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À la Une

À la UnePolitique

RDC : Richard Muyej condamne les propos de Félix Tshisekedi à l’égard de Joseph Kabila

by admin9775 18 juin 2026
written by admin9775

En séjour aux États-Unis, où il a assisté au match entre la RDC et le Portugal soldé par un nul (1-1), le chef de l’État congolais, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a poursuivi sa tournée auprès de la diaspora congolaise. Ce mercredi 17 juin à Houston, dans l’État du Texas, il a accusé les ennemis de la RDC d’avoir assassiné un patriote et leader congolais, Mzee Laurent-Désiré Kabila, avant de placer Joseph Kabila à la tête du pays afin de pouvoir le manipuler.

« Les ennemis étaient entrés, nous étions distraits. Ils ont même écarté un fils du pays, Laurent-Désiré Kabila, et ils ont placé leur chien, Joseph Kabila, qu’ils pouvaient dresser à leur guise », a déclaré Félix Tshisekedi devant la diaspora congolaise à Houston.

Cette déclaration a suscité de nombreuses réactions dans l’opinion publique. Certains rappellent que Joseph Kabila avait hérité d’un pays profondément marqué par les guerres, avec plusieurs territoires sous contrôle des rébellions. Ses partisans soulignent qu’il a contribué à la réunification du territoire national, organisé les premières élections pluralistes depuis l’indépendance, favorisé une alternance politiques pacifique et adopté le Code minier congolais.

L’ancien gouverneur du Lualaba et ancien ministre Richard Muyej Mangez Mans a vivement réagi aux déclarations du président de la République, Félix Tshisekedi, tenues à Houston, aux États-Unis, au cours desquelles ce dernier a publiquement qualifié son prédécesseur, Joseph Kabila, de « chien ».

Dans un message publié sur son compte X, l’ancien responsable Gouverneur du Lualaba a exprimé son indignation, estimant que de tels propos sont incompatibles avec la dignité de la fonction présidentielle.

« C’est avec un profond regret que j’ai pris connaissance des déclarations offensantes tenues par le Président de la République à l’égard de son prédécesseur, dont chacun garde en mémoire la transition pacifique et exemplaire. Qu’une telle sortie survienne en pleine célébration d’un succès sportif national — un moment qui devrait sceller notre unité — heurte la conscience collective et fragilise les repères moraux de notre jeunesse », a-t-il déclaré.

Selon Richard Muyej, le chef de l’État, en tant que première autorité du pays, se doit d’adopter un discours rassembleur et exemplaire.

« Le chef de l’État se situe au premier rang de la sphère de référence pour les générations futures ; la dignité de sa fonction exige une parole qui rassemble, inspire et éduque, plutôt qu’elle ne divise », a-t-il ajouté.

L’ancien gouverneur estime par ailleurs que cet épisode dépasse le cadre d’un simple dérapage verbal et s’inscrit dans une tendance plus large.

« Force est de constater, avec une profonde inquiétude, que ce positionnement n’est plus un incident isolé, mais tend à devenir une constante de gouvernance », a-t-il affirmé.

Ces déclarations interviennent dans un contexte politique marqué par de fortes tensions entre le pouvoir et l’opposition, sur fond de débats autour des réformes institutionnelles et de la préparation des prochaines échéances politiques.

À ce stade, la présidence de la République n’a pas officiellement réagi aux propos de Richard Muyej.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

Coupe du monde 2026: la RDC exulte après le match nul arraché face au Portugal

by admin9775 18 juin 2026
written by admin9775

Une attaque « à grande échelle » de drones ukrainiens a eu lieu dans la nuit de mercredi 17 à jeudi 18 juin sur Moscou, plusieurs projectiles touchant une raffinerie, a annoncé le maire de la ville. Cette annonce intervient alors que le président russe Vladimir Poutine accueille depuis mercredi soir des dirigeants asiatiques pour un sommet de deux jours Russie-Asean à Kazan, dans le centre du pays. Pour le président ukrainien, l’attaque est une « riposte justifiée ».

« Les forces de défense aérienne continuent de repousser une attaque de grande envergure. Plusieurs drones ont réussi à atteindre la MNPZ », une des plus grandes raffineries de pétrole de Russie, située dans la capitale, a écrit le maire de Moscou, Sergueï Sobianine sur Telegram. Le maire a par la suite indiqué que 52 drones avaient été détruits vers 4h15 TU par les défenses antiaériennes russes.

Des vidéos non vérifiées diffusées sur les réseaux sociaux semblent montrer d’épaisses colonnes de fumée noire au-dessus de la ville, ou des drones vrombissant dans le ciel. Les autorités russes restreignent la publication de photos et de vidéos des sites touchés par des drones ukrainiens.

