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À la Une

À la UneSport

CAN féminine 2026: l’Algérie remporte la petite finale face au Maroc au bout du suspense

by admin9775 16 août 2026
written by admin9775

Les Algériennes ont terminé la CAN sur une bonne note en battant les Marocaines au terme d’une séance de tirs aux buts irrespirable (1-1, 3 tab à 2), ce samedi 15 août, lors du match pour la troisième place au Stade olympique de Rabat. Elles décrochent une médaille dans une Coupe d’Afrique des nations pour la première fois de leur histoire.

L’Algérie, qui avait d’ores et déjà réussi sa compétition en se qualifiant pour le dernier carré de la CAN – ce qui lui a aussi permis au passage de décrocher pour la première fois son ticket pour le prochain mondial en 2027 -, a ajouté la cerise sur le gâteau en glanant le bronze lors du match pour la troisième place face au Maroc. Dans une séance de tirs aux buts interminable, la Marocaine Najat Badri a envoyé sa frappe sur la frappe transversale, pour le plus grand bonheur des filles de Farid Benstiti.

Les Lionnes de l’Atlas, vainqueures (1-0) des Vertes (surnom des joueuses de l’Algérie) durant la phase de groupe, avaient pourtant commencé le match très fort avec un bloc haut et un pressing intense, asphyxiant les Algériennes qui ont vite été acculées. Dès la 3e minute, une mauvaise communication entre Lana Smits et Chloé N’Gazi à l’entrée de la surface a ainsi failli profiter à la buteuse marocaine Ibtissam Jraidi qui a chipé le ballon en retrait de la défenseure pour ensuite frapper, mais la gardienne des Vertes s’est interposée de justesse. Après quelques échauffourées qui ont rappelé que cette rencontre était un derby, l’intenable Sakina Ouzraoui Diki a fait la différence sur le côté droit avant de centrer au premier poteau vers Kautar Azraf qui a vu sa reprise de volée venir s’écraser sur le montant (18e). 

Kautar Azraf s’occupe de tout

L’attaquante du Barça a finalement ouvert le score par la suite, profitant d’un énorme travail d’Hanane Ait El Haj qui a perforé le milieu de terrain algérien avant de servir en profondeur dans la surface la joueuse de 18 ans qui a feinté du droit pour frapper du gauche et marquer d’une enroulée imparable (1-0, 37e).

Pas loin du doublé cinq minutes plus tard si elle n’avait pas topé sa frappe (43e), Azraf a cru offrir une passe décisive sur la tête de Maryem Atiq pour le but du break sur corner mais le but a été logiquement refusé par la VAR à cause d’une poussette dans le dos de la défenseure marocaine sur Ould Braham (47e).

Lina Boussaha sonne la révolte algérienne

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Dos au mur, les Algériennes ne sont pas parvenues à se montrer dangereuses en première période. Mais durant le second acte, elles sont revenues avec de meilleures intentions à l’image du centre vicieux de la capitaine Marine Dafeur (62e) ou de la frappe de la joueuse formée au PSG Lina Boussaha (73e). La milieu de terrain a gâché par la suite une énorme occasion en frappant trop fort sa reprise de volée (82e). Mais sa troisième tentative fut la bonne : en partant à la limite du hors-jeu, elle a égalisé d’un but plein de sang froid (1-1, 83e). Les Vertes ont profité d’une baisse de régime des Marocaines pour revenir.

Alors que le match semblait se diriger vers les tirs aux buts, l’arbitre a ensuite accordé un penalty litigieux au Maroc en toute fin de rencontre après un léger contact entre Diki et Smits. Mais Nouhaila Benzina a trouvé le poteau et n’a pas pu conclure (90e6).

Un raté aux lourdes conséquences puisque les Marocaines ne s’en sont pas remises lors de la rocambolesque séance de tirs aux buts marquée par de nombreux ratés. Après deux médailles d’argent en 2022 et 2024, les Lionnes de l’Atlas terminent donc à la quatrième place de la CAN alors que les Algériennes vont savourer le premier bronze de leur histoire.

RFI

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À la UnePolitique

RDC : la C64 annonce une marche nationale le 15 septembre, après l’expiration de son ultimatum

by admin9775 16 août 2026
written by admin9775

La Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) annonce la reprise de ses actions citoyennes contre le projet de changement de la Constitution en République démocratique du Congo.

