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À la Une

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Est de la RDC : l’ONU accable l’AFC/M23 et le Conseil de sécurité prolonge les sanctions jusqu’en 2027

by admin9775 2 juillet 2026
written by admin9775

Le Groupe d’experts des Nations unies dresse un constat particulièrement alarmant de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans son rapport final publié le 11 juin 2026, les experts désignent l’Alliance Fleuve Congo (AFC)/M23 comme le principal groupe armé non étatique responsable des violations du droit international humanitaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Le document fait état de nombreuses exactions attribuées à la rébellion, notamment des exécutions sommaires, des destructions de villages, des incendies de moyens de subsistance dans les chefferies de Bwito et Bwisha (territoire de Rutshuru), ainsi que d’un blocus humanitaire imposé à Minembwe, privant les populations, notamment banyamulenge, d’un accès aux produits de première nécessité.

Le rapport souligne également que les violences sexuelles liées au conflit ont atteint un niveau « sans précédent » depuis 2024, l’AFC/M23 étant identifiée comme le principal auteur de ces crimes documentés par les Nations unies, les femmes et les jeunes filles étant les premières victimes.

Toutefois, les experts onusiens indiquent également que les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) constituent le principal acteur étatique responsable de violations des droits humains et du droit international humanitaire, illustrant la complexité d’un conflit où plusieurs acteurs sont mis en cause.

Le soutien du Rwanda de nouveau documenté

Le rapport remis au Comité des sanctions du Conseil de sécurité confirme une nouvelle fois l’appui militaire apporté par les Forces rwandaises de défense (RDF) à l’AFC/M23.

Selon les experts, entre 14 000 et 18 000 militaires rwandais étaient déployés dans l’est de la RDC à la fin de l’année 2025, répartis entre le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, sans retrait significatif observé depuis.

Le document affirme que les RDF ont participé directement aux opérations militaires, occupé des positions stratégiques et fourni un appui opérationnel comprenant notamment des drones, des équipements de guerre électronique, des forces spéciales ainsi que des capacités aériennes.

Les experts indiquent également que des militaires rwandais intégrés aux unités mixtes AFC/M23 auraient commencé à porter des uniformes de la rébellion afin de masquer leur présence sur le terrain, tandis que les mouvements de troupes étaient principalement effectués de nuit.

Par ailleurs, le Groupe d’experts relève que certaines opérations des RDF se sont déroulées dans des zones où aucune présence des FDLR n’avait été signalée, remettant en question l’argument de légitime défense régulièrement avancé par Kigali.

Le Conseil de sécurité prolonge les sanctions

Dans ce contexte, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l’unanimité la résolution 2825 (2026), prorogeant jusqu’au 1er juillet 2027 le régime de sanctions applicable à la République démocratique du Congo.

La résolution renouvelle également le mandat du Groupe d’experts chargé d’assurer le suivi de ces mesures, comprenant notamment l’embargo sur les armes, les interdictions de voyager et le gel des avoirs visant les personnes et entités sanctionnées.

Le texte introduit en outre un nouveau critère permettant de sanctionner les individus ou organisations qui entravent le mandat de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO).

Washington salue une décision « importante »

Les États-Unis ont salué l’adoption de cette résolution, estimant qu’elle constitue une étape importante pour soutenir les efforts de paix dans l’est de la RDC.

Dans une déclaration, la représentante suppléante américaine pour les affaires politiques spéciales, Jennifer Locetta, a souligné que le renouvellement du mandat du Groupe d’experts et des mesures de sanctions contribuait à l’objectif commun de restauration de la paix.

Washington a également insisté sur la nécessité de lutter contre l’exploitation illicite des ressources naturelles, considérée comme l’un des principaux facteurs alimentant le conflit armé.

Selon les autorités américaines, les rapports du Groupe d’experts demeurent essentiels pour identifier les réseaux impliqués dans le commerce illicite des minerais provenant des zones sous conflit et renforcer les mécanismes de responsabilisation.

Les États-Unis ont, par ailleurs, réaffirmé leur soutien à la lutte contre l’impunité, notamment dans le dossier de l’assassinat des experts des Nations unies Michael Sharp et Zaida Catalan en 2017, appelant à poursuivre toutes les personnes impliquées dans la planification, le financement ou l’exécution de ce crime.

Des processus de paix toujours au point mort

La publication de ce rapport intervient alors que les différents mécanismes diplomatiques engagés pour mettre fin au conflit peinent à produire des résultats concrets.

