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À la Une

À la UneEconomie

Marchés financiers : le Gouvernement ouvre la voie à la Kinshasa Stock Exchange pour diversifier le financement de l’économie

by admin9775 14 août 2026
written by admin9775

En République démocratique du Congo, le financement des entreprises repose encore largement sur le système bancaire. Une situation qui limite l’accès aux capitaux, particulièrement pour les PME, et laisse une partie importante de l’épargne nationale en dehors du financement direct de l’économie productive.

Pour remédier à cette faiblesse structurelle, le Gouvernement a élaboré le projet de loi relatif aux marchés financiers, une réforme portée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, dans le cadre de la politique de diversification des sources de financement de l’économie impulsée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Après son adoption par l’Assemblée nationale, le texte a été adopté par le Sénat le 27 juillet 2026, lors de la séance plénière ayant marqué la clôture de la session extraordinaire. Il ne reste désormais que sa promulgation par le chef de l’État pour permettre son entrée en vigueur.

Un cadre légal pour la Kinshasa Stock Exchange

L’adoption de cette loi constitue une étape majeure dans la création d’un véritable marché des capitaux en RDC. Elle doit notamment fournir le cadre juridique nécessaire au fonctionnement de la Kinshasa Stock Exchange, appelée à offrir aux entreprises une alternative au financement bancaire.

Les entreprises pourront progressivement accéder à de nouvelles sources de capitaux à travers l’émission d’actions et d’obligations. Pour les PME comme pour les grandes entreprises, cette évolution pourrait permettre de mobiliser des financements de plus longue durée et de financer plus facilement leurs projets d’investissement et d’expansion.

Transformer l’épargne en capital productif

L’un des enjeux majeurs de la réforme est également de mieux orienter l’épargne nationale vers l’économie réelle.

À travers le marché financier, les citoyens et les investisseurs institutionnels pourront investir directement dans des entreprises et des projets nationaux. Le mécanisme recherché est simple : l’épargne devient du capital, le capital finance l’entreprise et l’entreprise contribue à la création de richesses et d’emplois.

La mise en place d’un marché organisé pourrait également contribuer à limiter la sortie de capitaux et à offrir aux investisseurs congolais davantage d’opportunités d’investissement à l’intérieur du pays.

Des marchés pour les entreprises et les matières premières

La réforme ne se limite pas au marché des actions et des obligations. Le dispositif prévoit également l’organisation de deux marchés distincts : la Bourse des valeurs mobilières et la Bourse des marchandises.

Cette architecture pourrait notamment contribuer à améliorer la traçabilité des produits, à renforcer la transparence des échanges et à établir de meilleures références de prix pour certaines productions congolaises, notamment dans les secteurs agricole et minier.

Pour une économie comme celle de la RDC, largement dominée par les ressources naturelles, l’enjeu consiste aussi à mieux valoriser les richesses produites sur le territoire et à renforcer la transparence autour de leur commercialisation.

Un mécanisme de protection des investisseurs

La réforme prévoit également la mise en place d’une Autorité des marchés financiers, chargée notamment de superviser les opérations et de contribuer à la protection des investisseurs.

Cette régulation est essentielle pour instaurer la confiance indispensable au développement d’un marché financier. Elle doit notamment permettre de lutter contre les manipulations de marché et les délits d’initiés et d’établir des règles plus claires pour les différents intervenants.

La crédibilité de cette nouvelle architecture dépendra donc largement de la capacité des autorités à garantir la transparence, la bonne gouvernance et l’application effective des règles.

Un nouvel outil pour diversifier l’économie

À terme, la Kinshasa Stock Exchange pourrait également contribuer à réduire la forte concentration des investissements autour du secteur minier en facilitant l’accès aux capitaux pour l’agriculture, l’industrie, les infrastructures, les services et les nouvelles technologies.

L’objectif poursuivi par le Gouvernement dépasse ainsi la simple création d’une nouvelle institution financière. Il s’agit de construire progressivement un marché des capitaux capable de rapprocher l’épargne des besoins de financement des entreprises et de soutenir la transformation de l’économie congolaise.

La promulgation de la loi constituera désormais la prochaine étape déterminante. Mais au-delà de l’adoption du cadre juridique, le véritable défi sera de faire fonctionner effectivement ce marché, d’attirer les entreprises et les investisseurs et surtout d’instaurer durablement la confiance nécessaire à son développement.

