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À la Une

À la UnePolitique

RDC au Conseil de Sécurité : Kinshasa dénonce l’érosion de l’État de droit face à l’agression rwandaise

by admin9775 27 janvier 2026
written by admin9775

À la tribune du Conseil de sécurité des Nations Unies, la République démocratique du Congo a lancé un cri d’alarme sur la fragilisation de l’ordre international face aux conflits armés. Lors de la 10096ᵉ séance consacrée à l’État de droit dans le maintien de la paix, l’ambassadrice adjointe Jocelyne Kabengele Lukundula a pointé du doigt l’agression persistante du Rwanda à l’Est de son pays comme un exemple flagrant de l’échec du système multilatéral à faire respecter ses propres principes.

Un constat sévère 80 ans après la Charte de l’ONU

Dans une intervention percutante, la diplomate congolaise a dressé un bilan amer, 80 ans après l’adoption de la Charte des Nations Unies. « L’érosion progressive de ce socle normatif fragilise le multilatéralisme et alimente une crise de confiance à l’égard des institutions internationales », a-t-elle déclaré, soulignant que les violations répétées de la Charte, notamment le respect de la souveraineté et l’interdiction du recours à la force, « compromettent la crédibilité de l’ordre juridique international ».

La RDC, cas d’école de l’impuissance multilatérale

Le cœur de son plaidoyer a porté sur la situation dans l’Est de la RDC, où l’activisme du M23, soutenu par le Rwanda selon l’ONU et les partenaires occidentaux, perdure malgré les engagements diplomatiques. « La situation sécuritaire persistante à l’est de la République démocratique du Congo illustre les défis auxquels fait face le système multilatéral lorsque les principes fondamentaux de la Charte ne sont pas pleinement respectés », a martelé l’ambassadrice.

Elle a rappelé que malgré l’adoption, à l’unanimité en février 2025, de la résolution 2773 – qui exigeait le retrait du M23 et des forces rwandaises –, « la situation sur le terrain équivaut, voire s’aggrave ». Cette résolution, portée par la France, « condamnait fermement » l’offensive du M23 et exigeait le démantèlement des administrations parallèles.

Le fossé entre les décisions et la réalité sur le terrain

Le discours de la RDC a mis en lumière le profond découplage entre les décisions de New York et la réalité dans le Kivu. « Malgré l’engagement de mon pays dans des mécanismes régionaux (…) les résultats sur le terrain demeurent en deçà des attentes », a déploré Mme Kabengele Lukundula. Elle a insisté sur « l’importance de l’application effective des décisions du Conseil de sécurité », appelant au « respect strict de l’intégrité territoriale et à la cessation de toute présence militaire étrangère non consentie ».

Un appel à l’action face à la « crise de confiance »

Au-delà du cas congolais, l’intervention a visé une remise en cause plus large. La diplomate a évoqué une « fragilisation » du multilatéralisme, marquée par la « recrudescence des conflits armés, la montée de l’unilatéralisme et les effets des crises globales ». En pointant l’inaction relative face aux violations dont elle s’estime victime, Kinshasa questionne la capacité même du Conseil de sécurité à assurer la sécurité collective.

Analyse : Une stratégie de judiciarisation du conflit

Ce discours s’inscrit dans une stratégie diplomatique constante de la RDC : judiciariser le conflit en l’élevant du niveau opérationnel au niveau des principes fondamentaux du droit international. En se plaçant comme la victime d’une violation flagrante de la Charte, Kinshasa cherche à :

  1. Isoler diplomatiquement le Rwanda en le présentant comme un « État voyou » du droit international.
  2. Contraindre les membres du Conseil, notamment les puissances occidentales, à passer de la condamnation verbale à des actions coercitives pour préserver la crédibilité du système.
  3. Préparer le terrain pour d’éventuelles poursuites devant des instances judiciaires internationales.

Face à l’inefficacité relative des processus de paix (Washington, Doha) et à la récente reconnaissance par le Rwanda de sa coordination avec le M23, la RDC utilise la tribune la plus solennelle pour rappeler que la crise congolaise n’est pas qu’un conflit local, mais une épreuve de vérité pour l’ordre international fondé sur des règles. Le message est clair : sans application des résolutions, la crédibilité du Conseil de sécurité et de l’ensemble du système onusien continue de s’éroder.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Classement 2026 des puissances militaires en Afrique, selon Global Fire Power

by admin9775 27 janvier 2026
written by admin9775

Hormis la Tunisie qui fait son entrée dans la Top 10 à la place de la Libye et le Maroc qui ravit la 6e position à l’Angola, le sommet de la hiérarchie demeure inchangé par rapport à l’édition 2025 du classement qui s’appuie sur plus de 60 critères, dont le nombre de militaires actifs, le nombre d’avions de chasse et de navires et le budget consacré à la défense.

