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Universités de Goma et Bukavu : Kinshasa suspend les activités académiques sur fond de confrontation avec l’AFC/M23

by admin9775 26 août 2026

Kinshasa durcit le ton face à l’AFC/M23. Le ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et de l’Innovation (ESURSI) a décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre les activités académiques dans plusieurs établissements d’enseignement supérieur de Goma et de Bukavu, officiellement en raison de la situation sécuritaire. Mais cette décision intervient surtout après les nominations de responsables universitaires opérées par l’AFC/M23 dans les zones qu’elle contrôle.

L’arrêté ministériel concerne notamment l’Université de Goma, l’ISC-Goma, l’ISTM-Goma et l’ISP-Goma, ainsi que l’Université officielle de Bukavu, l’ISC-Bukavu, l’ISTM-Bukavu, l’ISP-Bukavu, l’ISDR-Bukavu et l’ISAM-Bukavu.

Les inscriptions, réinscriptions, enseignements, évaluations, délibérations et autres actes académiques liés à l’année 2026-2027 sont suspendus.

Une exception est toutefois prévue pour les étudiants finalistes de l’année académique 2025-2026, qui pourront poursuivre les activités nécessaires à l’achèvement de leur cursus dans d’autres établissements légalement reconnus par l’État congolais.

Une bataille qui dépasse l’université

Cette décision intervient quelques semaines après que l’AFC/M23 a annoncé la désignation de nouveaux membres des comités de gestion de plusieurs établissements publics de Goma et Bukavu.

Le mouvement rebelle avait présenté ces nominations comme nécessaires pour assurer la continuité du fonctionnement des institutions dans les territoires qu’il contrôle. Kinshasa les a, pour sa part, rejetées, considérant que l’AFC/M23 ne dispose d’aucune compétence légale pour administrer les établissements publics de l’État.

Le différend révèle ainsi une question fondamentale : qui détient réellement l’autorité sur les institutions publiques dans les territoires contrôlés par la rébellion ?

En nommant des responsables universitaires, l’AFC/M23 ne cherche pas seulement à gérer des établissements. Elle exerce, de fait, une prérogative normalement réservée à l’État. La réaction de Kinshasa apparaît donc comme une volonté d’empêcher que cette administration parallèle ne se normalise.

Le dilemme de Kinshasa

La décision gouvernementale comporte toutefois un coût. La suspension des activités risque de perturber les parcours de nombreux étudiants et de fragiliser davantage le fonctionnement de l’enseignement supérieur dans une région déjà durement affectée par la guerre.

Kinshasa se trouve ainsi face à un dilemme : maintenir les activités sous une administration qu’il considère illégitime ou les suspendre au risque de pénaliser la population.

Le choix fait par le gouvernement est clairement celui de la défense de l’autorité de l’État.

Cette nouvelle confrontation intervient alors que Kinshasa et l’AFC/M23 poursuivent leurs discussions dans le cadre du processus de Doha. Elle montre surtout que, même au-delà des négociations militaires et diplomatiques, la bataille porte désormais sur l’administration quotidienne des territoires.

À Goma et Bukavu, les universités deviennent ainsi un nouveau terrain de confrontation entre contrôle de fait et souveraineté de droit.

Par Pascal Kabeya
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26 août 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

Dolly Parton, idole américaine de la musique country, est morte à l’âge de 80 ans

by admin9775 26 août 2026

Légende américaine de la musique country, la chanteuse Dolly Parton est morte à 80 ans, a annoncé mardi 25 août 2026 sa famille dans une vidéo. Issue d’un milieu pauvre, cette icône de la country s’est hissée jusqu’au firmament de la pop avec des tubes comme « Jolene » ou « I Will Always Love You ». Derrière un physique de Barbie se cachait une songwriter au caractère bien trempé qui a réussi dans la musique comme dans les affaires.

Dolly Parton, légende américaine de la musique country, est décédée à l’âge de 80 ans, a annoncé sa famille ce mardi 25 août 2026. « Ma famille et moi avons partagé toute une vie de beaux souvenirs avec Dolly, mais vous aussi. Elle a toujours été présente sur votre télévision, votre tourne-disque, vos CD ou dans la playlist de votre téléphone, devenant ainsi un membre à part entière de votre famille », a déclaré son neveu dans une vidéo publiée sur le compte X de la star, que l’on savait malade depuis un certain temps. Citant des représentants de l’artiste, les médias américains ont précisé, un peu plus tard dans la journée, qu’elle était décédée après « un bref combat contre le cancer ».