Par Marius Bopenga
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14 août 2026 0 comments
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À la UneNouvelles nécrologiques

Johny Moko Fataki, CEO de Congo To Global, est décédé après une longue maladie

by admin9775 14 août 2026
written by admin9775

Le monde culturel et entrepreneurial congolais est en deuil. Johny Moko Fataki, CEO de Congo To Global et producteur notamment associé à l’organisation du concert de Fally Ipupa à Londres, est décédé après une longue maladie.

L’annonce de sa disparition a été faite par un proche, qui a appelé au respect de l’intimité de la famille et des proches durant cette période douloureuse.

Figure active dans la promotion de la culture congolaise et dans l’organisation d’événements, Johny Moko Fataki s’était notamment illustré à travers son implication dans plusieurs projets visant à renforcer la visibilité des artistes congolais à l’international.

La famille appelle à la prudence

Dans un message communiqué après l’annonce du décès, la famille précise que Congo To Global constitue désormais la seule source officielle d’information concernant cette disparition.

Elle invite ainsi le public, les proches et les acteurs du monde culturel à se référer exclusivement aux communications officielles afin d’éviter la propagation d’informations non vérifiées.

La disparition de Johny Moko Fataki intervient comme une nouvelle perte pour le secteur culturel congolais, où il avait contribué à accompagner et à promouvoir plusieurs initiatives sur la scène internationale.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

Éclipse solaire totale: des millions de personnes émerveillées devant un phénomène astronomique rare

by admin9775 13 août 2026
written by admin9775

Des millions d’Européens ont contemplé ce mardi 12 août le ciel avec émerveillement lors d’une rare éclipse solaire totale qui a plongé une partie de l’Espagne dans une étrange obscurité en plein jour. L’ombre projetée par la Lune recouvrant le Soleil est apparue dans les régions reculées de l’Arctique russe vers 17h00 TU et a poursuivi sa course en arc de cercle à travers le Groenland et l’Islande. C’est en Espagne que le plus grand nombre de personnes ont observé l’éclipse totale, qui a traversé le pays en diagonale, de la côte atlantique nord jusqu’à la mer Méditerranée, où elle s’est achevée vers 18h30 TU.

Ce phénomène astronomique rare, le premier du genre en Europe depuis 2006, a commencé autour de 17h00 TU aux extrémités septentrionales de la Russie continentale et a traversé l’hémisphère Nord jusqu’au Groenland et au continent américain, avant d’arriver en Espagne.

En Islande, le ciel gris et par endroits pluvieux n’a pas empêché des milliers de curieux d’être plongés dans un noir complet quand le Soleil a disparu derrière la Lune, phénomène qu’ils n’ont pas pu admirer à cause des épais nuages.

Une partie de l’Espagne dans le noir sous le regard émerveillé de millions de curieux

Des millions d’Européens et de passionnés du monde entier ont ainsi contemplé le ciel avec émerveillement. L’éclipse totale a duré 1 min 14 s à Reykjavik et environ 1 min 50 s dans le nord de l’Espagne, selon les calculs de l’Observatoire de Paris. L’éclipse totale a pu être observée dans une bande traversant l’Espagne, d’Oviedo à Palma de Majorque en passant par Burgos, avant de disparaître vers 18h30 TU.

Plusieurs régions d’Espagne ont été plongées dans le noir, en plein jour, une expérience inoubliable pour des millions de curieux, dont de nombreux touristes venus de l’étranger, qui ont regardé le spectacle avec émerveillement et fascination. 

Des personnes se rassemblent dans le parc El Cerro del Tío Pío à Madrid pour observer l'éclipse solaire totale du 12 août 2026. Aujourd'hui, des millions d'Européens contempleront le ciel avec émerveillement lors d'une rare éclipse solaire totale qui plongera une partie de l'Espagne dans une étrange obscurité en plein jour.
Des personnes se rassemblent dans le parc El Cerro del Tío Pío à Madrid pour observer l’éclipse solaire totale du 12 août 2026. Aujourd’hui, des millions d’Européens contempleront le ciel avec émerveillement lors d’une rare éclipse solaire totale qui plongera une partie de l’Espagne dans une étrange obscurité en plein jour. AFP – PIERRE-PHILIPPE MARCOU

De nombreux touristes et des habitants de Catalogne étaient présents pour observer le spectacle, entraînés par l’exaltation qui a saisi l’Espagne ces derniers jours à l’approche de l’éclipse, la première de ce genre dans ce pays depuis plus de 100 ans.

