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À la Une

À la UnePolitique

Accord de paix RDC-Rwanda : Denis Mukwege dénonce une trahison de la souveraineté nationale

by admin9775 28 juin 2025
written by admin9775

Le docteur Denis Mukwege, Prix Nobel de la Paix 2018, a exprimé une vive opposition à l’accord de paix signé entre la RDC et le Rwanda le 27 juin à Washington sous médiation américaine. Dans un communiqué publié dans la nuit du 27 au 28 juin, le célèbre médecin congolais estime que cet accord consacre l’impunité, le pillage des ressources naturelles et la soumission de la souveraineté congolaise.

Mukwege dénonce avec force ce qu’il qualifie de « blanc-seing » accordé par Kinshasa à l’État rwandais, qu’il présente comme « agresseur-pilleur ». Selon lui, cet arrangement permettrait à Kigali de bénéficier de la valeur ajoutée des minerais congolais dans le cadre d’une logique extractiviste à caractère néocolonial.

« Comment accepter de légitimer l’occupation d’un pays agresseur ? Comment sacrifier la justice sur l’autel d’une paix fragile ? », s’interroge le militant des droits de l’homme. Il met en garde contre les risques de nouvelles violences et dénonce ce qu’il considère comme un bradage des ressources nationales.

Sur le plan juridique, Mukwege rappelle que tout traité international doit, conformément à l’article 214 de la Constitution congolaise, être validé par le Parlement. Il avertit que le non-respect de cette procédure pourrait conduire à un appel à une révolution démocratique.

Le Prix Nobel de la Paix souligne que ce conflit ne peut se résoudre par une simple manœuvre diplomatique. Il insiste sur la nécessité de mettre fin à l’impunité et d’apporter une réponse internationale ferme aux crimes commis, affirmant que le peuple congolais est actuellement pris en otage, privé de justice et de ses droits fondamentaux.

Cette prise de position intervient alors que l’accord de Washington est salué par la communauté internationale, mais dans un contexte où des combats persistent sur le terrain, comme en témoignent les récents affrontements dans la région de Birambizo au Nord-Kivu.

La réaction des autorités congolaises à ces accusations, ainsi que le processus de ratification parlementaire de l’accord, seront déterminants pour l’évolution de la situation dans les prochains jours.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneProvince

Violents combats à Birambizo (Nord-Kivu) : Le M23 affronte les milices VDP-CMC, des milliers de civils en fuite

by admin9775 28 juin 2025
written by admin9775

De violents affrontements ont éclaté ce samedi dans l’agglomération de Birambizo, située dans le groupement Bukombo (territoire de Rutshuru, Nord-Kivu), opposant les rebelles du M23 aux combattants des Volontaires pour la défense de la patrie – Coalition des mouvements pour le changement (VDP-CMC), une milice dirigée par le général autoproclamé Dominique Ndaruhutse.

Selon des sources locales, les combats, particulièrement intenses, ont provoqué un mouvement massif de populations civiles fuyant vers des zones encore épargnées par les violences. « Des familles entières se déplacent dans la panique, cherchant refuge là où les tirs ne résonnent pas », témoigne un habitant contacté par téléphone.

Un cessez-le-feu fragile déjà rompu ?

Ces nouveaux combats interviennent moins de 24 heures après la signature d’un accord de paix historique entre la RDC et le Rwanda à Washington, sous médiation américaine. Bien que cet accord vise à apaiser les tensions dans l’est de la RDC, dont le Nord-Kivu est l’épicentre des conflits, la situation sur le terrain reste explosive.

Le M23, un groupe rebelle accusé d’être soutenu par le Rwanda – ce que Kigali dément –, multiplie ses offensives malgré les appels au calme. Face à eux, les VDP-CMC, une coalition de milices locales, résistent tant bien que mal, dans un contexte où l’armée congolaise (FARDC) peine à rétablir son contrôle sur toute la région.

Crise humanitaire aggravée

Les organisations humanitaires sur place s’inquiètent d’une nouvelle vague de déplacés dans une zone déjà sinistrée par des années de conflits. « Les routes sont bondées de civils marchant vers Goma ou d’autres localités plus sûres. Beaucoup n’ont rien emporté et manquent de tout », alerte un travailleur humanitaire sous couvert d’anonymat.

