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À la Une

À la UneSanté

Est de la RDC : l’OMS appelle à un cessez-le-feu pour lutter contre l’épidémie d’Ebola

by admin9775 28 mai 2026
written by admin9775

Le Directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom, appelle toutes les parties en guerre dans l’Est de la RDC à accepter un cessez-le-feu pour faciliter la riposte contre la maladie à virus Ebola. Il a publié cette déclaration ce mercredi 27 mai 2026 sur son compte X.

Tedros Adhanom estime que l’Est de la RDC fait maintenant face à une « collision catastrophique de maladies et à un conflit », avec l’épidémie d’Ebola dans la province de l’Ituri dépassant la capacité de réponse.

Le patron de l’OMS explique que le virus Ebola Bundibugyo n’a pas de vaccin ni de traitement approuvé. L’arrêt de cette transmission d’Ebola dépend entièrement de l’accès humanitaire.

Pourtant, les affrontements en cours entraînent des déplacements massifs, poussent les contacts exposés dans des camps surpeuplés et coupent des couloirs de confinement critiques. Les travailleurs de première ligne risquent tout, tandis que les attaques contre les établissements de santé rendent le suivi des cas et de leurs contacts presque impossibles.

« Nous ne pouvons pas établir la confiance communautaire ou isoler les malades pendant que les bombes tombent », affirme Dr Tedros Adhanom. « Nous exhortons toutes les parties en guerre à accepter un cessez-le-feu immédiat pour contenir cette épidémie, afin de nous permettre un accès sûr et soutenu aux équipes médicales. Nous plaidons pour donner la priorité à la survie humaine avant tout le reste », conclut le numéro un de l’OMS.

Radio okapi

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28 mai 2026 0 comments
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À la UneAfrique

Sénégal : entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, des divergences désormais irréconciliables ?

by admin9775 27 mai 2026
written by admin9775

À peine limogé de son poste de Premier ministre par le président sénégalais, Ousmane Sonko a été élu mardi à la tête de l’Assemblée nationale, chargée de contrôler l’action du gouvernement. Quel impact ce séisme politique va-t-il avoir sur la conduite du pays ? Les deux anciens alliés peuvent-ils encore trouver un terrain d’entente ? Explications.

Un véritable plébiscite. Quatre jours après son éviction du poste de Premier ministre par le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko a été triomphalement élu à la présidence de l’Assemblée nationale mardi 26 mai. Une élection sans surprise, puisque son parti panafricaniste de gauche, le Pastef, compte 130 des 165 sièges de l’institution. Les députés d’opposition avaient quant à eux quitté la salle en signe de protestation jugeant la réintégration d’Ousmane Sonko en tant que député illégale. 

Dans son discours d’investiture, Ousmane Sonko a promis qu’il n’utiliserait pas ses nouvelles fonctions pour mener des « vendettas personnelles », après avoir été limogé par son ancien camarade de route. Tout en affirmant également qu’il ne se contenterait pas d’un rôle de spectateur. « L’Assemblée nationale ne sera pas une chambre d’enregistrement. Elle contrôlera l’action du gouvernement », a-t-il rappelé, se posant en défenseur de « la souveraineté populaire ».  

Il s’agit d’un discours « très offensif » analyse Babacar Ndiaye, directeur de recherche au centre de réflexion Wathi. « Le dialogue n’est pas rompu car Ousmane Sonko tend la main au président de la République pour discuter de la formation du prochain gouvernement. Mais il affirme sans détour que tout cela doit être bâti sur le socle du programme de Pastef », souligne-t-il. 

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Sénégal : Ousmane Sonko élu président de l'Assemblée nationale

Rupture inévitable  

Officialisée vendredi par le président Bassirou Diomaye Faye, la rupture politique au sommet de l’État était attendue après des mois de tensions entre les deux anciens alliés. 

« Ousmane Sonko a été longtemps le mentor politique de Bassirou Diomaye Faye. Puis il est devenu son collaborateur. Je pense qu’il n’a jamais totalement accepté cette situation et l’a fait savoir à chaque fois qu’il en avait la possibilité », analyse Alioune Tine, fondateur du cercle de réflexion Afrikajom. 

