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À la Une

À la UneSociété

RDC : Rebo Tchulo condamnée à 12 mois de prison avec sursis par le tribunal militaire

by admin9775 27 août 2026

La chanteuse congolaise Déborah Tshimpaka Mulanga, connue sous le nom de Rebo Tchulo, a été condamnée ce jeudi 27 août 2026 à 12 mois de servitude pénale principale, assortis d’un sursis de 24 mois, par le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema. Aucune amende n’a été prononcée.

Absente lors de l’audience, l’artiste était représentée par ses avocats. La partie civile, Platini Kasaï Sadisa, comparaissait également par l’intermédiaire de ses conseils.

Le ministère public avait requis 14 mois de servitude pénale contre Rebo Tchulo, poursuivie notamment pour incitation de militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline militaires. La défense avait, pour sa part, plaidé l’acquittement, contestant les accusations formulées contre l’artiste.

La partie civile avait réclamé 250 000 dollars américains de dommages et intérêts, invoquant le préjudice subi dans cette affaire.

Selon Me Kabengela Ilunga Jean-Marie, avocat de Rebo Tchulo, le sursis dont bénéficie sa cliente lui permet de conserver sa liberté de mouvement et de poursuivre ses activités artistiques.

Une affaire née d’une vidéo

Le dossier avait suscité une forte attention après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant Platini Sadisa subir des violences de la part de militaires au domicile de l’artiste. Rebo Tchulo était poursuivie aux côtés de plusieurs militaires dans cette affaire.

Avant le prononcé du verdict, le capitaine Guy Kwesh avait indiqué que le jugement, déjà élaboré, tenait sur trois pages.

Avec cette condamnation assortie du sursis, le tribunal met un terme à la procédure concernant la chanteuse, sous réserve des éventuelles voies de recours prévues par la loi.

Le prononcé du jugement, initialement reporté, avait été fixé au 27 août en raison de l’absence d’un magistrat ayant participé à l’instruction du dossier.

Par Marius Bopenga
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27 août 2026
À la UneSociété

RDC : près de 200 millions de dollars pour équiper la Police nationale

by admin9775 27 août 2026

Le gouvernement congolais a définitivement attribué à Streit Security Vehicles FZ-LLC, société basée aux Émirats arabes unis et spécialisée dans les véhicules de sécurité, un marché de 198,64 millions de dollars destiné à l’acquisition de véhicules spécifiques pour la Police nationale congolaise (PNC).

La décision, signée le 18 août 2026 par le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, prévoit un financement intégral du contrat sur fonds du Trésor public. Le montant exact du marché s’élève à 198 635 462,50 dollars TTC.

Cette acquisition constitue une opération majeure de modernisation des moyens matériels de la PNC, alors que les besoins en équipements des forces chargées du maintien de l’ordre restent importants à travers le pays.

Des interrogations sur la transparence et l’exécution

Si l’attribution du marché est désormais définitive, plusieurs informations essentielles ne sont toutefois pas précisées dans la décision rendue publique. Le document ne détaille notamment ni le nombre de véhicules concernés, ni leurs modèles, ni leurs caractéristiques techniques, ni le calendrier de livraison.

Ces éléments seront pourtant déterminants pour apprécier la portée réelle de cet investissement.

Avec près de 200 millions de dollars mobilisés directement par le Trésor, l’opération représente un engagement financier considérable pour les finances publiques. Elle appelle donc un suivi attentif de son exécution, notamment sur les questions de conformité des véhicules livrés, de respect des délais et d’utilisation effective des équipements.

Au-delà du montant annoncé, l’enjeu sera de savoir si cet investissement permettra réellement d’améliorer les capacités opérationnelles de la PNC et les conditions de sécurité de la population.

Dans un contexte où les dépenses publiques font régulièrement l’objet d’un examen attentif, la publication d’informations précises sur le contenu du contrat et son exécution contribuerait également à renforcer la transparence autour de cette importante commande.

