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À la Une

À la UneProvince

Sud-Kivu : la mention d’un « territoire des Hauts-Plateaux de Minembwe » par le M23-AFC ravive les tensions communautaires

by admin9775 12 juillet 2026
written by admin9775

L’arrivée, le 7 juillet 2026, d’une importante délégation de la coalition M23-AFC à Minembwe, dans le secteur de Lulenge, groupement de Bashimunyaka-Sud, territoire de Fizi (Sud-Kivu), a relancé le débat sensible autour du statut administratif de cette localité.

Lors du meeting organisé par les responsables rebelles, les affiches et supports de communication faisaient référence au « Territoire des Hauts-Plateaux de Minembwe », une appellation qui ne correspond à aucun découpage administratif officiel de la République démocratique du Congo. En droit congolais, Minembwe demeure une localité située dans le territoire de Fizi.

Un sujet au cœur des tensions dans le Sud-Kivu

La question de l’érection de Minembwe en territoire administratif constitue depuis plusieurs années l’un des principaux foyers de tensions dans le Sud-Kivu. Elle oppose différentes communautés vivant dans les Hauts-Plateaux, notamment sur fond de revendications foncières, identitaires et administratives.

De nombreuses communautés autochtones, parmi lesquelles les Babembe, Banyindu, Bafuliru, Balega et d’autres groupes locaux, s’opposent à toute création d’un nouveau territoire autour de Minembwe et réclament le maintien de cette localité dans les limites administratives du territoire de Fizi.

Ce différend a déjà alimenté plusieurs épisodes de violences intercommunautaires ayant causé d’importantes pertes en vies humaines et provoqué des déplacements de populations.

Des inquiétudes face au message du M23-AFC

Pour plusieurs acteurs locaux, le fait que le M23-AFC reprenne publiquement l’appellation de « Territoire des Hauts-Plateaux de Minembwe » est interprété comme un signal préoccupant susceptible d’exacerber les tensions.

« Les dirigeants du M23-AFC doivent comprendre que maintenir ou créer le territoire de Minembwe risque de rallumer les guerres ethniques dans cette partie du pays », alerte un notable de la région.

Selon plusieurs observateurs, une telle démarche pourrait compromettre les efforts de réconciliation dans une zone déjà fragilisée par les conflits armés et les tensions communautaires.

Un appel au dialogue intercommunautaire

Face à cette situation, des responsables de la société civile appellent à privilégier le dialogue entre les différentes communautés plutôt que de raviver les débats sur le découpage administratif.

« Il est temps de prêcher la paix et le vivre-ensemble entre les Babembe, Banyamulenge, Banyindu, Bafuliru, Balega et les autres communautés, au lieu de procéder au découpage et à la création de nouveaux territoires », plaident plusieurs acteurs locaux.

Dans un contexte où les combats se poursuivent dans les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu, plusieurs voix estiment que toute initiative susceptible de modifier l’organisation territoriale de la région devrait faire l’objet d’un large consensus national afin d’éviter de nouvelles fractures communautaires et de préserver les efforts de stabilisation.

Par Marius Bopenga
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12 juillet 2026 0 comments
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À la Une

Martin Fayulu exige le retrait de la loi référendaire et maintient la pression sur Félix Tshisekedi

by admin9775 11 juillet 2026
written by admin9775

Le président de l’ECiDé, Martin Fayulu, a réaffirmé sa ferme opposition au projet de loi référendaire et à toute initiative susceptible de conduire à une révision de la Constitution. Invité ce vendredi au Live Space animé par le journaliste Stanis Bujakera, le leader de l’opposition a estimé que la médiation engagée par le président burundais Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine, ne pourra aboutir que sous certaines conditions.

Selon Martin Fayulu, le projet de loi référendaire doit être retiré ou expurgé de toute disposition qu’il juge contraire à l’article 220 de la Constitution, lequel fixe notamment les clauses considérées comme intangibles de la Loi fondamentale.