Réunie ce samedi 15 août 2026 à Kinshasa, au siège de l’Alliance pour le Changement, la plateforme de l’opposition a arrêté de nouvelles orientations après l’expiration de l’ultimatum adressé au pouvoir pour obtenir la convocation d’un dialogue national inclusif.

Dans un communiqué publié à l’issue de cette réunion, la C64 annonce notamment l’organisation d’une marche pacifique sur l’ensemble du territoire national le 15 septembre prochain.

La coalition, qui regroupe notamment Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata Ponyo et Delly Sesanga, entend ainsi relancer sa mobilisation contre toute initiative susceptible, selon elle, de remettre en cause l’ordre constitutionnel.

« Pas de troisième mandat pour Félix Tshisekedi »

Pour la C64, aucune réforme de la Constitution ne peut servir à contourner les dispositions relatives à la limitation des mandats présidentiels.

La coalition réaffirme notamment qu’aucune révision, aucun changement de Constitution ni aucun référendum ne doit, selon elle, permettre de « contourner l’article 220, neutraliser la portée de l’article 70 ou ouvrir la voie à un troisième mandat » du président Félix Tshisekedi.

La plateforme considère donc la question constitutionnelle comme une ligne rouge et entend poursuivre la mobilisation jusqu’à obtenir des garanties sur le respect de l’ordre constitutionnel.

Le renvoi de la loi sur le référendum ne convainc pas la C64

La coalition estime par ailleurs que le renvoi au Parlement, pour une nouvelle délibération, de la loi portant conditions d’organisation du référendum ne constitue pas un abandon du projet de changement constitutionnel.

Pour la C64, cette démarche ne signifie ni le retrait définitif du texte ni la renonciation du pouvoir à son projet de réforme constitutionnelle.

Cette position intervient quelques jours après la décision de Félix Tshisekedi de demander une nouvelle délibération de cette loi, conformément à l’article 137 de la Constitution, après l’arrêt de la Cour constitutionnelle formulant plusieurs réserves sur le texte.

Une marche nationale annoncée pour le 15 septembre

Après avoir observé plusieurs semaines de mobilisation et reporté certaines de ses précédentes actions, la C64 passe donc à une nouvelle étape.

La marche annoncée pour le 15 septembre doit, selon la coalition, permettre aux Congolais de manifester pacifiquement leur opposition au changement de Constitution et de défendre ce qu’elle présente comme les principes fondamentaux de l’ordre démocratique.

La coalition appelle ainsi la population à rester vigilante et à se mobiliser pour défendre l’ordre constitutionnel, l’alternance démocratique, la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale de la RDC.

Une nouvelle confrontation politique en perspective

Cette annonce ouvre une nouvelle séquence dans le bras de fer entre l’opposition et le pouvoir autour de la Constitution et du référendum.

La C64 avait déjà organisé plusieurs actions de contestation, notamment un sit-in le 12 juin dernier ainsi qu’une journée ville morte.

Avec l’annonce d’une marche nationale en septembre, la coalition entend désormais donner une nouvelle ampleur à sa mobilisation.

Elle conclut son communiqué par un message sans ambiguïté : « Pas de troisième mandat pour Félix Tshisekedi ! 2028 : Alinga, Alinga te, Akokende ! »

La date du 15 septembre apparaît ainsi comme le prochain rendez-vous majeur de la contestation menée par la C64, alors que le débat sur l’avenir institutionnel de la RDC demeure au cœur de la vie politique nationale.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

BCC : André Wameso défend la stabilité monétaire et justifie le recours de la RDC à l’endettement

by admin9775 16 août 2026
written by admin9775

Un an après son arrivée à la tête de la Banque centrale du Congo (BCC), André Wameso Nkualoloki défend le bilan de son action en matière de stabilité monétaire et rejette les accusations selon lesquelles l’institut d’émission participerait directement au financement du déficit budgétaire de l’État.

Lors d’un échange avec la presse, le 13 août dernier à Kinshasa, le gouverneur de la BCC s’est notamment exprimé sur la situation des finances publiques, l’évolution du secteur financier, le déficit budgétaire ainsi que sur l’utilisation des ressources mobilisées par la République démocratique du Congo sur les marchés internationaux.