Par Pascal Kabeya
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27 août 2026
À la UnePolitique

Suspension des universités à Goma et Bukavu : l’opposition s’insurge, mais le débat sur la cohérence demeure

by admin9775 27 août 2026

La suspension des activités académiques dans plusieurs établissements d’enseignement supérieur de Goma et de Bukavu continue de provoquer des réactions politiques. Après Martin Fayulu et Denis Mukwege, d’autres personnalités, dont la sénatrice honoraire Muyumba et l’ancien député Juvenal Munubo, contestent la décision de Kinshasa. Si leurs inquiétudes sur l’avenir des étudiants sont légitimes, leur prise de position soulève également une question de cohérence face aux précédentes interventions de l’AFC/M23 dans la gestion des universités.

Martin Fayulu demande au gouvernement de rapporter immédiatement l’arrêté suspendant les activités académiques dans les établissements concernés. L’opposant estime que cette décision risque d’accentuer le sentiment d’abandon des populations de l’Est et va jusqu’à évoquer le risque d’une « balkanisation » du pays.

Denis Mukwege adopte également une position critique. Tout en condamnant les nominations opérées par l’AFC/M23 dans les institutions universitaires, il dénonce la suspension décidée par Kinshasa, estimant que la jeunesse de Goma et Bukavu se retrouve prise en étau entre la guerre et les décisions politiques.

La sénatrice honoraire Muyumba et Juvenal Munubo ont, eux aussi, exprimé leurs inquiétudes quant aux conséquences de cette suspension sur les étudiants.

Une question de cohérence

Ces réactions soulèvent toutefois une interrogation qui mérite d’être posée : pourquoi ces mêmes voix ne s’étaient-elles pas manifestées avec la même vigueur lorsque l’AFC/M23 a entrepris de modifier la gouvernance de plusieurs établissements universitaires de Goma et Bukavu ?

Les nominations effectuées par le mouvement rebelle dans les comités de gestion d’établissements publics congolais constituent pourtant une intervention directe dans un secteur encadré par les lois et règlements de la République.

La question n’est pas de minimiser les conséquences de la suspension décidée par Kinshasa. La situation des étudiants mérite au contraire une attention particulière. Mais une défense crédible de l’université congolaise devrait s’appliquer aux violations commises quel qu’en soit l’auteur.

Il existe ainsi un paradoxe dans le débat actuel : certains responsables dénoncent aujourd’hui l’impact d’une décision gouvernementale sur les étudiants, tout en ayant été beaucoup plus discrets face à l’installation d’une administration universitaire parallèle dans des territoires contrôlés par une rébellion.

L’université ne devrait pas devenir un instrument de guerre

Sur le fond, une ligne devrait pourtant faire consensus : ni Kinshasa ni un mouvement armé ne devrait instrumentaliser l’université.

La sécurité des étudiants peut justifier des mesures exceptionnelles, mais celles-ci doivent être proportionnées, juridiquement fondées et accompagnées de solutions permettant la continuité des études.

De même, le contrôle militaire d’un territoire ne confère pas automatiquement à une rébellion le pouvoir légal de nommer les responsables des établissements publics de la République.

Le véritable enjeu dépasse donc la polémique entre majorité et opposition. Il s’agit de préserver l’université congolaise de la guerre, de la récupération politique et des administrations parallèles.

Dans ce contexte, les étudiants de Goma et Bukavu ne devraient pas devenir les victimes collatérales d’un affrontement institutionnel et militaire qui les dépasse.

Par Marius Bopenga
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27 août 2026
À la UneSociété

RDC : l’insecticide « Sniper » interdit de commercialisation et d’utilisation

by admin9775 27 août 2026

L’Autorité congolaise de réglementation pharmaceutique (ACOREP) a ordonné, le 26 août 2026, le retrait immédiat des autorisations de mise sur le marché des produits contenant du Dichlorvos (DDVP), une substance notamment présente dans l’insecticide commercialisé sous la marque « Sniper ».

La décision interdit désormais en République démocratique du Congo l’importation, la fabrication, la distribution, la commercialisation et l’utilisation de tout produit contenant cette substance.