À défaut d’une telle évolution, le dirigeant de l’ECiDé a déclaré que le président Félix Tshisekedi devrait démissionner, estimant que le processus engagé remet en cause l’ordre constitutionnel.

Le leader de la coalition Article 64 (C64) est également revenu sur le report de la marche initialement prévue avant d’être reprogrammée au 22 juillet. Il a rejeté toute interprétation faisant état d’un recul de l’opposition, précisant que cette décision avait été prise à l’unanimité par les composantes de la coalition.

Martin Fayulu a réaffirmé que la mobilisation de la C64 vise à défendre la Constitution et à s’opposer à toute réforme qu’elle considère comme susceptible de modifier les équilibres institutionnels.

Il a enfin maintenu son exigence de voir Félix Tshisekedi quitter le pouvoir à l’issue de son second mandat en 2028, conformément, selon lui, aux dispositions constitutionnelles en vigueur.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

Donald Trump menace de « détruire complètement » l’Iran tout en laissant la porte ouverte au dialogue

by admin9775 11 juillet 2026
written by admin9775

La tension reste vive entre les États-Unis et l’Iran, malgré un calme précaire observé ces dernières heures au Moyen-Orient. Le président américain Donald Trump a averti vendredi 10 juillet que son pays « décimerait et détruirait complètement » l’Iran si Téhéran tentait de l’assassiner, tout en affirmant être disposé à poursuivre les discussions pour mettre fin aux hostilités.

Ces déclarations interviennent après une nouvelle semaine d’escalade militaire marquée par des échanges de frappes entre Washington et Téhéran, les plus importantes depuis la signature, à la mi-juin, d’un protocole d’accord de cessez-le-feu. Selon le ministère iranien de la Santé, les bombardements américains ont fait 14 morts et 78 blessés en Iran.

Téhéran affirme avoir respecté ses engagements

Les autorités iraniennes ont assuré samedi avoir « tenu parole » vis-à-vis des États-Unis depuis la conclusion du protocole d’accord. Toutefois, Donald Trump estime que le cessez-le-feu est désormais caduc, même s’il affirme privilégier une solution négociée pour mettre un terme au conflit.

De son côté, Téhéran a averti qu’il riposterait à toute nouvelle attaque contre ses infrastructures stratégiques, y compris en visant Israël si nécessaire.

Selon plusieurs médias américains, dont CNN, l’administration Trump continue de privilégier la voie diplomatique, tout en préparant d’éventuelles nouvelles opérations militaires si les négociations venaient à échouer.

Le détroit d’Ormuz sous haute surveillance

Sur le plan économique, les tensions continuent d’affecter le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial du pétrole. Depuis le 8 juillet, la circulation des navires y a fortement diminué.

Le président du Parlement iranien et principal négociateur avec Washington, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que le détroit ne resterait ouvert qu’« selon les modalités définies par l’Iran et non sous la pression des menaces américaines », laissant planer l’incertitude sur la sécurité de cette voie maritime essentielle.

Une explosion près de Téhéran attribuée à une destruction contrôlée de munitions

Par ailleurs, une explosion entendue samedi dans l’est de la province de Téhéran a suscité des interrogations. Les médias d’État iraniens ont indiqué qu’il s’agissait d’une opération contrôlée de destruction de munitions qui étaient destinées à être utilisées dans la guerre contre Israël et les États-Unis.

Selon un responsable local cité par ces médias, cette opération ne présentait aucun danger pour la population et aucun incident n’a été signalé. Plus tôt dans la journée, des habitants de Pakdasht et Qiyamdasht avaient rapporté avoir entendu une forte détonation, alimentant les spéculations avant les précisions fournies par les autorités.

