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Guerre au Moyen-Orient : Washington évoque des mois de blocus des ports iraniens, le pétrole flambe

by admin9775 30 avril 2026
written by admin9775

Les cours du pétrole ont atteint mercredi leur plus haut niveau depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022, alors que les Américains semblent se préparer à un long blocus des ports iraniens, en réponse au blocage par Téhéran du détroit d’Ormuz. Alors que les négociations sont au point mort, le ministre américain de la Défense a été vivement critiqué par les démocrates lors de sa première audition à la Chambre des représentants depuis le début du conflit.

Un policier iranien durant une rassemblement de partisans du pouvoir en soutien au guide suprême Ayatollah Mojataba Khamenei, à Téhéran, le 29 avril 2026.
Un policier iranien durant une rassemblement de partisans du pouvoir en soutien au guide suprême Ayatollah Mojataba Khamenei à Téhéran, le 29 avril 2026. © AFP

Les États-Unis ont évoqué mercredi 29 avril la perspective d’un long blocus des ports iraniens, qui prolongerait d’autant la pression sur l’économie mondiale, avec un impact immédiat sur les cours du pétrole, qui ont flambé à leur plus haut niveau depuis quatre ans.

Le conflit, déclenché le 28 février par une attaque israélo-américaine contre Téhéran, a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ses répercussions continuent de secouer l’économie mondiale.

À lire aussi« Liste blanche » : après deux mois de black-out en Iran, l’accès à Internet réservé à une élite

Figé depuis le cessez-le-feu du 8 avril, le conflit pourrait s’éterniser, les Américains semblant se préparer à un long blocus des ports iraniens, en réponse au blocage par l’Iran du détroit d’Ormuz, par lequel transite d’ordinaire un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Lors d’une réunion mardi à la Maison Blanche avec des dirigeants du secteur pétrolier, les participants ont évoqué « les mesures prises par le président Trump pour soulager les marchés internationaux du pétrole et les mesures que nous pourrions prendre pour poursuivre le blocus actuel pendant des mois si nécessaire et minimiser son impact sur les consommateurs américains », a rapporté mercredi un haut responsable de l’administration.

Le pétrole au plus haut depuis 2022

« Le blocus est un peu plus efficace que les bombardements », a commenté Donald Trump lui-même dans un entretien avec le site américain Axios.

Alors que les perspectives de tractations avec l’Iran sont au point mort, les cours du pétrole ont réagi au quart de tour, le baril de Brent de la mer du Nord grimpant en séance à plus de 119 dollars, au plus haut depuis 2022 et l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

À lire aussiRetrait des EAU de l’Opep : « Une manière de confirmer la rupture avec les autres pays du Golfe »

Les analystes redoutent en réaction une poursuite du verrouillage du détroit par Téhéran. « Cela suggère une impasse prolongée : les combats sont largement arrêtés, mais aucune solution durable n’émerge », expliquent les experts du cabinet DNB.

Les États-Unis veulent « activer la pression économique et les divisions internes (…) pour nous affaiblir ou même nous faire nous effondrer de l’intérieur », a réagi le puissant président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, appelant à « l’unité ».

Et lors d’un coup de fil, le président russe Vladimir Poutine a mis en garde Donald Trump contre les « conséquences dommageables » qu’aurait une nouvelle action militaire contre l’Iran, « non seulement pour l’Iran et ses voisins, mais aussi pour l’ensemble de la communauté internationale ».

Les députés américains n’ont pas ménagé Pete Hegseth

Alors que ne se dessine aucune issue au conflit, le ministre américain de la Défense a eu droit à une volée de bois vert de la part des démocrates lors de sa première audition à la Chambre des représentants depuis le début du conflit.

« Catastrophe géopolitique », « désastre stratégique », « incompétence », « blessure auto-infligée », « bourbier » et autres mensonges… les députés américains n’ont pas ménagé Pete Hegseth.

Le chef du Pentagone a révélé que la guerre en Iran avait coûté 25 milliards de dollars jusqu’à présent, la justifiant par une question : « Quel est le prix à payer pour faire en sorte que l’Iran ne se dote jamais de l’arme nucléaire ? »

Un homme passe devant un drapeau iranien installé le long de la route à Téhéran le 29 avril 2026.
Un homme passe devant un drapeau iranien installé le long de la route à Téhéran le 29 avril 2026. © Atta Kenare, AFP

Les conséquences économiques du conflit se font particulièrement sentir en Iran, où la monnaie nationale, le rial, a atteint son plus bas face au dollar depuis l’avènement de la République islamique en 1979, selon plusieurs sites de suivi des changes.

Deux morts au Liban

Dans la capitale, certains affichent leur fatalisme. « L’idée de revivre la guerre est terrifiante, mais nous n’avons pas non plus d’espoir quant à l’issue des négociations », confie Ali, architecte de 52 ans, joint par une journaliste de l’AFP à Paris.