« Riposte justifiée »

L’attaque nocturne sur la raffinerie est une « riposte justifiée » aux attaques russes contre l’Ukraine, a estimé jeudi 18 juin le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur son compte X, « ainsi qu’un autre résultat important du travail de nos combattants contre les installations qui soutiennent la machine de guerre russe ».

Pour afficher ce contenu X (Twitter), il est nécessaire d’autoriser les cookies de mesure d’audience et de publicité.

Atteinte par les drones, la MNPZ située dans le quartier de Kapotnia (sud-est) est une raffinerie de la société russe Gazpromneft, qui assure plus d’un tiers des besoins en carburant de la capitale russe, notamment pour ses aéroports, selon des informations disponibles sur son site officiel. Mardi 16 juin, cette même raffinerie avait déjà été visée par une vaste attaque de drones ukrainiens.

Un aéroport évacué avant un retour à la normale

L’attaque a provoqué la mise en place d’une alerte aérienne dans un des principaux aéroports de Moscou, celui de Chérémétievo, où des évacuations de passagers et du personnel depuis les terminaux et des avions ont eu lieu vers des abris sécurisés. Peu avant 5h TU, ces mesures ont été levées et le fonctionnement de l’aéroport a commencé à revenir à la normale, selon un communiqué publié par Chérémétiévo.

Dans la région de Moscou, l’attaque de drones a endommagé un immeuble résidentiel et un centre commercial, sans faire de blessés, selon le gouverneur régional, Andreï Vorobiov. Les défenses aériennes russes ont abattu 180 drones qui s’approchaient de Moscou, a déclaré le maire de Moscou, tandis que le ministère russe de la Défense a indiqué avoir intercepté plus de 500 drones ukrainiens durant la nuit. Il s’agit de la plus importante attaque contre Moscou depuis au moins deux ans, a rapporté l’agence de presse officielle russe TASS.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l’Ukraine, plus de quatre ans après le début du conflit, le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale et qui semble jusqu’à présent sans issue diplomatique. L’Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d’hydrocarbures pour tenter d’assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.

RFI

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À la UneSport

Coupe du monde 2026: la RDC exulte après le match nul arraché face au Portugal

by admin9775 18 juin 2026
written by admin9775

Les Congolais, qui participent à leur première Coupe du monde depuis 1974, ont tenu en échec le Portugal (1-1) ce mercredi 17 juin 2026 au NGR Stadium de Houston, au Texas, dans le premier match du groupe K. En RDC, tout le monde se met maintenant à rêver d’une qualification pour la suite de la compétition. Une rencontre très suivie à Kinshasa, où ce match nul a été fêté comme une victoire.

La capitale de la RDC, Kinshasa, était en fête ce mercredi 17 juin au soir après le match nul arraché par l’équipe nationale pour son entrée en lice dans la Coupe du monde 2026, contre le Portugal.

Avant le coup d’envoi de la rencontre, l’hymne congolais a retenti pour la première fois dans un Mondial de foot. En 1974, le pays s’appelait en effet le Zaïre. Et à quelques minutes du match, les Kinois étaient optimistes. « Nous allons gagner, parce qu’on est forts, tellement forts », confiait un supporter des Léopards. « On va faire match nul », prédisait un autre. 

À Lubumbashi, dans le sud du pays, des milliers de supporters étaient rassemblés dans les bistrots, les restaurants et même dans les fan-zones pour suivre le match. Dans la fan-zone du quartier Malela de Lubumbashi, chaque action, chaque passe des Léopards suscitait de l’émotion parmi les supporters. Chacun retenait son souffle.

La rencontre aura eu l’effet de véritables montagnes russes pour les supporters. Les Congolais ont d’abord encaissé un but à la 6e minute. Mais peu avant la mi-temps, Yoane Wissa a inscrit le but libérateur. Le score est finalement resté inchangé, conduisant à une explosion de joie au coup de sifflet final.

Des supporters des Léopards regardent le match de Coupe du monde entre la RDC et le Portugal à Kinshasa, le mercredi 17 juin 2026.
Des supporters des Léopards regardent le match de Coupe du monde entre la RDC et le Portugal à Kinshasa, le mercredi 17 juin 2026. © Paulina Zidi / RFI

Le match nul célébré comme une victoire

Saidi a suivi le match à Lumbumbashi, accompagné de sa famille. À la fin de la rencontre, il ne cachait pas son émotion. « En tout cas ça nous plait car ça faisait 52 ans qu’on était pas allés en Coupe du monde. Nous sommes satisfaits avec ce résultat mais nous souhaitons que notre équipe aille loin », confie-t-il.

À Kinshasa, la clameur a duré plusieurs minutes après le coup de sifflet final. Depuis, les gens crient, les klaxons résonnent dans les rues de la ville, et la ferveur promettait de s’éterniser jusqu’au bout de la nuit.

