans après son retour à la Maison Blanche et alors qu’il avait fait campagne sur la promesse de faire baisser les prix, il a fait tout le contraire.

En un an, les prix ont augmenté en moyenne de 3,7 % aux États-Unis. Le phénomène n’est pas nouveau, mais les chiffres de septembre montrent une accélération de la tendance. Les causes sont connues et Donald Trump aura bien du mal à faire croire qu’il n’est pas responsable : la hausse des prix de l’énergie, pétrole et gaz en raison de la situation au Moyen-Orient qu’il a lui-même provoquée en attaquant l’Iran, aux côtés d’Israël. L’essence ordinaire a carrément pris 10 % en septembre.

Le président américain a beau avoir passé un pacte avec le Kremlin sur le dos de l’Ukraine pour mettre du diesel sur les marchés, il est peu probable que cela suffise à inverser la tendance. Surtout que contrairement à ce qu’a tenté de faire croire Donald Trump dimanche, l’Ukraine n’a pas du tout renoncé à frapper les raffineries russes.

Certes Moscou a officiellement mis fin aujourd’hui à l’interdiction d’exporter du diesel et annoncé un premier chargement à destination du Maroc, mais si le Kremlin doit choisir entre approvisionner les marchés et priver ses propres citoyens d’essence, il va peut-être y réfléchir à deux fois.

Ce qui explique cette inflation

La hausse des prix de l’énergie ne concerne pas que l’énergie : c’est contagieux puisque pour produire n’importe quel produit il faut de l’énergie. C’est ce qui explique la hausse des coûts de production qui viennent de paraître et qui sont encore plus mauvais qu’attendus. Le tout dans un climat de prix qui reflète aussi la politique commerciale de Donald Trump, l’augmentation des droits de douane, c’est le deuxième gros facteur.

Les entreprises américaines payent plus cher pour s’approvisionner à l’étranger. C’est ce qui explique aussi l’augmentation du prix des denrées alimentaires. Elles n’ont pas augmenté davantage en septembre, c’est vrai, mais la hausse cumulée des 12 derniers mois pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages. D’autant que les salaires, eux, ont reculé en août et en septembre.

Dans ces conditions, la Fed, la Banque centrale américaine, pourrait être contrainte d’augmenter à nouveau son taux directeur, peut-être même dès sa prochaine réunion fin octobre. Au pire moment pour Donald Trump.

RFI

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16 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : Tshisekedi réunit le Conseil supérieur de la Défense face à la nouvelle stratégie de Joseph Kabila

by admin9775 15 octobre 2026

Le président de la République, Félix Tshisekedi, a présidé mercredi 14 octobre 2026 une réunion du Conseil supérieur de la Défense consacrée à la situation opérationnelle des Forces armées de la RDC (FARDC) et à la persistance de l’insécurité dans l’Est du pays. Cette rencontre intervient alors que l’Alliance Fleuve Congo (AFC) annonce sa dissolution au profit du Front pour la refondation de la nation (FRN), désormais dirigé par l’ancien président Joseph Kabila.

Des instructions aux forces de défense et de sécurité

Autour du chef de l’État étaient notamment présents la Première ministre, Judith Suminwa, le vice-Premier ministre chargé de la Défense, Guy Kabombo, la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, ainsi que les responsables des services de défense et de sécurité.

Selon le porte-parole des FARDC, le général-major Sylvain Ekenge, les participants ont pris connaissance de l’évaluation de la situation sur le terrain présentée par le chef d’état-major général des armées.

À l’issue de cette présentation, Félix Tshisekedi a donné des instructions aux forces de défense et de sécurité afin qu’elles remplissent leur mission de protection du territoire national, des populations et de leurs biens.

« Des instructions claires et précises ont été données aux forces de défense et de sécurité par le commandant suprême pour assurer pleinement leur mission de défense de l’intégrité territoriale de notre pays et de protection des personnes et de leurs biens », a déclaré Sylvain Ekenge.

L’AFC annonce son remplacement par le FRN

Cette réunion se tient dans un contexte de recomposition politique et militaire autour de l’ancien président Joseph Kabila. Dans un acte rendu public récemment, l’AFC annonce la fin de son existence et désigne le FRN comme son successeur.

