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À la Une

À la UneMonde

La France va reconnaître l’État de Palestine en septembre

by admin9775 26 juillet 2025
written by admin9775

Le président de la République Emmanuel Macron a annoncé sur son compte X, jeudi 24 juillet, que la France allait reconnaître l’État de Palestine en septembre prochain lors de l’Assemblée générale des Nations unies. La France deviendra ainsi la première puissance du G7 à prendre une telle mesure, que le groupe Hamas a qualifié d’« étape positive », alors que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a fustigé une décision qui « récompense la terreur ».

« Fidèle à son engagement historique pour une paix juste et durable au Proche-Orient, j’ai décidé que la France reconnaîtra l’État de Palestine. J’en ferai l’annonce solennelle à l’Assemblée générale des Nations unies, au mois de septembre prochain. L’urgence est aujourd’hui que cesse la guerre à Gaza et que la population civile soit secourue. La paix est possible », écrit le chef de l’État français sur les réseaux sociaux.

La France coprésidera alors avec l’Arabie saoudite une conférence internationale au niveau des chefs d’État et de gouvernement visant à relancer la solution dite « à deux États », palestinien et israélien. Depuis ce printemps, le président français avait plusieurs fois avancé cette reconnaissance. Elle devait initialement avoir lieu le mois dernier lors d’une conférence à New York avec l’Arabie Saoudite, mais le déclenchement de la guerre entre Israël et l’Iran l’avait conduit à renoncer. Paris avait également temporisé ces derniers temps, évoquant la difficulté de faire une reconnaissance unilatérale, en raison du statut de la France comme membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Avec cette décision, la France sera le premier membre du Conseil de sécurité à reconnaître l’État de Palestine.

« Il faut enfin bâtir l’État de Palestine »

« L’urgence est aujourd’hui que cesse la guerre à Gaza et que la population civile soit secourue », a martelé le président français. Dans ce contexte, « il faut enfin bâtir l’État de Palestine, assurer sa viabilité et permettre qu’en acceptant sa démilitarisation et en reconnaissant pleinement Israël, il participe à la sécurité de tous au Proche-Orient », a-t-il ajouté.

En franchissant le pas de la reconnaissance, la France entend « apporter une contribution décisive à la paix au Proche-Orient » et « mobilisera tous ceux de ses partenaires internationaux qui souhaitent y prendre part », écrit également Emmanuel Macron dans une lettre adressée au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Le ministre des Affaires étrangères français a déclaré que le Consul de la France à Jérusalem a remis une lettre du président Macron à l’Autorité palestinienne et que « la France procèdera à la pleine reconnaissance de l’État de Palestine en septembre. Le président de la République s’y est engagé, je confirmerai cet engagement à la tribune des Nations unies ce lundi », écrit Jean-Noël Barrot sur son compte X.

Depuis des mois, Emmanuel Macron avait évoqué l’hypothèse de la reconnaissance par la France d’un État palestinien, notamment en rentrant de sa visite en Égypte en avril où il avait dénoncé la situation humanitaire inacceptable à Gaza.

Dans l’espoir de faire bouger les choses et de mobiliser les partenaires internationaux d’ici septembre, Emmanuel Macron s’engage et ne pourra pas reculer. Ce, au moment où les négociations pour un cessez-le-feu à Gaza ont encore échoué et avant une conférence au niveau ministériel sur le sujet la semaine prochaine à New York.

Réactions palestiniennes et israéliennes

Le vice-président de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Hussein al-Cheikh, a salué dans la foulée l’annonce de la France, remerciant le président français. « Cette position reflète l’attachement de la France au droit international et son soutien aux droits du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’établissement de notre État indépendant », a-t-il déclaré. Dans les rues, des Palestiniens ont déclaré à l’AFP qu’ils espéraient que d’autres pays suivraient désormais cet exemple.

Le Hamas a également réagi dans la soirée, y voyant « une étape positive dans la bonne direction pour rendre justice à notre peuple palestinien opprimé et soutenir son droit légitime à l’autodétermination », et appelant « tous les pays du monde – surtout les nations européennes et celles qui n’ont pas encore reconnu l’État de Palestine – à suivre l’exemple de la France ».