Cette mesure intervient sur fond d’inquiétudes sanitaires liées au Dichlorvos. L’ACOREP évoque notamment des alertes sanitaires, ainsi que des cas récurrents d’intoxications aiguës pouvant entraîner la mort. Les données scientifiques disponibles font également état de risques toxicologiques importants associés à l’exposition à cette substance.

Les stocks doivent être retirés

L’interdiction concerne l’ensemble de la chaîne de distribution. Importateurs, grossistes, distributeurs et détaillants sont appelés à retirer immédiatement les produits concernés des circuits commerciaux et à les sécuriser en vue de leur destruction sous la supervision de l’ACOREP.

La population est, de son côté, invitée à cesser immédiatement l’utilisation du « Sniper » et de tout autre produit contenant du Dichlorvos et à privilégier des alternatives répondant aux normes de sécurité.

Au-delà de l’annonce réglementaire, le principal défi sera désormais celui de l’application effective de la mesure. La présence largement répandue de ces produits dans les commerces et les ménages pose la question du contrôle des stocks existants et de leur élimination sécurisée.

L’interdiction du Dichlorvos marque ainsi un tournant dans la politique de contrôle des produits chimiques à usage domestique en RDC. Son efficacité dépendra toutefois de la capacité des autorités à assurer un retrait réel du produit des marchés et à empêcher sa réintroduction par des circuits informels.

Par Pascal Kabeya
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27 août 2026
À la UneEconomie

RDC : Washington prêt à investir jusqu’à 1 milliard de dollars dans le corridor ferroviaire de Lobito

by admin9775 27 août 2026

Les États-Unis envisagent de mobiliser jusqu’à 1 milliard de dollars pour soutenir la réhabilitation et l’exploitation, dans le cadre d’une concession de 30 ans, de la partie congolaise du corridor ferroviaire de Lobito. Derrière cet investissement se joue une bataille stratégique pour l’accès aux minerais critiques de la RDC et la diversification des chaînes d’approvisionnement mondiales.

Selon les informations rapportées par Bloomberg, l’entreprise portugaise Mota-Engil devrait prendre le contrôle de la section congolaise de cette infrastructure ferroviaire d’environ 1 000 kilomètres, qui relie les principaux bassins miniers du Katanga, notamment Kolwezi, Tenke et Lubumbashi, au corridor de Lobito en Angola.

Le financement américain serait porté par la U.S. International Development Finance Corporation (DFC), qui avait signé une lettre d’intérêt avec Mota-Engil pour accompagner la réhabilitation et l’exploitation de cette ligne.

Un enjeu qui dépasse le simple transport

Pour Washington, le projet représente bien davantage qu’un investissement dans les infrastructures. La RDC est au cœur de la compétition mondiale pour le cuivre, le cobalt, le lithium et le tantale, des ressources indispensables aux batteries, aux véhicules électriques, aux semi-conducteurs et aux technologies de pointe.

L’objectif américain est notamment de réduire la dépendance des chaînes d’approvisionnement occidentales vis-à-vis de la Chine, qui occupe une position dominante dans l’exploitation et surtout dans la transformation de plusieurs minerais congolais.

La concurrence se joue également sur les infrastructures. Pékin soutient parallèlement la modernisation du chemin de fer Tanzanie-Zambie (TAZARA), évaluée à environ 1,4 milliard de dollars. Deux corridors se retrouvent ainsi au cœur d’une compétition géopolitique : l’un ouvrant aux minerais de la région une voie vers l’Atlantique, l’autre vers l’océan Indien.

Les minerais au cœur de la stratégie américaine

Cette offensive économique s’inscrit dans un rapprochement plus large entre Washington et Kinshasa. Les États-Unis cherchent notamment à associer investissements miniers, développement des infrastructures et efforts diplomatiques visant à stabiliser l’est de la RDC.

Le dossier de Rubaya, riche en coltan et contrôlé par l’AFC/M23, illustre cette imbrication entre sécurité et ressources naturelles. Les Nations unies ont précédemment fait état de revenus importants tirés de l’exploitation et du commerce du coltan dans cette zone.

Pour Kinshasa, l’enjeu est donc considérable : attirer des capitaux occidentaux, moderniser ses infrastructures et mieux contrôler la chaîne de valeur de ses minerais pourrait permettre à la RDC de renforcer sa position dans l’économie mondiale.

