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À la Une

À la UneSport

Les Léopards de la RDC s’imposent face au Soudan du Sud et se rapprochent de la qualification pour la Coupe du Monde 2026

by admin9775 22 mars 2025
written by admin9775

 Les Léopards de la République Démocratique du Congo (RDC) ont remporté une victoire cruciale face aux Bright Stars du Soudan du Sud (1-0), ce vendredi au stade des Martyrs de Kinshasa, dans le cadre de la 5ème journée des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026, zone Afrique. Ce succès permet à la RDC de se hisser provisoirement à la deuxième place du groupe B avec 10 points après cinq matchs joués, renforçant ainsi ses chances de qualification pour le Mondial 2026.

Une domination congolaise sans récompense immédiate

Dès le coup d’envoi, les Bright Stars du Soudan du Sud ont tenté de prendre les devants, mais les Léopards ont rapidement repris le contrôle du jeu. Les Congolais ont imposé un rythme soutenu, monopolisant le ballon et créant plusieurs occasions nettes. Avec six corners, deux balles arrêtées et trois situations franches, les Léopards ont montré leur supériorité technique et offensive. Cependant, malgré leur domination territoriale, les Congolais ont peiné à concrétiser leurs chances, face à une défense sud-soudanaise bien organisée et tactiquement disciplinée.

Théo Bongonda offre la victoire à la RDC

Le seul but du match est survenu dans les arrêts de jeu de la première mi-temps. À la 45ème minute, sur une action initiée par Simon Banza, Théo Bongonda a trompé le gardien sud-soudanais, Majak Maling Mawith, d’une frappe précise du gauche, à ras de terre, depuis le bord de la surface de réparation. Ce but, fruit d’une action collective bien menée, a permis aux Léopards de mener 1-0 à la mi-temps, un score qui reflétait leur domination.

Une défense congolaise solide en deuxième période

En seconde période, les Léopards ont su gérer leur avantage, malgré quelques tentatives sud-soudanaises de revenir au score. La défense congolaise, bien en place, a résisté aux assauts des Bright Stars, préservant ainsi le score acquis en première mi-temps. Les Congolais ont continué à contrôler le jeu, même s’ils n’ont pas réussi à ajouter un second but à leur tableau.

Une position favorable dans le groupe B

Grâce à cette victoire, les Léopards de la RDC terminent la phase aller des éliminatoires sur une note positive. Avec 10 points au compteur après cinq matchs, ils occupent provisoirement la deuxième place du groupe B, à seulement deux points du leader. Cette performance renforce leurs espoirs de se qualifier pour la Coupe du Monde 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

Prochain rendez-vous : la Mauritanie en terrain hostile

Le prochain défi des Léopards se profile dès le 25 mars, avec un déplacement à Nouakchott pour affronter la Mauritanie. Ce match s’annonce décisif dans la course à la qualification, et les Congolais devront confirmer leur bonne forme pour consolider leur position dans le groupe. Les supporters congolais espèrent que cette dynamique positive se poursuivra, avec l’objectif de voir leur équipe briller sur la scène mondiale en 2026.

Par Christian Mbayo , correspondant à Kinshasa
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22 mars 2025 0 comments
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À la UneSociété

Procès des officiers des FARDC et de la Police : huis clos décrété pour protéger les secrets militaires

by admin9775 21 mars 2025
written by admin9775

La Haute Cour militaire a décidé, ce jeudi 20 mars, de placer sous huis clos les audiences du procès des officiers supérieurs des FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) et de la Police nationale congolaise. Ces officiers sont accusés de fuite devant l’ennemi, notamment lors des affrontements avec la rébellion du M23 à Goma et Bukavu. Cette décision, prise dès l’ouverture de l’audience, interdit à la presse et aux familles des prévenus d’assister aux débats, invoquant la sensibilité du dossier et la nécessité de protéger des informations classées secret militaire.

Contexte du procès

Le procès, qui a débuté le jeudi 13 mars, vise plusieurs officiers de l’armée congolaise accusés d’avoir abandonné leurs positions face aux rebelles du M23. Ces abandons auraient entraîné la perte de matériel militaire, d’armes et de munitions, ainsi que la désorganisation des troupes sur le terrain. Parmi les prévenus figurent le général-major Dieu-Gentil Alengbia, commandant de la 34ème région militaire, et Eddy Mukuna, commissaire divisionnaire adjoint de la police dans le Nord-Kivu.

