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À la Une

À la UneAfrique

Sénégal : Macky Sall de retour à Dakar pour solliciter le soutien de Bassirou Diomaye Faye à sa candidature au poste de secrétaire général de l’ONU

by admin9775 18 juillet 2026
written by admin9775

L’ancien président sénégalais Macky Sall a effectué, ce vendredi 17 juillet 2026, un retour remarqué à Dakar, plus de deux ans après avoir quitté le pouvoir. Ce déplacement, le premier depuis son départ du Sénégal en avril 2024, s’inscrit dans le cadre de sa campagne en vue d’obtenir le poste de secrétaire général des Nations unies.

À son arrivée, l’ancien chef de l’État a été reçu en audience par son successeur, Bassirou Diomaye Faye, au palais présidentiel. Les deux hommes se sont entretenus pendant environ une heure, une rencontre destinée notamment à évoquer la candidature de Macky Sall à la tête de l’ONU.

Selon plusieurs sources, cette candidature est portée par le Burundi, actuel président en exercice de l’Union africaine, et non par le Sénégal, une situation inhabituelle qui alimente les débats sur la scène politique sénégalaise.

Un retour dans un contexte politique sensible

Le retour de Macky Sall intervient alors que son héritage politique continue de diviser l’opinion publique.

Depuis l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye et de son parti Pastef, les nouvelles autorités ont promis de faire la lumière sur les violences survenues lors des manifestations politiques entre 2021 et 2024, au cours desquelles plusieurs dizaines de personnes avaient perdu la vie.

L’ancien président est également critiqué pour sa gestion des finances publiques. Les nouvelles autorités lui reprochent notamment d’avoir dissimulé une partie de la dette publique, estimée par certains rapports entre 7 et 13 milliards de dollars, accusations que son entourage rejette.

Le gouvernement écarte toute poursuite judiciaire

Malgré ces controverses, le ministre sénégalais des Forces armées, Yancoba Diémé, a affirmé que Macky Sall ne faisait l’objet d’aucune procédure judiciaire susceptible de l’empêcher de rentrer dans son pays.

« Il ne fait l’objet d’aucune accusation, d’aucune poursuite, encore moins d’une condamnation. Il est un citoyen de ce pays. Il a le droit d’entrer et de sortir du territoire », a déclaré le ministre depuis Freetown, en Sierra Leone, où il participait à une réunion de la CEDEAO.

Les collectifs de victimes dénoncent ce retour

Ce retour n’a toutefois pas été accueilli favorablement par les associations représentant les victimes des violences politiques.

Lors d’une conférence de presse organisée à Dakar, Boubacar Seye, président du Collectif des victimes de Macky Sall, a estimé que l’ancien chef de l’État reste associé à « l’une des périodes les plus douloureuses de l’histoire récente du Sénégal ».

Selon lui, la réconciliation ne peut être envisagée sans vérité ni justice.

Le député Guy Marius Sagna, membre du parti au pouvoir Pastef, a lui aussi vivement critiqué la rencontre entre Bassirou Diomaye Faye et son prédécesseur.

Il a qualifié cette audience « d’insulte aux familles des victimes » et estimé qu’elle risquait d’affaiblir l’image du président sénégalais auprès d’une partie de ses soutiens.

Une candidature internationale au cœur de la visite

Au-delà de la polémique, ce déplacement constitue une étape importante dans la campagne diplomatique de Macky Sall pour la succession d’António Guterres à la tête des Nations unies.

En multipliant les consultations auprès des dirigeants africains, l’ancien président sénégalais cherche à consolider les soutiens à sa candidature avant le lancement du processus de désignation du futur secrétaire général de l’ONU.

Si cette visite renforce sa visibilité sur la scène internationale, elle ravive également le débat sur son bilan à la tête du Sénégal, entre ceux qui plaident pour tourner la page et ceux qui réclament que les responsabilités liées aux violences politiques de 2021 à 2024 soient pleinement établies.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Révélation post-Mondial : Guardiola a donné son accord pour prendre les rênes de l’équipe d’Angleterre

by admin9775 18 juillet 2026
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Avant l’arrivée de Tuchel, un accord verbal avait failli propulser Guardiola à la tête de l’équipe d’Angleterre.