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a estimé que la décision de la France « récompense la terreur » et constitue une menace existentielle pour Israël. Il a déclaré dans un communiqué que cette initiative du président Macron « risque de créer un autre proxy iranien, tout comme Gaza l’est devenu », ce qui serait « une rampe de lancement pour anéantir Israël – et non pour vivre en paix à ses côtés ». « Soyons clairs : les Palestiniens ne cherchent pas à obtenir un État aux côtés d’Israël, ils cherchent un État à la place d’Israël », a-t-il ajouté.

Le vice-Premier ministre israélien et ministre de la Justice Yariv Levin a lui qualifié la déclaration du président Macron de « tache noire dans l’histoire française et d’aide directe au terrorisme ». Il a également déclaré que la « décision honteuse » de la France signifiait qu’il était désormais « temps d’appliquer la souveraineté israélienne » en Cisjordanie, territoire qu’Israël occupe depuis 1967.

Au moins 142 pays membres de l’ONU ont reconnu l’État palestinien

Les trois quarts des États membres de l’ONU reconnaissent l’État de Palestine, proclamé par la direction palestinienne en exil à la fin des années 1980, un acte diplomatique désormais réalisé par dix pays depuis le début de la guerre à Gaza. 

Selon le décompte et les vérifications de l’AFP, au moins 142 pays sur les 193 membres de l’ONU ont désormais reconnu l’État palestinien, en comptabilisant la France après l’annonce du président Emmanuel Macron. Ce n’est pas le cas de la plupart des pays d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord, de l’Australie et la quasi-totalité des pays d’Océanie, du Japon ou encore la Corée du Sud, ainsi que d’une poignée de pays en Afrique et en Amérique latine.

Keir Starmer annonce un «entretien d’urgence» entre Paris, Londres et Berlin

Un « entretien d’urgence » entre Paris, Londres et Berlin se tiendra ce vendredi 25 juillet sur la situation à Gaza, a annoncé jeudi le Premier ministre britannique Keir Starmer. « Je tiendrai demain (vendredi) un appel d’urgence avec les partenaires de l’E3 (groupe qui rassemble la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, ndlr), au cours duquel nous discuterons de ce que nous pouvons faire de toute urgence pour arrêter les massacres et fournir à la population la nourriture dont elle a désespérément besoin », a déclaré Keir Starmer dans un communiqué.

La situation à Gaza « a atteint un nouveau seuil critique et continue d’empirer. Nous assistons à une catastrophe humanitaire », a insisté le dirigeant britannique. Israël fait face à une pression internationale croissante pour mettre fin aux souffrances des plus de deux millions d’habitants du territoire palestinien, soumis à un blocus qui les prive d’une aide humanitaire vitale.

Paris, Londres et Berlin s’accordent « sur la nécessité urgente pour Israël de changer de cap et de permettre à l’aide dont Gaza a désespérément besoin d’entrer sans délai », a encore affirmé Keir Starmer. Il a également insisté sur le fait que l’existence d’un État de Palestine est « un droit inaliénable du peuple palestinien ». « Un cessez-le-feu à Gaza nous mettra sur la voie de la reconnaissance d’un État palestinien et d’une solution à deux États qui garantira la paix et la sécurité pour les Palestiniens et les Israéliens », a-t-il ajouté.

RFI

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À la UneSociété

Arrestation du coordonnateur intérimaire de la FRIVAO pour détournement de fonds

by admin9775 26 juillet 2025
written by admin9775

Bolukolo Osony Chancard, coordonnateur intérimaire du Fonds de Réparation pour les Victimes des Atrocités (FRIVAO), a été interpellé ce vendredi par la Cellule Nationale de Renseignements Financiers (CENAREF) dans le cadre d’une enquête pour détournement de plusieurs millions de dollars.

Selon des sources judiciaires proches du dossier, l’accusé serait impliqué dans plusieurs malversations graves. Il est notamment soupçonné d’avoir créé de fausses victimes afin de détourner des fonds destinés aux réparations, violant ainsi un arrêt de la Cour pénale internationale sur la transparence des indemnisations. Ces agissements constitueraient également une infraction au décret présidentiel régissant les missions de la FRIVAO.