Les Kinois le disaient eux-mêmes, ils n’avaient rien à perdre face au Portugal. Alors, ce match nul (1-1) arraché au Portugal, c’est une quasi-victoire, comme le confie un autre fan après la rencontre. « Je suis très content parce que depuis que je suis né, on n’a jamais joué le Mondial. Jouer contre le Portugal, ce n’est pas une mince affaire. Alors faire un but partout, pour nous, c’est la victoire ! », se réjouit-il.

Le Portugal, c’était le gros morceau de leur groupe, emmené par Cristiano Ronaldo, une idole à Kinshasa. Les supporters sont fiers que leur équipe soit parvenue à leur tenir tête. « L’équipe a fait très bonne figure pour sa première prestation, 52 ans après, contre le Portugal, raconte un supporter. C’était l’équipe la plus redoutée du groupe. Mais faire match nul contre le Portugal et présenter un tel jeu, ça me rassure pour l’avenir. »

Du côté de Lubumbashi, le jeune Elie n’en revient pas. « Le match d’aujourd’hui était incroyable malgré qu’on ait fait un match nul, on a fait quelque chose. Cristiano n’a rien fait. On avait peur de lui mais sur le terrain, il n’a rien fait », explique-t-il.

« On ne va pas s’arrêter là », préviennent les supporters des Léopards

Fiston, âgé d’une quarantaine d’années, était un peu sceptique au début du match. Mais avec ce résultat , il se dit confiant sur la suite de la compétition. « C’était formidable. On était à la hauteur. Notre équipe est mieux placée pour assurer cette coupe du monde. Donc, je suis très content », dit-il.

Beaucoup, pendant la rencontre, avaient déjà savouré le premier but inscrit par la RDC dans une phase finale, donnant lieu à des explosions de joie partout. Les conducteurs qui étaient coincés dans les célèbres embouteillages de Kinshasa sont même sortis de leur voiture pour célébrer le moment.

Alors avec ce premier point acquis par l’équipe congolaise, c’est tout un pays qui se sent pousser des ailes. « On ne va pas s’arrêter là », préviennent les Congolais. Il reste encore deux matchs à la sélection pour s’approcher des étoiles, et des 16e de finale. Pour son deuxième match du Mondial, la RDC affrontera la Colombie, le 24 juin.

RFI

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À la UneSport

Mondial 2026 : la RDC arrache un nul historique face au Portugal et entre dans la légende

by admin9775 18 juin 2026
written by admin9775

Les Léopards de la République démocratique du Congo ont marqué l’histoire ce mercredi 17 juin 2026 en décrochant le premier point de leur histoire en phase finale de Coupe du monde, grâce à un match nul de prestige face au Portugal (1-1), lors de la première journée du groupe K.

Pour leur retour au Mondial, 52 ans après leur unique participation en 1974, les hommes de Sébastien Desabre ont fait preuve de caractère et de résilience face à l’une des sélections les plus expérimentées de la compétition.

Une réaction de champions après l’ouverture du score portugaise

Après quelques minutes d’observation, les Congolais ont été surpris dès la 6e minute par une ouverture du score rapide du Portugal. Bien servi dans la surface, João Neves a trompé la vigilance de la défense congolaise d’une tête précise.

Loin de se laisser abattre, les Léopards ont progressivement pris confiance, multipliant les initiatives offensives et affichant une grande solidité collective.

Leur persévérance a été récompensée dans le temps additionnel de la première période. Sur un corner intelligemment joué à deux entre Noah Sadiki Mukau et Arthur Masuaku, ce dernier a adressé un centre au second poteau repris victorieusement par Yoane Wissa, qui a inscrit le tout premier but de l’histoire de la RDC en Coupe du monde (45e+5).

Wissa, héros d’un soir

Auteur de ce but historique, Yoane Wissa n’a pas caché son émotion au coup de sifflet final.

« Mon but représente beaucoup. C’est beaucoup de travail, beaucoup d’abnégation, beaucoup de résilience. Une grosse fierté parce qu’on montre une belle image aujourd’hui de résilience et de combativité face à ces joueurs », a confié l’attaquant congolais au micro de Top Congo.

Le joueur a révélé que cette action avait été préparée à l’entraînement.

« C’est un corner joué intelligemment à deux entre Arthur Masuaku et Mukau. Mukau fixe et Masuaku, je sais que souvent il le met au deuxième poteau. Moi, j’essaie de ne pas rester hors jeu et je saute. C’est beau d’émotion », a-t-il expliqué.

L’attaquant est également revenu sur les difficultés personnelles traversées ces derniers mois, notamment son absence à la dernière Coupe d’Afrique des nations en raison d’une blessure.

« J’ai raté la CAN à cause d’une blessure. Cela a été une année très compliquée pour moi physiquement et émotionnellement. Ce soir, c’est une grande fierté pour moi. Aujourd’hui, je me rattrape de la plus belle manière », a-t-il ajouté.

