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À la Une

À la UneSport

Constant Omari dénonce les ingérences dans le football congolais et interpelle sur la gestion de Sébastien Desabre

by admin9775 18 août 2026
written by admin9775

L’ancien président de la Fédération congolaise de football association (FECOFA), Constant Omari Selemani, revient dans le débat sur la gouvernance du football congolais. Dans une récente intervention, il dénonce ce qu’il considère comme des ingérences de la Confédération africaine de football (CAF) et du pouvoir politique dans les précédentes élections à la FECOFA, tout en s’interrogeant sur la gestion actuelle du sélectionneur des Léopards, Sébastien Desabre.

Constant Omari affirme avoir longtemps choisi de ne pas intervenir dans les affaires du football congolais, particulièrement sur les questions électorales. Il estime toutefois que les difficultés actuelles trouvent en grande partie leur origine dans les interférences extérieures au fonctionnement normal de la fédération.

« Je me suis imposé de ne pas m’exprimer sur le football congolais, surtout sur les élections. L’élément fondamental de tous ces problèmes, c’est l’ingérence. La CAF s’est beaucoup ingérée. Après, on a compris quel était l’objectif. Il y avait également l’ingérence politique. Toutes ces ingérences font que nous nous retrouvons aujourd’hui dans cette situation. L’environnement électoral n’était pas sain », a-t-il déclaré.

La FECOFA au centre de la gouvernance

Pour l’ancien dirigeant, une fédération nationale doit conserver la maîtrise de ses principales responsabilités, notamment dans la gestion de l’équipe nationale et de son encadrement technique.

Constant Omari estime que les difficultés ayant conduit à l’intervention de différentes instances auraient également été favorisées par une mauvaise gestion interne.

« Si les amis que j’avais laissés à la FECOFA avaient bien géré les choses, il n’y aurait pas eu d’ingérence ni de normalisation », a-t-il soutenu.

Il établit ainsi un lien entre les dysfonctionnements internes de la fédération et les interventions extérieures qui ont marqué la période récente de la FECOFA.

Desabre, un sélectionneur bénéficiant d’un soutien exceptionnel

Constant Omari s’est également exprimé sur la situation de Sébastien Desabre, dont l’environnement de travail serait, selon lui, très différent de celui des sélectionneurs qui étaient en fonction sous sa présidence.

Il estime notamment que le technicien français bénéficie aujourd’hui d’un soutien financier et institutionnel considérable.

« Desabre bénéficie de beaucoup d’argent sans que la FECOFA ne gère cela », affirme-t-il.

Selon Constant Omari, la gestion quotidienne du sélectionneur serait désormais assurée principalement par la Présidence de la République, avec une implication plus limitée du ministère des Sports.

« L’environnement de travail de Desabre est différent de celui des sélectionneurs de mon époque. Aujourd’hui, Desabre est géré par qui ? La gestion quotidienne de Desabre est faite par la Présidence et, timidement, par le ministère des Sports », a-t-il déclaré.

Une question de principe, plus qu’une critique de Desabre

Dans son intervention, Constant Omari ne semble pas remettre directement en cause les performances ou les compétences de Sébastien Desabre. Sa critique porte davantage sur le modèle de gouvernance mis en place autour du sélectionneur.

Pour lui, le problème réside dans le fait que la FECOFA, qui devrait être l’organe central de gestion du football national, ne disposerait plus de la même maîtrise sur le sélectionneur et son environnement.

Il rappelle qu’à son époque, la fédération assumait pleinement cette responsabilité.

« Quand j’étais président, quel entraîneur rendait compte à la Présidence de la République plutôt qu’à la FECOFA ? »

Constant Omari cite notamment l’ancien sélectionneur Claude Le Roy, pour illustrer la manière dont la fédération entendait accompagner techniquement les entraîneurs. Il affirme avoir, à l’époque, demandé l’organisation de séminaires de remise à niveau afin de renforcer les compétences de l’encadrement technique.

Qui doit gérer les Léopards ?

Au-delà du cas Desabre, la sortie de Constant Omari relance une question plus large sur la répartition des responsabilités entre la FECOFA, le ministère des Sports et la Présidence de la République dans la gestion de l’équipe nationale.