À lire aussiIran : à Téhéran, la vie reprend son cours depuis le cessez-le-feu

La flambée des prix de l’énergie menace de jeter plus de 30 millions de personnes dans la pauvreté dans le monde, a averti dans un entretien à l’AFP l’administrateur du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Si la trêve a été prolongée sine die, les deux camps n’arrivent toujours pas à s’entendre pour reprendre leurs négociations, après une première session infructueuse le 11 avril au Pakistan, pays médiateur. Les Iraniens « ont intérêt à devenir intelligents, et vite ! », a menacé Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Photo prise depuis le nord d'Israël montrant un convoi des Nations unies (ONU) circulant à proximité de maisons détruites dans le sud du Liban, près de la frontière avec Israël, le 29 avril 2026.
Photo prise depuis le nord d’Israël montrant un convoi des Nations unies (ONU) circulant à proximité de maisons détruites dans le sud du Liban, près de la frontière avec Israël, le 29 avril 2026. © Jalaa Marey, AFP

Sur le front libanais, où Israël combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, deux personnes, dont un militaire, ont été tuées dans une nouvelle frappe israélienne dans le sud du pays, selon l’armée libanaise. La veille, des bombardements israéliens avaient fait 19 morts, dont trois secouristes en mission.

Le président Joseph Aoun a appelé Israël à « pleinement mettre en oeuvre » le cessez-le-feu du 17 avril, avant toute négociation directe de paix entre les deux pays, dont il a dit attendre que les Etats-Unis fixent une date.

Dans un Liban plongé depuis des années dans une grave crise économique, le Programme alimentaire mondial (PAM) a averti que 1,2 million de personnes (sur 4 à 5 millions d’habitants) étaient menacées d’insécurité alimentaire aiguë.

Avec AFP

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À la UneSport

Ligue des champions: statu quo entre l’Atlético Madrid et Arsenal en demi-finale aller

by admin9775 30 avril 2026
written by admin9775

L’Atlético et Arsenal se sont quittés sur un nul ce mercredi 29 avril sur la pelouse des Espagnols (1-1). Tout restera à faire lors du retour le mardi 5 mai à Londres.

Jamais titré en Ligue des champions, présent depuis 14 ans sur son banc, l’entraîneur de l’Atlético Madrid Diego Simeone a ramené son équipe aux portes de la finale avec un pragmatisme poussé à l’extrême, mais un style plus offensif. Un pari qu’il espérait de nouveau gagnant face à Arsenal.

L’Atlético, de retour dans le dernier carré de la C1 pour la première fois depuis 2017, n’a pas vraiment brillé en première période au Wanda Metropolitano de Madrid face à une solide équipe d’Arsenal qui a ouvert le score sur penalty grâce au Suédois Viktor Gyökeres (44e). 

En seconde période, les hommes de Diego Simeone mettent le pied sur l’accélérateur pour égaliser. Julian Alvarez frappe de l’intérieur du pied droit et envoie un magnifique ballon dans le petit filet (49e). À la 56e minute, Julian Alvarez égalise finalement sur penalty après une faute de Ben White qui contre de la main la tentative de Llorente dans sa surface. 

Une nouvelle finale pour Griezmann ?

Même si Antoine Griezmann et les Colchoneros ont multiplié les offensives en deuxième mi-temps, butant sur le portier des Gunners David Raya, l’opposition n’a pas atteint l’intensité spectaculaire de la demi-finale de la veille entre le PSG et le Bayern (5-4).

Antoine Griezmann qui vit sa dernière saison en Espagne a trouvé la barre de Raya dans un premier temps et a tenté juste après une reprise de volée déviée in extremis (63e). Alors que les centres se multiplient pour les Colchoneros, seul au deuxième poteau, le Nigérian Ademola Lookman manquait lui sa volée du gauche (65e).

Décrocher enfin la Ligue des champions, après deux finales perdues face au Real en 2014 et en 2016, serait probablement l’accomplissement ultime pour Diego Simeone, 56 ans, et récompenserait son approche ultra-pragmatique et sa constante adaptation tactique en deuxième partie de saison. L’Atlético a encore la possibilité de se qualifier pour vivre la finale le 30 mai à Budapest. 

RFI

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À la UnePolitique

Processus de Montreux : le blocage des libérations de détenus expose les fragilités politiques du dialogue entre Kinshasa et l’AFC/M23

by admin9775 29 avril 2026
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L’absence de libération de détenus à l’échéance du 28 avril, pourtant fixée comme première mesure de confiance dans le cadre des négociations de Montreux entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23, met en lumière les fragilités structurelles du processus de paix en cours. Alors que les accords de principe avaient été conclus, les listes validées et les mécanismes logistiques arrêtés, aucune remise de détenus n’a finalement été effectuée, ni du côté de la rébellion ni de celui de Kinshasa.

Selon plusieurs sources proches des discussions, ce blocage ne relève pas de contraintes techniques. Les protocoles signés prévoyaient un mécanisme clair de libération simultanée, sous la supervision du facilitateur désigné, et les opérations de vérification des détenus concernés avaient déjà été menées. En coulisses, plusieurs acteurs impliqués dans le processus estiment que le problème est essentiellement politique.

