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À la Une

À la UnePolitique

RDC : réunie à Rome, la C64 veut rencontrer Félix Tshisekedi et Joseph Kabila pour préparer un dialogue inclusif

by admin9775 27 octobre 2026

Réunis à Rome, en Italie, du 25 au 27 octobre 2026, cinq figures de l’opposition congolaise ont annoncé leur intention de rencontrer séparément le président Félix Tshisekedi et l’ancien chef de l’État Joseph Kabila, afin de rechercher les conditions d’un dialogue national inclusif. Au terme de leur conclave, les membres de la Coalition Article 64 (C64) ont également réaffirmé leur opposition à toute révision constitutionnelle susceptible de prolonger le mandat présidentiel, tout en appelant à une solution politique et sécuritaire à la crise congolaise.

La coalition réunit Martin Fayulu, Delly Sesanga, Matata Ponyo Mapon, Moïse Katumbi et Jean-Marc Kabund. Elle affirme vouloir privilégier une démarche fondée sur des consultations directes avec les principaux acteurs politiques du pays, dans le but de parvenir à une solution congolaise à la crise.

Toutefois, aucun calendrier n’a été communiqué pour ces rencontres et aucun accord de Félix Tshisekedi ou de Joseph Kabila pour recevoir les opposants n’a été annoncé.

Un dialogue dont les règles restent à définir

Pour la C64, l’organisation d’un dialogue national doit faire l’objet d’une concertation préalable entre les différentes parties. La coalition souhaite notamment que soient définis le contenu des discussions, leur composition, la facilitation, les modalités de fonctionnement ainsi que le suivi des conclusions.

Elle envisage également de solliciter les partenaires internationaux de la RDC pour soutenir une solution négociée, tout en privilégiant une démarche qu’elle présente comme congolaise dans sa conception et sa conduite.

Créée le 19 mai 2026, la plateforme affirme défendre le respect de la Constitution et condamne aussi bien toute tentative de maintien au pouvoir au-delà des limites constitutionnelles que la conquête du pouvoir par les armes.

Constitution : la C64 rejette toute perspective de troisième mandat

Sur le plan institutionnel, les cinq opposants réitèrent leur opposition à toute modification de la Constitution, à un troisième mandat présidentiel et à un éventuel report des élections prévues en 2028.

Ils contestent également la loi adoptée le 23 octobre par l’Assemblée nationale fixant les conditions d’organisation du référendum. Selon eux, ce texte ne peut servir à contourner l’article 220 de la Constitution, qui protège notamment les dispositions relatives au nombre et à la durée des mandats présidentiels.

« Une Constitution n’a pas à être aimée ni désirée. Elle doit être scrupuleusement respectée et appliquée », déclarent-ils.

La coalition entend ainsi faire du respect de l’ordre constitutionnel une condition essentielle de toute sortie de crise.

La médiation africaine et le processus de Doha au centre des propositions

Sur le volet sécuritaire, la C64 estime qu’aucune solution exclusivement militaire ne permettra de mettre durablement fin aux violences dans l’est de la RDC. Elle appelle à la relance de la facilitation africaine conduite par l’Angola et le Togo, en lien avec la médiation des Églises catholique et protestante.

La plateforme souhaite également que les questions de gouvernance prévues dans les six protocoles additionnels du processus de Doha soient intégrées au dialogue national.

Elle réclame par ailleurs des engagements vérifiables concernant le cessez-le-feu, les mécanismes de contrôle de son application, la protection des civils et l’accès humanitaire. Pour les opposants, les différentes initiatives de paix doivent être mieux articulées et assorties d’un calendrier précis ainsi que de mécanismes de suivi.

Intégrité territoriale : la C64 réclame l’application de la résolution 2773

La préservation de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale figure également parmi les principales exigences formulées à Rome.

Face à la poursuite du conflit dans l’est du pays, la coalition demande l’application de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée en février 2025, qui exige notamment que les forces rwandaises cessent leur soutien au M23 et se retirent du territoire congolais.

La C64 affirme que le règlement de la crise doit permettre de préserver l’unité nationale, de mettre fin à l’escalade militaire et de favoriser la réunification effective du territoire.

Décrispation politique et libertés publiques

Au point 11 de leur document, les opposants appellent à une décrispation de la situation politique. Ils demandent la cessation des arrestations qu’ils qualifient d’arbitraires, des procès qu’ils jugent politiquement motivés et des restrictions visant les activités politiques pacifiques.

Ils plaident également pour le retour des exilés et la libération des personnes détenues en raison de leurs opinions ou de leur engagement civique, citant notamment Prince Epenge.

La coalition estime que les impératifs sécuritaires ne peuvent justifier une restriction générale des libertés fondamentales. Elle rappelle l’importance des libertés d’expression, de réunion et de manifestation dans le fonctionnement démocratique et le respect de l’État de droit.

Dans le même esprit, elle invoque l’article 190 de la Constitution, qui interdit les milices privées, pour réclamer la dissolution de la Force du progrès, qu’elle considère comme contraire à l’ordre constitutionnel.