Candidat naturel du Pastef (Patriotes africains du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité), parti d’opposition à Macky Sall à la présidentielle de 2024, Ousmane Sonko avait été empêché de concourir à cause d’une condamnation en justice. Sa formation avait alors désigné Bassirou Diomaye Faye comme candidat de substitution et porté le duo au pouvoir.  

Mais depuis les sujets de crispation se sont multipliés, à propos notamment des enquêtes pour corruption visant d’anciens responsables du régime de Macky Sall (2012-2024), jugées trop lentes par Ousmane Sonko. Ou des négociations avec le Fonds Monétaire International (FMI) concernant la dette abyssale du Sénégal – plus de 132 % du PIB – dont l’ex-Premier ministre considère qu’elles menacent la souveraineté économique du pays. 

Des désaccords affichés au grand jour par Ousmane Sonko, qui déplorait dès juillet 2025 « un manque d’autorité » dans le pays. 

De son côté, Bassirou Diomaye Faye a relancé officiellement en mars 2026 la coalition « Diomaye Président », en sommeil depuis son élection, à trois ans de la prochaine présidentielle. Une initiative perçue comme une prise de distance avec Ousmane Sonko et le Pastef. Quelques semaines plus tard, il critiquait la « personnalisation excessive » du projet politique autour de la figure de son chef de gouvernement. 

Ousmane Sonko réfute pour sa part tout conflit personnel. « Ce qui est en jeu dépasse les individus, c’est le rapport entre la morale et la politique » a asséné mardi le nouveau président de l’Assemblée nationale. 

Nouveau rapport de force 

L’élection de l’ex-Premier ministre à la tête de l’Assemblée nationale « modifie sensiblement le rapport de force », analyse Saliou Ngom, professeur de science politique de l’Université Cheikh Anta Diop à Dakar (UCAD).

« Ousmane Sonko était institutionnellement placé sous l’autorité du président de la République. Ce n’est plus le cas. En tant que président de l’Assemblée nationale il dispose d’une plus grande autonomie politique et d’une forte capacitée d’influence politique car l’exécutif a besoin de l’Assemblée nationale pour faire adopter ses textes » souligne l’expert.  

Lors de son discours, Ousmane Sonko a réfuté toute volonté de « blocage », se disant ouvert à « une discussion responsable qui met de côté les égos pour trouver les voies et moyens d’une gouvernance apaisée ». 

Le nouveau président de l’Assemblée nationale a également félicité son successeur au poste de Premier ministre, l’économiste Ahmadou ‌Al Aminou Lô dont il a salué le travail et les compétences. Il a néanmoins regretté que le Pastef n’ait pas été consulté quant à ce choix. « Avant de nommer un Premier ministre, le président devait en discuter avec la majorité » a-t-il affirmé estimant qu’il en va de même pour la constitution du gouvernement dont Ahmadou ‌Al Aminou Lô a laissé entendre qu’il serait annoncé dans les prochains jours.  

Statut quo ou affrontement ? 

« La composition du gouvernement sera scrutée avec attention, et la présence ou non de ministres du Pastef sera un indicateur important quant aux capacités des deux camps à trouver un terrain d’entente » souligne Babacar Ndiaye.  

« Ni Ousmane Sonko ni Bassirou Diomaye Faye n’ont intérêt à une confrontation frontale qui bloquerait les institutions car tous deux ont un bilan à défendre lors des prochaines échéances électorales », poursuit le chercheur. 

Saliou Ngom juge quant à lui peu probable que les deux anciens alliés parviennent à mettre de côté leurs différences. « Celles-ci touchent à des questions essentielles de leadership, de stratégie politique et de contrôle du projet porté par le Pastef ». Et de conclure : « Avec la présidence de 2029 en toile de fond et l’installation de deux pôles de pouvoir distincts – la présidence d’un côté et l’Assemblée nationale de l’autre – la logique de concurrence politique semble enclenchée ».

France24

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À la UneSport

Mondial 2026: le Maroc donne sa liste de 26 joueurs avec Achraf Hakimi

by admin9775 27 mai 2026
written by admin9775

Ce mardi 26 mai, Mohamed Ouahbi a donné la liste des Marocains pour le Mondial 2026 avec Achraf Hakimi comme capitaine. Il a choisi aussi trois réservistes.