Les arguments de la défense

Me Bokolombe Tshitsha, l’un des avocats de la défense, a justifié le huis clos en soulignant que certaines informations liées au dossier pourraient compromettre les opérations militaires en cours. Il a déclaré à Radio Okapi :

  • « Il y a des forces en présence qui sont au niveau des fronts. Diffuser certaines informations qui sont secrètes et qui relèvent du secret militaire pourrait impacter l’évolution des combats sur le terrain. »
    Bien que les infractions reprochées aux prévenus aient déjà été médiatisées, la défense estime que certaines données sensibles doivent rester confidentielles.

Un procès exemplaire pour l’armée congolaise

Ce procès est présenté comme une initiative visant à restaurer la discipline au sein des FARDC. Le ministre de la Justice a souligné dans un communiqué que ces poursuites judiciaires ont un caractère pédagogique et exemplaire. Elles pourraient également permettre de clarifier les circonstances des abandons de positions et de révéler d’éventuelles complicités internes ayant facilité l’avancée du M23.

Enjeux et implications

Le huis clos soulève des questions sur la transparence du processus judiciaire, mais il est justifié par la nécessité de protéger des informations stratégiques. Ce procès pourrait marquer un tournant dans la gestion des affaires militaires en RDC, en envoyant un message fort sur l’importance de la discipline et de la responsabilité au sein des forces armées.

Alors que le procès se déroule à huis clos, il reste un symbole fort des efforts pour renforcer la discipline militaire et faire la lumière sur les échecs qui ont permis à la rébellion du M23 de progresser. Les conclusions de ce procès pourraient avoir un impact significatif sur la réorganisation des FARDC et sur la confiance de la population envers ses institutions militaires.

La Rédaction
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À la UneSport

Les Léopards de la RDC prêts à rugir face au Soudan du Sud dans un match crucial pour la Coupe du Monde 2026

by admin9775 21 mars 2025
written by admin9775

Le sélectionneur des Léopards de la République Démocratique du Congo (RDC), Sébastien Desabre, a tenu une conférence de presse ce jeudi 20 mars 2025, à la veille du match crucial face aux Bright Stars du Soudan du Sud. Ce match, prévu pour le vendredi 21 mars à 17h00 au stade des Martyrs de Kinshasa, s’inscrit dans le cadre de la 5ᵉ journée des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026, dans le groupe B.

Contexte et enjeux du match

La RDC occupe actuellement la 3ᵉ place du groupe B avec 7 points (2 victoires, 1 match nul et 1 défaite). Le classement reste très serré, ce qui rend ce match d’autant plus important pour les Léopards, qui visent une qualification pour la Coupe du Monde 2026. Le match se déroule dans un contexte difficile, marqué par la guerre dans l’Est du pays, ce qui ajoute une dimension symbolique et émotionnelle à cette rencontre.

La dynamique de l’équipe

Sébastien Desabre a souligné que la présence de tous les joueurs convoqués, y compris les nouveaux arrivants comme Jérémie Ngakya, renforce la dynamique de l’équipe. Ngakya, qui a récemment reçu son passeport, sera disponible pour le match. Le sélectionneur a exprimé sa confiance dans le groupe, affirmant que chaque joueur est conscient de l’importance de représenter la nation congolaise dans ce contexte particulier.

Les déclarations de Sébastien Desabre

Desabre a insisté sur la nécessité de se concentrer pleinement sur le match et de donner le meilleur d’eux-mêmes pour laisser une image positive à la population. Il a déclaré :

  • « Nous savons ce que nous devons faire demain si nous voulons aller à la Coupe du Monde. »
  • « Les joueurs sont conscients de l’importance de représenter le pays sur la scène sportive. C’est important de transmettre les messages de courage, de victoire et d’abnégation. »
  • « Effectivement, nous nous préparons pour un match de football, mais nous savons que l’image que nous allons laisser demain sera importante, et les joueurs vont donner le maximum. »

Stratégie et composition de l’équipe

Pour ce match à domicile, Desabre ne prévoit pas de grands changements dans la composition de l’équipe. Il dispose de 25 joueurs, dont le nouveau venu Jérémie Ngakya, qui pourra apporter une touche supplémentaire à l’équipe. Le sélectionneur mise sur la stabilité et la cohésion du groupe pour obtenir un résultat positif.

Prochain match

Après cette confrontation, les Léopards se rendront en Mauritanie pour affronter les Mourabitounes le mardi 25 mars, lors de la 6ᵉ journée des éliminatoires. Ce match sera également crucial pour le classement du groupe B.