Mais cette perspective pose également une question essentielle : la RDC parviendra-t-elle à transformer cette nouvelle compétition entre puissances en véritable levier de développement national, plutôt qu’en simple déplacement des intérêts étrangers autour de ses ressources ?

Le corridor de Lobito pourrait, à terme, devenir l’un des principaux instruments de cette transformation. Mais son succès dépendra autant de la qualité des investissements que de la capacité de l’État congolais à garantir la transparence, la sécurité et une véritable valeur ajoutée locale.

Par Marius Bopenga
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27 août 2026
À la UnePolitique

Rdc-Angola : Les présidents Félix Tshisekedi et João Lourenço ont renforcé leur partenariat stratégique autour du corridor de Lobito ‎

by admin9775 27 août 2026

Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a reçu, ce mercredi 26 août 2026, à la Cité de l’Union africaine, son homologue angolais, João Manuel Gonçalves Lourenço, arrivé plus tôt dans la matinée pour une visite de travail.

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‎Accompagné de la Première Dame Ana Afonso Dias Lourenço, le Président angolais a été accueilli à l’aéroport international de N’djili par le vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba Gombo.

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‎Les deux Chefs d’État ont eu un entretien en tête-à-tête, élargi par la suite à leurs délégations respectives. Leurs échanges ont porté sur la coopération bilatérale, la situation politique et sécuritaire dans la région ainsi que sur l’accélération des projets structurants convenus entre Kinshasa et Luanda.

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‎Les Présidents Félix Tshisekedi et João Lourenço ont également examiné la coopération dans les secteurs des hydrocarbures et de l’électricité. Ils ont convenu de donner une nouvelle impulsion à l’opérationnalisation de la Zone d’intérêt commun, à l’approvisionnement de la RDC par la SONANGOL et aux projets d’interconnexion électrique entre les deux pays.

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‎À l’issue de leurs entretiens, les deux dirigeants ont assisté à la signature du contrat de concession relatif à la ligne ferroviaire Dilolo–Sakania entre l’État congolais et Mota-Engil Africa.

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Cette ligne de 1 004,5 kilomètres dessert notamment Kolwezi, Tenke et Lubumbashi avant de rejoindre le réseau angolais conduisant au port de Lobito, sur l’océan Atlantique. Sa réhabilitation, sa modernisation, son extension, son exploitation et sa maintenance nécessiteront un investissement indicatif de près de 1,258 milliard de dollars américains.

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La concession est prévue pour une période d’exploitation de 30 ans. Au terme de celle-ci, les infrastructures seront transférées à l’État congolais conformément aux dispositions du contrat.

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‎La République démocratique du Congo détiendra une participation d’au moins 10 % dans la société chargée du projet et percevra une redevance équivalant à 7,5 % de son chiffre d’affaires annuel brut. Le financement du projet et les risques liés au trafic seront assumés par le concessionnaire, sans garantie souveraine, subvention d’exploitation ni garantie de revenu minimum à la charge de l’État.

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La Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) conservera l’exclusivité du transport des voyageurs ainsi que son droit de transporter des marchandises. La ligne restera également accessible aux opérateurs qualifiés dans des conditions transparentes, équitables et non discriminatoires.

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‎Au cours du point de presse conjoint qui a suivi la cérémonie, le Président Félix Tshisekedi a assuré que les intérêts de la RDC avaient été préservés et que ce contrat n’entraînait ni la privatisation de la SNCC ni la création d’un monopole ferroviaire.

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‎« Notre ambition n’est pas de construire un simple corridor d’évacuation des matières premières. Nous voulons bâtir un corridor de production, de transformation et de création de valeur », a déclaré le Chef de l’État.

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‎Le projet devra notamment favoriser la création d’emplois, la formation de la jeunesse, le recours aux entreprises locales, le transfert des technologies et la réduction des coûts logistiques. Il permettra de transporter les minerais, les produits agricoles, les intrants industriels, les hydrocarbures, les biens de consommation et les voyageurs.

