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Procès FRIVAO : Constant Mutamba absent à la troisième audience après avoir contesté la procédure

by admin9775 31 juillet 2026
written by admin9775

Le procès portant sur le détournement présumé de plusieurs millions de dollars destinés au Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo (FRIVAO) s’est poursuivi ce vendredi 31 juillet 2026 devant la Cour de cassation, en l’absence de l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba.

Comme il l’avait annoncé lors de la précédente audience, l’ancien garde des Sceaux n’a pas comparu devant la juridiction, estimant que la procédure engagée contre lui est entachée de plusieurs irrégularités.

Cette troisième audience a toutefois été marquée par la comparution de Bernard Kalombola, ancien président du conseil d’administration (PCA) du FRIVAO. Devant la Cour, celui-ci a déclaré que la décision d’accorder une indemnisation de 2 000 dollars à chaque victime individuelle avait été prise par l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, en concertation avec le caucus des députés nationaux de la Tshopo. Selon ses déclarations, cette décision est intervenue avant la mise en place de la coordination dirigée par Chançard Bolukola.

Absent de l’audience, Constant Mutamba maintient les griefs qu’il avait formulés lors de la séance du 27 juillet, au cours de laquelle il avait quitté la salle avant le début de l’examen du fond. L’ancien ministre avait alors déclaré préférer « boire la ciguë comme Socrate » plutôt que de participer à une procédure qu’il juge irrégulière.

Dans une tribune rendue publique par son conseil, Me Ngala Ndinga, la défense énumère plusieurs moyens de contestation. Elle soutient notamment que la Cour aurait refusé de permettre au prévenu et à ses avocats de soulever des exceptions de procédure avant l’ouverture des débats sur le fond, ce qu’elle considère comme une atteinte aux droits de la défense et au droit à un procès équitable.

La défense conteste également la compétence de la Cour de cassation pour juger Constant Mutamba, faisant valoir qu’il n’exerçait plus les fonctions de ministre au moment de l’engagement des poursuites. Elle estime en outre que les autorisations parlementaires requises n’auraient pas été obtenues si la compétence de la Cour était fondée sur le principe de la cristallisation des faits.

Par ailleurs, les avocats dénoncent ce qu’ils qualifient de fausses mentions figurant dans la citation à comparaître, affirmant que ce document n’aurait jamais été régulièrement signifié à leur client. Ils reprochent également au greffe du tribunal de grande instance de la Gombe de ne pas avoir enregistré une plainte déposée contre un greffier de la Cour de cassation pour faux en écriture.

La défense critique aussi la décision de la Cour d’autoriser l’intervention de l’ancien président du conseil d’administration du FRIVAO, qu’elle estime ne pas relever de la qualité de partie civile, de témoin ou de prévenu. Elle conteste également la jonction de deux procédures distinctes, soutenant que Constant Mutamba n’est concerné que par l’une d’elles.

Sur le fond du dossier, les avocats réfutent toute idée de détournement de fonds. Ils soutiennent notamment que les sommes évoquées dans la procédure n’ont pas été détournées, affirmant que les fonds destinés au FRIVAO demeurent disponibles sur les comptes bancaires de l’établissement et qu’aucun décaissement n’aurait été effectué concernant les 14 millions de dollars destinés à Congo Energy. Ils ajoutent enfin qu’un ministre ne saurait être tenu pénalement responsable des actes de gestion d’un établissement public doté de la personnalité juridique.

Dans cette affaire, Constant Mutamba comparaît aux côtés de Chançard Bolukola, ancien coordonnateur du FRIVAO. Tous deux sont poursuivis dans le cadre d’une enquête portant sur des décaissements contestés de plusieurs millions de dollars destinés à l’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo.

La Cour de cassation poursuit l’examen du dossier, tandis que les différentes exceptions et contestations soulevées par la défense restent au cœur de la procédure.