D’après des sources diplomatiques et des interlocuteurs proches des négociations, l’AFC/M23 aurait transmis ses listes et indiqué sa disponibilité à procéder aux libérations dans les délais convenus. Le mouvement aurait même multiplié les signaux en ce sens auprès des facilitateurs. En revanche, le gouvernement congolais n’aurait pas encore donné le feu vert politique nécessaire au déclenchement du mécanisme, empêchant de fait toute opération de transfert.

À Kinshasa, plusieurs sources gouvernementales reconnaissent que les listes étaient préparées, tout en évoquant des contraintes juridiques et administratives liées à certains détenus visés par des décisions de justice ou des procédures en cours. Toutefois, des sources proches du dossier dressent un tableau plus nuancé et estiment que le pouvoir congolais se heurte surtout à des divergences internes sur certains profils jugés politiquement ou sécuritairement sensibles.

Cette situation suggère que le gouvernement aurait accepté, lors des négociations en Suisse, le principe des libérations et validé certaines listes sans avoir préalablement obtenu un consensus interne sur l’ensemble des personnes concernées. Kinshasa se retrouverait ainsi confronté à un arbitrage délicat entre ses engagements diplomatiques, les contraintes de droit interne et les résistances politiques internes à toute concession perçue comme favorable à la rébellion.

Pour plusieurs observateurs, cet épisode constitue un premier test manqué pour le processus de Montreux. Les libérations de détenus devaient servir de mesure concrète de confiance entre les parties et ouvrir la voie à une mise en œuvre plus large des engagements sécuritaires et politiques conclus en Suisse. Leur blocage affaiblit désormais la crédibilité du dialogue et risque de renforcer la méfiance mutuelle.

Cette impasse intervient alors que les autres volets du processus connaissent également des difficultés. Le mécanisme conjoint de vérification du cessez-le-feu peine toujours à être pleinement opérationnel, tandis que plusieurs incidents armés ont été signalés sur le terrain depuis la fin des discussions de Montreux, notamment au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.

Dans ce contexte, la rencontre tenue mercredi à Kinshasa entre le chef de la MONUSCO, James Swan, et le conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité, Eberande Kolongele, apparaît comme une tentative de maintenir la coordination politique et sécuritaire autour du processus. Les discussions ont porté sur le suivi du cessez-le-feu, le rôle de la mission onusienne dans les zones affectées par les violences ainsi que sur les mécanismes de désarmement et de stabilisation en cours.

Au-delà du seul épisode des libérations, cet enlisement révèle les limites persistantes du processus de paix. Il montre qu’en dépit des engagements pris sur le plan diplomatique, les parties demeurent prisonnières de calculs politiques, de contraintes sécuritaires et d’une profonde défiance stratégique. Pour plusieurs sources diplomatiques, une implication plus forte des facilitateurs internationaux sera nécessaire dans les prochains jours si l’on veut éviter que le processus de Montreux ne s’enlise dès sa phase initiale.

En l’état, cette première séquence manquée illustre une réalité de plus en plus évidente : la consolidation du dialogue dépendra moins de la signature d’accords que de la capacité réelle des parties à assumer politiquement et opérationnellement les concessions qu’ils impliquent.

Par Pascal Kabeya
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À la UneProvince

Est de la RDC : James Swan achève sa première mission de terrain sur fond de pressions pour consolider le cessez-le-feu

by admin9775 29 avril 2026
written by admin9775

Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo et chef de la MONUSCO, James Swan, a achevé sa première mission officielle dans l’est du pays après une tournée à Beni, Bunia et Goma, marquée par une série de consultations sécuritaires et politiques avec les autorités locales, les acteurs sécuritaires et les communautés affectées par les violences.

Au terme de cette mission, le responsable onusien a dressé un constat prudent sur la situation sécuritaire dans la région, tout en réaffirmant l’engagement de la MONUSCO à accompagner les efforts de stabilisation en cours.

La protection des civils érigée en priorité absolue

Au cours de ses différentes rencontres, James Swan a insisté sur la nécessité de renforcer la protection des populations civiles dans les provinces orientales, où l’activisme persistant des groupes armés continue de provoquer déplacements massifs, violences communautaires et violations graves des droits humains.

Le chef de la MONUSCO a indiqué avoir pris acte des préoccupations exprimées par les communautés locales, qui continuent de dénoncer la persistance de l’insécurité malgré les multiples initiatives militaires et diplomatiques engagées.

Le cessez-le-feu au cœur des efforts onusiens

L’un des axes majeurs de la mission a porté sur la consolidation du cessez-le-feu dans l’est de la RDC, alors que les violations signalées sur le terrain continuent de fragiliser les mécanismes de paix en cours.

James Swan a particulièrement mis en avant le rôle du Mécanisme conjoint de vérification élargi (MCVE+) et du Joint Intelligence Fusion Center (JIFC), présentés comme des instruments clés pour documenter les violations, surveiller les mouvements armés et renforcer le suivi des engagements sécuritaires pris par les parties.