Malgré l’accalmie relative observée sur le terrain, les déclarations des deux camps montrent que la crise demeure extrêmement fragile. Si Washington et Téhéran affichent encore leur volonté de poursuivre les discussions, les menaces réciproques et les préparatifs militaires illustrent la persistance d’un risque élevé de nouvelle escalade dans la région.

Par Marius Bopenga
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À la UneNouvelles nécrologiques

L’actrice et influenceuse Wilfride Mande Bilonda est décédée dans un accident de la circulation à Kinshasa

by admin9775 11 juillet 2026
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L’actrice et influenceuse congolaise Wilfride Mande Bilonda est décédée dans la nuit du vendredi 10 au samedi 11 juillet 2026, a annoncé son proche collaborateur, l’humoriste Cedubon.

Selon les premiers éléments, la jeune femme a été mortellement percutée par un véhicule sur l’avenue de la Libération (ex-24 Novembre), à Kinshasa, aux environs de 2 heures du matin.

Les premières informations indiquent que le conducteur impliqué aurait pris la fuite immédiatement après l’accident, sans porter assistance à la victime. Les circonstances exactes du drame restent à établir et une enquête devrait permettre d’identifier le véhicule et son conducteur.

Figure bien connue des réseaux sociaux, Wilfride Mande Bilonda avait su se faire une place dans le paysage du divertissement congolais grâce à ses contenus et à ses différentes collaborations artistiques. Elle s’était notamment illustrée par son apparition dans le clip « Love ya RS » de l’artiste Innoss’B, qui avait contribué à accroître sa notoriété.

L’annonce de son décès a provoqué une vive émotion au sein de la communauté artistique et auprès de ses nombreux abonnés, qui multiplient les messages d’hommage sur les réseaux sociaux.

Les autorités sont désormais attendues sur les résultats de l’enquête afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cet accident mortel et de retrouver le conducteur en fuite.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSanté

Ebola en RDC : l’OMS annonce quatre vaccins expérimentaux contre la souche Bundibugyo, disponibles dans environ trois mois si les essais sont concluants

by admin9775 11 juillet 2026
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Le directeur exécutif du Programme de gestion des urgences sanitaires de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Dr Chikwe Ihekweazu, a annoncé jeudi à Bunia, dans la province de l’Ituri, que quatre candidats-vaccins contre la souche Bundibugyo du virus Ebola sont actuellement en phase d’essais cliniques.

Selon le responsable de l’OMS, les recherches progressent de manière encourageante grâce à la mobilisation des partenaires scientifiques internationaux engagés dans la riposte à cette épidémie. Les essais en cours évoluent dans des conditions jugées satisfaisantes par les équipes de recherche.

Le Dr Chikwe Ihekweazu a indiqué que, si les résultats continuent de répondre aux exigences scientifiques en matière d’efficacité et de sécurité, ces vaccins pourraient être disponibles dans un délai d’environ trois mois. Une telle avancée représenterait un tournant majeur dans la lutte contre la souche Bundibugyo, à l’origine de la 17ᵉ épidémie d’Ebola qui frappe actuellement la République démocratique du Congo.

Toutefois, le responsable de l’OMS a rappelé que les vaccins ne constituent pas, à eux seuls, la solution à la crise sanitaire. En attendant l’aboutissement des essais cliniques, la riposte continue de reposer sur les mesures éprouvées de santé publique, notamment la détection précoce des cas, l’identification et le suivi des contacts, l’isolement des malades, ainsi que l’organisation d’enterrements dignes et sécurisés.

Le Dr Chikwe Ihekweazu a également insisté sur le rôle déterminant des communautés dans la maîtrise de l’épidémie, soulignant que leur adhésion aux mesures de prévention demeure indispensable pour freiner la propagation du virus.

L’Ituri reste à ce jour l’épicentre de cette flambée épidémique, où les équipes sanitaires, avec l’appui de l’OMS et de plusieurs partenaires internationaux, poursuivent leurs interventions pour contenir la maladie.