Selon la presse, l’Espagnol Pep Guardiola, alors encore entraîneur de Manchester City, aurait conclu un accord verbal pour prendre les commandes de la sélection anglaise, avant que l’Allemand Thomas Tuchel ne soit officiellement nommé.

Le technicien catalan avait été pressenti pour prendre les commandes des « Trois Lions » lorsque Gareth Southgate avait quitté son poste il y a deux ans ; s’il n’avait pas fermé la porte à l’époque, il avait finalement prolongé son contrat avec Manchester City en cours de saison (2024-2025).

Selon le site international « The Athletic », Guardiola avait déjà donné son accord verbal aux responsables de la Fédération anglaise de football, avant de revenir sur sa décision ; ce revirement a poussé la direction de la Fédération à se tourner vers le recrutement de Tuchel.

La Fédération anglaise avait officialisé l’arrivée de Tuchel en octobre 2024, mais le technicien allemand n’a pris ses fonctions qu’en janvier suivant, avec pour objectif principal de conduire les Three Lions jusqu’en finale de la Coupe du monde cet été.

Les rêves des « Trois Lions » se sont toutefois évanouis en demi-finale de la Coupe du monde, après la défaite 2-1 face à l’Argentine mercredi dernier. Tuchel a alors essuyé de vives critiques pour ses choix tactiques et ses remplacements en seconde période ; les Three Lions ayant reculé après avoir ouvert le score, ce qui a permis à l’Argentine de presser et d’inscrire les buts d’Enzo Fernández et de Lautaro Martínez.

Malgré les appels à son limogeage, Tuchel réitère son engagement à rester en poste pour guider les Three Lions à l’Euro 2028, organisé chez eux.

À ce sujet, Tuchel a déclaré : « Je m’engage à 100 %, il reste encore beaucoup à améliorer, et je suis plus que ravi de m’y atteler. »

Il a ajouté : « Je continue de penser que nous sommes capables de mieux imposer notre style lorsque nous avons le ballon et de montrer toute la qualité de nos joueurs. Cette excellence est en nous ; je la perçois à l’entraînement lors de chaque stage de préparation, et ici aussi, lors de la Coupe du monde. J’ai le sentiment qu’il y a un niveau supplémentaire que nous devons atteindre et franchir pour remporter ce titre prestigieux. »

Selon « The Athletic », une clause secrète de son contrat lui permettait de partir sans indemnité après la Coupe du monde si l’Angleterre ne dépassait pas les quarts de finale, et accordait le même privilège à la Fédération anglaise.

Khaled Mahmoud

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À la UnePolitique

Dialogue national : Martin Fayulu réserve sa réponse et consulte d’abord la coalition C64

by admin9775 18 juillet 2026
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Le président de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), Martin Fayulu, a indiqué qu’il ne réagira pas immédiatement à l’annonce du dialogue national inclusif faite par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

L’opposant a fait savoir qu’il entend d’abord consulter les instances dirigeantes de son parti ainsi que les responsables de la coalition C64, dont il est l’une des principales figures, avant de rendre publique sa position officielle.

Selon Martin Fayulu, toute décision concernant cette initiative présidentielle sera prise de manière concertée avec ses partenaires politiques, dans le souci de préserver l’unité de l’opposition sur cette question.

Les réunions annoncées permettront notamment d’examiner les contours du dialogue proposé par le chef de l’État, d’évaluer les conditions de sa mise en œuvre ainsi que les garanties susceptibles d’accompagner ce processus, avant l’adoption d’une position commune.

Cette prudence intervient quelques heures après l’annonce, par le cardinal Fridolin Ambongo, de la décision du président Félix Tshisekedi d’engager la République démocratique du Congo dans un dialogue inclusif entre les filles et les fils du pays. Selon le prélat catholique, les modalités de cette concertation seront définies progressivement.