« L’adoption et la signature du présent Acte mettent définitivement fin à l’existence de l’Alliance Fleuve Congo », précise le document, qui indique que le FRN « succède de plein droit à l’AFC ».

Le nouveau mouvement affirme vouloir fédérer et coordonner les forces de résistance contre le pouvoir de Kinshasa, y compris par le recours à la force. Il ne précise toutefois ni calendrier opérationnel ni offensive particulière.

Cette déclaration concerne explicitement l’AFC, sans clarifier séparément le statut du Mouvement du 23 mars (M23), avec lequel elle formait l’ensemble AFC/M23.

Joseph Kabila au centre de la nouvelle dynamique

La réorganisation de l’AFC/M23 et le rôle de premier plan attribué à Joseph Kabila avaient déjà été évoqués dans un rapport des experts des Nations unies publié le 11 juin 2026.

Selon ce rapport, les objectifs du mouvement comprenaient le renversement du gouvernement congolais, avec la possibilité alternative de créer une région autonome dans l’Est du pays.

Les experts relevaient également des divergences entre les ambitions politiques de Corneille Nangaa et de Joseph Kabila, qui souhaiteraient accéder au pouvoir à Kinshasa, et les réserves de plusieurs dirigeants du M23 quant à une extension des opérations au-delà du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

L’ancien chef de l’État, qui a dirigé la RDC pendant 18 ans, apparaît ainsi comme un acteur central de cette nouvelle configuration politico-militaire, dans un contexte où les autorités congolaises continuent de faire face aux affrontements dans l’Est.

Des processus de paix toujours confrontés à la réalité du terrain

La réunion du Conseil supérieur de la Défense intervient également alors que les initiatives diplomatiques se poursuivent. Les accords de Washington entre Kinshasa et Kigali, conclus sous l’égide des États-Unis, ainsi que le processus de Doha entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23, visent à contribuer au règlement du conflit.

Cependant, les combats persistent malgré les appels répétés au respect des engagements pris par les différentes parties.

Le décalage entre les discussions diplomatiques et la situation sur le terrain reste l’un des principaux obstacles à une sortie de crise. Les divergences d’interprétation des accords compliquent leur mise en œuvre et entretiennent les incertitudes sur les perspectives de paix.

Face à cette situation, les autorités congolaises cherchent à maintenir la pression sur le plan sécuritaire, tandis que la réorganisation annoncée de l’AFC et l’émergence du FRN ajoutent une nouvelle dimension politique à un conflit qui continue d’affecter les populations de l’Est.

Par Marius Bopenga
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78 Vues
15 octobre 2026
À la UneCommunications politiques

RDC : l’AFDC de Bahati condamne le mouvement de Kabila et appelle au dialogue

by admin9775 15 octobre 2026

L’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC), dirigée par le sénateur Modeste Bahati Lukwebo, condamne la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), lancé par l’ancien président Joseph Kabila. Dans une déclaration publiée le 13 octobre 2026 à Kinshasa, le parti rejette toute solution militaire à la crise congolaise et appelle à privilégier le dialogue pour rétablir la paix.

Le FRN assimilé à une nouvelle rébellion

Pour l’AFDC, le FRN représente une nouvelle forme de rébellion qui s’inscrit dans la continuité de l’AFDL. Le parti accuse ce mouvement de semer la mort et la désolation, de provoquer le déplacement des populations et de fragiliser le tissu économique, social, culturel et coutumier du pays.

La formation politique dénonce également la confiscation de biens appartenant à l’État et à des particuliers. Elle estime que ces pratiques violent l’article 34 de la Constitution, qui garantit le droit de propriété.

« Non aux armes, oui au dialogue »

L’AFDC estime que la guerre ne peut résoudre les différends politiques et qu’elle favorise plutôt le pillage des ressources naturelles de la RDC.

Le parti défend un dialogue sincère et inclusif, conformément à l’approche préconisée par le président Félix Tshisekedi. Selon lui, cette démarche constitue la voie à privilégier pour parvenir à une paix durable, réunifier le pays, préserver son intégrité territoriale et écarter le risque de partition.