L’Egypte reste la première puissance militaire africaine, selon l’édition 2026 du classement des armées les plus puissantes du monde, publié le vendredi 23 janvier par le site américain spécialisé dans la défense Global Fire Power (GFP).

Ce classement, qui couvre un total de 145 pays, se base sur plus de 60 indicateurs répartis en six grandes catégories (effectifs humains, équipements, moyens financiers, moyens logistiques, ressources naturelles et géographie). Ces critères sont regroupés pour constituer un indice global de puissance militaire (Power index) dont le score parfait serait de 0,0000, ce qui est impossible dans les faits. Ainsi, plus on s’éloigne de ce score, plus on recule au classement et vice-versa. L’indice global, qui est mis à jour chaque année, ne prend pas en considération les stocks nucléaires et ne pénalise pas les pays qui ne disposent pas de littoral par le manque d’une force navale. 

A l’échelle africaine, le sommet de la hiérarchie demeure inchangé. L’Egypte conserve son leadership continental et occupe le 19e rang à l’échelle mondiale sur un total de 145 pays étudiés. Ce pays d’Afrique du Nord, dont le territoire s’étend sur deux continents (l’Afrique pour la majeure partie du territoire et l’Asie pour la péninsule du Sinaï) obtient un score de 0,3651 point et conserve ainsi son rang à l’échelle mondiale par rapport à l’édition 2025 du classement. L’Egypte dispose notamment de 438 500 militaires actifs, 479 000 réservistes, 300 000 éléments de forces paramilitaires, 3 620 chars, 1 088 avions militaires et 149 navires et bâtiments de guerre.

L’Algérie (27e rang mondial) occupe la deuxième position à l’échelle africaine devant le Nigeria (33e rang mondial), l’Afrique du Sud (40e), l’Ethiopie (47e), le Maroc (56e), l’Angola (59e), la RD Congo (64e) et le Soudan (66e). La Tunisie (79e rang mondial) ferme le Top 10 africain.

(Voir le classement complet des 38 pays africains étudiés ci-dessous).

Au total, 14 pays africains ont progressé dans le classement général cette année par rapport à l’édition 2025 (Ethiopie, Maroc, RD Congo, Soudan, Tunisie, Tanzanie, Zimbabwe, Ouganda, République du Congo, Erythrée, Burkina Faso, Gabon, Somalie, Bénin), tandis que 17 ont régressé et 7 sont restés stables.

D’après Global Fire Power, les Etats-Unis demeurent la première puissance militaire mondiale en 2025, devant la Russie, la Chine, l’Inde et la Corée du Sud.

Walid Kéfi

Classement des puissances militaires africaines en 2026 :

1-Egypte (19e rang mondial)

2-Algérie (27e)

3-Nigeria (33e)

4-Afrique du Sud (40e)

5-Ethiopie (47e)

6-Maroc (56e)

7-Angola (59e)

8-RD Congo (64e)

9-Soudan (66e).

10-Tunisie (79e)

11-Libye (80e)

12-Kenya (84e)

13-Tchad (85e)

14-Tanzanie (89e)

15-Mozambique (92e)

16-Cameroun (99e)

17-Mali (104e)

18-Zimbabwe (105e)

19-Ouganda (107e)

20-Côte d’Ivoire (108e)

21-Zambie (111e)

22-Ghana (112e)

23-Soudan du Sud (113e)

24-République du Congo (117e)

25-Erythrée (119e)

26-Niger (120e)

27-Namibie (122e)

28-Mauritanie (123e)

29-Sénégal (126e)

30-Burkina Faso (127e)

31-Botswana (130e)

32-Madagascar (131e)

33-Gabon (132e)

34-Somalie (137e)

35-Bénin (138e)

36-Sierra Leone (140e)

37-Liberia (141e)

38-Centrafrique (143e)

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À la UneSociété

Vodacom RDC victime d’une intrusion majeure à son centre technique de Goma

by admin9775 27 janvier 2026
written by admin9775

L’opérateur télécoms Vodacom Congo a annoncé ce lundi avoir subi une intrusion grave dans son centre technique de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu. Cet incident a entraîné une perte de supervision et de contrôle de son réseau dans la région, affectant potentiellement la qualité des services de télécommunications pour ses abonnés.