Le parcours de Bolukolo Osony Chancard révèle des liens étroits avec l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba, actuellement lui-même en procès pour des affaires similaires. Nommé à ce poste stratégique par Mutamba lors de son passage au ministère, Bolukolo occupait auparavant la fonction de chargé des courriers au cabinet du ministère de la Justice. Il est par ailleurs un cadre actif de la Nouvelle Organisation Générale des Élus Congolais (NOGEC), le parti politique de l’ancien ministre.

Cette arrestation s’inscrit dans un contexte politique particulièrement sensible. Elle intervient alors que le comité précédent de la FRIVAO avait été suspendu par ordonnance présidentielle, et que des critiques récurrentes s’élèvent sur la gestion opaque des fonds destinés aux victimes des violences en RDC.

Les autorités judiciaires prévoient de présenter l’accusé devant un juge d’instruction dans les prochains jours. La CENAREF a confirmé que l’enquête se poursuit activement pour déterminer l’ampleur exacte des détournements et identifier d’éventuels complices.

Cette affaire pourrait avoir des répercussions politiques importantes, alors que le procès de Constant Mutamba bat son plein. Les observateurs attendent désormais les réactions officielles de la NOGEC et des proches de l’ancien ministre de la Justice.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

L’AFC/M23 pose ses conditions avant la reprise des négociations de Doha

by admin9775 26 juillet 2025
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Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi à l’hôtel Serena de Goma, l’AFC/M23 a exposé ses exigences préalables à sa participation à la deuxième phase des négociations de paix prévues à Doha dans les prochains jours.

Des exigences claires
Benjamin Mbonipa, secrétaire permanent de l’AFC/M23, a été catégorique : « Sans la libération de nos 700 prisonniers avant le 27 juillet, nous ne voyons pas l’intérêt de nous rendre à Doha ». Le mouvement rebelle considère cette mesure comme un préalable indispensable pour donner suite à la Déclaration de principes signée récemment.

Un accord en danger
Mbonipa a mis en garde contre le risque de voir l’accord de Doha devenir « un simple document symbolique » si les engagements ne sont pas concrétisés. Il a également dénoncé des violations du cessez-le-feu par les forces gouvernementales depuis la signature de l’accord.

Sur le terrain, les combats persistent
Malgré les discussions de paix, les affrontements se poursuivent :

  • L’agglomération de Mulema (territoire de Masisi) est passée sous contrôle rebelle ce vendredi après de violents combats
  • Les tentatives des wazalendo pour reprendre Luke et Katobotobo se sont soldées par un échec
  • Les populations locales vivent dans la crainte d’une extension des combats

Une vision pour la paix
L’AFC/M23 réaffirme son attachement au dialogue comme seule solution durable, mais insiste sur la nécessité :

  • D’un processus transparent et véridique
  • De mesures concrètes de confiance
  • De l’inclusion de tous les acteurs, y compris l’ancien président Joseph Kabila

Prochaines étapes
Tous les regards sont désormais tournés vers Kinshasa pour voir si le gouvernement répondra à l’ultimatum concernant la libération des prisonniers, condition sine qua non posée par les rebelles pour leur participation aux prochaines négociations.

La situation reste extrêmement volatile, avec d’un côté des discussions de paix qui peinent à produire des effets concrets, et de l’autre une recrudescence des combats sur le terrain qui menace les populations civiles et remet en question la crédibilité du processus engagé à Doha.

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À la UneSociété

Le Chef d’État-Major Général des FARDC suspend toutes les sorties à l’étranger pour les officiers

by admin9775 26 juillet 2025
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Le Chef d’État-Major Général des FARDC, le Général Jules Banzamba Lembwe, a pris une mesure exceptionnelle ce lundi en suspendant immédiatement toutes les autorisations de sortie du territoire pour les officiers de l’armée congolaise. Cette décision, consignée dans un télégramme officiel, s’applique à l’ensemble des commandants d’unités et des états-majors sans exception.

