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À la Une

À la UneSociété

Visite d’une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation sécuritaire

by admin9775 10 mars 2023
written by admin9775

En République démocratique du Congo (RDC), une délégation du Conseil de sécurité de l’Organisation des nations unies (Onu) est en visite du 9 au 12 mars 2023 pour évaluer la situation sécuritaire dans ce pays ainsi que la mise en œuvre du mandat de sa Mission pour la stabilisation en RDC (Monusco). Visite qui intervient alors qu’un nouveau cessez-le-feu entre la rébellion du M23 et les forces armées a échoué.

Une délégation du Conseil de sécurité des Nations Unies est arrivée ce 9 mars 2023 à Kinshasa pour une visite de travail jusqu’au 12 mars. C’est la première fois depuis 2018 que celui-ci effectue une mission de cette envergure en République démocratique du Congo (RDC).

L’objectif principal de cette visite est d’évaluer la situation sécuritaire dans le pays et la mise en œuvre du mandat de la Mission de l’Onu pour la stabilisation en RDC (Monusco).

Durant leur séjour à Kinshasa, les membres du Conseil de Sécurité rencontreront le président Félix Tshisekedi et d’autres acteurs politiques.

La délégation prévoit également une visite à Goma pour évaluer la situation sécuritaire et humanitaire dans la Province du Nord Kivu, mais aussi le contexte opérationnel dans lequel évolue la Monusco. 

La question d’éventuelles sanctions contre le Rwanda

Cette visite intervient deux jours après l’échec d’un nouveau cessez-le-feu entre la rébellion du M23 et les Forces armées congolaises (FARDC). Nicolas de Rivière est représentant permanent de la République française au Conseil de sécurité des Nations unies. Il est aussi le chef de la délégation en RDC : « On souhaite que les combats cessent, que les groupes armés déposent les armes, tous, que les groupes armés soutenus par l’étranger se retirent et que les éléments étrangers se retirent aussi. »

Interrogé sur l’éventualité des sanctions contre le M23 et le Rwanda, comme évoqué lors du séjour du président français Emmanuel Macron à Kinshasa, Nicolas de Rivière a promis des réponses plus concrètes à la fin de leur mission, mais n’a pas écarté l’option des sanctions. « Toutes les questions sont à l’ordre du jour y compris celles-là, a-t-il assuré. Il y a des mesures qui existent déjà. On va regarder ce qu’il en est. Vous savez que le Président Macron était là et s’est exprimé à ce sujet et je vous renvoie à ses propos ».

Respecter les engagements, cela s’applique particulièrement au M23. La France appelle tous ceux qui ont pu apporter leur soutien extérieur à ces groupes armés, et notamment le Rwanda, à tout faire pour que ce cessez-le-feu soit aujourd’hui respecté.

L’autre étape importante de la mission sera la réunion à Goma avec la force régionale de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et avec les membres du Mécanisme de vérification ad hoc décidé par le processus de Luanda.

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À la UneSport

9ès jeux de la Francophonie : Plus de 4300 participants de 38 pays attendus à Kinshasa

by admin9775 10 mars 2023
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Dans son allocution prononcée lors de la cérémonie de la présentation de la mascotte des 9èmes Jeux de la Francophonie, le jeudi 09 mars 2023, le directeur du Comité national des jeux de la Francophonie (CNJF), Isidor Kwandja, a fait savoir que plus de 4300 participants sont attendus à Kinshasa en juillet prochain pour ces Jeux.

« Ainsi, en nous référant aux données mises à jour par le Comité international des Jeux de la Francophonie, à ce jour, nous avons un total de 4349 participants issus de 38 pays incluant, les athlètes, les artistes, les délégués techniques, les arbitres, les juges et officiels des jeux, les présidents et membres du jury culturel qui sont inscrits pour participer à la 9ème édition ici à Kinshasa », a-t-il dit.

De son côté, le premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, a exhorté les pays qui traînent les pas à confirmer au plus vite possible leur participation aux Jeux de Kinshasa.

« Je profite de cette cérémonie pour réitérer notre appel à tous les pays membres de la Francophonie de confirmer leur participation dans le meilleur délai », a-t-il exhorté.

Par ailleurs, le chef du gouvernement a rassuré que le gouvernement suit de près l’évolution des travaux des différentes infrastructures qui abriteront l’édition de la plus grande ville Francophone au monde.

Il faut rappeler que lors de cette cérémonie, le CNJF a dévoilé la mascotte des jeux dénommée « Masano », réalisée par un étudiant de l’Académie des Beaux-Arts.