Les Léopards de la RDC abordent ce match avec une forte motivation et une conscience aiguë des enjeux, tant sportifs que symboliques. Sous la direction de Sébastien Desabre, l’équipe espère offrir une performance à la hauteur des attentes de la nation et se rapprocher un peu plus de la qualification pour la Coupe du Monde 2026.

NM / CONGO PUB Online

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À la UneDiaspora

La RDC concernée par le nouveau système de restrictions de voyage des États-Unis classé par couleurs

by admin9775 20 mars 2025
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L’administration Trump prépare une nouvelle politique de restrictions de voyage classant les pays en trois catégories : rouge, orange et jaune. Selon des informations révélées par le New York Times, la République démocratique du Congo (RDC) figurerait dans la catégorie jaune, la moins restrictive, mais pourrait être soumise à des exigences sécuritaires strictes sous peine de passer dans une catégorie plus contraignante.

La RDC dans la catégorie jaune : un délai de 60 jours pour se conformer

La RDC fait partie des 16 pays africains sur les 22 inscrits dans la catégorie jaune, qui comprend également le Burkina Faso, le Bénin, le Tchad, le Mali et la République du Congo. Contrairement aux pays des catégories rouge et orange, ceux classés en jaune bénéficieraient d’un délai de 60 jours pour répondre aux exigences des États-Unis en matière de sécurité. Ces exigences portent notamment sur le partage d’informations concernant les voyageurs et les normes de délivrance des passeports.

Si la RDC et les autres pays de cette catégorie ne se conformaient pas à ces critères, ils risqueraient d’être reclassés dans la catégorie orange, voire rouge, ce qui entraînerait des restrictions plus sévères pour leurs ressortissants. À ce stade, aucune précision n’a été donnée concernant le sort des personnes ayant déjà obtenu un visa pour les États-Unis.

Les autres catégories : rouge et orange

La catégorie rouge, la plus stricte, imposerait une interdiction totale d’entrée sur le territoire américain aux ressortissants des pays concernés. Parmi eux figurent notamment la Libye et le Soudan, deux pays déjà soumis à des restrictions dans le cadre du décret migratoire de 2017.

La catégorie orange comprendrait quant à elle des pays comme l’Érythrée, la Sierra Leone et le Soudan du Sud. Les ressortissants de ces États se verraient refuser la délivrance de visas dans la majorité des cas, bien que certaines exceptions pourraient être envisagées.

Un système critiqué et en évolution

Ce projet de classification par couleurs s’inscrit dans la lignée des politiques migratoires restrictives de l’administration Trump, qui a déjà instauré plusieurs mesures controversées depuis 2017. Cependant, les critiques dénoncent une approche qui semble cibler de manière disproportionnée les pays africains, tout en créant des incertitudes pour les voyageurs et les diplomates.

Les sources anonymes citées par le New York Times indiquent que les catégories ne sont pas encore définitives et pourraient être modifiées avant leur officialisation. Reste à savoir comment la RDC et les autres pays concernés réagiront à ces exigences, et si cette nouvelle politique renforcera effectivement la sécurité des États-Unis, comme le prétend l’administration Trump, ou si elle risque d’exacerber les tensions internationales.

Par MN
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À la UnePolitique

Est de la RDC: «La force du Qatar, c’est d’être considéré comme un médiateur qui n’a pas d’agenda caché»

by admin9775 20 mars 2025
written by admin9775

À la surprise générale, les présidents rwandais et congolais se sont rencontrés mardi 18 mars sous l’égide de l’émir du Qatar pour évoquer la situation dans l’Est de la RDC, où Kigali soutient la rébellion de l’AFC/M23. Si la question est maintenant de savoir si le cessez-le-feu, en faveur duquel les deux dirigeants ont réaffirmé leur engagement, va se traduire dans les faits, la réunion a aussi été l’occasion pour l’émirat de signer un coup diplomatique. Selon Benjamin Augé, chercheur associé au Centre Afrique subsaharienne de l’Institut français des relations internationales (Ifri), Doha le doit entre autre aux bonnes relations qu’il entretient tant avec le Rwanda qu’avec la RDC. Entretien.

RFI : Le Qatar a réussi un joli coup diplomatique en parvenant à réunir chez lui Félix Tshisekedi et Paul Kagame, qui ont redit que leurs deux pays s’engageaient à un cessez-le-feu dans l’Est de la RDC. Avez-vous été surpris que, dans cette crise, Doha entre à son tour dans la danse des facilitations ?