Le document précise clairement qu’à compter de ce jour, tout déplacement à l’étranger est formellement interdit jusqu’à nouvel ordre. Les commandements militaires ont reçu des instructions strictes pour faire appliquer rigoureusement cette mesure, impliquant l’annulation ou le report de tous les voyages prévus.

Plusieurs raisons expliqueraient cette décision inédite. Selon des sources militaires, il s’agirait avant tout de maintenir l’ensemble du commandement opérationnel sur le territoire national, alors que les tensions sécuritaires persistent dans l’Est du pays. La mesure permettrait également de prévenir toute fuite d’informations sensibles et de renforcer la discipline interne au sein des FARDC.

Les conséquences sont immédiates pour les officiers concernés. Stages à l’étranger, missions officielles et permissions hors des frontières doivent être annulés sans délai. Cette décision intervient dans un contexte géopolitique particulièrement sensible, marqué par le procès de l’ancien président Kabila, les négociations délicates avec le M23 et l’évolution des tensions dans la région des Grands Lacs.

Les observateurs s’interrogent désormais sur la durée de cette mesure exceptionnelle et ses éventuelles dérogations, notamment pour des raisons humanitaires ou médicales. Le Général Banzamba, par cette initiative radicale, envoie un message clair tant à la hiérarchie militaire qu’aux partenaires internationaux de la RDC : en cette période cruciale, l’armée congolaise se recentre sur ses priorités nationales et renforce son dispositif interne.

Cette décision sans précédent pourrait marquer un tournant dans la gestion des FARDC, alors que le pays traverse une phase particulièrement sensible de son histoire politico-militaire. La durée de cette suspension et ses impacts réels sur les relations militaires internationales de la RDC restent à évaluer dans les prochaines semaines.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSport

La RD Congo stagne dans le classement FIFA de juillet 2025

by admin9775 26 juillet 2025
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La sélection nationale de République Démocratique du Congo occupe actuellement la 61e place mondiale et la 11e position africaine dans le dernier classement FIFA publié ce mois de juillet 2025. Avec un total de 1412,10 points, les Léopards enregistrent même une légère baisse de 4,82 points par rapport au classement précédent.

Cette position modeste place la RD Congo derrière l’Afrique du Sud (56e mondial) et devant le Burkina Faso (63e), avec un écart de 31,21 points à combler pour espérer intégrer le top 10 africain. Les performances récentes de l’équipe nationale expliquent en partie cette stagnation, avec des résultats mitigés lors des derniers matchs officiels : une défaite 1-0 contre le Sénégal et un match nul 1-1 contre la Tanzanie en éliminatoires de la Coupe du Monde 2026, compensés par une victoire 2-1 face au Soudan.

À l’échelle régionale, la RD Congo se positionne comme 3e force de la zone CECAFA, derrière l’Ouganda (88e mondial) et la Tanzanie qui ne figure pas dans le top 20 africain. Cette situation contraste avec le meilleur classement historique des Léopards, qui avaient atteint la 28e place mondiale en 2017.

Les prochaines échéances, notamment les éliminatoires de la Coupe du Monde 2026 et les qualifications pour la CAN 2025, offriront à la sélection congolaise l’opportunité de redresser la barre. Pour retrouver une place parmi l’élite du football africain, les Léopards devront impérativement enchaîner les bons résultats, améliorer leur coefficient face aux nations mieux classées et tirer profit des compétitions continentales à venir comme le CHAN 2024.

Ce classement intermédiaire souligne les défis qui attendent la sélection congolaise dans sa quête de renouveau. Alors que le Maroc et le Sénégal confirment leur domination sur le continent, la RD Congo doit urgemment retrouver son mordant pour prétendre à nouveau jouer les premiers rôles dans le football africain. La route vers la reconnaissance internationale s’annonce encore longue pour les Léopards, qui devront faire preuve de constance et d’ambition dans les mois à venir.

