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À la Une

À la UneMonde

Un séisme frappe le sud du Mexique sans faire de dégâts, l’alerte tsunami levée

by admin9775 19 juillet 2026
written by admin9775

Un séisme de magnitude 7,3, suivi d’une réplique de 5,3 a frappé vendredi le sud du Mexique à sa frontière avec le Guatemala, selon l’institut géologique américain USGS. La secousse, qui s’est produite au large dans le Pacifique et à 15 km de profondeur, n’aurait pas fait de dégâts majeurs.

Un tremblement de terre de magnitude 7,3 a frappé sans faire de dégâts majeurs ni de victimes vendredi 17 juillet le sud du Mexique à sa frontière avec le Guatemala, a annoncé l’Institut géologique américain USGS, déclenchant une alerte au tsunami qui a depuis été levée.

Le séisme, qui s’est produit au large dans le Pacifique et à 15 km de profondeur, a été enregistré à 9 h 48 heure locale (14 h 48 GMT) à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Tapachula, dans l’État du Chiapas. Plusieurs répliques de magnitude 5 ont été enregistrées.

Peu après, l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA), a émis une alerte au tsunami qui moins de trois heures après a été levée.

La population avait été appelée à s’éloigner des rivages de la partie méridionale des côtes du Mexique sur le Pacifique et, au Chiapas, les autorités locales de la protection civile avaient mis en garde sur des variations du niveau de la mer d’un peu plus d’un mètre.

La secousse a été ressentie dans l’État voisin d’Oaxaca, ainsi qu’au Guatemala et au Salvador, ont constaté des journalistes de l’AFP.

La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a dit sur X que, selon les gouvernements locaux, « aucun dégât majeur » n’avait « pour l’heure été signalé » mais que « les protocoles » avaient été activés.

« Les autorités des différents niveaux de gouvernement effectuent des constatations sur le terrain pour évaluer d’éventuels dommages structurels et coordonner les mesures préventives », a-t-elle ajouté.

Dégâts mineurs et journée de travail suspendue 

« Il n’y a pas de dommages graves », a affirmé pour sa part le secrétaire mexicain à la Marine, Raymundo Morales.

À Tuxtla Gutiérrez, la capitale de l’État du Chiapas, quelques scènes de panique ont été observées dans ses rares immeubles de grande hauteur, a constaté une journaliste de l’AFP sur place.

« On se sent horriblement mal là-haut », a déclaré à l’AFP Araceli Sánchez, une employée du gouvernement qui se trouvait dans un bâtiment de 15 étages. « Il y a des gens qui ont pleuré », a-t-elle ajouté, la voix tremblante, après être descendue par les escaliers de secours.

Le gouvernement du Chiapas, qui a fait état de dégâts matériels mineurs dans deux municipalités, a suspendu la journée de travail.

Dans la capitale du Guatemala, l’intensité du séisme a entraîné l’évacuation de plusieurs bâtiments et les cours ont été suspendus, a constaté l’AFP.

Le Mexique et l’Amérique centrale se situent à la jonction de plusieurs plaques tectoniques dont les mouvements font de la région l’une des plus sismiques du monde.

AFP

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À la UneProvince

Sud-Kivu : un accident minier au site de Tuliona à Kamituga, plusieurs victimes redoutées

by admin9775 19 juillet 2026
written by admin9775

Un accident minier s’est produit au site de Tuliona, situé dans le quartier Kalingi, commune de Mobale, dans la ville de Kamituga, en province du Sud-Kivu.

Selon les premières informations disponibles, l’incident est survenu dans un puits appartenant à M. Walukusu. Les circonstances exactes de l’accident ne sont pas encore connues.

Plusieurs personnes auraient été blessées lors de cet éboulement, tandis que des pertes en vies humaines sont également redoutées. Toutefois, aucun bilan officiel n’a encore été communiqué par les autorités compétentes.