Benjamin Augé : Non, car il s’agit d’un processus déjà très ancien. Le Qatar y travaille depuis de nombreuses années. Depuis le début de l’année 2023, plusieurs réunions ont déjà été envisagées avant d’avorter, non seulement au Qatar, mais aussi à Paris avec l’émir Tamim ben Hamad Al-Thani et Emmanuel Macron. Quant au ministre qatarien des Affaires étrangères, il s’est rendu à de nombreuses reprises à Kigali et à Kinshasa pour essayer de faire en sorte que ces deux acteurs puissent se parler.

Pourquoi le Qatar nourrit-il un intérêt pour le Rwanda et la RDC, ainsi que pour le conflit qui les oppose dans l’Est du Congo ?

Le Qatar n’a pas de politique africaine très déterminée. En revanche, il a une relation très forte avec ces deux pays. Au Rwanda, le Qatar va réaliser le plus gros investissement qu’il n’a jamais fait sur le continent africain avec la construction d’un nouvel aéroport situé à quelques dizaines de kilomètres de Kigali. Le chantier sera financé par Qatar Airways à hauteur d’1,6 milliard de dollars.

Mais Doha s’intéresse également à la RDC, où ses dirigeants ont effectué de nombreuses visites, là aussi autour des intérêts portuaires et aéroportuaires. Le Qatar voulait voir comment son écosystème pouvait investir dans le pays. De ce fait – comme avec Paul Kagame –, la relation entretenue par l’émir avec Félix Tshisekedi est assez bonne, ce qui a logiquement conduit à plusieurs reprises le président congolais à demander l’aide du Qatar pour tenter d’avancer dans la médiation avec le Rwanda. Paul Kagame, quant à lui, s’est toujours montré très disponible face à cette initiative en raison de ses liens avec Doha. Que ce soit l’un ou l’autre, on les voit d’ailleurs régulièrement au Qatar.

Doha s’est installé comme un pont entre les deux présidents ?

La problématique a été de déterminer la position du Qatar, de savoir s’il se trouvait vraiment à équidistance des deux partenaires, ou bien s’il n’a pas été plus proche du Rwanda que de la RDC ces derniers temps. On avait effectivement l’impression que, du point de vue de Kinshasa, les Qatariens s’étaient un peu trop rapprochés des Rwandais, donc qu’il était un peu difficile pour eux d’enfiler le costume de médiateur. Et puis, finalement, on a vu ce qu’il s’est passé : le Qatar a été le seul à pouvoir mettre à une même table les deux acteurs qui ont beaucoup de choses à se dire mais qui n’y arrivent pas par personnes interposées.

Qu’est-ce que le Qatar peut apporter dans cette crise ? Quels sont ses leviers ?

Comme dans toutes les médiations entreprises par le Qatar depuis déjà plus d’une décennie, je crois que celui-ci se voit comme un acteur qui n’a pas besoin de business, comme un acteur qu’on vient chercher pour avoir des fonds. Il se considère comme un acteur neutre qui met sa plateforme de médiation à disposition. Si le processus prend du temps, il prend du temps. S’il nécessite des moyens, l’émirat les mettra. S’il requiert d’éventuels investissements au Rwanda ou en RDC, il mettra la main à la poche. Quel que soit le temps que ça prendra, l’objectif, pour lui, est de faire en sorte de parvenir à un consensus.

Que ce soit du point de vue de la RDC ou du Rwanda, le Qatar est donc un acteur dont on ne pense pas qu’il a un agenda caché. C’est là sa grande force depuis longtemps, que ce soit dans les médiations qu’il a entreprises en Afghanistan, au Darfour ou dans bien d’autres cas.

Cela étant, quand on lit le communiqué de la réunion du 18 mars à Doha, il n’y a pas beaucoup de différences avec ce qui a déjà été dit à Dar es Salam le 8 février. Pensez-vous qu’il y aura une suite à cette médiation ? Ou bien, risque-t-elle d’être aussi vaine que les précédentes ?

Le Qatar marche sur des œufs parce qu’en 2023, sa première médiation dans ce conflit avait été mise à mal notamment par l’Angola, qui était alors en charge du dossier via l’Union africaine (UA). Comme il y avait eu quelques difficultés avec le président Lourenço, l’idée, ensuite, a été de ne gêner aucun processus. Mais là, avant de prendre la présidence tournante de l’UA, le président angolais a dit qu’il voulait prendre un peu de champ…

Le soucis du Qatar, c’est en fait d’éviter d’ajouter une couche supplémentaire de médiation à une quantité d’autres qui existent déjà en Afrique avec l’EAC, la SADC, etc. Plutôt que de se substituer à tous ces acteurs, l’émirat veut mettre en musique les différentes initiatives, apporter son aide, mettre de l’huile dans les rouages. Va-t-il y parvenir ? Je ne sais pas.

