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Category:

À la Une

À la UneAfrique

Kagame rejette les accusations de pillage et impute la crise aux FDLR lors du dialogue national

by admin9775 6 février 2026
written by admin9775

Le président rwandais Paul Kagame a une nouvelle fois attribué les tensions avec la République démocratique du Congo (RDC) à la présence des rebelles hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) sur le territoire congolais, tout en rejetant catégoriquement toute motivation liée à l’exploitation des minerais ou à l’expansion territoriale. Il s’est exprimé lors de l’ouverture du dialogue national « Umushyikirano » à Kigali, un moment politique fort au Rwanda.

La menace FDLR, « seul » motif d’intervention selon Kagame

« Le problème que le Rwanda a avec la RDC concerne principalement les FDLR qui y sont présents, ainsi que l’idéologie génocidaire », a déclaré le chef de l’État rwandais. Il a accusé Kinshasa d’avoir « hébergé et armé » ces éléments, affirmant que certains auraient été intégrés à l’armée congolaise (FARDC). Pour Kagame, même si certains combattants sont âgés, la transmission idéologique aux jeunes générations rend la menace permanente.

Il a fermement démenti que les « mesures défensives » du Rwanda soient liées aux minerais congolais, qualifiant ces allégations de « prétentions ». « Si nous étions vraiment en RDC pour les minerais, le Rwanda serait cent fois plus riche que ce que nous sommes aujourd’hui », a-t-il affirmé.

Un conflit dont le Rwanda se présente comme victime et non comme instigateur

Kagame a insisté sur le caractère défensif de sa politique. « La guerre en RDC n’a pas été déclenchée par le Rwanda, ni n’a commencé à partir du Rwanda », a-t-il soutenu, évoquant des menaces sécuritaires persistantes « depuis 1994 », en référence au génocide contre les Tutsi.

Face aux menaces de sanctions internationales, il a adopté un ton martial : « Nous ne nous laisserons pas étouffer par les sanctions », a-t-il lancé, témoignant de sa détermination à résister aux pressions extérieures.

Un discours en opposition frontale avec les rapports internationaux

Ces déclarations interviennent alors que les preuves documentées de l’implication rwandaise s’accumulent :

  • Rapports de l’ONU : Les groupes d’experts mandatés par le Conseil de sécurité documentent régulièrement le soutien en troupes, équipements et commandement du Rwanda au M23.
  • Condamnations internationales : Les États-Unis et plusieurs pays européens ont exigé publiquement le retrait des troupes rwandaises de RDC et imposé des sanctions ciblées.
  • Contradiction avec les faits : Les récentes prises de villes stratégiques comme Uvira et le contrôle de zones minières par le M23, soutenu par Kigali, contredisent le narratif d’une intervention purement défensive contre les FDLR, un groupe militairement affaibli et dispersé.

Une stratégie de communication bien rodée face à l’isolement croissant

Le discours de Kagame à l’Umushyikirano sert plusieurs objectifs :

  1. Légitimation interne : Justifier l’effort de guerre et les sacrifices auprès de la population rwandaise en invoquant une menace existentielle.
  2. Défiance extérieure : Affirmer la souveraineté et l’intransigeance du Rwanda face à la pression occidentale.
  3. Inversion des responsabilités : Présenter le Rwanda comme la victime d’une agression et d’une diabolisation internationales, et la RDC comme un État complice de « génocidaires ».

Ce récit, bien que de moins en moins crédible aux yeux de la majorité de la communauté internationale, reste un pilier de la posture diplomatique de Kigali. Il permet de maintenir un certain soutien interne et de prolonger le flou stratégique, tandis que les opérations militaires se poursuivent en RDC. Le fossé entre ce discours et les constats onusiens ne cesse de se creuser, alimentant une crise de confiance majeure dans la région.

Par Marius Bopenga
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6 février 2026 0 comments
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À la UnePolitique

À Washington, Tshisekedi plaide pour une application rigoureuse de l’accord de paix devant les parlementaires américains

by admin9775 6 février 2026
written by admin9775

En visite aux États-Unis, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, s’est entretenu mercredi 4 février avec les membres influents de la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants. Cette rencontre visait à relancer la dynamique autour de l’accord de paix signé à Washington en décembre 2025 et à consolider le partenariat stratégique bilatéral.