Des tensions avec certains membres de l’Union sacrée

La déclaration ne se limite pas à une condamnation du FRN. L’AFDC s’en prend également à certains responsables de l’Union sacrée de la nation, qu’elle accuse de soutenir des personnes se présentant comme dirigeants du parti sans disposer, selon elle, du titre ni de la légitimité nécessaires.

La formation politique dénonce chez ces individus une recherche effrénée d’argent et de pouvoir. Elle ne cite toutefois aucun nom dans sa déclaration.

Malgré ces critiques, l’AFDC réaffirme son soutien à Félix Tshisekedi et son appartenance à l’Union sacrée. Elle assure que son engagement aux côtés du chef de l’État reste guidé par la recherche de la paix, la défense de l’intégrité territoriale et la prospérité du peuple congolais.

Modeste Bahati représenté par son secrétaire général

La déclaration a été signée par Guy-Richard Malongo Bilamba, secrétaire général de l’AFDC, au nom de l’autorité morale du parti, le sénateur Modeste Bahati Lukwebo, actuellement à l’étranger.

À travers cette prise de position, l’AFDC condamne le recours aux armes, plaide pour une solution politique à la crise et réaffirme son soutien au pouvoir en place, tout en exprimant ses désaccords avec certains acteurs de la majorité.

Par Pascal Kabeya
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181 Vues
15 octobre 2026
À la UneCommunications politiques

RDC : l’AFDC de Bahati condamne le mouvement de Kabila et appelle au dialogue

by admin9775 15 octobre 2026

L’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC), dirigée par le sénateur Modeste Bahati Lukwebo, condamne la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), lancé par l’ancien président Joseph Kabila. Dans une déclaration publiée le 13 octobre 2026 à Kinshasa, le parti rejette toute solution militaire à la crise congolaise et appelle à privilégier le dialogue pour rétablir la paix.

Le FRN assimilé à une nouvelle rébellion

Pour l’AFDC, le FRN représente une nouvelle forme de rébellion qui s’inscrit dans la continuité de l’AFDL. Le parti accuse ce mouvement de semer la mort et la désolation, de provoquer le déplacement des populations et de fragiliser le tissu économique, social, culturel et coutumier du pays.

La formation politique dénonce également la confiscation de biens appartenant à l’État et à des particuliers. Elle estime que ces pratiques violent l’article 34 de la Constitution, qui garantit le droit de propriété.

« Non aux armes, oui au dialogue »

L’AFDC estime que la guerre ne peut résoudre les différends politiques et qu’elle favorise plutôt le pillage des ressources naturelles de la RDC.

Le parti défend un dialogue sincère et inclusif, conformément à l’approche préconisée par le président Félix Tshisekedi. Selon lui, cette démarche constitue la voie à privilégier pour parvenir à une paix durable, réunifier le pays, préserver son intégrité territoriale et écarter le risque de partition.

Des tensions avec certains membres de l’Union sacrée

La déclaration ne se limite pas à une condamnation du FRN. L’AFDC s’en prend également à certains responsables de l’Union sacrée de la nation, qu’elle accuse de soutenir des personnes se présentant comme dirigeants du parti sans disposer, selon elle, du titre ni de la légitimité nécessaires.

La formation politique dénonce chez ces individus une recherche effrénée d’argent et de pouvoir. Elle ne cite toutefois aucun nom dans sa déclaration.

Malgré ces critiques, l’AFDC réaffirme son soutien à Félix Tshisekedi et son appartenance à l’Union sacrée. Elle assure que son engagement aux côtés du chef de l’État reste guidé par la recherche de la paix, la défense de l’intégrité territoriale et la prospérité du peuple congolais.

Modeste Bahati représenté par son secrétaire général

La déclaration a été signée par Guy-Richard Malongo Bilamba, secrétaire général de l’AFDC, au nom de l’autorité morale du parti, le sénateur Modeste Bahati Lukwebo, actuellement à l’étranger.

À travers cette prise de position, l’AFDC condamne le recours aux armes, plaide pour une solution politique à la crise et réaffirme son soutien au pouvoir en place, tout en exprimant ses désaccords avec certains acteurs de la majorité.

