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À la Une

À la UnePolitique

Discours du Président Tshisekedi au Corps diplomatique : un plaidoyer pour l’ordre international et une feuille de route pour 2026

by admin9775 1 février 2026
written by admin9775

À l’occasion de la traditionnelle cérémonie de vœux au Corps diplomatique, le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi a prononcé un discours d’orientation majeur, mêlant un plaidoyer ferme pour le multilatéralisme face à l’agression rwandaise et l’annonce d’initiatives internes, dont un dialogue national, pour consolider le front intérieur.

Condamnation de l’agression rwandaise et appel à l’action

Le chef de l’État est revenu avec force sur la crise à l’Est, qualifiée de « guerre d’agression rwandaise injuste ». Il a estimé que la récente reconnaissance par Kigali de son soutien au M23 constituait un « tournant majeur » qui « réduit l’espace du déni, clarifie les responsabilités et oblige chacun à passer des exhortations aux mécanismes d’exécution ».

Il a listé les engagements non-négociables pour la paix :

  • Arrêt immédiat de tout soutien aux groupes armés.
  • Retrait des forces étrangères du territoire congolais.
  • Restauration effective de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire.

Tshisekedi a réaffirmé sa confiance dans les processus de Doha et de Washington, ainsi que dans la médiation de l’Union Africaine, tout en soulignant que le temps des paroles était révolu au profit de l’exécution des résolutions internationales.

La souveraineté, principe intangible

Le Président a posé un principe fondamental pour la diplomatie congolaise : « La souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale des États ne sont pas des principes à géométrie variable ; elles constituent le socle d’un ordre international juste ». Cette déclaration vise à contester toute tentative de justifier l’ingérence rwandaise par des arguments sécuritaires.

Annonce d’un dialogue national « apaisé et inclusif »

Face aux défis, le Président a annoncé sa volonté d’organiser un « dialogue entre Congolais ». Il l’a décrit comme devant être « apaisé, inclusif, résolument républicain », avec pour objectif de « consolider la cohésion nationale ». Il a précisé que ce dialogue :

  • Ne remettrait pas en cause les institutions issues du suffrage universel.
  • Se tiendrait sur le sol congolais, conduit par les institutions de la République.
  • Ne pourrait servir à « relativiser une agression » ou à « diluer des responsabilités établies », préservant ainsi la question sécuritaire comme une affaire d’État face à l’extérieur.

Une vision économique régionale transformatrice

Tshisekedi a présenté une ambition économique tournée vers la transformation locale et l’intégration régionale tangible. Il a rejeté les « logiques d’extraction brute » pour promouvoir la traçabilité, les chaînes de valeur régionales et des partenariats équitables. Il a cité en exemples les projets structurants : le Corridor de Lobito, le Couloir vert Kivu-Kinshasa et le Grand Inga.

Les quatre priorités de l’année 2026

Le chef de l’État a défini 2026 comme une année décisive autour de quatre axes :

  1. La sécurisation durable de l’Est et la restauration de l’autorité de l’État.
  2. L’accélération de la gouvernance.
  3. La transformation de l’économie.
  4. La consolidation de l’unité nationale.

Une stratégie à deux niveaux

Ce discours esquisse une stratégie de fermeté à l’extérieur et d’ouverture mesurée à l’intérieur.

  • À l’international : Il durcit le ton en invoquant le droit international et en exigeant des actes, capitalisant sur l’aveu rwandais pour isoler diplomatiquement Kigali.
  • Sur le plan national : L’annonce d’un dialogue vise à resserrer les rangs dans la classe politique et la société civile, potentiellement divisées, pour présenter un front uni face à l’agression. C’est une manœuvre pour renforcer la légitimité et la stabilité internes, conditions nécessaires pour mener une résistance prolongée.

Le Président Tshisekedi place ainsi 2026 sous le signe d’une double exigence : la défense intransigeante de la souveraineté et la recherche de l’unité nationale, tout en poursuivant une vision économique ambitieuse. La réalisation de cet agenda dépendra de sa capacité à traduire ces principes en actions concrètes sur tous les fronts.

Par Pascal Kabeya
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À la UneProvince

Rubaya : plus de 200 morts dans l’effondrement d’une mine de coltan sous contrôle du M23

by admin9775 1 février 2026
written by admin9775

Une catastrophe minière d’une ampleur effroyable a frappé ce jeudi le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Au moins 226 personnes ont péri dans l’effondrement de puits d’extraction artisanale de coltan à la mine de Rubaya. Le drame, survenu en pleine saison des pluies, met en lumière les conditions de travail mortelles et l’exploitation incontrôlée des ressources dans une zone sous contrôle rebelle.