« Je n’ai eu qu’un stage en mars pour cette sélection. On a suivi ceux qui n’étaient pas là. Ce stage a donné beaucoup de satisfactions. J’y ai vu des joueurs prêts à représenter le Maroc. Nous avons un grand vivier et cela m’a rendu les choses difficiles », a commenté le sélectionneur Mohamed Ouahbi avant de dévoiler sa liste de 26 joueurs avec trois réservistes. 

Successeur de Walid Regragui, démissionnaire, Mohamed Ouahbi a été choisi eu égard à son travail probant à la tête des moins de 20 ans, devenus sous sa houlette champions du monde en 2025 en battant l’Argentine en finale. Le sélectionneur a fait appel à plusieurs de ces jeunes joueurs, dont l’attaquant prometteur Gessime Yassine.

Le latéral droit Achraf Hakimi est le capitaine. Le joueur de 27 ans, formé au Real Madrid, passé par Dortmund et l’Inter Milan, va vivre son second Mondial après l’édition du Qatar en 2022. Yassine Bounou, déjà gardien numéro 1 au Qatar est là. Des cadres comme Sofyan Amrabat, Ayoub El Kaabi ou encore Brahim Diaz sont dans la liste. 

Pour le Maroc, 8e au classement Fifa, il sera difficile de faire mieux que la demi-finale atteinte à la surprise générale au Qatar. Mais ils vont dans un premier temps contester au Brésil la première place du groupe C. Et ensuite espérer encore jouer les trouble-fête.

Le Maroc avait facilement composté son billet pour l’édition 2026 lors des éliminatoires, en remportant les huit matches de son groupe, avec 22 buts inscrits et seulement 2 encaissés.

Dans l’après-midi, les Lions de l’Atlas ont surclassé le Burundi 5-0 lors d’un match amical disputé à huis clos au Complexe Mohammed VI de Football à Maâmora, dans le cadre du stage de préparation à la Coupe du Monde. Le Maroc a pris l’avantage grâce à Ayoub El-Kaabi (59e), qui a doublé la mise à la 63e minute. Tawfik Bentayeb, qui disputait son premier match avec les Marocains, s’est illustré à la 71e minute. Soufiane Benjdida a inscrit un doublé (80e, 90e).

Le Maroc doit enchaîner avec deux matches amicaux : contre Madagascar le 2 juin et face à la Norvège le 7. « Il faudra arriver au premier match à 100%. Je sais que le peuple veut être fier de son équipe », a dit le sélectionneur, pointant le travail du Maroc depuis plusieurs années pour arriver à un statut de grande nation du foot.

Gardiens :

Yassine Bounou, Munir El Kajoui, Ahmed Reda Tagnaouti

Défenseurs :

Noussair Mazraoui, Anass Salah-Eddine, Mohamed Belammari, Achraf Hakimi, Nayef Aguerd, Chadi Riad, Halhal, Sofiane Diop

Milieux : 

El Mourabet, Ayyoub Bouaddi, Neil El Aynaoui, Sofyan Amrabat, Azzedine Ounahi, Bilal El Khannouss, Ismael Saibari, Chemsdine Talbi, Abde Ezzalzouli

Attaquants :

Soufiane Rahimi, Ayoub El Kaabi, Brahim Diaz, Yassine Gessime, Ayoub Amaimouni

Réservistes :

Salaheddine Sbai, El Mehdi El Harrar, Marwan Saadane

RFI

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À la UneNouvelles nécrologiques

Sonny Rollins, légende mondiale du jazz et géant du saxophone, est décédé à 95 ans

by admin9775 26 mai 2026
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Le monde du jazz perd l’une de ses plus grandes figures. Le saxophoniste américain Sonny Rollins, considéré comme l’un des géants de l’âge d’or du jazz, est décédé lundi 25 mai à l’âge de 95 ans à son domicile de Woodstock, dans l’État de New York.

L’annonce a été faite via le compte officiel de l’artiste, saluant la mémoire de celui que plusieurs générations de musiciens considéraient comme un monument du jazz moderne.