« C’est juste beau et incroyable »

Didier Queloz, astrophysicien suisse et prix Nobel de physique, a pu observer sa première éclipse totale à Roquetas, en Catalogne, un évènement impressionnant qu’il décrit au micro de notre correspondante sur place Elise Gazengel.

« La beauté d’être un astrophysicien, c’est qu’on comprend la physique, mais émotionnellement, il n’y a rien à comprendre, il faut juste la vivre. C’est comme regarder la Voie lactée, c’est comme regarder un coucher de soleil. C’est juste beau et incroyable. On se sent faire partie de l’univers », a-t-il confié à RFI. 

C’est un bel événement et je pense que c’est très difficile de réaliser parce que jusqu’à ce que le soleil disparaisse complètement, c’est un phénomène, on se dit « ok », c’est en train de se passer. Mais quand tout d’un coup le Soleil est caché, on a toute cette sorte de protubérances solaires qu’on voit rarement, qui est la couronne solaire qu’on connaît bien. C’est quelque chose qui est bien étudié, mais quand on la voit de ses yeux, c’est comme quand on regarde pour la première fois à travers un télescope et qu’on voit les anneaux de Saturne. On se dit « waouh ». C’est à vivre.

Témoignage de Didier Queloz, astrophysicien et prix Nobel de physique, face à l’éclipse solaire totale

Elise Gazengel

À environ 500 kilomètres plus à l’ouest, la localité de Lodoso, près de Burgos, a également été saisie par cet enthousiasme collectif. Cris de joie et applaudissements : les centaines de personnes réunies sur un champ brûlé par la chaleur ont visiblement apprécié le spectacle au moment où l’obscurité fut.

Une ambiance émouvante

Une ambiance émouvante, immortalisée par les nombreux téléphones sortis pour prendre des photos et des vidéos de l’instant T.

Ce phénomène astronomique rarissime, aussi impressionnant que fugace, a été visible pendant quelques secondes, à peine deux minutes tout au plus, sur une bande allant de la Galice à la côte méditerranéenne et aux Baléares en passant par les Asturies, dans le nord.

Progressivement la luminosité a baissé, laissant seulement apparaître une lumière orangeâtre de fin de journée, avant l’obscurité la plus complète. Dans un silence presque religieux. Au-delà de cette bande en Espagne, l’éclipse partielle a été visible en France, au Canada, dans le nord de l’Afrique de l’Ouest et des États-Unis.

Au Sénégal, les spectateurs ont pu observer 36% de la surface du soleil, recouverte par le passage de la lune. Et pour l’occasion, familles, étudiants et experts en astronomie se sont rassemblés sur la Corniche Ouest de Dakar.

Une éclipse très suivie à Dakar

Pauline Le Troquier

Si le spectacle de l’éclipse totale est fugace, l’éclipse partielle avant et après dure environ deux heures au total.

Le phénomène permet aux scientifiques d’étudier l’atmosphère du soleil

Pendant les quelques instants de l’éclipse totale, le ciel s’assombrit, l’air se rafraîchit et la couronne solaire apparaît comme un halo autour d’un disque noir.

L’alignement parfait du Soleil et de la Lune plonge le monde dans une inquiétante obscurité violacée, les températures flanchent. Désorientés, les animaux adoptent un comportement inhabituel.

Le phénomène permet aux scientifiques d’étudier l’atmosphère du soleil et sa couche la plus externe, dans l’espoir de percer les secrets des vents solaires et du champ magnétique de notre étoile.

RFI

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13 août 2026 0 comments
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À la UnePolitique

RDC : Grâce Kutino mobilise la jeunesse pour le « Oui » à la Constitution et réaffirme son soutien à Félix Tshisekedi

by admin9775 13 août 2026
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La ministre de la Jeunesse et de l’Éveil patriotique, Grâce Kutino, a placé la jeunesse au cœur du débat sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo. Ce mercredi 12 août à Kinshasa, elle a conduit une importante mobilisation dans le cadre de la campagne « Oui, je le veux », destinée à soutenir le changement de la Constitution.

Vêtus de polos rouges frappés du slogan de la campagne, les participants sont partis de Limete avant de rejoindre le Centre culturel, où la ministre a prononcé un discours devant les jeunes mobilisés. Elle a défendu l’idée d’une Constitution capable d’évoluer afin de mieux répondre aux réalités actuelles du pays.

Un message clairement adressé à Félix Tshisekedi

Au-delà de la question constitutionnelle, Grâce Kutino a assumé une position politique en apportant son soutien au chef de l’État.