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‎Les deux Chefs d’État ont, par ailleurs, convenu de travailler à une interconnexion ferroviaire fluide et sécurisée entre Sakania, Lubumbashi, Kolwezi, Dilolo, Luau et le port de Lobito. Un mécanisme conjoint de suivi sera institué pour veiller à l’harmonisation des opérations ferroviaires, à la coordination de la maintenance, à la transparence des tarifs et à l’amélioration du passage frontalier de Dilolo–Luau.

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‎« La signature intervenue aujourd’hui n’est pas un aboutissement. Elle marque le commencement d’une responsabilité commune », a indiqué le Président Félix Tshisekedi, appelant les différentes parties à traduire les engagements pris en résultats concrets.

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‎Cette visite de travail marque une nouvelle avancée dans les relations entre la RDC et l’Angola, déterminés à faire du Corridor de Lobito un levier d’intégration régionale, d’industrialisation et de prospérité partagée.

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27 août 2026
À la UneSociété

Wenge Musica Maison Mère : Papy Kakol aurait été suspendu après des accusations de violences conjugales

by admin9775 27 août 2026

Le chef d’orchestre de Wenge Musica Maison Mère, Papy Kakol, aurait été temporairement suspendu par Noël Ngiama Makanda, dit Werrason, à la suite d’accusations de violences conjugales visant son épouse Linda, connue sous le surnom de « Mondele ».

Selon plusieurs sources proches de l’artiste et de l’orchestre, Werrason aurait été informé des faits présumés et aurait décidé de suspendre son collaborateur dans l’attente d’éclaircissements sur cette affaire.

Cette décision aurait également été motivée par la volonté du président de Wenge Musica Maison Mère de préserver l’image et les valeurs de paix et de responsabilité qu’il défend publiquement.

L’affaire suscite des réactions dans l’entourage de l’orchestre, mais les circonstances exactes des faits reprochés à Papy Kakol restent encore à établir. Aucune communication officielle détaillée des personnes directement concernées ne permet, à ce stade, de déterminer précisément les circonstances de l’incident ni ses éventuelles suites judiciaires.

Il convient donc de rappeler que les accusations visant Papy Kakol demeurent présumées et ne constituent pas, en elles-mêmes, une preuve de culpabilité.

La suspension, si elle est confirmée, apparaît ainsi comme une mesure interne prise dans l’attente d’une clarification de la situation. Les prochains éléments ou une éventuelle prise de parole officielle de Werrason, de Papy Kakol ou de son épouse pourraient permettre de mieux comprendre les faits à l’origine de cette décision.

Par Pascal Kabeya
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27 août 2026
À la UneSociété

Immeuble Flamboyant : vive tension entre Léon Mulumba et la Task Force d’assainissement

by admin9775 27 août 2026

Une opération d’assainissement menée à l’immeuble Flamboyant, à Kinshasa, a donné lieu à une vive confrontation entre le ministre provincial Léon Mulumba et des éléments de la Task Force présidentielle d’assainissement et du Service national. L’incident, qui s’est soldé par l’évacuation du ministre, relance le débat sur les compétences des différents services engagés dans la lutte contre l’insalubrité.

L’intervention faisait suite à une situation sanitaire jugée préoccupante autour de l’immeuble. Une fosse septique défectueuse aurait notamment provoqué le déversement d’eaux usées et de matières fécales dans les caniveaux de l’avenue, aggravant l’insalubrité du secteur.

Face à cette situation, la Task Force présidentielle et le Service national avaient déployé des équipes pour nettoyer les lieux et rétablir des conditions sanitaires acceptables.

C’est au cours de cette opération que le ministre provincial Léon Mulumba s’est rendu sur place. Selon les témoignages et les images diffusées sur les réseaux sociaux, il aurait contesté les méthodes utilisées, notamment la participation forcée de certains occupants aux travaux d’assainissement.

Le ministre aurait rappelé que la Constitution interdit le travail forcé et estimé que la Task Force ne pouvait imposer de tels travaux sans base légale.

Une confrontation autour des compétences

Les éléments du Service national auraient, de leur côté, refusé de se soumettre aux injonctions du ministre, estimant que celui-ci n’avait pas autorité pour leur donner des instructions. Ils ont rappelé que le Service national relève directement du président de la République.