Par Marius Bopenga
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31 juillet 2026 0 comments
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À la UneMonde

Secrétariat général de l’ONU: le sénégalais Macky Sall en difficulté après un premier vote indicatif

by admin9775 31 juillet 2026
written by admin9775

La règle était tacite, mais claire : le prochain patron de l’ONU serait une femme. Et pour respecter la rotation géographique, elle serait originaire d’un pays d’Amérique latine. Pourtant, deux candidats africains ont tout de même décidé de se lancer dans la course à la succession d’Antonio Guterres : l’ancien président sénégalais Macky Sall et l’homme politique ougandais et ex-secrétaire général adjoint de l’ONU Olara Otunnu. Tous deux ont été largement désavoués ce jeudi 30 juillet alors que le Conseil de sécurité organisait son premier « vote indicatif » secret. 

Macky Sall avait enfin l’adoubement du Sénégal pour devenir secrétaire général de l’ONU depuis ce mois-ci, mais cela n’a pas suffi. Lors de ce premier scrutin test, le Conseil de sécurité ne lui a accordé que six voix favorables et surtout sept défavorables et deux sans opinion.

Ce vote n’a été mené qu’à titre indicatif, et d’autres seront organisés encore jusque cet automne, quand aura lieu le scrutin définitif. Il peut donc tout à fait rester en lice. Mais à New York, les analystes ne lui donnent aucune chance face au trio de tête, la cheffe de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement et costaricaine Rebeca Grynspan, l’ex-ministre guyannaise Carolyn Rodrigues Birkett ou encore l’Argentin, patron de l’AIEA, Rafael Grossi.

Le scénario est encore plus brutal pour Olara Otunnu. Ancien opposant en Ouganda, mais aussi diplomate et secrétaire général adjoint de l’ONU pendant le mandat de Kofi Annan, il ne s’est lancé dans la course que le week-end dernier. Résultat : il n’a réussi qu’à rassembler deux voix favorables, cinq défavorables et huit sans opinion.

Ces candidats comptent peut-être sur le fait qu’un seul veto peut toujours bloquer l’un des favoris. Mais pour un diplomate européen, le message a été « cinglant » pour les candidats africains.

RFI

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À la UneMonde

Ceuta: plus de 60000 migrants sont entrés par le Maroc, Sanchez dénonce une «attaque» contre «son intégrité territoriale»

by admin9775 31 juillet 2026
written by admin9775

À Ceuta, 60 000 personnes sont entrées illégalement à la nage ces derniers jours. Au moins 34 migrants sont morts. 25 000 autres ont d’ores et déjà quitté l’enclave espagnole, a annoncé le ministère espagnol de l’Intérieur. 

 Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a qualifié vendredi ces arrivées massives d’ « attaque » et de « violation de l’intégrité territoriale de l’Espagne »  « Le gouvernement de l’Espagne est aux côtés de la ville de Ceuta. Et nous comprenons l’émotion, la situation d’angoisse qu’ils vivent depuis ces dernières heures, en particulier depuis aujourd’hui », a déclaré le Premier ministre socialiste avant de « qualifier ce qui s’est passé hier d’attaque, d’atteinte à l’intégrité territoriale de l’Espagne »

La présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, ainsi que son ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, se sont dits tous les deux favorables à une suspension de l’Espagne de l’espace Schengen de libre-circulation. Une proposition appuyée par la Finlande et la Première ministre danoise Mette Frederiksen. La présidente du Conseil européen Ursula von der Leyen a dénoncé des images « inacceptables ». « Il faut mettre fin immédiatement aux traversées dangereuses. Il faut démanteler les réseaux de passeurs. Et les expulsions doivent être rapides, comme le permettent nos règles », a-t-elle écrit sur le réseau social X.