S’adressant directement à Félix Tshisekedi, elle a déclaré : « Monsieur le président, cette jeunesse est prête à vous accompagner jusqu’à la fin de votre mandat. »

La mobilisation apparaît ainsi comme une double démonstration : défendre le principe d’un changement constitutionnel, mais également afficher l’existence d’une frange de la jeunesse favorable à la poursuite de l’action du président Tshisekedi.

La ministre a par ailleurs insisté sur plusieurs préoccupations concernant directement les jeunes : leur accès aux espaces de décision, l’emploi, l’entrepreneuriat et leur participation à la construction nationale.

Une mobilisation qui relance la bataille des chiffres

L’ampleur réelle de la manifestation fait toutefois l’objet de discussions. Les organisateurs et les partisans de la ministre présentent la mobilisation comme une réussite, tandis que ses détracteurs contestent le nombre de participants annoncé et estiment que l’affluence n’aurait pas été à la hauteur des ambitions affichées.

Cette controverse sur les chiffres prend une dimension particulière dans le contexte politique actuel. Elle intervient alors que la coalition C64, opposée au changement de la Constitution et favorable à l’ouverture d’un dialogue national inclusif, prépare de nouvelles actions de terrain après le 15 août.

La mobilisation de Grâce Kutino remet ainsi au premier plan la bataille de la rue entre les partisans et les adversaires d’une révision ou d’un changement de la Constitution. Elle pose également la question de la capacité respective des deux camps à mobiliser massivement la population autour de leurs positions.

Le contraste avec les mobilisations de l’opposition

Pour les partisans du pouvoir, la mobilisation du 12 août constitue un signal politique important, particulièrement en comparaison avec certaines précédentes initiatives de l’opposition qui n’ont pas réussi à réunir les foules espérées.

Les opposants, notamment autour de figures telles que Martin Fayulu et Jean-Marc Kabund, contestent pour leur part le projet de changement constitutionnel et appellent à la mobilisation contre celui-ci.

Cette confrontation ravive également un vieux débat sur la nature des manifestations politiques en RDC. Les mobilisations de l’opposition ont régulièrement été marquées par des tensions, des affrontements ou des incidents, donnant lieu à des critiques sur leur caractère parfois violent. À l’inverse, les organisateurs de la campagne « Oui, je le veux » cherchent à mettre en avant une mobilisation présentée comme pacifique et centrée sur la jeunesse.

Il convient toutefois de ne pas tirer de conclusions définitives sur le rapport de forces politique à partir de la seule affluence observée lors d’une manifestation. Le nombre de participants, son estimation exacte et les conditions dans lesquelles une mobilisation est organisée doivent être établis avec prudence.

Grâce Kutino s’impose dans le débat constitutionnel

Avec cette initiative, Grâce Kutino entend donc démontrer qu’une partie de la jeunesse congolaise ne se reconnaît pas dans les discours hostiles au changement constitutionnel. Sa campagne lui permet également de se positionner comme l’une des voix du pouvoir dans une bataille politique qui devrait s’intensifier dans les prochaines semaines.

À l’approche du 15 août, date fixée par l’opposition comme échéance avant l’annonce de nouvelles actions, la manifestation de Kinshasa marque ainsi une nouvelle étape dans la confrontation entre les partisans du « Oui » et ceux qui réclament le maintien de la Constitution actuelle.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

Kenya : Aliko Dangote réduit le coût de sa raffinerie et vise octobre pour le début des travaux

by admin9775 13 août 2026
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 L’Afrique de l’Est reste fortement dépendante des importations de produits pétroliers raffinés, alors que la demande énergétique progresse. Dans ce contexte, le développement de capacités régionales de transformation devient un enjeu de sécurité d’approvisionnement et d’intégration économique.

Aliko Dangote (photo) prévoit de lancer en octobre 2026 les travaux de sa future raffinerie de Lamu, au Kenya. Le coût prévisionnel du projet a parallèlement été ramené d’environ 17 à 16 milliards USD. Avec une capacité de 700 000 barils de pétrole brut par jour, l’installation doit approvisionner le Kenya et plusieurs marchés d’Afrique de l’Est.

« D’ici octobre de cette année, nous poserons la première pierre et lancerons officiellement le chantier », a déclaré le milliardaire nigérian dans une interview accordée la semaine dernière à la BBC. Le chantier devrait durer moins de quatre ans. À terme, la raffinerie deviendrait la plus importante d’Afrique de l’Est et la deuxième du continent après celle de Lagos, qui doit passer de 650 000 à 1,4 million de barils par jour d’ici trois ans.