Cette résurgence des violences soulève des questions sur l’efficacité immédiate de l’accord RDC-Rwanda, alors que les groupes armés semblent ignorer les dynamiques diplomatiques en cours. Les prochains jours seront cruciaux pour observer si les belligérants respecteront ou non les engagements pris à Washington.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneMonde

Accord de paix historique entre la RDC et le Rwanda à Washington : Zelensky salue l’initiative et appelle à une médiation similaire pour l’Ukraine

by admin9775 28 juin 2025
written by admin9775

La République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda ont signé ce vendredi un accord de paix sous médiation américaine, marquant une étape majeure vers la résolution du conflit dans l’est de la RDC, une région meurtrie par des décennies de violences. La cérémonie de signature, organisée au Département d’État américain, a été présidée par le secrétaire d’État Marco Rubio, en présence des ministres des Affaires étrangères des deux pays.

Cet accord, qualifié d’« historique » par les parties prenantes, prévoit notamment un sommet entre les présidents congolais Félix Tshisekedi et rwandais Paul Kagame fin juillet à la Maison Blanche, à l’invitation du président américain Donald Trump. Les deux dirigeants devront poursuivre les efforts de réconciliation après des années de tensions.

« C’est un moment important après trente ans de guerre », a déclaré Marco Rubio, tout en soulignant qu’il restait « beaucoup à faire » pour consolider cette paix. La cérémonie s’est conclue par une poignée de main symbolique entre les délégations congolaise et rwandaise, scellant un engagement mutuel en faveur de la stabilité régionale.

Réaction du président ukrainien Volodymyr Zelensky

Peu après l’annonce de cet accord, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué l’initiative sur son compte X (ex-Twitter), y voyant un modèle possible pour résoudre d’autres conflits, notamment la guerre en Ukraine.

« Nous saluons l’accord de paix conclu entre la RDC et le Rwanda, une étape cruciale pour mettre fin aux violences et aux massacres. Il est essentiel d’arrêter les guerres et de redonner espoir en une vie sûre partout dans le monde. Les États-Unis ont joué un rôle clé dans cette médiation, et nous sommes convaincus qu’ils peuvent aussi contribuer à mettre fin à la guerre brutale et injustifiée que subit l’Ukraine depuis des années », a-t-il écrit.

Zelensky a également dénoncé les tactiques russes, affirmant que « la Russie continue de rejeter toutes les propositions de paix et de torpiller la diplomatie. Cela doit cesser. La paix peut être obtenue par la détermination, et @POTUS en a certainement les moyens. »

Cette déclaration intervient alors que les efforts diplomatiques pour un cessez-le-feu en Ukraine peinent à aboutir, malgré les appels répétés de Kyiv à une solution négociée sous égide internationale.

Un espoir pour d’autres conflits ?

L’implication des États-Unis dans la résolution du conflit en RDC pourrait inspirer d’autres médiations, notamment en Ukraine. Toutefois, les dynamiques géopolitiques diffèrent considérablement, et la volonté russe de négocier reste incertaine.

Pour l’heure, la communauté internationale se félicite de cette avancée en Afrique centrale, tout en appelant à sa mise en œuvre effective. La prochaine étape, le sommet Trump-Tshisekedi-Kagame, sera déterminante pour l’avenir de la région.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Accord de paix RDC-Rwanda: des Congolais partagés entre espoir et scepticisme

by admin9775 28 juin 2025
written by admin9775

Un accord de paix a été signé ce 27 juin à Washington entre les ministres des Affaires étrangères de la RDC et du Rwanda pour tenter de restaurer la paix dans l’est du Congo, qui est secoué par des conflits depuis plusieurs décennies. Dans les rues de Kinshasa, à Goma ou à Bukavu, les avis sont partagés.

À La Gombé, dans le centre de Kinshasa, quasiment tout le monde a entendu parler de cet accord de paix signé à Washington, rapporte notre envoyée spéciale à Kinshasa, Alexandra Brangeon. Dans la rue, les avis sont partagés.