Malgré l’Accord de Washington, les discussions menées à Doha entre Kinshasa et l’AFC/M23 ainsi que les rencontres organisées à Montreux, les divergences persistent entre les parties sur les principales questions sécuritaires et politiques.

Les tensions entre la République démocratique du Congo et le Rwanda demeurent également vives, chaque partie ayant une lecture différente des engagements pris dans le cadre des initiatives diplomatiques. Dans ce contexte, les Nations unies estiment que la situation sécuritaire et humanitaire continue de se détériorer dans les provinces de l’Est, où les populations civiles restent les premières victimes des affrontements.

Par Pascal Kabeya
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2 juillet 2026 0 comments
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À la UneSport

Coupe du monde 2026: la RD Congo craque sur le fil contre l’Angleterre, qualifiée en 8es de finale

by admin9775 2 juillet 2026
written by admin9775

L’Angleterre a fait céder la République démocratique du Congo (2-1) après avoir longtemps buté sur un grand Lionel Mpasi en 16es de finale, le 1er juillet à Atlanta. Les Léopards ont mené au score pendant plus d’une heure avant d’être punis par un doublé de l’inévitable Harry Kane (75e, 86e) en fin de match. L’Angleterre affrontera le Mexique le 6 juillet prochain en 8es de finale.

Les Léopards étaient tout proches d’un exploit monumental. Mais dans ce Mondial où les grands buteurs font la loi, il fallait bien que Harry Kane démontre à son tour l’étendue de son talent pour sortir l’Angleterre du piège où elle était coincée face à une équipe congolaise remarquable de résistance en 16es de finale.

Brian Cipenga s’est chargé de la première sensation de la journée à Atlanta. Laissé complètement libre à gauche de la surface anglaise, il a profité d’un centre trop puissant de son capitaine Chancel Mbemba pour récupérer le ballon et placer une frappe précise au premier poteau de Pickford (7e, 0-1). D’entrée, les Léopards frappaient un grand coup.

Sonnés après ce premier coup reçu sur la tête, les Anglais ont eu bien du mal à rentrer dans leur match et ont lentement perdu leurs nerfs face à la solidarité défensive des Congolais. Agacé, Jude Bellingham s’est rendu coupable d’une grosse faute sur Nathanaël Mbuku et a logiquement écopé d’un carton jaune (19e). Les signes de frustration ont d’ailleurs résumé en grande partie la première période des hommes de Thomas Tuchel, en échec face à un immense Lionel Mpasi.

Sur coup franc, Konsa a presque été chanceux en reprenant sans le vouloir le ballon avec son genou devant le but (28e). Mais la réussite a d’abord été du côté du portier congolais, avant qu’il n’entre dans un état de grâce en réalisant une superbe parade sur la tête plongeante de Bellingham (30e), la première opportunité sérieuse côté anglais. Beaucoup plus dominateurs par la suite, les Three Lions ont vu tous leurs tirs cadrés être repoussés lors du premier acte.

Après un tacle de Tuanzebe pour enlever le ballon à Kane dans la surface, c’est Wan-Bissaka qui s’est ensuite mué en sauveur en repoussant le tir de Rashford sur la ligne de but (35e). Yoane Wissa, déjà en jambes lors du match précédent, est passé à un cheveu d’assommer l’Angleterre en trouvant le poteau sur un centre légèrement dévié devant Pickford (42e).

Proches d’être surpris une seconde fois, les Anglais ont bien essayé de protester pour obtenir un pénalty après une chute de Kane dans la surface mais la VAR a donné raison à la décision initiale de l’arbitre (44e). Et comme les grands gardiens s’illustrent dans les matchs de ce niveau, Mpasi s’est encore démené dans le temps additionnel pour dégoûter les attaquants anglais avec deux parades magistrales. D’abord en repoussant la tête plongeante de Bellingham (45e+2) puis en se couchant sur la reprise de Kane au second poteau (45e+6) pour conclure un premier acte exceptionnel sur sa ligne.

Kane délivre l’Angleterre

Le gardien des Léopards n’a pas levé le pied par la suite, toujours sollicité par des Anglais désespérés de trouver enfin la faille malgré une domination stérile. Mais Bellingham n’a décidément jamais été en réussite face au rempart congolais, qui a repoussé sa nouvelle tentative en claquant le ballon du bout des doigts (53e).