Un bilan humain dramatique et encore provisoire

Le glissement de terrain a enseveli des centaines de creuseurs artisanaux alors qu’ils se trouvaient dans les galeries souterraines. Parmi les victimes figurent des mineurs adultes, des enfants et des commerçantes. Le bilan, déjà lourd, pourrait encore s’alournir selon les sources locales, les opérations de secours se poursuivant dans des conditions extrêmement difficiles. Des survivants grièvement blessés ont été transférés vers Goma pour des soins.

L’indignation face à l’exploitation des enfants

Une séquence vidéo diffusée sur les réseaux sociaux a provoqué une vague d’indignation. On y voit Bahati Musanga Erasto, présenté comme le gouverneur de la province du Nord-Kivu nommé par l’AFC/M23, s’étonner lors d’une visite sur place de la présence d’un enfant de deux ans parmi les creuseurs rescapés. « Oui, un creuseur de deux ans ? » s’interroge-t-il, avant de s’inquiéter de l’état des vêtements des survivants plutôt que des causes structurelles de la tragédie.

Ces images illustrent de façon criante le travail des enfants et l’absence totale de normes de sécurité qui règnent sur ces sites, soulignant la responsabilité des autorités de fait dans la gestion catastrophique de cette activité.

Une mine stratégique sous contrôle rebelle

Le drame se produit dans un contexte géopolitique hautement sensible. La zone minière de Rubaya, l’une des plus riches en coltan au monde avec une production estimée à près de 120 tonnes par mois, est sous le contrôle du mouvement rebelle AFC/M23 depuis avril 2024. Selon les rapports des Nations Unies, cette production est majoritairement exportée illégalement vers le Rwanda voisin, alimentant ainsi les finances du groupe armé et les tensions régionales.

Une tragédie annoncée dans un secteur non régulé

Cette catastrophe n’est malheureusement pas un cas isolé. Les effondrements sont fréquents dans les mines artisanales de l’Est de la RDC en raison de :

  • L’excavation non réglementée et sans soutènement.
  • L’absence totale d’infrastructures de sécurité et de mécanismes de protection des travailleurs.
  • L’impact de la saison des pluies sur des sols déjà fragilisés.
    En juin dernier, un éboulement similaire sur un site voisin à Bibatama avait fait au moins 17 morts.

Des responsabilités multiples et une urgence humanitaire

Cette tragédie pose des questions accablantes :

  1. Responsabilité du M23 : En tant qu’autorité contrôlant la zone depuis près de deux ans, le mouvement rebelle est directement responsable de la sécurité des populations et de la régulation des activités économiques sur son territoire. La fermeture temporaire décrétée après la catastrophe apparaît comme un geste trop tardif.
  2. Complicité des circuits internationaux : Les défenseurs des droits humains dénoncent un système d’exploitation soutenu par des circuits commerciaux internationaux qui ferment les yeux sur les conditions d’extraction pour s’approvisionner en minerais stratégiques.
  3. Urgence humanitaire et protection : Outre les secours, une intervention urgente est nécessaire pour protéger les enfants et les travailleurs de l’exploitation et sécuriser les sites.

Ce drame est un rappel sinistre du coût humain exorbitant de l’exploitation illégale des ressources dans l’Est de la RDC. Il met en lumière l’impératif de traçabilité des minerais et de responsabilisation de tous les acteurs de la chaîne d’approvisionnement, des creuseurs aux consommateurs finaux, tant que persiste un conflit où le contrôle des mines finance la guerre et l’insécurité.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneSport

Slimane Rahou, nouvel entraîneur principal du TP Mazembe

by admin9775 31 janvier 2026
written by admin9775

Slimane Rahou, technicien franco-algérien de 51 ans, a officiellement pris les rênes du TP Mazembe ce vendredi 30 janvier 2026. Il signe un contrat jusqu’à la fin de la saison 2025-2026, succédant à Lamine Mamadou Ndiaye après la victoire 2-1 contre Sanga Balende.