À première vue, Dolly Parton était cette chanteuse à la chevelure platine et aux ongles interminables, qui avait quelque peu forcé sur la chirurgie esthétique. Mais cette image volait en éclats dès que ce petit bout de femme apparaissait sur scène ou prenait la parole. « La magie, c’est que j’ai l’air artificielle mais je suis totalement vraie, confiait-elle au journal USA Today en 2020 (*). Les gens peuvent le voir. Ils me pardonnent d’être tape-à-l’œil. Ils me pardonnent de ne pas être élégante. Ils me pardonnent de ne pas être aussi intelligente que des gens éduqués. Je veux qu’ils me voient. Je ne suis pas timide. » 

Quatrième d’une fratrie de douze enfants, la fille originaire du Tennessee est née le 19 janvier 1946 dans une famille très pauvre. Elle grandit au pied des Appalaches entre un père cultivateur de tabac et une mère au foyer. C’est un oncle, Bill Owens, qui lui apprend la guitare et la pousse très jeune sur scène. La jeune Dolly chante pour la télé locale. À 13 ans, elle est présentée par Johnny Cash au Grand Ole Opry, une importante émission de radio country. 

Des débuts télévisés

Avec l’équivalent du bac en poche, elle prend à dix-huit ans le bus pour Nashville, la capitale musicale du sud des États-Unis. Elle pense devenir une star, mais elle place surtout les chansons de son oncle Bill et enchaîne les petits boulots.  

C’est dans cette ville qu’elle rencontre aussi Carl Dean, un entrepreneur en travaux publics qui deviendra vite son mari. Son premier album, Hello, I’m Dolly, voit le jour trois ans plus tard et s’ouvre par le malicieux « Dumb blonde » – « Blonde idiote », en français-, l’histoire d’une « blonde » pas si dupe du double jeu de son amant. 

La jeune femme attire l’attention d’une figure de la country, Porter Wagoner, qui devient son producteur et manager. Durant 7 ans, elle apprend les ficelles du métier dans le Porter Wagoner Show à la télévision et chante en duo avec lui. La relation tourne au vinaigre quand elle s’émancipe de son pygmalion et devient n°1 des charts country avec « Jolene ».  

Elle lui écrit en guise d’adieu une chanson d’amour, « I Will Always Love You », qui rencontre un succès planétaire vingt ans plus tard lorsqu’elle est reprise par Whitney Houston pour le film Bodyguard.

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Avant cela, ce titre déchirant aurait dû être interprété par Elvis Presley, mais miss Parton a refusé de céder ses droits à l’entourage de la star. Il n’y aura jamais de version d’Elvis ; celle de Whitney Houston lui permet en revanche d’empocher près de 6 millions de dollars et d’être redécouverte sur le tard.

De la country vers Hollywood 

En 1977, la chanteuse de country à l’allure de pin-up se tourne vers la pop puis gagne Hollywood.  Au cinéma, elle joue dans des comédies populaires dont elle compose souvent la chanson titre. C’est le cas dans Comment se débarrasser de son patron (9 to 5, en VO) avec Jane Fonda et Lily Tomlin. Elle enchaîne ensuite avec La cage aux poules et Rhinestone, aux côtés de Sylvester Stallone. Mais dans ces années 1980 où sa musique devient pop, Dolly est rattrapée par des problèmes de santé et une dépression tenace.

Dolly Parton entourée de Les Paul (à dr.) et Chet Atkins ( à g.), lors des Grammy Awards, à Los Angeles, le 19 février 1977.
Dolly Parton entourée de Les Paul (à dr.) et Chet Atkins ( à g.), lors des Grammy Awards, à Los Angeles, le 19 février 1977. ASSOCIATED PRESS – George Brich

Faisant mentir ceux qui ont vu en elle une « plouc », Dolly Parton assume son ambition avec une bonne dose d’autodérision. Femme d’affaires redoutable, elle ouvre un parc d’attraction à sa gloire, Dollywood, dans sa région d’origine. Au milieu des montagnes russes se trouve alors une reproduction de la cabane en rondins qui l’a vu grandir et une chapelle au nom du prêcheur itinérant qui l’a fait naître.  

« Dolly » lance son parfum, s’adosse à une marque de gâteaux, ou signe une ligne d’accessoires pour chiens. Sans qu’on le sache vraiment, elle est aussi productrice de documentaires, de comédies populaires, ou de la série télé Buffy contre les vampires. 

Son univers rose bonbon et son amour des papillons tranchent avec la densité d’un songwriting qui raconte ses montagnes du Tennessee (« My Tennessee Mountain Home »), ses origines très modestes (« Coat of Many Colors »), touche à la soul (« The Seeker ») comme au disco (« Baby I’m Burnin’ »). 

Mamie adorée des réseaux sociaux

Ce n’est certainement pas un hasard que son prénom, Dolly, ait été choisi pour nommer la première brebis clonée. Elle traverse le temps grâce à ses chansons pour le cinéma ou des apparitions dans Hannah Montana, la série télévisée avec sa filleule chérie Miley Cyrus. Miss Parton devient également une icône LGBT et les féministes s’approprient ses textes. Elle parle de l’avortement comme de l’adoption, des femmes qui luttent pour se faire respecter au bureau dans « 9 to 5 », mais ne s’affirme pas féministe. La mamie adorée des réseaux sociaux se dit favorable au mouvement Black Lives Matter. 