« Nous nous battons pour 100 millions de Congolais »

Au-delà de la performance sportive, Yoane Wissa a souligné la portée symbolique de ce résultat pour tout un pays.

« L’équipe en face est meilleure que la nôtre. On a montré beaucoup de résilience, beaucoup de combativité. Même si ça ne va pas, continuer à avancer, c’est l’histoire de notre vie, c’est l’histoire du Congo. Ce soir, on sait qu’on ne se bat pas seulement pour les 26 joueurs qui sont là, mais pour les 100 millions de Congolais », a déclaré l’international congolais.

En seconde période, les deux équipes se sont procuré plusieurs occasions sans parvenir à faire la différence. Les Léopards ont résisté aux offensives portugaises, tandis que les hommes de Roberto Martínez ont manqué de précision dans le dernier geste.

Le Portugal déjà tourné vers la suite

Déçu par ce résultat, le capitaine portugais Cristiano Ronaldo a rapidement appelé son équipe à se concentrer sur la suite du tournoi.

« Ce n’était pas le départ que nous voulions, mais cela est loin d’être terminé. Tête levée et focus sur le prochain match », a-t-il écrit sur le réseau social X.

Buteur dès l’entame de la rencontre, João Neves a lui aussi regretté l’issue du match.

« Je suis content, c’est mon premier Mondial. À la fin, ce qui nous a manqué, c’est la victoire. Nous allons analyser ce match et continuer. Nous avons encore deux rencontres à jouer », a déclaré le milieu portugais.

Un exploit qui nourrit les ambitions

Grâce à ce résultat historique, la RDC inscrit son premier but et décroche son premier point en Coupe du monde.

Les Léopards abordent désormais avec confiance leur prochaine rencontre face à la Colombie, avec l’espoir de poursuivre leur rêve mondial et de franchir, pour la première fois de leur histoire, la phase de groupes.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Coupe du monde 2026 : Mbappé et Messi en patrons, le Sénégal et l’Algérie battus malgré leur résistance

by admin9775 17 juin 2026
written by admin9775

La première journée de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026 a confirmé le statut des plus grandes stars du football mondial. Portées par leurs leaders offensifs, la France et l’Argentine se sont imposées respectivement face au Sénégal (3-1) et à l’Algérie (3-0), grâce à des performances décisives de Kylian Mbappé et Lionel Messi.

Mbappé et Olise font plier un Sénégal séduisant

Au MetLife Stadium de New York, où se disputera la finale du tournoi, le Sénégal a longtemps fait jeu égal avec l’équipe de France, au point de dominer la première période dans des proportions inattendues.

Bien organisés et agressifs dans le pressing, les Lions de la Teranga ont bousculé les hommes de Didier Deschamps, sans toutefois parvenir à concrétiser leurs temps forts.

« C’est une équipe de très haut niveau », avait prévenu le sélectionneur français avant la rencontre.

Dans un match longtemps fermé, loin du spectacle offert quelques jours plus tôt lors du nul entre le Brésil et le Maroc (1-1), les Sénégalais ont affiché un visage séduisant, portés par leurs individualités et une grande maîtrise collective.

Mais leur manque de réalisme a fini par leur coûter cher. Au retour des vestiaires, le duo formé par Michael Olise et Kylian Mbappé a fait basculer la rencontre en faveur des Bleus.

Plus incisive et plus efficace, la France a puni chaque erreur adverse pour s’imposer finalement 3-1, laissant de nombreux regrets aux supporters sénégalais.

Cette défaite ne reflète pas totalement la physionomie de la rencontre tant le Sénégal a montré qu’il pouvait rivaliser avec les meilleures nations mondiales.

Messi égale le record de Klose

Quelques heures plus tard, à l’Arrowhead Stadium de Kansas City, l’Algérie effectuait son grand retour en Coupe du monde après douze ans d’absence face au tenant du titre argentin.

Pour cette affiche de prestige, le sélectionneur Vladimir Petkovic avait fait le choix fort de laisser son capitaine Riyad Mahrez sur le banc au coup d’envoi, préférant Anis Hadj Moussa dans un dispositif offensif articulé autour d’Amine Gouiri et d’Ibrahim Maza.

Les Fennecs ont tenté de presser haut dès les premières minutes, mais ils se sont rapidement heurtés à la maîtrise collective de l’Albiceleste.

Après deux buts refusés pour hors-jeu, l’un à Lionel Messi et l’autre à Farès Chaïbi, la star argentine a ouvert le score à la 17e minute sur une frappe puissante à l’entrée de la surface.

Dominatrice au milieu de terrain grâce à un excellent Alexis Mac Allister, l’Argentine a progressivement pris le contrôle de la rencontre, laissant peu d’espaces à une équipe algérienne courageuse mais impuissante.