Remise-reprise et ambitions

Dans un communiqué rendu publique vendredi 30 janvier sur son site officiel, la direction des Corbeaux du TP Mazembe a salué « ce nouvel architecte du jeu mazembien, reconnu pour ses qualités humaines et techniques à faire émerger les meilleurs potentiels ».

La remise-reprise s’est déroulée en début d’après-midi à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, lors d’une réunion avec le staff technique et les capitaines. Un accord amiable a été trouvé avec le Sénégalais, Ndiaye, précise le club dans son communiqué.

Leader du groupe A de la Ligue nationale du football, (Linafoot) avec 42 points, le TP Mazembe mise sur Rahou pour maintenir sa dynamique et viser les titres. Le club espère un renouveau tactique avec ce coach réputé pour faire émerger les talents.

Radio okapi

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À la UneAfrique

Est de la RDC: après Félix Tshisekedi, les facilitateurs de l’UA s’entretiennent avec Paul Kagame

by admin9775 31 janvier 2026
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La tournée diplomatique du panel de médiation de l’Union africaine (UA) sur la crise dans l’Est de la RDC se poursuit. Après avoir rencontré le président congolais Félix Tshisekedi à Kinshasa jeudi, les anciens chefs d’État ont été reçus vendredi 30 janvier par le président rwandais Paul Kagame à Kigali.

Deux réunions distinctes ont structuré cette étape clé :

  1. Un entretien en tête-à-tête entre Paul Kagame et le président togolais Faure Gnassingbé, désigné médiateur principal de l’UA pour ce conflit.
  2. Une rencontre élargie incluant également quatre des cinq membres du panel de facilitation : l’ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, l’ancienne cheffe de l’État centrafricaine Catherine Samba-Panza, l’ex-présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde et le président botswanais Mokgweetsi Masisi.

Des discussions centrées sur la sécurité et la coordination des efforts

Selon un communiqué de la présidence rwandaise, les échanges ont porté sur la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, l’état d’avancement des engagements diplomatiques pris (notamment ceux des Accords de Washington) et les moyens de renforcer la coordination des efforts régionaux et continentaux.

Cette visite à Kigali, qui intervient moins de 24 heures après celle à Kinshasa, illustre la volonté des médiateurs africains d’écouter les deux parties en conflit dans un délai très rapproché, afin de maintenir un équilibre et une dynamique de dialogue.

Poursuite de la mission

À l’issue de cette étape, le président Faure Gnassingbé doit poursuivre « les consultations en vue de parvenir à une solution africaine à ce conflit », selon un communiqué togolais. Cette formulation réaffirme l’ambition de l’UA de faire prévaloir une médiation continentale, dans un dossier où les initiatives extra-africaines (américaine, qatarie) ont jusqu’ici dominé sans succès durable.

L’UA tente de reprendre la main sur un dossier critique

Cette séquence diplomatique intense montre la tentative de l’Union africaine de repositionner son leadership sur le dossier congolais, face à l’impasse des autres processus. En déployant un panel de haut niveau et en maintenant un contact direct et simultané avec Kinshasa et Kigali, l’UA cherche à :

  • Relancer un dialogue direct entre les deux capitales.
  • Proposer un cadre alternatif ou complémentaire aux initiatives américaine et qatarie.
  • Rassurer sur sa capacité à gérer ses propres crises.

La crédibilité de cette nouvelle médiation dépendra de sa capacité à obtenir des gestes concrets de désescalade de la part du Rwanda et du M23, et à convaincre Kinshasa que cette voie peut être plus efficace que celles qui ont précédé.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

Cobalt : face aux quotas en RDC, Glencore veut prioriser la production de cuivre en 2026

by admin9775 30 janvier 2026
written by admin9775

Malgré la levée en octobre 2025 de l’embargo imposé sur les exportations de cobalt en RDC à partir de février, Glencore n’a pu expédier aucune tonne avant la fin de l’année. Le volume de cobalt produit dans le pays en 2025 dépasse par ailleurs les quotas d’exportation qui lui sont alloués pour 2026.

Glencore a publié jeudi 29 janvier ses prévisions de production de cuivre pour 2026, sans en donner pour le cobalt. Le groupe suisse souligne qu’il « existe actuellement trop d’incertitudes pour fournir des prévisions fiables », et précise que la production de cuivre en RDC sera prioritaire par rapport à celle de cobalt, pour lequel des quotas d’exportations sont en place.