Top 20 africain – Classement FIFA juillet 2025

  1. Maroc – 12e mondial (1698,72 pts)
  2. Sénégal – 18e (1635,10 pts)
  3. Égypte – 34e (1518,79 pts)
  4. Algérie – 36e (1503,80 pts)
  5. Nigeria – 44e (1484,26 pts)
  6. Côte d’Ivoire – 45e (1483,45 pts)
  7. Tunisie – 49e (1471,10 pts)
  8. Cameroun – 51e (1466,97 pts)
  9. Mali – 54e (1454,72 pts)
  10. Afrique du Sud – 56e (1443,31 pts)
  11. RD Congo – 61e (1412,10 pts)
  12. Burkina Faso – 63e (1388,03 pts)
  13. Cap-Vert – 73e (1343,68 pts)
  14. Ghana – 76e (1333,33 pts)
  15. Gabon – 80e (1306,60 pts)
  16. Guinée – 81e (1292,63 pts)
  17. Zambie – 83e (1285,32 pts)
  18. Angola – 85e (1279,55 pts)
  19. Ouganda – 88e (1269,37 pts)
  20. Guinée équatoriale – 93e (1251,59 pts)

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneProvince

Nord-Kivu : violents affrontements entre M23 et groupes armés locaux à Masisi, des milliers de civils en fuite

by admin9775 26 juillet 2025
written by admin9775

Le territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu, a été le théâtre de violents affrontements, ce vendredi 25 juillet, entre les rebelles du M23 et les groupes armés locaux Wazalendo, causant des déplacements massifs de population et une perturbation majeure de la circulation entre Masisi-centre et Nyabiondo.

Dès les premières heures de la matinée, des tirs nourris à l’arme lourde et légère ont été entendus dans plusieurs localités du groupement Nyamaboko Ier, provoquant la panique parmi les habitants encore endormis. Selon des sources locales, les résistants Wazalendo ont lancé une offensive pour reprendre la localité de Luke, tombée aux mains du M23 jeudi, après de rudes combats.

Pendant ce temps, un autre front s’est ouvert au village de Showa, près de Bukombo, dans le secteur d’Osso Banyungu, toujours au territoire de Masisi. Les rebelles du M23 ont tenté d’envahir la zone en attaquant les positions des Wazalendo du groupe APCLS, dirigé par Janvier Karairi, sur la colline de Changara. Selon des témoins, les Wazalendo ont résisté, forçant les rebelles à se replier sur Bukombo.

Face à l’intensité des combats, les habitants de Luke, Showa et Bukombo ont fui en masse vers les localités environnantes à la recherche de refuge et de sécurité. La situation humanitaire devient préoccupante, alors que les combats se poursuivent sur différents fronts.

La route reliant Masisi-centre à Nyabiondo a été quasiment impraticable durant toute la journée, interrompant les déplacements, le commerce et les secours dans cette zone déjà fragilisée par les conflits armés.

Radio okapi

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À la UnePolitique

Ouverture du procès historique de Joseph Kabila : entre affirmation judiciaire et accusations politiques

by admin9775 25 juillet 2025
written by admin9775

La Haute Cour militaire a entamé ce vendredi le procès très attendu de l’ancien président Joseph Kabila, dans une atmosphère tendue entre solennité judiciaire et controverses politiques. Cette première audience, suivie de près par la nation, s’est conclue par un renvoi au 31 juillet, laissant présager un débat juridique et politique intense dans les jours à venir.

Une audience sous haute tension

Le ministre intérimaire de la Justice, Samuel Mbemba, présent dans la salle d’audience, a immédiatement réaffirmé l’indépendance de l’institution judiciaire face aux pressions extérieures. Dans une déclaration à la presse, il a martelé :
« La justice ne négocie pas, elle ne dialogue pas. Son calendrier est distinct de celui de la politique. »
Cette prise de position vise à écarter toute perception d’instrumentalisation du procès, alors que les accusations portées contre Kabila – trahison, crimes contre l’humanité, occupation armée de Goma – placent ce dossier au cœur des enjeux nationaux.

Le PPRD dénonce une « mascarade »

Du côté des proches de l’ancien chef de l’État, les réactions ont été virulentes. Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), a qualifié la procédure de « théâtre politique ».
« Tout est déjà décidé. La condamnation est signée, datée et numérotée. Ce procès n’est qu’une mise en scène ridicule », a-t-il asséné, reflétant la défiance d’une partie de la classe politique envers ce processus judiciaire.