Profondément croyante et très secrète sur son intimité, Dolly Parton se retranche derrière un amour des autres œcuménique. À la tête d’une fortune de plus de 500 millions de dollars, la philanthrope fait largement profiter son Tennessee de ses affaires.  

Avec son programme Library Imagination, elle distribue des livres aux jeunes enfants dans tous les États-Unis comme dans les pays anglo-saxons. Elle finance aussi des hôpitaux et au moment du Covid-19, fait un don d’1 million de dollars pour la recherche sur un vaccin. Quand Beyoncé reprend « Jolene » sur son disque Cowboy Carter, celle qui est rebaptisée Dolly P l’adoube sans se soucier d’un milieu country très blanc. 

Dans une Amérique clivée autour de la figure de Donald Trump, elle se garde cependant bien de prendre des positions politiques fermes pour continuer de parler à tout le monde. « J’ai autant de fans républicains que démocrates. Je ne veux pas les offenser », répète-t-elle à USA Today (*). « Je ne suis pas politique et je ne veux pas être entraînée dans des affaires politiques. Je regarde et je pense ce que j’ai à penser. Je me dis juste : « Seigneur, que font ces gens ? C’est de la folie ! Ils s’en foutent de nous. » » 

La touchante Dolly peut bien affirmer qu’elle est une rockstar à l’aube de ses 80 ans ; sa vie est adaptée dans une comédie musicale jouée à Broadway. Avec ses 3 000 chansons et ses 100 millions d’albums vendus, elle aura influencé Miley Cyrus, Taylor Swift, les White Stripes ou été l’étincelle pour la Française Pomme. À sa manière, la blonde avait largement pris sa revanche. 

(*) Dolly Parton : « The whole magic about me is that I look artificial, but I’m totally real », USA Today, 27 août 2020. 

« Dolly », une figure aimée de tous les Américains

Aux États-Unis, Dolly Parton a dépassé les clivages politiques, religieux, régionaux ou même ethniques. La chanteuse reste très aimée et pour beaucoup, elle ferait pratiquement partie de la famille. Selon la spécialiste de la musique du sud du pays, Tracy Laird (*), elle a incarné « cet idéal selon lequel le travail acharné, la confiance en soi, ainsi qu’une bonne dose de talent et de chance, peuvent permettre à quiconque de réaliser ses rêves ». 

Mettant un point d’honneur à rester neutre politiquement, Dolly Parton n’en est pas moins devenue une conscience morale. Sur de nombreux tee-shirts, mugs, et produits dérivés au kitsch tapageur, on peut ainsi lire « What would Dolly do ? » (« Que ferait Dolly (à ma place) ? ») ou « Dolly for president » (« Dolly présidente »).  

Au fil de sa carrière, Dolly Parton a régulièrement rappelé sa croyance en « l’égalité de tous et en la place centrale de l’amour dans une vie de foi : l’amour pour l’étranger, l’amour pour son prochain et l’amour pour la personne que l’on serait instinctivement tenté de juger ou de condamner », note Tracey Laird. 

Celle qui aspirait à devenir « une star universelle » sera simplement devenue « Dolly » pour bien des Américains et aura été un exemple de réussite. 

RFI

26 août 2026
À la Une

Kagame prend fait et cause pour une journaliste face à son propre ministre des Affaires étrangères lors d’une conférence de presse

by admin9775 26 août 2026

Un moment pour le moins inhabituel impliquant le président rwandais Paul Kagame et son ministre des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, suscite de nombreuses réactions après que le chef de l’État a publiquement pris la défense de la journaliste Scovia Umutesi lors d’une conférence de presse à Kigali.

La controverse remonte à un précédent échange houleux sur Internet entre Olivier Nduhungirehe et Scovia Umutesi. Le ministre avait critiqué l’interprétation faite par la journaliste de propos qu’il avait tenus en français. Leur désaccord s’était ensuite transformé en confrontation publique sur les réseaux sociaux.

Mais lorsque cette affaire a refait surface lors de la conférence de presse tenue par Paul Kagame le 24 août au Kigali Convention Centre, la réaction du président a surpris.

Selon des traductions qui circulent de ses propos en kinyarwanda, Kagame a estimé que Scovia Umutesi n’avait aucune raison de présenter des excuses. Il a plutôt considéré que c’était au ministre Nduhungirehe de s’excuser pour la manière dont il avait échangé avec des journalistes.

« Elle n’avait rien à excuser. Rien », aurait déclaré Paul Kagame.

Le président rwandais a également défendu le droit des journalistes à poser des questions et à soumettre les responsables gouvernementaux à la critique et à l’examen. En substance, il a rappelé qu’occuper le poste de ministre ne signifie pas détenir à soi seul la vérité.

La séquence est désormais largement relayée sur les réseaux sociaux rwandais. L’attention se concentre notamment sur cette scène inhabituelle : Paul Kagame corrigeant publiquement l’un de ses principaux ministres tout en prenant la défense d’une journaliste engagée dans un différend avec ce dernier.

Olivier Nduhungirehe demeure ministre des Affaires étrangères du Rwanda et aucun limogeage ni mesure disciplinaire n’a été annoncé à son encontre.