Par Marius Bopenga
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15 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : Vital Kamerhe interpelle Joseph Kabila sur son bilan et appelle à rompre avec les rébellions

by admin9775 15 octobre 2026

Dans une adresse à la Nation prononcée le mardi 13 octobre 2026, Vital Kamerhe a appelé les Congolais à préserver l’unité nationale et à privilégier la paix face aux tensions politiques et sécuritaires qui secouent le pays. Le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC) a également critiqué l’engagement de l’ancien président Joseph Kabila à la tête du Front pour la refondation de la Nation (FRN), annoncé à Goma et présenté comme une structure politico-militaire comprenant l’AFC/M23.

Kabila face à ses responsabilités

Vital Kamerhe estime que les 18 années passées par Joseph Kabila à la tête de la RDC doivent être prises en compte dans l’évaluation de la situation actuelle du pays. Selon lui, cette longue période aurait dû permettre de renforcer l’armée, de consolider les institutions, de soutenir le développement et de mieux protéger les populations.

« On n’efface pas son propre bilan en accusant son successeur », a-t-il déclaré, appelant l’ancien chef de l’État à assumer sa part de responsabilité dans l’histoire du pays.

Le dirigeant de l’UNC relève également ce qu’il considère comme une contradiction entre les appels à la paix de Joseph Kabila et son implication dans une nouvelle initiative politico-militaire qu’il associe aux forces combattant les institutions congolaises.

Pour Vital Kamerhe, les rébellions successives n’ont apporté ni la sécurité ni la prospérité attendues par les Congolais. Elles ont plutôt entraîné des pertes humaines, la fermeture d’écoles et le déplacement de nombreuses familles.

Un appel à renoncer à la voie des armes

Face à cette situation, Vital Kamerhe appelle les responsables du FRN à abandonner leur projet armé et à privilégier le dialogue. Il réaffirme son attachement à la souveraineté de la RDC, à son intégrité territoriale et au respect de l’ordre constitutionnel, tout en renouvelant son soutien au président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Pour lui, les problèmes politiques du pays ne peuvent être résolus durablement par de nouveaux affrontements. Il plaide pour une mobilisation pacifique et responsable, afin que les armes ne décident plus de l’avenir des Congolais.

Son message s’adresse aussi aux populations, qu’il invite à dépasser leurs appartenances politiques et communautaires pour défendre l’intérêt collectif.

« Le Congo doit aimer le Congo et l’Afrique doit aimer l’Afrique »

Au-delà de la situation congolaise, Vital Kamerhe a élargi son appel à l’ensemble de la région des Grands Lacs et au continent africain.

« Le Congo doit aimer le Congo et l’Afrique doit aimer l’Afrique », a-t-il déclaré, résumant sa vision d’une Afrique fondée sur la solidarité, l’entente et le respect mutuel.

Pour appuyer son propos, il a évoqué l’héritage de la Conférence d’Accra, organisée du 15 au 22 avril 1958, qui avait notamment porté l’idée d’une plus grande solidarité entre les États africains et d’une coopération renforcée avec le reste du monde.

Le président de l’UNC a également rappelé la diversité de la RDC, qui compte des centaines de communautés ethniques. Il appelle à bâtir un pays où chacun peut vivre selon ses convictions, défendre ses idées sans prendre les armes et exercer ses droits sans craindre pour sa vie.

Mettre fin au cycle des conflits

Vital Kamerhe souhaite voir la RDC sortir du cycle des rébellions suivies de négociations, qui se répète depuis des décennies. Il estime que les générations futures doivent hériter d’un pays où les différends se règlent par le dialogue plutôt que par la violence.

À travers cette adresse, l’ancien président de l’Assemblée nationale combine ainsi une critique du parcours politique de Joseph Kabila et un appel plus large à la paix. Son message met l’accent sur la responsabilité des dirigeants, la défense des institutions et la nécessité de préserver la vie des populations.

Il a conclu en invoquant la bénédiction de Dieu pour la RDC, son peuple, l’Afrique et le reste du monde.