« Cette fois-ci, sera peut-être la bonne », réagit Josué Aton. Pour cet agent administratif, l’implication américaine, et surtout celle de l’administration Trump, suscite un peu d’espoir. « Dans la mesure où les mêmes personnes laissaient faire le Rwanda, les Américains prennent maintenant les devants et on voit qu’ils sont décidés de vouloir changer les choses. Ce sont eux qui donnaient l’aval au Rwanda. Ils achetaient les mines au Rwanda. Quand ils font preuve de vouloir changer les choses, on pourrait croire que cette fois-ci, ça peut marcher », juge Josué Aton.

Un avis qui n’est pas partagé par Emmanuelle. « À quoi bon signer encore et encore des accords qui ne sont pas respectés », proteste cette jeune cadre du secteur bancaire. « Ce n’est pas la première fois que plusieurs tentatives ont été faites, mais seulement, elles ne sont pas vraiment respectées », rappelle Emmanuelle. « Il y a toujours de bain de sang, il y a toujours une partie – je parlerai du Rwanda – qui ne respecte pas sa part du marché. Et ça me pose une question : est-ce que, cette fois-ci, ça apportera du nouveau ou si c’est juste du papier de plus à signer pour qu’après, ce [ne soit pas] respecté ? », se demande-t-elle, dubitative.

La question des réparations et de l’indemnisation des victimes de la guerre dans l’est du pays préoccupe. Cette question ne semble pas figurer dans cet accord de paix. Sans justice, il n’y a pas de paix, soulignent ces habitants de la capitale.

« Ce que nous demandons, c’est la paix chez nous »

À Goma, ville tombée aux mains du M23, avec le soutien du Rwanda, en janvier dernier, ces quelques habitants interrogés sont partagés entre espoir et scepticisme.

« Nous avons appris la nouvelle. Nous, ce que nous demandons, c’est la paix chez nous. La paix est cruciale pour l’économie, le quotidien, dans tous les domaines d’un pays », explique un habitant. « Nous préférons voir les résultats, des résultats concrets. Nous avons besoin de la paix, nous et les Rwandais aussi. Qu’ils se mettent d’accord pour que nous puissions retrouver du calme ici chez nous à Goma. Il n’y pas une année qui passe sans qu’il y ait la guerre. Chaque année, des affrontements, des gens tués », martèle un autre.

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À Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, dès l’aube aujourd’hui, des habitants ont fait le plein de crédit mobile et de leur abonnement satellite pour suivre sur leur téléphone et à la télévision la signature de l’accord de paix entre les ministres des Affaires étrangères congolais et rwandais. Les réseaux sociaux se sont aussi agités, chacun y allant de son analyse pour mesurer le bien fondé ou non de cet accord. Mais quoi qu’il arrive, cet habitant ne réclame que la paix : « Si les autorités signent et si nous avons la paix, vraiment, que Dieu les bénisse. Nous, ce qui nous intéresse, c’est la paix », soutient-il.

« On sent une certaine précipitation »

Les sceptiques de Bukavu se font aussi entendre, surtout ceux qui pensent que Donald Trump ne pourra pas résoudre cette crise interminable, où sévissent plus de 200 groupes armés : « Le projet d’accord également n’a pas été signalé ni eu l’aval du Parlement et ça, c’est encore un souci. On sent une certaine précipitation. On espère la paix, mais on se dit que la paix ne viendra pas de Washington ni de Doha », explique un autre habitant de Bukavu. « La paix viendra entre Congolais. Il faudrait qu’il y ait un dialogue entre Congolais avec la facilitation de nos chefs spirituels, entre le SCC, l’Église catholique et les autres confessions religieuses et tous les acteurs politiques autour de la même table. Je sais que ça sera une solution pour une paix définitive à l’est de la RDC. »

À des milliers de kilomètres de là, la diaspora congolaise rencontrée par RFI à Paris fait également part de son scepticisme. Tous attendent de voir si Kigali respectera sa signature. 

RFI

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À la UneAfrique

RDC-Rwanda: «Cet accord est basé sur le principe du retrait du Rwanda du Congo», note Jason Stearns

by admin9775 27 juin 2025
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Jason Stearns est le co-fondateur de l’institut congolais de recherches Ebuteli. Il enseigne aussi à l’université Simon Fraser, au Canada. En ligne des États-Unis, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

RFI: Jason Stearns, quelles sont les grandes lignes de l’accord qui doit être signé ce vendredi ?