On avait également vu le Qatar à l’oeuvre lors de la transition tchadienne, avec l’organisation d’un pré-dialogue entre les groupes politico-militaires. Ces différentes initiatives signifient-elles que le Qatar entend développer ses travaux de médiation en Afrique ?

Les Qatariens ont connu une période pendant laquelle ils ont cherché à multiplier les médiations qu’ils voyaient comme un moyen d’exister sur la scène internationale. Mais aujourd’hui, c’est moins le cas, et pour une raison simple : ils sont totalement absorbés par la question de Gaza, qui leur prend beaucoup de temps, en plus de devoir gérer la nouvelle administration américaine dans tous les aspects que cela comporte.

Il ne faut effectivement pas oublier que le blocus qui a visé le Qatar (en raison de son refus de s’aligner sur leurs positions anti-Iran et anti-Frères musulmans, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte avaient décider de rompre toute relation diplomatique et commerciale avec l’émirat  entre juin 2017 et janvier 2021, NDLR) a eu lieu pendant la première présidence Trump. Pour les Qatariens, il convient donc absolument de s’assurer qu’il n’y ait pas de difficultés avec Washington.

Il en résulte qu’à leurs yeux, les dossiers africains en général sont vraiment mineurs, tant en terme de temps que de moyens à y consacrer, et ils ne s’y investissement que si les pays concernés le leur demande. C’est précisément ce qu’il s’est passé dans le cas présent, où il y a eu plusieurs appels du pied des protagonistes, que ce soit de la part de Félix Tshisekedi ou de Paul Kagame. Si tel n’est pas le cas, Doha donne alors la priorité aux dossiers qu’il considère comme les plus stratégiques et les plus proches de ses préoccupations.

RFI

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À la Une

Emmanuel Macron soutient le Pacte social pour la paix en RDC et appelle à la reprise des négociations

by admin9775 20 mars 2025
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Le président français Emmanuel Macron a rencontré, ce mercredi 19 mars à Paris, une délégation de leaders religieux congolais, comprenant des évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et des pasteurs de l’Église du Christ au Congo (ECC). Ces derniers sont les initiateurs du Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble en RDC et dans la région des Grands Lacs. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des consultations menées par ces leaders religieux auprès des acteurs sociopolitiques nationaux et internationaux pour promouvoir leur initiative de paix.

Un soutien français au Pacte social

Monseigneur Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO, a expliqué que la France, en tant qu’acteur clé des Nations Unies et de la diplomatie internationale, était un partenaire essentiel pour leur initiative. « Le président Macron nous a écoutés attentivement, il a partagé nos analyses et est d’accord avec les perspectives présentées dans le guide du Pacte social. Il a promis son soutien dans la mesure du possible », a déclaré Mgr Nshole.

Emmanuel Macron a confirmé son soutien sur son compte X (anciennement Twitter) :
« J’ai reçu une délégation des églises congolaises engagées pour la paix en RDC. J’appuie pleinement leur initiative. Pour dépasser la crise actuelle à l’Est du pays et permettre le rétablissement de la souveraineté congolaise, la France soutient le dialogue. »

Un appel au M23 et à la reprise des négociations

Fort de ce nouveau soutien, après ceux de plusieurs chefs d’État et personnalités politiques africains, les membres du Pacte social ont lancé un appel à la rébellion du M23/AFC, soutenue par le Rwanda, pour qu’elle revienne à la table des négociations. Cet appel fait suite à l’échec des pourparlers de Luanda, où les rebelles avaient refusé de participer à des discussions directes avec le gouvernement congolais.

Mgr Nshole a salué la récente rencontre entre les présidents congolais Félix Tshisekedi et rwandais Paul Kagame, organisée mardi dernier à Doha sous l’égide de l’Émir du Qatar. « Je crois que le plus urgent, c’est qu’on arrête les combats et qu’on s’engage dans la dynamique. Pour arrêter les combats, nous avons besoin du soutien de plusieurs acteurs, dont le président Macron », a-t-il déclaré.