Une atteinte à la stabilité des télécoms en pleine zone de crise

L’incident survient dans une région en proie à une insécurité chronique et une occupation partielle par le mouvement rebelle M23, soutenu par le Rwanda selon les autorités congolaises et plusieurs rapports internationaux. Les centres techniques sont des infrastructures critiques qui assurent la gestion, la surveillance et la maintenance de l’ensemble du réseau d’un opérateur dans une zone donnée.

La « perte de supervision et de contrôle » mentionnée par Vodacom suggère une perturbation significative de sa capacité à :

  • Surveiller les performances du réseau.
  • Diagnostiquer et résoudre les pannes.
  • Assurer la sécurité des systèmes.
  • Gérer le trafic des communications.

Origine de l’intrusion et inquiétudes sécuritaires

Dans le contexte tendu du Nord-Kivu, où les informations et les communications sont cruciales tant pour la population civile que pour les acteurs du conflit, cette intrusion soulève de graves inquiétudes. Elle pourrait s’inscrire dans une logique de déstabilisation plus large visant à isoler la région ou à perturber les chaînes de communication officielles et humanitaires.

Réponse de Vodacom et impact attendu

Vodacom a assuré avoir « engagé les procédures d’urgence » pour rétablir le contrôle et la sécurité de son réseau. Les équipes techniques sont mobilisées pour identifier l’origine de la faille, sécuriser les systèmes et restaurer pleinement les services.

Pour les abonnés, les conséquences pourraient se traduire par des interruptions de service, une dégradation de la qualité des appels, de l’internet mobile ou des transactions mobiles money (M-Pesa), un service vital pour l’économie locale. La durée de l’incident dépendra de la complexité de l’intrusion et des mesures correctives à mettre en œuvre.

Un test pour la résilience des infrastructures critiques

Cet incident met en lumière la vulnérabilité des infrastructures critiques, même celles gérées par des entreprises privées majeures, dans les zones en conflit. Il pose la question de la protection de ces sites essentiels à la vie économique, sociale et à la sécurité nationale.

Les autorités congolaises et les régulateurs du secteur des télécommunications devront probablement enquêter sur cet événement, qui dépasse le cadre d’une simple panne technique pour toucher à la souveraineté numérique et à la sécurité nationale dans une région en crise.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Pululu passe enfin au vert : l’attaquant finalise son engagement avec les Léopards

by admin9775 27 janvier 2026
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C’est désormais officiel. Après des mois d’attente et de procédures administratives, l’attaquant Afimico Pululu a franchi l’ultime étape pour pouvoir revêtir le maillot de la République Démocratique du Congo. Ce lundi, au sein de l’ambassade congolaise à Bruxelles, le joueur a finalisé toutes les formalités, y compris la prise d’empreintes digitales, scellant ainsi son engagement international avec la sélection des Léopards.

Ce dénouement met fin à un processus qui avait commencé avec une première convocation en mai 2025, pour un stage de préparation face au Mali et Madagascar. Empêché de participer à l’époque, Pululu avait également dû renoncer à la dernière Coupe d’Afrique des Nations, laissant les supporters dans l’expectative.

Un profil précieux pour l’attaque des Léopards

Né à Luanda en Angola et formé en France, Afimico Pululu, 26 ans, s’est construit une solide réputation en Pologne, au Jagiellonia Białystok. Ses performances en club, marquées par sa rapidité, sa technique et un flair de buteur affirmé, en font un atout de choix pour le sélectionneur Sébastien Desabre. Sa polyvalence (il peut évoluer sur tous les postes d’attaque) offre des options tactiques supplémentaires à une équipe en quête de réalisme offensif.

Une arrivée à point nommé pour l’objectif mondial

Cette régularisation intervient à un moment crucial du calendrier des Léopards. Elle « ouvre la voie à sa première apparition officielle » et devrait considérablement renforcer l’attaque congolaise à l’approche des barrages qualificatifs pour la Coupe du Monde 2026, prévus en mars prochain.

Pour la RDC, qui rêve de retrouver la phase finale d’une Coupe du Monde après sa seule participation en 1974 (sous le nom de Zaïre), l’apport d’un buteur en forme et affamé de compétition internationale pourrait s’avérer décisif. Pululu rejoint ainsi une génération ambitieuse, où il côtoiera des talents comme Gaël Kakuta, Cédric Bakambu ou Yoane Wissa, avec la lourde mais exaltante mission d’aider son pays à écrire une nouvelle page de son histoire footballistique.