La réaction de Martin Fayulu est particulièrement attendue, lui qui s’est, à plusieurs reprises, prononcé en faveur d’un dialogue inclusif pour tenter de trouver une issue durable aux crises politique et sécuritaire que traverse la RDC. Il avait notamment plaidé pour un cadre de concertation réunissant l’ensemble des parties prenantes, y compris les acteurs directement concernés par le conflit dans l’est du pays.

La position que prendra l’ECiDé, en concertation avec la coalition C64, pourrait ainsi peser sur l’attitude d’une partie de l’opposition à l’égard de cette nouvelle initiative politique et influencer les perspectives de participation au dialogue annoncé par le chef de l’État.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Kinshasa : Félix Tshisekedi inspecte les travaux d’assainissement de la Task Force du Service national

by admin9775 18 juillet 2026
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Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a effectué, ce vendredi 17 juillet 2026, une visite d’inspection des travaux d’assainissement entrepris par la Task Force du Service national (SN) à Kinshasa. Ces opérations, lancées le 15 juillet, s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre l’insalubrité urbaine voulue par le chef de l’État.

La visite s’est déroulée sur le tronçon reliant l’Échangeur de Limete à l’aéroport international de N’djili, où les équipes du Service national sont mobilisées pour le curage des caniveaux, l’évacuation des déchets et le nettoyage des espaces publics.

Au cours de son itinéraire, qui l’a conduit du Quartier 1 jusqu’au saut-de-mouton de Debonhomme, en passant notamment par la place Pascal et le marché de la Liberté, le président de la République était accompagné du lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national et coordonnateur de la Task Force.

Le responsable du Service national a présenté au chef de l’État l’état d’avancement des travaux ainsi que les prochaines étapes de l’opération. Les actions concernent notamment la salubrité de la chaussée, la collecte et la gestion des déchets, le curage des caniveaux, l’organisation des espaces destinés aux passagers ainsi que l’aménagement des espaces publics.

À l’issue de cette visite, Félix Tshisekedi s’est déclaré satisfait des premiers résultats obtenus sur le terrain. Il a salué les changements déjà observés sur plusieurs sites et a félicité les équipes engagées dans cette opération.

Le chef de l’État a rendu hommage aux nouveaux bâtisseurs de la nation, issus du programme de réinsertion du Service national, pour leur discipline, leur professionnalisme et leur engagement au service de la République. Les premiers résultats des travaux ont également été salués par une importante foule de riverains venue accueillir le cortège présidentiel tout au long du parcours.

Cette mission d’inspection intervient deux jours après le lancement officiel de la Task Force spéciale chargée de l’assainissement de Kinshasa. Pilotée par le Service national, cette initiative vise à améliorer durablement le cadre de vie dans la capitale tout en poursuivant la réinsertion sociale des anciens kulunas à travers des travaux d’intérêt public.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Paul Kagame réaffirme la position du Rwanda sur la sécurité et met en garde contre toute menace

by admin9775 18 juillet 2026
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Le président rwandais Paul Kagame a tenu un discours ferme lors d’une réunion du Bureau politique du Front Patriotique Rwandais (FPR), réaffirmant que le Rwanda ne resterait pas passif face à ce qu’il considère comme des menaces contre sa sécurité nationale.

Selon le chef de l’État rwandais, il serait illusoire de penser que son pays pourrait être réduit au silence ou intimidé. Il a affirmé que toute menace visant le Rwanda ou ses citoyens entraînerait une réponse de Kigali.

« Faire taire notre pays sera plus difficile que certains ne l’imaginent. Toute menace contre les nôtres appellera une réponse de notre part. Rien ne pourra nous réduire au silence de notre vivant », a-t-il déclaré.

Évoquant les appels de certains à la disparition du M23 et, selon ses propos, du Rwanda lui-même, Paul Kagame a indiqué ne pas souhaiter une telle confrontation, tout en affirmant que son pays était prêt à y faire face si les circonstances l’exigeaient.

Les FDLR au cœur du discours

Le président rwandais a également réaffirmé que la principale préoccupation sécuritaire de Kigali demeurait la présence des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon lui, il appartient aux autorités congolaises ou à la MONUSCO d’empêcher ce groupe armé de représenter une menace pour le Rwanda.