Lamu pour desservir l’Afrique de l’Est 

Le choix de Lamu repose notamment sur sa position logistique. Son port en eaux profondes est relié au corridor LAPSSET, qui doit connecter la côte kényane au Soudan du Sud et à l’Éthiopie. Cette configuration donne au projet une portée qui dépasse le marché kényan. Dangote prévoit de fournir des produits raffinés au Kenya ainsi qu’à l’Ouganda, à la Tanzanie et au Soudan du Sud. La raffinerie doit ainsi contribuer à réduire la dépendance de ces marchés aux approvisionnements extérieurs.

Pour Nairobi, le projet intervient alors que le pays ne dispose plus de capacité de raffinage de brut depuis l’arrêt de l’installation de Mombasa. Il cherche parallèlement à développer sa production pétrolière dans le bassin de Turkana.

L’investissement doit également avoir un effet sur l’emploi. Le gouvernement kényan estime que le projet pourrait générer environ 60 000 emplois directs et indirects dans la construction, l’ingénierie, la logistique et les activités associées.

Le retour d’expérience de Lagos 

La réduction de l’enveloppe constitue l’autre évolution majeure. Dangote l’explique par les enseignements tirés de la construction de la raffinerie de Lagos, un calendrier d’exécution plus rapide et des coûts de financement plus faibles. Le projet doit être financé à 30 % par des fonds propres et à 70 % par de la dette. La capacité à réunir cette dernière constituera donc un élément déterminant avant le lancement effectif du chantier.

Les préparatifs ont déjà commencé. Les études de sol ainsi que les travaux de conception et d’ingénierie sont en cours. Le gouvernement kényan a également constitué un comité dédié et prévu un financement d’amorçage dans le cadre de son dispositif national d’infrastructures.

Plusieurs étapes restent néanmoins à franchir avant le début des travaux, notamment sur les volets technique, environnemental et financier. Le projet s’inscrit par ailleurs dans une zone où le développement du corridor LAPSSET a déjà suscité des difficultés. En 2018, la justice kényane avait notamment relevé des insuffisances dans la consultation des populations concernées.

L’annonce d’octobre constitue donc le prochain rendez‑vous concret du projet. Si le calendrier est tenu, Lamu pourrait à terme modifier les circuits d’approvisionnement en produits raffinés en Afrique australe et donner à Dangote une deuxième grande plateforme de raffinage sur le continent, après Lagos.

Olivier de Souza

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À la UneSport

CAN féminine 2026: le Cameroun s’offre la finale face au Maroc, pays hôte

by admin9775 13 août 2026
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Après deux échecs consécutifs en finale, le Maroc a été éliminé dès les demi-finales par le Cameroun lors de la séance de tirs au but (0-0, 3 tab à 1). Les Camerounaises affronteront le Malawi, tombeur de l’Algérie (3-1) quelques heures plus tôt, dimanche 16 août pour le titre.

Quelle équipe allait rejoindre le Malawi en finale ? C’était la grande question. Après avoir été éliminé en quarts de finale en 2022, manqué la phase finale l’an dernier, le Cameroun avait l’occasion de se qualifier pour une nouvelle finale de la CAN féminine, la quatrième de son histoire, après celles de 2004, 2014 et 2016. Mais il fallait passer l’obstacle des Marocaines, qui jouaient à domicile.

Michaely Bihina, star de la soirée

Les Camerounaises qui ont renvoyé le tenant du titre, le Nigeria, à la maison, n’ont pas réussi à mettre le Maroc sur la touche dans le temps réglementaire. Moins dominant que prévu, le Maroc a dû attendre les tirs au but pour espérer filer en finale. Les Lionnes de l’Atlas avaient en tête qu’elles avaient déjà remporté deux dernières demi-finales de CAN de cette façon. 

À l’inverse, le Cameroun avait pris part à trois séances de tirs au but à la CAN et les a toutes perdues en 1998, 2008 et 2018. Contre toute attente, ce sont les Camerounaises qui ont mis en échec les Marocaines dans cette séance de tirs au but. Maéva Nyadjou a envoyé le Cameroun en finale en s’imposant 3-1 aux tirs au but.

Les Lionnes indomptables seront donc logiquement favorites face au Malawi, qui a atteint la finale pour sa toute première participation à une phase finale de CAN.

