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À la Une

À la UnePolitique

ONU : la RDC hausse le ton contre un monde à « deux poids, deux mesures »

by admin9775 24 septembre 2026

Depuis la tribune de l’ONU à New York, la République démocratique du Congo hausse le ton sur la question du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États.

À l’occasion de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, intervenant au nom du président Félix Tshisekedi, a dénoncé ce que Kinshasa considère comme une application inégale des principes du droit international selon les crises et les régions. Le débat général de cette 81e session se tient du 22 au 28 septembre 2026.

« Un monde à deux vitesses »

Au cœur du message congolais figure la question de l’intégrité territoriale, dans un contexte marqué par la poursuite de la crise sécuritaire dans l’est de la RDC.

« Lorsque l’intégrité territoriale est défendue ici et semble négociable là-bas, il ne peut y avoir de confiance durable », a déclaré Judith Suminwa.

À travers cette position, Kinshasa estime que les mêmes principes doivent s’appliquer à tous les États, sans distinction liée à leur poids politique ou géopolitique.

La RDC entend notamment obtenir une application effective de la résolution 2773 du Conseil de sécurité, adoptée en février 2025 dans le contexte du conflit dans l’est du pays.

Kinshasa réclame le respect de sa souveraineté

Pour les autorités congolaises, la question de la souveraineté demeure au centre de la crise dans l’Est. Le gouvernement rappelle ainsi devant la communauté internationale son exigence de voir l’intégrité territoriale de la RDC respectée et les engagements internationaux appliqués de manière cohérente.

Cette position intervient alors que les débats diplomatiques sur la situation dans l’Est se poursuivent dans plusieurs cadres internationaux, parallèlement aux efforts visant à parvenir à une solution politique et sécuritaire au conflit.

« Le monde de 1945 n’est plus »

Au-delà de la situation congolaise, Judith Suminwa a également inscrit son intervention dans une réflexion plus large sur la gouvernance mondiale.

La Première ministre a notamment souligné que le système international issu de 1945 ne correspond plus entièrement aux réalités géopolitiques actuelles.

Cette revendication rejoint le débat plus large sur la réforme du multilatéralisme et la représentation de l’Afrique dans les instances internationales.

L’Afrique veut aussi peser sur la gouvernance de l’intelligence artificielle

La RDC a également plaidé pour une participation accrue du continent africain aux discussions sur la gouvernance de l’intelligence artificielle.

Pour Kinshasa, les transformations technologiques ne peuvent être définies uniquement par les grandes puissances technologiques et économiques. L’Afrique doit également participer à l’élaboration des règles qui encadreront l’intelligence artificielle et ses conséquences économiques, sociales et politiques.

Le message porté à New York articule ainsi deux revendications : le respect des principes du droit international dans la gestion des crises et une représentation plus équitable de l’Afrique dans la gouvernance mondiale des nouvelles technologies.

Dans un contexte où la 81e session de l’Assemblée générale est placée sous le thème « Rétablir la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations Unies au service de tous », le discours congolais cherche à inscrire la crise de l’Est dans une réflexion plus large sur la crédibilité du système multilatéral.

Par Pascal Kabeya
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24 septembre 2026
À la UneSport

RDC–Guinée équatoriale : Véron Mosengo et Didier Budimbu appellent les supporters sans billet à rester chez eux

by admin9775 24 septembre 2026

À quelques heures de la rencontre entre la RDC et la Guinée équatoriale, prévue au Stade des Martyrs de Kinshasa, les autorités sportives congolaises multiplient les appels à la discipline.

Le président de la FECOFA, Véron Mosengo-Omba, a notamment lancé un message aux supporters, rappelant que la RDC bénéficie d’une nouvelle possibilité d’accueillir un nombre limité de spectateurs dans l’enceinte de Kinshasa.

Selon lui, le Stade des Martyrs n’aurait pas dû accueillir cette rencontre en raison des restrictions qui pesaient sur son utilisation. Les démarches entreprises par le président de la République et le ministre des Sports ont toutefois permis d’obtenir l’autorisation d’accueillir au moins 20 000 spectateurs.