Le chef de l’État congolais a échangé avec le président de la Commission, Brian Mast, ainsi qu’avec les élus Chris Smith, Sarah Jacobs et Gregory Meeks. Au cœur des discussions : la mise en œuvre effective de l’accord de Washington, le renforcement du partenariat entre les deux pays, la protection des civils et le respect du droit international humanitaire.

Tshisekedi exige une « exécution rigoureuse » des engagements

Le président Tshisekedi a insisté sur la nécessité d’une « exécution rigoureuse des engagements pris par toutes les parties » pour garantir une paix durable dans la région des Grands Lacs. Il a reconnu le rôle de l’administration Trump, et du président Donald Trump personnellement, dans la création des « conditions politiques » ayant mené à la signature.

S’exprimant également sur la dimension économique du partenariat, Tshisekedi a affirmé la volonté de Kinshasa de bâtir des « partenariats équilibrés » fondés sur le respect mutuel et le partage équitable des bénéfices. Il a mis en avant le rôle stratégique de la RDC dans la sécurisation des chaînes d’approvisionnement en minerais critiques, présentés comme essentiels à la transition énergétique mondiale.

Les parlementaires américains saluent la rencontre et rappellent les obligations

Dans une déclaration officielle, les parlementaires américains ont salué la tenue de cet échange. Ils ont réaffirmé leur volonté de renforcer le partenariat avec la RDC, tout en rappelant avec fermeté « la nécessité pour toutes les parties de respecter leurs engagements envers l’Accord de Washington ». Cette formulation constitue un rappel implicite, mais clair, adressé au Rwanda et à ses alliés sur le terrain, concernant le retrait des troupes et la cessation des hostilités.

Une visite pour relancer une médiation en panne

Cette rencontre intervient alors que l’accord de Washington montre des signes d’essoufflement et de violation flagrante sur le terrain, notamment avec la prise d’Uvira par le M23 peu après sa signature. En s’adressant directement aux législateurs américains – qui contrôlent le budget et peuvent influencer la politique étrangère –, Tshisekedi cherche à mobiliser le Congrès comme un levier de pression supplémentaire sur l’administration en place pour qu’elle fasse respecter l’accord qu’elle a parrainé. Il tente également de recentrer le récit sur les minerais stratégiques, un argument susceptible de trouver un écho bipartisan à Washington pour des raisons à la fois économiques et de sécurité nationale.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Constant Mutamba, depuis sa cellule, pose ses conditions pour un dialogue « sincère » et rejette tout partage de pouvoir

by admin9775 5 février 2026
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Depuis sa détention, Constant Mutamba, leader du parti NOGEC et autoproclamé « chef de file de l’opposition républicaine », a adressé une lettre publique pour définir sa position sur le dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi. Ce document, à la fois manifeste politique et récit personnel, vise à maintenir sa présence sur l’échiquier politique et à fixer un cadre exigeant pour toute négociation.

Un soutien conditionnel dans un « contexte charnière »

Mutamba affirme ne pas rejeter le principe du dialogue, qu’il voit comme une opportunité de « recréer la cohésion nationale » face à la « guerre d’agression rwandaise » à l’Est. Cependant, son soutien est strictement conditionné. Il exige, avant toute participation, la publication d’une feuille de route claire, la désignation de médiateurs crédibles et la définition d’un format transparent.

La lettre de Constant Mutamba depuis sa cellule n’est pas la plainte d’un perdant. C’est un diagnostic froid et un ultimatum salutaire adressé à toute la classe politique congolaise. Alors que le pouvoir parle d’« inclusivité » et d’« unité nationale », l’opposant emprisonné lui renvoie, preuves à l’appui, le reflet de ses contradictions.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

Corridor de Lobito : la RDC, la Zambie et l’Angola lancent une réunion de coordination à Luanda

by admin9775 5 février 2026
written by admin9775

La République démocratique du Congo (RDC), la Zambie et l’Angola tiennent depuis ce jeudi 5 février à Luanda, capitale angolaise, une réunion inaugurale de coordination, en partenariat avec la Banque mondiale, sur la mise en œuvre du projet stratégique du corridor de Lobito. Cette rencontre de deux jours réunit les ministres des Transports, des Finances et du Commerce extérieur des trois pays, avec pour objectif d’aligner les politiques, coordonner les investissements et mobiliser les partenaires publics et privés.