La tension serait alors montée d’un cran. Face à la mobilisation des jeunes du Service national et aux mouvements de foule, les gardes du corps de Léon Mulumba ont dû intervenir pour l’évacuer rapidement.

Au-delà de l’incident, l’affaire soulève une question importante : comment lutter efficacement contre l’insalubrité tout en respectant les compétences de chaque institution et les droits des citoyens ?

La nécessité d’assainir l’espace public ne semble pas faire débat. En revanche, les méthodes employées et la répartition des responsabilités méritent d’être clarifiées.

L’épisode de l’immeuble Flamboyant rappelle ainsi que la lutte contre l’insalubrité ne peut être efficace et durable que si elle s’appuie sur une coordination claire entre les autorités provinciales, les services spécialisés et les structures relevant directement de la présidence.

Nettoyer Kinshasa est une nécessité. Mais l’assainissement, pour être exemplaire, doit lui aussi se faire dans le strict respect de la loi.

Par Marius Bopenga
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27 août 2026
À la UneSport

Le Marocain Ayyoub Bouaddi, 18 ans et un transfert XXL à Manchester City

by admin9775 26 août 2026

À 18 ans, Ayyoub Bouaddi quitte Lille pour Manchester City et devient le plus gros transfert vers l’étranger de l’histoire de la Ligue 1 et le deuxième joueur africain le plus cher de l’histoire avec un transfert estimé à 100 millions d’euros. Le jeune Lion de l’Atlas débarque en Angleterre avec l’ambition de franchir un cap et de s’imposer au cœur du jeu des Citizens.

À 18 ans, Ayyoub Bouaddi est officiellement depuis ce mercredi 26 aout la plus grosse vente de l’histoire de la Ligue 1 à l’étranger avec un transfert estimé à 100 millions d’euros. Il est également devenu le deuxième joueur africain le plus cher de l’histoire. Il y a quelques semaines, il aurait même pu devenir le plus cher, mais dans sa folie des grandeurs, le Real Madrid a raflé le prodige ivoirien Yann Diomandé pour 140 millions d’euros.

Bouaddi est très jeune, mais il a déjà fait ses preuves. À Lille, après deux saisons complètes au sein du groupe professionnel, il s’est imposé comme titulaire dans le milieu du LOSC, porté par sa classe et sa technique. « On perd un super jeune, un super joueur, mais surtout une belle personne, a témoigné son ex-partenaire, Olivier Giroud. C’était assez émouvant quand il a pris la parole dans les vestiaires. Il va nous manquer, on lui souhaite tout le meilleur »

Bouaddi s’est affirmé comme l’un des plus grands espoirs de sa génération. Alors, lorsqu’est venu le moment de choisir son équipe nationale, tous les regards se sont braqués sur lui. International espoir français et fils de parents marocains, Bouaddi était courtisé par les deux sélections.

Impressionnant au Mondial

En mai dernier, à seulement un mois de la Coupe du monde 2026 aux États-Unis, il tranche en faveur des Lions de l’Atlas. Un timing serré, qui lui laisse peu de temps pour découvrir ses nouveaux partenaires, mais suffisant pour convaincre le nouveau sélectionneur Mohamed Ouahbi. Pour son premier match officiel avec le Maroc, Bouaddi est même titularisé en Coupe du monde contre le Brésil.

À Manchester City, les attentes seront forcément plus élevées que dans le Nord de la France. Ayyoub Bouaddi s’y est préparé, lui qui semble imperméable à la pression. En 2023, il a notamment remporté le concours d’éloquence des centres de formation à l’Élysée, preuve d’une maturité rare.

En Angleterre, le nouveau milieu de City va continuer de se forger et de développer son jeu. Précieux à la récupération, capable de dicter le tempo, Bouaddi doit encore progresser dans la surface adverse : il n’a encore jamais marqué dans sa carrière. Un défi de plus pour lui, et une marge de progression qui intrigue autant qu’elle excite. Manchester City ne l’a pas recruté pour ce qu’il est déjà, mais assurement pour ce qu’il peut devenir.