James Mushiya

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À la UnePolitique

Kinshasa : La marche de l’Alliance des Pro-Étienne Tshisekedi renvoyée au 18 mars

by admin9775 10 mars 2023
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Initialement prévue ce vendredi 10 mars 2023, à Kinshasa, la marche de l’Alliance des pro-Étienne Tshisekedi wa Mulumba (APETM) de Lisanga Bonganga a été renvoyée au samedi 18 mars prochain.

Après une réunion avec les organisateurs de cette activité, le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila, n’a pas pris acte.

L’autorité provinciale dit ne pas être disposée à garantir la sécurité des manifestations de deux blocs de l’opposition dans la capitale congolaise en l’espace d’un jour.

En dépit de toutes les dépenses engagées, l’ancien ministre des Relations avec le Parlement, Lisanga Bonganga a déclaré s’incliner devant cette décision de Gentiny Ngobila. Il a, par ailleurs, appelé d’autres forces politiques à cet esprit de fair-play.

La marche de l’APETM avait pour objectif de soutenir le président de la République dans sa position de fermeté vis-à-vis du régime de Paul Kagame, dire non à la balkanisation et soutenir les FARDC.

Il sied de rappeler que le gouverneur de la ville de Kinshasa a pris acte de la marche du trio Fayulu – Katumbi – Matata prévue le samedi 11 mars de l’année en cours.

Yann Ekutshu

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À la UneSport

RDC : la mascotte « masano » des 9èmes jeux de la Francophonie dévoilée !

by admin9775 10 mars 2023
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Le Premier Ministre, Jean-Michel Sama lukonde kyenge, a présidé la cérémonie du dévoilement de la mascotte des
9èmes jeux de la francophonie, ce jeudi 9 mars 2023, dans la salle des plénières de l’Assemblée nationale.

Après le concours qu’il a lancé pour le choix de la mascotte, c’est le jeune Eale bokongo qui l’a remporté. Ce dernier a reçu des mains du Premier Ministre, un chèque de dix millions cent quatre-vingts milles de francs congolais (10.180.000 fc); équivalent de 5000 dollars américains.

 » Nos félicitations encore à ce gagnant, qui est venu nous proposer ce qui va nous amener dans la communication en attendant et pendant ces jeux de la Francophonie. Plus qu’une symbolique, cette mascotte constitue désormais un vrai personnage. Et je voudrais nous inviter, comme ça l’a été fait par le ministre de la Communication, à en faire la promotion pour garantir cette animation avec tous nos jeunes de l’espace francophone lors de ce grand événement. Tous comme aux 9èmes jeux de la Francophonie, je souhaite bon vent à notre mascotte », a-t-il lancé.

Par cette cérémonie, le chef du gouvernement congolais Jean-Michel Sama, a confirmé l’engagement du Gouvernement pour la réussite de ce grand rendez-vous sportif de l’espace francophone

Il sied de noter que les 9èmes jeux de la francophonie se dérouleront à Kinshasa, capitale de la RDC du 28 juillet au 6 août 2023.

Murphy Fika

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À la UneSociété

Meurtre à Mukondi et à Mausa : Bintou Keita condamne avec la plus grande fermeté ces tueries ignobles

by admin9775 10 mars 2023
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Dans un communiqué rendu public dont une copie est parvenue à la rédaction de Objectif-infos.cd, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies en RDC, Bintou Keita a condamné fermement, le jeudi 9 mars, le meurtre d’une trentaine des personnes à Mukondi et Mausa dans la province du Nord-Kivu par des rebelles ADF.

Les premiers rapports laissent entendre que ces rebelles ont fait usage des armes à feu et des armes blanches, occasionnant ainsi la totalité de 38 personnes tuées et de plusieurs autres blessées ou portées disparues.

Sans aller par le dos de la cuillère, Bintou Keita a invité les autorités congolaises à diligenter une enquête et traduire en justice les auteurs de ces exécutions sommaires.

Elle a également réitéré l’engagement de la mission onusienne à contribuer aux efforts du gouvernement congolais de mettre fin à l’insécurité.

Par Kevin Muteba

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À la UneAfrique

Tunisie : 14 migrants subsahariens meurent noyés au large de Sfax

by admin9775 10 mars 2023
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Quatorze migrants de pays d’Afrique subsaharienne sont morts noyés après le naufrage de leur bateau au large de la Tunisie, où cette communauté vit dans l’angoisse à la suite d’un violent discours du président Kais Saied sur l’immigration clandestine.