Quant au Maroc, sept mois après la finale de la CAN masculine, il ne s’offrira pas une nouvelle finale continentale à domicile, et pourra regretter longtemps d’avoir laisser filer sa chance en demi-finale, notamment en manquant un pénalty à la 118e minute, à deux minutes de la fin des prolongations.

Mais il aurait fallu pour cela battre l’héroïne de la soirée, la gardienne camerounaise Michaely Bihina. Non contente d’avoir arrêté le pénalty de Fatima Tagnaout, qui avait la qualification au bout du pied, elle a sorti trois tirs au but pendant la séance décisive, écoeurant les tireuses marocaines.

RFI

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À la UnePolitique

Dialogue politique en RDC : Dieudonné Bolengetenge annonce de grandes activités de terrain après le 15 août

by admin9775 13 août 2026
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Le secrétaire général d’Ensemble pour la République, Dieudonné Bolengetenge, a annoncé mercredi 12 août à Kinshasa une intensification de la mobilisation de la coalition C64 après le 15 août, si le président Félix Tshisekedi ne convoque pas un dialogue national inclusif.

Lors d’un échange avec la presse, le numéro deux du parti de Moïse Katumbi a expliqué que la coalition avait volontairement suspendu à deux reprises ses actions afin de laisser une possibilité au pouvoir d’engager une démarche d’apaisement.

« Nous avions dit que nous allions observer jusqu’au 15 août s’il n’y a pas de signaux d’apaisement susceptibles de permettre la tenue d’un dialogue », a-t-il déclaré.

Une mobilisation annoncée après le 15 août

À deux jours de l’échéance fixée par la coalition, Dieudonné Bolengetenge prévient que l’absence de convocation du dialogue entraînera une nouvelle phase de mobilisation.

« Si le dialogue n’est pas convoqué à cette date, nous allons nous réunir et après, nous allons annoncer de grandes activités de terrain », a-t-il affirmé.

Le responsable d’Ensemble pour la République assure que ces prochaines actions seront d’une ampleur supérieure à celles précédemment envisagées.

« Cette fois-ci, nous allons annoncer des actions de grande envergure et nous allons les tenir », a-t-il martelé, laissant même planer la possibilité d’un recours à la désobéissance civile.

Selon lui, l’objectif serait de créer suffisamment de pression politique pour pousser le pouvoir à accepter l’ouverture d’un dialogue national.

Le dialogue comme moyen de s’opposer au changement constitutionnel

Pour Dieudonné Bolengetenge, le dialogue réclamé par la coalition C64 ne constitue pas un objectif distinct de la lutte contre une éventuelle modification de la Constitution. Il estime, au contraire, que ce cadre pourrait permettre aux différentes forces politiques de débattre de la question et de parvenir à un consensus.

La coalition entend ainsi maintenir la pression contre toute initiative visant, selon elle, à modifier le cadre constitutionnel actuel.

Bolengetenge dément toute crise au sein de la C64

Le secrétaire général d’Ensemble pour la République a également rejeté les informations faisant état de tensions ou de départs au sein de la coalition C64.

Il assure que la plateforme demeure intacte et poursuit ses activités dans la même dynamique.

« Il n’y a ni dissolution interne, ni départ en son sein », a-t-il affirmé.

À l’approche du 15 août, la pression politique devrait donc s’intensifier. L’absence éventuelle de dialogue pourrait ouvrir une nouvelle séquence de confrontation entre l’opposition regroupée au sein de la C64 et le pouvoir, avec la perspective d’actions de terrain et, selon les déclarations de Bolengetenge, d’une possible désobéissance civile.

Par Pascal Kabeya
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À la UneTribunes

Patrick Nkanga : « Nous ne pouvons pas tirer les conclusions de l’échec d’un système que nous n’avons jamais pleinement appliqué »

by admin9775 13 août 2026
written by admin9775

Le débat sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo ne devrait pas faire l’économie d’une question fondamentale.

La RDC a-t-elle réellement appliqué la décentralisation consacrée par sa Constitution ?

C’est l’interrogation centrale soulevée par Patrick Nkanga, rapporteur du bureau politique du PPRD, dans une nouvelle prise de position consacrée à la gouvernance du pays.

S’appuyant sur l’article 3 de la Constitution, qui reconnaît aux provinces et aux entités territoriales décentralisées la personnalité juridique, la libre administration et l’autonomie de gestion de leurs ressources, le responsable politique estime que le modèle congolais reste largement inachevé.