« Vous les empêchez d’envahir notre pays, ou nous nous en chargerons nous-mêmes », a déclaré Paul Kagame.

Les opérations à Minembwe

Le chef de l’État rwandais est également revenu sur la situation dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu, évoquant notamment Minembwe. Il a affirmé avoir alerté sur des frappes de drones qui, selon lui, visaient des populations banyamulenge.

« Quand je leur ai dit qu’ils tuaient des Banyamulenge, ils m’ont répondu que cela ne me regardait pas », a-t-il déclaré.

« Si je parle de ce qui se passe à Minembwe, les États-Unis me disent : “Tais-toi, ce n’est pas ton affaire !”

Paul Kagame a estimé que le silence de la communauté internationale face à cette situation lui rappelait celui observé avant le génocide de 1994 contre les Tutsis au Rwanda. Il a appelé à une condamnation des actions qu’il attribue aux forces congolaises et burundaises.

Un discours centré sur la gouvernance

Au cours de cette réunion, le président rwandais a également développé sa vision de l’action politique, qu’il oppose à ce qu’il considère comme une politique fondée sur le mensonge.

« La politique du FPR consiste à affronter les problèmes et à trouver des solutions. La politique fondée sur le mensonge, l’invention, la tromperie (…) ne fait qu’ajouter de nouveaux problèmes à ceux qui existent déjà », a-t-il déclaré.

Des accusations qui s’inscrivent dans un contexte de fortes tensions

Les déclarations de Paul Kagame interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre Kigali et Kinshasa autour du conflit dans l’est de la RDC.

Le gouvernement rwandais affirme agir en raison de la menace que représentent les FDLR, tandis que les autorités congolaises accusent le Rwanda de soutenir militairement l’AFC/M23, une accusation reprise dans plusieurs rapports d’experts des Nations unies et rejetée par Kigali.

Concernant les allégations relatives aux attaques contre les populations banyamulenge, plusieurs organisations internationales, dont les Nations unies et des ONG de défense des droits humains, ont effectivement documenté au fil des années des violations des droits de l’homme dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu commises par différents acteurs armés. Toutefois, les responsabilités attribuées à chaque partie font l’objet de rapports distincts et demeurent un sujet de fortes controverses entre les protagonistes du conflit.

Enfin, l’affirmation selon laquelle Paul Kagame aurait « absolument raison » de justifier son action constitue une opinion et non un fait établi. Les motivations des différentes parties au conflit, ainsi que la légalité de leurs actions, restent vivement contestées sur les plans politique et diplomatique.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

La CAF étudiera une proposition de l’Égypte visant à élargir la Ligue des champions africaine à 32 clubs

by admin9775 18 juillet 2026
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La Fédération égyptienne de football (EFA) a soumis à la Confédération africaine de football (CAF) une proposition visant à élargir les principales compétitions interclubs du continent.

Le projet prévoit de faire passer la Ligue des champions de la CAF de 16 à 32 clubs, tout comme la Coupe de la Confédération, afin d’offrir davantage de places aux équipes africaines et de renforcer la compétitivité des tournois.

La CAF a indiqué que cette proposition sera examinée lors d’une prochaine réunion de ses instances dirigeantes, sans préciser à ce stade le calendrier d’une éventuelle mise en œuvre.

Si cette réforme venait à être adoptée, elle pourrait ouvrir de nouvelles perspectives à de nombreux clubs africains, notamment ceux issus de championnats en pleine progression.

En République démocratique du Congo, des formations telles que l’AS Vita Club, le FC Saint-Éloi Lupopo, mais aussi d’autres clubs engagés dans les compétitions nationales, pourraient bénéficier davantage de possibilités de qualification régulière aux compétitions continentales.

Une telle évolution permettrait également d’accroître le nombre de rencontres internationales, de renforcer l’exposition des clubs africains et d’offrir aux joueurs davantage d’occasions de se mesurer au plus haut niveau continental.