Droite et extrême droite françaises accusent Madrid d’avoir «encouragé» la vague de migrants à Ceuta

En France, l’arrivée soudaine de dizaines de milliers de migrants à Ceuta déclenche une salve de réactions : la droite et l’extrême droite se saisissent immédiatement de l’événement, en pleine pré‑campagne présidentielle. Emmanuel Macron a demandé à Laurent Nuñez de « renforcer les contrôles à la frontière avec l’Espagne », le ministre annonçant l’activation de la Force frontière d’intervention rapide.

À l’extrême droite, Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national (RN) à la présidentielle, fustige des « entrées massives et coordonnées (…) encouragées par le gouvernement espagnol ». À ses yeux, c’est « une folie », et elle exhorte la France à « sans délai renforcer les contrôles à ses frontières ». Jordan Bardella, président du RN, demande pour sa part « la réunion en urgence du Parlement européen en session plénière extraordinaire (…) face à la gravité de la situation ». Il accuse le gouvernement socialiste espagnol de « complicité passive » face à « une véritable invasion migratoire coordonnée du territoire européen ».

À droite, Bruno Retailleau, candidat de LR à la présidentielle, pointe lui aussi avec virulence la responsabilité de l’exécutif espagnol : « L’Espagne aujourd’hui, l’Europe demain, paient le prix de la politique irresponsable du gouvernement socialiste espagnol. On ne peut plus laisser un pays de l’UE fragiliser toute l’Europe. »

Plus virulent encore, Éric Zemmour, président du parti Reconquête, dénonce « une invasion à Ceuta » et appelle à la « remigration ».

Le chef du gouvernement espagnol estime que la crise migratoire en cours à Ceuta résulte d’une interprétation malhonnête de « mafias de trafiquants d’être humains ».

Vendredi 31 juillet, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a qualifié l’arrivée massive de quelque 40 000 migrants dans l’enclave de Ceuta depuis le Maroc d’« attaque », et de « violation de l’intégrité territoriale de l’Espagne ». Selon lui, des réseaux de passeurs mafieux ont sciemment exploité une décision de la justice espagnole sur la reconduite des migrants arrivés par la mer. Cette lecture « intéressée » se serait répandue comme une traînée de poudre et aurait conduit à cette avalanche d’entrées dans l’enclave.

Pour y remédier, Pedro Sánchez annonce le déploiement de bouées entre Ceuta et le territoire marocain. « Nous avons demandé à l’entreprise publique Sasemar, en collaboration également avec la Marine et, bien sûr, avec la Garde civile, de déployer des bouées sur la digue, pour se conformer à l’arrêt de la Cour suprême et créer au moins une barrière de confinement, une barrière physique, ne serait-ce que visuelle. Afin que, d’un point de vue administratif, le rapatriement à la frontière puisse être facilité, se conformant ainsi à l’arrêt de la Cour suprême. »

Le chef du gouvernement annonce également une simplification des démarches pour accélérer les retours vers le Maroc des migrants en situation irrégulière. Selon le ministère espagnol de l’Intérieur, 25 000 personnes auraient déjà quitté l’enclave dans la matinée, les départs depuis Ceuta se faisant à un rythme de 150 personnes par minute, d’après un message transmis à l’Agence France-Presse.

RFI

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À la UneNouvelles nécrologiques

Décès de Raymond Nzeza, ancien directeur général du GSMA et figure emblématique de l’enseignement au Mont-Amba

by admin9775 31 juillet 2026
written by admin9775

Le monde de l’éducation est en deuil après l’annonce du décès de Raymond Nzeza, ancien directeur général du Groupe scolaire du Mont-Amba (GSMA) et figure marquante de l’enseignement des sciences en République démocratique du Congo.

Enseignant de chimie reconnu pour ses qualités pédagogiques, Raymond Nzeza a consacré une grande partie de sa carrière à la formation de plusieurs générations d’élèves. Son parcours au sein du GSMA l’a conduit à occuper successivement les fonctions d’enseignant, de préfet des études, de directeur de l’Institut Mont-Amba 1 (IMA 1), avant d’accéder à la direction générale de l’établissement.