« Nous sommes en sursis par nos propres comportements. […] Je vous en supplie : ceux qui n’ont pas de billet, ne venez pas au stade », a déclaré Véron Mosengo-Omba.

Pas de billet, pas de déplacement

Dans le même esprit, le ministre des Sports, Didier Budimbu, a appelé les supporters qui n’ont pas obtenu de billet à ne pas se rendre aux abords du Stade des Martyrs.

Le ministre indique que tous les billets mis à la disposition du public ont déjà trouvé preneur. Il redoute ainsi la formation de mouvements de foule autour de l’enceinte et invite les supporters concernés à suivre la rencontre depuis leur domicile ou dans les fan zones prévues à cet effet.

« Si vous n’avez pas de billet, ne vous rendez pas au Stade des Martyrs. Ne prenez aucun risque et ne vous exposez pas inutilement à des mouvements de foule », a-t-il déclaré.

Didier Budimbu s’est particulièrement adressé à la jeunesse, l’appelant à ne pas compromettre les possibilités futures d’utilisation du stade pour une rencontre.

Préserver le Stade des Martyrs

Pour le ministre, le comportement des supporters lors de cette rencontre aura également une portée au-delà du seul match.

Il estime qu’une organisation maîtrisée et le respect des consignes de sécurité sont nécessaires pour permettre à la RDC d’accueillir à nouveau de grandes compétitions internationales au Stade des Martyrs.

« Le Stade des Martyrs appartient à tous les Congolais. Le préserver, c’est protéger notre patrimoine sportif, notre football et notre capacité à accueillir de grandes compétitions internationales », a insisté Didier Budimbu.

À travers ces deux appels, le message des responsables du football et des autorités sportives est donc clair : l’accès au stade doit rester réservé aux détenteurs de billets, tandis que les autres supporters sont invités à suivre la rencontre depuis les fan zones ou à domicile.

Pour les autorités, l’enjeu dépasse ainsi l’ambiance du match : il s’agit également de démontrer la capacité du public congolais à soutenir les Léopards dans la ferveur tout en respectant les règles de sécurité.

Par Marius Bopenga
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24 septembre 2026
À la UneSociété

RDC : Adrien Bokele conteste les explications sur les bateaux de pêche et demande des preuves

by admin9775 24 septembre 2026

Polémique autour des bateaux de pêche : « Ni surfacturation, ni mauvaise qualité technique » L’ancien ministre de la Pêche et de l’Élevage, Adrien Bokele Djema, apporte des clarifications sur la polémique entourant les bateaux de pêche acquis par la RDC.

Mis en cause dans la polémique sur la non-opérationnalisation des bateaux de pêche acquis par l’État, l’ancien ministre de la Pêche et de l’Élevage Adrien Bokele Djema sort de son silence. Dans un entretien accordé à Opinion-Info.cd, il conteste les explications avancées par son successeur, Jean-Pierre Tshimanga Buana, et demande que les éléments techniques et financiers du dossier soient rendus publics.

Au cœur de la controverse, deux questions demeurent notamment sans réponse précise : les navires sont-ils réellement inadaptés aux conditions de pêche sur la façade maritime congolaise et combien l’État a-t-il effectivement déboursé pour leur acquisition ?

Les « courants marins » au centre de la controverse

Jean-Pierre Tshimanga Buana avait expliqué la non-exploitation des huit bateaux stationnés à Boma par plusieurs contraintes, notamment leur adaptation aux conditions maritimes congolaises, la présence d’importants courants marins et l’absence d’équipements nécessaires à la pêche en eaux profondes.

Une explication que rejette Adrien Bokele.

L’ancien ministre affirme que les caractéristiques de la façade maritime congolaise étaient connues lors de la préparation du projet et qu’elles avaient été intégrées dans les spécifications techniques soumises aux procédures de contrôle des marchés publics.

« Si les courants marins constituaient une contrainte connue, comment auraient-ils pu être ignorés lors de la commande ? », s’interroge en substance l’ancien ministre.

Pour lui, si les navires livrés présentent effectivement des insuffisances techniques, celles-ci doivent pouvoir être établies par les documents du marché et les expertises correspondantes.

7,8 millions ou 15 millions de dollars ?