Pour l’heure, la proposition n’a pas encore été adoptée et reste en attente d’examen par les organes compétents de la CAF.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

RDC : Félix Tshisekedi opte pour un dialogue national inclusif entre Congolais

by admin9775 17 juillet 2026
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Ce vendredi, à la Cité de l’Union africaine, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a accordé une audience à une délégation des représentants des confessions religieuses de la République démocratique du Congo (RDC). 

‎Les échanges ont porté sur la situation générale du pays, les défis de l’heure et les voies susceptibles de consolider la paix, la cohésion nationale et la stabilité des institutions.

Le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a décidé d’engager la République démocratique du Congo dans un processus de dialogue national inclusif entre les fils et les filles du pays.

L’annonce a été faite ce vendredi 17 juillet 2026 à Kinshasa par le cardinal Fridolin Ambongo Besungu, à l’issue d’une rencontre entre le chef de l’État et une délégation des principales confessions religieuses, notamment la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC).

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’est de la RDC, les efforts diplomatiques en cours pour mettre fin au conflit et les appels croissants de la classe politique, de la société civile et des partenaires religieux en faveur d’un dialogue susceptible de renforcer la cohésion nationale.

À l’issue de l’audience, le cardinal Fridolin Ambongo a indiqué que les discussions avec le président de la République avaient essentiellement porté sur les grands défis auxquels le pays est confronté, en particulier la nécessité de préserver l’unité nationale face à la crise sécuritaire.

« Nous avons échangé avec le Président de la République. À l’issue de nos échanges et face aux enjeux, le chef de l’État, conformément à l’initiative qu’il avait déjà prise en allant trouver ses collègues chefs d’État de pays voisins, a levé l’option, et j’ai l’honneur de vous l’annoncer, d’engager notre pays dans un dialogue entre fils et filles du Congo, un dialogue inclusif, naturellement, aux conditions qui se préciseront chemin faisant », a déclaré le cardinal Fridolin Ambongo.

Le prélat catholique a salué cette décision, estimant qu’elle traduit la volonté du chef de l’État de privilégier le rassemblement des Congolais.

« C’est ici pour moi l’occasion d’exprimer, au nom de mes collègues, ma gratitude au président de la République qui, en tant que père de la nation, s’est dépassé pour prendre cette initiative et inviter tous les fils et toutes les filles du Congo à s’asseoir et à se dire ce qui ne va pas. Je lui dis de tout cœur : merci pour cette hauteur », a-t-il affirmé.

La délégation reçue par le président comprenait notamment Monseigneur Donatien Nshole (CENCO), l’archevêque Evariste Ejiba Yamapia (ERC), les pasteurs André Bokundoa et Éric Esenga (ECC), le cheikh Abdallah Mangala, représentant de la Communauté musulmane, ainsi que le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.

Le cardinal Ambongo a également salué l’implication des présidents Denis Sassou N’Guesso de la République du Congo et Évariste Ndayishimiye du Burundi, qui ont facilité plusieurs échanges diplomatiques avec le président Félix Tshisekedi à Brazzaville et à Bujumbura.

Un revirement par rapport aux positions précédentes

Cette annonce marque une évolution notable de la position du chef de l’État. À la fin du mois de janvier, Félix Tshisekedi s’était déclaré favorable à un dialogue national inclusif, mais il avait fixé plusieurs conditions, notamment l’organisation des assises à Kinshasa sous l’égide du gouvernement, le maintien des institutions issues des élections et l’exclusion des rebelles de l’AFC/M23.

Ces conditions avaient été rejetées par une partie de l’opposition, qui estimait qu’un dialogue ne pouvait produire des résultats durables sans aborder l’ensemble des acteurs impliqués dans la crise de l’est du pays.

Lors de sa conférence de presse de mai dernier, le président de la République avait également affirmé que « ce n’est pas le dialogue qui convaincra les troupes rwandaises de quitter le territoire congolais », soulignant que la question de l’occupation militaire relevait avant tout des mécanismes diplomatiques et des engagements internationaux.

Les modalités restent à définir

Si le principe d’un dialogue inclusif est désormais acté, les modalités de son organisation, les participants ainsi que son agenda restent encore à préciser. Le cardinal Fridolin Ambongo a indiqué que ces aspects seraient définis progressivement.