Le drame s’est produit au large de la région de Sfax (centre-est), ont annoncé les autorités jeudi.

Selon le porte-parole du tribunal de première instance de Sfax, en charge de l’enquête, les 14 migrants sont morts noyés après le naufrage de deux embarcations de fortune mardi et mercredi.

Le porte-parole, Faouzi Masmoudi, a précisé à l’AFP que trois migrants avaient péri et 34 avaient été secourus après le naufrage d’un premier bateau mardi et 11 autres sont morts et 20 ont été secourus après celui de mercredi.

Le porte-parole de la Garde nationale tunisienne avait auparavant indiqué que les gardes-côtes avaient « repêché 14 corps de migrants et secouru 54 autres », mais en faisant état du naufrage d’un seul bateau, dans la nuit de mercredi à jeudi.

Selon lui, les gardes-côtes ont déjoué au total quatorze tentatives de traversées maritimes illégales dans la nuit de mercredi à jeudi et « secouru » 435 migrants, dont 426 originaires d’Afrique subsaharienne, au large des côtes du centre et de l’est de la Tunisie.

Il a affirmé que la Garde nationale s’efforçait de lutter « contre les bandes impliquées dans l’organisation des opérations d’immigration clandestine », qui mettent les migrants sur « les bateaux de la mort ».

Ces naufrages meurtriers surviennent au moment où de nombreux migrants de pays d’Afrique subsaharienne cherchent à quitter la Tunisie après des propos du président Saied contre l’immigration clandestine.

Le 21 février, M. Saied avait affirmé que la présence en Tunisie de « hordes » d’immigrés clandestins provenant d’Afrique subsaharienne était source de « violence et de crimes » et relevait d’une « entreprise criminelle » visant à « changer la composition démographique » du pays.

Après ce discours, condamné par des ONG comme « raciste et haineux », des ressortissants de pays d’Afrique subsaharienne ont fait état d’une recrudescence d’agressions à leur encontre et se sont précipités par dizaines à leurs ambassades pour être rapatriés.

« Propos malveillants »

Dans un apparent souci d’apaisement après le tollé suscité par ses propos, M. Saied a affirmé lors d’une entrevue mercredi avec le président de Guinée-Bissau Umaro Sissoco Embalo, qui faisait escale à Tunis, que les Africains présents en Tunisie étaient des « frères », selon une vidéo diffusée par la présidence tunisienne.

Affirmant que l’objectif de son discours était de faire respecter la « légalité tunisienne concernant les étrangers » et d’empêcher toute « juridiction parallèle aux juridictions de l’Etat », il a rejeté les « propos malveillants » de ceux qui « ont voulu interpréter le discours à leur guise pour nuire à la Tunisie ».

« Cette situation concernant les Africains ne peut être interprétée par les langues malveillantes, comme ils l’ont fait ces derniers jours, comme du racisme. De quoi ils parlent ? Ils divaguent », a-t-il ajouté.

Selon des chiffres officiels, la Tunisie compte plus de 21.000 ressortissants de pays d’Afrique subsaharienne, en majorité en situation irrégulière, soit moins de 0,2% d’une population totale d’environ 12 millions.

La Tunisie, pays d’Afrique du Nord dont certaines portions de littoral se trouvent à moins de 150 km de l’île italienne de Lampedusa, enregistre très régulièrement des tentatives de départ de migrants vers l’Italie.

Selon des chiffres officiels italiens, plus de 32.000 migrants, dont 18.000 Tunisiens, sont arrivés clandestinement en Italie en provenance de Tunisie en 2022.

La Garde côtière tunisienne avait indiqué fin février que les migrations illégales connaissaient « une forte augmentation » en raison « de l’amélioration des conditions météorologiques ».

Le 16 février, quelques jours avant la sortie controversée de M. Saied, une vingtaine d’ONG tunisiennes avaient déploré la montée d’un « discours haineux » et du racisme dans leur pays contre les migrants originaires d’Afrique subsaharienne.

Selon ces ONG « les politiques européennes d’externalisation des frontières ont contribué depuis des années à transformer la Tunisie en un acteur clé dans la surveillance des routes migratoires en Méditerranée, notamment l’interception des bateaux de migrants en dehors des eaux territoriales et leur transfert en Tunisie ».