Sur le plan politique, toutefois, le message du président a été particulièrement clair, parce qu’il a été délivré publiquement et devant les caméras : selon Paul Kagame, ce n’était pas la journaliste qui devait présenter des excuses, mais son propre ministre des Affaires étrangères.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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26 août 2026
À la UneSociété

RDC : le Service National face aux limites d’une lutte superficielle contre l’insalubrité

by admin9775 25 août 2026

Le travail réalisé par le Service National dans la lutte contre l’insalubrité mérite, à mon sens, d’être questionné. Les opérations de nettoyage menées dans certaines grandes artères de Kinshasa donnent une visibilité immédiate à l’action publique, mais elles ne semblent pas s’attaquer aux causes profondes du problème.

Balayer les principales artères de la capitale quelques jours par semaine avec des balais traditionnels peut contribuer ponctuellement à améliorer l’apparence des rues. Mais peut-on réellement considérer cette pratique comme une politique durable d’assainissement ?

Une réponse ponctuelle à un problème structurel

L’insalubrité à Kinshasa ne se résume pas à la présence de déchets sur les grandes artères. Elle résulte d’un ensemble de facteurs : absence ou insuffisance d’un système régulier de collecte des déchets, manque d’infrastructures adaptées, insuffisance des équipements, mauvaise gestion des dépotoirs, faible sensibilisation de la population et absence de mécanismes efficaces de contrôle et de sanction.

Dans ces conditions, les opérations ponctuelles de balayage risquent davantage de traiter les conséquences que les causes.

Le risque est également financier. À force de mobiliser d’importantes ressources publiques pour des opérations répétitives qui ne règlent pas durablement le problème, le Service National pourrait finir par engager des budgets considérables sans parvenir à améliorer structurellement le système d’assainissement.

« En 2026, nous balayons encore avec les mêmes balais »

Le contraste est particulièrement frappant dans une capitale de la taille de Kinshasa.

En 2026, alors que les villes modernes s’appuient sur des systèmes mécanisés de collecte, de tri, de traitement et de valorisation des déchets, Kinshasa continue, dans plusieurs opérations de nettoyage, à recourir essentiellement à des méthodes rudimentaires.

Le problème n’est évidemment pas le balai en lui-même. C’est l’absence d’une véritable chaîne moderne et permanente de gestion des déchets qui pose question.

Une opération de nettoyage peut rendre une rue propre pendant quelques heures ou quelques jours. Mais si les déchets continuent d’être produits sans système efficace de collecte et de traitement, l’insalubrité réapparaît rapidement.

Au-delà des opérations médiatiques

La multiplication d’opérations ponctuelles et leur forte visibilité médiatique peuvent donner l’impression d’une action soutenue. Mais une politique publique efficace ne devrait pas être évaluée uniquement à travers les images diffusées après une opération de nettoyage.

Le véritable indicateur devrait être la capacité à maintenir durablement les quartiers propres, à assurer la collecte régulière des déchets et à empêcher leur accumulation.

Autrement dit, l’assainissement ne doit pas être un événement ; il doit devenir un service public permanent.

Pour une véritable politique d’assainissement

Si la RDC veut réellement s’attaquer au problème de l’insalubrité, elle doit passer d’une logique d’opérations ponctuelles à une stratégie structurée et durable.

Cela suppose notamment :

  • la mise en place d’un système régulier de collecte des déchets ;
  • l’acquisition d’équipements modernes adaptés aux réalités urbaines ;
  • la création et la modernisation des infrastructures de traitement et de stockage ;
  • l’organisation du tri et, lorsque cela est possible, de la valorisation des déchets ;
  • l’entretien permanent des caniveaux et des réseaux d’évacuation des eaux ;
  • la sensibilisation des populations ;
  • l’application effective des règles et des sanctions ;
  • et surtout, une répartition claire des responsabilités entre l’État, les provinces, les communes et les opérateurs chargés de l’assainissement.

Le temps d’une politique à long terme

Le Service National peut certes contribuer aux opérations d’assainissement. Mais il ne peut, à lui seul et avec des méthodes essentiellement traditionnelles, résoudre un problème aussi complexe que celui de la gestion des déchets dans une mégapole comme Kinshasa.

La question n’est donc pas de savoir si les rues doivent être balayées. Elles doivent évidemment l’être. La véritable question est de savoir pourquoi, après des années d’opérations de nettoyage, la capitale reste confrontée aux mêmes problèmes.

Tant que les autorités privilégieront les actions ponctuelles au détriment d’un système permanent de gestion des déchets, l’insalubrité continuera de revenir.

Kinshasa n’a pas seulement besoin de personnes pour balayer ses rues. Elle a besoin d’une véritable politique d’assainissement, moderne, structurée, financée et évaluée sur ses résultats.