La C64 cherche à rapprocher dialogue politique et règlement sécuritaire

À travers les conclusions de son conclave de Rome, la C64 tente de lier les enjeux institutionnels, politiques et sécuritaires dans une même démarche. Elle veut obtenir des consultations directes avec les principaux protagonistes, tout en maintenant ses lignes rouges sur la Constitution, les libertés publiques et l’intégrité territoriale.

La concrétisation de cette initiative dépendra toutefois de la disponibilité des personnalités sollicitées et de la capacité des différentes parties à s’accorder sur les règles du dialogue.

Reste à savoir si ces consultations pourront ouvrir la voie à un processus accepté par les principaux acteurs congolais, dans un contexte où les divergences sur la légitimité des participants, les conditions du dialogue et les responsabilités dans le conflit demeurent profondes.

Par Pascal Kabeya
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27 octobre 2026
À la UneSociété

RDC : PEJAB, la BAD affirme que 7,27 millions d’unités de compte ont été annulées

by admin9775 27 octobre 2026

Interpellée par le ministre d’État à l’Agriculture et à la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi, sur la traçabilité des fonds alloués au Projet d’entrepreneuriat des jeunes dans l’agriculture et l’agrobusiness (PEJAB), la Banque africaine de développement (BAD) a détaillé la situation financière du programme. Selon l’institution, une partie du financement prévu n’a jamais été décaissée et 7,27 millions d’unités de compte ont été annulées faute d’engagement avant la clôture du projet.

Dans une lettre datée du 26 octobre 2026, dont une copie a été obtenue par la presse, le bureau de la BAD à Kinshasa répond à une demande adressée le 22 octobre par Muhindo Nzangi. Le courrier est signé par Mohamed A. Cherif, directeur général adjoint et responsable pays de l’institution.

Un financement initial d’environ 57 millions de dollars

Approuvé le 9 décembre 2016 par le Conseil d’administration de la BAD, le PEJAB bénéficiait d’une enveloppe globale de 41,079 millions d’unités de compte (UC), composée d’un prêt de 40 millions d’UC et d’une contribution du gouvernement congolais de 1,079 million d’UC.

Au taux de conversion indiqué pour cette période, une unité de compte valait environ 1,39 dollar, portant le financement global prévu à près de 57 millions de dollars.

Le projet visait à soutenir l’entrepreneuriat des jeunes dans les secteurs agricole et agroalimentaire, notamment à travers des mécanismes de financement et de garantie bancaire.

32,7 millions d’UC effectivement décaissés

D’après les chiffres communiqués par la BAD, 32,7 millions d’UC ont été décaissés au cours de l’exécution du projet.

Sur ce montant, 12,93 millions d’UC, soit environ 17 millions de dollars, ont été transférés à la Banque centrale du Congo (BCC) au titre de la ligne de crédit et de la garantie bancaire. Les 19,78 millions d’UC restants ont financé les autres activités du programme, y compris son fonctionnement.

À la clôture, le reliquat s’élevait à 7,29 millions d’UC. La BAD indique en avoir annulé 7,27 millions, faute d’engagement avant la date de clôture. Les quelque 19 000 UC restantes sont réservées à l’audit des comptes par la Cour des comptes.

La BAD rejette l’allégation de détournement de 57 millions de dollars

Dans un courriel transmis le 22 octobre à Daniel Bunambo, conseiller auprès du ministre, un responsable de la BAD, Ibro Manomi, avait déjà qualifié de « non fondée » l’allégation de détournement portant sur la totalité des 57 millions de dollars annoncés pour le projet.

Selon les explications de la Banque, les montants annulés n’ont donc pas été intégralement décaissés dans le cadre du PEJAB. L’institution précise par ailleurs qu’une partie des ressources annulées pourrait, sous réserve de ses procédures, être affectée à de futurs projets.

Ces éléments permettent de distinguer les fonds effectivement décaissés des sommes restées inutilisées et annulées. Ils ne suffisent toutefois pas, à eux seuls, à établir la régularité de l’utilisation finale de toutes les ressources effectivement transférées.

La traçabilité des fonds transférés à la BCC reste une question centrale

Sur l’utilisation des fonds destinés aux institutions de microfinance (IMF), la BAD renvoie à la Banque centrale du Congo. Il revient notamment à cette dernière de fournir les détails sur les montants mis à la disposition des institutions concernées et sur les sommes encore disponibles sur leurs comptes.

La question de la traçabilité ne se limite donc pas au montant global annoncé au lancement du projet. Elle concerne également l’utilisation effective des sommes décaissées, leur répartition entre les institutions bénéficiaires et les résultats obtenus sur le terrain.

Un audit de clôture attendu

L’audit de clôture du PEJAB est en cours à la Cour des comptes. La BAD indique attendre le rapport correspondant avant de procéder à son examen et à sa validation.

Un rapport d’achèvement établi en avril 2026, sur la base des données fournies par les autorités congolaises et les partenaires, présente également le bilan de l’exécution technique du programme.