Les Congolais n’ont pas été en reste sur le plan offensif, malgré les vagues anglaises incessantes sur leur but. Mbuku a fait notamment passer un autre frisson devant le but de Pickford avec une frappe puissante déviée par Anderson juste au-dessus de sa transversale (63e).

Mais après avoir tout tenté pendant plus d’une heure, les Lions n’ont pas eu d’autre choix que de s’en remettre au meilleur buteur de leur histoire en Coupe du monde. L’inévitable Harry Kane a pris les choses en main en surgissant devant Mpasi pour débloquer la rencontre d’une tête croisée tout de même déviée du bout des gants (75e, 1-1).

Qui d’autre que lui pour venir arracher la qualification quelques minutes plus tard ? D’un tir limpide à l’entrée de la surface, le capitaine des Three Lions s’est débrouillé pour trouver le chemin de la lucarne et emmener à lui seul la sélection anglaise au prochain tour (86e, 2-1). L’Angleterre sera confrontée au Mexique le 6 juillet prochain en 8es de finale, un défi de taille dans son antre de Mexico.

RFI

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À la Une

RDC : le FCC confirme sa participation aux manifestations de la Coalition C64

by admin9775 2 juillet 2026
written by admin9775

Le Front Commun pour le Congo (FCC) a annoncé qu’il prendra part à l’ensemble des manifestations organisées par la Coalition C64, renforçant ainsi son engagement aux côtés des autres forces de l’opposition dans leur contestation du pouvoir en place.

Dans une déclaration rendue publique, la plateforme politique a affirmé sa volonté de se mobiliser avec ses partenaires afin d’intensifier les actions qu’elle mène contre la gouvernance actuelle.

Le FCC appelle, à cet effet, l’ensemble de ses militants, cadres et sympathisants à participer massivement aux différentes initiatives et manifestations annoncées par la Coalition C64.

Cette prise de position intervient dans un contexte de fortes tensions politiques, marqué notamment par les débats autour d’une éventuelle révision de la Constitution, sujet qui cristallise les divergences entre la majorité présidentielle et une partie de l’opposition.

Depuis plusieurs semaines, la Coalition C64 multiplie les appels à la mobilisation, estimant que toute modification de la Constitution constituerait une remise en cause de l’ordre constitutionnel. Dans ce cadre, plusieurs partis politiques et organisations de la société civile ont annoncé leur adhésion aux actions de protestation initiées par cette plateforme.

En confirmant sa participation, le Front Commun pour le Congo renforce le front de l’opposition engagé dans cette dynamique de contestation et réaffirme sa volonté de participer aux mobilisations prévues dans les prochains jours.

Cette annonce intervient alors que le climat politique demeure marqué par une intensification des prises de position des différents acteurs politiques, chacun appelant ses partisans à rester mobilisés dans un contexte de débat national autour des réformes institutionnelles et de la gouvernance du pays.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

66ᵉ anniversaire de l’indépendance : le Cardinal Fridolin Ambongo estime que la priorité de la RDC n’est pas une révision de la Constitution

by admin9775 1 juillet 2026
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À l’occasion de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le Cardinal Fridolin Ambongo Besungu, archevêque métropolitain de Kinshasa, a livré un message centré sur les défis auxquels le pays demeure confronté, appelant les dirigeants à concentrer leurs efforts sur la paix, l’unité nationale et le bien-être de la population plutôt que sur une éventuelle réforme constitutionnelle.

Dans son intervention, le prélat a dressé un constat critique de la situation nationale, estimant que plus de six décennies après l’accession du pays à la souveraineté internationale, de nombreux défis restent entiers.

« Soixante-six ans après l’indépendance, nous avons notablement échoué », a déclaré le Cardinal, ajoutant que « tous les malheurs du monde semblent s’être donné rendez-vous en République démocratique du Congo ».

La paix et le social érigés en priorités

Le Cardinal Fridolin Ambongo a insisté sur ce qu’il considère comme les véritables urgences nationales, à savoir le retour de la paix dans les provinces en proie à l’insécurité, l’amélioration des conditions de vie des Congolais, le renforcement de l’unité nationale ainsi que de la cohésion sociale.

Selon lui, ces défis doivent mobiliser en priorité les institutions de la République et l’ensemble de la classe politique.

Une nouvelle mise en garde contre la révision de la Constitution

Évoquant le débat autour d’une éventuelle révision de la Constitution, le prélat s’est interrogé sur la capacité d’un tel projet à répondre aux préoccupations quotidiennes des Congolais.