Les résolutions du Conseil de sécurité au centre des échanges à Goma

À Goma, les discussions ont porté sur la mise en œuvre des résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité des Nations unies, textes par lesquels la communauté internationale réaffirme son attachement à la souveraineté, à l’indépendance et à l’intégrité territoriale de la RDC.

Les échanges ont également abordé :

  • l’opérationnalisation des mécanismes de suivi du cessez-le-feu ;
  • l’articulation entre les initiatives régionales et internationales de paix ;
  • les moyens de renforcer la coordination entre les acteurs sécuritaires sur le terrain.

Une MONUSCO en repositionnement stratégique

Cette première tournée de James Swan dans l’est congolais intervient à un moment charnière pour la MONUSCO, confrontée à une double exigence : répondre aux attentes de protection des populations tout en redéfinissant son rôle dans un environnement sécuritaire de plus en plus régionalisé.

Le chef de mission semble vouloir repositionner la présence onusienne autour de trois axes :

  • l’appui au respect du cessez-le-feu ;
  • le soutien au renforcement de l’autorité de l’État ;
  • l’accompagnement des processus diplomatiques et sécuritaires régionaux.

Un appel à la responsabilité des parties prenantes

En conclusion de sa mission, James Swan a exhorté l’ensemble des acteurs impliqués dans le conflit à respecter leurs engagements et à privilégier les solutions politiques au recours à la force.

Le chef de la MONUSCO a réaffirmé la disponibilité de la mission à accompagner les autorités congolaises et les populations dans la recherche d’une paix durable.

Une visite à forte portée symbolique et politique

Au-delà de son caractère opérationnel, cette première mission de terrain constitue un signal politique important du nouveau leadership de la MONUSCO, qui cherche à démontrer sa présence active sur le terrain dans une phase critique de la crise sécuritaire à l’est.

Elle intervient alors que la crédibilité de la mission reste fortement scrutée par l’opinion congolaise, les autorités nationales et les partenaires régionaux, dans un contexte où les attentes en matière de résultats concrets demeurent élevées.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Mali: après les attaques, Assimi Goïta affirme que la situation d’une «extrême gravité» est «maîtrisée»

by admin9775 29 avril 2026
written by admin9775

Invisible depuis samedi 25 avril, jour des premières attaques contre plusieurs localités du Mali, le chef de la junte, le général Assimi Goïta, est donc réapparu ce mardi 28 avril. La situation reste tendue au Mali, après les attaques coordonnées, les 25 et 26 avril, des jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) et du Front de libération de l’Azawad (FLA), contre plusieurs villes. Lors de ces attaques, le ministre de la Défense Sadio Camara a été tué et les forces rebelles ont pris le contrôle de Kidal.

Le général Assimi Goïta tente de reprendre la main, assure notre correspondant régional, Serge Daniel. Il a probablement manqué à ses troupes pendant les quatre derniers jours. Invisible ou jouant à l’invisible, son absence a suscité de nombreux commentaires, généralement négatifs. Et ce mardi, il a effectivement rencontré à Bamako l’ambassadeur russe dans la capitale malienne. La Russie, partenaire stratégique du Mali, dont les forces ont abandonné l’armée malienne sur le terrain face à l’avancée des rebelles.

Assimi Goïta s’est également rendu dans un hôpital de la capitale pour réconforter les militaires blessés au combat. Il n’a pas parlé, pas un seul mot.

« La situation est maîtrisée », assure Assimi Goïta

Durant la soirée, le chef de l’État malien a décidé de s’adresser à la nation. Durant près d’une dizaine de minutes, Assimi Goïta est revenu sur les événements du week-end qu’il qualifie « d’attaques coordonnées d’une extrême gravité » stoppées par les forces armées maliennes. « Un violent coup d’arrêt a été donné aux assaillants qui ont voulu installer un climat de violence », complète-t-il.

Grâce à la promptitude et au professionnalisme des forces armées et de sécurité, un violent coup d’arrêt a été donné aux assaillants dont l’objectif était d’installer un climat de violence généralisée dans les localités concernées. Grâce au sang-froid des hommes engagés et au maintien de la cohérence de la chaine de commandement, le plan funeste de l’ennemi a été déjoué avec la neutralisation d’un nombre important d’assaillants. À l’heure où je vous parle, le dispositif est renforcé. la situation est maîtrisée et les opérations de ratissage, de recherche, d’exploitation du renseignement et de sécurisation se poursuivent.

Assimi Goïta: «Un violent coup d’arrêt a été donné aux assaillants»

Le chef d’État malien s’est voulu rassurant durant son allocution : « le dispositif est renforcé, la situation est maîtrisée, et les opérations de recherche et de renseignements se poursuivent ». Assimi Goïta a ensuite pris le temps d’évoquer : « Notre peuple a fait un choix, celui de la souveraineté et de la dignité. Ce choix est l’expression d’une volonté nationale assumée et affirmée. Il a un prix et nous en sommes conscients. Ce choix est le seul chemin qui vaille, si nous voulons offrir à nos enfants un avenir libre, juste et prospère ».