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneEconomie

Le Comité de Conjoncture économique annonce la publication régulière par voie des médias du taux de change par la Banque Centrale

by admin9775 10 mars 2023
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Le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde a présidé le jeudi 09 mars 2023, une réunion spéciale du Comité de Conjoncture Économique centrée sur la situation conjoncturelle liée à la dépréciation du franc congolais face au dollar américain sur le marché de change, renseigne la cellule de communication de la Primature.

De cette réunion, il a été préconisé des mesures pour apporter la bonne information et surtout mettre fin à la spéculation qui s’observe de plus en plus sur le marché de change. Cette spéculation engendre des conséquences néfastes sur les prix des biens de première nécessité sur le marché.

« Il y a lieu de noter aussi qu’au cours des dernières semaines, on note une décélération de la formation des prix intérieurs. Cette décélération s’observe notamment à Kinshasa, dans la capitale de notre pays, à Lubumbashi, et à Goma. Il va donc s’en dire que nous faisons face à une spéculation qui prend forme autour de la question du taux du franc congolais et c’est pourquoi certaines mesures ont été préconisées pour apporter la bonne information et mettre fin à cette spéculation. Il s’agit notamment de la publication au quotidien par la BCC des taux du franc congolais dans les médias locaux et ensuite la Banque Centrale va procéder à un suivi permanent des taux sur le marché parallèle », a conclu le Ministre d’État, Ministre du Budget.

Intervenant à son tour, la Gouverneure de la Banque Centrale du Congo, Malangu Kabedi, a soutenu que désormais les Congolais seront tenus informés régulièrement de taux de la parité du franc congolais par rapport aux autres devises notamment le dollar américain.

Bien-Aimée BOSASELE

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À la UneSociété

Justice : Félix Tshisekedi a assisté à la rentrée judiciaire 2023-2024 de la cour des comptes

by admin9775 10 mars 2023
written by admin9775

C’est une première dans l’histoire de la Cour des Comptes en République Démocratique du Congo. en sa qualité de Magistrat Suprême, le Président de République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a assisté le jeudi 9 Mars, à une double audience solennelle consacrée à la rentrée judiciaire 2023-2024 et à la remise du rapport public de cette institution supérieure de contrôle des finances publiques, pour les exercices 2020 et 2021.

Comme le veut la tradition en pareille circonstance, le Procureur général près cette Cour a prononcé une mercuriale sur un thème de la compétence de cette juridiction, rapporte la source présidentielle.

Etant donné que depuis sa création en 1987, la Cour des comptes de la RDC n’a jamais organisé de rentrée judiciaire, le Procureur général a consacré sa mercuriale à la présentation de cette haute institution, sa mission, son organisation et son apport au développement du pays, apprend-t-on de la même source.

Dans sa mercuriale, M. Salomon TUDIESHE a rappelé que la préoccupation de soumettre la gestion des finances et des biens publics à une Cour des comptes, remonte à l’époque du Congo-belge .
En effet, a-t-il renseigné, l’article 13 de la charte coloniale confiait le contrôle des finances de la colonie du Congo belge à la Cour de comptes de la métropole.

Depuis l’indépendance, tous les régîmes qui se sont succédés ont retenu cette haute institution de contrôle même si elle était dépourvue des moyens de sa politique.

« L’Histoire retiendra que la Cour des comptes de la République Démocratique du Congo a été réhabilitée, en tant qu’institution et dans l’accomplissement de sa mission, sous votre premier mandat comme Président de la République », a témoigné le procureur général qui a remercié le Président de la République, Felix Tshisekedi, pour ses ordonnances du 22 juin 2022 par lesquelles le Chef de l’État a renouvelé le personnel de la Cour des comptes et doté cette Institution de toutes structures nécessaires à son fonctionnement optimal.

Pour sa part, le premier président de la Cour des Comptes, Jimmy Munganga Ngwaka, a consacré son exposé sur « La répression des fautes de gestion : Moyen efficace de lutte.

Bien-Aimée BOSASELE

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À la UneAfrique

Ouganda : le projet de loi contre l’homosexualité présenté au Parlement

by admin9775 10 mars 2023
written by admin9775

Un nouveau projet de loi contre l’homosexualité a été présenté au Parlement ougandais.

La présidente du Parlement, Annet Anita Among, a renvoyé le projet de loi à une commission parlementaire pour examen avant d’être débattue devant l’hémicycle. Il s’agit là de la première étape d’un processus accéléré visant à faire passer la proposition en loi.

La présidente du parlement ougandais a ajouté, qu’il y aura plus tard « une audition publique » à laquelle les minorités sexuelles seront autorisées à participer.