Les services concernés ont ouvert des investigations afin de déterminer les causes de l’accident et d’établir un bilan précis des victimes.

Les opérations de secours et les recherches se poursuivent sur le site. Les autorités devraient communiquer davantage d’informations au fur et à mesure de l’évolution de la situation.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Dialogue national : la CENCO et l’ECC demandent à la C64 de reporter sa marche du 22 juillet

by admin9775 19 juillet 2026
written by admin9775

La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC) ont reçu, ce samedi 18 juillet 2026, à l’Archevêché de Kinshasa, les responsables de la plateforme de l’opposition C64 afin de solliciter le report de la marche prévue le 22 juillet.

Cette démarche intervient au lendemain de l’annonce du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, d’engager la République démocratique du Congo dans un dialogue national inclusif. Appelées à accompagner et à faciliter ce processus, la CENCO et l’ECC poursuivent leurs consultations avec les différentes forces politiques et sociales concernées.

Selon les informations recueillies, les responsables des deux confessions religieuses ont demandé aux dirigeants de la C64 de privilégier la voie du dialogue en reportant leur manifestation, afin de créer un climat favorable à l’ouverture des concertations nationales.

Cette demande intervient après un premier report d’une marche de l’opposition, décidé à la suite d’un appel du président burundais Évariste Ndayishimiye, qui avait invité les opposants congolais à privilégier le dialogue pour favoriser une sortie de crise.

Réunis à l’issue de leurs échanges avec la CENCO et l’ECC, les responsables de la coalition C64 examinent actuellement cette nouvelle requête. Ils devraient se prononcer dans les prochaines heures sur le maintien, le report ou la suspension de la manifestation prévue le 22 juillet.

La décision de la plateforme est particulièrement attendue, alors que l’annonce du dialogue inclusif ouvre une nouvelle séquence politique susceptible de redéfinir les rapports entre le pouvoir, l’opposition et les différentes composantes de la société congolaise.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Sénégal : Macky Sall de retour à Dakar pour solliciter le soutien de Bassirou Diomaye Faye à sa candidature au poste de secrétaire général de l’ONU

by admin9775 18 juillet 2026
written by admin9775

L’ancien président sénégalais Macky Sall a effectué, ce vendredi 17 juillet 2026, un retour remarqué à Dakar, plus de deux ans après avoir quitté le pouvoir. Ce déplacement, le premier depuis son départ du Sénégal en avril 2024, s’inscrit dans le cadre de sa campagne en vue d’obtenir le poste de secrétaire général des Nations unies.

À son arrivée, l’ancien chef de l’État a été reçu en audience par son successeur, Bassirou Diomaye Faye, au palais présidentiel. Les deux hommes se sont entretenus pendant environ une heure, une rencontre destinée notamment à évoquer la candidature de Macky Sall à la tête de l’ONU.

Selon plusieurs sources, cette candidature est portée par le Burundi, actuel président en exercice de l’Union africaine, et non par le Sénégal, une situation inhabituelle qui alimente les débats sur la scène politique sénégalaise.

Un retour dans un contexte politique sensible

Le retour de Macky Sall intervient alors que son héritage politique continue de diviser l’opinion publique.

Depuis l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye et de son parti Pastef, les nouvelles autorités ont promis de faire la lumière sur les violences survenues lors des manifestations politiques entre 2021 et 2024, au cours desquelles plusieurs dizaines de personnes avaient perdu la vie.

L’ancien président est également critiqué pour sa gestion des finances publiques. Les nouvelles autorités lui reprochent notamment d’avoir dissimulé une partie de la dette publique, estimée par certains rapports entre 7 et 13 milliards de dollars, accusations que son entourage rejette.

Le gouvernement écarte toute poursuite judiciaire

Malgré ces controverses, le ministre sénégalais des Forces armées, Yancoba Diémé, a affirmé que Macky Sall ne faisait l’objet d’aucune procédure judiciaire susceptible de l’empêcher de rentrer dans son pays.