Le sursaut national est indispensable selon le président de la transition du Mali pour poursuivre la lutte contre le terrorisme qui promet que les forces armées continueront d’agir jusqu’au rétablissement durable de la sécurité sur l’ensemble du territoire national. « Nous devons garder à l’esprit que c’est dans l’épreuve qu’une nation doit conforter sa cohésion. Nous devons tous nous ériger contre la division et la fracture sociale. »

Durant sa prise de parole, Assimi Goïta a également mis en garde la population contre la propagation de rumeurs. « Le Mali a besoin de lucidité et non de panique », a-t-il expliqué.

Assimi Goïta conclut sa prise de parole en louant la qualité de la coopération avec les partenaires stratégiques du Mali, notamment la fédération de Russie.

Nouveau blocus autour de Bamako 

Cette réapparition du général Assimi Goïta intervient au moment où les jihadistes annoncent un nouveau blocus autour de Bamako. Le premier blocus avait fait très mal, celui-ci se veut encore plus dur. Les jihadistes affiliés à al-Qaïda veulent contrôler les entrées et les sorties de la capitale, entrées et sorties des biens et des personnes.

Première conséquence : un déploiement important des troupes régulières qui devaient se rendre sur d’autres terrains. Un déploiement donc à la périphérie pour faire face à la situation. Combattre les jihadistes au sud et les rebelles au nord serait probablement laborieux. 

«Il ne faut pas prendre à la légère l’annonce de ce blocus» s’inquiète un Bamakois

RFI

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À la UneSport

Ligue des champions: le PSG l’emporte sur le fil au Parc des Princes face au Bayern Munich

by admin9775 29 avril 2026
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Considérés comme les deux meilleures équipes actuelles en Europe, le PSG et le Bayern Munich se retrouvaient mardi 28 avril pour un immense choc en demi-finale aller de la Ligue des champions au Parc des Princes. Paris s’est imposé 5-4 avec un doublé de Ousmane Dembélé et de Khvicha Kvaratskhelia.

Ce soir, le PSG a d’abord été fébrile face au trident offensif Michael Olise, Luis Diaz et Harry Kane du Bayern Munich, avant de se lancer réellement dans la bataille. Pour le tout premier tir de la rencontre, Harry Kane ouvre le score sur penalty d’une frappe puissante. L’ancien joueur de Tottenham inscrit au passage son treizième but en C1 cette saison (17e). Avant ce but du serial buteur anglais, Luis Diaz était accroché dans la surface par Pacho.

Paris, bousculé en début de rencontre, répond magnifiquement avec Khvicha Kvaratskhelia, servi en profondeur et qui enroule son ballon (24e). Juste avant, Ousmane Dembélé ratait l’égalisation. Seul face à Manuel Neuer, le Parisien ouvrait trop son pied droit (23e). 

Doublé de Dembélé et de Kvaratskhelia

Désormais libéré de la pression de cette finale avant l’heure, le PSG passe devant grâce à Joao Neves qui envoie un coup de tête puissant vers le second poteau pour (33e). Avantage aux champions d’Europe en titre. Mais le Bayern revient à la hauteur et les Parisiens sont punis. Après un mouvement collectif des Bavarois, Michael Olise est servi dans la surface et envoie son ballon dans la lucarne pour égaliser (41e).

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Pour reprendre l’avantage, Ousmane Dembélé doit défier Neuer sur penalty après une faute de main de Davies, sanctionnée par l’arbitre. Le Ballon d’Or tire sur le côté droit, Neuer part du bon côté, mais est trop court pour sortir le ballon (45e+5). À la pause, le PSG mène face au Bayern Munich grâce à des buts de Dembélé, Neves et Kvaratskhelia.

Le Bayern ne lâche rien

Au retour des vestiaires, la rencontre bascule tout d’abord en faveur des Parisiens. Le PSG se donne de l’air avec un Kvaratskhelia qui s’offre un doublé en trompant Manuel Neuer d’une superbe frappe (56e). Deux minutes plus tard, servi par Désiré Doué, Dembélé assomme le Bayern avec lui aussi un doublé. 

Sauf que le Bayern sonne la révolte. À la 64e minute, sur un coup franc lointain, Kimmich enroule son ballon vers Upamecano et marque le troisième but des Munichois. Sur une passe en profondeur de Kane, Luis Diaz efface Marquinhos et marque le quatrième but des Rouge et blanc. 

À la 87e minute, le Parc des Princes tremble, Achraf Hakimi se blesse, mais doit rester sur le terrain car Paris a effectué tous ses changements. Le PSG garde finalement son avantage et inflige une troisième défaite au Bayern cette saison.

Paris ira à Munich le mercredi 6 mai pour le match retour avec un but d’avance. De quoi continuer à espérer une place à Budapest, théâtre de la finale le 30 mai. 

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

RDC : le gouvernement promet un financement durable de la gratuité de l’enseignement et prépare son extension au secondaire

by admin9775 29 avril 2026
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Le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, a réaffirmé mardi l’engagement du gouvernement congolais à assurer un financement pérenne des réformes éducatives engagées sous l’impulsion du président Félix Tshisekedi, avec en ligne de mire la consolidation de la gratuité de l’enseignement primaire public et son extension progressive au niveau secondaire.