Jason Stearns: On ne connaît pas le contenu exactement. Mais ce que nous pensons, c’est que ce sera un accord comme beaucoup d’autres accords dans les deux décennies passées entre le Rwanda et la RDC. Il sera basé sur le principe que le Rwanda se retire et que le Congo mène des opérations contre les FDLR, ce groupe de rebelles rwandais. Donc c’est le point, je pense, le plus important de l’accord. Parmi les points les plus controversés pendant les négociations, je pense, il y a eu le fait que cela soit mené simultanément, c’est à dire que le Rwanda retire ses troupes et que, d’une façon simultanée, la RDC commence les opérations contre les FDLR. Le problème avec cela, c’est que, comme c’est simultané, les deux côtés peuvent dire que l’autre n’a pas tenu ses promesses et que le Rwanda puisse dire que l’armée congolaise n’a pas assez fait contre les FDLR. Cela est d’autant plus vrai que les FDLR se trouvent, une grande partie au moins des FDLR, se trouvent sur le territoire contrôlé par le M23 et l’armée rwandaise actuellement. Donc c’est parmi les grands défis je pense, et il y a des autres aspects de l’accord aussi, le fait que le Rwanda devrait pousser le M23 à se retirer des grandes villes, dont Goma et Bukavu surtout, et le fait que le Congo devrait permettre aux M23 de se convertir en parti politique et de participer à la démocratie congolaise et, en même temps, le fait de laisser les combattants du M23 soit rejoindre un processus de démobilisation ou, au cas par cas, rejoindre l’armée nationale.

Et à court terme, est-ce qu’il y a un mécanisme qui va s’assurer que l’armée rwandaise et les rebelles FDLR vont bien quitter le terrain du Nord et du Sud-Kivu ?

Il y a un mécanisme conjoint de vérification qui sera mis en place par les deux pays avec une participation des États-Unis. Il faut dire que le calendrier pour la mise en œuvre de cet accord est ambitieux. Ça va se traiter dans les prochains trois mois. Et donc, pendant ces trois mois, il y aura une participation des États-Unis. Et je pense aussi que les pays de la sous-région pourraient justement veiller à ce que les deux côtés sont en train de mettre en œuvre les accords.

Et si les États-Unis rentrent dans ce mécanisme conjoint, est-ce à dire que les satellites d’observation américains vont aider à vérifier tout ça ?

Je pense, car c’est depuis 2023 que les États-Unis se sont vraiment engagés et je pense que ça va continuer pour la collecte des informations.

Qu’est-ce qui garantit que l’armée rwandaise et les FDLR vont se retirer du champ de bataille ?

Il n’y a pas de garantie comme tel. Donc je pense qu’il faut se poser la question : Qu’est-ce qui motive le Rwanda et la RDC à signer cet accord aujourd’hui ? Donc je pense qu’il y a des bâtons et des carottes. Les carottes sont surtout d’ordre économique. Donc, les Etats-Unis ont promis toute une série d’investissements dans la région. Côté minerai, il y a des compagnies privées américaines qui seraient prêtes à investir dans les mines à l’est de la RDC. Mais le traitement et l’exportation des minerais se feraient à partir du Rwanda. Donc comme ça, les deux côtés seraient encouragés d’investir dans la paix et pas dans l’instabilité.

Alors l’un des problèmes, Jason Stearns, c’est que les rebelles du M23 ne sont pas conviés à la signature de l’accord de ce vendredi à Washington. Est-ce que ce n’est pas préoccupant ?

C’est préoccupant dans le sens que le Rwanda pourra toujours dire que, voilà, ils ont tenu leur côté de l’accord. Si les M23 ne mettent pas l’accord en œuvre, ce n’est pas leur problème, comme ils ne contrôlent pas les M23. Or, nous savons que le Rwanda a une forte implication dans la gestion du M23, si on peut le dire ainsi. Mais le Rwanda pourrait toujours nier cela.