Par Pascal Kabeya
CONGO PUB Online

25 août 2026
À la UneProvince

Sud-Kivu : le MCVE+ à Minembwe, entre vérification du cessez-le-feu et poursuite des offensives

by admin9775 25 août 2026

Une délégation du Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus (MCVE+/EJVM+) est arrivée à Minembwe, dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, lundi 24 août 2026, pour conduire sa première mission officielle de vérification du cessez-le-feu conclu entre le gouvernement de la République démocratique du Congo et l’AFC/M23 dans le cadre du processus de Doha.

Cette mission intervient alors que la situation sécuritaire demeure particulièrement tendue dans plusieurs zones du Sud-Kivu, avec des accusations persistantes de violations de la trêve par les différentes parties.

À Minembwe, des récits contradictoires face aux vérificateurs

La délégation du MCVE+ poursuit ses consultations auprès des différentes composantes de la société à Minembwe afin de recueillir des témoignages sur les violations présumées du cessez-le-feu.

Selon une source locale, des personnes mobilisées par les autorités de fait contrôlant la zone auraient présenté à la délégation une version attribuant principalement aux FARDC la responsabilité des violations de la trêve.

Cette source affirme que des personnes âgées, des personnes handicapées ainsi que des représentants d’écoles et d’églises auraient été mobilisés pour témoigner de destructions qu’ils attribuent aux forces gouvernementales.

Ces accusations n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.

La source dénonce une démarche qu’elle considère comme destinée à influencer la mission de vérification. Elle affirme notamment que la présence de témoins présentant une version unique des événements risque de priver les vérificateurs d’une lecture complète de la situation sécuritaire dans les hauts plateaux.

L’autre réalité du terrain

Au même moment, des informations en provenance des moyens plateaux d’Uvira font état d’une attaque contre plusieurs positions des FARDC à Malimba, dans le groupement de Bijombo.

Selon des sources locales, des combattants de l’AFC/M23, présentés comme soutenus par les forces rwandaises, auraient attaqué trois positions de l’armée congolaise avant de se retirer dans la nuit.

Ces informations sont particulièrement sensibles puisqu’elles interviennent alors que la communauté internationale multiplie les appels au respect du cessez-le-feu et que le MCVE+ vient précisément d’entamer sa mission de vérification.

Si ces faits sont confirmés, ils soulèveraient une nouvelle fois la question de la portée réelle des engagements pris dans le cadre du processus de paix de Doha.

L’« hypocrisie » dénoncée face au rôle du Rwanda

La situation pose également une question politique plus large : comment expliquer que la communauté internationale exige de Kinshasa le respect du cessez-le-feu tout en semblant rester impuissante face aux opérations militaires attribuées aux forces rwandaises et à leurs supplétifs de l’AFC/M23 ?

Pour les autorités congolaises et une partie de l’opinion, cette attitude traduit une forme d’hypocrisie internationale, dans la mesure où les déclarations diplomatiques sur la nécessité de faire respecter la trêve ne semblent pas toujours être accompagnées de mesures suffisamment fortes lorsque des forces rwandaises sont accusées de poursuivre leur soutien militaire à l’AFC/M23.

La question est d’autant plus sensible que le rôle du Rwanda dans le conflit de l’Est congolais fait depuis longtemps l’objet de rapports et d’accusations internationales. Kigali rejette pour sa part les accusations selon lesquelles ses forces seraient directement impliquées dans les opérations de l’AFC/M23.

Dans ce contexte, une vérification qui se limiterait aux seuls incidents impliquant les FARDC, sans examiner les mouvements et opérations attribués aux forces rwandaises et à l’AFC/M23, risquerait d’être perçue comme déséquilibrée.

Malimba : les FARDC évoquent un incident lors d’une relève

De leur côté, les autorités sécuritaires congolaises livrent une autre version concernant les événements de Malimba.

Selon une autorité sécuritaire locale, les FARDC procédaient lundi à la relève d’un bataillon déployé dans cette zone. Au cours du mouvement de relève et du déploiement d’une nouvelle unité destinée à réoccuper la position de Malimba, des militaires qualifiés de « non contrôlés » auraient déclenché des tirs qui n’auraient duré que quelques minutes.

La même source assure que la situation est désormais sous contrôle.

« La situation reste calme et sous contrôle des FARDC et Wazalendo », a-t-elle déclaré, appelant la population à garder son calme et à ne pas céder aux rumeurs et fausses informations diffusées sur les réseaux sociaux.

Une vérification qui devra aller au-delà des apparences

La mission du MCVE+ intervient donc dans un contexte où les versions des événements s’opposent frontalement.

Son principal défi sera de ne pas se limiter aux témoignages soigneusement préparés ou aux récits présentés par les acteurs qui contrôlent militairement les territoires visités. Elle devra également établir les faits à partir de sources multiples, des traces laissées sur le terrain, des mouvements des forces et des témoignages recueillis auprès de différentes communautés.

L’enjeu dépasse largement la seule situation de Minembwe. Il concerne la crédibilité du mécanisme de vérification et, plus largement, celle du processus de Doha.