L’annonce a été faite lors d’un panel consacré à la soutenabilité financière de cette réforme, organisé dans le cadre du segment politique de haut niveau sur le Pacte de partenariat avec le Global Partnership for Education (GPE).

La gratuité de l’enseignement au cœur de la stratégie sociale du pouvoir

Présentée comme l’un des marqueurs sociaux majeurs du quinquennat de Félix Tshisekedi, la gratuité de l’enseignement primaire demeure un pilier central de la politique de développement du capital humain portée par l’exécutif.

Face aux partenaires techniques, financiers et experts du secteur réunis à Kinshasa, Adolphe Muzito a insisté sur la nécessité de sécuriser durablement le financement de cette réforme, tout en préparant les conditions de son élargissement progressif au secondaire.

Rationalisation de la masse salariale dans le secteur éducatif

Pour soutenir cette ambition, le gouvernement prévoit plusieurs mesures de restructuration budgétaire dans le secteur de l’éducation.

Le ministre du Budget a annoncé :

  • la mise à la retraite immédiate de 4 000 enseignants dans une première phase ;
  • le départ progressif de 43 000 enseignants supplémentaires à compter de 2026 ;
  • une prise en charge échelonnée des indemnités de sortie dans les collectifs budgétaires jusqu’en 2027.

Selon le gouvernement, cette politique vise à mieux maîtriser les charges salariales tout en dégageant de nouvelles marges budgétaires pour financer la réforme.

Intégration de nouveaux enseignants à la paie

Parallèlement à ces départs, l’exécutif prévoit l’intégration de 3 000 enseignants supplémentaires dans le circuit officiel de paie dès le mois d’avril.

Cette mesure doit permettre de régulariser la situation de plusieurs agents jusque-là non rémunérés malgré leur présence effective dans le système éducatif.

Une mobilisation budgétaire en hausse pour soutenir les réformes sociales

Le financement de ces mesures sera notamment adossé à une hausse anticipée des recettes publiques.

Adolphe Muzito a indiqué que le gouvernement table sur une mobilisation de 16 milliards de dollars dans le collectif budgétaire attendu en mai, contre :

  • 4 milliards de dollars en 2019 ;
  • 10 milliards en 2023.

Pour l’exécutif, cette progression des recettes constitue la base financière permettant de soutenir les réformes sociales prioritaires.

Une réforme sous contrainte de soutenabilité

Si le gouvernement affiche sa volonté de consolider la gratuité, la question de sa soutenabilité budgétaire reste au cœur des débats parmi les experts du secteur.

La massification de l’accès à l’école, les besoins en infrastructures, la pression sur la masse salariale et la qualité de l’enseignement constituent autant de défis structurels qui conditionneront la réussite de la réforme dans la durée.

L’éducation comme levier politique et économique

Au-delà de sa dimension sociale, le financement durable de la gratuité de l’enseignement revêt une portée hautement politique pour le pouvoir en place.

En consolidant cette réforme emblématique, le gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka cherche à ancrer durablement dans le bilan du président Tshisekedi une politique publique à forte visibilité populaire, tout en faisant de l’éducation un levier structurant de transformation économique et de réduction des inégalités.

Par Marius Bopenga
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À la UneProvince

Nord-Kivu : la MONUSCO renforce son dispositif de vérification face à l’aggravation de la crise sécuritaire

by admin9775 27 avril 2026
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La réunion de Goma intervient alors que la résurgence du M23, soutenu selon Kinshasa et plusieurs partenaires internationaux par le Rwanda accusation rejetée par Kigali continue de redessiner les équilibres sécuritaires dans l’est congolais.

À cette menace s’ajoutent :

  • la persistance des FDLR dans certaines zones frontalières ;
  • les attaques récurrentes des ADF ;
  • la fragmentation persistante des groupes armés locaux.

Le conflit ne se limite ainsi plus à une insurrection interne, mais s’inscrit dans un jeu sécuritaire régional complexe impliquant plusieurs acteurs étatiques et non étatiques.

Une bataille de crédibilité entre Kinshasa et Kigali

En renforçant son architecture de renseignement, la MONUSCO cherche également à consolider la crédibilité de ses rapports dans un climat de défiance croissante entre les parties.

Les évaluations onusiennes sur les mouvements de troupes, les soutiens extérieurs ou les violations du cessez-le-feu sont désormais scrutées avec une intensité particulière par Kinshasa et Kigali, chacun cherchant à faire valoir sa lecture du conflit auprès des partenaires internationaux.

Le MCVE+ devient ainsi non seulement un outil de monitoring sécuritaire, mais aussi un instrument diplomatique de certification des faits sur un théâtre où la guerre informationnelle occupe une place croissante.

Vers une intégration accrue avec les FARDC et les partenaires régionaux

Selon plusieurs sources sécuritaires, la réunion de Goma pourrait ouvrir la voie à un partage plus étroit du renseignement entre la MONUSCO, les FARDC et les partenaires régionaux engagés dans les mécanismes de stabilisation.