Glencore a produit 33 500 tonnes de cobalt en RDC l’année dernière, en baisse de 5 % par rapport à 2024, mais l’essentiel de cette production n’a pas pu être exporté, à cause d’un embargo imposé fin février 2025 sur les exportations congolaises de ce métal stratégique pour l’industrie des véhicules électriques. Décidé par les autorités pour faire face à un marché excédentaire qui tirait les prix du cobalt vers le bas, cet embargo a été remplacé en octobre dernier par des quotas d’exportations alloués aux producteurs.

Mais la reprise effective des exportations n’a pu avoir lieu avant fin 2025, en raison de la complexité du processus d’autorisation. Alors que le report de quotas non utilisés est en principe impossible, les autorités congolaises ont donc accordé une exception pour permettre aux producteurs d’exporter les quotas de fin 2025 jusqu’au 31 mars 2026. Pour l’année entière, Glencore indique pouvoir exporter 22 800 tonnes de cobalt, y compris l’allocation non utilisée en 2025, contre 18 800 tonnes prévues pour 2027. Des chiffres bien inférieurs à la production cumulée des deux mines congolaises (KCC et Mutanda) de la compagnie en 2025.

Marché du cuivre porteur

Sans augmentation des quotas d’exportation dans les prochains mois, Glencore a annoncé vouloir stocker l’excédent produit en RDC, afin de le vendre lorsque les circonstances le permettront. Alors que 99 % du cobalt extrait dans le monde est un sous-produit du cuivre ou du nickel, les mines congolaises ne font pas exception. Mais si l’exportation du cobalt fait l’objet de restrictions en RDC, ce n’est pas le cas du cuivre, dont les prix sur les marchés mondiaux sont par ailleurs en hausse.

Sur la bourse des métaux de Londres, le prix du cuivre pour livraison dans trois mois a inscrit un nouveau sommet jeudi, à 14 527 dollars la tonne, rapporte Reuters. Après une hausse de plus de 40 % l’année dernière, le métal rouge a déjà établi de nouveaux records de prix en 2026, ce qui pourrait lui permettre de prendre de vitesse les prévisions de certains analystes.

Selon Goldman Sachs, le prix du cuivre pourrait en effet atteindre 15 000 dollars la tonne d’ici 2035, en raison d’une demande supérieure à l’offre à partir de 2029. La consommation du métal rouge devrait en effet augmenter à cause des investissements dans les réseaux électriques et les infrastructures énergétiques à l’échelle mondiale, du fait notamment de l’intelligence artificielle. A en croire Neil Welsh, analyste chez Britannia Global Markets, ces facteurs soutiennent déjà la hausse actuelle des prix du métal rouge, car les investisseurs anticipent « une augmentation des dépenses mondiales dans les centres de données, la robotique et les infrastructures énergétiques ».

Alors que Glencore indique vouloir prioriser la production du cuivre plutôt que celle du cobalt, « lorsque cela sera commercialement judicieux », le contexte actuel conforte cette stratégie. Les mines congolaises de la compagnie ont livré 247 800 tonnes de cuivre en 2025, un volume en hausse de 10 % en glissement annuel et qui représente 29 % de sa production totale. Le groupe suisse n’a pas encore présenté de prévisions détaillées pour 2026, mais indique vouloir produire jusqu’à 870 000 tonnes sur l’ensemble de ses mines dans le monde, contre 851 600 tonnes en 2025. Reste à voir si la priorité annoncée pour le cuivre en RDC se traduira par une augmentation des volumes extraits dans le pays.

Emiliano Tossou

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À la UneSociété

La RDC et le Rwanda s’affrontent pour le contrôle de la Francophonie

by admin9775 30 janvier 2026
written by admin9775

La rivalité entre la République démocratique du Congo et le Rwanda est sur le point de prendre une nouvelle dimension : la bataille pour la direction de l’espace francophone. Lors de son Conseil des ministres, le gouvernement congolais a officiellement annoncé sa décision de présenter un candidat au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), lors du Sommet prévu au Cambodge en novembre 2026.

Cette candidature, dont le nom sera dévoilé avant le dépôt officiel en juin 2026, vise explicitement à contrer une éventuelle réélection de la secrétaire générale sortante, la Rwandaise Louise Mushikiwabo. Kigali a en effet déjà fait savoir qu’il soutiendrait sa reconduction pour un troisième mandat. La décision de Kinshasa transforme ainsi une élection administrative en un bras de fer diplomatique de haut vol entre les deux pays ennemis.