Surnommé le « colosse du saxophone » en référence à son album emblématique Saxophone Colossus publié en 1956, Sonny Rollins a marqué l’histoire de la musique par son style puissant, novateur et profondément libre, devenant une figure incontournable du hard bop aux côtés de légendes comme Charlie Parker, Miles Davis, Thelonious Monk et John Coltrane.

Né le 7 septembre 1930 à New York dans une famille originaire des Îles Vierges, Theodore Walter Rollins grandit dans le quartier de Harlem, berceau de la culture afro-américaine. Très tôt, son talent l’amène à collaborer avec les plus grands noms du jazz dès le début des années 1950.

Parmi ses œuvres les plus célèbres figure St. Thomas, inspirée de ses racines caribéennes, mais aussi Freedom Suite (1958), album engagé en faveur des droits civiques des Afro-Américains.

Artiste exigeant envers lui-même, Sonny Rollins avait également marqué les esprits en disparaissant volontairement de la scène à la fin des années 1950 pour travailler sa musique dans la solitude, jouant régulièrement sur le pont de Williamsburg à New York, une expérience qui donnera naissance à l’album The Bridge.

Après les attentats du 11 septembre 2001, il avait aussi exprimé, à travers sa musique, la douleur et le traumatisme vécus par les Américains.

Contrairement à de nombreuses figures du jazz de sa génération disparues prématurément, Sonny Rollins aura connu une carrière exceptionnelle de plus de sept décennies, continuant à créer et à se produire malgré des problèmes de santé.

Avec sa disparition, le jazz perd l’un de ses derniers grands architectes historiques, dont l’influence continuera de traverser les générations.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Sénégal: Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo nommé Premier ministre après le limogeage d’Ousmane Sonko

by admin9775 26 mai 2026
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Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo est le nouveau Premier ministre du Sénégal. Trois jours après le limogeage d’Ousmane Sonko, cet économiste de 60 ans a été nommé chef du gouvernement, dans la soirée du lundi 25 mai 2026. Spécialiste de la macroéconomie, de la régulation bancaire, des marchés financiers et de la finance islamique, il est membre du gouvernement depuis avril 2024.

Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, deux anciens compagnons de route se sont séparés après plusieurs mois de tensions.

La rupture entre les deux hommes est survenue alors que la situation financière du pays ouest-africain est plombée par son énorme dette, 132 % du PIB. Le traitement de cette dette est un des points de divergences entre les deux hommes. Le président Faye souhaite discuter avec le FMI d’un nouveau programme d’aide, le Premier ministre Sonko vantant une approche souverainiste.

Empêché de se présenter à la présidentielle en raison d’une condamnation pour diffamation, Ousmane Sonko avait désigné son bras droit, Bassirou Diomaye Faye, pour le remplacer dans la course mais des divergences sont apparues entre eux.

Avec sa rhétorique panafricaniste, Ousmane Sonko avait suscité l’engouement des jeunes Sénégalais, après des mois d’un bras de fer avec le pouvoir de Macky Sall, président de 2012 à 2024, qui avait violemment réprimé des manifestations contre lui et contre la possibilité qu’il brigue un troisième mandat.

À leur arrivée au pouvoir en 2024, les nouvelles autorités ont accusé le pouvoir de l’ex-président Sall d’avoir caché une partie de la dette, entraînant la suspension d’un programme d’aide du Fonds monétaire international (FMI) de 1,8 milliard de dollars.

France24

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À la UneProvince

Est de la RDC : avancées militaires à Walikale, tensions sécuritaires et inquiétudes pour des élèves bloqués à la frontière

by admin9775 25 mai 2026
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La situation sécuritaire demeure tendue dans l’est de la République démocratique du Congo, entre affrontements armés au Nord-Kivu, incidents sécuritaires et préoccupations humanitaires.

Dans le territoire de Walikale, l’agglomération d’Ihula, située dans le groupement Kisimba, est passée sous contrôle des FARDC et des combattants Wazalendo dans la nuit du samedi au dimanche 24 mai, après de violents affrontements contre les rebelles de l’AFC/M23.