Une telle évolution signalerait une transformation progressive du rôle de la mission onusienne : moins centrée sur l’interposition classique, davantage orientée vers l’appui analytique, la fusion du renseignement et la coordination stratégique.

Une ONU en quête de repositionnement stratégique

Critiquée pour son efficacité limitée sur le terrain et contestée par une partie de l’opinion congolaise, la MONUSCO semble chercher à redéfinir sa valeur ajoutée dans un contexte où son mandat militaire traditionnel est de plus en plus remis en question.

Le renforcement du MCVE+ pourrait ainsi marquer un repositionnement vers un rôle plus technocratique et stratégique : celui d’arbitre informationnel, de fournisseur de renseignement et de garant de la traçabilité des violations dans un conflit régionalisé à haute intensité diplomatique.

Un enjeu déterminant pour la suite du processus de paix

À terme, la capacité du MCVE+ à produire des données crédibles, exploitables et politiquement acceptées pourrait peser directement sur les négociations régionales en cours, notamment dans le cadre des mécanismes de paix soutenus par les États-Unis, l’Union africaine et le Qatar.

Dans l’est congolais, la maîtrise du récit stratégique est désormais presque aussi déterminante que la maîtrise du terrain.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UnePolitique

Assemblée nationale : l’absence de la motion contre Jacquemain Shabani révèle les arbitrages politiques au sommet de la majorité

by admin9775 27 avril 2026
written by admin9775

Très attendue dans les milieux politiques et parlementaires, la motion visant le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, n’a finalement pas été inscrite à l’ordre du jour de la plénière de ce lundi 27 avril à l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo. Une absence qui, au-delà de la procédure, éclaire les mécanismes de régulation politique internes à la majorité au pouvoir.

Un retrait qui porte la marque d’un arbitrage politique

Initiée par le député national Laddy Yangotikala, la motion était annoncée comme l’un des moments politiques forts de la rentrée parlementaire. Son omission de l’agenda officiel publié par le Bureau de l’Assemblée nationale suggère toutefois qu’un arbitrage politique est intervenu en amont pour éviter son examen immédiat.

Dans le fonctionnement politique congolais, la non-inscription d’une motion sensible à l’ordre du jour relève rarement du simple hasard administratif. Elle traduit généralement une décision concertée au sein des instances dirigeantes de la majorité ou du Bureau parlementaire visant à désamorcer une séquence politiquement coûteuse.

Préserver un ministre stratégique dans un contexte sécuritaire sensible

Le maintien de Jacquemain Shabani hors de portée d’un débat en plénière intervient dans un contexte particulièrement délicat, alors que les questions sécuritaires dominent l’agenda national avec :

  • la prorogation de l’état de siège ;
  • la ratification de l’accord de paix RDC–Rwanda ;
  • les discussions sur la réforme du dispositif sécuritaire national.

Dans ce climat, exposer publiquement le ministre de l’Intérieur à une motion parlementaire aurait pu fragiliser davantage un secteur régalien déjà sous pression, au moment où l’exécutif cherche à projeter une image de cohésion institutionnelle.

Une gestion politique des frustrations internes à la majorité

Au-delà du fond du dossier, cette séquence illustre également la manière dont certaines motions servent en RDC de moyen de pression politique plutôt que de véritables instruments de sanction.

Dans plusieurs cas récents, les initiatives parlementaires contre des membres du gouvernement ont davantage fonctionné comme outils de négociation ou signaux de mécontentement internes que comme démarches aboutissant à une réelle mise en cause politique.

Le dépôt d’une motion peut ainsi permettre à certains députés ou groupes d’influence de :

  • exprimer une frustration politique ;
  • rappeler leur poids au sein de la majorité ;
  • obtenir des concessions politiques ou administratives ;
  • repositionner des rapports de force internes.

Un sursis plus qu’un blanchiment politique

Pour Jacquemain Shabani, l’absence de la motion à l’ordre du jour constitue un répit tactique, mais non une disparition des critiques.

Car si la séquence parlementaire est momentanément neutralisée, les griefs politiques et sécuritaires ayant nourri l’initiative demeurent présents dans une partie de l’opinion et de la classe politique.

Le ministre conserve donc un sursis politique plutôt qu’un véritable quitus.

Une majorité soucieuse de maîtriser ses contradictions

En arrière-plan, cet épisode confirme la volonté du pouvoir de contenir publiquement ses tensions internes dans une période jugée stratégique.

Alors que l’exécutif multiplie les dossiers sensibles sur les fronts diplomatique, sécuritaire et économique, la coalition au pouvoir semble privilégier la discipline interne et la maîtrise de la communication institutionnelle à l’exposition de ses fractures devant l’opinion.