Son intégration rapide dans le groupe et son adaptation au jeu collectif seront les prochains défis à relever. Mais désormais, sur le plan administratif, la voie est libre pour que le talent d’Afimico Pululu s’exprime enfin sous les couleurs nationales.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Kinshasa valide une feuille de route pour restaurer l’autorité de l’État dans les zones occupées par le Rwanda et le M23

by admin9775 27 janvier 2026
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Le gouvernement de la République Démocratique du Congo a franchi une étape cruciale dans la planification de la reprise en main des territoires de l’Est sous occupation. Le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo, a clôturé ce samedi un atelier national de trois jours dédié à la restauration de l’autorité de l’État dans les zones affectées par l’occupation de l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23-AFC.

Cet atelier de haut niveau, conforme aux engagements des Accords de Washington et de Doha, a abouti à la validation officielle d’une feuille de route stratégique. Le ministre Shabani a qualifié ce document d’« étape décisive », tant sur le plan de la planification que de l’opérationnalisation et de la budgétisation des interventions étatiques à venir.

Les piliers de la feuille de route

La stratégie validée s’articule autour de plusieurs objectifs majeurs, présentés comme indissociables :

  1. Le retour effectif de l’administration publique : Rétablir les services de l’État (justice, éducation, santé, fiscalité) dans des territoires où ils ont été démantelés ou supplantés par des structures parallèles.
  2. La protection réelle des populations civiles : Mettre en place des mécanismes de sécurité durable pour les communautés, au-delà de la seule reconquête militaire.
  3. Le rétablissement de la confiance entre l’État et les citoyens : Travailler à reconstruire un lien social et politique rompu par des années de conflit et d’abandon.
  4. La prise en charge des traumatismes : Intégrer un volet psychosocial pour aider les communautés à surmonter les violences et exactions subies.

Une mise en œuvre coordonnée dans le cadre des accords internationaux

Le ministre Shabani a souligné que cette démarche « s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de mettre en œuvre, de manière coordonnée et progressive, les engagements pris dans le cadre des processus diplomatiques en cours ». Cette référence explicite aux accords de Washington (médiation américaine) et de Doha (dialogue interne) indique que Kinshasa entend lier indissociablement la résolution militaire et politique du conflit à la reconstruction post-conflit de l’État.

De la planification à l’action : le défi de la concrétisation

Le gouvernement s’est engagé à « traduire les recommandations issues de cet atelier en actions concrètes, visibles et mesurables sur le terrain ». L’objectif affiché est une « restauration effective et durable » de l’autorité de l’État, en plaçant « la sécurité des populations et la cohésion nationale au cœur de l’action publique ».

Analyse : Préparer l’après-libération sur un terrain miné

Cette initiative démontre une anticipation de la part des autorités congolaises. Elle reconnaît que la libération militaire des territoires occupés ne suffira pas à garantir une paix durable si elle n’est pas immédiatement accompagnée d’un rétablissement crédible et bienveillant de l’État de droit.

Cependant, cette feuille de route se heurtera à des défis immenses :

  • Le défi sécuritaire : Sa mise en œuvre suppose au préalable un retrait effectif et vérifié des forces rwandaises et du M23, ce qui reste l’objet des tensions diplomatiques actuelles.
  • Le défi logistique et financier : Restaurer les services dans des régions dévastées et isolées nécessitera des moyens colossaux et une gouvernance irréprochable.
  • Le défi de la réconciliation : Réintégrer des zones où des factions ont collaboré avec l’occupant et où les communautés sont profondément traumatisées et divisées sera un processus long et complexe.

En validant cette stratégie, Kinshasa envoie un double message : à sa population, qu’il prépare l’après-guerre ; et à la communauté internationale, qu’il prend ses responsabilités en tant qu’État et attend un soutien cohérent pour les assumer. La crédibilité de ce plan dépendra désormais de sa traduction en actes et de l’évolution, encore très incertaine, de la situation militaire sur le terrain.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

Tempête hivernale aux États-Unis: des centaines de milliers de foyers privés d’électricité

by admin9775 25 janvier 2026
written by admin9775

Aux États-Unis, une importante tempête hivernale s’est poursuivie dimanche 25 janvier, déversant du grésil, de la pluie verglaçante et de la neige sur le sud du pays et jusque dans l’est, entraînant des températures glaciales, des pannes de courant généralisées et de nombreux vols annulés. À New York, des premières victimes pourraient avoir succombé au froid.