Présenté comme un levier de croissance économique, de commerce intra-africain et de création d’emplois, le corridor de Lobito relie l’Afrique australe et centrale aux marchés mondiaux. Donnant le coup d’envoi de cette réunion, le président angolais João Lourenço a appelé les États et les partenaires financiers au pragmatisme pour accélérer sa mise en œuvre.

La RDC mise sur une approche globale

Le vice-Premier ministre et ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, a affirmé que la RDC privilégie une approche intégrée du corridor, combinant transports, logistique, énergie, commerce et développement industriel. La première phase prioritaire concerne le tronçon Dilolo-Kolwezi-Tenge.

« Nous avons différentes phases que nous sommes en train d’aborder. La priorité a été de stabiliser la route entre Dilolo et Kolwezi. Bien sûr, c’est un vieux rail que nous réhabilitons avec l’appui du secteur privé. Nous avons obtenu un financement de 110 millions de dollars pour intervenir sur 80 kilomètres de ce tronçon », a-t-il expliqué.

Un levier de développement pour les populations

Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a insisté sur l’appropriation du corridor par les pays concernés et sur la nécessité d’en faire un véritable levier de développement.

« Le corridor de Lobito était souvent perçu comme un projet porté par d’autres. Je suis heureux que désormais les acteurs concernés – Angola, RDC, Zambie – se mettent ensemble avec les partenaires pour réfléchir à ses impacts sur nos populations. Si nous continuons à le considérer uniquement comme une infrastructure de transport, les populations resteront dans l’état où le corridor les a trouvées », a-t-il déclaré.

Réformes pour améliorer le climat des affaires

De son côté, le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a rappelé que la RDC mène des réformes pour consolider l’amélioration du climat des affaires, condition essentielle pour attirer les investissements et garantir la réussite du projet.

Radio okapi

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À la UneEconomie

Le ministre Paluku dénonce une « stratégie économique » rwandaise basée sur la destruction du capital humain et le pillage des ressources

by admin9775 5 février 2026
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Lors d’une journée nationale de mémoire pour les victimes de l’Est, le ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku Kahongya, a livré une analyse percutante des motivations économiques qu’il attribue à l’agression rwandaise en RDC. Devant un parterre d’autorités dont la Première ministre Judith Suminwa, l’ancien gouverneur du Nord-Kivu a développé la thèse d’une guerre visant à anéantir le capital humain congolais pour mieux piller les minerais.

Une stratégie en deux temps : détruire pour mieux régner

L’intervention du ministre, intitulée « Conséquences économiques de la guerre et de l’occupation », a pointé un double objectif stratégique attribué à Kigali :

  1. La destruction du capital humain : Julien Paluku a souligné que les 7 millions de personnes déplacées – une population équivalente à celle du Congo-Brazzaville, du Lesotho et du Botswana réunis – représentent une annihilation délibérée d’un « facteur de production ». Selon lui, affaiblir la capacité productive locale crée un marché captif pour les biens rwandais. « Le Rwanda compte environ 10 millions d’habitants et son marché le plus sûr est la RDC. Il s’agit donc de détruire la capacité productive locale afin de trouver plus facilement des débouchés », a-t-il expliqué.
  2. Le pillage systématique des ressources : Le ministre a présenté des chiffres saisissants pour étayer sa thèse. Il a affirmé que les revenus miniers du Rwanda sont passés de 70 millions de dollars en 2007 à près de 2 milliards de dollars en 2025, une explosion qu’il impute directement au pillage des ressources congolaises. « Les véritables « FDLR » poursuivis par Kigali en RDC sont en réalité les minerais et autres ressources naturelles congolaises », a-t-il lancé.

L’or du Sud-Kivu, nouvel enjeu de la conquête

Paluku a relié l’extension récente des combats vers le Sud-Kivu à la mise en place par Kinshasa de la société Congo Gold Trading. Cette joint-venture avec un partenaire émirati aurait fait passer la production d’or déclarée de quelques kilos par an à 800 kilos par mois, soit près de 10 tonnes annuelles, représentant une valeur d’environ 2 milliards de dollars. « Le Rwanda a donc rapidement compris qu’il fallait attaquer le Sud-Kivu pour poursuivre ce deuxième FDLR, qui s’appelle l’or », a-t-il asséné.