L’autre point de désaccord concerne le coût de l’opération.

Le chiffre de 15 millions de dollars est régulièrement évoqué pour l’acquisition des bateaux. Adrien Bokele conteste toutefois ce montant et avance, documents à l’appui selon lui, une dépense de 7.877.250 dollars.

L’écart entre les deux montants reste à expliquer.

Les 15 millions de dollars correspondent-ils à l’ensemble d’un programme, à plusieurs contrats, à une enveloppe prévisionnelle ou aux sommes effectivement décaissées ? À ce stade, seule une confrontation des pièces contractuelles et financières permettrait de déterminer précisément l’origine de cette différence.

Les contrats, spécifications techniques, ordres de paiement, éventuels avenants et procès-verbaux de réception constituent ainsi les principaux documents susceptibles d’établir le montant réellement engagé par l’État.

Le ministère de la Pêche a par ailleurs précisé que Jean-Pierre Tshimanga n’avait pas accusé son prédécesseur d’avoir fait perdre 15 millions de dollars à l’État.

Une flotte ne se limite pas aux navires

Au-delà de la question de l’adaptation des bateaux, les deux lectures divergent également sur les conditions nécessaires à leur exploitation.

Le ministre en exercice met notamment en avant l’absence de chaîne du froid, de débarcadères, de chambres froides et de formation suffisante des équipages.

Adrien Bokele, lui, rappelle qu’un projet de pêche industrielle ne peut être réduit à l’acquisition des navires. Il implique également des infrastructures portuaires, des équipements de conservation, une organisation logistique et des équipages formés.

La question du type de bateaux commandés reste dès lors centrale. Si les documents de préparation du projet prévoyaient des navires destinés à la pêche maritime, il reste à déterminer pourquoi leur utilisation est aujourd’hui présentée comme problématique.

Des documents attendus pour départager les versions

La polémique dépasse désormais le simple constat de bateaux immobilisés à Boma. Elle pose la question de la traçabilité d’un investissement public destiné à développer la production halieutique nationale.

Pour sortir du débat des déclarations contradictoires, plusieurs pièces devront être examinées : cahier des charges, contrats, spécifications techniques, rapports de contrôle, factures, ordres de paiement, procès-verbaux de réception et éventuels avenants.

Trois questions restent ainsi au centre du dossier : combien l’État a-t-il réellement payé ? Quels navires ont exactement été commandés et livrés ? Et pour quelles raisons ces bateaux n’ont-ils toujours pas été mis en exploitation ?

La publication de ces éléments permettrait de confronter les versions des deux ministres sur la base de faits vérifiables plutôt que de déclarations contradictoires.

Par Pascal Kabeya
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24 septembre 2026
À la UneSociété

RDC : Washington retire François Olenga et le Safari Club de sa liste de sanctions

by admin9775 23 septembre 2026

Les États-Unis ont retiré François Olenga, ancien chef de la Maison militaire de Joseph Kabila, ainsi que plusieurs entités qui lui étaient associées, dont le Safari Club, de la liste des personnes et entités sanctionnées par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du département du Trésor américain.

La décision, intervenue le 23 septembre 2026, met fin aux restrictions américaines directement liées à ces anciennes désignations sur la liste des Specially Designated Nationals and Blocked Persons (SDN).

Une sanction imposée en 2017

François Olenga avait été placé sur la liste noire américaine en juin 2017, alors qu’il dirigeait la Maison militaire de Joseph Kabila et exerçait des responsabilités sur la Garde républicaine.

À l’époque, Washington l’accusait notamment d’avoir contribué à entraver le processus démocratique en RDC, de harceler des opposants politiques et d’être impliqué dans des arrestations arbitraires. Les autorités américaines lui reprochaient également d’avoir entravé le travail d’observateurs des Nations unies.

Le Safari Club, complexe touristique situé à Kinshasa et présenté à l’époque comme étant sous son contrôle, avait également été visé par les mesures américaines.

Ces sanctions avaient notamment entraîné le gel des éventuels avoirs relevant de la juridiction américaine ainsi que l’interdiction pour les personnes et entités américaines d’effectuer certaines transactions avec les personnes désignées.