Il a notamment questionné la pertinence d’une modification de la Loi fondamentale, y compris dans l’hypothèse où celle-ci viserait à ouvrir la voie à un éventuel troisième mandat présidentiel, estimant que cette démarche ne constituerait pas une réponse aux difficultés que traverse le pays.

Le Cardinal a ainsi réaffirmé la position déjà exprimée à plusieurs reprises par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).

« Nous ne voyons ni la nécessité, ni l’urgence, ni l’opportunité d’un changement de la Constitution », a-t-il déclaré.

Un appel à répondre aux attentes de la population

En conclusion de son message, le Cardinal Fridolin Ambongo a invité les autorités à privilégier les actions susceptibles d’améliorer concrètement le quotidien des citoyens, notamment par le rétablissement de la paix dans l’Est du pays, le renforcement de la cohésion nationale et la promotion du développement socio-économique.

Son intervention intervient dans un contexte marqué par des débats persistants autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle, une question qui continue de susciter des réactions contrastées au sein de la classe politique, des confessions religieuses et de la société civile.

Par Pascal Kabeya
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À la UneTribunes

Décès du Général Norbert Likulia Bolongo : Jacques Djoli rend un vibrant hommage à son « mentor » et « père spirituel »

by admin9775 1 juillet 2026
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Le Rapporteur de l’Assemblée nationale, le professeur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, a rendu un hommage appuyé au Général d’armée Norbert Likulia Bolongo, décédé le 25 juin 2026 en France à l’âge de 86 ans. Très ému, celui qui fut son assistant à l’Université de Kinshasa, son aide de camp et son conseiller a salué la mémoire d’un homme qu’il décrit comme un « baobab » de la République.

« Ce n’est pas une étoile qui est partie, mais une constellation qui s’en va », a déclaré Jacques Djoli, évoquant la disparition de celui qu’il considère comme son mentor et son père spirituel.

Selon le rapporteur de la Chambre basse, Norbert Likulia Bolongo incarnait à la fois l’excellence académique, la rigueur militaire, l’humanisme et le sens élevé de l’État.

Une carrière exceptionnelle au service de l’État

Né le 8 juillet 1939 à Basoko, dans l’actuelle province de la Tshopo, Norbert Likulia Bolongo rejoint la Force publique en 1958, peu avant l’indépendance du Congo.

Juriste de formation, licencié en droit après des études à l’École nationale de droit et d’administration (ENDA), il mènera parallèlement une brillante carrière universitaire. Professeur ordinaire à l’Université de Kinshasa, il est l’auteur de plusieurs ouvrages de référence en droit pénal spécial, droit pénal militaire, criminologie, droit pénitentiaire et droit comparé, encore largement utilisés dans les facultés de droit en République démocratique du Congo.

Militaire, homme d’État et universitaire

Au sein des Forces armées, Norbert Likulia Bolongo atteint le plus haut grade militaire, celui de Général d’armée quatre étoiles.

Sa carrière politique le conduit à exercer plusieurs fonctions de premier plan, notamment secrétaire d’État à la Défense nationale et à la Sécurité, commissaire d’État aux Affaires foncières, administrateur des services de renseignements, vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et enfin Premier ministre, du 11 avril au 17 mai 1997, durant les dernières semaines du régime du maréchal Mobutu Sese Seko.

À la tête des services de renseignements, il initie une réforme visant à humaniser cette administration en transformant l’Administration nationale de documentation (AND) en Service national d’intelligence et de protection (SNIP).

Il est également reconnu pour avoir profondément restructuré l’Auditorat général des Forces armées, en contribuant à professionnaliser la justice militaire par l’intégration de nombreux juristes de haut niveau.

Jacques Djoli évoque un homme de convictions

Revenant sur leur rencontre en 1982 à la Faculté de droit de l’Université de Kinshasa, Jacques Djoli raconte avoir été repéré par le professeur Likulia alors qu’il suivait son cours de droit pénal spécial.

Par la suite, il deviendra son assistant, avant d’intégrer, sous son impulsion, la justice militaire, où il exercera comme officier et collaborateur direct du Général.

« C’était un noble. Un officier qui avait le sens du devoir, de l’excellence et de la loyauté », témoigne Jacques Djoli, soulignant la simplicité et l’humanité de son mentor, qui entretenait une proximité rare avec ses collaborateurs.