Une candidature pour « assumer son leadership »

Le ministre délégué chargé de la Francophonie, Crispin Mbadu Phanzu, a présenté cette candidature comme une étape naturelle pour permettre à la RDC « d’assumer pleinement son leadership au sein de cette organisation ». Avec sa population francophone massive (la plus importante au monde après la France), son poids géographique et son potentiel économique, la RDC estime légitimement devoir jouer un rôle de premier plan dans les instances francophones.

Cette démarche s’inscrit dans une logique plus large de réaffirmation de la souveraineté et de l’influence diplomatique congolaise, après son élection comme membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU pour 2025-2026.

Une bataille pour le récit et l’influence

La bataille s’annonce serrée et nécessitera pour Kinshasa une campagne intense de lobbying auprès des chefs d’État francophones, notamment en Afrique, en Europe et au Canada. Le choix du candidat congolais – qui devra être une personnalité consensuelle, expérimentée et de stature internationale – sera donc déterminant. Cette annonce marque le début d’une course de deux ans où la diplomatie congolaise devra prouver qu’elle peut convertir son poids démographique et moral en influence politique concrète.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

La DINACOPE digitalise le contrôle physique des enseignants de la RDC

by admin9775 30 janvier 2026
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La Direction nationale de contrôle, de la préparation de la paie et de la maîtrise des effectifs des enseignants (DINACOPE) a lancé, jeudi 29 janvier, le processus de digitalisation du contrôle physique des enseignants en RDC.

Le Directeur national de ce service a indiqué que cette numérisation permettra de répondre à plusieurs problématiques liées à la gestion des enseignants.

« Pour la paie des enseignants, ce système nous apporte une carte biométrique à puce et une carte Visa multifonctionnelle. Cela permettra d’éliminer plusieurs failles dans la bancarisation, notamment les arriérés de salaires, les retards dans le transport des fonds ainsi que les ponctions inhabituelles et intempestives de certains opérateurs de paie », a-t-il expliqué.

Ce cadre de la DINACOPE a également assuré qu’avec cette nouvelle carte, l’enseignant percevra son salaire par voie électronique.

Le Directeur national de la DINACOPE a, par ailleurs, demandé aux enseignants vivant dans l’arrière-pays de faire preuve de patience.

Pour sa part, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, a souligné que la digitalisation marque une étape décisive dans la modernisation du système éducatif national.

Selon elle, la transition du format papier vers le numérique au sein de la DINACOPE répond à un impératif de bonne gouvernance.

« En numérisant le contrôle physique des enseignants, nous renforçons la transparence et l’efficacité administrative. Ce nouveau système intégré permettra une gestion fiable et sécurisée de la base de données des enseignants », a soutenu Raïssa Malu.

La ministre d’État a remis à la DINACOPE un lot composé de 1 260 tablettes, 309 ordinateurs, un serveur, ainsi que d’autres outils nécessaires, grâce à l’appui du projet PERSE.

Elle a en outre rappelé que l’innovation constitue le moteur d’une administration scolaire plus performante et témoigne de la détermination du gouvernement à rationaliser la gestion des ressources au bénéfice de l’enseignant congolais.

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À la UneProvince

Kabimba, Sud-Kivu : une carrière dévastée, symbole du pillage méthodique du M23 et du RDF

by admin9775 30 janvier 2026
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La carrière du groupe ECK, à Kabimba, porte les cicatrices profondes d’un pillage systématique et destructeur. Des bureaux saccagés aux conteneurs éventrés, en passant par les alignements de fûts vidés, le site est le témoin muet d’une razzia attribuée aux rebelles du M23, appuyés par des éléments des Forces de défense rwandaises (RDF). Ce saccage a anéanti des stocks essentiels au développement local et plongé la communauté dans le désarroi et la peur.

Un pillage ciblé et destructeur

Le butin des assaillants a été choisi avec méthode. Le coup le plus dur porte sur le goudron, matériau vital pour les travaux de voirie. Selon les estimations sur place, près de 30% des stocks ont été emportés d’un côté du site, et 25% d’une autre partie représentant la moitié de la réserve initiale. « Chaque fût était empilé. Aujourd’hui, regardez les vides », déplore un responsable local, montrant les espaces vides laissés par des centaines de fûts volés.