Le soutien de l’État aux Léopards peut apparaître comme un levier important pour améliorer les conditions de travail de la sélection. Mais, pour l’ancien président de la FECOFA, ce soutien ne devrait pas se traduire par un transfert de la gestion opérationnelle du sélectionneur vers les institutions politiques.

Son intervention pose ainsi une question essentielle de gouvernance : l’État doit-il principalement financer et accompagner l’équipe nationale, ou intervenir directement dans sa gestion ?

Pour Constant Omari, la réponse semble claire : la FECOFA doit rester au cœur du dispositif.

Son discours intervient alors que les Léopards bénéficient d’une attention politique et populaire particulièrement importante, dans un contexte où les résultats de l’équipe nationale et les ambitions du football congolais suscitent de fortes attentes.

Le débat soulevé par l’ancien président de la FECOFA dépasse donc le seul cas de Sébastien Desabre. Il renvoie à la question fondamentale de l’autonomie des structures sportives, de la responsabilité de la fédération et de la place du pouvoir politique dans la gestion du football national.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

RDC : Félix Tshisekedi annonce une prochaine adresse à la Nation sur le dialogue national

by admin9775 17 août 2026
written by admin9775

En séjour à Libreville, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a échangé avec des membres de la diaspora congolaise autour de la situation politique et sécuritaire du pays, notamment des processus de paix de Washington et de Doha, ainsi que du projet de dialogue national inclusif.

Le chef de l’État a réaffirmé sa détermination à poursuivre les efforts diplomatiques en vue de parvenir à une paix durable dans l’Est de la République démocratique du Congo, tout en insistant sur la nécessité de préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays.

Une adresse à la Nation annoncée

Au cours de cet échange, Félix Tshisekedi a annoncé qu’il s’adresserait prochainement à la Nation afin de préciser les contours du dialogue national envisagé.

Cette annonce intervient alors que la question du dialogue constitue l’un des principaux points de confrontation entre le pouvoir et une partie de l’opposition, notamment la Coalition Article 64 (C64), qui réclame depuis plusieurs semaines l’ouverture d’un dialogue national inclusif.

Le président de la République a toutefois laissé entendre que le format envisagé ne devrait pas reproduire les précédentes expériences de dialogue politique en RDC.

« Ce dialogue sera différent de tous les dialogues qu’a connus ce pays », a déclaré Félix Tshisekedi.

Cette prochaine adresse présidentielle est donc particulièrement attendue. Elle devrait permettre de connaître les objectifs, le format, les participants et les modalités du dialogue que le chef de l’État entend mettre en place, dans un contexte politique marqué par les tensions autour de la Constitution, du référendum et de la crise sécuritaire dans l’Est du pays.

L’annonce intervient également après la réunion de la C64 du 15 août, au cours de laquelle la coalition d’opposition a annoncé la reprise de ses mobilisations et fixé au 15 septembre une marche nationale contre tout projet de changement de la Constitution.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMusique & Culture

Vanessa Mboyo Matanda, alias Vany Morgane, annonce la fin de sa carrière musicale « profane »

by admin9775 17 août 2026
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À seulement 25 ans, la chanteuse congolaise Vanessa Mboyo Matanda, connue sous le nom de scène Vany Morgane, a officiellement annoncé ce dimanche sa décision de mettre un terme à sa carrière dans la musique dite « profane ».

Dans une déclaration empreinte de spiritualité, l’artiste explique que cette décision ne serait pas la conséquence d’un événement particulier de sa vie, mais d’une conviction personnelle qu’elle attribue à un appel de Dieu.

« Il n’y a pas de témoignage. Il n’y a pas de coup de la vie. C’est comme si je frappe à la porte et tu ouvres […] Dieu a parlé une fois, deux fois. J’ai entendu ceci : la puissance est à Dieu. »

À travers ces propos, Vany Morgane laisse entendre qu’elle souhaite désormais tourner la page d’une partie de son parcours artistique pour s’engager dans une nouvelle orientation, davantage liée à sa foi.