Une figure des années de transition

Jacques Djoli rappelle également le rôle joué par Norbert Likulia Bolongo au début des années 1990, lorsqu’il plaidait en faveur d’un dialogue entre le président Mobutu et l’opposition politique, notamment avec Étienne Tshisekedi, dans l’espoir d’une transition démocratique négociée.

Selon lui, le Général appartenait au courant des « colombes », favorable à une solution politique, par opposition aux « faucons » qui prônaient une réponse sécuritaire à la crise.

Rappelé au gouvernement en 1996 comme vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale, puis nommé Premier ministre en avril 1997, il prendra les rênes du pays alors que l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) progresse vers Kinshasa. Après la chute du régime de Mobutu, il s’exile en France avant de regagner la RDC en 2000.

« Un humaniste hors du commun »

Au-delà de ses responsabilités militaires, politiques et académiques, Jacques Djoli retient avant tout la dimension humaine de Norbert Likulia Bolongo.

« Il avait un sens extraordinaire de l’humain », affirme-t-il, estimant que l’ancien Premier ministre mérite les hommages de la Nation pour l’ensemble de son parcours au service de l’État.

Avec la disparition du Général d’armée Norbert Likulia Bolongo, la République démocratique du Congo perd l’une des figures les plus marquantes de son histoire contemporaine, à la fois militaire, juriste, universitaire et homme d’État.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

Coupe du monde 2026 : la Côte d’Ivoire éliminée avec les honneurs, la France déroule et rejoint le Paraguay en huitièmes

by admin9775 1 juillet 2026
written by admin9775

La Coupe du monde 2026 a livré deux scénarios bien différents mardi. Alors que la Côte d’Ivoire a quitté la compétition au terme d’une rencontre frustrante face à la Norvège (2-1), l’équipe de France a confirmé son statut de favorite en dominant largement la Suède (3-0) pour se qualifier avec autorité en huitièmes de finale.

La Côte d’Ivoire tombe les armes à la main

À Dallas, les Éléphants peuvent nourrir de nombreux regrets. Dominateurs dans le jeu durant une grande partie de la rencontre, les hommes d’Émerse Faé ont finalement payé leur manque de réalisme face à une équipe norvégienne d’un redoutable pragmatisme.

Très entreprenants dès le début du match, les Ivoiriens ont multiplié les incursions sur les côtés grâce à Yan Diomandé, Nicolas Pépé et Guéla Doué. Malgré plusieurs situations favorables, ils n’ont pas réussi à concrétiser leur domination.

La Norvège, elle, s’est montrée beaucoup plus efficace. Peu avant la pause, Antonio Nusa a ouvert le score d’une magnifique frappe enroulée qui a laissé Yahia Fofana sans réaction (39e).

Au retour des vestiaires, la Côte d’Ivoire a poursuivi ses efforts et a été récompensée grâce à un exploit individuel d’Amad Diallo. Entré en jeu, l’attaquant ivoirien a conclu un superbe numéro dans la surface après une combinaison avec Nicolas Pépé pour remettre les deux équipes à égalité (74e).

Mais alors que les Éléphants semblaient en mesure de faire basculer la rencontre, un moment d’inattention défensive leur a été fatal. À la 86ᵉ minute, Patrick Berg a parfaitement servi Erling Haaland, qui n’a eu qu’à pousser le ballon au fond des filets pour offrir la qualification aux Scandinaves.

Malgré une ultime tentative d’Amad Diallo sur coup franc dans le temps additionnel, brillamment repoussée par Orjan Nyland, les champions d’Afrique ont vu leur parcours s’arrêter dès les seizièmes de finale.

La Norvège retrouvera désormais le Brésil pour une place en quarts de finale.

La France impressionne face à la Suède

À New York, les Bleus n’ont laissé aucune chance à la Suède. Après plusieurs seizièmes de finale particulièrement disputés dans cette Coupe du monde, les hommes de Didier Deschamps ont signé la prestation la plus convaincante de ce début de phase à élimination directe.

Longtemps dominateurs sans parvenir à concrétiser leurs occasions, les Français ont finalement trouvé l’ouverture juste avant la pause grâce à leur capitaine Kylian Mbappé. À la suite d’un corner joué rapidement, l’attaquant du Real Madrid a éliminé son défenseur avant de battre le gardien suédois d’une frappe précise (45e).

Au retour des vestiaires, les Bleus ont rapidement fait le break. Servi idéalement par Michael Olise, Bradley Barcola a doublé la mise d’une frappe puissante (52e), récompensant la maîtrise collective française.