La razzia ne s’est pas arrêtée là. Elle a été totale :

  • Équipements : Batteries de groupes électrogènes, ordinateurs.
  • Matériel : Près de quatre-vingts bâches, des boulons, de la graisse.
  • Hydrocarbures : Fûts de pétrole et de mazout emportés, le reste déversé volontairement, causant une pollution environnementale significative.
    « Ils ont tout pris : batteries, boulons, graisse… absolument tout », témoigne un employé, résumant l’ampleur du désastre.

Une terreur qui paralyse et un développement anéanti

L’attaque ne fut pas seulement matérielle. Elle s’est accompagnée d’une violence qui a contraint travailleurs et habitants à la fuite. « Quand ils pillaient, nous avons fui. Le dimanche, nous entendions des crépitements de balles et de fortes détonations », se souvient un employé, la peur encore perceptible. Cette atmosphère de terreur a paralysé toute activité économique et renforcé un profond sentiment d’abandon chez les populations.

Pour la communauté, le choc est aussi celui d’un espoir de développement brisé. Les stocks de goudron pillés représentaient l’assurance de projets routiers attendus pour désenclaver la région et dynamiser l’économie locale. « Nos cœurs saignent. Nous pensions voir notre région avancer », confie un notable de la zone, décrivant un sentiment de désolation collective.

Un crime économique et un casus belli supplémentaire

Au-delà du préjudice immédiat, ce pillage s’inscrit dans une stratégie plus large de déstabilisation économique de la région. En s’attaquant à des infrastructures de production et en volant des matériaux de construction stratégiques, les assaillants sapent les capacités de l’État à fournir des services essentiels et à mettre en œuvre des projets de développement, creusant ainsi le fossé entre la population et les autorités.

Pour le gouvernement congolais et les partenaires internationaux, ce cas constitue une preuve supplémentaire des exactions économiques commises par le M23 et ses soutiens présumés. Il renforce l’accusation selon laquelle leur action ne se limite pas à un conflit territorial, mais inclut une logique de prédation systématique des ressources, entravant toute perspective de paix et de reconstruction durable dans l’Est du pays. La restauration de la sécurité et de l’État de droit apparaît plus que jamais comme un préalable indispensable à tout redémarrage économique dans ces zones martyrisées.

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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À la UneSport

TP Mazembe : L’entraîneur Lamine N’Diaye et son adjoint remerciés

by admin9775 30 janvier 2026
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Le TP Mazembe a officialisé jeudi soir la fin de sa collaboration avec son entraîneur principal, le Sénégalais Lamine N’Diaye, ainsi qu’avec son adjoint, Alexandre Laurent Lucien. L’annonce a été faite par la direction du club dans un communiqué publié quelques heures après la victoire des Corbeaux face à Sanga Balende (2-1) en championnat.

Un départ annoncé aux joueurs juste après le match

Selon le communiqué, Lamine N’Diaye, qui a dirigé son dernier match à la tête de l’équipe, a informé directement les joueurs de son départ à l’issue de la rencontre. La direction a remercié les deux techniciens « pour leur engagement et leur contribution au club » et leur a souhaité « plein succès dans leurs projets futurs ».

Un retour qui n’a pas tenu ses promesses

Ce départ marque la fin d’un second passage décevant pour Lamine N’Diaye au TP Mazembe. L’entraîneur, qui avait connu une période glorieuse avec le club en remportant la Ligue des Champions de la CAF en 2010 et en menant les Corbeaux à la finale de la Coupe du Monde des Clubs la même année, était revenu en 2022 sur fond d’énormes attentes.

Cependant, son retour n’a pas réussi à captiver les supporters ni à ramener le club au sommet du football continental et national. Malgré quelques succès, son parcache s’achève sur un sentiment d’échec, loin des exploits de sa première tenure.

Qui pour succéder à une légende ?

La question de la succession se pose désormais pour l’un des clubs les plus titrés d’Afrique. La direction du TP Mazembe devra trouver un technicien capable de redynamiser l’effectif et de ramener les trophées à Lubumbashi, dans un championnat national de plus en plus compétitif et alors que le club vise toujours les hautes sphères continentales.

La recherche d’un nouvel entraîneur devrait débuter dans les prochains jours, dans un contexte où le club souhaite rapidement tourner la page et relancer sa saison.