Cette annonce marque ainsi un tournant dans la carrière de la jeune artiste, dont la décision intervient relativement tôt dans son parcours musical. Elle pourrait également ouvrir une nouvelle étape de sa vie artistique, notamment dans le registre de la musique chrétienne, même si l’artiste n’a pas encore détaillé ses projets pour la suite.

La décision de Vany Morgane suscite déjà des réactions parmi ses proches, ses admirateurs et les internautes, certains saluant son choix spirituel tandis que d’autres s’interrogent sur la suite de son parcours artistique.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Loi référendaire : Gaspard Ngondankoy met les choses au clair et dénonce les amalgames

by admin9775 17 août 2026
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Le débat autour de la loi référendaire et du cadre juridique susceptible d’encadrer un éventuel référendum sur la Constitution continue de susciter des réactions en République démocratique du Congo. Face aux nombreuses interprétations, le juriste et député Gaspard Ngondankoy a tenu à préciser sa position.

Selon lui, une distinction doit d’abord être établie entre plusieurs notions juridiques souvent utilisées indistinctement dans le débat public.

« Commencez par savoir distinguer une “loi référendaire” de la “loi sur le référendum”, avant de réussir à faire la démarcation entre une “loi-cadre général du référendum” et une “loi référendaire de modification/changement de la Constitution”. »

Gaspard Ngondankoy affirme ainsi être à l’origine d’une proposition correspondant à l’une de ces catégories, et non à l’autre.

« J’ai proposé l’une des deux et pas l’autre », insiste-t-il.

Cette clarification intervient alors que la question du référendum s’est imposée au centre du débat politique congolais, notamment depuis l’adoption de la loi portant conditions d’organisation du référendum et les discussions relatives à une éventuelle modification de la Constitution.

Le juriste déplore par ailleurs les réactions suscitées par sa démarche, évoquant des « commentaires inappropriés, voire déplacés » de la part de certains compatriotes.

Sa mise au point vise donc à rétablir une distinction entre le cadre général permettant d’organiser un référendum et un texte spécifiquement destiné à encadrer une consultation portant sur une modification ou un changement de la Constitution.

Cette distinction est d’autant plus importante que le débat politique actuel mêle considérations juridiques et enjeux liés à l’avenir institutionnel du pays. Pour Ngondankoy, la compréhension précise des termes employés constitue ainsi un préalable indispensable à tout débat sérieux sur le référendum en RDC.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Sommet de la SADC : la RDC met la paix, l’intégration économique et les minéraux critiques au cœur de ses priorités

by admin9775 16 août 2026
written by admin9775

La République démocratique du Congo entend faire entendre sa voix au 46ᵉ Sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), prévu ce lundi 17 août à Durban, en Afrique du Sud.

Une délégation congolaise de haut niveau a pris part, samedi, aux travaux préparatoires de ces assises. Elle est conduite par le Vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale, Guy Kabombo Mwadiamvita, représentant personnel du président de la République et commandant suprême des FARDC, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

La délégation comprend également la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et des Congolais de la diaspora, Thérèse Kayikwamba Wagner, ainsi que le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni Isiloketshi.

Le sommet se tiendra au Centre international des conférences de Durban et sera présidé par le président sud-africain Cyril Ramaphosa, président intérimaire de la SADC. Les travaux seront placés sous le thème : « Une industrialisation résiliente, durable et inclusive par le développement des infrastructures, la transformation agricole et la valorisation des minéraux critiques, pour un monde plus équitable. »

La paix et la sécurité au premier plan

Pour Kinshasa, la question sécuritaire demeure l’une des principales priorités. La RDC entend notamment défendre au sein de la SADC ses préoccupations liées à la situation persistante dans l’Est du pays et promouvoir des solutions régionales susceptibles de contribuer à une paix durable.

La participation congolaise intervient alors que la région des Grands Lacs reste confrontée à de fortes tensions sécuritaires, notamment autour de la situation au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.

Kinshasa entend ainsi réaffirmer son attachement aux mécanismes régionaux et à une approche fondée sur le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États membres.

Intégration économique et minéraux critiques

Au-delà de la sécurité, la RDC veut également mettre en avant son potentiel économique. Le pays dispose d’importantes ressources stratégiques, notamment le cobalt, le cuivre et d’autres minerais essentiels aux industries liées à la transition énergétique et aux nouvelles technologies.