Pour de nombreux anciens élèves et collègues, son nom reste intimement lié à l’histoire de l’enseignement de la chimie au Mont-Amba, aux côtés d’autres grandes figures ayant marqué cette institution, notamment les directeurs Bazomba et plusieurs autres responsables qui ont contribué à son rayonnement.

Les témoignages recueillis à l’annonce de sa disparition saluent un pédagogue passionné, reconnu pour sa maîtrise de la discipline, son éloquence et sa capacité à transmettre le savoir. Ils mettent également en avant ses qualités humaines, notamment sa discrétion, son sens de la dignité, son élégance et sa sérénité, y compris dans les périodes les plus difficiles.

Le décès de Raymond Nzeza suscite une vive émotion au sein de la communauté éducative, en particulier parmi les anciens élèves et les personnels du Groupe scolaire du Mont-Amba, où il laisse le souvenir d’un éducateur profondément attaché à l’excellence et à la formation de la jeunesse congolaise.

Plusieurs messages de condoléances ont été adressés à sa famille biologique, à la communauté des anciens du Mont-Amba ainsi qu’au Groupe scolaire du Mont-Amba, rendant hommage à celui qui aura durablement marqué l’histoire de cette prestigieuse institution.

Par Pascal Kabeya
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À la Une

Itinérance dans le Haut-Lomami : Après Kamina, le Chef de l’État est arrivé à Kaniama-Kasese

by admin9775 30 juillet 2026
written by admin9775

Arrivé dans la matinée de ce mercredi 29 juillet 2026 à Kamina, dans le cadre de son itinérance dans la province du Haut-Lomami, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a posé ses valises en fin de journée à Kaniama-Kasese, sur le site des Bâtisseurs de la Nation.

‎

‎À sa descente d’avion, il a été accueilli par le Général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, Commandant du Service national.

‎

‎Après un bref entretien avec la Première ministre, Judith Suminwa, son Directeur de cabinet, Anthony Nkinzo, et le Président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, le Président de la République s’est ensuite dirigé vers sa résidence.

‎

‎Au cours de son séjour, le Président de la République effectuera plusieurs visites de terrain et procédera à l’inauguration du Centre hospitalier Denise Nyakeru, une infrastructure médicale destinée à renforcer l’offre de soins de santé sur le site des Bâtisseurs de la Nation.

‎

‎Le Chef de l’État va clôturer sa visite a Kaniama-Kasese en présidant le Conseil des ministres sur place, marquant ainsi une nouvelle étape de la politique de proximité et de développement impulsée qu’il a toujours portée.

COM présidence.cd

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À la UneProvince

Goma : le Conseil communal de la jeunesse dénonce la découverte d’un corps dans le lac Kivu et alerte sur la dégradation de la sécurité

by admin9775 30 juillet 2026
written by admin9775

Le Conseil communal de la jeunesse (CCJ) de Goma affirme qu’un corps sans vie a été découvert flottant dans les eaux du lac Kivu, à hauteur de l’avenue Majengo, dans le quartier Lac-Vert, en commune de Goma, dans l’après-midi du 29 juillet.

Dans un communiqué publié le même jour, cette structure de participation citoyenne indique que la victime serait un homme âgé d’une trentaine d’années. Elle estime que cette découverte traduit la persistance de l’insécurité dans la ville de Goma et affirme que le quartier Lac-Vert est régulièrement utilisé comme lieu d’abandon de corps.

Le CCJ fait également état d’une recrudescence des cas d’enlèvements et de disparitions signalés depuis le début du mois de juillet. Selon l’organisation, ces incidents viseraient notamment des jeunes, des commerçants ainsi que des responsables religieux.

Face à cette situation, le Conseil communal de la jeunesse appelle les autorités compétentes à diligenter des enquêtes afin d’établir les circonstances de ce nouveau drame et d’identifier les auteurs.