Dimanche matin, environ 213 millions de personnes étaient concernées par une alerte météo hivernale. Le nombre de clients privés d’électricité dépassait les 880 000, selon PowerOutage.us, et ce nombre était en augmentation. Rien que dans le Tennessee, avec près de 300 000 clients privés d’électricité, tandis que le Texas, la Louisiane et le Mississippi comptaient chacun plus de 100 000 clients sans courant.

Ces États sont peu habitués à ce genre de température. Emmanuelle, habitante de Forestburg au Texas, est inquiète pour elle et son enfant de deux ans, confie-t-elle au micro d’Ilana Ray-Moch du service international de RFI.

Ce qui m’inquiète, c’est maintenant d’avoir un enfant. J’ai peur des coupures d’électricité au milieu de la nuit. Si jamais il y en a une et qu’il fait -20°C, c’est un peu compliqué.

Emmanuelle, habitante de Forestburg au TexasRFI

Dans les aéroports, plus de 10 000 vols ont été annulés. Les principales compagnies aériennes américaines ont appelé les passagers à se préparer à des changements et annulations de dernière minute. Parmi elles, Delta Air Lines, qui a continué d’ajuster ses horaires et procédé à de nouvelles annulations, notamment à Atlanta et le long de la côte Est, comme à Boston ou encore New York.

Cinq personnes décédées à New York

Le maire de la ville, Zohran Mamdani a déclaré samedi soir qu’au moins cinq personnes étaient décédées, alors que les températures ont brutalement chuté avant l’arrivée des fortes chutes de neige dans la ville ce dimanche.

« Bien qu’il soit encore trop tôt pour déterminer les causes des décès, cela nous rappelle que chaque année, des New-Yorkais succombent au froid », a-t-il écrit sur X. « On ne saurait trop insister sur le danger de ces conditions météorologiques. »

L’élu démocrate a par ailleurs ordonné la fermeture des écoles pour lundi et a invité élèves et enseignants à privilégier l’enseignement à distance. Des centres d’urgence ont été ouverts aux quatre coins de la ville pour recueillir les personnes en quête d’un abri pour se tenir au chaud.

La neige et le froid s'emparent de la ville de New York, le 25 janvier 2026.
La neige et le froid s’emparent de la ville de New York, le 25 janvier 2026. © Heather Khalifa / AP

État d’urgence météorologique

Les prévisionnistes ont annoncé que neige, grésil, pluie verglaçante et températures inhabituellement basses balayeraient dimanche ​25 janvier l’essentiel de l’Est américain. Qualifiant ces intempéries d’« historiques », le président Donald Trump avait approuvé dès samedi 24 janvier des déclarations fédérales d’urgence en Caroline du Sud, Virginie, Tennessee, ‍Géorgie, Caroline du Nord, Maryland, Arkansas, Kentucky, Louisiane, Mississippi, Indiana et Virginie-Occidentale.

Des voitures circulent sur l'Interstate 630 enneigée le 24 janvier 2026 à Little Rock, Arkansas.
Des voitures circulent sur l’Interstate 630 enneigée le 24 janvier 2026 à Little Rock, Arkansas. Getty Images via AFP – WILL NEWTON

Dix-sept États et le district de Columbia ont déclaré l’état d’urgence météorologique, a ​fait savoir le département de la Sécurité intérieure (DHS). « Nous avons des dizaines de milliers de personnes dans les États du Sud touchés qui ont perdu l’électricité », a déclaré la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem. « Il va faire très, très froid », a-t-elle ajouté. « Nous encourageons donc tout le monde à faire des réserves de carburant et de nourriture, et nous nous en sortirons ensemble », a-t-elle également dit.

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À la UneSociété

Le pasteur Travis Johnson s’oppose avec virulence à l’intégration du M23 dans les FARDC

by admin9775 25 janvier 2026
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La proposition, évoquée dans certains cercles diplomatiques américains, d’intégrer les combattants du M23 dans l’armée congolaise (FARDC) vient de se heurter à une opposition catégorique et publiquement exprimée. Le pasteur américain Travis Johnson, une voix influente dans certains milieux conservateurs et évangéliques, a pris position sur les réseaux sociaux avec un message sans équivoque, comparant cette intégration à une menace directe pour la souveraineté et la stabilité de la RDC.

Un rejet absolu basé sur l’analogie avec la politique américaine

Dans un post percutant, le pasteur Johnson a déclaré : « Pas d’intégration du M23 dans l’armée de la RDC, pas plus que nous n’intégrerions ANTIFA dans l’armée américaine. » Cette analogie, volontairement provocatrice pour le public américain, vise à discréditer totalement le M23 en le présentant non comme un groupe de rebelles avec des griefs politiques, mais comme une force subversive et illégitime, comparable à ce que représente le mouvement antifasciste (ANTIFA) pour une partie de la droite américaine.