Alors en effet, le gouvernement congolais espère que, si l’armée rwandaise se retire du terrain, le M23 va s’effondrer. Mais est-ce que c’est si simple que cela ?

Ce n’est pas si simple dans le sens que, dans les mois passés, le M23, surtout depuis la prise de Goma, a mené des opérations très sérieuses pour recruter des milliers de nouvelles recrues, pour amener toute l’élite locale dans des camps de formation, pour mettre en place une administration parallèle sur le terrain avec des services de taxation, des services d’administration pour peser sur les chefs coutumiers, afin qu’ils se réorientent vers le M23. Donc il sera difficile de démanteler tout cela. Et donc je pense qu’il est important, pas seulement que l’accord soit signé, mais que, dans la mise en œuvre de cet accord, il y ait un suivi, pas seulement des Etats-Unis, mais de tous les autres acteurs impliqués de la sous-région et des Nations Unies et de l’Union africaine pour veiller à ce que le M23 aussi rejoigne le processus de paix.

Avec Joseph Kabila et Corneille Nangaa ?

Leur sort n’a pas été évoqué par cet accord, donc c’est parmi les grandes inconnues.

RFI

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À la UnePolitique

La RDC et le Rwanda ont signé un accord de paix à Washington

by admin9775 27 juin 2025
written by admin9775

La République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda ont signé un accord de paix, ce 27 juin 2025 à Washington, sous l’égide des États-Unis, visant à mettre fin au conflit dans l’est de la RDC, qui a fait des milliers de morts. Fin juillet est prévu un sommet inter-États avec le président congolais Félix Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame, tous les deux conviés à la Maison Blanche par Donald Trump.

L’accord a été signé par les ministres des Affaires étrangères rwandais et congolais lors d’une cérémonie présidée par le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Une poignée de main historique entre les ministres des Affaires étrangères rwandais et congolais a conclu la signature de cet accord. « C’est un moment important après trente ans de guerre », a déclaré le secrétaire d’État américain Marco Rubio lors d’une cérémonie au département d’État aux côtés de ses homologues rwandais et de la RDC, ajoutant cependant qu’il y avait encore « beaucoup à faire ».

L’accord est « fondé sur l’engagement pris ici de mettre fin de manière irréversible et vérifiable au soutien de l’État aux FDLR et aux milices associées », a déclaré le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, lors de la cérémonie. L’accord « prévoit le désengagement des forces armées, la protection des civils, le retour des personnes déplacées et des réfugiés sous l’autorité du gouvernement – et établit un mécanisme de suivi pour en assurer le respect », a souligné la ministre des Affaires étrangères de la RDC. « Il ne s’agit pas de simples mots sur le papier. Ils doivent maintenant être traduits en actes, dans le respect de la justice, de l’obligation de rendre compte et de la volonté politique ».

Le conseiller du président Trump pour l’Afrique, Massad Boulos, a lui indiqué que Kigali s’engage à la « levée des mesures défensives du Rwanda» même si l’accord ne parle pas explicitement du M23. Cet accord de paix « n’est que le début, pas la fin », a dit la ministre congolaise.

Les deux ministres seront reçus dans l’après-midi par Donald Trump à la Maison Blanche, lequel s’est félicité plus tôt dans la journée de la signature de l’accord. « Vous savez, ils se sont battus pendant des années. Et il y avait des machettes. C’était violent. Et nous signons aujourd’hui un traité de paix. Pour la première fois depuis de nombreuses années, ils vont connaître la paix. C’est une grande affaire », a-t-il assuré.

À lire aussiLes conflits dans les Kivus en RDC: décryptage d’une crise à six dimensions

Selon des documents consultés par RFI et des sources proches de la médiation, avant cette signature, le projet de texte consacrait aussi un important volet économique. Il prévoyait en effet un cadre d’intégration régionale, des projets structurants dans l’énergie, les ressources naturelles et les infrastructures, intégrant les intérêts américains dans la région.

Pour rappel, cet accord signé ce vendredi s’inspire d’une Déclaration de principes approuvée en avril entre les deux pays. Selon le département d’État américain, il prévoit des dispositions sur « le respect de l’intégrité territoriale et l’arrêt des hostilités » dans l’est de la RDC après l’offensive menée par le M23.