Cette nouvelle initiative pourrait ouvrir une nouvelle séquence politique en République démocratique du Congo, dans un contexte où plusieurs acteurs nationaux appellent depuis des mois à un cadre de concertation destiné à consolider l’unité nationale et à accompagner les efforts de paix dans l’est du pays.

Par Pascal Kabeya
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À la UneTribunes

« Si les assureurs n’écoutent pas les 50 % de femmes qui peuplent le continent, ils ne vendront rien » (Evelyne Fassinou)

by admin9775 17 juillet 2026
written by admin9775

Quarante ans d’assurance, dont une vingtaine passés au sein de groupes internationaux en Côte d’Ivoire, puis douze années à la tête d’une compagnie qu’elle a fondée elle-même avant de la fusionner avec un acteur de référence du marché béninois.

Le parcours d’Evelyne Fassinou, présidente du conseil d’administration de SUNU Assurances Vie Bénin, se confond avec plusieurs des grandes étapes de la structuration du secteur sur le continent. Invitée du plateau de Financial Afrik à Cotonou (Bénin) dans le cadre des États généraux de l’Assurance pour tous, elle livre, sans détour, le sujet qui l’occupe désormais — et qu’elle a fait sien : faire de l’assurance des femmes le levier d’un doublement du taux de pénétration de l’assurance en Afrique d’ici 2040, porté par le Pacte panafricain de l’assurance inclusive adopté le 8 juillet 2026 par la Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines (FANAF).

Quarante ans de métier, entre Abidjan, Paris et Cotonou

Le récit commence par un chiffre rond, acquiescé comme on accepte un aveu mi-prudent mi-fier : « Je suis assureur de métier depuis un certain nombre d’années — je ne dirai pas le nombre. » Quatre décennies qui se racontent en trois actes. Après des études de droit et d’assurance en France, la jeune diplômée choisit la Côte d’Ivoire : « J’ai commencé à travailler en Côte d’Ivoire où j’ai travaillé dans les groupes internationaux pendant une vingtaine d’années », dit-elle.

Au bout de ces deux décennies, le pas se fait plus entrepreneurial et plus personnel. La dirigeante décide de rentrer « dans une autre grande aventure », celle de créer sa propre compagnie d’assurance vie au Bénin. « J’ai dirigé cette société pendant 12 ans et c’est un projet qui a été vraiment structurant pour moi, qui a permis effectivement de voir que l’assurance peut se rapprocher de gens qui ne connaissaient pas l’assurance. » Mais pour permettre à la compagnie d’aller « encore plus loin », elle engage la fusion avec SUNU Assurances Vie, un acteur déjà présent sur le marché béninois, dont elle préside à ce jour le conseil d’administration.

En parallèle, six ans passés au bureau exécutif de la FANAF ouvrent un autre champ de vision : « Pendant 6 ans, la fonction de membre du bureau exécutif de la FANAF […] m’a permis de regarder d’un peu plus haut les problèmes de l’assurance africaine. »

Le déclic : ce que le terrain lui a montré sur la place des femmes

C’est dans le prolongement de cette expérience continentale que germe le sujet qui, depuis, ne la lâche plus. « Je me suis employée […] à surtout me pencher sur la problématique de l’assurance africaine et des femmes, qui est devenue une passion pour moi. »

Les missions de terrain, dit-elle, ont fait le reste. Quand on parle d’assurance vie, observe-t-elle, les familles qui en bénéficient témoignent aussi de ce qui manque. « Les femmes sont mises à l’écart. En tout cas, les assureurs ne vont pas vraiment vers les femmes avec des produits adaptés. »

D’où le combat qu’elle a choisi de mener, et qu’elle formule ainsi : « J’ai voulu […] montrer que les femmes ont leur réalité et qu’il faut les écouter, connaître leur réalité pour vraiment aller vers elles et leur donner la bonne solution d’assurance. »