La valorisation locale de ces ressources constitue ainsi un enjeu majeur pour Kinshasa, qui cherche à inscrire son potentiel minier dans une stratégie d’industrialisation et de création de valeur ajoutée.

Cette orientation rejoint directement le thème du sommet de Durban, qui accorde une place particulière à la valorisation des minéraux critiques, au développement des infrastructures et à la transformation agricole.

Une diplomatie axée sur les résultats

À travers sa participation, la RDC entend également renforcer son rôle au sein de la SADC et promouvoir une coopération régionale davantage orientée vers des résultats concrets.

Selon la Présidence, Kinshasa réaffirme son engagement au sein de l’organisation dans une logique de « diplomatie de résultats respectueuse de la souveraineté nationale ».

Pour la RDC, le sommet de Durban constitue donc une occasion de défendre simultanément trois priorités : la consolidation de la paix et de la sécurité, le renforcement de l’intégration économique régionale et une meilleure valorisation de ses ressources stratégiques.

Ces enjeux devraient être au centre des échanges entre les dirigeants de la SADC alors que l’organisation cherche à renforcer son intégration économique et son autonomie stratégique dans un contexte continental et international marqué par de profondes recompositions.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

RDC : les propos attribués à Tito Rutaremara sur les Banyamulenge provoquent une vive polémique

by admin9775 16 août 2026
written by admin9775

Une déclaration attribuée à Tito Rutaremara, ancien haut responsable rwandais et figure historique du Front patriotique rwandais (FPR), suscite une vive réaction en République démocratique du Congo.

S’adressant à des membres de la communauté tutsi, il aurait notamment déclaré : « Le Congo est votre pays. Vous devez prendre les armes et attaquer ce pays. » Des propos particulièrement sensibles dans un contexte marqué par la guerre dans l’Est de la RDC et les tensions persistantes autour de la question des Banyamulenge.

La déclaration aurait été faite lors d’une activité consacrée à la mémoire des victimes banyamulenge du massacre de Gatumba. Elle provoque depuis de nombreuses réactions en RDC, certains responsables congolais y voyant un appel à la violence contre l’État congolais et une illustration de l’implication présumée de Kigali dans les conflits de l’Est.

Kinshasa dénonce une instrumentalisation de la question banyamulenge

Les critiques portent notamment sur ce qui est présenté comme une instrumentalisation de la communauté banyamulenge dans les affrontements qui secouent les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu.

Des responsables congolais accusent ainsi le Rwanda de chercher à exploiter les tensions communautaires pour justifier ou soutenir l’action de différents groupes armés actifs dans la région.

Dans cette lecture, les propos attribués à Tito Rutaremara seraient révélateurs d’une stratégie visant à encourager une partie de la communauté tutsi à prendre les armes contre les institutions congolaises.

Les autorités congolaises établissent également un lien entre cette déclaration et plusieurs groupes armés actifs dans l’Est, notamment le M23, Twirwaneho et Red-Tabara, que Kinshasa accuse d’entretenir des relations avec le Rwanda. Ces accusations sont contestées par Kigali et les groupes concernés.

Une déclaration qui ravive le débat sur les Banyamulenge

La polémique intervient surtout sur fond de débat récurrent autour de l’identité, de la citoyenneté et de la place des Banyamulenge, communauté congolaise établie principalement dans les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu.

Pour Kinshasa, les Banyamulenge sont des Congolais à part entière et ne sauraient être considérés comme un instrument d’une quelconque politique étrangère.

Le discours attribué à Tito Rutaremara est donc perçu par ses détracteurs comme particulièrement grave : en appelant des membres de cette communauté à prendre les armes, il contribuerait, selon eux, à alimenter les divisions communautaires et à fragiliser davantage la cohésion nationale.

Kigali désormais interpellé

Au-delà de la personne de Tito Rutaremara, la polémique soulève une question politique plus large : quelle responsabilité le gouvernement rwandais entend-il assumer face à de tels propos lorsqu’ils sont tenus par une personnalité aussi étroitement associée à l’histoire du FPR ?

Pour les autorités et plusieurs acteurs politiques congolais, une clarification de Kigali est désormais nécessaire.