L’argument central : le M23, un prolongement du Rwanda

Le cœur de son argumentation repose sur l’identification totale du M23 au Rwanda, renforcée par la récente reconnaissance de Kigali : « —M23 est soutenu par le Rwanda. —M23, c’est le Rwanda déguisé. » Pour Johnson, cette filiation rend toute intégration inenvisageable et dangereuse. Il en tire trois conséquences désastreuses :

  1. Affaiblissement de la souveraineté congolaise.
  2. Augmentation de la probabilité d’une insurrection future.
  3. Création d’une force de sécurité instable au sein même de l’armée nationale.

L’accord de Washington comme garde-fou ultime

Le pasteur place son opposition sous l’autorité de l’accord de paix signé sous la médiation du président Donald Trump en décembre 2025. Il avance un raisonnement perçu comme imparable : l’accord exige le retrait du Rwanda de la RDC. Or, selon lui, intégrer le M23 – qu’il considère comme une simple émanation des troupes rwandaises – au sein des FARDC reviendrait à enraciner l’influence rwandaise dans l’institution même chargée de défendre le pays. « Comment le Rwanda peut-il quitter la RDC si le M23 soutenu par le Rwanda (qui inclut des troupes rwandaises) est enraciné dans les FARDC ? » s’interroge-t-il. Il conclut donc que cette intégration « saperait et violerait » l’accord de paix américain.

Analyse : L’entrée d’une voix non-diplomatique dans le débat

L’intervention du pasteur Travis Johnson est significative à plusieurs titres :

  • Elle reflète une sensibilité politique américaine : Son analogie avec ANTIFA s’adresse directement à la base conservatrice et nationaliste américaine, plaçant la crise congolaise dans un cadre idéologique familier pour elle.
  • Elle durcit le débat sur l’intégration : En la présentant comme une trahison de l’accord Trump et une menace existentielle pour le Congo, il rend politiquement plus difficile toute avancée en ce sens, en dehors des cercles diplomatiques fermés.
  • Elle consolide le narratif de Kinshasa : Son discours épouse parfaitement la position officielle congolaise qui refuse toute légitimité au M23 et le considère comme une armée d’occupation rwandaise. Il offre une caisse de résonance puissante à ce point de vue auprès d’une audience américaine spécifique.

Cette prise de position publique illustre comment la crise de l’Est congolais dépasse le cadre des chancelleries pour s’inviter dans le débat politique plus large aux États-Unis. Elle montre également la difficulté croissante à trouver des solutions de compromis, comme l’intégration, lorsque l’un des acteurs est de plus en plus perçu non comme un parti congolais, mais comme un proxy d’une puissance étrangère. La pression monte sur les artisans de l’accord de Washington pour qu’ils proposent une voie alternative crédible au retrait militaire et à la démilitarisation, sous peine de voir l’initiative de paix s’enliser dans une impasse totale.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Diplomatie en mouvement : le Président Tshisekedi consolide les alliances face à la crise à l’Est

by admin9775 24 janvier 2026
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Le Président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a mené une double offensive diplomatique cette semaine, rencontrant successivement ses homologues Denis Sassou Nguesso de la République du Congo et Emmanuel Macron de la France. Ces entretiens, centrés sur la coopération bilatérale, avaient en toile de fond la crise sécuritaire grandissante dans l’Est de la RDC.

À Oyo : une consultation stratégique avec un voisin historique

La première étape s’est déroulée à Oyo, en République du Congo, à l’invitation du Président Sassou Nguesso. Les deux chefs d’État, unis par des frontières communes et des liens historiques, ont discuté du renforcement des liens de bon voisinage et de coopération. Ils ont également passé en revue l’évolution de la situation sécuritaire dans la région et ses défis croissants, avec une attention particulière portée aux efforts visant l’instauration de la paix à l’Est de la RDC.

Cet échange entre voisins directs s’inscrit dans la recherche de synergies régionales et démontre la volonté de Kinshasa de mobiliser ses partenaires africains proches face à l’agression rwandaise récemment reconnue. Les deux présidents se sont engagés à mener des consultations régulières au service de leurs peuples.