La réponse de la BAD apporte ainsi des précisions sur les décaissements et les annulations, mais le rapport d’audit demeure attendu pour éclairer davantage la gestion des fonds effectivement utilisés. La traçabilité des ressources transférées à la BCC et mises à la disposition des institutions de microfinance reste, à ce stade, un élément essentiel pour apprécier pleinement l’exécution financière du PEJAB.

Par Marius Bopenga
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27 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : Joseph Kabila invoque le roi Charles pour justifier son combat, tandis que 92 % des Congolais rejetteraient le FRN selon le BERCI

by admin9775 27 octobre 2026

Dans une interview rendue publique ce 27 octobre 2026 par CTGL, l’ancien président de la République démocratique du Congo et leader du Front pour la refondation de la nation (FRN), Joseph Kabila, a défendu son choix de poursuivre le combat politique face à ce qu’il considère comme une fermeture de l’espace politique en RDC. Dans le même temps, une enquête du Bureau d’études, de recherches et de consulting international (BERCI) indique que près de 92 % des personnes interrogées s’opposeraient à la création de son mouvement.

« Nous ne voulons pas de tyrans »

S’exprimant en anglais, Joseph Kabila a invoqué une référence au roi Charles pour soutenir son argument selon lequel la fermeture de l’espace politique ne laisserait d’autre choix que la lutte.

« Lorsque vous fermez l’espace politique, la seule option, selon le roi Charles, est de se battre jusqu’au dernier homme… Dans un pays comme le Congo, on ne peut pas être un tyran, et nous ne voulons pas de tyrans », a-t-il déclaré.

L’ancien chef de l’État a également dressé un bilan sévère de la situation politique du pays, estimant que les acquis des deux dernières décennies auraient été largement compromis.

« Huit ans plus tard, je pense que tous les acquis des vingt dernières années ont été réduits à néant. Là où la gouvernance échoue, vous ouvrez la porte à ce qu’on pourrait appeler l’anarchie et le désordre », a-t-il affirmé.

Ces déclarations traduisent la lecture que Joseph Kabila fait de la gouvernance actuelle et de l’évolution de l’espace politique congolais. La référence au roi Charles, telle que rapportée dans l’interview, n’est toutefois pas accompagnée ici d’éléments permettant d’identifier précisément le propos auquel l’ancien président fait allusion.

Le FRN confronté à un rejet annoncé par le BERCI

Alors que Joseph Kabila défend son engagement, le BERCI a présenté jeudi, à Kinshasa, les résultats d’une enquête menée entre septembre et octobre 2026 dans plusieurs provinces du pays.

Intitulée « Le masque est tombé », cette étude indique que près de 92 % des personnes interrogées s’opposeraient à la création du Front pour la refondation de la nation, le mouvement politico-militaire porté par l’ancien président.

Ce résultat, s’il reflète fidèlement les opinions recueillies dans le cadre de l’enquête, témoignerait d’une forte réserve à l’égard de cette initiative. Son interprétation doit néanmoins tenir compte de la méthodologie du sondage, notamment de la taille de l’échantillon, de sa représentativité et de la répartition géographique des personnes interrogées, éléments qui ne sont pas précisés dans les informations disponibles.

84 % favorables à un dialogue inclusif

Parallèlement, l’enquête du BERCI fait état de 84 % de répondants favorables à la tenue d’un dialogue inclusif entre Congolais, quel qu’en soit le format.

Cette donnée met en évidence un contraste entre le rejet annoncé du FRN et l’adhésion exprimée au principe d’une concertation nationale. Elle suggère que le souhait de voir les acteurs congolais se parler pourrait être plus largement partagé que le soutien à une initiative politique ou politico-militaire particulière.

Elle ne permet toutefois pas, à elle seule, de déterminer quels acteurs devraient participer à ce dialogue ni quelles conditions devraient encadrer les discussions.

Entre confrontation politique et recherche d’une issue négociée

Les propos de Joseph Kabila et les résultats annoncés par le BERCI ramènent ainsi le débat congolais à deux questions majeures : la place des acteurs contestant le pouvoir dans l’espace politique et les conditions d’un dialogue susceptible de contribuer à une sortie de crise.

Alors que l’ancien président justifie son combat par ce qu’il décrit comme une fermeture politique, les chiffres du BERCI font apparaître, selon l’enquête, une préférence marquée pour le dialogue, mais pas nécessairement pour le mouvement qu’il dirige.

Reste à savoir comment cette aspiration à une concertation inclusive pourrait se traduire concrètement, dans un contexte où les divergences sur la légitimité des acteurs, le recours aux armes et le respect des institutions continuent de diviser profondément la classe politique congolaise.

Par Pascal Kabeya
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27 octobre 2026
À la UneInsolite

Floride : à 3 ans, le petit Nevada fait parler de lui après l’intervention de la police lors d’un match

by admin9775 27 octobre 2026

À seulement 3 ans, Nevada, un jeune passionné de football, se retrouve au centre d’une polémique après un incident survenu lors d’un match à Winter Park, en Floride. Selon sa mère, Martasia Griffin, l’enfant a fondu en larmes après l’intervention de la police, persuadé d’avoir fait quelque chose de mal.