Une décentralisation constitutionnelle restée théorique

Pour Patrick Nkanga, le problème ne réside pas dans l’absence de fondement juridique. La Constitution a déjà consacré le principe d’un État unitaire fortement décentralisé.

Mais dans la pratique, soutient-il, le pouvoir demeure fortement concentré à Kinshasa.

Les provinces et les entités territoriales décentralisées ne disposent pas toujours des moyens financiers, institutionnels et administratifs nécessaires pour exercer effectivement les compétences qui leur sont reconnues.

« Décentraliser, ce n’est donc pas seulement transférer des compétences sur le papier », souligne-t-il. Il s’agit également de transférer les moyens permettant d’exercer ces compétences et d’établir une véritable responsabilité des autorités locales devant leurs populations.

Cette situation, selon lui, contribue à alimenter les frustrations et à affaiblir la présence effective de l’État dans certaines parties du territoire national.

Kinshasa, miroir des limites du système

L’ancien cadre du PPRD prend Kinshasa comme exemple de cette centralisation persistante.

Les communes administrent des populations considérables, mais restent, selon lui, privées de pouvoirs et de ressources à la hauteur des défis auxquels elles sont confrontées.

Les élus locaux devraient pourtant pouvoir définir leurs priorités, mobiliser les recettes qui leur reviennent légalement et conduire des politiques publiques adaptées aux réalités de leurs territoires.

C’est dans ce contexte que Patrick Nkanga affirme :

« Nous ne pouvons pas appréhender la gouvernance d’un pays tel que le Congo depuis le boulevard du 30 Juin. »

Pour lui, même Kinshasa ne peut être efficacement gouvernée depuis le seul centre politique du pays, encore moins un territoire national aux dimensions continentales et marqué par une telle diversité géographique et sociale.

La décentralisation face au fédéralisme

Patrick Nkanga établit également un lien direct entre l’échec de la décentralisation et la progression du discours fédéraliste dans une partie de l’opinion congolaise.

Il affirme ne pas être personnellement favorable au fédéralisme, mais dit comprendre les raisons qui poussent certains Congolais à défendre cette option.

Son argument est toutefois clair : avant de remplacer le modèle institutionnel actuel, il faudrait d’abord appliquer réellement celui que la Constitution a choisi.

Selon lui, il serait difficile de conclure à l’échec de l’État unitaire décentralisé alors que celui-ci n’a jamais été pleinement mis en œuvre.

La priorité devrait donc être de donner une véritable substance à la décentralisation : pouvoirs réels, ressources financières, capacités administratives et mécanismes de péréquation efficaces.

La Caisse nationale de péréquation au cœur de l’équilibre territorial

Dans cette architecture, Patrick Nkanga accorde une importance particulière à la Caisse nationale de péréquation, appelée selon lui à réduire les disparités entre les provinces et à favoriser un développement plus équilibré du territoire.

L’objectif serait de faire en sorte que la décentralisation ne crée pas davantage d’inégalités entre entités riches et pauvres, mais permette au contraire une redistribution des ressources publiques en fonction des besoins et des réalités locales.

Réformer l’État sans perdre de vue la crise

La réflexion de Patrick Nkanga intervient alors que la RDC traverse une crise sécuritaire et politique majeure.

Il refuse toutefois de présenter la décentralisation comme une réponse unique à l’ensemble des problèmes du pays. Les conflits intercommunautaires, l’insécurité et les difficultés de gouvernance ont, selon lui, des causes multiples.

Mais une administration locale dépourvue de moyens et de capacités d’action peut contribuer à aggraver ces crises, notamment lorsque l’État peine à prévenir les tensions, arbitrer les différends ou répondre rapidement aux préoccupations des populations.

D’où son plaidoyer pour mener deux batailles simultanément : résoudre la crise immédiate et réformer les structures qui permettent à ces crises de se reproduire.

« Répondre à l’urgence tout en construisant les institutions »

Pour le responsable du PPRD, la stabilisation de la RDC ne peut donc pas être dissociée d’une réforme profonde de sa gouvernance.

La priorité immédiate reste la résolution de la crise actuelle. Mais celle-ci ne devrait pas servir de prétexte à repousser indéfiniment les réformes institutionnelles.

Son approche repose ainsi sur un principe, répondre à l’urgence tout en construisant les institutions capables d’empêcher la reproduction des mêmes crises.

Dans cette perspective, la décentralisation ne serait plus une simple disposition constitutionnelle, mais un véritable instrument de gouvernance, de responsabilisation des autorités locales et de développement.