Par Pascal Numbi, correspondant à Lubumbashi
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À la UneSport

Le Sénégal lourdement sanctionné, le Maroc épinglé, la CAF sévit après la finale tendue de la CAN

by admin9775 29 janvier 2026
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Plus d’une semaine après la finale mouvementée de la CAN 2025 remportée par le Sénégal (1-0 a.p.), la Confédération africaine de football (CAF) a fini de statuer sur les incidents qui ont émaillé la rencontre. La commission de discipline de l’instance a ainsi infligé de lourdes sanctions, principalement aux vainqueurs sénégalais, avec une suspension de 5 matchs de la CAF pour le sélectionneur Pape Thiaw et les joueurs Iliman Ndiaye et Ismaïla Sarr (deux matchs). Mais le Maroc, pays hôte, n’a pas été épargné non plus.

Le Sénégal s’était assuré d’avoir préparé un « dossier béton » pour sa défense, mais il n’a visiblement pas tenu face à la rigueur de la commission de discipline de la CAF. Celle-ci a été très sévère dans ses sanctions, infligeant une suspension de 5 matchs au sélectionneur des Lions, Pape Thiaw, assortie d’une amende de 100 000 dollars. Celui-ci paie sa décision d’avoir appelé ses joueurs à quitter le terrain après le penalty sifflé en faveur des Marocains lors de la finale remportée devant les Lions de l’Atlas. Malgré son rétropédalage quelques minutes plus tard et ses excuses après le match, le sélectionneur des Lions, dont le contrat prend fin officiellement le 28 février, n’a pas bénéficié de la mansuétude de la CAF. La CAF lui reproche « un comportement antisportif qui porte atteinte à l’image du football ».

Cette mise à l’écart de son entraîneur national constitue évidemment une mauvaise nouvelle pour le Sénégal, mais elle ne concernera pas la prochaine Coupe du monde à laquelle participeront les Lions de la Téranga.

Le Sénégal devra également se passer de deux de ses joueurs offensifs dans les matchs de la CAF: Ilimane Ndiaye et Ismaïla Sarr écopant de deux matchs de suspension. Le premier pour avoir traité l’arbitre de « corrompu », comme on le voit sur les vidéos, le second pour « son comportement antisportif envers l’arbitre ». Par ailleurs, la fédération devra payer une amende de 15 000 dollars « pour faute disciplinaire de l’équipe nationale, cinq joueurs ayant reçu des avertissements ».

La Fédération sénégalaise, dont le président Abdoulaye Fall s’est montré virulent à l’égard de la CAF, a aussi été épinglée : elle devra s’acquitter d’une autre amende de 300 000 dollars.

La commission de discipline a également pris des sanctions à l’encontre du groupe de supporters sénégalais « 12e Gaindé », et c’est la Fédération qui devra s’acquitter d’une dernière amende de 300 000 dollars pour « le comportement inapproprié de ses supporters, ayant porté atteinte à l’image du football ».  Pour rappel, 17 supporters sénégalais sont toujours détenus au Maroc, en attente de jugement pour actes de hooliganisme.

Le Maroc pas épargné

Du côté marocain, la CAF n’a pas été tendre non plus, même si les Lions de l’Atlas s’en sortent beaucoup mieux que les Sénégalais. La Fédération marocaine a ainsi écopé de plusieurs amendes qui cumulent à 315 000 dollars, principalement pour le comportement des ramasseurs de balles, l’envahissement de la zone de VAR et l’usage de lasers par les supporters.

La CAF a tenu à juger également la rocambolesque « affaire des serviettes ». Pour leur participation active ou passive dans la disparition des serviettes du gardien sénégalais Edouard Mendy, les joueurs marocains Achraf Hakimi et Ismael Saibari ont pris respectivement deux matchs de suspension dont un avec sursis et trois matchs de suspension pour comportement antisportif. Ce dernier a reçu en plus une amende de 100 000 dollars.

La commission de discipline, présidée par le Sénégalais Ousmane Kane (momentanément écarté pour l’examen de cette affaire en raison de l’implication directe de son pays), s’est appuyée sur les rapports détaillés des arbitres, ceux des commissaires de match, ainsi que sur l’analyse des images vidéo. Les parties impliquées ont été entendues dans le cadre d’une procédure contradictoire, garantissant un droit de défense avant la délibération finale.

La CAF a en outre rejeté la réclamation introduite par la fédération marocaine qui sollicitait l’instance africaine de se prononcer sur le fait que l’équipe du Sénégal avait quitté la pelouse et devrait donc être déclarée perdante.

Les sanctions sont immédiatement exécutoires, même en cas d’appel.

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