Dans un entretien accordé à une animatrice radio, Martasia Griffin a raconté que son fils avait été profondément bouleversé par cette situation. Selon elle, le petit Nevada se serait même demandé s’il n’aurait pas dû « simplement ne pas marquer autant de buts ».

Un talent qui aurait suscité des tensions

La mère affirme que son fils aurait été pris pour cible tout au long de la saison en raison de ses performances sur le terrain. Elle estime que son talent aurait provoqué des tensions autour de sa participation aux rencontres.

D’après son récit, la situation a dégénéré lorsqu’elle a refusé de retirer l’enfant du terrain. La police aurait alors été appelée, un épisode qui aurait marqué le jeune joueur.

Ces déclarations reflètent la version de la mère, qui dénonce le traitement réservé à son fils en raison de ses capacités sportives malgré son très jeune âge.

La police apporte des précisions

De son côté, la police de Winter Park affirme qu’aucune personne n’a été arrêtée ni interpellée pour intrusion dans le cadre de cet incident. Selon les autorités, la famille a simplement obtenu un remboursement.

Cette précision apporte un éclairage différent sur l’intervention policière, dont les circonstances exactes restent à distinguer du récit livré par Martasia Griffin.

À 3 ans, le football devrait rester un jeu

L’affaire soulève des questions sur la place accordée à la compétition dans le sport des tout-petits. À cet âge, le football devrait avant tout être une activité ludique, favorisant l’apprentissage, la confiance en soi et le plaisir de jouer.

Au-delà de la polémique, l’histoire de Nevada rappelle l’importance de préserver les enfants des tensions des adultes et de veiller à ce que leur talent ne devienne jamais une source de pression ou de souffrance.

Par Marius Bopenga
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27 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : à Rome, le cardinal Ambongo plaide pour un dialogue inclusif et suscite des interrogations

by admin9775 27 octobre 2026

Le cardinal Fridolin Ambongo a de nouveau défendu la nécessité d’un dialogue inclusif en République démocratique du Congo, estimant qu’aucune solution durable à la crise ne peut être construite en excluant les parties avec lesquelles le pays est en conflit. Une position qui relance le débat sur les limites du dialogue politique, notamment lorsque certains acteurs ont recours aux armes pour contester les institutions établies.

S’exprimant à Rome, le prélat a déclaré : « Un dialogue qui exclut ceux avec qui l’on est en guerre n’est pas un dialogue : c’est un monologue. » Pour lui, la paix suppose la capacité de parler avec ses adversaires, y compris ceux que l’on considère comme des ennemis.

Sans citer directement le président Félix Tshisekedi, le cardinal a insisté sur la nécessité de reconnaître l’adversaire comme un interlocuteur afin de parvenir à une solution durable à la crise congolaise.

Dialoguer avec les groupes armés, mais à quelles conditions ?

La position du cardinal soulève toutefois une question centrale dans l’opinion : comment promouvoir un dialogue inclusif avec des acteurs politiques ou militaires qui prennent les armes contre les autorités légalement établies ?

Pour une partie de l’opinion, le dialogue constitue un passage nécessaire pour mettre fin aux violences et éviter de nouvelles pertes humaines. Mais cette démarche ne devrait pas, selon cette sensibilité, conduire à banaliser la rébellion ni à faire abstraction de la responsabilité des acteurs dans le conflit.

Le défi consiste donc à concilier la recherche de la paix avec le respect de la souveraineté nationale, de l’ordre constitutionnel et du principe de responsabilité. Autrement dit, dialoguer ne signifie pas nécessairement renoncer à la justice ou accorder une légitimité politique automatique à ceux qui ont choisi la voie des armes.

Des réactions partagées dans l’opinion

Les réactions suscitées par la déclaration du cardinal Ambongo illustrent les divisions qui entourent la question du dialogue en RDC.

Certains internautes soutiennent son appel, estimant que les compromis se négocient avec les adversaires et non uniquement avec les alliés. D’autres rappellent que la recherche de la paix doit s’accompagner de conséquences pour ceux qui ont pris les armes contre leur propre pays.

Des commentaires interrogent également les modalités d’un éventuel dialogue, notamment la représentativité des participants et la place des principales figures politiques congolaises. D’autres, enfin, reprochent au cardinal de défendre une démarche qu’ils jugent susceptible de favoriser certains acteurs engagés dans le conflit.

La paix sans renoncer aux principes républicains

Au-delà des divergences, le débat porte sur une question fondamentale : quelles conditions doivent encadrer un dialogue national pour qu’il contribue réellement à la paix ?

L’inclusivité peut permettre de réunir les acteurs nécessaires à un règlement politique. Mais sa crédibilité dépend aussi des objectifs poursuivis, des garanties offertes et de la capacité à préserver les principes républicains.