Reste à savoir si cette mise en veille de la motion marque un enterrement définitif du dossier ou un simple report en attendant un contexte politique plus favorable.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Mali : les rebelles touaregs disent contrôler « totalement » Kidal après un accord avec les Russes

by admin9775 27 avril 2026
written by admin9775

Les rebelles touaregs ont déclaré dimanche avoir conclu un « accord » permettant aux soldats russes de l’Africa Corps de se retirer de la ville de Kidal, dans le nord du Mali, qu’ils disent « désormais » contrôler « totalement ». Des tirs « sporadiques » sont également signalés à Kati, près de Bamako. Le ministre de la Défense Sadio Camara a été tué dans l’attaque de samedi contre sa résidence, a confirmé le gouvernement.

Des membres armés d’un groupe non identifié se rassemblent à Kidal, dans le nord du Mali, le 25 avril 2026.

Les rebelles touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) ont annoncé, dimanche 26 avril, avoir conclu un « accord » permettant aux soldats russes de l’Africa Corps de se retirer de la ville de Kidal, dans le nord du Mali, qu’ils disent « désormais » contrôler « totalement ».

Dimanche en fin de journée, les combats avaient baissé d’intensité sur le territoire, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP).

« Un accord a été conclu pour permettre à l’armée et à ses alliés d’Africa Corps de quitter le Camp 2, où ils étaient retranchés depuis hier (samedi) », a déclaré à l’AFP un responsable des rebelles touaregs, ajoutant que Kidal est « désormais totalement » sous leur contrôle.

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Les mercenaires russes de l' »Africa Corps sort[ent] du Camp 2 de Kidal sous bonne escorte de nos forces armées », a confirmé la rébellion touarègue sur Facebook. Un habitant de Kidal a déclaré dimanche à l’AFP avoir « vu un convoi militaire partir », tout en précisant ignorer « les détails de la situation ».

« Ce sont les combattants des mouvements armés qui occupent désormais les rues » de Kidal, a-t-il ajouté.

La ville de Kidal, bastion de la rébellion touarègue, avait été reprise en novembre 2023 par l’armée malienne appuyée par des combattants du groupe paramilitaire russe Wagner, mettant fin à plus d’une décennie de contrôle par des groupes rebelles.

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Les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) ont revendiqué samedi une série d’attaques coordonnées avec la rébellion touarègue contre des positions stratégiques de la junte au pouvoir au Mali, en périphérie de Bamako et dans plusieurs villes importantes du pays sahélien, dont la ville clef de Kidal.

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L’Alliance des États du Sahel (AES), formée du Mali, du Burkina et du Niger, tous trois sécessionnistes de l’organisation régionale Cédéao, jugée inféodée à la France, et tous dirigés par des juntes, a dénoncé « un complot monstrueux soutenu par les ennemis de la libération du Sahel », dans un communiqué daté de samedi transmis dimanche à l’AFP.

Situation confuse à Sévaré

Le calme est revenu dimanche à Kati, ville-garnison et fief de la junte située à une quinzaine de kilomètres de Bamako, la capitale, après des tirs signalés dans la matinée, selon un habitant interrogé par l’AFP.

Les opérations aéroportuaires ont également repris dimanche à l’aéroport international de Bamako, après une interruption de 24 heures. 

Mais à Sévaré (centre), la situation restait « confuse » et des coups de feu sont encore entendus par endroits, d’après un élu local.

Selon un bilan annoncé par le gouvernement, les combats depuis samedi ont fait 16 blessés civils et militaires et des « dégâts matériels limités », mais le nombre de victimes pourrait s’alourdir, notamment chez les civils.

Mort confirmée du ministre de la Défense

Coup dur porté au régime militaire, le ministre de la Défense, Sadio Camara, 47 ans, un des principaux responsables de la junte, a été tué lors des attaques « terroristes » samedi par « un véhicule piégé conduit par un kamikaze » ayant ciblé sa résidence à Kati, près de la capitale Bamako, a annoncé le gouvernement, dimanche soir. Sa mort avait été annoncée un peu plus tôt par ses proches.

Lors des « incidents terroristes » ayant visé sa résidence, le général Camara a « engagé des échanges avec les assaillants dont il a réussi à neutraliser certains », affirme le gouvernement dans un communiqué publié plusieurs heures après le décès. Il a été blessé puis transporté à l’hôpital où « il a malheureusement succombé », dit le texte.

Sur les ObservateursEnquête : comment un réseau de désinformation tente de déstabiliser les pays de l’AES

« L’effondrement de sa résidence a causé d’autres victimes et la destruction d’une mosquée à proximité ayant entraîné la mort de certains fidèles qui étaient à l’intérieur », ajoute le communiqué sans préciser de nombre.

Le défunt, en raison de « son bilan élogieux dans la défense nationale », aura droit à des « funérailles nationales », promet le gouvernement.

De son côté, le général Assimi Goïta, chef de la junte, n’a pas été vu ni n’a pris la parole depuis le début des hostilités.

Une source sécuritaire malienne a indiqué à l’AFP qu’il « a été exfiltré de Kati dans la journée de samedi et se trouve en lieu sûr ». Mais plusieurs observateurs s’étonnent de son silence, ainsi que de celui des deux autres juntes de l’Alliance des États du Sahel.

AFP

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