Nommé gouverneur de la BCC en juillet 2025 et entré en fonction au début du mois d’août de la même année, André Wameso a notamment insisté sur la distinction entre la politique monétaire conduite par la Banque centrale et la politique budgétaire relevant du gouvernement.

Le déficit budgétaire expliqué principalement par les dépenses sécuritaires

Interrogé sur le déficit budgétaire observé au début du mois d’août, le gouverneur de la BCC a attribué une part importante de cette situation à l’augmentation des dépenses liées à la sécurité, dans un contexte marqué par la guerre dans l’Est du pays.

Tout en précisant qu’il ne souhaitait pas se substituer au gouvernement dans la conduite de la politique budgétaire, André Wameso estime que les dépenses sécuritaires constituent aujourd’hui une charge majeure pour les finances publiques.

« À la décharge de notre gouvernement, si vous regardez très bien, si vous analysez très bien ce déficit budgétaire, il est expliqué essentiellement par les dépenses sécuritaires », a-t-il déclaré.

Selon lui, en l’absence de la crise sécuritaire, les recettes publiques auraient pu permettre au gouvernement de présenter une situation budgétaire beaucoup plus favorable.

Le gouverneur considère également que ces dépenses constituent des dépenses de souveraineté, nécessaires à la défense du territoire national.

La BCC nie tout financement monétaire du déficit

André Wameso a par ailleurs rejeté l’idée selon laquelle la Banque centrale serait sollicitée pour combler le déficit de l’État.

Selon lui, le Trésor recourt plutôt aux instruments du marché intérieur, notamment aux bons et obligations du Trésor.

« Ce déficit est comblé par les moyens propres du gouvernement, au travers des émissions d’obligations et de bons du Trésor. Il n’y a pas de financement monétaire qui arrive de la Banque centrale », a-t-il affirmé.

Le gouverneur a également estimé qu’il était trop tôt pour tirer des conclusions définitives à partir de la situation budgétaire observée sur une seule semaine.

Il rappelle qu’une analyse pertinente doit prendre en compte l’évolution des recettes et des dépenses sur une période plus longue.

Des investissements maintenus malgré la guerre

Malgré le poids des dépenses sécuritaires, André Wameso estime que le gouvernement poursuit plusieurs investissements à travers le pays.

Il cite notamment Kisangani, Bunia, Bandundu-Ville, Kananga, Muanda et Kalemie, où des travaux routiers, aéroportuaires et universitaires sont, selon lui, en cours.

Pour le gouverneur, ces réalisations démontrent que l’État continue à investir malgré les contraintes imposées par le contexte sécuritaire.

Cette situation pose toutefois un défi majeur : maintenir les investissements nécessaires au développement tout en mobilisant les ressources indispensables à la défense du territoire.

L’Eurobond de 1,25 milliard de dollars au cœur du débat

L’entretien a également porté sur la première émission obligataire internationale réalisée par la RDC.

Le 9 avril 2026, le pays avait levé 1,25 milliard de dollars sur les marchés internationaux, à travers deux tranches : 600 millions de dollars à 8,75 % et 650 millions de dollars à 9,50 %.

Les ressources doivent notamment contribuer au financement de projets d’infrastructures et d’énergie.

Interrogé sur les critiques relatives au coût de portage d’une partie des fonds, notamment les 600 millions de dollars qui ne seraient pas immédiatement utilisés, André Wameso a rappelé que l’utilisation de ces ressources relève principalement du gouvernement et du ministère des Finances.

Il a toutefois défendu le principe du recours à l’endettement lorsqu’il permet de financer des investissements susceptibles de générer des richesses.

« L’endettement n’a jamais été mauvais pour un pays, quand cet endettement sert à défendre son pays ou sert à investir pour les générations futures », a-t-il expliqué.

« Notre pays est l’un des pays les moins endettés au monde »

Le gouverneur de la BCC a également défendu la situation de la dette congolaise, affirmant que la RDC demeure relativement peu endettée par rapport à de nombreux autres pays.

Pour lui, le niveau de la dette ne doit cependant pas être analysé isolément. L’élément déterminant réside dans la capacité des investissements financés par cette dette à générer suffisamment de richesses pour assurer son remboursement.