L’appel du cardinal Ambongo remet ainsi au centre du débat la recherche d’un équilibre difficile entre l’ouverture au dialogue, le respect des institutions et l’exigence de justice. Car si la paix exige souvent des compromis, la question demeure de savoir comment les construire sans donner le sentiment que le recours aux armes constitue un moyen ordinaire d’accéder à la table des négociations.

Par Pascal Kabeya
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27 octobre 2026
À la UneSport

L’Espagnole Alexia Putellas et l’Anglais Harry Kane sacrés Ballon d’Or 2026

by admin9775 27 octobre 2026

Le Ballon d’Or 2026 a été remporté cette année par l’attaquant anglais du Bayern Munich Harry Kane et la star espagnole Alexia Putellas qui le remporte pour la troisième fois de sa carrière.

L’attaquant anglais du Bayern Munich, Harry Kane, auteur d’une saison 2025-2026 prolifique sur le plan statistique, a remporté le Ballon d’Or 2026. Il succède au Parisien Ousmane Dembélé qui avait été sacré il y a un an sur la scène du théâtre du Châtelet à Paris.

Harry Kane a remporté ce lundi soir à Londres le Ballon d’Or France Football 2026. À 33 ans, le capitaine anglais décroche la récompense individuelle suprême après une saison pleine. Aussi bien sur le plan individuel, puisqu’il a inscrit 73 buts en 65 rencontres, et collectif, étant donné qu’il a atteint la troisième place de la Coupe du monde avec l’Angleterre et a réalisé le triplé Championnat, Coupe et Supercoupe d’Allemagne avec le Bayern Munich. Le Français Kylian Mbappé et l’Espagnol Lamine Yamal complètent le podium.

Avec 36 buts en Bundesliga, Kane a terminé meilleur buteur de la compétition. Seul Kylian Mbappé (15 buts) l’a par ailleurs devancé en Ligue des champions (14 réalisations). Comme souvent depuis de longues années maintenant, il a dépassé le rôle de finisseur : jeu dos au but, qualité de remise et justesse dans la surface ont fait de lui le point d’ancrage de l’attaque munichoise.

« Depuis mon arrivée au Bayern Munich, je me suis grandement amélioré en tant que joueur et aussi en tant que leader, et c’est grâce au staff, mais aussi à tout l’encadrement, la direction du club, a réagi l’attaquant anglais. C’est un privilège et une grande fierté de jouer au Bayern Munich. Je pense aussi à mes coéquipiers en sélection, en cette année très spéciale, pas parfaite, mais tout de même satisfaisante. Ça a été un honneur d’être votre capitaine, et c’est aussi une victoire pour vous, mais aussi pour Thomas Tuchel et son staff. »

Une régularité déconcertante

Avec l’Angleterre, Kane a inscrit six buts à la Coupe du monde 2026. Les Three Lions ont terminé troisièmes, après leur victoire lors du match pour la troisième place contre l’équipe de France (6-4), et leur capitaine est devenu le meilleur buteur anglais de l’histoire du tournoi. Sans atteindre la finale, il a confirmé sur la scène internationale l’efficacité affichée toute l’année avec le Bayern.

Kane devient le cinquième Anglais à remporter le Ballon d’Or, après Stanley Matthews (1956), Bobby Charlton (1966), Kevin Keegan (1978, 1979) et Michael Owen (2001).

► Alexia Putellas, ancienne pépite du FC Barcelone, désormais chez les London City Lionesses, succède au palmarès à sa compatriote Aitana Bonmati, victorieuse à trois reprises entre 2023 et 2025 mais dont la saison a été gâchée par les blessures. La star espagnole avait déjà été sacrée en 2021 et 2022.

► Le trophées «Raymond Kopa» désignant le meilleur jeune parmi les moins de 21 ans a été remporté par l’ailier espagnol Lamine Yamal qui a reçu cette distinction pour la troisième année consécutive, après un exercice 2025/2026 qui l’a vu remporter le championnat d’Espagne et la Coupe du monde.

Le palmarès complet de l’édition 2026

  . Ballon d’Or masculin:

  Harry Kane (ENG/Bayern Munich et Angleterre)

  . Ballon d’Or féminin:

  Alexia Putellas (ESP/FC Barcelone et Espagne)

  . Trophée Johan Cruyff (meilleur entraîneur)

  Luis de la Fuente (ESP/équipe d’Espagne)

  . Trophée Johan Cruyff (meilleur entraîneur d’une équipe féminine)

  Pere Romeu (ESP/FC Barcelone)

  . Trophée Gerd Müller (meilleur buteur)

  Harry Kane (ENG/Bayern Munich)

  . Trophée Gerd Müller (meilleure buteuse)

  Charlyn Corral (MEX/Pachuca)

  . Trophée Raymond Kopa (meilleur jeune)

  Lamine Yamal (ESP/FC Barcelone)

  . Trophée Raymond Kopa (meilleure jeune)

  Vicky Lopez (ESP/FC Barcelone)