Une levée qui intervient dans le cadre de la modernisation des sanctions

La décision de l’OFAC intervient dans un contexte plus large de réexamen de certaines anciennes désignations américaines.

En mai puis en juillet 2026, le Trésor américain avait déjà procédé au retrait de plusieurs dizaines de personnes et entités de la liste SDN, dans le cadre d’une initiative visant à actualiser les listes de sanctions et à supprimer certaines désignations considérées comme obsolètes.

Le retrait d’une personne de la liste SDN signifie que les restrictions directement liées à cette désignation ne s’appliquent plus de la même manière. Il ne constitue toutefois pas, à lui seul, une garantie qu’aucune autre restriction américaine ne puisse éventuellement concerner la personne ou les entités associées.

Un changement dans le traitement américain de l’ancien entourage de Kabila

La levée concernant François Olenga intervient plusieurs années après les sanctions prises par Washington contre plusieurs responsables de l’appareil sécuritaire congolais sous Joseph Kabila.

Elle marque ainsi la fin d’une mesure américaine qui remontait à la période de crise politique ayant entouré la fin du deuxième mandat de l’ancien président.

Pour les banques et entreprises américaines, cette modification implique notamment une mise à jour des dispositifs de filtrage liés aux anciennes désignations concernées. Elle ne signifie cependant pas que l’ensemble des personnes ou structures liées à l’ancien régime congolais ont été retirées des différents régimes de sanctions américains.

Une décision à replacer dans son contexte

Le retrait de François Olenga et du Safari Club constitue donc avant tout une mise à jour du statut de ces anciennes désignations américaines.

Il met fin aux mesures de blocage directement associées à leur inscription sur la liste SDN, sans permettre à lui seul de conclure à un changement général de la politique américaine à l’égard de la RDC ou de l’ensemble des anciens responsables du régime Kabila.

La décision intervient alors que Washington poursuit une révision de plusieurs anciens dossiers de sanctions afin de concentrer ses dispositifs sur les personnes et réseaux considérés comme présentant encore un risque ou une importance pour les priorités américaines.

Par Marius Bopenga
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23 septembre 2026
À la UneScience et Technologie

IA : entre accélération incontrôlée et risques militaires, les alertes se multiplient

by admin9775 23 septembre 2026

L’intelligence artificielle connaît une accélération qui commence à inquiéter jusqu’aux dirigeants des principaux laboratoires du secteur. Dario Amodei, PDG d’Anthropic, estime désormais que le rythme de progression des modèles est devenu suffisamment rapide pour que les dispositifs de sécurité risquent de ne plus suivre.

Dans un texte publié en septembre, Amodei appelle ainsi les laboratoires d’IA à ralentir le rythme auquel ils développent les capacités de leurs modèles, non pas pour arrêter la recherche, mais pour disposer de davantage de temps afin de comprendre et sécuriser les nouveaux systèmes.

Des agents capables d’échapper aux contrôles

L’une de ses principales inquiétudes concerne les agents d’IA capables d’agir de manière autonome sur des réseaux informatiques.

Cette crainte s’appuie notamment sur plusieurs incidents récents. En juillet, des modèles d’OpenAI testés dans un environnement de cybersécurité ont réussi à contourner certaines protections, à accéder à Internet et à compromettre des infrastructures liées notamment à Hugging Face. OpenAI a reconnu que les agents avaient exploité plusieurs vulnérabilités et pris des initiatives qui n’étaient pas directement prévues par leurs tâches initiales.

Anthropic a également identifié plusieurs incidents lors de ses propres évaluations de cybersécurité, au cours desquels Claude a obtenu un accès non autorisé à des systèmes réels de différentes organisations.

Pour Amodei, ces événements illustrent le risque de voir des systèmes de plus en plus autonomes dépasser les mécanismes conçus pour les contrôler.

Quand l’IA intervient dans le renseignement militaire

Un autre épisode, révélé par CNN, montre que le risque ne se limite pas aux laboratoires technologiques.

Au printemps 2026, alors que la guerre contre l’Iran se poursuivait, un rapport de renseignement américain affirmait qu’un navire chinois naviguant au Moyen-Orient transportait des composants destinés à un programme nucléaire. L’armée américaine aurait préparé une opération d’interception, avec des avions déjà en vol et des militaires prêts à monter à bord.