Car un cessez-le-feu ne peut être crédible que si les violations sont constatées de manière impartiale, quel que soit leur auteur. Et la paix ne peut durablement s’installer si la communauté internationale ferme les yeux sur les responsabilités des acteurs les plus puissants du conflit.

Par Marius Bopenga
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25 août 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

RDC : décès de Jean Mukenge, directeur général de HJ Hospitals

by admin9775 25 août 2026

Le secteur médical et hospitalier congolais est en deuil après l’annonce du décès de Jean Mukenge, directeur général de HJ Hospitals. Figure reconnue du milieu de la santé en République démocratique du Congo, il laisse le souvenir d’un responsable engagé, apprécié pour son professionnalisme, sa proximité avec ses équipes et son attachement à la qualité des soins.

La disparition de Jean Mukenge suscite une vive émotion au sein du Groupe HJ, de la communauté médicale et auprès de nombreuses personnes ayant travaillé à ses côtés.

Un dirigeant, mais aussi un frère et un mentor

Haris Jagtani, fondateur du Groupe HJ, a rendu hommage à celui qu’il considérait bien au-delà de ses fonctions professionnelles.

Dans un témoignage marqué par l’émotion, il a décrit Jean Mukenge comme un frère, un mentor et un membre essentiel de la famille HJ, soulignant le soutien et les conseils que celui-ci lui avait apportés au fil des années.

« Il m’a toujours guidé comme son jeune frère et soutenu dans les moments difficiles. Je garderai toujours en mémoire sa bonté, son soutien et son affection », a témoigné Haris Jagtani.

Ce témoignage illustre la dimension humaine du lien qui unissait les deux hommes et l’importance qu’occupait Jean Mukenge au sein du groupe.

Une empreinte dans le secteur hospitalier

Sous sa direction, HJ Hospitals a poursuivi son développement et renforcé sa présence dans le secteur de la santé en RDC, avec une orientation axée sur la modernisation des infrastructures, la qualité des soins et l’accompagnement des patients.

Ses collaborateurs retiennent notamment d’un dirigeant proche de ses équipes, capable de conjuguer exigences professionnelles et attention portée aux relations humaines.

Pour ceux qui l’ont côtoyé, son management reposait également sur des valeurs de solidarité, de respect et d’excellence, qui ont contribué à façonner la culture de l’établissement.

Une disparition qui dépasse le cadre professionnel

La mort de Jean Mukenge dépasse ainsi le seul cadre institutionnel de HJ Hospitals. Elle affecte une communauté médicale qui perd l’un de ses acteurs, mais également des collaborateurs, des patients et de nombreuses personnes qui ont eu l’occasion de croiser son parcours.

À travers les hommages qui lui sont rendus, c’est l’image d’un professionnel profondément attaché à son métier et à l’humain qui se dessine.

Son engagement dans le secteur hospitalier, son accompagnement des équipes et les relations qu’il a nouées au fil des années devraient continuer à marquer la mémoire de ceux qui l’ont connu.

Le Groupe HJ et l’ensemble de la communauté médicale congolaise rendent ainsi hommage à Jean Mukenge et présentent leurs condoléances à sa famille, à ses proches et à tous ses collaborateurs.

Que son âme repose en paix.

Par Pascal Kabeya
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25 août 2026
À la UnePolitique

RDC : Denis Mukwege met en garde contre un dialogue qui pourrait banaliser les crimes commis dans l’Est

by admin9775 24 août 2026

Le débat sur les conditions d’un éventuel dialogue politique en République démocratique du Congo continue de susciter de profondes divergences au sein de l’opposition. Denis Mukwege s’est notamment opposé à la position défendue par Martin Fayulu, qui insiste sur la nécessité d’associer Joseph Kabila et Corneille Nangaa à un éventuel processus de dialogue.

Pour le prix Nobel de la paix, la gravité des crimes commis dans l’Est du pays ne peut être occultée au nom de la recherche d’un compromis politique. Il estime que les milliers de morts, les massacres, les violences sexuelles et la destruction de nombreuses vies imposent que les responsabilités soient clairement établies.

« L’heure n’est pas de venir rendre tout blanc juste par un dialogue »

Denis Mukwege considère que les différents rapports internationaux consacrés aux violences dans l’Est de la RDC ont déjà documenté les faits et identifié, selon leurs conclusions, les responsables de plusieurs crimes.

Dans cette perspective, il met en garde contre un dialogue qui se transformerait en mécanisme d’effacement des responsabilités.

« Le bilan des crimes commis à l’Est de la RDC est amer. Après des milliers de morts, des massacres, des femmes violées, des vies détruites, tous les rapports internationaux ont identifié les auteurs des crimes à l’Est de la RDC. L’heure n’est pas de venir rendre tout blanc juste par un dialogue », a-t-il déclaré.

Pour le médecin et défenseur des droits humains, la recherche de la paix ne devrait donc pas signifier l’abandon de la question de la justice et de la responsabilité des acteurs impliqués dans les violences.