  . Trophée Lev Yachine (meilleur gardien)

  Unai Simon (ESP/Athletic Bilbao et Espagne)

  . Trophée Lev Yachine (meilleure gardienne):

  Cata Coll (ESP/FC Barcelone et Espagne)

  . Prix Socrates (action caritative)

  Bukayo Saka (ENG/Arsenal)

  . Meilleure équipe masculine

  Paris Saint-Germain (FRA)

  . Meilleure équipe féminine

  FC Barcelone (ESP)

RFI./ AFP

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27 octobre 2026
À la UneEconomie

Grand Inga : la RDC et les États-Unis lancent les travaux préparatoires d’Inga 3

by admin9775 27 octobre 2026

La République démocratique du Congo et les États-Unis ont franchi une nouvelle étape dans la préparation du projet hydroélectrique Grand Inga, avec la tenue, lundi 26 octobre à Paris, en France, de la réunion inaugurale du Comité de coordination et de gouvernance. Au centre des échanges, la structuration technique et financière d’Inga 3, première phase de ce vaste programme énergétique.

La rencontre s’est déroulée dans les locaux de la Banque mondiale, sous la coprésidence du vice-Premier ministre congolais de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, et de Jeremy Wiggins, représentant du Trésor américain. Elle marque le lancement des activités de ce mécanisme institué dans le cadre du partenariat stratégique entre Kinshasa et Washington.

Un calendrier de travail jusqu’en avril 2027

Prévu par l’accord de partenariat stratégique signé le 4 décembre 2025, le comité a pour mission de faire avancer les travaux préparatoires nécessaires à la réalisation d’Inga 3.

À l’issue de cette première réunion, les deux délégations ont convenu de mettre en place un groupe technique chargé d’approfondir les dossiers en suspens. Celui-ci se réunira chaque mois, de novembre 2026 à avril 2027, afin de préparer la deuxième session du Comité de coordination et de gouvernance.

Ces travaux devront notamment permettre de préciser les conditions techniques et financières nécessaires à la structuration de cette première phase du projet.

La mobilisation des investissements au cœur des discussions

Les échanges ont également porté sur la mobilisation des investissements et la viabilité économique d’Inga 3. Ces questions sont déterminantes pour faire progresser un programme qui nécessite des financements importants et une coordination étroite entre les différentes parties prenantes.

Pour la RDC, le développement des infrastructures énergétiques représente un enjeu majeur pour soutenir la croissance économique et accompagner l’industrialisation du pays.

Grand Inga, un levier de transformation économique

Au-delà de la production d’électricité, le projet Grand Inga est présenté comme un levier potentiel de transformation de l’économie congolaise. Il ambitionne de soutenir le développement industriel, de favoriser la création d’emplois et de contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la population.

La structuration d’Inga 3 constitue donc une étape importante dans la préparation de ce programme. Les travaux techniques et financiers prévus jusqu’en avril 2027 devront permettre de préciser les conditions de sa mise en œuvre, notamment en matière de financement et de viabilité économique.

L’enjeu sera désormais de transformer les engagements de Kinshasa et de Washington en avancées concrètes, afin de faire progresser un projet énergétique dont les ambitions dépassent largement la seule production d’électricité.

Par Marius Bopenga
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27 octobre 2026
À la UneMonde

Élections en Israël: les clés pour comprendre le scrutin du 27 octobre 2026

by admin9775 27 octobre 2026

Mardi 27 octobre, quelque 7,3 millions d’électeurs israéliens sont appelés aux urnes pour élire les 120 députés de la Knesset, « l’Assemblée » en hébreu. Une élection cruciale pour le Premier ministre sortant, Benyamin Netanyahu. Tour d’horizon d’un système électoral singulier, d’une mosaïque sociologique sous tension et des forces en présence.

Comment fonctionne le système électoral en Israël ?

C’est un système proportionnel plurinominal par liste, un scrutin secret, direct, national, tout le pays est considéré comme une seule et même circonscription. À l’exception des diplomates et autres émissaires, seuls les Israéliens présents en Israël le jour du vote peuvent accomplir leur devoir électoral. Dans le cadre de ce système, le nombre de sièges confiés à un parti au sein de la Knesset reflète le pourcentage exact de voix qu’il a reçues des électeurs. À une différence près, le seuil électoral est passé successivement de 1% à 3,25%.

Ce seuil d’éligibilité a pour but de filtrer le nombre de partis finalement représentés à la Knesset. Puis au moment du décompte, les partis se départagent les voix des formations qui, elles, n’ont pas franchi le seuil électoral. C’est le résultat d’accords passés avant la consultation. Le résultat est qu’un parti qui franchit cette barre envoie au minimum 4 députés à la Knesset. Et c’est la raison pour laquelle des milliers d’Israéliens vivant à l’étranger se rendent en Israël pour participer au scrutin le jour des élections.

