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À la Une

À la UnePolitique

Conseil de sécurité de l’ONU : James Swan appelle à transformer les avancées diplomatiques en résultats concrets pour la paix en RDC

by admin9775 30 septembre 2026

Lors de son exposé devant le Conseil de sécurité des Nations unies mardi 29 septembre 2026, le chef de la MONUSCO, James Swan, a dressé un état des lieux contrasté de la situation en République démocratique du Congo (RDC). S’il a salué les progrès enregistrés dans les processus de paix de Washington, Doha et de l’Union africaine, il a également souligné la persistance de graves défis sécuritaires, humanitaires et politiques dans l’est du pays.

Depuis son dernier briefing en juin, les efforts diplomatiques visant à mettre fin au conflit dans l’est de la RDC se sont poursuivis, fait savoir James Swan, Représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU en RDC. Dans le cadre du processus de Washington, le gouvernement congolais a annoncé en juillet la création d’un mécanisme volontaire de désarmement et de cantonnement des combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), qui sera mis en œuvre au cours de l’année à venir. La MONUSCO travaille avec les autorités congolaises pour soutenir cette initiative conformément à son mandat, a indiqué le chef de la MONUSCO.

En coordination avec le Bureau de l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour la région des Grands Lacs, la Mission collabore également avec les autorités congolaises et rwandaises afin de traiter la question de la présence des FDLR conformément aux engagements pris dans les Accords de Washington. Depuis septembre, la MONUSCO a rapatrié 122 anciens éléments des FDLR et leurs personnes à charge vers le Rwanda, révèle James Swan.

Parallèlement, le processus de Doha a enregistré de nouveaux progrès. Les discussions entre le gouvernement congolais et l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23) ont repris en Suisse en août et ont abouti à l’adoption d’une feuille de route définissant les prochaines étapes des négociations. Parmi les mesures de confiance mises en œuvre figure également la libération et le transfert, le 7 août, de 15 détenus du gouvernement congolais vers l’AFC/M23 sous l’égide du Comité international de la Croix-Rouge.

Le mécanisme de vérification du cessez-le-feu se déploie

James Swan a qualifié de « jalon important » le déploiement des deux premières missions du Mécanisme élargi conjoint de vérification Plus (EJVM+) à Minembwe, au Sud-Kivu, en août, puis à Masisi, au Nord-Kivu, en septembre. La MONUSCO a assuré un important soutien logistique, médical, aérien et en matière de communications afin de permettre ces missions.

Grâce aux garanties de sécurité obtenues auprès des parties au conflit, la Mission a pu reprendre certaines opérations aériennes entre Goma et plusieurs zones du Nord et du Sud-Kivu, ainsi que des convois terrestres vers des localités du Nord-Kivu. Les rapports de l’EJVM+ ont été transmis au mécanisme de supervision et de vérification du cessez-le-feu établi dans le cadre du processus de Doha.

Une situation sécuritaire toujours préoccupante

Malgré les avancées diplomatiques, les affrontements persistent sur le terrain.

« Au Nord-Kivu, les affrontements entre l’AFC/M23 et ses alliés appuyés par le Rwanda, d’une part, et les FARDC appuyées par leurs alliés, d’autre part, se sont poursuivis au cours des derniers mois », regrette le chef de la mission onusienne.

L’AFC/M23 maintient son contrôle sur une vaste partie de la province, tandis que les combats les plus intenses se concentrent dans les territoires de Masisi et Walikale.

Les deux camps continuent d’utiliser des armes lourdes et des drones, contribuant à la détérioration de la situation sécuritaire.

Dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, notamment autour de Minembwe, les affrontements entre les FARDC, les groupes Wazalendo et l’AFC/M23 soutenue par Twirwaneho et d’autres alliés continuent également. L’usage croissant d’armes lourdes provoque de nouveaux déplacements de population et perturbe l’accès aux services essentiels ainsi qu’à l’aide humanitaire.

La menace persistante des groupes armés dans toute la partie orientale

Le chef de la MONUSCO a souligné que, malgré l’attention portée au conflit impliquant l’AFC/M23, avec l’appui du Rwanda, d’autres foyers d’insécurité continuent de menacer la protection et la sécurité des populations civiles dans les régions de l’est et du nord-est :

« En Ituri, la situation demeure fragile, en particulier aux abords des sites de déplacés, le long des corridors économiques et dans les zones agricoles. Les Forces démocratiques alliées (ADF), affiliées à l’État islamique, ont intensifié leurs activités dans le territoire de Mambasa ainsi que le long de la frontière entre l’Ituri et le Nord-Kivu, notamment en ciblant des sites miniers. Les ADF continuent de mener des attaques meurtrières contre les civils et de recourir largement aux enlèvements, y compris jusque dans le Haut-Uélé, au-delà de la zone de responsabilité accordée à la MONUSCO conformément à son mandat ». 

Pour répondre à ces menaces, la MONUSCO et les FARDC ont mené, depuis juin dernier, 3 115 patrouilles conjointes, tandis que la composante police de la Mission a effectué 1 139 patrouilles dans les zones les plus exposées aux attaques des ADF, notamment à Mambasa. Une base opérationnelle mobile a notamment été établie dans ce territoire de l’Ituri.

Des violations des droits humains et une crise humanitaire alarmantes

James Swan a exprimé sa profonde préoccupation face à la situation des droits humains. Depuis juin, le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme a documenté 1 537 violations et atteintes aux droits humains à travers le pays, dont 88 % dans l’est de la RDC. Parmi celles-ci figurent des violences sexuelles liées au conflit, commises aussi bien par des groupes armés que par des membres des forces de défense et de sécurité. Ces violences ont touché 382 victimes, dont 257 femmes et 122 filles.