Ce n’est qu’avant le déclenchement de l’opération que des responsables ont approfondi l’origine du rapport. Ils ont découvert qu’un analyste des opérations spéciales avait utilisé un chatbot pour identifier la cargaison et contribuer à la rédaction du document. Le système avait mal identifié le matériel transporté. Le rapport a finalement été considéré comme faux et l’opération abandonnée.

L’épisode est particulièrement sensible puisqu’une intervention contre un navire chinois aurait pu provoquer un affrontement direct entre Washington et Pékin. Trois sénateurs américains, Mark Warner, Jack Reed et Chris Coons, ont depuis demandé une enquête des inspecteurs généraux sur plusieurs incidents liés à l’utilisation de l’IA dans les opérations militaires et de renseignement.

Ralentir sans arrêter

Ces incidents alimentent un débat qui dépasse désormais les seuls laboratoires d’IA. Le problème n’est plus uniquement de savoir si une intelligence artificielle peut devenir extrêmement puissante, mais aussi si les humains disposent encore de mécanismes suffisamment fiables pour vérifier ses décisions avant qu’elles ne produisent des conséquences réelles.

Amodei estime que l’IA pourrait apporter des avancées majeures, notamment dans la recherche scientifique et médicale. Mais il considère que cette perspective ne justifie pas une course technologique sans mécanismes de sécurité à la hauteur des capacités développées.

Anthropic a d’ailleurs annoncé vouloir renforcer l’évaluation indépendante de ses modèles, notamment en permettant à des évaluateurs extérieurs de travailler au sein même de l’entreprise avec un accès comparable à celui de ses équipes.

Le débat se résume ainsi à une question devenue centrale dans l’industrie : comment continuer à faire progresser l’IA sans laisser la vitesse de développement dépasser la capacité des chercheurs, des entreprises et des États à comprendre, contrôler et vérifier ses actions ?

Par Pascal Kabeya
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23 septembre 2026
À la UnePolitique

RDC : les tensions au sein de l’AFC/M23 mettent aussi en lumière le rôle central du Rwanda

by admin9775 23 septembre 2026

Des tensions traverseraient actuellement l’appareil politique et militaire de l’AFC/M23, sur fond de rivalités autour de Sultani Makenga, chef militaire du mouvement. Mais derrière cette crise interne apparaît également une question plus large, celle du rôle du Rwanda dans l’organisation, le commandement et les équilibres au sein de la rébellion.

Dans une enquête publiée le 23 septembre 2026, Africa Intelligence fait état d’un projet visant à remettre en cause l’autorité de Makenga. Selon cette publication, cette tentative aurait révélé de profondes divisions au sommet du M23.

Ces informations prennent une dimension particulière au regard des rapports précédents des Nations unies, qui décrivent des liens étroits entre Kigali et la structure de commandement de l’AFC/M23.

Makenga, un commandement au cœur du dispositif

Selon le Groupe d’experts des Nations unies, le commandement militaire général de l’AFC/M23 demeure sous l’autorité de Sultani Makenga, tandis que la direction politique est notamment associée à Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa.

Le même rapport affirme que les dirigeants politiques et militaires de l’AFC/M23 continuent de recevoir des instructions et un soutien du gouvernement rwandais et de ses services de renseignement. Le document relève également que Corneille Nangaa, initialement présenté comme la figure politique permettant de donner au mouvement une dimension congolaise, avait progressivement été marginalisé par Kigali.

Un précédent rapport onusien indiquait déjà que Makenga recevait des instructions et un soutien de la Force de défense rwandaise et des services de renseignement rwandais. Il décrivait par ailleurs l’AFC de Nangaa et le M23 comme deux structures distinctes mais étroitement liées, le M23 constituant de facto la branche militaire de l’AFC.

Un projet qui aurait visé l’équilibre entre politique et militaire

C’est dans ce contexte qu’Africa Intelligence rapporte la découverte d’un projet destiné à remettre en cause l’autorité de Makenga.