Ce groupe armé, soutenu par le Rwanda selon l’ONU et différentes chancelleries occidentales, s’est emparé des villes de Goma et Bukavu, respectivement capitales des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, au terme d’une offensive faisant des milliers de morts.

Le Qatar mène également une médiation entre Kinshasa et l’AFC/M23. Le Qatar avait reçu mi-mars à Doha le président rwandais Paul Kagame et celui de la RDC, Felix Tshisekedi.

L’est de la RDC, riche en ressources naturelles et frontalier du Rwanda, est en proie à des violences depuis plus de 30 ans.

RFI

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À la UneSociété

Tshisekedi consulte les confessions religieuses sur le dialogue national

by admin9775 27 juin 2025
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Après les échanges avec les responsables catholiques et protestants, le président Félix-Antoine Tshisekedi a reçu ce jeudi à la Cité de l’Union Africaine les représentants de la plateforme des confessions religieuses pour discuter du processus de dialogue entre Congolais.

L’archevêque Évariste Ejiba Yamapia, porte-parole de cette structure, a souligné la pluralité des initiatives en cours : « Outre la CENCO et l’ECC, notre plateforme interconfessionnelle propose également son cadre ‘Initiative pour la paix et la réconciliation en RDC’ au service de la nation ».

Le prélat a indiqué avoir reçu du chef de l’État la validation pour poursuivre sa médiation en coordination avec la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC). « Notre objectif est d’harmoniser ces différentes approches sous l’égide de la présidence », a-t-il précisé.

La délégation religieuse a par ailleurs salué les avancées diplomatiques du gouvernement. Idrys Katenga, président de la Commission d’intégrité et de médiation électorale (CIME), a relevé : « La politique étrangère active nous permet désormais de cerner clairement les origines des agressions contre notre pays, même si certains Congolais s’y associent ».

Cette rencontre d’une heure a rassemblé les responsables des principales obédiences du pays : Église du réveil, communauté islamique, kimbanguisme, Armée du salut, orthodoxie, mouvements Bangunza et Liloba, ainsi que l’Église anglicane.

Cette consultation s’inscrit dans le cadre des préparatifs du dialogue national annoncé par les autorités, alors que la RDC poursuit ses efforts de stabilisation interne et régionale.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneProvince

A Goma, Tom Fletcher appelle la communauté internationale à soutenir le peuple congolais

by admin9775 27 juin 2025
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« Il faut que la communauté internationale soutienne le peuple congolais, en ce temps de crise sécuritaire et de détérioration de la situation humanitaire, en particulier dans la partie Est ». C’est ce qu’a déclaré le secrétaire général adjoint de l’ONU aux Affaires humanitaires, Tom Fletcher, au sortir d’une rencontre avec les leaders du mouvement rebelle AFC/M23, jeudi 26 juin à Goma (Nord-Kivu).

Cette rencontre clôture la visite de deux jours effectuée par Tom Fletcher dans cette partie du Nord-Kivu. Après une tournée dans les zones de retour de milliers de déplacés dans les territoires de Nyiragongo et de Masisi (Nord-Kivu) ainsi qu’à Minova, dans le territoire de Kalehe (Sud-Kivu), le chef de OCHA affirme avoir été « témoin du calvaire de la population » touchée par les épidémies et autres fléaux générés par la crise sécuritaire et humanitaire :

« Il y a besoin énorme ! Et donc, il faut que la communauté internationale soutienne le peuple congolais ; surtout en ce moment où ils font face à de situations difficiles et durs ».

L’ONU connait une crise financière en ces moments, qui handicape les mouvements humanitaires, « mais on s’engage, on s’implique et nous restons », a assuré Tom Fletcher.

Ce dernier dit avoir discuté avec les dirigeants de l’AFC/M23 sur la question de droit international humanitaire dans les zones sous leur contrôle : « Les besoins, alimentation, médicaments, l’abri, la protection et surtout les violences sexuelles. On a aussi discuté sur la protection des travailleurs humanitaires… » 

Radio okapi

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À la UneEconomie

Les États-Unis investissent 760 millions de dollars pour renforcer l’énergie en Afrique centrale

by admin9775 27 juin 2025
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L’administration américaine a annoncé un investissement majeur de 760 millions de dollars pour soutenir le développement énergétique en Afrique centrale. Cette annonce a été faite lors du Sommet USA Africa Business Forum, organisé cette année en Angola.