À Paris : un soutien réaffirmé de la France face à la « tragédie humanitaire »

Le deuxième volet, et non des moindres, s’est tenu au Palais de l’Élysée à Paris. Reçu par le Président Emmanuel Macron pour un déjeuner de travail, le Président Tshisekedi a trouvé une oreille attentive à la situation humanitaire tragique qui s’est accentuée à l’Est du pays. La communication officielle congolaise pointe clairement la responsabilité des offensives menées par l’armée rwandaise et leurs supplétifs du M23.

L’issue de cette rencontre est d’une portée politique significative : la France a réaffirmé son engagement au respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la RDC. Ce soutien, venant d’une puissance européenne membre permanente du Conseil de sécurité de l’ONU, constitue un contrepoids diplomatique important aux actions du Rwanda et renforce la position de Kinshasa sur la scène internationale. Les deux dirigeants ont également évalué les divers aspects de la coopération bilatérale entre les deux pays.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Jean-Claude Katende exige des poursuites internationales après l’aveu rwandais de soutien au M23

by admin9775 24 janvier 2026
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Le défenseur des droits humains Jean-Claude Katende a réagi avec une vive fermeté, ce samedi, à la reconnaissance par le Rwanda de sa « coordination sécuritaire » avec le mouvement rebelle M23. Sur son compte X (anciennement Twitter), l’activiste a qualifié cette révélation de confirmation éclatante de ce qu’il dénonce depuis des années et en a tiré des conclusions sans appel, appelant à la justice internationale.

« Maintenant que le Rwanda reconnaît soutenir le M23, pensez-vous qu’il n’y a pas des Rwandais dans ce groupe rebelle ? » Cette question rhétorique, posée par Katende, vise directement le cœur du déni longtemps entretenu par Kigali sur la composition du mouvement. Pour lui, l’aveu officiel lève tout doute : le M23 n’est pas une pure rébellion congolaise, mais l’instrument d’une agression étrangère.

De l’aveu à la conclusion : « Le M23 exécute l’agenda du Rwanda »

L’activiste tire une conclusion politique majeure de cette reconnaissance : « J’en conclus que le M23 exécute l’agenda du Rwanda qui a investi des moyens militaires et humains dans l’occupation du Congo ». Cette analyse va au-delà de la simple coordination défensive évoquée par Kigali ; elle y voit une stratégie délibérée d’occupation et de déstabilisation, financée et dirigée depuis l’extérieur.

Un appel à la justice : poursuites pour violations des droits humains et pillage

Face à ce qu’il qualifie d’« ingérence caractérisée et d’atteinte grave à la souveraineté nationale », Jean-Claude Katende passe de la dénonciation à la revendication judiciaire. Il appelle explicitement à la fin de l’impunité.

Son exigence est double et ciblée :

  1. Poursuites contre les responsables : Il demande que « les Rwandais, chefs et éléments militaires du M23 » soient jugés.
  2. Qualification des crimes : Les charges doivent porter sur la « violation des droits humains et [le] pillage du Congo ».

Cette prise de position place l’accent sur la responsabilité pénale individuelle des acteurs, tant rwandais que ceux opérant sous la bannière du M23, pour les exactions commises depuis le début de la rébellion.

Une fenêtre pour la justice internationale

Pour Katende, les révélations rwandaises créent une opportunité juridique et politique unique. En reconnaissant son implication, le Rwanda a, selon cette logique, également reconnu un certain niveau de responsabilité et de contrôle sur les actions du groupe. Cet aveu pourrait, dans l’esprit de l’activiste, être utilisé comme un élément à charge devant des instances comme la Cour pénale internationale (CPI) ou dans le cadre de procédures nationales fondées sur la compétence universelle.

Une pression qui monte d’un cran

La réaction de Jean-Claude Katende, figure respectée de la société civile congolaise, illustre comment l’aveu de Kigali est perçu à Kinshasa non comme un geste de transparence, mais comme une confession justifiant une escalade des demandes de sanctions et de justice. Elle reflète la colère d’une partie de l’opinion publique congolaise qui exige des comptes après des années de conflit, de souffrances et de dénis.

Son appel place désormais la communauté internationale, et en particulier les pays influents comme les États-Unis et les membres du Conseil de sécurité de l’ONU, face à une question concrète : maintenant que le soutien rwandais est officiellement reconnu, quelles mesures concrètes de responsabilisation seront prises pour traduire en actes la condamnation des violations des droits humains et du pillage des ressources ? La pression pour une réponse judiciaire vient de monter d’un cran.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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24 janvier 2026 0 comments
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À la UnePolitique

Le Rwanda brise un tabou et reconnaît sa « coordination sécuritaire » avec le M23, justifiée par la menace des FDLR

by admin9775 24 janvier 2026
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Dans un revirement diplomatique majeur, le Rwanda a officiellement reconnu, pour la première fois, entretenir une « coordination sécuritaire » avec le mouvement rebelle M23 (AFC/M23) actif dans l’est de la République démocratique du Congo. Cette révélation, faite par l’ambassadrice du Rwanda aux États-Unis, Mathilde Mukantabana, devant le Congrès américain le jeudi 22 janvier, met fin à des années de dénégations catégoriques et confirme les accusations répétées de Kinshasa et de plusieurs rapports d’experts des Nations unies.