Selon des sources locales, les rebelles auraient lancé une offensive contre plusieurs positions militaires avant d’être repoussés jusqu’à Ihula. Le bilan provisoire fait état de deux civils tués et d’importants déplacements de populations vers Kalembe et d’autres zones jugées plus sûres.

Considérée comme une position stratégique à la frontière entre Walikale, Masisi et Rutshuru, Ihula constituait un point d’appui important pour les rebelles dans cette partie du Nord-Kivu.

Par ailleurs, à Kisangani, deux drones ont visé dimanche les environs de l’aéroport international de Bangoka. Selon plusieurs sources locales, les engins ont été neutralisés avant d’atteindre leurs cibles, limitant les dégâts à quelques dommages matériels. Des vols ont néanmoins été annulés par mesure de précaution, alors que les autorités poursuivent leurs investigations.

Sur le plan humanitaire, plus de 500 élèves congolais vivant à Gisenyi, au Rwanda, restent bloqués à la frontière avec Goma dans un contexte de restrictions liées à la vigilance sanitaire autour d’Ebola.

Selon des parents, plusieurs enfants risquent de manquer des examens importants prévus dans les prochaines semaines, notamment l’ENAFEP, le TENASOSP et l’Exetat. Les familles appellent les autorités congolaises et rwandaises à trouver rapidement une solution afin de préserver le parcours scolaire des élèves concernés.

Dans ce contexte déjà fragile, un atelier destiné aux femmes et veuves d’éco-gardes du parc des Virunga a également été touché dimanche par une frappe de drone près de Rumangabo, dans le territoire de Rutshuru. Aucun décès n’a été signalé, mais d’importants dégâts matériels ont été enregistrés.

Ces nouveaux développements illustrent la persistance des défis sécuritaires et humanitaires dans l’est de la RDC, où tensions armées et crises civiles continuent de se superposer.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UnePolitique

RDC : le mouvement de Joseph Kabila salue la coalition C64 mais appelle l’opposition à aller plus loin contre le pouvoir

by admin9775 25 mai 2026
written by admin9775

Le mouvement Sauvons la RDC, proche de l’ancien président Joseph Kabila, a salué la création à Kinshasa de la coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64), qui rassemble plusieurs figures de l’opposition congolaise, notamment Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Delly Sessanga ainsi que d’autres responsables politiques restés au pays.

Cette plateforme politique et sociale, active depuis l’exil, estime que cette nouvelle dynamique rejoint une ligne qu’elle affirme défendre depuis plusieurs mois : le recours à l’article 64 de la Constitution comme réponse à ce qu’elle considère comme des dérives dans la gouvernance actuelle.

Dans une déclaration, le mouvement indique se réjouir de voir « les partis politiques de l’opposition ainsi que les organisations et forces sociales réunis au sein de cette plateforme rejoindre enfin la position qu’il défend depuis près d’une année », considérant l’application de l’article 64 comme « une exigence existentielle pour la Nation ».

Toutefois, Sauvons la RDC estime que la seule défense de l’ordre constitutionnel ne suffit pas. La plateforme appelle les opposants à élargir leur combat au-delà du rejet d’un éventuel changement constitutionnel.

Selon elle, les initiatives visant une modification de la Constitution, une éventuelle prolongation du mandat présidentiel au-delà de 2028 ou encore l’hypothèse d’un troisième mandat pour le président Félix Tshisekedi constituent certes « un combat noble et légitime », mais elles ne représenteraient qu’une partie d’un problème plus profond.

« Le mal est profond. Il ne saurait être combattu par des demi-mesures », soutient le mouvement.

Lors du lancement officiel de la coalition C64 au Centre culturel Boboto à Kinshasa, plusieurs leaders de l’opposition avaient déjà donné le ton. Devant leurs militants, ils avaient lancé un compte à rebours symbolique des jours restants avant la prochaine élection présidentielle, tout en dénonçant la proposition de loi référendaire actuellement examinée au Parlement.

Pour ces opposants, ce texte pourrait ouvrir la voie à une modification de certains équilibres constitutionnels qu’ils jugent fondamentaux.