Pour le ministre, cette réalité est si écrasante que Kigali aurait cessé de publier les statistiques de sa Banque centrale depuis mai 2025 pour éviter les questions. « On ne peut pas passer de 70 millions à 2 milliards de dollars comme si les ressources s’étaient multipliées dans le sol », a-t-il ironisé.

Contexte : Une journée de mémoire pour maintenir la pression

Cette analyse a été livrée lors d’une commémoration officielle, un an après la chute de Goma aux mains du M23. Axée sur le thème « Résistance, Résilience et Unité », cette journée visait à ancrer le conflit dans la mémoire nationale et à maintenir l’attention diplomatique. La présence de la Première ministre Judith Suminwa et de membres du gouvernement soulignait la volonté de l’exécutif de porter ce récit sur la scène internationale.

Analyse : Un discours offensif pour une bataille narrative

La déclaration de Julien Paluku va au-delà du constat. Elle constitue une arme rhétorique et diplomatique agressive, visant à :

  • Déplacer le récit du cadre strictement sécuritaire vers une dénonciation économique systématique.
  • Légitimer la résistance en présentant la guerre comme une lutte pour la survie économique et démographique de la nation.
  • Appeler à des sanctions économiques ciblées contre le Rwanda en documentant, selon les termes de Kinshasa, un pillage à grande échelle.

Ce discours place l’argument des « minerais du sang » au centre de la controverse, défiant la communauté internationale de fermer les yeux sur ce qui est décrit comme une prédation économique déguisée en conflit ethnique ou sécuritaire.

Conclusion : De la mémoire à l’action

Si la journée n’a pas débouché sur des annonces politiques immédiates, le discours de Julien Paluku en a été le pivot stratégique. Il révèle la volonté de Kinshasa de judiciariser et d’économiser le conflit à l’international, en accumulant des chiffres-chocs pour nourrir des rapports d’experts et des résolutions onusiennes. La question demeure de savoir si cette bataille narrative, aussi percutante soit-elle, parviendra à se traduire en mesures concrètes de pression sur Kigali et en une sécurisation effective des zones minières, ou si elle restera un chapitre de plus dans la longue litanie des dénonciations congolaises.

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À la UneNouvelles nécrologiques

Ron Kenoly, légende mondiale de la louange contemporaine, s’est éteint à 81 ans

by admin9775 5 février 2026
written by admin9775

Le monde de la musique chrétienne est en deuil. Ron Kenoly, chanteur, compositeur et pasteur dont les hymnes ont résonné dans des églises et des stades du monde entier, s’est éteint le 3 février à l’âge de 81 ans. Sa disparition a déclenché une vague d’hommages unanimes, saluant l’héritage d’un « vrai adorateur » et d’un pionnier qui a façonné le paysage du gospel et de la louange moderne.

Un héritage musical qui a traversé les frontières

Sur les réseaux sociaux, les témoignages de pasteurs, musiciens et simples fidèles ont fusé, qualifiant l’artiste de « légende », de « chef de culte » et de « serviteur fidèle ». Ces hommages reflètent l’impact profond d’un ministère musical qui a marqué plusieurs générations. Des chants comme « Ancient of Days », « Anointing Fall On Me » ou « Jesus Is Alive » sont devenus des classiques intemporels, repris dans des milliers de langues et de cultures.

Sa percée internationale majeure s’est produite au début des années 1990, culminant avec l’album « Welcome Home » (1996), sacré meilleur album de musique chrétienne par Billboard en 1997 – une reconnaissance rare qui a fait sortir sa musique des cercles strictement confessionnels.

Un parcours de soldat à ambassadeur de la louange

Né le 6 décembre 1944 à Coffeyville (Kansas), Ron Kenoly a très tôt nourri une passion pour la musique. C’est pendant son service dans l’US Air Force (1965-1968) qu’il a effectué ses premières tournées. Après une brève carrière dans la musique profane, il s’est entièrement consacré au gospel, sortant son premier album « You Ought to Listen to This » en 1983.

Son ancrage ministériel s’est affirmé en 1985 lorsqu’il est devenu responsable du culte au Jubilee Christian Center de San Jose (Californie). Deux ans plus tard, nommé « ambassadeur de la musique » de son église, il a commencé à conseiller des congrégations à travers les États-Unis sur le développement de leurs ministères de louange.