L’organisation exhorte également les mécanismes nationaux et internationaux de protection des droits humains à renforcer la protection des populations civiles et à enquêter sur les violations présumées des droits humains dans les zones placées sous le contrôle de l’AFC/M23.

À ce stade, aucune communication officielle des autorités compétentes n’avait confirmé les circonstances du décès ni l’identité de la victime.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneSociété

RDC : plusieurs hauts magistrats admis à la retraite, un président de chambre révoqué à la Cour de cassation

by admin9775 30 juillet 2026
written by admin9775

Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a procédé à un important réaménagement au sein de la haute magistrature congolaise à travers une série d’ordonnances présidentielles lues mercredi 29 juillet sur les antennes de la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC). Les décisions concernent des mises à la retraite, des nominations ainsi qu’une mesure disciplinaire touchant plusieurs juridictions supérieures.

À la Cour de cassation, les présidents Badinengani Bilolo, Mwangila Musadi, Yemo Mima Atiba et Placide Kazadi Wayumbulile ont été admis à la retraite. Ils sont remplacés respectivement par Noël Bakila, Mananga Boniface, Kalumba Christian et Otshudi Okita Thomas.

Le président en exercice de la Cour de cassation n’est pas concerné par ce réaménagement et demeure à son poste.

Plusieurs nouveaux conseillers font également leur entrée au sein de cette juridiction. Il s’agit notamment de Tshibasu Panda Madi, Mwambu Yambeno, Ilunga Bekanga, Tshibola Vicky, Fidèle Tshibala, Kanku Kingombe Antoine, Mutoka René Oscar, Mulumba Kamba, Katambwa Mundaki, Kitete Losamba, Nkoko Kibembi Vernette, Voka Yandiko Nge Yengo, Ngoy Kakoso, Alain Mayamba Kayembe, Ingenge Gaston, Kalonda Poni Yvette, Kayembe Kasanda, Malangano Pierre et Matari Mangunga.

Les conseillers Musenga Wa Kasengi Joachim, Belinteko Nsambi Patrice et Kwilu Vangu ont, eux aussi, été admis à la retraite.

Au parquet général près la Cour de cassation, l’avocat général Ndianzonzila Bata Kwau quitte également ses fonctions pour faire valoir ses droits à la retraite. En revanche, Bonane Jerry Mona, Mukonkole Katambwa, Vola Nzungu, Wakuteka Bombeshayi, Sylvain Kaluila Muana, Bodisa Mundi, Kabamba Mukanya, Baka Mapema, Idumbo Meli Meli et Kabila Nza sont promus premiers avocats généraux, tandis que dix-sept autres magistrats accèdent aux fonctions d’avocats généraux.

Les ordonnances présidentielles prévoient également une mesure disciplinaire à l’encontre du magistrat civil Kilomba Ngondi, président à la Cour de cassation. Celui-ci est démis d’office de ses fonctions et de son grade pour n’avoir pas repris son service depuis sa nomination en 2020, malgré les notifications qui lui avaient été adressées.

À la Cour constitutionnelle, les premiers avocats généraux Ndaka Makandombi et Likoko Bangala sont admis à la retraite. Ils sont remplacés par Nkonkolo Ilunga, Kasongo Mpa Oking et Iyeli Nzo Bongongo, nommés premiers avocats généraux. Kapita Kaniama, Ngandu Mukendi, Sindano Bulenge, Kama Alama et Sangu Makaya sont, pour leur part, nommés avocats généraux.

Le mouvement concerne également le Conseil d’État. Les présidents Malenga Minga, Ndala Muswamba et Bonvulu Bomongo, ainsi que les conseillers Nsasa Mbunzi, Tshibola Bidi Lukini, Kanza Makoka et Lembe Lembe Nkashama, sont admis à la retraite. Mungu Kanga, Sibu Matubuka René, Tshakwa Jean-Pierre, Ayanga Sobe Bambale et Kitenge Ndibu sont nommés présidents, tandis que quatorze nouveaux conseillers intègrent cette haute juridiction administrative.