Il a également appelé les combattants du M23 à ne pas rester dans une posture de refus : « Ce n’est pas un fiasco (échec des négociations de Luanda) ; ils se sont exprimés de cette façon-là pour des raisons qui sont les leurs, mais la dynamique peut bien continuer, c’est notre vœu. »

Un élan diplomatique régional

Emmanuel Macron a également exprimé son soutien aux efforts diplomatiques régionaux, notamment l’initiative qatarie :
« La rencontre entre le Président Tshisekedi et le Président Kagame organisée par l’Émir du Qatar hier à Doha et tous les efforts régionaux vont dans ce sens. Ils doivent se poursuivre. »

Cette déclaration renforce l’espoir d’une reprise des négociations et d’une résolution pacifique du conflit dans l’est de la RDC, où les violences persistent malgré les appels répétés à un cessez-le-feu.

Une lueur d’espoir pour la paix

Le soutien de la France au Pacte social pour la paix, porté par les églises congolaises, marque une étape importante dans les efforts pour stabiliser la région des Grands Lacs. Alors que les combats continuent de faire rage, les initiatives diplomatiques et les appels au dialogue restent plus que jamais nécessaires pour rétablir la souveraineté congolaise et garantir une paix durable.

La Rédaction
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À la UneSociété

Harish Jagtani interpellé : l’homme d’affaires indien, visé par des enquêtes, serait détenu par le CNC

by admin9775 20 mars 2025
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Harish Jagtani, homme d’affaires indien et propriétaire de plusieurs sociétés en République démocratique du Congo (RDC), aurait été interpellé lundi par le Conseil National de CyberDéfense (CNC), une agence relevant de la présidence de la République. Les motifs de son arrestation restent inconnus pour l’instant, mais cette interpellation intervient dans un contexte où Jagtani a fait l’objet de plusieurs enquêtes journalistiques, notamment dans le cadre de l’affaire Congo Hold-Up.

Un empire économique en RDC

Harish Jagtani est une figure influente du monde des affaires en RDC. Il détient un vaste empire économique comprenant la société Modern Construction, l’hôtel Hilton Kinshasa, l’immeuble CTC, la compagnie aérienne Serv Air, Suprême Automobile, l’hôpital HJ, la fondation HJ, le dépôt pharmaceutique HJ PHARMA et le projet immobilier Kinshasa Cité Jardin. Ses proches affirment qu’il est engagé aux côtés du peuple congolais et des autorités pour contribuer au développement du pays.

Une interpellation sous haute tension

Selon des sources proches de l’homme d’affaires, son interpellation aurait eu lieu dans son penthouse situé au 19e étage de l’immeuble CTC, avec un déploiement impressionnant de blindés. Ces circonstances sont dénoncées comme étant « scandaleuses » par son entourage, qui exprime sa confiance dans le fait qu’il sortira de cette situation sans charge.

Des accusations persistantes

Harish Jagtani a été au cœur de plusieurs enquêtes journalistiques, notamment dans le cadre de Congo Hold-Up, une investigation révélant des détournements massifs de fonds publics en RDC. Il y était accusé d’avoir blanchi de l’argent pour l’ancien président Joseph Kabila et certains de ses proches, en particulier dans le secteur immobilier. Jagtani a toujours fermement démenti ces accusations, niant tout lien privilégié avec l’ancien chef de l’État.

Une affaire à suivre

L’interpellation de Harish Jagtani soulève de nombreuses questions, notamment sur les raisons précises de cette arrestation et sur les éventuelles implications politiques ou économiques. Alors que ses proches plaident pour son innocence, les autorités congolaises n’ont pas encore communiqué officiellement sur les motifs de cette opération.

Cette affaire, qui mêle enjeux économiques, politiques et judiciaires, pourrait avoir des répercussions significatives sur le paysage des affaires en RDC, ainsi que sur les relations entre le pouvoir actuel et les acteurs économiques liés à l’ancien régime.

La Rédaction
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À la UneProvince

Le M23 défie les cessez-le-feu : Walikale serait tombé entre ses mains, Kisangani dans le viseur

by admin9775 20 mars 2025
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Les rebelles du M23, soutenus par des forces spéciales rwandaises selon plusieurs sources locales, auraient pris le contrôle de Walikale-centre, chef-lieu du territoire de Walikale, dans la soirée du mercredi 19 mars. Cette avancée interviendrait malgré les récents engagements de cessez-le-feu pris par les présidents congolais Félix Tshisekedi et rwandais Paul Kagame lors d’une médiation à Doha, au Qatar, sous l’égide de l’Émir Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani.