Les deux tranches de l’Eurobond ont respectivement des échéances de cinq et dix ans. André Wameso estime donc qu’il serait inapproprié d’évaluer leur pertinence uniquement sur la base de leur niveau d’utilisation quelques mois après leur émission.

« Il faut regarder si ces investissements-là vont être utilisés pour produire plus de richesses dans notre économie. C’est comme ça qu’il faudra évaluer », a-t-il souligné.

Katende comme exemple de rendement attendu

Le gouverneur a notamment évoqué le barrage de Katende, cité par le ministre des Finances parmi les projets devant bénéficier des ressources mobilisées.

Selon lui, les retombées économiques d’une infrastructure de cette ampleur ne peuvent pas être mesurées immédiatement.

« Les effets que produira ce barrage dans le développement de la partie centre de notre pays ne vont pas se faire ressentir du jour au lendemain », a-t-il expliqué.

Pour André Wameso, la véritable question consiste donc à déterminer si l’État dispose de marges budgétaires suffisantes pour assurer le service de la dette.

Sur ce point, il se veut rassurant : « La réponse est oui », a-t-il affirmé.

Le FMI appelle à une utilisation rigoureuse des ressources

Le débat sur l’Eurobond dépasse toutefois la seule question de la capacité de remboursement de la RDC.

À l’issue de sa mission en RDC du 23 avril au 6 mai 2026, dans le cadre du troisième examen du programme de la Facilité élargie de crédit (FEC) et du deuxième examen de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), le Fonds monétaire international avait insisté sur la nécessité d’assurer une utilisation efficace et transparente des ressources publiques.

L’institution avait notamment appelé à renforcer la gestion des investissements publics, à limiter le recours aux procédures de dépenses d’urgence, à poursuivre le déploiement du compte unique du Trésor et à améliorer le contrôle des fonds spéciaux et des entités publiques.

Le véritable enjeu : transformer la dette en croissance

Au-delà de la polémique sur le rythme d’utilisation des 1,25 milliard de dollars, le débat posé par l’Eurobond est donc celui de sa rentabilité économique.

Pour la RDC, l’enjeu sera de démontrer que les ressources empruntées permettent effectivement de financer des infrastructures et des secteurs productifs capables d’accroître les recettes, de stimuler l’activité économique et de créer des emplois.

La position défendue par André Wameso repose ainsi sur une double équation, préserver la stabilité monétaire tout en permettant à l’État de financer ses priorités dans un contexte de guerre.

Le défi sera désormais de transformer ces ressources empruntées en investissements productifs suffisamment rentables pour que leur coût financier soit soutenable sur les cinq et dix prochaines années.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Moïse Katumbi réaffirme son maintien dans l’opposition : « Appelez-moi Judas »

by admin9775 16 août 2026
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Le président d’Ensemble pour la République, Moïse Katumbi, a une nouvelle fois réaffirmé son maintien dans l’opposition et exclu tout rapprochement avec le pouvoir en place.

S’exprimant sur l’éventualité de voir certains opposants rejoindre la majorité au pouvoir, l’ancien gouverneur du Katanga s’est voulu catégorique :

« Celui que vous verrez traverser du côté du pouvoir, si c’est moi, appelez-moi Judas. »

À travers cette déclaration, Moïse Katumbi entend réaffirmer sa ligne politique et son engagement au sein de l’opposition, dans un contexte marqué par de fortes tensions politiques et par les débats autour d’un éventuel dialogue national.

Une déclaration qui fait réagir

La sortie de Moïse Katumbi a rapidement suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Plusieurs internautes ont notamment rappelé que le terme « Judas » avait déjà été utilisé à son encontre dans le passé, en référence à certains épisodes de son parcours politique.

Certains commentateurs estiment ainsi que cette déclaration ne constitue pas une nouveauté, tandis que d’autres y voient une manière pour le président d’Ensemble pour la République de répondre par avance à toute accusation de rapprochement avec le pouvoir.

Dans les commentaires, plusieurs internautes ont également fait référence à ses précédentes positions politiques et aux changements d’alliances observés au cours des dernières années.

D’autres ont choisi l’ironie, certains reprenant directement le terme « Judas » employé par Katumbi pour tourner sa déclaration en dérision.

Katumbi veut clarifier sa ligne politique

Au-delà des réactions suscitées par la formule, le message politique de Moïse Katumbi est clair : il entend rester dans l’opposition et maintenir sa position face au pouvoir de Félix Tshisekedi.