Dans ce contexte, Jean-Marc Kabund-a-Kabund a récemment durci davantage son discours à l’égard du chef de l’État. Intervenant publiquement, l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale a accusé Félix Tshisekedi d’avoir déjà franchi, selon lui, une ligne constitutionnelle en tenant des propos critiques envers l’actuelle Constitution.

Kabund estime que le président de la République, en sa qualité de garant de la Constitution, ne peut publiquement remettre en cause le texte fondamental sans engager sa responsabilité politique et institutionnelle.

L’opposant affirme vouloir détailler prochainement ce qu’il considère comme plusieurs violations constitutionnelles attribuées au pouvoir en place.

Alors que le débat sur une éventuelle révision constitutionnelle prend une place grandissante dans la vie politique congolaise, les positions se durcissent progressivement entre la majorité présidentielle et une opposition qui tente désormais d’unifier ses forces autour de la défense de l’ordre constitutionnel.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Ligue des champions CAF: le Mamelodi Sundowns remporte la compétition face à l’AS FAR Rabat

by admin9775 25 mai 2026
written by admin9775

Victorieux (1-0) à Pretoria lors du match aller, les Sud-africains du Mamelodi Sundowns ont décroché un nul (1-1) ce dimanche 24 mai au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat face à l’AS FAR lors de la rencontre retour. Ce résultat suffit au bonheur des hommes de Miguel Cardoso qui décrochent la Ligue des champions africaine pour la deuxième fois de leur histoire après 2016.

Les « Brésiliens » soulèvent le trophée continental une décennie plus tard. Dans une rencontre tendue et hachée, marquée par d’âpres duels, les Sud-africains du Mamelodi ont résisté à la pression marocaine pour décrocher un match nul synonyme de titre après leur succès de l’aller. Lors du premier acte le week-end dernier, leur adversaire du soir, l’AS FAR Rabat n’avait pas montré grand-chose, se contentant de défendre en limitant les offensives sud-africaines. Mais ce n’était pas le même match ce soir au Maroc, les « Militaires » ont pressé haut et fort pour tenter de rattraper leur retard. Les Brésiliens, souvent pris à la gorge, ont résisté.

L’AS FAR Rabat s’est relâché juste avant la pause

Les deux équipes, crispées par l’enjeu, ont laissé éclater leur tension lors des premières minutes. Brayan Léon Muniz et Marouane Louadni ont occupés d’un carton jaune dès la 3e minute à cause d’une échauffourée qui trouve son origine dans un tacle trop appuyé du Colombien sur le défenseur central marocain. Beaucoup de gestes assez limites mais peu d’occasions. Le capitaine marocain Mohamed Rabbie Hrimat n’a pas pu redresser le cuir et n’a pas cadré sa reprise de volée au niveau du point de penalty (16e) tandis que l’attaquant du Sundowns Tashreeq a déclenché une lourde frappe aux trente mètres qui n’est pas passé loin du cadre (24e).

Les joueurs de l’AS FAR Rabat, qui ont beaucoup plongé dans la surface pour influencer l’arbitre afin d’obtenir un pénalty, ont obtenu ce qu’ils voulaient lorsque Divine Lunga, en voulant dégager, à taper dans la cuisse d’un Reda Slim malin. Appelé par le VAR, l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan à désigné le point de penalty et c’est le capitaine Hrimat qui l’a transformé pour faire chavirer le public de Rabat (1-0, 40e). Mais les Marocains se sont relâchés et après une première alerte et une parade d’Ahmed Reda Tagnaouti sur une reprise de Muniz (43e), Teboho Mokoena a superbement égalisé sur une reprise de volée imparable (1-1, 45e7). Avec ce précieux but à l’extérieur, les Brésiliens ont fait un grand pas vers le trophée.

Hrimat rate le pénalty de l’espoir en seconde période

Dos au mur, l’AS FAR a bien tenté de revenir mais le bloc bas sud-africain s’est montré hermétique. Le portier Ronwen Williams s’est pourtant troué en relâchant un ballon sur une frappe d’Ahmed Hammoudan et Fahli qui rôdait par-là, a été ensuite bousculé par le gardien sud-africain. Pénalty accordé par l’arbitre après vérification à l’aide de la VAR et c’est Hrimat qui s’est élancé pour le frapper. Mais Williams s’est rattrapé en stoppant la frappe du milieu marocain d’une main ferme (77e). Le tournant du match sans aucun doute puisqu’un doublé d’Hrimat aurait pu redonner espoirs à l’AS FAR. Les Marocains, obligés de marquer deux buts dans le dernier quart d’heure de la rencontre, ne s’en remettront plus.