Un mouvement rebelle qui ne respecte pas les cessez-le-feu

Le M23, mouvement rebelle actif dans l’est de la RDC, n’aurait jamais respecté un quelconque cessez-le-feu depuis sa prise de Bukavu en 2012. Malgré les multiples accords et médiations internationales, le groupe armé aurait systématiquement ignoré les appels à la cessation des hostilités, poursuivant ses offensives avec le soutien présumé de forces spéciales rwandaises. Ces dernières seraient d’ailleurs décrites comme « très décisives » dans la prise des localités, jouant un rôle clé dans les opérations militaires du M23.

Une prise sans résistance majeure ?

Selon des témoignages locaux, les rebelles seraient entrés dans Walikale-centre presque sans affrontements majeurs. Quelques crépitements de balles auraient été entendus en début d’après-midi, mais les forces gouvernementales congolaises (FARDC) auraient été rapidement débordées. Les rebelles auraient d’abord pris position à Ngora, à 12 kilomètres de Walikale-centre, avant de progresser vers Mubanda, situé à seulement 4 kilomètres de la cité. Des détonations d’armes lourdes auraient été signalées aux alentours de la ville, tandis que des militaires des FARDC se replieraient vers l’axe Kisangani.

Un territoire stratégique et riche en ressources

Walikale, territoire du Nord-Kivu, est connu pour son abondance en ressources minières, mais aussi pour son enclavement et son manque de développement infrastructurel. Historiquement, le territoire aurait été négligé par les gouvernements successifs de la RDC, malgré des tentatives sous l’ère Mobutu pour désenclaver la région. Entre 1987 et 1990, deux entreprises – une chinoise et une autrichienne (STRABAG) – auraient été mandatées pour construire une route reliant Walikale à Kisangani, réduisant considérablement la distance entre les deux villes. Cependant, ces projets n’auraient jamais été pleinement achevés, laissant la région dans un état de vulnérabilité.

Une progression fulgurante vers Kisangani ?

La prise de Walikale-centre par le M23 ouvrirait la voie à une progression rapide vers d’autres localités stratégiques. Selon des sources locales, les rebelles pourraient déjà se diriger vers Mubi, situé à 36 kilomètres de Walikale-centre. La topographie de la région et l’état des routes faciliteraient cette avancée. De Walikale à Kisangani, la distance serait d’environ 440 kilomètres, un trajet que les motos pourraient parcourir en une journée. Si les FARDC ne parvenaient pas à organiser une riposte rapide, les rebelles pourraient atteindre des localités clés comme Ndjingala, Logu, Biruwe, Oso et Lubutu dans les prochains jours, rapprochant ainsi la menace de Kisangani, ville majeure de la RDC.

Une situation alarmante

La chute de Walikale-centre marquerait un tournant décisif dans le conflit opposant le M23 au gouvernement congolais. Alors que les médiations internationales peineraient à aboutir à une solution durable, la progression des rebelles soulèverait des questions urgentes sur la capacité des FARDC à contenir cette avancée. Les habitants de Walikale, déjà confrontés à des décennies de négligence, fuiraient en masse face à cette nouvelle menace.

La communauté internationale et les autorités congolaises seraient désormais sous pression pour agir rapidement et empêcher une escalade du conflit, qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour la stabilité de la région.

La Rédaction
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À la UneReligion

Le volcan Nyamulagira entre en éruption : la lave se dirige vers le parc des Virunga

by admin9775 20 mars 2025
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Le volcan Nyamulagira, situé au nord de la ville de Goma dans la province du Nord-Kivu, est entré en éruption ce mardi 19 janvier. Les lueurs de feu émises par le volcan ont été observées depuis Goma dès la soirée, suscitant l’attention des habitants et des autorités locales.

Le docteur Georges Mavongo, directeur général de l’Observatoire Volcanologique de Goma (OVG), a confirmé l’éruption sans fournir de détails supplémentaires. Selon des sources concordantes, des mouvements ont été détectés au niveau du cratère du Nyamulagira, l’un des volcans les plus actifs de la chaîne des Virunga.

Contrairement à l’éruption du Nyiragongo en 2021, qui avait causé d’importants dégâts matériels et des pertes en vies humaines à Goma et dans le territoire de Nyiragongo, l’éruption actuelle du Nyamulagira ne représente pas un danger immédiat pour la ville. En effet, la lave de ce volcan s’écoule traditionnellement en direction du parc national des Virunga, une zone inhabitée.