L’architecte d’un son global

Gospel music icon Ron Kenoly dies at 81 🕊️ pic.twitter.com/jJsCFu2C6D

— 𝕏 Ghana 🇬🇭 (@xghana_) February 3, 2026

Ron Kenoly ne fut pas seulement une voix puissante ; il fut un architecte sonore. Son style unique, fusionnant le gospel afro-américain racine, le R’n’B et les structures de la louange d’assemblée, a créé un pont entre les traditions noires américaines et l’émergence d’un culte chrétien globalisé et contemporain. Sa musique, souvent enregistrée en public avec de grands chœurs, avait une dimension expérientielle et communautaire qui invitait à la participation bien au-delà du simple spectacle.

En inscrivant la louange dans des arrangements accessibles et entraînants, il a largement contribué à la démocratisation d’une forme de culte émotionnel et expressif, influençant durablement des artistes majeurs comme Don Moen, Israel Houghton ou des collectifs comme Hillsong.

Une louange qui survit à son interprète

Ron Kenoly laisse dans le deuil son épouse Edith, ses trois enfants Samuel, Ronald Jr. et Tony. Les détails des obsèques n’ont pas encore été communiqués.

Plus qu’une discographie, son héritage est une posture d’adoration. Dans un monde chrétien parfois divisé, sa musique a su unifier. Alors que les échos de « Ancient of Days » continueront de s’élever dans d’innombrables sanctuaires, il demeure, par son œuvre, ce qu’il a toujours aspiré à être : un serviteur dont la vie a pointé des générations vers la célébration. La louange qu’il a enseignée au monde lui survit, preuve ultime de la réussite de son ministère.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

Un protocole d’accord stratégique pour les minerais critiques : Glencore et un consortium américain visent les géants miniers du cuivre et du cobalt en RDC

by admin9775 4 février 2026
written by admin9775

Un projet d’investissement majeur, aux implications géostratégiques, se dessine dans le secteur minier congolais. Le géant suisse Glencore et le consortium américain Orion Critical Minerals (Orion CMC), soutenu par le gouvernement des États-Unis, ont signé mardi 3 février un protocole d’accord (MoU) non contraignant. Il porte sur une éventuelle acquisition par Orion de 40% des parts détenues par Glencore dans deux joyaux de l’industrie : la Mutanda Mining (Mumi) et la Kamoto Copper Company (KCC).

Si la transaction se concrétise, elle valoriserait les deux entités à près de 9 milliards de dollars, selon des estimations citées par les médias congolais. Cet accord potentiel illustre l’intensification de la course aux minerais critiques, principalement le cobalt et le cuivre, dont la RDC est le premier producteur mondial pour le premier et un acteur majeur pour le second.

Les termes de l’accord envisagé : un partenariat à l’américaine

Le MoU, s’il débouche sur des accords fermes, structurerait un partenariat inédit :

  • Gouvernance : Orion CMC obtiendrait le droit de nommer des administrateurs non exécutifs dans les conseils de Mumi et KCC, lui offrant une voix dans la stratégie.
  • Commercialisation : Le consortium assurerait la commercialisation de sa part de production auprès d’acheteurs identifiés, alignant les flux de minerais sur les objectifs de sécurité d’approvisionnement des États-Unis.
  • Opérations : Glencore conserverait la gestion opérationnelle et l’exploitation des mines, garantissant la continuité technique.

Une manœuvre aux forts relents géopolitiques

Cette initiative dépasse largement le cadre d’un simple investissement commercial. Elle s’inscrit au cœur de la stratégie américaine visant à diversifier et sécuriser ses chaînes d’approvisionnement en minerais essentiels à la transition énergétique et à l’industrie de défense, tout en contrecarrant l’influence d’autres puissances, notamment la Chine, très présente dans le secteur congolais.

Les déclarations des officiels américains sont sans équivoque. Le secrétaire d’État adjoint Christopher Landau y voit une concrétisation du partenariat stratégique USA-RDC. Ben Black, directeur général de la U.S. International Development Finance Corporation (DFC), institution publique de financement du développement, affirme que cela « sécuriserait l’approvisionnement » tout en favorisant « la stabilité régionale ».

Une validation pour la RDC et des perspectives d’expansion

Pour Glencore, cet intérêt américain majeur sert de label de confiance. Son directeur général, Gary Nagle, y lit une reconnaissance des « efforts entrepris par les autorités congolaises pour attirer des capitaux étrangers ».