► La barre des 61 sièges : le casse-tête de la majorité

Le système provoque un tohu-bohu politique. Les blocs politiques n’arrivent pas à se départager. En fait, depuis la création de l’État d’Israël en 1948 et jusqu’à ce jour, jamais un parti n’a obtenu la majorité absolue à la Knesset. Le Parlement israélien compte 120 députés et jamais aucun groupe parlementaire n’a approché les 61 sièges qui lui auraient permis de diriger seul les affaires du pays. Même le légendaire Mapai, l’ancêtre du Parti travailliste avec Ben Gurion à sa tête, était bien loin du compte. Le résultat : il a toujours fallu, et c’est encore le cas aujourd’hui, mettre sur pied une coalition gouvernementale. Avec toutes les concessions que cela implique. Le Premier ministre désigné dispose d’entre 28 et 42 jours pour mener à bien cette tâche.

En cas d’échec, deux autres tentatives peuvent être menées par des candidats différents avant la dissolution automatique du Parlement et la convocation de nouvelles élections. Le système accorde aux petits partis une force disproportionnée les transformant en faiseurs de roi. Leur ralliement à une coalition gouvernementale est souvent monnayé par des postes ministériels et des garanties budgétaires. C’est le cas notamment pour les partis religieux. Ou à l’opposé des partis arabes qui, eux, sont marginalisés.

► Une société fragmentée, un parlement à son image

La Knesset est morcelée à l’image de la population israélienne :

  • Les laïcs (environ 40 à 45 % de la population juive) : installés surtout sur la côte et à Tel-Aviv, ils votent plutôt au centre ou à gauche. Leurs priorités : le coût de la vie et la fin des exemptions militaires pour les ultra-orthodoxes, un des sujets au centre de la campagne électorale.
  • Les ultra-orthodoxes (13 à 14 %) : une communauté très unie et très disciplinée qui suit les consignes de leurs leaders spirituels. Leurs revendications sont toujours les mêmes : préserver les budgets de leurs écoles talmudiques et maintenir l’exemption de service militaire pour leurs étudiants.
  • Les traditionalistes : souvent issus des familles séfarades, ils restent attachés aux coutumes sans pour autant être strictement pratiquants. Historiquement, ils constituent la base électorale de la droite populaire.
  • Les russophones : près d’un million de personnes venues de l’ex-URSS. Ils défendent une ligne très dure sur le plan sécuritaire, mais restent farouchement laïcs face au pouvoir des rabbins.
  • Les Arabes israéliens (environ 21 % de la population) : un bloc hétérogène composé de musulmans, de chrétiens, de Bédouins et de Druzes. Ces deux derniers groupes servent dans l’armée israélienne. Leurs voix se partagent entre les partis arabes, les formations de gauche ou du centre, et un taux d’abstention souvent élevé.

► Les listes électorales en présence

34 partis ont officiellement déposé des listes. Deux partis se sont d’ores et déjà désistés. C’est le cas du mouvement Bleu Blanc de Benny Gantz, qui était un des favoris lors des 3 précédentes consultations. Seulement une dizaine de partis ont de réelles chances de siéger à la Knesset au lendemain des prochaines élections.

Deux blocs politiques sont opposés et, selon la majorité des sondages, sont au coude à coude :

L’actuelle coalition, avec le Likoud de Benyamin Netanyahu qui reste le poids lourd de ce bloc avec l’extrême droite nationaliste et religieuse Otzma Yehudit (force juive) d’Itamar Ben-Gvir et le sionisme religieux de Bezalel Smotrich. Et les deux partis ultra-orthodoxes : le Shass (séfarade) et Yehadout HaTorah (ashkénaze).

L’actuelle opposition, avec le parti Yashar! de l’ancien chef d’état-major Gadi Eisenkot, qui mène dans la majorité des sondages. L’alliance BeYahad (Ensemble) avec ses deux dirigeants Naftali Bennett et Yair Lapid, qui avait dirigé le précédent gouvernement. Et également Yisrael Beytenou, parti de droite laïque mené par Avigdor Lieberman. Seul véritable parti sioniste ouvertement en faveur de la solution à deux États : les Démocrates, issus d’une alliance entre les Travaillistes et le parti colombe Meretz.

Fléau de la balance : le parti des réservistes et le mouvement de droite Amkha Israël qui, toujours d’après les sondages, ne sont pas certains de franchir le seuil d’éligibilité. Et deux partis arabes aux approches opposées : la liste unifiée et les islamistes pragmatistes de Ra’am menés par Mansour Abbas. 

Les autres candidatures regroupent des partis thématiques (religieux, féministes ou économiques) et également des listes totalement folkloriques comme le traditionnel Parti des Pirates qui prône les libertés numériques et la transparence. Aucun de ces partis ne devrait franchir, sauf énorme surprise, la barre des 3,25%.