Cette annonce intervient alors que la République démocratique du Congo est confrontée à sa 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola. Selon les dernières données officielles, la flambée totalise 1 759 cas confirmés, 600 décès et près de 750 personnes guéries, illustrant l’ampleur des défis auxquels les autorités sanitaires restent confrontées.

Par Marius Bopenga
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À la UneMusique & Culture

Koffi Olomidé : « mon concert au stade Roi Baudouin a failli être annulé en raison des restrictions liées à Ebola »

by admin9775 11 juillet 2026
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Le chanteur congolais Koffi Olomidé a révélé que son concert très attendu au stade Roi Baudouin, à Bruxelles, a failli être annulé à deux reprises en raison des restrictions sanitaires liées à l’épidémie d’Ebola.

Selon l’artiste, le contexte sanitaire a entraîné de longues négociations avec les autorités administratives et les responsables du stade afin de permettre la tenue de l’événement dans le respect des mesures de prévention en vigueur.

À l’issue de ces discussions, un accord a finalement été trouvé, permettant le maintien du concert. Toutefois, les organisateurs devront se conformer à une limitation de la capacité d’accueil imposée par la direction du stade.

Au lieu de sa capacité habituelle, le concert se déroulera devant un maximum de 35 000 spectateurs, une jauge réduite fixée dans le cadre des mesures de précaution liées à la situation sanitaire.

Malgré cette contrainte, Koffi Olomidé s’est réjoui de pouvoir maintenir ce rendez-vous avec son public, considéré comme l’un des événements majeurs de sa carrière en Europe. Cette décision met fin aux incertitudes qui planaient depuis plusieurs semaines sur la tenue de ce spectacle très attendu par les mélomanes congolais et africains.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Kagame ravive les tensions : « Le véritable problème n’est pas le M23 », affirme le président rwandais

by admin9775 11 juillet 2026
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Le président rwandais Paul Kagame a livré une nouvelle lecture de la crise sécuritaire qui secoue l’est de la République démocratique du Congo, à travers des déclarations susceptibles de relancer les tensions entre Kinshasa et Kigali.

Selon le chef de l’État rwandais, « le véritable problème n’est pas le M23 », estimant que la question dépasse largement le cadre de la rébellion active dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Paul Kagame soutient que la RDC occuperait des territoires qui auraient historiquement appartenu au Rwanda depuis l’époque coloniale et qui devraient, selon lui, être récupérés « tôt ou tard ».

Pour Kigali, cette question relèverait d’un « enjeu existentiel » pour la sécurité et les intérêts stratégiques du Rwanda.

Ces déclarations interviennent dans un contexte particulièrement tendu, alors que les affrontements se poursuivent dans plusieurs zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu entre les FARDC, leurs alliés et la coalition AFC/M23, soutenue par le Rwanda selon Kinshasa, les Nations unies et plusieurs partenaires internationaux. Parallèlement, les initiatives diplomatiques engagées dans les cadres de Washington, Doha et d’autres médiations régionales peinent à produire des avancées concrètes sur le terrain.

Les propos de Paul Kagame risquent d’alimenter davantage les inquiétudes sur les véritables objectifs de Kigali en République démocratique du Congo. Pour plusieurs analystes, l’évocation d’un différend territorial historique dépasse désormais la seule problématique sécuritaire liée aux groupes armés et pourrait compliquer davantage les efforts de médiation en cours.

Face à cette évolution, une question s’impose avec acuité : le dialogue demeure-t-il une voie crédible pour parvenir à une paix durable, ou la République démocratique du Congo doit-elle désormais faire du renforcement de ses capacités militaires et de sa puissance de dissuasion sa priorité afin de préserver son intégrité territoriale et sa souveraineté ?

Le débat reste ouvert, alors que la situation sur le terrain continue d’évoluer et que les enjeux dépassent désormais le seul cadre militaire pour toucher à la stabilité de toute la région des Grands Lacs.