Au retour des vestiaires, Lionel Messi a poursuivi son récital. Opportuniste sur un ballon repoussé par Luca Zidane, puis clinique sur une frappe enroulée au premier poteau, le capitaine argentin a signé un triplé retentissant.

Grâce à ces trois réalisations, le numéro 10 de l’Albiceleste a égalé le record de Miroslav Klose au classement des meilleurs buteurs de l’histoire de la Coupe du monde avec 16 buts.

Malgré quelques situations offensives, notamment une tentative lointaine d’Houssem Aouar, l’Algérie n’a jamais semblé en mesure d’inquiéter sérieusement le champion du monde en titre.

Les hommes de Vladimir Petkovic devront désormais réagir lors de leur prochain match face à la Jordanie, le 23 juin, avant de conclure la phase de groupes contre l’Autriche, le 28 juin.

Deux stars, un même message

À New York comme à Kansas City, Kylian Mbappé et Lionel Messi ont rappelé pourquoi ils demeurent les figures majeures du football mondial.

Le premier a conduit les Bleus vers une victoire précieuse grâce à son efficacité et son entente avec Michael Olise. Le second a marqué l’histoire en égalant un record que l’on croyait longtemps inaccessible.

Si le Sénégal et l’Algérie peuvent nourrir des regrets, la France et l’Argentine ont envoyé un signal fort à leurs concurrents : leurs leaders sont déjà au rendez-vous de ce Mondial 2026.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

RDC : la coalition C64 appelle à une marche nationale le 8 juillet pour exiger le départ de Félix Tshisekedi

by admin9775 17 juin 2026
written by admin9775

La coalition de l’opposition C64 a annoncé, ce mardi, l’organisation d’une marche populaire sur l’ensemble du territoire national le 8 juillet prochain. Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion d’évaluation consacrée aux événements du 12 juin et intervient dans un contexte de vives tensions politiques autour des réformes institutionnelles en cours.

À Kinshasa, les organisateurs prévoient que le cortège converge vers le Palais de la Nation. La plateforme entend faire de cette mobilisation une démonstration de force politique visant à exprimer son opposition à ce qu’elle qualifie de « dérive institutionnelle ».

Dans une déclaration commune, les principaux leaders de la coalition, notamment Jean-Marc Kabund, Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga et Augustin Matata Ponyo, accusent le président de la République, Félix Tshisekedi, de s’éloigner des principes consacrés par la Constitution.

« Nous estimons que Félix Tshisekedi a trahi son serment. Il est en rébellion vis-à-vis de l’ordre constitutionnel », affirment les responsables de la plateforme.

Le président de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé), Martin Fayulu, a réitéré cet appel à la mobilisation.

« Nous appelons à une marche à travers toute la République ce 8 juillet pour exiger le départ de monsieur Félix Tshisekedi à la tête du pays. Il a trahi la nation. Nous allons chuter devant le Palais de la Nation », a-t-il déclaré.

La coalition C64 estime que cette mobilisation nationale permettra de porter les revendications de l’opposition auprès des institutions et de l’opinion publique.

Le référendum au cœur des tensions politiques

Cette annonce intervient au lendemain de l’adoption par le Sénat du projet de loi portant organisation du référendum. Approuvé lundi en séance plénière, le texte a achevé son parcours parlementaire et doit désormais être transmis au président de la République pour promulgation avant son entrée en vigueur.

Pour l’opposition, cette réforme alimente les inquiétudes sur une éventuelle remise en cause de l’équilibre institutionnel. De son côté, la majorité présidentielle rejette régulièrement ces accusations et défend une démarche conforme aux dispositions constitutionnelles.

Le dialogue politique encore possible ?

L’appel à une marche nationale relance le débat sur l’avenir du dialogue politique en République démocratique du Congo.

Alors que les positions entre le pouvoir et l’opposition semblent se durcir, plusieurs observateurs estiment qu’un cadre de concertation inclusif demeure indispensable pour prévenir une escalade des tensions.

Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants dans l’est du pays et par des enjeux institutionnels majeurs, la capacité des acteurs politiques à privilégier le dialogue pourrait s’avérer déterminante pour préserver la stabilité du pays dans les mois à venir.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

RD Congo : les investissements américains dans les minerais critiques soulèvent des inquiétudes sur la corruption et les droits humains

by admin9775 17 juin 2026
written by admin9775

Les États-Unis entendent renforcer leur présence dans le secteur stratégique des minerais critiques en République démocratique du Congo (RDC), avec l’ambition affichée de contribuer à la « paix, la prospérité et la dignité » dans la région. Cependant, des organisations de défense des droits humains alertent sur les risques persistants de corruption et d’atteintes aux droits fondamentaux qui pourraient compromettre ces objectifs.