Cette déclaration intervient alors que l’opposition congolaise traverse une période de recomposition et de fortes mobilisations autour de plusieurs dossiers, notamment la question constitutionnelle, le référendum et la demande d’ouverture d’un dialogue national.

La formule « appelez-moi Judas » pourrait ainsi rester comme l’une des déclarations les plus marquantes de Katumbi sur sa volonté de ne pas rejoindre le camp du pouvoir, même si les réactions sur les réseaux sociaux montrent que son parcours politique continue de susciter débats, critiques et interrogations.

Par Marius Bopenga
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À la UneNouvelles nécrologiques

Royaume-Uni : Jason Arday, ancien professeur noir de Cambridge, retrouvé mort après une polémique sur son parcours

by admin9775 16 août 2026
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La mort de Jason Arday, ancien professeur de l’Université de Cambridge, suscite une vive émotion au Royaume-Uni. Le sociologue de 41 ans a été retrouvé mort vendredi à son domicile, dans un contexte marqué par une importante polémique autour de son parcours académique et professionnel.

Le Premier ministre britannique Andy Burnham a qualifié cette disparition de « tragédie », appelant à éviter les jugements précipités et à prendre le temps de comprendre les circonstances ayant entouré les derniers mois de la vie du sociologue.

Une polémique qui avait éclaté fin juillet

Jason Arday était devenu en 2023 le plus jeune professeur noir de l’histoire de Cambridge. Sa nomination avait été présentée comme un symbole important de la diversité au sein d’une institution universitaire particulièrement prestigieuse.

Mais son parcours a récemment fait l’objet d’un examen particulièrement intense. Un chercheur connu pour ses critiques des politiques de discrimination positive l’avait notamment accusé d’avoir plagié sa thèse.

Jason Arday avait reconnu certaines erreurs, qu’il présentait comme commises de bonne foi, tandis que l’Université de Cambridge avait ouvert une enquête interne afin d’examiner les accusations.

Par la suite, d’autres interrogations concernant son curriculum vitae et son parcours universitaire avaient été relayées publiquement, notamment par des médias conservateurs.

Ses proches dénoncent une campagne de désinformation

La famille et plusieurs personnes ayant travaillé avec Jason Arday dénoncent aujourd’hui une campagne de désinformation destinée, selon elles, à le discréditer.

L’ancien professeur avait lui-même évoqué les conséquences personnelles de cette exposition médiatique. « Les accusations incessantes, les spéculations et les commentaires publics ont eu de profondes répercussions sur moi », avait-il écrit dans un communiqué.

Face à la pression, il avait finalement quitté son poste à Cambridge, affirmant vouloir protéger sa santé mentale.

La polémique s’était encore intensifiée cette semaine après les témoignages d’anciens camarades de classe évoquant certains souvenirs de son enfance. Ces témoignages entraient notamment en contradiction avec des déclarations antérieures de Jason Arday concernant son enfance et son autisme.

Une enquête privilégie la piste du suicide

Les policiers qui ont découvert son corps à son domicile privilégient, à ce stade, la piste du suicide. Les circonstances exactes de son décès restent toutefois du ressort de l’enquête.

Ses proches estiment que l’intensité de la controverse et la multiplication des accusations publiques doivent être prises en compte dans la compréhension de ce qui s’est passé, tout en appelant à ne pas tirer de conclusions hâtives.

L’Université de Cambridge a exprimé sa tristesse après l’annonce de sa disparition.

Le maire de Londres, Sadiq Khan, a également dénoncé ce qu’il considère comme un « procès médiatique » inacceptable.

De son côté, Andy Burnham a appelé à la prudence : « Ce n’est pas le moment de porter des jugements hâtifs. C’est plutôt un moment de réflexion pour comprendre comment on en est arrivé là. »

La disparition de Jason Arday relance ainsi les débats sur la pression médiatique exercée sur les personnalités publiques, les accusations dans le monde universitaire, le racisme et les conséquences que peuvent avoir les campagnes de mise en cause publique sur la santé et la vie personnelle des personnes concernées.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Néhémie Mwilanya recadre Tshisekedi : « Il a juste respecté la séparation des pouvoirs »

by admin9775 15 août 2026
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L’ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila, Néhémie Mwilanya, réagit à la décision du président Félix-Antoine Tshisekedi de renvoyer au Parlement la loi portant conditions d’organisation du référendum pour une nouvelle délibération.

