Selon Africa Intelligence, le président Félix Tshisekedi aurait accepté d’engager des discussions autour de la condamnation à mort de l’ancien chef de l’État, Joseph Kabila, à certaines conditions : son départ de Goma, sa rupture avec les rebelles et une dénonciation du Rwanda.
D’après le média, avant de prendre la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN) en octobre, Joseph Kabila aurait discrètement envoyé un émissaire auprès du gouvernement congolais. Les échanges à Kinshasa auraient notamment porté sur la condamnation à mort prononcée contre l’ancien président.
Avant de prendre la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN), l’ancien président Joseph Kabila aurait discrètement dépêché un émissaire auprès du chef de l’État, Félix Tshisekedi, dans le but d’ouvrir des négociations.
Selon les informations rapportées, Jean Mbuyu Luyongola, ancien conseiller spécial de Joseph Kabila en matière de sécurité, aurait pris contact avec Fortunat Biselele, dit Bifort, ancien conseiller privé de Félix Tshisekedi.
Une rencontre à la Cité de l’Union africaine
Cette démarche aurait permis à Jean Mbuyu Luyongola d’être reçu par le président Félix Tshisekedi à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa.
La rencontre aurait duré près de deux heures. Elle se serait tenue dans un contexte politique marqué par la préparation de la nouvelle structure dirigée par Joseph Kabila et par les tensions persistantes entre l’ancien chef de l’État et le pouvoir en place.
Des négociations en amont de la création du FRN
Cette rencontre alléguée intervient avant la prise de la tête du FRN par Joseph Kabila, en octobre. Elle pourrait s’inscrire dans une tentative d’établir un canal de communication entre l’ancien président et les autorités actuelles.
Toutefois, les détails du contenu des échanges et les éventuelles conclusions de cette rencontre n’ont pas été précisés dans les informations disponibles. La tenue de ces discussions et leur portée restent donc à confirmer.
Le FRN dénonce une « manipulation »
Le FRN rejette catégoriquement ces affirmations, qu’il qualifie de désinformation destinée à semer la confusion après le lancement de sa nouvelle structure.
Dans une réaction publiée sur les réseaux sociaux, le mouvement affirme que les informations d’Africa Intelligence relèvent de « la pure manipulation et de la désinformation orchestrée ».
Le FRN assure que son combat pour la refondation de la nation se poursuit « avec clarté et fermeté », loin de ce qu’il décrit comme des tractations de coulisses inventées de toutes pièces.
La justice au cœur de la controverse
Les révélations rapportées par Africa Intelligence, si elles étaient confirmées, soulèveraient des interrogations sur les rapports entre le pouvoir politique et les procédures judiciaires visant Joseph Kabila.
Une question demeure ainsi au centre du débat : la justice peut-elle devenir une monnaie d’échange politique ?
À ce stade, les informations faisant état de négociations conditionnelles reposent sur les révélations du média, tandis que le FRN les conteste. Aucun élément indépendant présenté ici ne permet d’établir la réalité de ces discussions alléguées.
Par Marius Bopenga
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