Mbappé a ensuite parachevé le succès tricolore en inscrivant un deuxième but personnel, scellant une victoire nette (3-0) face à une équipe suédoise incapable de rivaliser.

Le Paraguay, prochain obstacle des Bleus

Grâce à cette victoire convaincante, la France valide son billet pour les huitièmes de finale où elle affrontera le Paraguay, tombeur surprise de l’Allemagne aux tirs au but.

Portés par un collectif solide, une animation offensive inspirée et un Kylian Mbappé décisif, les Bleus confirment leur ambition de conquérir un troisième titre mondial.

De son côté, la Côte d’Ivoire quitte le tournoi avec des regrets. Malgré une phase de groupes réussie et une prestation convaincante contre la Norvège, les Éléphants auront manqué d’efficacité dans les deux surfaces, un détail qui fait souvent la différence dans les matchs à élimination directe.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

André Wameso reconduit à la tête de la Banque centrale du Congo, Charlotte Mulengezi et Jean-Marcel Bikayembe nommés vice-gouverneurs

by admin9775 1 juillet 2026
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Par ordonnance présidentielle lue à la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), le président de la République, Félix Tshisekedi, a reconduit André Wameso aux fonctions de gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC).

Le Chef de l’État a également nommé Charlotte Mulengezi et Jean-Marcel Kalubi Kayembe en qualité de vice-gouverneurs de l’institution d’émission, complétant ainsi la nouvelle équipe dirigeante chargée de mettre en œuvre la politique monétaire du pays.

Une continuité à la tête de la Banque centrale

Le maintien d’André Wameso à la tête de la BCC traduit la volonté des autorités de poursuivre les réformes engagées en matière de stabilité monétaire, de supervision bancaire et de consolidation du système financier national.

Sous son mandat, la Banque centrale du Congo a notamment poursuivi ses actions visant à maîtriser l’inflation, renforcer la crédibilité du franc congolais et améliorer la gouvernance du secteur financier.

Deux cadres issus de la Banque centrale

Les deux nouveaux vice-gouverneurs sont des cadres ayant effectué une grande partie de leur carrière au sein de la Banque centrale du Congo.

Charlotte Mulengezi occupait jusqu’à sa nomination des responsabilités au sein de la Direction des études et des opérations de la BCC, où elle a contribué aux travaux relatifs à la politique monétaire, aux analyses économiques et aux opérations de l’institution.

De son côté, Jean-Marcel Kalubi Kayembe est un professionnel expérimenté de la Banque centrale. Au cours de sa carrière, il a exercé plusieurs fonctions dans des domaines stratégiques, notamment les études économiques, les intermédiaires financiers et l’audit. Plus récemment, il figurait parmi les nouveaux directeurs généraux promus par ordonnance présidentielle.

Le choix de ces deux personnalités illustre la volonté des autorités de s’appuyer sur des compétences internes maîtrisant les rouages de l’institution.

Une équipe appelée à relever les défis économiques

La nouvelle direction de la Banque centrale du Congo aura pour mission de poursuivre les efforts de stabilisation du cadre macroéconomique, de préserver la valeur du franc congolais et de renforcer la résilience du système bancaire.

Elle devra également accompagner les réformes engagées en matière d’inclusion financière, de modernisation des moyens de paiement et de supervision des établissements financiers, dans un contexte marqué par les ambitions de diversification de l’économie congolaise.

La reconduction d’André Wameso et la promotion de deux cadres de carrière témoignent de la volonté des pouvoirs publics d’assurer la continuité de la gouvernance de la Banque centrale tout en capitalisant sur l’expertise développée au sein de l’institution.

Une continuité à la tête de la Banque centrale

La reconduction d’André Wameso intervient dans un contexte où la Banque centrale du Congo poursuit ses efforts en faveur de la stabilité macroéconomique, de la maîtrise de l’inflation et du renforcement de la crédibilité du franc congolais.

Cette décision traduit la volonté des autorités de maintenir une certaine continuité dans la conduite de la politique monétaire et dans les réformes engagées au sein de l’institution.

La BCC appelée à présider le CSBAOC en 2026

Sous la direction d’André Wameso, la Banque centrale du Congo exercera, au cours de l’année 2026, la présidence du Comité des Superviseurs des Banques de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (CSBAOC).

Cette responsabilité régionale a été annoncée à l’issue d’échanges tenus à Washington avec le secrétaire permanent de cette organisation.