Pour Néhémie Mwilanya, cette démarche du chef de l’État ne doit pas être interprétée comme un geste politique particulier. Elle relève, selon lui, du strict respect des principes constitutionnels et de la séparation des pouvoirs.

« Il a juste respecté la séparation des pouvoirs », estime l’ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila.

Le Parlement appelé à intervenir

Néhémie Mwilanya considère que les dispositions de la loi ayant fait l’objet de réserves de la part de la Cour constitutionnelle doivent désormais être examinées et, le cas échéant, modifiées par le Parlement.

Selon lui, le président de la République ne peut pas se substituer au législateur. Il revient donc aux députés nationaux et aux sénateurs de procéder aux corrections nécessaires conformément aux observations formulées par la Cour constitutionnelle.

Cette lecture intervient après la décision de Félix Tshisekedi de solliciter une nouvelle délibération de la proposition de loi sur les conditions d’organisation du référendum, à la suite de l’arrêt de la Cour constitutionnelle déclarant le texte conforme à la Constitution sous plusieurs réserves.

Une clarification dans un contexte politique tendu

La réaction de Néhémie Mwilanya intervient dans un contexte politique particulièrement sensible, marqué par les débats sur le référendum et le projet de modification de la Constitution.

Une partie de l’opposition, notamment réunie au sein de la coalition C64, considère toute démarche pouvant conduire à un changement de la Constitution comme une ligne rouge.

Pour Mwilanya, la procédure engagée par le chef de l’État doit toutefois être comprise avant tout comme une conséquence du fonctionnement normal des institutions : la Cour constitutionnelle formule ses réserves, le président renvoie le texte au Parlement et le législateur est appelé à procéder aux ajustements nécessaires.

Cette interprétation remet ainsi l’accent sur la séparation des pouvoirs et sur les prérogatives respectives du pouvoir exécutif, du Parlement et de la Cour constitutionnelle dans le processus législatif.

Néhémie Mwilanya Wilondja : profil et rôle politique

Néhémie Mwilanya Wilondja est un homme politique congolais originaire de Tabora (Tanzanie), né le 26 août 1967. Avocat au barreau de Kinshasa depuis 1996, il a débuté sa carrière politique en 2001 dans le cabinet de son ancien professeur de droit, Alphonse Ntumba Luaba, alors ministre des Droits humains .

Ascension au sein du pouvoir

En 2004, il rejoint le cabinet du président Joseph Kabila comme conseiller du collège administratif et juridique, puis devient conseiller principal. Il est proche de figures comme Adolphe Lumanu et Gustave Beya Siku, et succède à Augustin Katumba Mwanke, décédé en 2012. En mai 2015, il est nommé directeur de cabinet du président, un poste qui lui vaut le surnom de « vice-président » .

Parlementarisation

De 2019 à 2023, il est député pour la province du Sud-Kivu, circonscription Fizi, dans le cadre du Parti du Congrès du Peuple (PCD)

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

AS Monaco : Paul Pogba, c’est déjà fini ! Le champion du monde quitte le Rocher

by admin9775 15 août 2026
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La magie n’aura finalement pas opéré pour Paul Pogba à l’AS Monaco. Arrivé sur le Rocher à l’été 2025 avec l’ambition de relancer sa carrière, le champion du monde 2018 ne devrait pas poursuivre son aventure avec le club monégasque.

Selon les informations de Nice-Matin, le divorce entre les deux parties est désormais acté, notamment après une nouvelle blessure à la cuisse gauche qui éloigne une fois de plus le milieu français des terrains.

Une expérience monégasque loin des attentes

Le club de la Principauté avait déjà envisagé de mettre un terme à sa collaboration avec Pogba après une première saison largement en dessous des attentes.

La saison dernière, le Français n’a disputé que six rencontres de Ligue 1, pour seulement 115 minutes de jeu, sans parvenir à s’imposer dans la rotation de l’équipe.

Arrivé à Monaco après une longue période d’arrêt liée à sa suspension pour dopage et à plusieurs problèmes physiques, Pogba espérait retrouver progressivement son meilleur niveau. Mais son retour à la compétition ne s’est jamais véritablement concrétisé.