Les autorités et les experts de l’OVG surveillent de près l’évolution de la situation, bien qu’aucune mesure d’évacuation n’ait été annoncée pour le moment. Les habitants de Goma, bien que rassurés, restent vigilants face à cette activité volcanique, rappelant la menace constante que représentent les volcans de la région.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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Sanctions contre le Rwanda : Tshisekedi salue une reconnaissance internationale de l’agression

by admin9775 20 mars 2025
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Dans un entretien accordé au magazine français Le Figaro, le président de la République Démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a abordé plusieurs sujets cruciaux pour son pays, notamment les tensions avec le Rwanda, la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, et les réformes en cours au sein des Forces armées de la RDC (FARDC). Ses déclarations révèlent à la fois les défis persistants et les efforts déployés pour stabiliser le pays.

Dialogue avec le Rwanda : une lueur d’espoir, mais des obstacles persistants

Interrogé sur sa récente rencontre avec le président rwandais Paul Kagame à Doha, sous médiation qatarie, Tshisekedi a décrit une ambiance « conviviale », tout en soulignant que le travail préparatoire avait été effectué par les émissaires qatariens. Cependant, il a insisté sur le fait que le préalable à toute avancée reste un « cessez-le-feu immédiat et inconditionnel ».

Le président congolais a également réagi à l’échec des pourparlers avec le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, en Angola. Selon lui, le refus du M23 de participer aux discussions confirme que ce groupe est « un pantin » qui agit sur ordre et est « hostile à la paix ». Tshisekedi a affirmé que le M23 est motivé par une « soif d’enrichissement personnel », ce qui rend toute négociation directe avec eux infructueuse. « Il valait mieux discuter avec leur mentor », a-t-il déclaré, faisant allusion au Rwanda.

Tshisekedi a salué la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée à l’unanimité fin février, qui exige le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais et la fin du soutien militaire au M23. Il a également approuvé les sanctions de l’Union européenne contre des militaires rwandais et des cadres du M23, les qualifiant de « confirmation que l’agresseur de la RDC s’appelle le Rwanda ».

Désarmement des groupes armés : une priorité

Concernant les autres groupes armés opérant en RDC, notamment les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), Tshisekedi a réaffirmé son engagement à les désarmer. « Désarmement, démobilisation et réinsertion », a-t-il déclaré, soulignant que ce processus fait partie des initiatives de Nairobi visant à éradiquer tous les groupes armés, locaux ou étrangers, dans l’est du pays.

Le président a minimisé la menace posée par le FDLR, affirmant qu’il ne compte plus que « 750 activistes » et très peu d’anciens génocidaires. « Le FDLR ne pèse rien par rapport au M23 », a-t-il ajouté, insistant sur la nécessité de se concentrer sur les groupes les plus destructeurs.

Réforme des FARDC : un défi majeur

Tshisekedi a également abordé la question de la réforme des FARDC, qu’il a décrites comme une armée « hétéroclite » et « non uniforme ». Selon lui, l’armée congolaise est un « fourre-tout » résultant de l’intégration progressive de divers groupes armés et milices. « La réformer, c’est le prix à payer pour la paix et la sécurité », a-t-il déclaré.

Le président a révélé que la solde des militaires a été augmentée, passant de 100 à 500 dollars par mois pour ceux en première ligne. Il a également mentionné des ajustements dans les contrats avec des partenaires chinois exploitant les ressources naturelles du pays, afin de financer cette réforme. Avec environ 100.000 soldats, les FARDC restent une force cruciale, mais leur transformation en une armée unifiée et professionnelle reste un défi de taille.

Un changement de ton sur l’armée

En 2019, Tshisekedi avait déclaré avoir trouvé une armée « structurée » en arrivant au pouvoir, tout en reconnaissant une certaine « diabolisation » de l’institution. Aujourd’hui, son discours a évolué, mettant en avant les lacunes et la nécessité d’une réforme en profondeur. Cette évolution reflète peut-être une meilleure compréhension des réalités sur le terrain après plusieurs années au pouvoir.

Un long chemin vers la paix

Les déclarations de Félix Tshisekedi dans Le Figaro montrent un président déterminé à résoudre les crises sécuritaires et à réformer les institutions de son pays. Cependant, les obstacles restent nombreux : le soutien rwandais au M23, la complexité de la réforme des FARDC, et la persistance de groupes armés dans l’est de la RDC.

Alors que la communauté internationale semble enfin prendre des mesures concrètes pour soutenir la RDC, Tshisekedi appelle à une paix définitive et à une coopération régionale renforcée. Pour les Congolais, ces efforts représentent un espoir, mais aussi un rappel que la route vers la stabilité et la prospérité reste longue et semée d’embûches.

Par MN
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