Le 3 juin dernier, le conseil d’administration de l’US Development Finance Corporation (DFC), l’institution financière de développement du gouvernement américain, a approuvé un investissement supplémentaire de 900 millions de dollars au profit de l’Orion Critical Mineral Consortium, un fonds d’investissement basé à New York. Cette nouvelle injection de capitaux porte à 1,5 milliard de dollars l’engagement total de la DFC dans ce consortium.

L’Orion Critical Mineral Consortium a déjà annoncé plusieurs projets d’envergure en RDC, notamment une prise de participation dans des mines détenues par le géant minier anglo-suisse Glencore.

Une richesse stratégique au cœur des rivalités mondiales

La RDC détient d’importantes réserves de minerais critiques, indispensables aux industries de la défense, de l’intelligence artificielle, des technologies numériques et de la transition énergétique. Le pays est notamment le premier producteur mondial de cobalt et possède d’importants gisements de cuivre, de lithium et d’autres minerais stratégiques.

Malgré ce potentiel considérable, le secteur minier congolais reste marqué par des décennies de mauvaise gouvernance, de corruption et de violations des droits humains.

À l’occasion d’une audience publique organisée avant la réunion du conseil d’administration de la DFC, les organisations Human Rights Watch et Resource Matters ont appelé les autorités américaines à consulter les communautés locales, les organisations de la société civile et les défenseurs des droits humains congolais avant toute finalisation des investissements.

Selon ces organisations, l’évaluation des risques liés à la corruption, à la transparence et aux impacts sociaux des projets constitue une condition essentielle à la réussite de ces initiatives.

Les sanctions contre Dan Gertler au centre des préoccupations

Les inquiétudes portent également sur la possibilité d’un assouplissement des sanctions américaines visant l’homme d’affaires israélien Dan Gertler, dans le cadre d’une éventuelle transaction entre Orion et Glencore.

En 2017, le département du Trésor américain a placé Dan Gertler sous sanctions au titre de la loi Global Magnitsky Act. Washington l’accuse d’avoir bâti sa fortune grâce à « des centaines de millions de dollars de transactions opaques et entachées de corruption dans les secteurs minier et pétrolier » en RDC.

Malgré ces sanctions, l’homme d’affaires continue de percevoir des redevances liées à la production de deux mines exploitées par Glencore en RDC.

Pour Human Rights Watch et Resource Matters, un allègement des sanctions compromettrait les efforts de lutte contre la corruption en RDC et affaiblirait la crédibilité des mécanismes américains de sanctions anticorruption à l’échelle internationale.

Des investissements sous condition de transparence

Les organisations de défense des droits humains estiment que l’afflux de capitaux étrangers dans le secteur minier congolais ne pourra produire des bénéfices durables que s’il s’accompagne de garanties solides en matière de transparence, de gouvernance et de respect des droits humains.

Alors que Washington cherche à sécuriser ses approvisionnements en minerais critiques dans un contexte de concurrence géopolitique croissante, les observateurs soulignent que le succès de cette stratégie dépendra également de la capacité des autorités congolaises et des investisseurs internationaux à rompre avec les pratiques qui ont longtemps fragilisé le secteur minier du pays.

Pour les défenseurs des droits humains, la paix et la prospérité promises ne pourront se concrétiser qu’à travers une lutte résolue contre la corruption et une meilleure protection des communautés affectées par l’exploitation minière.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

Accord historique entre Washington et Téhéran : Israël dénonce un revers stratégique majeur

by admin9775 16 juin 2026
written by admin9775

Un tournant diplomatique majeur semble se dessiner au Moyen-Orient. Le Premier ministre pakistanais a annoncé, dimanche 14 juin au soir, que les États-Unis et l’Iran étaient parvenus à un accord de paix après plusieurs semaines de tensions et de négociations intensives.

La signature officielle du protocole d’accord est prévue le vendredi 19 juin en Suisse. Dans la foulée de cette annonce, le président américain Donald Trump a confirmé la réouverture du détroit d’Ormuz après la signature du texte, ainsi que la levée du blocus naval américain imposé ces dernières semaines.

Selon la chaîne iranienne Press TV, au moins trois pétroliers iraniens et deux cargos ont déjà franchi le détroit d’Ormuz à la suite de cette décision. L’agence semi-officielle Fars a également rapporté plusieurs mouvements de navires commerciaux en direction des ports iraniens.

Washington revendique une victoire diplomatique

Le vice-président américain J.D. Vance, qui conduira la délégation américaine lors de la cérémonie de signature en Suisse, a salué un accord susceptible de garantir « la sécurité et la stabilité dans toute la région ».

Interrogé sur la chaîne CNBC, il a mis en avant les résultats obtenus par Washington : « Leur armée est détruite, le détroit d’Ormuz est ouvert, leur programme nucléaire a été détruit, et nous disposons aujourd’hui de moyens de pression économique que nous n’avions pas il y a un an et demi. »

Ce discours triomphal est largement relayé par les alliés de Donald Trump. Toutefois, certaines voix républicaines se montrent plus prudentes. Le sénateur Lindsey Graham a exprimé ses réserves, estimant que « la vision iranienne de l’accord semble différer de celle présentée par l’équipe de négociation américaine ». Il a également rappelé que tout accord définitif devra être soumis à l’approbation du Congrès.