Une nouvelle blessure qui précipite la séparation

Cette nouvelle blessure à la cuisse gauche aurait finalement convaincu la direction monégasque de refermer définitivement cette parenthèse.

Le directeur général Thiago Scuro aurait ainsi décidé de mettre fin à l’expérience, alors que le club ne souhaite plus compter sur le milieu français pour la suite de la saison.

Les deux parties doivent désormais trouver un accord financier afin de formaliser leur séparation avant la clôture du mercato, fixée au 1er septembre.

À 33 ans, Paul Pogba se retrouve donc de nouveau à la recherche d’un nouveau projet pour tenter de relancer une carrière qui, depuis plusieurs années, est fortement perturbée par les blessures et les difficultés extra-sportives.

Par Pascal Kabeya
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Guerre dans l’Est de la RDC : Pierre Verjans préconise de « fusiller les généraux félons » pour rétablir l’armée congolaise

by admin9775 15 août 2026
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Le politologue et professeur belge Pierre Verjans estime qu’une réforme profonde de l’armée congolaise est indispensable pour permettre aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) de faire face efficacement à la guerre dans l’Est du pays.

Intervenant sur la situation sécuritaire en RDC, l’universitaire a notamment évoqué la nécessité de sanctionner sévèrement les officiers militaires responsables, selon lui, de comportements compromettant l’efficacité de la chaîne de commandement.

S’appuyant sur un épisode de la Révolution française, Pierre Verjans a déclaré qu’il faudrait notamment « commencer par fusiller les généraux félons » afin de rétablir une véritable discipline au sein de l’armée congolaise.

Une référence historique pour illustrer la nécessité de sanctions

Le politologue a toutefois pris soin de préciser qu’il ne proposait pas nécessairement de reproduire cette pratique dans le contexte congolais.

« Je ne dis pas qu’il faut faire la même chose », a-t-il expliqué, présentant plutôt cet exemple historique comme une illustration de la nécessité, pour une armée, de disposer d’une chaîne de commandement claire et de sanctions effectives lorsque certains responsables militaires trahissent leur mission ou leur commandement.

Pour Pierre Verjans, la reconstruction des FARDC passe ainsi par une restauration de l’autorité militaire, de la discipline et de la confiance au sein de la hiérarchie.

La question de la responsabilité des hauts gradés

Cette déclaration intervient alors que l’armée congolaise fait face à d’importants défis dans l’Est de la RDC, notamment dans les zones affectées par les affrontements avec l’AFC/M23 et les groupes armés.

Au-delà des moyens matériels et des effectifs, le débat porte régulièrement sur la qualité du commandement, la discipline des troupes et la responsabilité des officiers dans les revers enregistrés sur différents fronts.

La sortie de Pierre Verjans relance ainsi la question de la réforme des FARDC et de la manière dont l’État congolais devrait traiter les officiers accusés de trahison, de désertion ou de manquements graves à leurs obligations militaires.

Son propos, particulièrement radical dans sa formulation, met surtout en avant un principe, sans une chaîne de commandement crédible, une discipline militaire effective et des mécanismes de responsabilité, la reconstruction d’une armée nationale capable de défendre durablement le territoire reste difficile.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

LINAFOOT : Guy Loando Mboyo devient le nouveau propriétaire de Céleste FC

by admin9775 15 août 2026
written by admin9775

Comme annoncé précédemment, Céleste FC, mis en vente il y a quelques semaines, a finalement trouvé preneur. Le club congolais appartient désormais au ministre d’État Guy Loando Mboyo.

Ce changement de propriétaire pourrait également entraîner une nouvelle implantation pour le club. Sauf imprévu, Céleste FC devrait désormais accueillir ses rencontres à Mbandaka, dans la province de l’Équateur, au cours de la saison 2026-2027.

Le stade Bakusu bientôt homologué ?

Cette perspective pourrait également avoir des répercussions sur les infrastructures sportives retenues pour le championnat national.

Le stade Bakusu de Mbandaka pourrait en effet être ajouté à la liste des enceintes autorisées à accueillir les rencontres de la Linafoot Ligue 1. Il deviendrait ainsi le neuvième stade retenu pour la prochaine saison.