Le CSBAOC constitue un cadre de coopération entre les autorités de supervision bancaire de la sous-région. Il œuvre notamment à l’harmonisation des pratiques prudentielles, au renforcement de la stabilité financière et à la promotion de la bonne gouvernance dans le secteur bancaire.

La prise de cette présidence par la Banque centrale du Congo témoigne du renforcement de la place de la RDC au sein des institutions financières régionales.

Avec la reconduction d’André Wameso et la nomination de Charlotte Mulengezi et Jean-Marcel Bikayembe comme vice-gouverneurs, la Banque centrale du Congo entame une nouvelle étape de son mandat dans un contexte marqué par des défis liés à la stabilité des prix, au renforcement du secteur bancaire, à l’inclusion financière et à l’accompagnement des politiques de développement économique.

La nouvelle direction aura notamment pour mission de poursuivre les réformes engagées afin de préserver la stabilité du système financier, renforcer la confiance dans la monnaie nationale et consolider le rôle de la Banque centrale du Congo au sein des instances financières africaines et internationales.

Par Marius Bopenga
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À la UneBusiness News

66ᵉ anniversaire de l’Indépendance : le Gouverneur de la Banque centrale du Congo reçoit les premiers billets portant sa signature

by admin9775 1 juillet 2026
written by admin9775

À l’occasion de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC) a officiellement reçu, ce 30 juin 2026, les premières coupures des billets de 50, 100 et 1 000 francs congolais portant sa signature.

Cette étape marque un moment important dans l’histoire de l’institution d’émission. En apposant sa signature sur une nouvelle série de billets de banque, le gouverneur devient le quatrième dirigeant de la Banque centrale du Congo à voir son paraphe figurer sur la monnaie nationale, perpétuant ainsi une tradition institutionnelle qui accompagne l’évolution du système monétaire congolais.

Au-delà de son caractère protocolaire, cet événement revêt une forte portée symbolique en cette journée commémorative de l’accession de la RDC à la souveraineté internationale. Il rappelle que l’indépendance politique acquise le 30 juin 1960 demeure indissociable de la consolidation de la souveraineté économique et monétaire, dont le franc congolais constitue l’un des principaux emblèmes.

Pour la Banque centrale du Congo, cette nouvelle émission s’inscrit dans le cadre de sa mission de préservation de la stabilité monétaire. Elle traduit la volonté de l’institution de renforcer la confiance des citoyens dans la monnaie nationale, de garantir la qualité des signes monétaires en circulation et de soutenir les politiques visant à assurer la résilience de l’économie congolaise.

À travers cette réception officielle, la Banque centrale réaffirme son engagement à promouvoir une monnaie stable, crédible et capable d’accompagner le développement économique du pays, considérant que la solidité de la monnaie nationale constitue l’un des piliers de la souveraineté et de la prospérité de la République démocratique du Congo.

Cette cérémonie intervient dans un contexte où les autorités monétaires poursuivent leurs efforts pour consolider la stabilité du franc congolais et renforcer la confiance dans le système financier national, à l’heure où le pays célèbre les 66 ans de son indépendance.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Déo Bizibu répond à Denis Mukwege et défend le bilan de Félix Tshisekedi

by admin9775 30 juin 2026
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Au lendemain de la lettre ouverte adressée par le Dr Denis Mukwege au président de la République à l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le secrétaire général de l’UDPS, Déo Bizibu, est monté au créneau pour répondre au Prix Nobel de la paix.

Dans sa lettre, Denis Mukwege avait notamment écrit au Chef de l’État : « Votre survie politique ne peut prendre en otage plus de 100 millions de Congolais. Il n’est jamais trop tard pour prendre les bonnes décisions, dans l’intérêt général et pour le bien commun de la Nation. »

En réaction, Déo Bizibu affirme que plusieurs questions méritent d’être posées au médecin congolais, tant en sa qualité d’intellectuel que de pasteur.

« Félix Tshisekedi est celui qui tient tête à l’envahisseur »

Sur le plan politique, le secrétaire général de l’UDPS estime que Denis Mukwege devrait reconnaître les efforts entrepris par le président Félix Tshisekedi face à la crise sécuritaire qui secoue l’Est de la République démocratique du Congo depuis plus de trois décennies.

Selon Déo Bizibu, le Chef de l’État est le dirigeant qui, depuis son accession au pouvoir, a consacré des moyens sans précédent au renforcement des Forces armées de la RDC et s’est opposé aux revendications du Rwanda sur le territoire congolais.