« Il ne fait l’objet d’aucune accusation, d’aucune poursuite, encore moins d’une condamnation. Il est un citoyen de ce pays. Il a le droit d’entrer et de sortir du territoire », a déclaré le ministre depuis Freetown, en Sierra Leone, où il participait à une réunion de la CEDEAO.

Les collectifs de victimes dénoncent ce retour

Ce retour n’a toutefois pas été accueilli favorablement par les associations représentant les victimes des violences politiques.

Lors d’une conférence de presse organisée à Dakar, Boubacar Seye, président du Collectif des victimes de Macky Sall, a estimé que l’ancien chef de l’État reste associé à « l’une des périodes les plus douloureuses de l’histoire récente du Sénégal ».

Selon lui, la réconciliation ne peut être envisagée sans vérité ni justice.

Le député Guy Marius Sagna, membre du parti au pouvoir Pastef, a lui aussi vivement critiqué la rencontre entre Bassirou Diomaye Faye et son prédécesseur.

Il a qualifié cette audience « d’insulte aux familles des victimes » et estimé qu’elle risquait d’affaiblir l’image du président sénégalais auprès d’une partie de ses soutiens.

Une candidature internationale au cœur de la visite

Au-delà de la polémique, ce déplacement constitue une étape importante dans la campagne diplomatique de Macky Sall pour la succession d’António Guterres à la tête des Nations unies.

En multipliant les consultations auprès des dirigeants africains, l’ancien président sénégalais cherche à consolider les soutiens à sa candidature avant le lancement du processus de désignation du futur secrétaire général de l’ONU.

Si cette visite renforce sa visibilité sur la scène internationale, elle ravive également le débat sur son bilan à la tête du Sénégal, entre ceux qui plaident pour tourner la page et ceux qui réclament que les responsabilités liées aux violences politiques de 2021 à 2024 soient pleinement établies.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Révélation post-Mondial : Guardiola a donné son accord pour prendre les rênes de l’équipe d’Angleterre

by admin9775 18 juillet 2026
written by admin9775

Avant l’arrivée de Tuchel, un accord verbal avait failli propulser Guardiola à la tête de l’équipe d’Angleterre.

Selon la presse, l’Espagnol Pep Guardiola, alors encore entraîneur de Manchester City, aurait conclu un accord verbal pour prendre les commandes de la sélection anglaise, avant que l’Allemand Thomas Tuchel ne soit officiellement nommé.

Le technicien catalan avait été pressenti pour prendre les commandes des « Trois Lions » lorsque Gareth Southgate avait quitté son poste il y a deux ans ; s’il n’avait pas fermé la porte à l’époque, il avait finalement prolongé son contrat avec Manchester City en cours de saison (2024-2025).

Selon le site international « The Athletic », Guardiola avait déjà donné son accord verbal aux responsables de la Fédération anglaise de football, avant de revenir sur sa décision ; ce revirement a poussé la direction de la Fédération à se tourner vers le recrutement de Tuchel.

La Fédération anglaise avait officialisé l’arrivée de Tuchel en octobre 2024, mais le technicien allemand n’a pris ses fonctions qu’en janvier suivant, avec pour objectif principal de conduire les Three Lions jusqu’en finale de la Coupe du monde cet été.

Les rêves des « Trois Lions » se sont toutefois évanouis en demi-finale de la Coupe du monde, après la défaite 2-1 face à l’Argentine mercredi dernier. Tuchel a alors essuyé de vives critiques pour ses choix tactiques et ses remplacements en seconde période ; les Three Lions ayant reculé après avoir ouvert le score, ce qui a permis à l’Argentine de presser et d’inscrire les buts d’Enzo Fernández et de Lautaro Martínez.

Malgré les appels à son limogeage, Tuchel réitère son engagement à rester en poste pour guider les Three Lions à l’Euro 2028, organisé chez eux.