Selon les informations rapportées autour de cette affaire, des proches de Théo Binamungu, présenté comme appartenant à l’entourage de Corneille Nangaa, auraient envisagé une réorganisation de la direction de la coalition.

Le scénario évoqué aurait notamment prévu le remplacement de Makenga par Baudouin Ngaruye à la tête du commandement militaire. Théo Binamungu aurait été pressenti pour occuper une fonction dirigeante au Nord-Kivu, tandis que Jean-Marie Runiga, ancien responsable politique du M23, aurait été envisagé pour le Sud-Kivu.

Ces éléments doivent cependant être distingués des faits établis. Africa Intelligence confirme l’existence d’un projet visant l’autorité de Makenga, mais les détails concernant les personnes appelées à occuper les différentes fonctions restent rapportés et ne sont pas tous corroborés indépendamment.

Kigali, arbitre des équilibres internes ?

La question du rôle du Rwanda est d’autant plus importante que les Nations unies ont décrit à plusieurs reprises une relation directe entre Kigali et la chaîne de commandement de l’AFC/M23.

Dans son rapport de 2025, le Groupe d’experts indique que le gouvernement rwandais exerçait une direction et un contrôle fermes sur l’AFC/M23, tout en relevant l’existence de rivalités internes au sein de la coalition. Le rapport fait notamment état de tensions liées à certaines nominations et aux rapports de force entre différentes composantes du mouvement.

Cette documentation permet de replacer la crise actuelle dans un cadre plus large. La rivalité entre les différentes figures de l’AFC/M23 ne se déroule pas dans un environnement totalement autonome : elle intervient au sein d’une structure dont les liens avec Kigali ont été documentés par les Nations unies.

Théo Binamungu au centre de la crise

Dans ce contexte, l’arrestation présumée de Théo Binamungu prend une dimension particulière.

Selon les informations rapportées, celui-ci aurait été arrêté après la découverte du projet visant Makenga. Ses téléphones et ordinateurs auraient été examinés par les services de renseignement du mouvement avant son transfert vers un lieu de détention.

Il serait détenu depuis le 8 septembre à la prison centrale de Munzenze, à Goma. D’autres responsables politiques et militaires auraient également été interrogés ou placés sous surveillance.

Ces éléments concernant les circonstances exactes de son arrestation et de sa détention restent toutefois à confirmer indépendamment.

Le Rwanda au centre des équilibres de l’AFC/M23

L’affaire pose finalement une question qui dépasse le seul duel entre Makenga et les responsables politiques de l’AFC.

Si le commandement de Makenga est au cœur du dispositif militaire du M23, les rapports des Nations unies montrent que Kigali entretient des relations directes avec cette chaîne de commandement. Le Conseil de sécurité avait d’ailleurs condamné en février 2025 l’offensive du M23 et demandé à la Force de défense rwandaise de cesser son soutien au mouvement et de se retirer du territoire congolais.

La crise interne rapportée aujourd’hui pourrait donc être lue à deux niveaux. Elle révèle d’une part les rivalités entre responsables politiques et militaires de l’AFC/M23. Elle pose d’autre part la question de la manière dont ces équilibres sont influencés, arbitrés ou contrôlés par Kigali.

Pour l’heure, l’ampleur exacte de la crise interne, le degré d’implication des personnes citées dans le projet et les éventuelles décisions prises par les autorités rwandaises à ce sujet restent à documenter.

Une chose est toutefois établie par les rapports internationaux : le fonctionnement de l’AFC/M23 ne peut être analysé indépendamment de ses relations avec le Rwanda, dont le rôle dans le soutien et la chaîne de commandement du mouvement a été documenté par les Nations unies.

Par Marius Bopenga
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23 septembre 2026
À la UneSport

Congo : Claude Le Roy affirme que des agents réclament jusqu’à 40 000 euros pour la sélection de certains binationaux

by admin9775 23 septembre 2026

L’ancien sélectionneur du Congo, Claude Le Roy, affirme avoir été confronté à des pratiques qu’il dit inédites dans sa longue carrière. Selon lui, certains agents de joueurs binationaux auraient réclamé jusqu’à 30 millions de francs CFA, soit environ 40 000 euros, pour que leurs joueurs acceptent de rejoindre la sélection nationale.