Le protocole d’accord évoque également une volonté commune d’examiner de nouvelles opportunités d’expansion en RDC et dans la ceinture cuprifère africaine, en collaboration avec le gouvernement congolais et la Gécamines, l’entreprise publique partenaire dans ces projets.

Un pas en avant, mais le chemin reste long

Ce MoU constitue une avancée diplomatique et commerciale significative, mais son aboutissement est loin d’être garanti. Plusieurs étapes critiques s’annoncent :

  1. Due diligence : Des audits approfondis des actifs et des opérations devront être menés.
  2. Négociations finales : La conversion du MoU non contraignant en accords d’achat d’actions juridiquement contraignants sera complexe.
  3. Approbations réglementaires : L’accord devra recevoir le feu vert des autorités congolaises (probablement au plus haut niveau) et des régulateurs de la concurrence concernés.
  4. Équation avec la Gécamines : Le rôle et l’accord du partenaire étatique congolais, la Gécamines, seront déterminants dans la réussite de l’opération.

Un test pour la stratégie américaine et l’attractivité de la RDC

Ce projet potentiel de près de 9 milliards de dollars est un test grandeur nature. Pour Washington, il s’agit de prouver sa capacité à concrétiser sa stratégie de « friend-shoring » (relocalisation chez des alliés) dans un secteur ultra-concurrentiel. Pour Kinshasa, c’est l’occasion d’attirer un investissement structurant, de diversifier ses partenaires stratégiques et de renforcer sa position dans la chaîne de valeur mondiale des minerais critiques. La suite des événements dévoilera si cette annonce est un véritable tournant ou une simple intention dans le jeu complexe de la géopolitique des ressources.

Par Marius Bopenga
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À la UneNouvelles nécrologiques

Elbas Manuana Ndosi, le passeur de conscience du théâtre congolais, s’est éteint

by admin9775 4 février 2026
written by admin9775

Un silence lourd s’est abattu sur la scène culturelle congolaise. Elbas Manuana Ndosi, monument du théâtre et du cinéma, s’est éteint mardi 3 février à l’hôpital de Ngiri-Ngiri, après une longue maladie. Sa disparition emporte bien plus qu’un acteur talentueux ; elle prive le pays d’un « passeur », d’une conscience artistique qui a façonné des générations.

Figure tutélaire et pourtant profondément accessible, Elbas Manuana appartenait à une école où l’art dramatique était un engagement total. Derrière ses rôles à l’écran, qui ont marqué le grand public, se cachait un homme dont l’œuvre la plus profonde s’est construite dans l’ombre des salles de répétition et des amphithéâtres.

À l’INA, l’héritier devenu patrimoine vivant

C’est à l’Institut national des arts (INA) que son influence fut la plus pérenne. Il n’y était pas simplement un professeur, mais un repère, une mémoire incarnée du théâtre congolais. Sa pédagogie ne visait pas à former des techniciens du jeu, mais des artistes conscients. Il poussait ses étudiants à interroger l’essence même de leur présence sur scène : « Pourquoi jouez-vous ? Quelle vérité portez-vous ? »

Pour lui, le théâtre était un miroir social critique, un outil d’éveil bien au-delà du divertissement. Cet engagement transparaissait dans son approche exigeante du texte, du corps de l’acteur et de son rapport au public.

Un bâtisseur de ponts entre les générations

Ce qui singularisait Elbas Manuana était son refus absolu de la distance hiérarchique. Artiste reconnu, il écoutait, doutait et échangeait d’égal à égal avec les apprentis comédiens. Cette philosophie de la transmission par la confiance s’est concrétisée par des actes forts : dès les années 2000, il a ouvert les portes de productions professionnelles à ses anciens élèves, leur offrant non seulement une opportunité, mais une légitimation précoce.

Il incarnait ainsi un rare pont entre l’âge d’or du théâtre congolais et sa relève, convaincu que l’avenir de l’art se construisait en partageant le feu sacré.

Analyse : Une disparition qui révèle l’ampleur d’une œuvre silencieuse

La disparition d’Elbas Manuana Ndosi souligne cruellement le rôle vital et souvent sous-estimé des passeurs culturels. Dans un paysage artistique parfois fragmenté, son travail patient à l’INA a constitué un ciment essentiel, préservant une éthique et une vision exigeante de l’art dramatique.