Le Mamelodi Sundowns, finaliste malheureux l’année dernière face au Pyramids FC, remporte la Ligue des champions de la CAF pour la seconde fois après 2016 et continue d’écrire l’histoire.

RFI

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À la UneSanté

Ebola en RDC : la 17ᵉ épidémie s’accélère, l’Ituri sous forte pression sanitaire après de nouveaux cas et l’évasion de patients à Mongbwalu

by admin9775 25 mai 2026
written by admin9775

La 17ᵉ épidémie d’Ebola qui frappe la République démocratique du Congo poursuit sa progression à un rythme préoccupant. Dans son dernier rapport de situation publié dimanche 24 mai, le gouvernement congolais fait état d’une augmentation rapide du nombre de cas, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et sanitaires majeurs dans l’Est du pays.

Selon les données officielles arrêtées au 23 mai, le cumul national atteint désormais 101 cas confirmés d’Ebola. Dix nouveaux cas ont été enregistrés en l’espace de vingt-quatre heures, dont neuf dans la zone de santé de Mongbwalu, en Ituri, et un autre à Katwa, dans la province du Nord-Kivu.

Le bilan humain continue également de s’alourdir. Les autorités sanitaires comptabilisent à ce stade 10 décès confirmés liés au virus, tandis que 904 cas suspects et 119 décès suspects restent en cours d’investigation dans les différentes zones touchées.

L’Ituri demeure l’épicentre de cette nouvelle flambée épidémique. Les zones de santé de Rwampara, Bunia et Mongbwalu concentrent actuellement la majorité des cas enregistrés, renforçant les inquiétudes sur une éventuelle accélération de la propagation dans plusieurs territoires de l’Est du pays.

Au-delà des chiffres, les capacités de surveillance sanitaire suscitent de vives préoccupations. Les équipes de riposte signalent qu’à peine 20 % des personnes identifiées comme contacts à risque font effectivement l’objet d’un suivi régulier.

Au total, 1 394 contacts identifiés n’auraient pas encore pu être localisés ou suivis par les équipes sanitaires, compliquant davantage les efforts visant à interrompre les chaînes de transmission.

La situation a pris une tournure encore plus préoccupante après un incident survenu dans la nuit du vendredi 23 au samedi 24 mai à l’Hôpital général de Mongbwalu, territoire de Djugu, en Ituri.

Selon plusieurs sources sanitaires locales, un incendie ayant détruit une tente d’isolement destinée aux patients atteints d’Ebola a provoqué un mouvement de panique généralisé.

Dans la confusion, 18 personnes présentant des signes compatibles avec Ebola ou prises en charge dans le dispositif d’isolement auraient quitté le centre médical avant d’être localisées à nouveau.

Des sources locales indiquent que plusieurs de ces personnes se seraient dispersées dans la communauté, suscitant de nouvelles inquiétudes quant au risque d’accélération de la transmission.

Les circonstances exactes de l’incendie restent encore à établir. Des sources locales évoquent l’intervention de personnes non identifiées.

Mongbwalu apparaît aujourd’hui comme l’un des principaux foyers de cette 17ᵉ épidémie, dans une région déjà fragilisée par l’insécurité persistante, les déplacements de populations et les difficultés d’accès aux soins.

À ce stade, les autorités sanitaires poursuivent les opérations de surveillance épidémiologique, d’identification des cas contacts et de renforcement des capacités de prise en charge.

Depuis la découverte du virus Ebola en RDC en 1976, le pays a développé une expertise reconnue dans la gestion des flambées épidémiques. Toutefois, cette nouvelle épidémie intervient dans un contexte particulièrement complexe, où les défis sécuritaires et humanitaires pourraient compliquer davantage la riposte sanitaire.