Pour Evelyne Fassinou, le sujet n’a rien de philanthropique. C’est même, dit-elle, une condition de croissance sectorielle : « Si nous, assureurs, nous n’allons pas plus vers la clientèle féminine qui représente quand même 50 % de la population africaine, nous aurons du mal à développer l’assurance en Afrique. Donc ce n’est pas du social qu’on veut faire, c’est quelque chose de stratégique. »

Le Pacte panafricain, et la pression de la parole donnée

Ainsi, précise-t-elle, les travaux de Cotonou ne resteront pas lettre morte : « On sait que ces travaux vont déboucher sur un pacte panafricain de l’assurance inclusive. L’objectif premier de ce pacte, le président de la FANAF l’a dit à l’ouverture, c’est de consigner un engagement. »

Car le secteur a déjà vu passer, par le passé, de bonnes intentions sans suites : « On a eu des états généraux dans le passé où on a eu beaucoup de bons vœux, on a décidé de faire plein de choses, et on se rend compte que cinq années plus tard, rien n’a été fait. »

Cette fois, l’engagement chiffré existe, et il est net : « Le doublement du taux de la pénétration de l’assurance en Afrique d’ici 2040. Quand on sait que la moyenne dans nos pays c’est maximum 1 %, ça veut dire qu’au moins […] que tous les pays africains soient au moins à 2 % de taux de pénétration d’ici 2040. » Et de marteler la condition : « Effectivement, pour qu’on y aille, il ne faut laisser personne de côté. »

Nephthali Messanh Ledy

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À la UneNouvelles nécrologiques

Afrique du Sud : le boxeur congolais Roméo Katompa, alias « Bololo », brûlé vif à Johannesburg

by admin9775 17 juillet 2026
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Le boxeur congolais Roméo Katompa, plus connu sous le surnom de « Bololo », est décédé dans des circonstances particulièrement tragiques après avoir été brûlé vif dans la nuit du 16 au 17 juillet 2026 à Johannesburg, en Afrique du Sud.

Établi depuis plusieurs années en Afrique du Sud, où il avait fondé une famille, Roméo Katompa était marié à une citoyenne sud-africaine et père d’un enfant. Dans le milieu de la boxe, il était reconnu comme l’un des anciens sparring-partners du champion du monde congolais Ilunga Junior Makabu, une collaboration qui lui avait valu l’estime de nombreux professionnels pour sa discipline, son courage et ses qualités sportives.

L’annonce de sa disparition a suscité une vive émotion au sein de la communauté congolaise, tant en Afrique du Sud qu’en République démocratique du Congo. De nombreux compatriotes dénoncent un acte d’une extrême violence et réclament que les autorités sud-africaines identifient les auteurs de ce crime et les traduisent devant la justice.

Ce drame intervient dans un contexte de fortes tensions à l’égard des ressortissants étrangers en Afrique du Sud. Malgré une accalmie observée après les manifestations du 30 juin, plusieurs témoignages font état de la poursuite d’opérations de porte-à-porte menées par des groupes hostiles aux migrants, visant à identifier des personnes en situation irrégulière.

Face à ce climat d’insécurité, plusieurs Congolais vivant en Afrique du Sud appellent les autorités de Kinshasa à mettre en place un mécanisme de rapatriement volontaire pour ceux qui souhaitent regagner la République démocratique du Congo.

La mort de Roméo Katompa ravive ainsi les inquiétudes de la diaspora congolaise quant à la sécurité de ses membres en Afrique du Sud et relance les appels en faveur d’une coopération renforcée entre Kinshasa et Pretoria afin de garantir la protection des ressortissants étrangers et de lutter contre les violences à caractère xénophobe.

À ce stade, les circonstances exactes de la mort de Roméo Katompa et les motivations de ses auteurs n’ont pas encore été officiellement établies par les autorités sud-africaines.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

Royaume-Uni: Andy Burnham confirmé à la tête du Labour avant de devenir Premier ministre

by admin9775 17 juillet 2026
written by admin9775

Andy Burnham a été intronisé vendredi 17 juillet à la tête du Parti travailliste, s’engageant à « redonner espoir » aux Britanniques. Il devrait être automatiquement confirmé lundi 20 juillet à Downing Street, où il va succéder à Keir Starmer au poste de Premier ministre.