Il s’interroge ainsi sur la position de Denis Mukwege :

« Le Dr Mukwege peut-il au moins reconnaître que, de tous les temps, le président Félix Antoine Tshisekedi est celui qui tient tête à l’envahisseur à tous les niveaux, notamment en dotant l’armée d’un budget jamais égalé pour faire échec à l’ennemi ? »

Un plaidoyer en faveur du bilan du Chef de l’État

Déo Bizibu cite également plusieurs réformes engagées sous la présidence de Félix Tshisekedi, notamment la gratuité de l’enseignement primaire et les différents programmes gouvernementaux.

Il se demande si ces initiatives peuvent être considérées comme de mauvaises décisions prises au détriment de la population congolaise.

Le secrétaire général de l’UDPS évoque également les manifestations de soutien observées dans plusieurs villes de l’Est, notamment à Goma et Bukavu, où des habitants scandent régulièrement « Fatshi Béton » ou « Fatshi Président » lors des victoires des Léopards.

Selon lui, ces scènes témoigneraient de la reconnaissance d’une partie de la population envers le Chef de l’État, malgré le contexte sécuritaire difficile.

Des interrogations sur le plan spirituel

S’adressant à Denis Mukwege en tant que pasteur, Déo Bizibu s’interroge également sur la dimension spirituelle de son engagement politique.

Il pose notamment la question de savoir si l’accession de Félix Tshisekedi à la magistrature suprême peut être considérée, selon une lecture chrétienne, comme relevant du dessein de Dieu.

Le dirigeant de l’UDPS ajoute qu’au regard du principe selon lequel nul ne peut exceller dans tous les domaines, Denis Mukwege devrait également s’interroger sur sa propre implication en politique en parallèle de son parcours de médecin.

Une nouvelle passe d’armes politique

Cette réaction de Déo Bizibu intervient dans un contexte de vives tensions politiques, quelques jours après la publication de la lettre ouverte de Denis Mukwege au président Félix Tshisekedi.

Elle illustre la poursuite du débat entre les soutiens du pouvoir et les voix critiques sur le bilan du Chef de l’État, particulièrement en ce qui concerne la gouvernance, la situation sécuritaire dans l’Est du pays et les perspectives politiques de la République démocratique du Congo.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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30 juin 2026 0 comments
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RDC : le maire de Tshikapa suspendu après avoir déchiré publiquement un exemplaire de la Constitution

by admin9775 30 juin 2026
written by admin9775

Le vice-Premier ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, a ordonné la suspension préventive du maire de Tshikapa, Faustin Lumu Luabo, à la suite d’un acte largement relayé sur les réseaux sociaux, au cours duquel l’autorité urbaine a publiquement déchiré un exemplaire de la Constitution de la République démocratique du Congo lors d’un meeting populaire.

Dans un message officiel adressé au gouverneur de la province du Kasaï, le ministre de l’Intérieur a annoncé l’ouverture d’une procédure disciplinaire à l’encontre du maire, estimant que les faits reprochés sont susceptibles de constituer une faute grave incompatible avec les responsabilités attachées à sa fonction.

En attendant les conclusions de cette procédure, le maire est suspendu à titre conservatoire. Son intérim sera assuré par le maire adjoint, conformément aux instructions du ministère de l’Intérieur.

Une décision après une vive polémique

La mesure intervient moins de vingt-quatre heures après la diffusion d’images montrant Faustin Lumu Luabo déchirant une copie de la Constitution devant des partisans, un geste qui a suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique.

L’affaire a également été examinée par l’Assemblée provinciale du Kasaï, qui a recommandé à l’unanimité la suspension du maire, considérant que son comportement portait atteinte au respect dû à la Constitution, texte fondamental de la République.

Une procédure disciplinaire engagée

À ce stade, les autorités n’ont pas encore communiqué sur les éventuelles sanctions définitives qui pourraient être prises à l’issue de la procédure disciplinaire.

Cette suspension préventive vise à permettre le déroulement de l’enquête administrative avant toute décision sur le fond. Les conclusions de cette procédure détermineront les suites qui seront réservées à cette affaire.

Cette décision intervient dans un contexte de débats politiques autour de l’avenir institutionnel du pays et rappelle l’importance accordée par les autorités au respect des symboles et des textes fondamentaux de la République.

Par Pascal Kabeya
CONGO PUB Onl
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