À ce sujet, Tuchel a déclaré : « Je m’engage à 100 %, il reste encore beaucoup à améliorer, et je suis plus que ravi de m’y atteler. »

Il a ajouté : « Je continue de penser que nous sommes capables de mieux imposer notre style lorsque nous avons le ballon et de montrer toute la qualité de nos joueurs. Cette excellence est en nous ; je la perçois à l’entraînement lors de chaque stage de préparation, et ici aussi, lors de la Coupe du monde. J’ai le sentiment qu’il y a un niveau supplémentaire que nous devons atteindre et franchir pour remporter ce titre prestigieux. »

Selon « The Athletic », une clause secrète de son contrat lui permettait de partir sans indemnité après la Coupe du monde si l’Angleterre ne dépassait pas les quarts de finale, et accordait le même privilège à la Fédération anglaise.

Khaled Mahmoud

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À la UnePolitique

Dialogue national : Martin Fayulu réserve sa réponse et consulte d’abord la coalition C64

by admin9775 18 juillet 2026
written by admin9775

Le président de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), Martin Fayulu, a indiqué qu’il ne réagira pas immédiatement à l’annonce du dialogue national inclusif faite par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

L’opposant a fait savoir qu’il entend d’abord consulter les instances dirigeantes de son parti ainsi que les responsables de la coalition C64, dont il est l’une des principales figures, avant de rendre publique sa position officielle.

Selon Martin Fayulu, toute décision concernant cette initiative présidentielle sera prise de manière concertée avec ses partenaires politiques, dans le souci de préserver l’unité de l’opposition sur cette question.

Les réunions annoncées permettront notamment d’examiner les contours du dialogue proposé par le chef de l’État, d’évaluer les conditions de sa mise en œuvre ainsi que les garanties susceptibles d’accompagner ce processus, avant l’adoption d’une position commune.

Cette prudence intervient quelques heures après l’annonce, par le cardinal Fridolin Ambongo, de la décision du président Félix Tshisekedi d’engager la République démocratique du Congo dans un dialogue inclusif entre les filles et les fils du pays. Selon le prélat catholique, les modalités de cette concertation seront définies progressivement.

La réaction de Martin Fayulu est particulièrement attendue, lui qui s’est, à plusieurs reprises, prononcé en faveur d’un dialogue inclusif pour tenter de trouver une issue durable aux crises politique et sécuritaire que traverse la RDC. Il avait notamment plaidé pour un cadre de concertation réunissant l’ensemble des parties prenantes, y compris les acteurs directement concernés par le conflit dans l’est du pays.

La position que prendra l’ECiDé, en concertation avec la coalition C64, pourrait ainsi peser sur l’attitude d’une partie de l’opposition à l’égard de cette nouvelle initiative politique et influencer les perspectives de participation au dialogue annoncé par le chef de l’État.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Kinshasa : Félix Tshisekedi inspecte les travaux d’assainissement de la Task Force du Service national

by admin9775 18 juillet 2026
written by admin9775

Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a effectué, ce vendredi 17 juillet 2026, une visite d’inspection des travaux d’assainissement entrepris par la Task Force du Service national (SN) à Kinshasa. Ces opérations, lancées le 15 juillet, s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre l’insalubrité urbaine voulue par le chef de l’État.

La visite s’est déroulée sur le tronçon reliant l’Échangeur de Limete à l’aéroport international de N’djili, où les équipes du Service national sont mobilisées pour le curage des caniveaux, l’évacuation des déchets et le nettoyage des espaces publics.

Au cours de son itinéraire, qui l’a conduit du Quartier 1 jusqu’au saut-de-mouton de Debonhomme, en passant notamment par la place Pascal et le marché de la Liberté, le président de la République était accompagné du lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national et coordonnateur de la Task Force.