Si cette homologation se confirme, l’arrivée de Céleste FC à Mbandaka permettrait à la ville de retrouver une présence régulière dans l’élite du football congolais et offrirait au club un nouvel ancrage régional.

Le club devra toutefois attendre la confirmation officielle de la Ligue nationale de football concernant le stade Bakusu et la programmation de ses rencontres à Mbandaka.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSanté

RDC : l’épidémie d’Ebola s’étend à une sixième province, la recherche d’un traitement s’accélère

by admin9775 15 août 2026
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L’épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo poursuit son expansion. Après avoir touché plusieurs provinces du pays, elle a désormais atteint le Bas-Uélé, portant à six le nombre de provinces concernées.

L’annonce de ce nouveau foyer a été faite jeudi 13 août 2026 par Jean Kaseya, directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC). La province du Bas-Uélé, située dans le nord-est de la RDC et frontalière de la République centrafricaine, était jusque-là épargnée.

Selon les informations communiquées, une personne en provenance du Haut-Uélé est décédée dans la ville de Buta, chef-lieu du Bas-Uélé, après avoir été infectée par le virus. Cette situation fait craindre de nouvelles transmissions parmi les personnes ayant été en contact avec elle.

Une épidémie qui progresse rapidement

L’épidémie actuelle est provoquée par le virus Ebola de type Bundibugyo, une souche rare contre laquelle aucun traitement spécifique n’a encore démontré son efficacité.

Les données communiquées autour du 13 août faisaient état de plus de 4 500 cas confirmés et de plus de 2 100 décès, faisant de cette flambée l’une des plus importantes jamais enregistrées en RDC. La progression géographique du virus complique davantage la riposte, notamment en raison des difficultés d’accès à certaines zones, des déplacements de populations et des capacités limitées du système de santé.

La situation est particulièrement préoccupante en Ituri, qui concentre la majorité des cas et des décès enregistrés dans le pays.

La recherche d’un traitement franchit une nouvelle étape

Face à l’absence de traitement approuvé contre la souche Bundibugyo, la recherche scientifique se poursuit parallèlement à la riposte sanitaire.

L’essai clinique international PARTNERS, parrainé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), évalue notamment deux traitements : MBP134, un anticorps monoclonal, et le remdesivir, un antiviral. L’étude est coordonnée en RDC par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), en collaboration avec l’Institut de médecine tropicale de Belgique, l’Université d’Oxford et plusieurs partenaires humanitaires.

L’essai est notamment conduit à Bunia, où les chercheurs cherchent à déterminer si ces traitements peuvent améliorer les chances de survie des patients atteints de la maladie à virus Bundibugyo.

Quatre groupes pour comparer les traitements

Le protocole repose sur une répartition aléatoire des patients éligibles en différents groupes. Certains reçoivent les deux traitements expérimentaux, d’autres le MBP134 seul ou le remdesivir seul, tandis qu’un groupe reçoit les soins standards.

Cette méthode doit permettre aux chercheurs de comparer l’évolution des patients et de déterminer avec rigueur si l’un des traitements, ou leur association, procure un avantage réel en matière de survie.

Le franchissement du seuil de 100 participants constitue donc une étape importante pour l’essai, mais ne signifie pas encore qu’un traitement a fait la preuve de son efficacité. L’objectif reste précisément de produire les données scientifiques nécessaires pour déterminer quels traitements peuvent réellement fonctionner contre cette souche du virus.

Une course contre la propagation du virus

L’extension de l’épidémie au Bas-Uélé intervient ainsi au moment où les autorités sanitaires et leurs partenaires tentent d’accélérer simultanément la détection des cas, le suivi des contacts, la prise en charge médicale et la recherche thérapeutique.

Pour les acteurs de la riposte, l’enjeu est désormais double : freiner la propagation du virus tout en générant rapidement les preuves scientifiques susceptibles d’améliorer la prise en charge des malades.

L’absence actuelle de traitement dont l’efficacité est établie contre Ebola Bundibugyo rend cette recherche particulièrement importante. Le succès des essais cliniques pourrait non seulement contribuer à sauver davantage de vies pendant l’épidémie actuelle, mais également renforcer durablement la capacité de réponse aux futures flambées provoquées par cette souche.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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15 août 2026 0 comments
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