Dans le camp démocrate, les critiques sont plus sévères. Le chef de file des démocrates à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, dénonce une intervention inutile : « Les prix de l’essence ont flambé, l’Iran est plus fort aujourd’hui et les Américains sont moins en sécurité. » Certains élus vont jusqu’à qualifier l’accord de « reddition » de l’administration Trump.

Israël mis à l’écart des négociations

Si les détails du protocole américano-iranien restent encore inconnus, l’annonce suscite une vive inquiétude en Israël. Depuis lundi 15 juin, la classe politique israélienne multiplie les critiques à l’encontre du Premier ministre Benyamin Netanyahu, accusé d’avoir échoué à préserver les intérêts stratégiques du pays.

Le chef du gouvernement israélien a annoncé que les forces israéliennes resteraient déployées au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza pour une durée indéterminée. Face aux critiques, il met en avant les succès militaires récents et insiste sur la menace nucléaire à laquelle Israël aurait, selon lui, échappé.

Dans un contexte de tensions politiques internes, Benyamin Netanyahu a également annoncé sa candidature aux prochaines élections.

Pour de nombreux observateurs israéliens, cet accord révèle un refroidissement des relations entre Washington et Tel-Aviv. Israël, tenu à l’écart des négociations, apparaît comme le grand perdant de ce rapprochement entre les États-Unis et l’Iran.

« Les Américains ont commis des erreurs stratégiques »

Harel Chorev, analyste au centre Moshe Dayan de Tel-Aviv, estime que l’administration américaine a multiplié les erreurs.

« Israël a été laissé pour compte et, selon nous, les Américains commettent toutes les erreurs possibles et imaginables, à commencer par le fait de dévoiler leurs intentions », affirme-t-il.

L’analyste critique notamment la communication de Washington sur les limites de son engagement militaire : « On ne dit pas qu’on n’enverra pas de troupes au sol. On ne dit pas que la guerre est limitée dans le temps. C’est tout simplement de l’arrogance. »

Selon lui, l’accord ne répond pas aux impératifs sécuritaires israéliens : « Il n’est pas viable au regard des intérêts essentiels d’Israël en matière de sécurité. Toute cette affaire est un gâchis qui ne peut pas fonctionner à long terme. »

Téhéran estime avoir résisté aux pressions

D’autres experts considèrent que la République islamique sort renforcée de cette séquence diplomatique et militaire.

Sima Shine, spécialiste de l’Iran à l’Institut pour les études de sécurité intérieure de Tel-Aviv et ancienne responsable du Mossad, estime que Téhéran aborde les négociations en position de force.

« La guerre avait pour objectif de renverser le régime. Or, celui-ci a survécu. Cela donne aux Iraniens le sentiment d’avoir démontré leur capacité à résister aux grandes armées des États-Unis et d’Israël », analyse-t-elle.

L’experte souligne également l’importance stratégique du détroit d’Ormuz : « Les Iraniens ont réussi, dès le début du conflit, à fermer le détroit d’Ormuz. C’est un échec majeur, tant pour les États-Unis que pour Israël. »

Alors que la signature officielle de l’accord approche, de nombreuses interrogations demeurent sur sa portée réelle et sa capacité à garantir une stabilité durable au Moyen-Orient. Les prochains jours seront déterminants pour mesurer les conséquences de ce rapprochement inédit entre Washington et Téhéran.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

Coupe du monde 2026: l’Égypte tient la Belgique en échec pour son entrée en lice

by admin9775 16 juin 2026
written by admin9775

L’Égypte a fait bonne figure pour son entrée dans la Coupe du monde ce lundi 15 juin 2026. Contre la Belgique, les Pharaons ont longtemps mené au score avant de craquer dans la dernière demi-heure. Un score de 1-1 de bon augure avant d’affronter l’Iran et la Nouvelle-Zélande dans ce groupe G.

Ceux qui n’étaient pas familiers avec ce que l’Égypte sait proposer de mieux, les voilà mieux avertis. Contre la Belgique, pour leur entrée dans cette Coupe du monde, les Pharaons ont longtemps été dans leur position préférentielle, celle d’une sélection en position d’outsider, qui surprend son adversaire avec un but tôt dans le match avant de le faire dérailler à force de résister, jouer les contres et gagner de précieuses minutes en hachant le rythme du match.