Au parquet général près le Conseil d’État, le premier avocat général Esabe Kamulete ainsi que les avocats généraux Kalonda Ohanga et Tabalani Song sont également admis à la retraite. Kashama Biteketa, Useni Sefu, Masiala Kaza Claire, Mayindombe Mayi, Kasanda Kitenge et Diaka Nua Lukula sont nommés premiers avocats généraux, accompagnés de treize nouveaux avocats généraux.

Ces ordonnances s’inscrivent dans le cadre de la gestion des carrières des magistrats et du renouvellement des effectifs au sein des plus hautes juridictions de la République démocratique du Congo, conformément aux prérogatives du président de la République en matière d’organisation du pouvoir judiciaire.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Le Royaume-Uni rétablit les services de visa normaux pour les ressortissants de la RDC

by admin9775 30 juillet 2026
written by admin9775

Le Royaume-Uni a annoncé le rétablissement des services de visa normaux en faveur des ressortissants de la République démocratique du Congo, mettant ainsi fin aux restrictions imposées depuis la fin de l’année 2025 dans un contexte de tensions liées à la coopération migratoire entre les deux pays.

Dans un message publié le 23 juillet, l’ambassade du Royaume-Uni en RDC a indiqué que les services de visa ont repris leur fonctionnement normal depuis le 21 juin 2026. La représentation diplomatique britannique a salué une évolution obtenue à l’issue d’un dialogue engagé avec les autorités congolaises sur le retour des ressortissants de la RDC ne disposant pas d’un droit de séjour sur le territoire britannique.

« L’ambassade se félicite de la reprise des services de visa normaux avec la RDC depuis le 21 juin 2026 », a indiqué la mission diplomatique, précisant que cette avancée est le résultat d’un « dialogue constructif » entre Londres et Kinshasa.

Selon l’ambassade, cette décision traduit le renforcement de la coopération bilatérale en matière migratoire et témoigne de la volonté des deux gouvernements de poursuivre leur collaboration sur les questions liées à la gestion des flux migratoires et au retour des personnes en situation irrégulière.

En décembre 2025, le Royaume-Uni avait décidé de durcir les conditions d’octroi des visas aux ressortissants congolais. Les autorités britanniques avaient alors justifié cette mesure par une coopération jugée insuffisante de la République démocratique du Congo concernant le retour de ses ressortissants en séjour irrégulier sur le territoire britannique.

Cette décision avait conduit les deux pays à ouvrir une série de concertations diplomatiques et techniques associant notamment le ministère congolais des Affaires étrangères, la Direction générale de migration (DGM) et le Home Office britannique afin d’améliorer les mécanismes de coopération en matière migratoire.

Le rétablissement des services de visa normaux marque ainsi l’aboutissement de ces discussions et ouvre une nouvelle étape dans les relations entre Kinshasa et Londres, fondée sur une coopération renforcée dans les domaines migratoire et consulaire.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

RDC : la sénatrice Sona Kamitatu démissionne d’Ensemble pour la République

by admin9775 30 juillet 2026
written by admin9775

La sénatrice Sona Kamitatu a annoncé, mercredi 29 juillet, sa démission du parti Ensemble pour la République, dirigé par l’opposant Moïse Katumbi, mettant ainsi fin à plusieurs années de collaboration politique au sein de cette formation.

Dans une lettre adressée au président du parti, l’élue indique avoir pris cette décision « après une longue réflexion ». Elle explique que l’évolution du contexte politique au sein d’Ensemble pour la République ne lui permet plus de défendre avec la même conviction les valeurs qui avaient motivé son engagement.