RFI

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26 août 2026
À la UnePolitique

Azarias Ruberwa dénonce les amalgames sur les Banyamulenge et s’en prend vivement à certains responsables politiques

by admin9775 26 août 2026

L’ancien vice-président de la République démocratique du Congo, Azarias Ruberwa, rejette l’idée selon laquelle les guerres qui se succèdent dans l’Est du pays depuis près de trois décennies seraient imputables à une seule communauté, en particulier aux Banyamulenge. Interrogé par la journaliste Elysée Odia, il qualifie cette lecture de « fausse et dangereuse » et dénonce les discours politiques qui, selon lui, entretiennent les amalgames entre Banyamulenge, Tutsis congolais et Rwandais.

La question des responsabilités communautaires dans les conflits de l’Est de la RDC demeure particulièrement sensible. Depuis plusieurs décennies, les guerres, rébellions et interventions étrangères ont profondément marqué les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, alimentant parallèlement des tensions autour de l’identité, de la nationalité et de l’appartenance communautaire.

C’est dans ce contexte qu’Azarias Ruberwa a répondu à une question d’Elysée Odia portant sur l’idée selon laquelle ces différents conflits seraient, au fond, l’œuvre d’une seule communauté : les Banyamulenge.

Pour l’ancien vice-président, cette interprétation est historiquement erronée et politiquement dangereuse.

L’exemple de Laurent-Désiré Kabila

Pour démontrer la complexité des acteurs impliqués dans les différentes guerres congolaises, Ruberwa évoque notamment Laurent-Désiré Kabila, figure historique de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL).

Il rappelle que Kabila n’appartenait pas à la communauté banyamulenge et qu’il s’était pourtant imposé comme l’un des principaux opposants au régime de Mobutu Sese Seko avant de conduire, en 1996-1997, la rébellion qui allait aboutir à la chute du régime de Mobutu et à son arrivée à la présidence de la République.

L’ancien vice-président insiste ainsi sur la diversité des forces qui ont participé aux différentes séquences de l’histoire politique et militaire de la RDC.

Pour lui, réduire l’ensemble de ces événements à l’action d’une seule communauté revient à effacer la multiplicité des acteurs politiques, militaires et régionaux ayant participé aux crises successives.

Une attaque particulièrement virulente contre certains responsables politiques

Azarias Ruberwa ne s’est toutefois pas limité à une lecture historique de la question. Il a également livré une violente charge contre certains responsables politiques qu’il accuse d’entretenir, dans leurs interventions publiques, une confusion entre les Banyamulenge et le Rwanda.

Dans des propos particulièrement offensifs, il a déclaré :

« Nous ne pouvons pas accepter d’être intimidés ou effacés de la carte congolaise par un groupe d’ivrognes. Ils passent leurs nuits chaque jour dans les boîtes de nuit, derrière les fesses des femmes. Ils se réveillent ivres, ils changent les costumes qu’ils ont dans leurs véhicules pour aller s’asseoir à l’Assemblée nationale et au Sénat, alors que leurs cerveaux sont restés dans les boîtes de nuit.

Et ils passent devant les médias pour citer les Banyamulenge et les Rwandais en désordre. Nous sommes Congolais et nous le resterons. Si vous voyez bien, les Tutsis ont déjà vu qu’ils sont à leur apogée en RDC. C’est pour cette raison qu’ils commencent à s’agiter gratuitement. »

Ces propos, particulièrement durs, traduisent le niveau de tension entourant actuellement la question identitaire dans le débat politique congolais.

« Nous sommes Congolais et nous le resterons »

Au cœur de l’intervention de Ruberwa se trouve une volonté de réaffirmer l’appartenance des Banyamulenge à la nation congolaise.

Sa formule — « Nous sommes Congolais et nous le resterons » — intervient dans un contexte où les débats sur la nationalité et l’identité des communautés d’origine rwandaise en RDC sont régulièrement ravivés par la guerre dans l’Est.

Cette question est devenue encore plus sensible avec la progression de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda selon Kinshasa et plusieurs rapports internationaux, et les accusations portées contre Kigali.