Par Marius Bopenga
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À la UneProvince

Les FARDC mettent en garde leurs militaires contre l’utilisation imprudente des smartphones en zone d’opérations

by admin9775 11 juillet 2026
written by admin9775

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont rappelé à leurs militaires les règles de sécurité relatives à l’utilisation des téléphones portables sur les théâtres d’opérations, après la diffusion d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux dans laquelle un soldat décrivait les difficiles conditions de vie et de combat au front.

Dans un message de sensibilisation, l’armée souligne qu’un smartphone utilisé sans précaution peut constituer une menace pour la sécurité des troupes. Selon les FARDC, un appareil connecté est susceptible de révéler la position géographique d’une unité, de compromettre le déroulement des opérations militaires et d’exposer les soldats à des risques importants.

L’état-major insiste également sur l’interdiction de diffuser ou de partager des informations sensibles liées aux missions en cours, notamment des images, des vidéos, des positions, des mouvements de troupes ou tout autre élément pouvant être exploité par l’ennemi.

Les FARDC appellent ainsi l’ensemble de leurs militaires à observer strictement les consignes de sécurité opérationnelle et à faire preuve de discipline dans l’utilisation des smartphones en zone de combat, rappelant que la protection des informations militaires demeure un élément essentiel de la conduite des opérations et de la sécurité des forces engagées sur le terrain.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Denis Sassou-Nguesso reçoit le cardinal Fridolin Ambongo pour évoquer la crise en RDC

by admin9775 10 juillet 2026
written by admin9775

Le président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso, a reçu, jeudi 9 juillet 2026 à sa résidence du Plateau à Brazzaville, le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque métropolitain de Kinshasa, pour un entretien consacré à la situation sécuritaire et politique en République démocratique du Congo.

Cette rencontre intervient quelques jours après les consultations menées à Bujumbura par le président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine, avec des représentants des confessions religieuses et de l’opposition congolaise.

Accompagnant le cardinal Ambongo, le secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), Monseigneur Donatien Nshole, a indiqué que le chef de l’État congolais s’était montré particulièrement préoccupé par la crise que traverse la RDC.

« Préoccupé, je dirais même très préoccupé par la situation que traverse notre pays, qu’il considère comme un pays frère. Le président Denis Sassou-Nguesso a voulu écouter le cardinal Fridolin Ambongo parce qu’il considère qu’en tant que pasteur, il a aussi une responsabilité historique dans la gestion de la chose commune et de la vie humaine », a déclaré Monseigneur Donatien Nshole.

Selon lui, les échanges ont porté notamment sur la guerre dans l’est de la RDC, le processus politique en cours ainsi que le débat autour d’un éventuel projet de révision de la Constitution.

Le secrétaire général de la CENCO a également révélé que Denis Sassou-Nguesso avait récemment échangé avec le président Félix Tshisekedi et partagé ses recommandations aux responsables de l’Église catholique.

« Il a dit qu’il avait aussi échangé avec notre chef de l’État, le président Félix Tshisekedi, et il nous a donné les conseils nécessaires pour nous aider à pouvoir sortir de cette crise », a-t-il ajouté.

Évoquant la situation sécuritaire dans l’est du pays, Monseigneur Nshole a insisté sur les conséquences humaines du conflit.

« Vous voyez ce qui se passe dans l’Est de la RDC. Le pays est en guerre. Une partie de nos compatriotes ne peuvent plus être en communion physique avec nous pour diverses raisons. Les gens continuent à mourir sur le champ de bataille, et ce n’est pas peu de chose », a-t-il déclaré.

Cette audience intervient dans un contexte de fortes tensions autour du débat sur une éventuelle révision de la Constitution. La CENCO a réaffirmé, dans un message rendu public le 20 juin 2026, son opposition à toute initiative visant à modifier la Loi fondamentale.