Dans un contexte où Kinshasa et Kigali sont engagés dans des processus diplomatiques visant à mettre fin à la guerre dans l’Est de la RDC, de telles déclarations risquent surtout de renforcer la méfiance entre les deux pays et de raviver les accusations d’ingérence rwandaise dans les affaires congolaises.

Si les propos attribués à Tito Rutaremara sont confirmés dans leur intégralité, leur portée politique et sécuritaire dépasse largement le cadre d’une simple déclaration polémique : ils touchent directement à la question de la souveraineté congolaise, de la cohésion nationale et de l’avenir des communautés vivant dans les zones de conflit de l’Est.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

Législatives en Israël: Benyamin Netanyahu en difficulté dans les sondages

by admin9775 16 août 2026
written by admin9775

En Israël, à un peu plus de deux mois des législatives du 27 octobre, Benyamin Netanyahu traverse une zone de fortes turbulences. Alors que le Likoud organise ses élections primaires lundi 17 août, sur fond de vives tensions internes, les dernières enquêtes d’opinion confirment l’érosion continue de la majorité sortante et de la popularité du Premier ministre.

Vingt-et-un sièges seulement pour le Likoud : c’est l’avertissement sévère envoyé par le dernier sondage publié cette semaine. Entre querelles internes, tensions en Cisjordanie occupée et incertitudes régionales, le bloc de droite mené par Benyamin Netanyahu recule à 48 mandats, très loin de la majorité absolue de 61 députés au Parlement israélien.

Le Premier ministre voit également sa stature contestée. Face à lui, Gadi Eisenkot, à la tête de sa formation Yashar, creuse l’écart pour la compatibilité au poste de chef du gouvernement avec onze points d’avance.

Une fois de plus, la menace d’un nouveau blocage institutionnel au lendemain du scrutin plane. Mais l’échiquier politique israélien tente de se redessiner avec l’émergence d’une troisième voie. En ralliant la liste Bayit Tzioni de Chili Tropper et Yoaz Hendel, l’opposition sioniste franchirait pour la première fois le seuil décisif des 61 sièges sans dépendre des partis arabes. Un basculement potentiel qui promet d’intensifier la bataille d’ici au 27 octobre.

RFI

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À la UnePolitique

RDC : après des années d’attaques contre Tshisekedi, Boketshu 1er annonce un changement de cap

by admin9775 16 août 2026
written by admin9775

Après plusieurs années de prises de position particulièrement virulentes contre le président Félix-Antoine Tshisekedi, Boketshu Longombolo, alias Boketshu 1er, annonce vouloir tourner la page et mettre fin à ses attaques contre le chef de l’État.

Installé dans la diaspora, le polémiste s’était notamment fait connaître par ses critiques répétées, ses accusations et ses sorties offensives contre le président de la République et son pouvoir. Ses interventions sur les réseaux sociaux ainsi que lors de rassemblements de la diaspora avaient régulièrement suscité des réactions dans l’opinion congolaise.

« Je suis devenu une nouvelle personne »

Dans une nouvelle déclaration, Boketshu 1er affirme désormais reconnaître Félix-Antoine Tshisekedi comme président de la République, au même titre que son prédécesseur Joseph Kabila.

« J’affirme avec fermeté aujourd’hui que Tshisekedi est le Président de la République, tout comme Joseph Kabila l’a été. Ceux qui veulent rester dans ce combat de la haine et des insultes, libre à eux… Je suis devenu une nouvelle personne », a-t-il déclaré.

Cette prise de position marque une rupture avec le discours qu’il tenait jusqu’ici à l’égard du chef de l’État.

Un retour annoncé en RDC

Boketshu Longombolo affirme également vouloir désormais adopter une démarche politique différente et se présente comme un homme d’État capable, selon lui, de porter les aspirations du peuple congolais.

Il annonce par ailleurs son intention de rentrer prochainement en République démocratique du Congo et évoque la possibilité d’organiser un meeting au Stade des Martyrs, à Kinshasa.

Pour l’heure, il n’a pas précisé les raisons de ce changement de position ni les circonstances qui l’auraient conduit à renoncer à ses anciennes attaques contre Félix Tshisekedi.