Un projet tripartite pour booster l’électricité

L’accord, signé avec la société Anzana Electric, anciennement connue sous le nom de Virunga Power, vise à doublier la capacité du barrage de Ruzizi III, un projet clé pour renforcer l’interconnexion énergétique entre trois pays.

La République démocratique du Congo (RDC) bénéficiera d’une énergie stable et durable dans ses provinces de l’Est. Le Burundi verra sa capacité électrique doubler, tandis que le Rwanda augmentera sa production de 30 %.

Un symbole d’intégration régionale

Ce projet arrive à un moment crucial, alors qu’un accord de paix historique entre la RDC et le Rwanda doit être signé ce 27 juin 2025 à Washington. Certains y voient un signe de détente diplomatique entre Kinshasa et Kigali, après des années de tensions.

Un financement sous contrôle américain

Selon des sources proches du dossier, les 760 millions de dollars ne seront pas directement gérés par les gouvernements concernés. Les partenaires américains superviseront les fonds, avec des mécanismes de contrôle stricts, des audits indépendants et un suivi permanent depuis les États Unis.

Ce projet marque une étape importante dans la coopération énergétique régionale, tout en illustrant l’engagement croissant de Washington en Afrique centrale.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UnePolitique

Tshisekedi salue la médiation américaine et envisage un Nobel de la Paix pour Trump

by admin9775 26 juin 2025
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Dans une interview exclusive accordée à Kinshasa à la journaliste Hariana Verás Victória, correspondante permanente à la Maison Blanche pour l’Afrique, le Président de la République Démocratique du Congo Félix Tshisekedi a exprimé son ferme soutien à l’initiative de médiation américaine entre la RDC et le Rwanda.

« Si Trump met fin à cette guerre, je serai le premier à voter pour son prix Nobel », a déclaré avec conviction le chef de l’État congolais. Cette déclaration forte souligne l’importance que la RDC accorde à la médiation américaine dans la résolution du conflit qui sévit dans l’Est du pays.

Le Président a révélé que les négociations progressent de manière encourageante. « Le processus avance très bien. Nous avons déjà un accord de principe. Si tout se passe bien, d’ici la fin de la semaine prochaine, nos deux ministres des Affaires étrangères devraient se rencontrer aux États-Unis pour signer un accord allant au-delà du simple accord de principe », a-t-il précisé.

Tshisekedi a insisté sur la nature complexe du conflit : « Il faut aussi résoudre cette guerre qui est fondamentalement une guerre économique ». Il a rappelé ses efforts diplomatiques dès 2019 pour promouvoir une coopération régionale basée sur les échanges économiques plutôt que sur les tensions.

Interrogé sur les motivations de l’implication américaine, le Président a analysé : « D’abord parce que Trump l’a annoncé lui-même. Ensuite, les États-Unis ont une part de responsabilité dans ce qui s’est passé dans la région. Ils ont fait confiance à un régime – le régime rwandais – impliqué dans le génocide. En tentant de corriger leurs erreurs, ils en ont provoqué d’autres, notamment en RDC. »

Évoquant l’ampleur tragique du conflit, Tshisekedi a affirmé : « Cette guerre injuste a fait des centaines de milliers de morts, certains disent même qu’elle a fait plus de victimes que la Seconde Guerre mondiale. »

C’est dans ce contexte qu’il envisage de soutenir la candidature de Donald Trump au Nobel de la Paix : « Si le président Trump parvient à mettre fin à cette guerre grâce à sa médiation, il mériterait ce prix Nobel. Je serais le premier à voter pour lui. »

Cette position du chef de l’État congolais intervient alors que la région des Grands Lacs connaît une période de fortes tensions, avec des accusations répétées de la RDC contre le Rwanda concernant son soutien présumé aux groupes armés actifs dans l’Est du Congo. La médiation américaine pourrait représenter un tournant décisif dans la recherche d’une solution durable à ce conflit régional persistant.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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