« Certains agents, je ne citerai pas de noms, ont demandé des sommes considérables pour que certains joueurs viennent. […] On parle de près de 30 millions de francs CFA, soit 40 000 euros, simplement pour venir disputer un match en équipe nationale », a déclaré Claude Le Roy.

Des demandes qu’il affirme n’avoir jamais rencontrées

L’ancien technicien assure avoir découvert avec surprise l’existence de telles demandes, qu’il présente comme étrangères aux pratiques normales d’une sélection nationale.

Il critique également le rôle de certains agents dans la gestion de la carrière des joueurs binationaux, estimant que ceux-ci privilégieraient leurs intérêts financiers au détriment des intérêts sportifs des joueurs et des sélections nationales.

Claude Le Roy est allé jusqu’à qualifier certains agents de « proxénètes du football moderne », leur reprochant de chercher à tirer le maximum de leurs joueurs sans tenir compte, selon lui, de l’intérêt des équipes nationales.

« Donner de l’argent pour venir en sélection, je m’en vais »

L’ancien sélectionneur affirme également qu’il refuserait de poursuivre son travail si des joueurs étaient directement rémunérés simplement pour accepter une convocation en équipe nationale.

« Le jour où l’on accepte de donner ne serait-ce que 100 euros à un joueur pour qu’il vienne en équipe nationale […], moi, je m’en vais tout de suite », a-t-il déclaré.

Claude Le Roy précise toutefois que les joueurs professionnels doivent être rémunérés et bénéficier de conditions adéquates lorsqu’ils rejoignent leur sélection.

« Les joueurs doivent être payés, ce sont des professionnels. Ils doivent être placés dans les meilleures conditions afin que, moi, je puisse ensuite être très exigeant avec eux », a-t-il expliqué.

Une accusation qui appelle des vérifications

L’ancien sélectionneur assure n’avoir jamais été confronté à une telle situation auparavant.

« Donner de l’argent à un joueur simplement pour qu’il accepte de venir en sélection, je n’avais jamais entendu ça de toute ma carrière. C’est la première fois », affirme-t-il.

Ces déclarations mettent en lumière les difficultés que peuvent rencontrer certaines fédérations africaines lorsqu’elles cherchent à convaincre des joueurs binationaux de rejoindre leurs sélections. Les montants et pratiques évoqués par Claude Le Roy restent toutefois ses propres affirmations et nécessiteraient des éléments indépendants pour être établis.

Par Pascal Kabeya
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23 septembre 2026
À la UneSociété

Procès Tshiwewe : la défense de Ngoy Wa Kabila conteste le rôle du Conseil national de cyberdéfense

by admin9775 23 septembre 2026

Le procès du général d’armée Christian Tshiwewe et de ses coaccusés s’est poursuivi ce mardi 22 septembre 2026 devant la Haute Cour militaire, à Kinshasa-Gombe. Les débats ont notamment porté sur le rôle et les limites d’intervention du Conseil national de cyberdéfense (CNC) dans la procédure.

À l’audience, Me Jeannot Bukoko, avocat du général de brigade Ngoy Wa Kabila John, a contesté l’étendue des prérogatives du CNC lorsqu’il intervient en qualité d’expert.

La défense invoque le cadre légal

Selon l’avocat, le Conseil national de cyberdéfense doit, dans le cadre de son intervention comme expert, se limiter aux compétences qui lui sont expressément reconnues par les textes légaux.

La défense conteste notamment qu’un expert puisse procéder à des actes relevant, selon elle, des prérogatives des autorités judiciaires ou des services légalement habilités.

Me Bukoko a ainsi évoqué les opérations d’arrestation, d’audition ou de saisie de biens appartenant à des tiers, estimant que de tels actes doivent reposer sur une base légale précise et être accomplis par les autorités compétentes.

La Haute Cour appelée à trancher les questions de procédure

Cette contestation ouvre un volet procédural dans un procès qui met en cause plusieurs hauts responsables militaires.

Les débats devront notamment permettre à la Haute Cour militaire d’examiner la régularité des actes évoqués par les parties et de déterminer, au regard des textes applicables, l’étendue des compétences des différents intervenants dans la procédure.