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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À la UneMonde

Ukraine: au moins un mort dans d’intenses bombardements russes sur Kiev

by admin9775 24 mai 2026
written by admin9775

La capitale ukrainienne a été violemment bombardée par l’armée russe dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 mai. Quelques heures auparavant, le président ukrainien Volodymyr Zelensky et l’ambassade des États-Unis à Kiev s’étaient inquiétés de la possibilité d’une attaque russe imminente et de grande ampleur tandis que Vladimir Poutine avait promis une réponse militaire à la frappe de drones ukrainiens sur des bâtiments éducatifs de la région de Lougansk occupée par Moscou, dans la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 mai.

Quelques jours après une attaque ukrainienne meurtrière contre un lycée dans une région occupée par la Russie pour laquelle le président russe Vladimir Poutine avait promis une riposte militaire, d’intenses bombardements ont frappé Kiev, dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 mai. 

Selon notre correspondant dans la capitale ukrainienne, Lucas Lazo, une dizaine d’explosions très puissantes ont retenti sur les coups de 1h du matin, avant que de nouvelles vagues frappent la ville depuis la terre, les airs et la mer Noire. Des journalistes de l’AFP ont également aperçu des balles traçantes fendre le ciel noir et ont entendu des tirs de mitrailleuse tentant vraisemblablement d’abattre un drone vrombissant au-dessus du centre-ville. Dans les abris du métro, la lassitude était visible sur les visages des Ukrainiens, rapporte notre correspondant.

L’armée ukrainienne a de son côté annoncé, sur Telegram, que la capitale faisait l’objet « d’une attaque massive de missiles ennemis ». Une alerte aérienne a été déclenchée dans toute l’Ukraine. L’attaque contre la capitale mobilise « des missiles de divers types et des drones », a indiqué l’armée ukrainienne.

Des incendies étaient toujours en cours dans certains quartiers résidentiels et industriels, dans la matinée du dimanche. Des familles étaient toujours bloquées dans l’abri d’une école du centre-ville dont l’ouverture s’est effondrée. 

Ces attaques nocturnes de missiles et de drones ont fait au moins un mort et 13 blessés, dont sept ont été hospitalisés, a écrit sur Telegram le maire de la capitale, Vitali Klitschko, selon qui une école a également été touchée dans le quartier de Shevchenkivsky. Une frappe « à proximité » d’un autre établissement scolaire a entraîné le blocage, par des débris, de l’entrée d’un abri où sont réfugiés des habitants, a enfin précisé celui-ci.

« Des signes de préparation pour une frappe combinée sur le territoire ukrainien »

Quelques heures plus tôt, le président ukrainien et l’ambassade des États-Unis à Kiev s’étaient inquiétés de la possibilité d’une attaque russe imminente et massive contre le pays. « Nous voyons des signes de préparation pour une frappe combinée sur le territoire ukrainien, y compris Kiev, impliquant divers types d’armes », notamment le missile Orechnik de portée intermédiaire et particulièrement difficile à intercepter, avait notamment déclaré Volodymyr Zelensky, appelant la population à « agir avec responsabilité » et à se rendre dans les abris en cas d’alerte. L’ambassade américaine à Kiev avait également « reçu des informations concernant une attaque aérienne potentiellement importante qui pourrait survenir à tout moment », selon un communiqué publié sur son site internet.

L’armée russe a déployé l’Orechnik, son missile hypersonique à capacité nucléaire le plus récent, l’année dernière en Biélorussie, pays allié de Moscou qui partage une frontière avec trois États membres de l’Otan et de l’Union européenne – la Pologne, la Lituanie et la Lettonie – ainsi qu’avec l’Ukraine. Moscou a déjà employé l’Orechnik à deux reprises depuis le début de son invasion de l’Ukraine en février 2022.

Le président russe Vladimir Poutine avait promis une réponse militaire après une frappe de drones ukrainiens dans la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 mai sur des bâtiments éducatifs de Starobilsk, dans la région ukrainienne de Lougansk (est) occupée par Moscou. L’attaque a fait au moins 18 morts et plus de 40 blessés.

Kiev a démenti avoir visé des cibles civiles et a affirmé avoir frappé une unité russe de drones stationnée dans la région.

RFI

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