Le responsable du Service national a présenté au chef de l’État l’état d’avancement des travaux ainsi que les prochaines étapes de l’opération. Les actions concernent notamment la salubrité de la chaussée, la collecte et la gestion des déchets, le curage des caniveaux, l’organisation des espaces destinés aux passagers ainsi que l’aménagement des espaces publics.

À l’issue de cette visite, Félix Tshisekedi s’est déclaré satisfait des premiers résultats obtenus sur le terrain. Il a salué les changements déjà observés sur plusieurs sites et a félicité les équipes engagées dans cette opération.

Le chef de l’État a rendu hommage aux nouveaux bâtisseurs de la nation, issus du programme de réinsertion du Service national, pour leur discipline, leur professionnalisme et leur engagement au service de la République. Les premiers résultats des travaux ont également été salués par une importante foule de riverains venue accueillir le cortège présidentiel tout au long du parcours.

Cette mission d’inspection intervient deux jours après le lancement officiel de la Task Force spéciale chargée de l’assainissement de Kinshasa. Pilotée par le Service national, cette initiative vise à améliorer durablement le cadre de vie dans la capitale tout en poursuivant la réinsertion sociale des anciens kulunas à travers des travaux d’intérêt public.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Paul Kagame réaffirme la position du Rwanda sur la sécurité et met en garde contre toute menace

by admin9775 18 juillet 2026
written by admin9775

Le président rwandais Paul Kagame a tenu un discours ferme lors d’une réunion du Bureau politique du Front Patriotique Rwandais (FPR), réaffirmant que le Rwanda ne resterait pas passif face à ce qu’il considère comme des menaces contre sa sécurité nationale.

Selon le chef de l’État rwandais, il serait illusoire de penser que son pays pourrait être réduit au silence ou intimidé. Il a affirmé que toute menace visant le Rwanda ou ses citoyens entraînerait une réponse de Kigali.

« Faire taire notre pays sera plus difficile que certains ne l’imaginent. Nous dire de nous taire, nous soutiendrons ceux qui veulent venir vous tuer, comme ils vous ont tués la dernière fois, et nous gérerons cela comme nous l’entendons. La seule façon de me faire taire, c’est quand je serai mort. Voilà » a-t-il déclaré lors de son intervention.

Évoquant les appels de certains à la disparition du M23 et, selon ses propos, du Rwanda lui-même, Paul Kagame a indiqué ne pas souhaiter une telle confrontation, tout en affirmant que son pays était prêt à y faire face si les circonstances l’exigeaient.

« Quand ils ont dit qu’ils feraient disparaître le M23, ils voulaient dire même le Rwanda, nous vous ferons disparaître. Eh bien, je ne peux pas le souhaiter. Je ne peux pas désirer une telle chose. Mais quand cela arrivera, quand je n’aurai pas pu l’éviter, je pense qu’ils nous trouveront [prêts] » a prévenu Paul Kagame, président de la République du Rwanda

Les FDLR au cœur du discours

Le président rwandais a également réaffirmé que la principale préoccupation sécuritaire de Kigali demeurait la présence des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon lui, il appartient aux autorités congolaises ou à la MONUSCO d’empêcher ce groupe armé de représenter une menace pour le Rwanda.

« Vous les empêchez d’envahir notre pays, ou nous nous en chargerons nous-mêmes », a déclaré Paul Kagame.

Les opérations à Minembwe

Le chef de l’État rwandais est également revenu sur la situation dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu, évoquant notamment Minembwe. Il a affirmé avoir alerté sur des frappes de drones qui, selon lui, visaient des populations banyamulenge.

« Quand je leur ai dit qu’ils tuaient des Banyamulenge, ils m’ont répondu que cela ne me regardait pas », a-t-il déclaré.

« Si je parle de ce qui se passe à Minembwe, les États-Unis me disent : “Tais-toi, ce n’est pas ton affaire !”