Les prochaines étapes

La Cour a accordé un délai supplémentaire pour permettre à la défense et à l’accusation de préparer leurs arguments. Plusieurs questions cruciales restent en suspens :

  • Joseph Kabila comparaîtra-t-il le 31 juillet ? Son absence lors de cette première audience alimente les spéculations.
  • Les preuves avancées par l’accusation résisteront-elles à l’examen contradictoire ?
  • L’équilibre entre justice et politique pourra-t-il être préservé dans un climat aussi polarisé ?

Un procès qui divise déjà

Alors que le gouvernement actuel y voit une étape nécessaire pour « la vérité et la lutte contre l’impunité », l’opposition kabiliste dénonce une « vengeance politique ». Entre ces deux narratifs, la société civile et les observateurs internationaux scrutent les développements avec prudence, conscients que ce procès pourrait redéfinir durablement les rapports entre justice et pouvoir en RDC.

À suivre : La comparution (ou non) de Kabila le 31 juillet, et les premières confrontations juridiques sur le fond des accusations.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Procès historique de Joseph Kabila : Première audience marquée par l’absence de l’ancien président

by admin9775 25 juillet 2025
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La Haute Cour militaire a tenu ce vendredi sa première audience dans le cadre du procès exceptionnel intenté contre l’ancien président Joseph Kabila. Cette séance inaugurale, chargée d’émotion et de symbolisme, marque un moment sans précédent dans l’histoire judiciaire congolaise.

La Cour a ouvert les débats en confirmant sa compétence pour instruire ce dossier sensible, avant d’enregistrer la constitution de partie civile déposée par les représentants de l’État congolais.

Les avocats de la partie civile ont immédiatement sollicité un délai supplémentaire pour examiner minutieusement les pièces du dossier et préparer leur argumentation, requête que la Cour a accordée en fixant la prochaine audience au 31 juillet prochain.

L’élément le plus marquant de cette journée fut l’absence notable de Joseph Kabila lui-même. L’ancien chef d’État, visé par un acte d’accusation particulièrement lourd comprenant des charges de trahison, crimes contre l’humanité et occupation armée de Goma, n’a fourni aucune justification officielle à son défaut de comparution.

Le ministère public a néanmoins poursuivi la procédure en donnant lecture publique des chefs d’accusation, confirmant ainsi la régularité du processus judiciaire enclenché après l’injonction du ministre de la Justice et le réquisitoire du procureur général validé par le Sénat.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Retrait des USA : l’UNESCO rassure sur la solidité budgétaire et la continuité des missions 

by admin9775 25 juillet 2025
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Washington a annoncé son retrait de l’UNESCO, effectif fin 2026. Si l’organisation minimise l’impact budgétaire de cette décision, les conséquences pourraient se faire sentir sur certains projets, notamment en Afrique, et redessiner les équilibres géopolitiques au sein du système multilatéral.

Les Etats-Unis ont officialisé, le mardi 22 juillet 2025, leur retrait de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). La sortie sera effective à la fin de l’année 2026, marquant le troisième désengagement de Washington vis-à-vis de cette agence onusienne, après ceux de 1984 et 2017.

Dans un communiqué, la Maison Blanche a justifié cette décision par une volonté de recentrer les priorités diplomatiques du pays. « La poursuite de notre participation à l’UNESCO n’est pas dans l’intérêt national des Etats-Unis », a-t-elle déclaré. Le gouvernement américain évoque également l’admission de la Palestine comme membre à part entière en 2011, comme une décision « hostile à Israël » et « extrêmement problématique ».

La directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a exprimé son regret face à ce retrait, tout en assurant que l’organisation est préparée à ce scénario. « Si regrettable qu’elle soit, cette annonce était attendue et l’UNESCO s’y est préparée. […] L’UNESCO continuera de mener ses missions, malgré des ressources qui seront inévitablement réduites », a-t-elle affirmé.

En dépit du départ américain, la direction de l’organisation se montre rassurante sur le plan financier. La contribution des USA représente 8% du budget global contre 40 % pour d’autres agences de l’ONU. Les contributions volontaires, en provenance d’Etats tiers ou d’acteurs privés, ont doublé depuis 2018, renforçant la résilience de l’UNESCO.