C’est Emam Ashour qui a mis les siens sur orbite un peu après le quart d’heure de jeu. Il a été trouvé à une vingtaine de mètres du but par une passe de Mohamed Salah et a eu tout le temps de se retourner pour frapper, alors que le Belge Thomas Meunier était bien trop loin pour le gêner, la faute à une mésentente tactique sur le côté droit. Ashour ne s’est pas fait prier et a envoyé une frappe puissante sur la droite de Thibaut Courtois qui n’a pu qu’accompagner le ballon des yeux.

Jérémy Doku, dynamiteur et dribbleur en chef dans son couloir gauche, a eu beau se démener, avant la pause, il n’y a avait pas grand-chose à faire, les Égyptiens sont restés très solides. Pire encore, ces derniers ont bien failli doubler la mise, profitant d’une mauvaise remise de Nathan Ngoy en retrait, Ashour s’est emparé du ballon et a bien failli inscrire un doublé (45e+2).

Lukaku décisif moins d’une minute après son entrée

Le deuxième acte a offert un peu plus d’espaces aux Belges. Aux Pharaons aussi, mais c’est aux Diables Rouges que ça a fini par sourire. Enhardis par le coup-franc de Kevin De Bruyne venu heurter le poteau d’Oufa Shobeir (53e), c’est finalement l’entrée de Romelu Lukaku qui a fait basculer le scénario du match. 

Moins d’une minute après son apparition sur la pelouse, l’attaquant qui n’avait qu’une quarantaine de minutes de jeu dans les jambes cette saison, a profité d’un bon centre de Meunier depuis la droite. Incapable de reprendre le ballon, Lukaku a embarqué ses défenseurs au marquage avec grâce à sa grande carcasse et poussé Mohamed Hany – irréprochable jusque-là – à marquer contre son camp. 

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Les Diables Rouges auront poussé jusqu’au bout, mais la tête de Brandon Mechele a été sortie par Shobeir d’un arrêt magistral. Une consécration pour ce gardien qui attendait son tour depuis des années dans l’ombre de Mohamed El Shenawy, aujourd’hui âgé de 37 ans. Une fulgurance pour conserver le point du match nul et offrir une belle journée au football africain. Après le nul incroyable du Cap-Vert contre l’Espagne, l’Égypte a aussi tenu tête à l’épouvantail de son groupe et s’avance vers des échéances plus abordables avec des matches contre la Nouvelle-Zélande (22 juin) et l’Iran (27 juin) à venir.

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À la UnePolitique

Référendum en RDC : le Sénat adopte la proposition de loi et ouvre la voie à une harmonisation avec l’Assemblée nationale

by admin9775 16 juin 2026
written by admin9775

Le Sénat de la République démocratique du Congo a adopté à l’unanimité, ce lundi 15 juin 2026, la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum. Réunis en séance plénière, les 89 sénateurs présents ont approuvé le texte déjà adopté quelques jours plus tôt par l’Assemblée nationale.

Portée par le député Aubin Minaku Ngondankoy, cette proposition de loi a été examinée en seconde lecture par la Chambre haute. Les sénateurs y ont toutefois apporté plusieurs modifications, créant des divergences de forme et de fond avec la version initialement validée par les députés nationaux.

L’un des principaux points de désaccord concerne la composition de l’instance constituante envisagée dans le cadre du processus référendaire. Contrairement à l’Assemblée nationale, qui avait élargi cette structure aux conseillers communaux, le Sénat a choisi de limiter sa composition aux députés nationaux, aux sénateurs et aux membres des assemblées provinciales.

Pour justifier cette décision, la Chambre haute souligne que les élections des conseillers communaux n’ont été organisées que dans les chefs-lieux des provinces, excluant de nombreuses villes et communes rurales du pays.

Conformément à la procédure législative, une commission mixte paritaire sera désormais mise en place afin d’harmoniser les deux versions du texte. Cette instance aura pour mission d’élaborer un document consensuel qui sera ensuite soumis à l’approbation des deux chambres du Parlement. En cas de désaccord persistant, la Constitution prévoit que la position de l’Assemblée nationale prévale.

Une fois cette étape achevée, le texte sera transmis au président de la République, Félix Tshisekedi, pour promulgation.

Sur le plan politique, cette initiative continue de susciter de vives réactions. La coalition d’opposition Coalition Article 64 (C64) rejette fermement ce projet, qu’elle considère comme une manœuvre destinée à préparer une révision de la Constitution.

Les responsables de cette plateforme redoutent notamment qu’une nouvelle architecture constitutionnelle puisse ouvrir la voie à un éventuel troisième mandat du chef de l’État après 2028.

De son côté, la majorité présidentielle défend une démarche qu’elle présente comme nécessaire pour doter le pays d’un cadre juridique clair et adapté à l’organisation des référendums prévus par la Constitution.

Malgré le consensus observé au Sénat, le débat autour de cette réforme demeure l’un des sujets politiques les plus sensibles en République démocratique du Congo, dans un contexte marqué par des tensions croissantes entre la majorité et l’opposition sur l’avenir institutionnel du pays.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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