Paul Kagame a estimé que le silence de la communauté internationale face à cette situation lui rappelait celui observé avant le génocide de 1994 contre les Tutsis au Rwanda. Il a appelé à une condamnation des actions qu’il attribue aux forces congolaises et burundaises.

Un discours centré sur la gouvernance

Au cours de cette réunion, le président rwandais a également développé sa vision de l’action politique, qu’il oppose à ce qu’il considère comme une politique fondée sur le mensonge.

« La politique du FPR consiste à affronter les problèmes et à trouver des solutions. La politique fondée sur le mensonge, l’invention, la tromperie (…) ne fait qu’ajouter de nouveaux problèmes à ceux qui existent déjà », a-t-il déclaré.

Des accusations qui s’inscrivent dans un contexte de fortes tensions

Les déclarations de Paul Kagame interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre Kigali et Kinshasa autour du conflit dans l’est de la RDC.

Le gouvernement rwandais affirme agir en raison de la menace que représentent les FDLR, tandis que les autorités congolaises accusent le Rwanda de soutenir militairement l’AFC/M23, une accusation reprise dans plusieurs rapports d’experts des Nations unies et rejetée par Kigali.

Concernant les allégations relatives aux attaques contre les populations banyamulenge, plusieurs organisations internationales, dont les Nations unies et des ONG de défense des droits humains, ont effectivement documenté au fil des années des violations des droits de l’homme dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu commises par différents acteurs armés. Toutefois, les responsabilités attribuées à chaque partie font l’objet de rapports distincts et demeurent un sujet de fortes controverses entre les protagonistes du conflit.

Enfin, l’affirmation selon laquelle Paul Kagame aurait « absolument raison » de justifier son action constitue une opinion et non un fait établi. Les motivations des différentes parties au conflit, ainsi que la légalité de leurs actions, restent vivement contestées sur les plans politique et diplomatique.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

La CAF étudiera une proposition de l’Égypte visant à élargir la Ligue des champions africaine à 32 clubs

by admin9775 18 juillet 2026
written by admin9775

La Fédération égyptienne de football (EFA) a soumis à la Confédération africaine de football (CAF) une proposition visant à élargir les principales compétitions interclubs du continent.

Le projet prévoit de faire passer la Ligue des champions de la CAF de 16 à 32 clubs, tout comme la Coupe de la Confédération, afin d’offrir davantage de places aux équipes africaines et de renforcer la compétitivité des tournois.

La CAF a indiqué que cette proposition sera examinée lors d’une prochaine réunion de ses instances dirigeantes, sans préciser à ce stade le calendrier d’une éventuelle mise en œuvre.

Si cette réforme venait à être adoptée, elle pourrait ouvrir de nouvelles perspectives à de nombreux clubs africains, notamment ceux issus de championnats en pleine progression.

En République démocratique du Congo, des formations telles que l’AS Vita Club, le FC Saint-Éloi Lupopo, mais aussi d’autres clubs engagés dans les compétitions nationales, pourraient bénéficier davantage de possibilités de qualification régulière aux compétitions continentales.

Une telle évolution permettrait également d’accroître le nombre de rencontres internationales, de renforcer l’exposition des clubs africains et d’offrir aux joueurs davantage d’occasions de se mesurer au plus haut niveau continental.

Pour l’heure, la proposition n’a pas encore été adoptée et reste en attente d’examen par les organes compétents de la CAF.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

RDC : Félix Tshisekedi opte pour un dialogue national inclusif entre Congolais

by admin9775 17 juillet 2026
written by admin9775

Ce vendredi, à la Cité de l’Union africaine, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a accordé une audience à une délégation des représentants des confessions religieuses de la République démocratique du Congo (RDC). 

‎Les échanges ont porté sur la situation générale du pays, les défis de l’heure et les voies susceptibles de consolider la paix, la cohésion nationale et la stabilité des institutions.

Le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a décidé d’engager la République démocratique du Congo dans un processus de dialogue national inclusif entre les fils et les filles du pays.