Une reconnaissance justifiée par un « impératif défensif »

Dans sa déclaration, l’ambassadrice Mukantabana a présenté cette coordination comme une mesure strictement défensive et temporaire. Elle l’a justifiée par la nécessité de protéger les populations tutsies congolaises et de prévenir « une nouvelle insurrection génocidaire transfrontalière qui pourrait menacer l’existence même du Rwanda ». Kigali relie ainsi directement son action à la menace persistante que font peser, selon lui, les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé hutu opposé au régime rwandais et présent en RDC depuis le génocide de 1994.

« Le Rwanda engage effectivement une coordination sécuritaire avec l’AFC/M23. Je l’affirme clairement afin de bâtir la confiance par la transparence », a déclaré la diplomate, marquant un virage stratégique dans la communication de Kigali, qui passe du déni pur à une justification assumée.

Le M23 présenté comme un acteur congolais indépendant aux « griefs légitimes »

Le document officiel publié par l’ambassade rwandaise décrit l’AFC/M23 comme « un groupe congolais indépendant qui a ses propres griefs légitimes contre Kinshasa ». Il énumère parmi ces griefs les assassinats, les viols et la discrimination systématique envers les Tutsis congolais, le non-respect des anciens accords de paix et l’exclusion des processus politiques.

L’ambassadrice a également présenté le récent retrait unilatéral du M23 de la ville d’Uvira comme le fruit d’un encouragement de Kigali et une preuve de la volonté de désescalade du groupe rebelle. « L’AFC/M23, afin de montrer qu’il n’était pas à l’origine des violences et avec le fort encouragement de mon gouvernement, a récemment entrepris un retrait unilatéral de la ville d’Uvira, démontrant son engagement en faveur de la désescalade », a-t-elle affirmé.

Des conditions et une portée limitée, selon Kigali

Le Rwanda a pris soin de cadrer et de limiter la portée de cet aveu :

  • Conditionnalité : La coordination est présentée comme étant conditionnée à la neutralisation des FDLR par les autorités congolaises.
  • Limitation dans le temps : Elle serait temporaire et cesserait une fois la menace sécuritaire écartée et les conditions des accords de Washington remplies.
  • Objectif strictement sécuritaire : Kigali insiste sur le fait qu’il « ne cherche pas à influencer les décisions politiques internes de la RDC », et que cette coopération est centrée sur le désarmement des FDLR.

Une bombe diplomatique et ses implications

Cette reconnaissance publique est une bombe diplomatique qui va inévitablement relancer et durcir les tensions entre Kinshasa et Kigali. Elle donne rétrospectivement raison aux accusations congolaises et complique considérablement le travail des médiateurs, notamment américains, qui avaient obtenu la signature d’un accord de paix en décembre 2025.

Pour la RDC, cet aveu constitue une preuve tangible d’agression et d’ingérence qu’elle pourra brandir devant les instances internationales, comme le Conseil de sécurité de l’ONU ou la Cour internationale de Justice. Pour la communauté internationale, elle place les partenaires du Rwanda, dont les États-Unis et le Royaume-Uni, dans une position délicate, les obligeant à réévaluer leur relation avec Kigali à l’aune de cette intervention avouée dans un pays souverain.

La fin du déni, le début d’une nouvelle phase de crise

En choisissant la « transparence », le Rwanda a fait tomber un masque qui tenait depuis des années. Si cette stratégie vise peut-être à reprendre la main sur le récit en le cadrant comme une légitime défense, elle risque surtout d’enflammer la région. Kinshasa ne manquera pas de dénoncer cette « confession » comme la preuve d’une occupation déguisée. La balle est désormais dans le camp de la diplomatie internationale, qui doit trouver les moyens de gérer une crise où l’un des principaux acteurs a désormais reconnu son implication directe, tout en exigeant de l’autre la neutralisation d’un groupe armé ancré depuis trente ans sur son territoire. La route vers la paix vient de devenir encore plus escarpée.

Par Pascal Kabeya
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