RFI

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27 octobre 2026
À la UneProvince

Tshuapa : le gouverneur Armand Yambe Itoko désavoué à l’unanimité par les députés provinciaux

by admin9775 27 octobre 2026

Le gouverneur de la province de la Tshuapa, Armand Yambe Itoko, est dans la tourmente. Les 16 députés provinciaux ayant pris part au vote ce lundi 26 octobre 2026 à Boende ont adopté à l’unanimité une motion de défiance contre lui, selon plusieurs sources. Cette décision intervient dans un climat de tensions institutionnelles, malgré les démarches entreprises par le gouvernement central pour prévenir une escalade.

Des griefs sur la gestion provinciale

À l’origine de cette initiative parlementaire, le député provincial Alain-Maurice Efoya reproche à l’exécutif provincial plusieurs insuffisances dans la gestion administrative et financière, ainsi que dans le fonctionnement des institutions de la Tshuapa.

Ces griefs constituent le fondement de la motion soumise au vote des élus provinciaux, qui ont tous voté en faveur du texte parmi les participants à la séance.

L’intervention de Kinshasa n’a pas empêché le vote

À la veille de la plénière, le vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, avait entrepris des démarches pour tenter d’apaiser les tensions.

Il avait notamment invité à Kinshasa le président de l’Assemblée provinciale, Daniel Boteko Makoko, pour des consultations urgentes. L’objectif était d’examiner la régularité de la procédure parlementaire et de préserver l’ordre public à Boende, chef-lieu de la province.

Ces démarches n’ont toutefois pas empêché les députés provinciaux de se prononcer en faveur de la motion.

Une situation institutionnelle à suivre

L’adoption de cette motion constitue un désaveu politique majeur pour Armand Yambe Itoko. La suite de la procédure dépendra désormais des actes institutionnels qui seront posés conformément aux textes applicables.

Dans la Tshuapa, cette confrontation entre l’exécutif provincial et l’Assemblée provinciale intervient alors que les autorités nationales cherchent à éviter une aggravation des tensions et à préserver le fonctionnement des institutions.

Par Pascal Kabeya
CONGO PUB Online

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27 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : l’Assemblée nationale recommande le départ de la ministre Marie-Thérèse Sombo

by admin9775 27 octobre 2026

L’Assemblée nationale hausse le ton contre la gestion des finances dans l’enseignement supérieur public. Réunis en plénière ce lundi 26 octobre 2026, les députés nationaux ont voté à l’unanimité des recommandations demandant à la Première ministre, Judith Suminwa, de retirer du gouvernement la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et des Innovations (ESURSI), Marie-Thérèse Sombo Safi.

Cette décision fait suite aux conclusions d’une commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner l’utilisation des frais académiques et des frais connexes dans les universités et instituts supérieurs publics pour les années académiques 2022-2023 et 2023-2024.

Des irrégularités financières relevées

Selon les conclusions présentées à l’Assemblée nationale, l’enquête a relevé des irrégularités dans la gestion et le reversement des quotités prélevées sur les frais payés par les étudiants.

La commission avait notamment pour mission de vérifier si les fonds destinés aux différents services publics et aux établissements d’enseignement supérieur étaient effectivement reversés et utilisés conformément aux dispositions en vigueur.

Le bureau de l’Assemblée nationale doit transmettre les résolutions adoptées en plénière à la Première ministre dès ce mardi 27 octobre. Il reviendra à la cheffe du gouvernement d’examiner les recommandations qui lui seront adressées.

Une enquête initiée par le député André Mushongo

La commission d’enquête avait été sollicitée en février par le député national André Mushongo, élu de Tshikapa, dans la province du Kasaï.

L’élu avait justifié sa démarche par les nombreuses plaintes qu’il disait avoir reçues de services étatiques du secteur de l’enseignement, concernant la gestion des quotités issues du minerval et des frais connexes.

Selon les préoccupations soulevées par le député, certains responsables d’établissements publics ne reverseraient pas les montants concernés conformément aux règles établies. Il s’interrogeait également sur leur affectation aux besoins des étudiants et à l’amélioration des conditions d’apprentissage.

Des fonds destinés à plusieurs services et infrastructures

Les investigations portaient notamment sur les quotités du minerval destinées au Fonds de promotion de l’éducation et de la formation (FPEF), à la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD), à l’administration centrale, aux conseils d’administration et aux services du ministère.

L’enquête concernait également les ressources affectées à l’acquisition d’équipements informatiques, à l’aménagement des auditoires, au développement de la bibliothèque virtuelle, aux laboratoires, à la carte nationale de l’étudiant, à l’effort de construction et à la connectivité à la Bibliothèque numérique nationale de l’ESU.

Une pression politique sur le ministère

Le vote unanime de ces recommandations constitue une pression politique importante sur la ministre Marie-Thérèse Sombo, dont la gestion est désormais au centre des préoccupations des députés.

Toutefois, la recommandation de son départ ne constitue pas, à elle seule, une décision de révocation. La suite dépendra des décisions de la Première ministre et des autorités compétentes.

Au-delà du sort de la ministre, cette affaire remet au premier plan la question de la transparence dans la gestion des frais payés par les étudiants et de l’utilisation effective de ces ressources au bénéfice des établissements publics d’enseignement supérieur.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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