L’annonce a été faite ce vendredi 17 juillet 2026 à Kinshasa par le cardinal Fridolin Ambongo Besungu, à l’issue d’une rencontre entre le chef de l’État et une délégation des principales confessions religieuses, notamment la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC).

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’est de la RDC, les efforts diplomatiques en cours pour mettre fin au conflit et les appels croissants de la classe politique, de la société civile et des partenaires religieux en faveur d’un dialogue susceptible de renforcer la cohésion nationale.

À l’issue de l’audience, le cardinal Fridolin Ambongo a indiqué que les discussions avec le président de la République avaient essentiellement porté sur les grands défis auxquels le pays est confronté, en particulier la nécessité de préserver l’unité nationale face à la crise sécuritaire.

« Nous avons échangé avec le Président de la République. À l’issue de nos échanges et face aux enjeux, le chef de l’État, conformément à l’initiative qu’il avait déjà prise en allant trouver ses collègues chefs d’État de pays voisins, a levé l’option, et j’ai l’honneur de vous l’annoncer, d’engager notre pays dans un dialogue entre fils et filles du Congo, un dialogue inclusif, naturellement, aux conditions qui se préciseront chemin faisant », a déclaré le cardinal Fridolin Ambongo.

Le prélat catholique a salué cette décision, estimant qu’elle traduit la volonté du chef de l’État de privilégier le rassemblement des Congolais.

« C’est ici pour moi l’occasion d’exprimer, au nom de mes collègues, ma gratitude au président de la République qui, en tant que père de la nation, s’est dépassé pour prendre cette initiative et inviter tous les fils et toutes les filles du Congo à s’asseoir et à se dire ce qui ne va pas. Je lui dis de tout cœur : merci pour cette hauteur », a-t-il affirmé.

La délégation reçue par le président comprenait notamment Monseigneur Donatien Nshole (CENCO), l’archevêque Evariste Ejiba Yamapia (ERC), les pasteurs André Bokundoa et Éric Esenga (ECC), le cheikh Abdallah Mangala, représentant de la Communauté musulmane, ainsi que le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.

Le cardinal Ambongo a également salué l’implication des présidents Denis Sassou N’Guesso de la République du Congo et Évariste Ndayishimiye du Burundi, qui ont facilité plusieurs échanges diplomatiques avec le président Félix Tshisekedi à Brazzaville et à Bujumbura.

Un revirement par rapport aux positions précédentes

Cette annonce marque une évolution notable de la position du chef de l’État. À la fin du mois de janvier, Félix Tshisekedi s’était déclaré favorable à un dialogue national inclusif, mais il avait fixé plusieurs conditions, notamment l’organisation des assises à Kinshasa sous l’égide du gouvernement, le maintien des institutions issues des élections et l’exclusion des rebelles de l’AFC/M23.

Ces conditions avaient été rejetées par une partie de l’opposition, qui estimait qu’un dialogue ne pouvait produire des résultats durables sans aborder l’ensemble des acteurs impliqués dans la crise de l’est du pays.

Lors de sa conférence de presse de mai dernier, le président de la République avait également affirmé que « ce n’est pas le dialogue qui convaincra les troupes rwandaises de quitter le territoire congolais », soulignant que la question de l’occupation militaire relevait avant tout des mécanismes diplomatiques et des engagements internationaux.

Les modalités restent à définir

Si le principe d’un dialogue inclusif est désormais acté, les modalités de son organisation, les participants ainsi que son agenda restent encore à préciser. Le cardinal Fridolin Ambongo a indiqué que ces aspects seraient définis progressivement.

Cette nouvelle initiative pourrait ouvrir une nouvelle séquence politique en République démocratique du Congo, dans un contexte où plusieurs acteurs nationaux appellent depuis des mois à un cadre de concertation destiné à consolider l’unité nationale et à accompagner les efforts de paix dans l’est du pays.

Par Pascal Kabeya
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