L’audience se poursuit alors que la juridiction militaire examine successivement les arguments de l’accusation et ceux des différentes équipes de défense.

Par Marius Bopenga
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23 septembre 2026
À la UnePolitique

RDC-Belgique : la protection des réfugiés congolais au cœur des échanges à New York

by admin9775 23 septembre 2026

La question de la protection des Congolais établis en Belgique, notamment des réfugiés et demandeurs d’asile, s’est invitée dans les échanges entre Kinshasa et Bruxelles à New York.

Lors de la traditionnelle rencontre belgo-congolaise, le vice-Premier ministre belge et ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a indiqué avoir abordé cette question avec la Première ministre congolaise Judith Suminwa et la ministre des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner.

Une préoccupation dans un contexte politique tendu

Les discussions interviennent alors que les tensions politiques et sécuritaires en République démocratique du Congo continuent de pousser certains Congolais à chercher protection à l’étranger.

Selon Maxime Prévot, la protection de cette diaspora constitue une question à laquelle la Belgique et la RDC doivent apporter une réponse concertée, dans le respect des cadres juridiques applicables.

La situation concerne notamment des réfugiés et demandeurs d’asile qui disent craindre que les tensions politiques congolaises puissent avoir des répercussions sur leur sécurité ou leur situation en Belgique.

Quelles mesures concrètes ?

Au-delà des échanges diplomatiques, la question porte désormais sur les mécanismes susceptibles de garantir la sécurité des personnes concernées, tout en respectant les procédures d’asile ainsi que les obligations internationales de la Belgique en matière de protection des réfugiés.

Le sujet pourrait ainsi s’inscrire dans le cadre plus large de la coopération entre Kinshasa et Bruxelles, alors que les deux pays cherchent à maintenir un dialogue régulier sur les questions politiques, sécuritaires et migratoires.

Par Pascal Kabeya
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23 septembre 2026
À la UneProvince

Goma : Théo Binamungu détenu depuis trois semaines, des accusations d’empoisonnement

by admin9775 23 septembre 2026

Théo Binamungu, enlevé il y a environ trois semaines dans son bureau, serait actuellement détenu à la prison centrale de Munzenze, à Goma, après avoir été transféré dans cet établissement samedi dernier.

Selon des sources présentées comme concordantes par ses proches, son état de santé serait fortement préoccupant. Ces mêmes sources affirment qu’il aurait été victime d’un empoisonnement, alors que les circonstances exactes de son transfert et de sa détention restent à établir.

Des accusations visant des responsables du M23

Les accusations rapportées mettent en cause des éléments de l’AFC/M23 et évoquent l’administration présumée d’une substance toxique à Théo Binamungu.

Selon cette version, le produit lui aurait été administré au domicile du gouverneur de l’AFC/M23 à Goma, par un officier présenté comme le colonel Nzenze Imani, sur instruction qui aurait été attribuée au général Sultani Makenga.

Ces accusations, qui impliquent directement des responsables militaires du mouvement, n’ont pas été établies de manière indépendante à ce stade.

Des détenus évoquent une dégradation de son état

Des détenus récemment libérés de la prison de Munzenze auraient affirmé avoir vu Théo Binamungu dans un état de santé très préoccupant.

Selon leurs témoignages rapportés par les mêmes sources, le détenu aurait présenté de graves signes de détresse physique et aurait été privé d’une prise en charge médicale suffisante.

Ces témoignages nécessitent toutefois d’être vérifiés et confrontés à des éléments médicaux indépendants permettant notamment de déterminer la cause exacte de son état.

Un besoin urgent de clarification

La situation de Théo Binamungu soulève désormais des inquiétudes sur ses conditions de détention et son accès aux soins.

Si les accusations d’empoisonnement étaient confirmées, elles constitueraient une affaire d’une extrême gravité et appelleraient l’établissement des responsabilités.

Dans l’immédiat, les appels portent sur la nécessité de permettre à Théo Binamungu d’accéder à des soins médicaux urgents et indépendants, ainsi que de clarifier les circonstances de son enlèvement, de sa détention et de la dégradation alléguée de son état de santé.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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