Mukwege critique la place accordée à Kabila et Nangaa

Denis Mukwege s’est également montré particulièrement critique à l’égard de ceux qui conditionnent la tenue d’un dialogue à la participation de Joseph Kabila et Corneille Nangaa.

Selon lui, Joseph Kabila ne peut être considéré comme un acteur politique ordinaire puisqu’il a dirigé la RDC pendant plusieurs années avant de devenir l’un des protagonistes de la crise actuelle, à travers son rapprochement avec l’AFC de Corneille Nangaa.

Mukwege estime qu’il serait paradoxal qu’un ancien chef de l’État soit désormais associé à une rébellion dont les actions affectent une partie de la population qu’il avait auparavant dirigée.

Il rejette ainsi l’idée selon laquelle la présence de Joseph Kabila et de Corneille Nangaa serait une condition incontournable d’un futur dialogue national.

Un avertissement à ceux qui ambitionnent de diriger le pays

Au-delà de la controverse sur le dialogue, Denis Mukwege adresse également un avertissement aux responsables politiques qui aspirent à gouverner la RDC.

Pour lui, toute ambition de diriger le pays doit d’abord être accompagnée d’un véritable engagement en faveur de la protection de la population et du respect de la vie humaine.

Il appelle ainsi les prétendants au pouvoir à placer l’intérêt des Congolais au-dessus des ambitions politiques et des calculs de pouvoir.

Cette prise de position intervient alors que le débat sur un éventuel dialogue politique en RDC reste fortement polarisé. Entre ceux qui plaident pour une table de négociation incluant l’ensemble des principaux protagonistes de la crise et ceux qui exigent au préalable que les responsabilités dans les violences soient établies, les divergences restent profondes.

Pour Denis Mukwege, la paix ne peut être durable si elle repose sur l’oubli des victimes et l’effacement des responsabilités.

Par Marius Bopenga
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24 août 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

Kinshasa : Rovana Wivine Mapathi retrouvée morte après son enlèvement

by admin9775 24 août 2026

Rovana Wivine Mapathi est décédée après avoir, selon les témoignages recueillis auprès de sa famille, été enlevée, violemment agressée puis abandonnée dans une rue de Kinshasa. Son décès suscite l’émotion et relance les interrogations sur l’insécurité dans la capitale congolaise.

Ce qui avait commencé comme une disparition s’est transformé en drame pour les proches de la jeune femme. Selon sa famille, Rovana Wivine Mapathi aurait été enlevée avant d’être soumise à des violences physiques. Elle aurait ensuite été abandonnée dans une rue de Kinshasa, dans un état critique, avant de succomber à ses blessures.

Les circonstances précises de son enlèvement, la nature des violences subies ainsi que les conditions dans lesquelles elle a été retrouvée restent à établir. À ce stade, ces éléments reposent principalement sur les témoignages de ses proches et nécessitent d’être confirmés par une enquête officielle.

La famille réclame justice

Face à ce drame, la famille de Rovana Wivine Mapathi demande que toute la lumière soit faite sur les circonstances de sa mort. Elle appelle les autorités compétentes à identifier et interpeller les personnes susceptibles d’être impliquées dans son enlèvement et les violences qu’elle aurait subies.

Les proches de la victime souhaitent également que les investigations permettent d’établir clairement la chronologie des faits et les éventuelles responsabilités, afin que les auteurs présumés répondent de leurs actes devant la justice.

Une nouvelle inquiétude face à l’insécurité

Cette affaire intervient dans un contexte où la question de l’insécurité demeure une préoccupation majeure pour de nombreux habitants de Kinshasa. Les enlèvements, agressions et autres actes de violence alimentent régulièrement le sentiment d’insécurité dans plusieurs quartiers de la capitale.

La mort de Rovana Wivine Mapathi ravive ainsi les inquiétudes de nombreux Kinois quant à leur sécurité au quotidien, notamment lorsqu’ils se déplacent seuls ou à des heures jugées à risque.

Au-delà de l’émotion suscitée par ce décès, l’affaire pose une nouvelle fois la question de la capacité des autorités à assurer la protection des citoyens et à poursuivre efficacement les auteurs d’actes criminels.

La famille de Rovana Wivine Mapathi attend désormais des réponses. Elle réclame une enquête transparente, l’identification des responsables présumés et que justice soit rendue.

Justice pour Rovana Wivine Mapathi.

Par Pascal Kabeya
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24 août 2026
À la UnePolitique

Ensemble pour la République : Bolengetenge relativise le différend entre Kalonda et Kamitatu

by admin9775 24 août 2026

Le secrétaire général d’Ensemble pour la République, Dieudonné Bolengetenge, s’est exprimé sur les tensions ayant opposé récemment Salomon Kalonda et Olivier Kamitatu, ainsi que sur les mesures prises par la direction du parti à la suite des incidents internes.

Pour le numéro deux du parti de Moïse Katumbi, le différend entre les deux cadres relève essentiellement d’un malentendu qui a pris de l’ampleur sous l’effet de l’intervention de certains soutiens. Selon lui, des membres de la base auraient pris position en faveur de l’un ou l’autre camp, sans avoir été sollicités, dans le but notamment de manifester leur loyauté.