« Je préfère me retirer sans amertume plutôt que de demeurer sans conviction », écrit-elle dans sa correspondance, soulignant que son choix résulte d’une démarche personnelle mûrement réfléchie.

Sona Kamitatu a toutefois tenu à remercier Moïse Katumbi pour la confiance et le soutien dont elle affirme avoir bénéficié tout au long de son parcours au sein du parti. Elle dit conserver de cette expérience des souvenirs marqués par l’engagement politique et les combats menés aux côtés de ses anciens compagnons.

Malgré son départ, la sénatrice assure qu’elle ne se retire pas de la vie politique. Elle annonce son intention de poursuivre son engagement dans « un autre cadre », tout en réaffirmant son attachement à la défense des libertés publiques, de la démocratie ainsi qu’à la promotion de la participation des jeunes et des femmes à la vie publique.

Cette démission intervient dans un contexte marqué par des recompositions au sein de la classe politique congolaise, alors que plusieurs formations d’opposition multiplient les initiatives et les repositionnements à l’approche des prochaines échéances politiques.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Référendum en RDC : la Coalition C64 rejette l’arrêt de la Cour constitutionnelle et annonce de nouvelles actions le 15 août

by admin9775 30 juillet 2026
written by admin9775

La Coalition Article 64 (C64), qui regroupe notamment les opposants Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund, Augustin Matata Ponyo et Delly Sesanga, a rejeté l’arrêt de la Cour constitutionnelle ayant déclaré conforme à la Constitution la loi portant organisation du référendum. Dans un communiqué publié mercredi 29 juillet à Kinshasa, la plateforme d’opposition qualifie cette décision de « nulle et non avenue » et annonce la poursuite de sa mobilisation.

Selon la coalition, la haute juridiction aurait perdu son indépendance et sa légitimité. La C64 accuse le pouvoir de l’avoir transformée en une institution « aux ordres », estimant que sa composition ne garantirait plus l’impartialité exigée pour exercer le contrôle de constitutionnalité.

Pour les dirigeants de la plateforme, la décision rendue par la Cour constitutionnelle constitue une étape supplémentaire vers ce qu’ils qualifient de « complot contre l’ordre constitutionnel ». Ils estiment que la validation de la loi référendaire, malgré les réserves d’interprétation formulées sur plusieurs de ses dispositions, ouvre la voie à une remise en cause de la Constitution.

La coalition affirme notamment que l’arrêt confirme, selon elle, une volonté de modifier les règles constitutionnelles et met en garde contre toute initiative susceptible de conduire à une révision de la Constitution ou à un éventuel troisième mandat du président Félix Tshisekedi.

« Le peuple congolais n’acceptera ni le contournement de la Constitution, ni la personnalisation des institutions, ni le changement de Constitution, ni le troisième mandat », peut-on lire dans le communiqué.

La C64 estime également que les réserves d’interprétation formulées par la Cour sur plusieurs articles de la loi démontrent, selon elle, les limites juridiques du texte adopté par le Parlement. Elle considère que cette décision résulte d’une « négociation entre les règles constitutionnelles » et les violations qu’elle dénonce.

Réaffirmant son engagement en faveur de ce qu’elle présente comme la défense de l’ordre constitutionnel, la coalition appelle ses militants ainsi que l’ensemble des Congolais, tant sur le territoire national que dans la diaspora, à demeurer « mobilisés, vigilants et solidaires ».

Dans cette perspective, les principaux leaders de la plateforme donnent rendez-vous à leurs partisans le 15 août 2026 pour la poursuite de leurs actions, conformément au calendrier annoncé dans leur précédent communiqué du 20 juillet.

Cette réaction intervient au lendemain de l’arrêt de la Cour constitutionnelle déclarant conforme à la Constitution la loi portant organisation du référendum, tout en assortissant treize de ses dispositions de réserves d’interprétation destinées à encadrer sa mise en œuvre.

Par Marius Bopenga
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