Son héritage ne se mesure pas seulement à sa filmographie, mais à la posture artistique qu’il a inoculée à des centaines de comédiens, metteurs en scène et dramaturges aujourd’hui actifs. Il laisse derrière lui une école de pensée : celle d’un théâtre comme acte de responsabilité sociale et de recherche de vérité humaine.

Conclusion : Le rideau se lève sur l’héritage

Si le rideau est tombé sur l’homme, sa réplique la plus puissante résonne encore. Elle est palpable dans le travail de tous ceux qu’il a formés, guidés et inspirés. Elbas Manuana Ndosi s’en va au moment où le Congo traverse des crises multiformes, rappelant par son parcours que la culture n’est pas un ornement, mais un pilier fondamental de conscience et de résilience nationale.

Sa plus grande réussite aura été de faire comprendre que le plus beau rôle d’un artiste n’est pas toujours celui qu’il joue sous les projecteurs, mais parfois celui, invisible et décisif, de semer l’avenir. La scène congolaise, en deuil, est aujourd’hui peuplée de ses témoins.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Le Président Félix Tshisekedi a participé au World Gouvernments Summit (WGS) 2026 à Dubaï

by admin9775 4 février 2026
written by admin9775

Au lendemain de la signature de l’Accord de Partenariat Économique Global entre la République Démocratique du Congo et les Émirats arabes unis, le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a pris part à l’ouverture du World Governments Summit (Sommet mondial des gouvernements) qui se tient du 3 au 5 février à Dubaï sous le thème « Façonner les gouvernements de demain ». 

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‎Cette édition, la plus importante de l’histoire du sommet avec plus de 320 sessions et 24 forums, réunit plus de 450 leaders pour anticiper les tendances mondiales, renforcer la coopération internationale et innover dans le secteur public. Pour la première fois, le World Laureates Summit intègre 87 prix Nobel et scientifiques de haut niveau aux débats politiques pour promouvoir des solutions fondées sur la science.

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‎La participation de la République Démocratique du Congo au World Governments Summit (WGS) 2026 à Dubaï revêt une importance stratégique majeure pour l’affirmation de son rôle de « pays-solutions» : pays-solutions pour le climat, par la puissance de ses forêts et de ses tourbières; pays-solutions pour la transition énergétique, par ses minerais critiques et son potentiel hydroélectrique unique; pays-solutions pour la paix, par son expérience et son engagement en faveur d’un multilatéralisme juste et efficace.

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La MONUSCO prête à appuyer, dans l’Est de la RDC, le mécanisme de suivi du cessez-le-feu conclu à Doha

by admin9775 4 février 2026
written by admin9775

Dans un communiqué publié ce mercredi 4 février, la MONUSCO a salué les avancées obtenues sous la médiation du Qatar entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23. La Mission onusienne se dit prête à passer à l’action pour soutenir concrètement la fin des hostilités.

L’accord trouvé à Doha porte sur les « Termes de référence » détaillés visant à opérationnaliser le mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu. Pour la Mission, ce document est la pièce maîtresse permettant de transformer une promesse diplomatique en une réalité sécuritaire tangible sur le terrain.

S’appuyant sur la résolution 2808 du Conseil de sécurité, la MONUSCO réaffirme son mandat pour fournir un appui technique et logistique essentiel. Ce soutien sera principalement orienté vers le Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus (MCVE+), placé sous l’égide de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL).

Vivian van de Perre, Cheffe par intérim de la MONUSCO, a souligné que la Mission a déjà renforcé sa préparation interne pour cette nouvelle phase : 

« La Mission est prête à intervenir de manière progressive et adaptable, tout en respectant strictement la souveraineté de la République démocratique du Congo ».

Une synergie diplomatique régionale et internationale

Outre le rôle de médiateur du Qatar, la MONUSCO a rendu hommage à l’implication coordonnée de plusieurs acteurs clés :

  • Les facilitateurs : L’Union Africaine et les États-Unis.
  • Les organisations régionales : La SADC, la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et la CIRGL.

L’objectif final de cette mobilisation reste de réduire la violence armée, de protéger les populations civiles et de créer un environnement favorable à une solution politique durable. Sur le terrain, l’attention se porte désormais sur le déploiement effectif des vérificateurs, qui bénéficieront de la protection et du soutien logistique des Casques bleus.

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