Par Pascal Kabeya
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15 octobre 2026
À la UneEconomie

RDC : John Banza Lunda présente 13 corridors pour désenclaver le pays

by admin9775 14 octobre 2026

Le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a présenté lundi 12 octobre 2026, devant la Banque mondiale, les 13 corridors sur lesquels le président Félix Tshisekedi compte s’appuyer pour mieux relier les différentes régions du pays et faciliter les échanges entre l’océan Atlantique et l’océan Indien.

Présenté dans le cadre du nouveau Cadre de partenariat avec la Banque mondiale, ce programme prévoit l’aménagement de 22 800 kilomètres de routes, la valorisation de 28 000 kilomètres de voies navigables ainsi que la modernisation de 502 aéroports et pistes.

Trois axes pour relier le pays aux marchés régionaux

Le programme s’organise autour de trois grandes façades.

À l’ouest, les corridors de Banana et de Lobito doivent notamment faciliter l’évacuation des minerais, dont le cuivre et le cobalt, vers les marchés internationaux.

À l’est, les priorités portent sur le corridor de la Paix, le corridor central reliant le pays à Dar es Salaam, ainsi que la route nationale n° 5 (RN5), entre Lubumbashi et Bukavu.

Au nord, le projet prévoit notamment le développement de la RN6 et de la Transafricaine n° 6, qui relie Yaoundé à Mombasa en passant par Zongo, Lisala et Kisangani.

Pour John Banza Lunda, ces infrastructures ne doivent pas se limiter au transport des personnes et des marchandises. Elles doivent aussi favoriser les échanges entre les provinces et contribuer au développement économique du marché intérieur.

« Un corridor n’est pas qu’une route ou une voie ferrée, c’est un corridor de développement », a-t-il expliqué.

La Banque mondiale attend des engagements concrets

Le ministre a également rappelé que le soutien de la Banque mondiale, notamment à travers des prêts à des conditions concessionnelles, implique des responsabilités pour la RDC.

« La Banque mondiale n’est pas une agence humanitaire », a-t-il prévenu, soulignant que le pays devra respecter ses engagements financiers.

À travers ce programme, le gouvernement veut faire des infrastructures un levier de désenclavement, d’intégration économique et de développement. Le défi sera désormais de traduire ces ambitions en projets concrets, financés et effectivement réalisés sur le terrain.

Par Marius Bopenga
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14 octobre 2026
À la UneSanté

Allemagne : Jean-Jacques Muyembe récompensé par le Prix Virchow 2026

by admin9775 14 octobre 2026

Le chercheur congolais Jean-Jacques Muyembe Tamfum a reçu samedi, à Berlin, le Prix Virchow 2026 pour la santé mondiale, aux côtés du microbiologiste belgo-britannique Peter Piot. Cette distinction récompense leurs travaux sur le virus Ebola et leur contribution à la lutte contre les grandes épidémies.

Des décennies consacrées à la recherche

Figure incontournable de la recherche médicale en RDC, le professeur Muyembe a consacré une grande partie de sa carrière à l’étude des maladies infectieuses. En 1976, il a participé aux premiers travaux menés lors de l’épidémie d’Ebola à Yambuku, dans l’ancienne province de l’Équateur.

Depuis, il n’a cessé de contribuer aux recherches visant à mieux comprendre le virus, à développer des traitements et à améliorer la prise en charge des personnes infectées.

Son nom est également associé au développement d’Ebanga, un traitement à base d’anticorps monoclonaux utilisé contre la maladie à virus Ebola.

Un combat qui se poursuit

À plus de 80 ans, Jean-Jacques Muyembe reste une référence dans la lutte contre les maladies infectieuses. Son expérience continue d’être précieuse pour la prévention des épidémies et l’organisation des réponses sanitaires, notamment en RDC, où les menaces épidémiques restent une préoccupation majeure.

Le Prix Virchow récompense ainsi un parcours scientifique marqué par des décennies de recherche et d’engagement au service de la santé publique.

Cette distinction met aussi en lumière le rôle des chercheurs congolais dans la lutte contre les grandes maladies infectieuses et rappelle l’importance de la coopération internationale pour mieux prévenir les épidémies et sauver des vies.

Par Pascal Kabeya
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