Cette nouvelle orientation pourrait en tout cas relancer les interrogations sur le positionnement politique de Boketshu 1er et sur la manière dont il entend désormais poursuivre son engagement en faveur de la RDC.

Par Marius Bopenga
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À la UneMusique & Culture

RDC : Zacharie Bababaswe auditionné au Parquet général de la Gombe après une plainte de Yves Kambala

by admin9775 16 août 2026
written by admin9775

Le journaliste et communicateur Zacharie Bababaswe est auditionné depuis ce vendredi matin au Parquet général de la Gombe, à Kinshasa, à la suite d’une plainte déposée par Yves Kambala.

Selon les informations rapportées, cette procédure serait liée à des propos attribués à Zacharie Bababaswe à l’égard de Yves Kambala, qu’il aurait notamment qualifié de « Rwandais ».

Un différend qui remonterait à plusieurs années

Les deux hommes seraient en conflit depuis plusieurs années. Le camp de Yves Kambala reproche notamment à Zacharie Bababaswe de tenir régulièrement à son encontre des propos considérés comme diffamatoires.

Selon ses proches, ces accusations s’inscriraient dans un différend qui durerait depuis plus de quinze ans.

L’audition au Parquet général de la Gombe doit permettre aux autorités judiciaires d’examiner les faits dénoncés et d’entendre les explications du journaliste.

Les suites judiciaires encore inconnues

À ce stade, les circonstances précises de la plainte, la qualification juridique retenue par le parquet ainsi que les éventuelles mesures qui pourraient être prises à l’issue de l’audition ne sont pas encore connues.

L’affaire intervient dans un contexte où les propos tenus en public par des personnalités médiatiques et politiques font régulièrement l’objet de contestations et, dans certains cas, de procédures judiciaires.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Noël Tshiani recadre la C64 : « On ne donne pas d’ultimatum à un Chef d’État »

by admin9775 16 août 2026
written by admin9775

Le professeur Noël Tshiani s’en prend à la stratégie adoptée par la Coalition Article 64 (C64), qui avait fixé au pouvoir une échéance pour l’ouverture d’un dialogue national inclusif.

Dans une prise de position, il estime qu’un groupe politique ou social ne peut pas imposer un ultimatum au président de la République, qu’il considère comme une démarche incompatible avec une pratique responsable de la démocratie.

« On ne donne pas d’ultimatum à un Chef d’État », affirme-t-il.

Pour illustrer son propos, Noël Tshiani évoque le fonctionnement politique des États-Unis, estimant qu’il serait inconcevable qu’un groupe de pression adresse au président américain une exigence assortie d’un délai et de menaces en cas de refus.

Des ultimatums considérés comme des provocations

Selon lui, la RDC doit privilégier les réformes et le dialogue plutôt que les rapports de force susceptibles de déstabiliser davantage le pays.

« La RDC est un pays en développement qui a besoin de faire de grandes réformes dans tous les secteurs pour accélérer la croissance et créer des conditions d’une paix durable », soutient-il.

Noël Tshiani considère que la multiplication des ultimatums adressés aux autorités risque de contribuer à la paralysie du pays.

Il va jusqu’à qualifier ces démarches de « provocations », estimant qu’elles pourraient provoquer des tensions et exposer la population à de nouvelles violences.

Tshiani appelle au dialogue

Le professeur invite ainsi les responsables politiques qui contestent les orientations du pouvoir à privilégier le dialogue afin de rechercher des solutions aux différends politiques.

« Je voudrais par conséquent inviter les provocateurs et donneurs d’ultimatums à réfléchir deux fois sur les manières de dialoguer avec les gouvernants pour arriver aux meilleurs résultats au lieu de chercher coûte que coûte à paralyser le pays », déclare-t-il.

Cette sortie intervient alors que la C64 vient d’annoncer une marche nationale pour le 15 septembre, après avoir constaté l’absence, selon elle, d’avancées suffisantes vers l’ouverture d’un dialogue national inclusif.

Le débat sur la méthode de l’opposition — dialogue, mobilisation populaire ou actions de terrain devrait donc continuer à alimenter les échanges politiques dans les prochaines semaines.

Par Marius Bopenga
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