« Lorsque vous parlez aux différents députés, ils vous disent que dans tout le pays, les questions liées à l’homosexualité soulèvent un tollé : recrutement, promotion, dans les écoles, nos enfants sont enrôlés dans ces actes immoraux et il y a un consentement public. L’unité de base de la société est la famille. Si vous détruisez la famille, vous détruisez la société ; il n’y a donc rien de plus important que d’avoir des familles stables, solides et bien ancrées. » a déclaré le député de la municipalité de Bugiri qui a déposé le projet de loi contre l’homosexualité, Asuman Basalirwa. 

« Je ne suis pas d’accord avec l’homosexualité en principe, comme je vous l’ai dit, dans mon Église et dans ma culture. Cela va à l’encontre de ma sagesse intérieure et des raisons pour lesquelles je crois. Dans ce que je crois en tant que valeur culturelle ou en tant qu’église. Mais je ne crois pas qu’il faille la criminaliser. «  a ajoutéRachel Magoola, députée de la municipalité de Bugweri. 

Le projet de loi propose de nouvelles peines sévères pour les relations entre personnes de même sexe. En Ouganda, l’homosexualité est déjà illégale et défie les critiques des groupes de défense des droits de l’homme.

Africanews via CONGO PUB Online

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enrôlement est rdc
À la Une

Dans l’est de la RDC en guerre, le difficile enrôlement des électeurs

by admin9775 10 mars 2023
written by admin9775

Alors que le Nord-Kivu est en partie sous le contrôle des rebelles du M23, des habitants restent exclus des opérations d’enregistrement. Une situation qui pourrait conduire au report de la présidentielle, selon le chef de l’Etat.

Il faut montrer patte blanche pour entrer dans le bureau de Mavuno, l’un des plus grands centres d’enregistrement des électeurs de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Trois policiers armés de kalachnikovs vérifient les identités au compte-gouttes à travers le hublot du portail. « Je suis venue à 2 heures du matin mais je ne suis toujours pas passée », lance une quinquagénaire au milieu d’une trentaine de personnes agglutinées devant la porte.

Dans la capitale du Nord-Kivu, les files d’attente sont longues. Mais dix jours après le lancement des opérations d’enrôlement, le 16 février, seulement 6 % des votants de la province ont reçu leur carte, selon la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

« Je viens depuis trois jours ! », hurle Jeanne, une électrice rattrapée par les agents de sécurité alors qu’elle s’était faufilée à l’intérieur du centre pendant une bousculade. Après plusieurs heures d’attente, la jeune femme est finalement face à l’un des responsables du bureau, qui archive ses empreintes et sa photo sur un ordinateur. Quelques minutes suffisent pour recevoir le précieux sésame : la carte d’électeur.

« Parfois les machines tombent en panne. Dans ce cas, on ferme jusqu’à ce que le problème soit réparé », assure un agent de la CENI qui a requis l’anonymat. Pourtant, le temps presse pour enregistrer les 4 735 866 votants attendus dans le Nord-Kivu, qui représentent entre 8 et 10 % des électeurs nationaux, selon le Groupe d’experts de l’ONU sur le Congo (GEC).

Le scrutin semble encore loin

L’élection présidentielle, couplée aux législatives et aux provinciales, est censée se tenir le 20 décembre 2023. Mais dans les 32 centres d’enrôlement de Goma, le scrutin semble encore loin. « La carte d’électeur nous donnera la carte d’identité [qui n’est pas délivrée pour le moment en RDC]. C’est surtout ça qui m’amène, le reste ne m’intéresse pas beaucoup », assume Pacifique devant le bureau de Mavuno. En avril 2022, le gouvernement congolais s’était engagé à distribuer, sur la base du même fichier et avant le début du vote, ces deux documents.

Cette promesse pourra-t-elle s’appliquer à tous les habitants du Nord-Kivu, la seconde province en termes de poids électoral ? A ce jour, seuls 84 % des bureaux d’enregistrement sont opérationnels dans la région. Aucun n’a ouvert dans la partie contrôlée par les insurgés du Mouvement du 23-Mars (M23), même si le groupe armé a promis à plusieurs reprises de se retirer et de cesser les hostilités à compter du mardi 7 mars.