Un différend présenté comme réglé

Dieudonné Bolengetenge a assuré que Salomon Kalonda et Olivier Kamitatu restent tous deux membres d’Ensemble pour la République.

Il a rappelé qu’après l’éclatement de leur différend, les deux personnalités avaient publié une communication commune annonçant la fin de l’escalade, à la demande du président du parti, Moïse Katumbi. Ils se seraient ensuite rencontrés et auraient convenu que les éléments qui les rapprochent demeurent plus importants que ceux susceptibles de les opposer.

Pour le secrétaire général, l’apaisement entre les deux cadres était donc engagé. Il regrette toutefois que certains de leurs soutiens aient continué à alimenter la polémique dans l’espace public, notamment sur les réseaux sociaux.

La « maladie des réseaux sociaux »

Bolengetenge a également reconnu que les tensions internes peuvent parfois être amplifiées par les réseaux sociaux. Il a qualifié ce phénomène de « maladie des réseaux sociaux », estimant qu’il touche aujourd’hui de nombreuses organisations, voire les relations au sein des familles.

Le secrétaire général a par ailleurs affirmé n’avoir jamais personnellement connu un incident comparable avec d’autres cadres du parti depuis sa désignation à ce poste, il y a plus de cinq ans.

Des mesures conservatoires contre Diakiese

Au-delà du différend entre Kalonda et Kamitatu, la direction d’Ensemble pour la République a également pris des mesures à la suite des récents incidents.

Dieudonné Bolengetenge a confirmé l’existence de mesures conservatoires visant le porte-parole du parti, Hervé Diakiese. Il a également annoncé l’exclusion définitive d’un cadre qui, selon lui, aurait franchi les limites dans ses attaques visant notamment Olivier Kamitatu et Hervé Diakiese.

Les dossiers concernés doivent désormais être examinés par les comités des sages du parti, appelés à se prononcer sur les suites à donner à ces affaires.

Bolengetenge estime par ailleurs que certaines prises de parole publiques, notamment la sortie médiatique d’Hervé Diakiese, ont contribué à raviver les tensions sur les réseaux sociaux, alors même qu’un processus d’apaisement semblait avoir été engagé.

La direction veut préserver l’unité du parti

À travers ces clarifications, le secrétaire général d’Ensemble pour la République cherche à relativiser la portée de la crise entre ses deux principaux cadres et à rappeler que ceux-ci demeurent membres du parti.

La direction de la formation politique semble désormais vouloir privilégier les mécanismes internes de règlement des différends, tout en mettant en garde contre les interventions publiques de certains soutiens susceptibles d’exacerber les divisions.

Alors que le parti évolue dans un contexte politique particulièrement sensible en RDC, la capacité de ses dirigeants à contenir ces tensions internes et à préserver son unité pourrait constituer un enjeu important pour son avenir politique.

Par Pascal Kabeya
CONGO PUB Online

24 août 2026
À la UnePolitique

Jean-Jacques Lumumba affirme que l’AFC/M23 réclamerait huit ans de gouvernance dans les zones sous son contrôle

by admin9775 24 août 2026

L’économiste et lanceur d’alerte Jean-Jacques Lumumba affirme que l’AFC/M23 aurait formulé, dans le cadre des négociations de Doha, une demande visant à gouverner pendant huit ans les territoires actuellement sous son contrôle en République démocratique du Congo.

S’exprimant lors d’un Space X animé par le journaliste Stanis Bujakera, Jean-Jacques Lumumba a présenté cette revendication présumée comme une question majeure qui mériterait, selon lui, un débat national.

Il estime qu’une telle perspective serait préoccupante et devrait retenir davantage l’attention des autorités et de l’opinion publique que certains débats institutionnels actuellement en cours, notamment ceux liés à la Constitution.

Pour Jean-Jacques Lumumba, l’enjeu dépasse la seule durée éventuelle d’une gouvernance. Il s’interroge également sur les faiblesses institutionnelles et organisationnelles qui auraient permis à un mouvement armé, qu’il affirme soutenu par des pays voisins, de s’imposer comme une autorité de fait dans une partie du territoire congolais et d’y mettre en place ses propres mécanismes de gouvernance.

Cette déclaration intervient alors que les discussions engagées dans le cadre du Processus de Doha se poursuivent entre Kinshasa et l’AFC/M23, avec la médiation et l’accompagnement de plusieurs partenaires internationaux.

À ce stade, toutefois, la demande de huit années de gouvernance demeure une affirmation de Jean-Jacques Lumumba. Aucun document officiel rendu public concernant les négociations de Doha ne permet, pour l’heure, de confirmer cette revendication comme une position formellement établie de l’AFC/M23.

Pour l’économiste, cette question devrait néanmoins être placée au centre du débat national, en raison de ses implications potentielles sur l’autorité de l’État, l’intégrité territoriale et l’avenir politique des territoires concernés.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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