Mais sur le terrain, notamment en Afrique, la décision américaine pourrait freiner certaines dynamiques. L’organisation a longtemps appuyé des initiatives éducatives, scientifiques et culturelles sur le continent, à savoir : l’alphabétisation des filles, la préservation du patrimoine, la gestion des biosphères ou encore le soutien à l’éducation numérique et la formation des enseignants. Des projets parfois financés par des fondations et entreprises américaines, susceptibles d’être réorientés ou réduits.

Au-delà de l’aspect budgétaire, le retrait des Etats-Unis soulève des inquiétudes stratégiques. Pour la sénatrice démocrate, Jeanne Shaheen, membre influente de la Commission des relations étrangères du Sénat, cette décision affaiblit la position américaine dans les débats internationaux. « Le retrait des Etats-Unis de l’UNESCO ouvre la voie à la Chine pour promouvoir des normes mondiales en matière de technologie et d’IA, bénéfiques pour les entreprises et les produits chinois. Ne pas avoir de place à la table des négociations aura un coût pour les entreprises et le peuple américains », a-t-elle déclaré.

Selon les données publiées par l’UNESCO, les Etats-Unis demeuraient, au premier trimestre 2025, le premier contributeur de l’organisation avec 156,69 millions de dollars versés. La Chine, deuxième bailleur, a apporté 132,11 millions de dollars, renforçant ainsi son poids dans la gouvernance multilatérale.

Par Charlène N’dimon
Agence Ecofin

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À la UnePolitique

La RDC renforce sa coopération militaire avec la Turquie lors du salon IDEF 2025

by admin9775 25 juillet 2025
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Le Vice-Premier ministre congolais de la Défense nationale, Guy Kabombo, représente la République Démocratique du Congo au 17e Salon international de l’industrie de la défense (IDEF 2025) à Istanbul, l’un des événements les plus prestigieux au monde dans le secteur de la sécurité et des technologies militaires.

Un engagement stratégique pour la modernisation des FARDC

Cette participation s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités de défense de la RDC et de la diversification de ses partenariats militaires. En marge du salon, le ministre Kabombo a tenu une rencontre bilatérale avec son homologue turc, Yaşar Güler, pour relancer la coopération entre les deux pays.

Les trois piliers de la coopération RDC-Turquie :

  1. Accord-cadre de coopération militaire (signé en février 2022)
  2. Accord dans le domaine de l’industrie de défense
  3. Protocole d’aide financière pour la modernisation des équipements

Perspectives économiques et sécuritaires

Cette collaboration s’étend au-delà du secteur militaire. Lors de la visite du président turc Recep Tayyip Erdoğan en RDC en 2022, sept accords majeurs avaient été conclus, couvrant :

  • Infrastructures : Construction d’un Centre des Finances à Kinshasa, de 1 083 km d’autoroute et d’une ligne ferroviaire
  • Transport fluvial : Aménagement des voies navigables sur le fleuve Congo et ses affluents
  • Santé et sécurité : Appui technique et logistique

Un salon d’opportunités pour la RDC

L’IDEF 2025 permet à la délégation congolaise d’explorer les dernières innovations en matière de :

  • Technologies de défense (drones, cybersécurité, systèmes de surveillance)
  • Formation militaire
  • Maintenance des équipements

Prochaines étapes :
La RDC compte finaliser plusieurs partenariats avec des entreprises turques spécialisées dans la fabrication d’armements légers et la logistique militaire, essentiels pour la sécurisation de l’Est du pays.

Analyse :
En diversifiant ses alliances militaires, la RDC cherche à réduire sa dépendance historique vis-à-vis des partenaires traditionnels tout en modernisant ses forces armées (FARDC). La Turquie, dont l’industrie de défense est en pleine expansion, apparaît comme un partenaire clé pour Kinshasa dans un contexte régional marqué par l’insécurité persistante.

Les annonces concrètes qui découleront de cette participation, notamment en matière d’acquisitions d’équipements et de transferts de technologie.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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