Les évêques estiment qu’« après un profond discernement, nous ne voyons ni la nécessité, ni l’urgence, ni l’opportunité de changer la Constitution », considérant que les priorités actuelles de la RDC demeurent la restauration de la paix, le renforcement de la cohésion nationale et l’amélioration des conditions de vie de la population.

Le débat intervient alors que l’Union sacrée de la Nation, plateforme soutenant le président Félix Tshisekedi, s’est déclarée favorable à une révision constitutionnelle. Cette perspective est contestée par plusieurs partis d’opposition et organisations de la société civile, qui y voient un risque pour l’équilibre institutionnel.

De retour de cette mission officielle en République du Congo, le cardinal Fridolin Ambongo et Monseigneur Donatien Nshole ont poursuivi leurs consultations avec les responsables de l’Église du Christ au Congo (ECC). Ils ont rencontré le Révérend Dr André Bokundoa, représentant légal de l’ECC, accompagné du Révérend Éric Senga, porte-parole de l’Église.

Les échanges ont été consacrés à la préparation de la prochaine étape de leur mission de plaidoyer en faveur d’une paix durable en République démocratique du Congo, illustrant la volonté des deux principales confessions chrétiennes de poursuivre leurs démarches en faveur d’une sortie pacifique de la crise que traverse le pays.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Est de la RDC : le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme appelle à une désescalade immédiate des combats

by admin9775 10 juillet 2026
written by admin9775

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, s’est déclaré, jeudi, profondément préoccupé par l’aggravation de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo, appelant les parties au conflit à mettre fin aux hostilités et à protéger les populations civiles.

Selon le Haut-Commissariat, les affrontements se sont intensifiés au cours des deux dernières semaines dans les territoires de Fizi et de Mwenga, au Sud-Kivu, entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et le M23, que l’ONU indique être soutenu par la Force de défense rwandaise (RDF).

L’organisation souligne que les deux camps auraient utilisé des drones armés, de l’artillerie lourde et d’autres armes explosives dans des zones habitées, provoquant des pertes civiles, des blessés ainsi que d’importantes destructions de maisons et de moyens de subsistance.

« Il est profondément troublant que, malgré les accords conclus dans le cadre des processus de paix en cours, les combats se poursuivent sans relâche dans l’est de la RDC, tuant, blessant et déplaçant des civils et détruisant leurs moyens de subsistance », a déclaré Volker Türk.

À la suite des affrontements signalés autour de Mulima, dans le territoire de Fizi, les 4 et 5 juillet, le Haut-Commissaire a exhorté les FARDC et le M23 à mettre un terme aux violences.

« J’exhorte les forces armées congolaises et le M23 à se retirer immédiatement de la violence et à agir d’urgence pour désamorcer les tensions. L’utilisation d’armes explosives ayant des effets étendus dans les zones peuplées a des conséquences dévastatrices et doit cesser », a-t-il déclaré.

Le Haut-Commissariat s’inquiète également du risque de nouveaux déplacements massifs de populations, y compris vers les pays voisins, ainsi que de la multiplication de violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme, notamment les exécutions extrajudiciaires et les violences sexuelles liées au conflit.

Volker Türk a rappelé que toutes les parties au conflit ont l’obligation de garantir un accès humanitaire sûr, rapide et sans entrave aux populations affectées.

Par ailleurs, il a appelé le Rwanda à mettre fin à son soutien au M23 et à retirer ses troupes du territoire congolais. Il a également exhorté les autorités de la RDC à poursuivre leurs efforts en faveur du désarmement, de la démobilisation et du rapatriement des combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Enfin, le Haut-Commissaire a invité les acteurs régionaux et la communauté internationale à renforcer les initiatives diplomatiques en cours afin d’éviter une nouvelle escalade des violences dans les hauts et moyens plateaux du Sud-Kivu et de soutenir les efforts en faveur d’une solution durable au conflit.

Par Marius Bopenga
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