Dans une partie de l’opinion congolaise, la proximité entre certains acteurs du conflit et le Rwanda nourrit des amalgames entre les groupes armés, l’État rwandais et certaines communautés présentes depuis plusieurs générations sur le territoire congolais.

Ruberwa estime manifestement qu’une telle confusion est dangereuse, puisqu’elle peut transformer une confrontation essentiellement politique et militaire en conflit communautaire.

Ne pas confondre mouvement armé et communauté

L’un des enjeux majeurs soulevés par cette déclaration est précisément la distinction entre les responsabilités politiques ou militaires et l’appartenance communautaire.

Les guerres qui ont ravagé l’Est de la RDC depuis les années 1990 ont impliqué une multitude d’acteurs : groupes rebelles congolais, forces gouvernementales, pays voisins, mouvements politiques, milices locales et acteurs internationaux.

Attribuer collectivement leurs conséquences à une communauté revient donc à simplifier considérablement une histoire particulièrement complexe.

Cela ne signifie pas que les responsabilités individuelles ou politiques doivent être ignorées. Mais elles doivent être établies sur la base des actes et des décisions des acteurs concernés, plutôt que sur leur appartenance ethnique.

Une déclaration qui intervient dans un contexte explosif

La sortie d’Azarias Ruberwa intervient alors que le débat politique congolais est marqué par une forte polarisation autour de la guerre dans l’Est.

Les accusations de soutien du Rwanda à l’AFC/M23, les revendications territoriales, les déplacements de populations et les tensions communautaires ont considérablement durci le discours public.

Dans ce contexte, toute déclaration faisant référence aux Banyamulenge, aux Tutsis congolais ou aux Rwandais est susceptible de provoquer de fortes réactions.

La prise de position de Ruberwa peut donc être comprise comme une dénonciation des amalgames visant une communauté, mais également comme une intervention dans un débat politique beaucoup plus large sur l’identité congolaise et la responsabilité dans les conflits de l’Est.

Le paradoxe d’une réponse elle-même très polémique

Les propos de l’ancien vice-président soulèvent néanmoins un paradoxe.

Alors qu’il dénonce les discours susceptibles de stigmatiser une communauté, il adopte lui-même un ton extrêmement virulent à l’égard de certains responsables politiques, les qualifiant notamment d’« ivrognes » et mettant en cause leur comportement.

Cette rhétorique risque de déplacer le débat du terrain des faits et des responsabilités vers celui de l’affrontement personnel.

Or, la question soulevée par Elysée Odia est particulièrement importante pour la stabilité du pays : peut-on analyser trente années de conflits dans l’Est de la RDC à travers le prisme d’une seule communauté ?

La réponse exige davantage qu’une confrontation de discours. Elle suppose un examen historique des différentes rébellions, des acteurs congolais et étrangers, des intérêts politiques et économiques ainsi que des dynamiques régionales qui ont façonné la crise.

Un débat qui mérite de sortir des amalgames

Au-delà de la polémique provoquée par ses déclarations, Ruberwa pose donc une question de fond : la RDC peut-elle parvenir à comprendre et à résoudre la crise de l’Est en continuant à confondre appartenance communautaire et responsabilité politique ?

La réponse est probablement négative.

Une communauté ne peut être tenue collectivement responsable des actes de certains individus ou groupes armés qui s’en réclament ou auxquels elle est associée dans le débat public.

À l’inverse, la dénonciation des amalgames ne doit pas empêcher l’établissement des responsabilités précises des acteurs politiques, militaires ou étatiques impliqués dans les conflits.

Entre la stigmatisation collective et le déni des responsabilités individuelles, l’enjeu pour la RDC est de parvenir à construire un débat fondé sur les faits, l’histoire et le droit.

Les propos d’Azarias Ruberwa, par leur virulence, relancent ainsi une question qui dépasse largement sa personne : dans une RDC confrontée à une nouvelle phase de guerre dans l’Est, comment préserver l’unité nationale sans occulter les responsabilités réelles et sans transformer les appartenances communautaires en critères de culpabilité collective ?

Par Pascal Kabeya
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