L’ancien maire du Grand Manchester, l’une des personnalités politiques les plus populaires du pays, était le seul candidat à se présenter pour succéder à Keir Starmer, qui a annoncé son départ le 22 juin. Andy Burnham, 56 ans, a obtenu le soutien d’environ 95 % des 403 députés travaillistes, ainsi que celui des 11 syndicats affiliés au parti.

Lors de son premier discours en tant que leader dans les locaux de la confédération syndicale TUC à Londres, où il est apparu souriant et détendu, il a promis aux électeurs d’emprunter « une nouvelle voie, différente de celle que nous suivons depuis 40 ans », avec « une économie et un pays qui fonctionnent pour tous ses habitants et tous ses territoires ».

Andy Burnham a promis de « redonner espoir » et d’incarner un parti « authentiquement » travailliste : « Nous n’allons pas essayer d’être plus verts que les Verts, ni d’être encore plus Reform que Reform UK », a-t-il déclaré, faisant référence au parti anti-immigration de Nigel Farage.

Le Labour, arrivé au pouvoir pour un mandat de cinq ans lors des législatives de 2024 après 14 ans de gouvernements conservateurs, est le parti majoritaire au Parlement. Son chef devient automatiquement Premier ministre, sans qu’il y ait besoin de nouvelles élections.

Les travaillistes espèrent qu’Andy Burnham, homme charismatique et habile communicant, parviendra à barrer la route à Reform UK, en tête des sondages pour les prochaines élections législatives prévues en 2029.

Le nouveau chef du Labour va présenter des propositions autour d’un renouveau économique, promettant notamment la réindustrialisation. Le Royaume-Uni a pris « une série de mauvaises décisions dans les années 1980 », lorsque « le pouvoir politique a été centralisé et le pouvoir économique privatisé », a-t-il déclaré.

Le « roi du Nord »

Lundi, après avoir rencontré le roi Charles III, il deviendra le septième Premier ministre britannique en dix ans, signe d’une forte instabilité politique dans le pays. Il succède à Keir Starmer, devenu Premier ministre il y a deux ans après la victoire écrasante des travaillistes aux législatives, mais qui est rapidement devenu impopulaire après des faux pas et des revirements.

L’élection d’Andy Burnham comme député le 18 juin dans la circonscription de Makerfield, dans le nord de l’Angleterre, a ouvert la voie vers Downing Street au « roi du Nord », comme il est surnommé.

Après deux échecs pour prendre la tête du parti travailliste – en 2010 et 2015 – Andy Burnham avait quitté Londres pour retourner dans le Nord, dont il est originaire. Il a été élu maire du Grand Manchester en 2017. À la tête de cet ancien bastion industriel qui a connu un renouveau économique, il est devenu populaire, s’attaquant régulièrement au gouvernement à Londres.

Gouvernement annoncé lundi

« Nous reprendrons le pouvoir à Westminster et Whitehall (le quartier des ministères, NDLR) pour le redonner à l’endroit où vous vivez », a-t-il promis vendredi en référence à sa future politique de décentralisation, qu’il n’a pas encore détaillée.

Il devra cependant composer avec les mêmes défis que Keir Starmer, au premier rang desquels une croissance atone et des finances publiques sous pression, sur fond de lourd endettement.

Pour le politologue Tony Travers, interrogé par l’AFP, « le principal défi auquel Andy Burnham est confronté consiste à donner aux Britanniques le sentiment qu’il a un projet, et qu’il s’agit d’un projet optimiste, capable de générer de la croissance et d’apporter le changement ».

Le futur Premier ministre et ses partisans sont pour l’instant « restés assez vagues », et il va devoir rapidement « présenter un programme concret et des mesures que les gens comprennent », a-t-il ajouté.

Les rumeurs se multiplient sur sa future équipe gouvernementale. Selon plusieurs médias britanniques, l’actuelle ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood pourrait devenir la ministre des Finances de celui qui s’est encore qualifié vendredi de dirigeant « favorable aux entreprises ». Son gouvernement devrait être annoncé lundi.

RFI

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