Le débat dépasse ainsi la seule opposition entre État unitaire et fédéralisme. Pour Patrick Nkanga, la véritable question est désormais de savoir si la RDC est prête à faire vivre réellement le modèle de décentralisation qu’elle s’est elle-même donné dans sa Constitution.

Par Marius Bopenga
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Mike Kalambay, Sandra Mbuyi, Jean-Bosco Kanku : le peuple de Dieu a-t-il le droit de poser des questions ?

by admin9775 12 août 2026
written by admin9775

Il ne s’agit pas de juger. Il s’agit de comprendre.

Depuis quelque temps, plusieurs situations conjugales concernant des figures connues du milieu chrétien congolais suscitent interrogations et débats. L’annonce du prochain mariage du pasteur Mike Kalambay, plusieurs années après son divorce, ravive notamment les discussions autour du divorce et du remariage dans l’Église.

Du côté de Sandra Mbuyi et du pasteur Jean-Bosco Kanku, les interrogations sur leur situation conjugale alimentent également les conversations, alors que les éléments publics permettant de comprendre précisément les circonstances de ces ruptures restent limités.

Une question revient dès lors avec insistance :

Que dit réellement la Bible sur le divorce et le remariage ?

Lorsqu’il s’agit de personnalités publiques, chacun peut considérer que leur vie conjugale relève de leur intimité. Et c’est un principe qui mérite d’être respecté.

Mais lorsque ces mêmes personnes exercent un ministère, enseignent la Parole de Dieu et parlent publiquement du mariage, de la fidélité, de la famille et des valeurs chrétiennes, la question de la cohérence entre enseignement et pratique peut naturellement être posée.

Jésus déclare dans Matthieu 19:6 :

« Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a uni. »

Le Christ aborde également la question du divorce et du remariage avec une grande exigence. Paul, de son côté, accorde une place importante à la vie familiale dans les critères applicables aux responsables de l’Église.

Dès lors, une interrogation légitime demeure : dans quelles conditions un chrétien divorcé peut-il se remarier selon les Écritures ?

Il ne s’agit pas nécessairement de réclamer l’exposition des détails intimes d’un couple. Certaines blessures appartiennent à la sphère privée et doivent le rester.

Mais lorsqu’un remariage est annoncé publiquement après un divorce, la question de son cadre spirituel peut être abordée publiquement, surtout lorsque les personnes concernées exercent une responsabilité religieuse.

Il faut cependant éviter les accusations sans preuves. Infidélité, abandon, violences, incompatibilité ou autres circonstances : les causes précises d’un divorce ne peuvent être affirmées sans éléments établis ou sans déclaration des personnes concernées.

Le véritable débat ne devrait donc pas être :

« Qui va épouser qui ? »

Mais plutôt :

« Que dit Dieu sur le divorce, la séparation et le remariage ? »

Et surtout : comment l’Église doit-elle accompagner les personnes divorcées tout en restant fidèle aux enseignements bibliques ?

Le buzz passera. Les rumeurs passeront. Les émotions passeront.

Mais la question spirituelle, elle, demeure.

Le peuple de Dieu a-t-il le droit de poser ces questions ? Oui. Mais il doit aussi avoir le devoir de les poser avec vérité, respect, prudence et sans condamnation.

Media Gospel

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À la UneSport

Al-Diriyah : Chancel Mbemba réussit ses débuts et s’impose déjà dans la défense

by admin9775 12 août 2026
written by admin9775

À peine arrivé à Al-Diriyah, Chancel Mbemba a déjà livré sa première bataille. Titulaire face à Al Kholood en match amical, le défenseur central congolais a affiché toute sa solidité dans l’axe de la défense.

Concentré, propre dans ses interventions et présent dans les duels, le capitaine des Léopards a livré une prestation convaincante pour sa première apparition sous ses nouvelles couleurs.

Mbemba s’est montré particulièrement rassurant dans les phases défensives, contribuant à la maîtrise de son équipe tout au long de la rencontre.

Une première sortie réussie pour l’international congolais, qui commence ainsi son aventure en Arabie saoudite sur une note positive. Al-Diriyah s’est imposé avec autorité sur le score de 3-1 face à Al Kholood.

À 31 ans, Chancel Mbemba entend désormais mettre son expérience au service de sa nouvelle équipe et s’imposer rapidement comme l’un des cadres de sa défense.

Par Pascal Kabeya
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