L’exclusion d’une partie de la population du processus électoral pourrait accroître la méfiance sur ceux qui peuplent la zone désormais administrée par les rebelles, notamment sur les communautés d’expression kinyarwanda, la langue également parlée au Rwanda, accusé par Kinshasa et un rapport du GEC de soutenir le M23. « Elles sont pointées du doigt, accusées d’être étrangères, depuis le début des années 1990. C’est à cette période, lors de la conférence nationale souveraine organisée par le président Mobutu Sese Seko, qu’a émergé le concept de “nationalité douteuse” », rappelle Onesphore Sematumba, de l’International Crisis Group (ICG).

« A moyen terme, le fait de ne pas avoir sa carte d’électeur pourrait être utilisé pour exclure certaines personnes de la nationalité congolaise», poursuit le chercheur, qui craint une multiplication des amalgames entre Congolais rwandophones et Rwandais. « Nous ne voulons pas exclure des nationaux, mais nous ne voulons pas non plus enrôler des étrangers dans la zone sous influence rwandaise », justifie Paul Muhindo, le rapporteur adjoint de la CENI. D’autant que le M23 continue son expansion dans les territoires de Rutshuru et de Masisi.

Une quinzaine de circonscriptions restent inaccessibles et autant de sièges risquent d’être évincés de la future Assemblée

Cette dégradation de la situation sécuritaire et ses conséquences sur le futur scrutin inquiètent les députés du Nord-Kivu. A ce jour, une quinzaine de circonscriptions restent inaccessibles et autant de sièges risquent d’être évincés de la future Assemblée nationale. Comme ces élus, certains mouvements citoyens appellent à la suspension des opérations électorales. « Le pouvoir en place n’est pas très populaire dans l’est de la RDC, puisqu’il n’a pas réussi à rétablir la paix et la sécurité. Mais il ne faudrait pas pour autant nous exclure pour s’assurer une réélection », prévient Jimmy Nzialy, coordinateur de l’association Génération positive.

La menace d’un « glissement » de l’élection a été ouvertement évoquée par le président Félix Tshisekedi le 4 mars. Lors de sa conférence de presse avec Emmanuel Macron, il a clairement lié la situation dans l’est à la tenue de la présidentielle à la date prévue. « Est-ce qu’il faut stopper le processus d’enrôlement des électeurs en attendant que la paix revienne, avec le risque que cela impacte le respect du calendrier ?, s’est-il interrogé. Faut-il continuer le processus en ne prenant pas en compte les populations nombreuses de déplacés de guerre ? C’est cela qui peut poser problème. »

Plusieurs cas de fraude

A Goma, la campagne électorale semble avoir déjà commencé. Des affiches géantes de Félix Tshisekedi, qui a déjà annoncé son intention de se présenter pour un second mandat, de ses ministres ou même de certaines personnalités, à l’instar de Denis Mukwege, Prix Nobel de la paix 2018 qui laisse planer le doute sur sa candidature, bordent les artères principales de la ville. « Inscrivez-vous », peut-on lire sur les panneaux.

Dans les camps de déplacés de Kanyaruchinya, certains ont répondu à l’appel. La CENI y a installé plusieurs bureaux pour enregistrer un maximum d’électeurs. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), plus de 600 000 personnes ont fui les zones tenues par le M23 depuis un an.

Jean, qui préfère ne donner qu’un nom d’emprunt, est l’un d’entre eux. Le jeune homme a bravé le mauvais temps pour se faire enrôler. Mais lorsqu’il a quitté son village à la hâte, en novembre, il n’a pas pu emporter ses papiers. « Ils sont nombreux dans ce cas. Il suffit de venir avec trois personnes de sa localité qui signent et témoignent de son identité », explique un président de centre.Mais à cause de la pluie, Jean n’a pas réussi à convaincre ses « témoins » de l’accompagner. « Leur présence n’était pas requise, j’ai juste eu besoin de présenter leurs cartes d’électeur », explique Jean après son inscription sur les listes.

Si la CENI reconnaît « quelques problèmes », des membres de l’opposition et des militants d’associations citoyennes ont d’ores et déjà répertorié plusieurs cas de fraude partout dans le pays. Le youtubeur Fabien Kusuanika Mbambi, soutien de Martin Fayulu (qui continue de revendiquer sa victoire à la présidentielle de 2018), dit avoir réussi à obtenir quatre cartes d’électeur avec sa photo, « pour 5 dollars chacune », annonce-t-il sur les réseaux sociaux. La CENI a mis à disposition, début février, trois numéros de téléphone pour dénoncer « le monnayage, la corruption et le désordre ».

Le MONDE via CONGO PUB Online

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