La situation humanitaire demeure tout aussi préoccupante. Selon les chiffres présentés au Conseil, environ 26,5 millions de personnes font face à une insécurité alimentaire aiguë et 6,1 millions sont déplacées à l’intérieur du pays. Le plan humanitaire révisé vise à mobiliser 2,13 milliards de dollars pour venir en aide à 10,7 millions de personnes, mais n’était financé qu’à hauteur de 50,5 % au 28 septembre.

L’épidémie d’Ebola complique davantage la situation

L’épidémie d’Ebola continue également d’aggraver les vulnérabilités des populations. Au 28 septembre, 8 067 cas confirmés et 3 901 décès avaient été enregistrés dans sept provinces. Si l’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie, le nombre de cas augmente aussi au Nord-Kivu, où l’insécurité entrave les efforts de riposte. La MONUSCO poursuit son appui logistique aux autorités congolaises et à l’Organisation mondiale de la Santé.

Appel à un dialogue national inclusif

Sur le plan politique, James Swan a relevé l’existence de divergences persistantes concernant la gouvernance et les réformes institutionnelles. Il a toutefois salué l’annonce faite en août par le président Félix Tshisekedi concernant le lancement d’un processus de dialogue national.

Le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU a plaidé pour un dialogue inclusif, fondé sur une large participation et conduit par des facilitateurs bénéficiant de la confiance de toutes les parties prenantes. Il a également exhorté les autorités et les acteurs politiques à préserver l’espace civique, garantir les libertés fondamentales et privilégier le dialogue pour résoudre leurs différends.

« J’encourage l’ensemble des acteurs congolais à s’engager de bonne foi dans la recherche d’un consensus et à privilégier le dialogue pour surmonter leurs divergences », a déclaré le chef de la MONUSCO.

La MONUSCO réaffirme son engagement

Concluant son exposé, James Swan a appelé toutes les parties à rester pleinement engagées dans les processus de paix de Washington et de Doha ainsi que dans les initiatives menées sous l’égide de l’Union africaine. Il les a encouragées à traduire leurs engagements en avancées concrètes susceptibles d’améliorer durablement les conditions de vie des Congolais. Il a enfin réaffirmé l’engagement de la MONUSCO aux côtés du peuple congolais dans sa quête d’une paix durable, de la sécurité et du développement

Radio okapi

28 Vues
30 septembre 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

Kolwezi : décès de Sarah Mbata, fille du professeur André Mbata

by admin9775 30 septembre 2026

Sarah Mbata, fille du professeur et député national André Mbata, est décédée ce lundi à Kolwezi, où elle séjournait dans le cadre d’une mission parlementaire.

Selon les informations recueillies, la jeune femme faisait partie de la suite d’une délégation de députés nationaux présente à Kolwezi la semaine dernière pour une mission parlementaire.

Un décès aux circonstances encore floues

Sarah Mbata serait décédée à la suite d’un malaise survenu dans des circonstances qui restent, à ce stade, à éclaircir.

La veille de son décès, dimanche 27 septembre, elle avait participé à la manifestation de Masterclass organisée au Moon Palace à Kolwezi. Certaines sources rapportent également qu’elle aurait effectué un passage à la résidence de la gouverneure avant de rejoindre cette activité.

Ces différents éléments restent toutefois à confirmer officiellement et ne permettent pas, en l’état, d’établir un lien entre sa participation à la manifestation et son décès.

Un décès au lendemain de son anniversaire

La disparition de Sarah Mbata intervient au lendemain de son anniversaire, selon les informations rapportées par ses proches et différentes sources locales.

La nouvelle a suscité l’émotion parmi les personnes qui l’accompagnaient dans le cadre de la mission parlementaire ainsi qu’au sein de son entourage familial.

Les circonstances exactes de son décès ainsi que les éventuels éléments médicaux permettant de les préciser restent attendus.

Que son âme repose en paix.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

95 Vues
30 septembre 2026
À la UneTribunes

Éric Kamba interpelle Muzito : « Avant les 100 milliards, montrons les projets »

by admin9775 29 septembre 2026

La récente sortie du vice-Premier ministre et ministre du Budget, Adolphe Muzito, mérite un débat sérieux. Lors de son exercice de redevabilité face à la presse, il a présenté la République démocratique du Congo comme un pays disposant encore d’une importante marge d’endettement.

Selon les chiffres présentés à cette occasion, la dette extérieure congolaise se situerait autour de 11 milliards de dollars, pour un PIB estimé à 137 milliards de dollars.

Plus frappante encore est l’idée selon laquelle la RDC disposerait théoriquement d’une capacité d’emprunt pouvant atteindre 100 milliards de dollars, tout en maintenant son niveau d’endettement sous la barre des 50 % du PIB.

Une capacité théorique n’est pas une stratégie de développement

Soyons précis : Adolphe Muzito n’a pas annoncé que le gouvernement allait emprunter demain 100 milliards de dollars. Il a évoqué une capacité théorique d’endettement et défendu l’idée que cette marge pourrait servir au financement des grandes infrastructures dont le pays a cruellement besoin.

Cette précision est importante. Mais elle ne règle pas la question fondamentale.

Une capacité d’endettement constitue une donnée macroéconomique. Décider qu’il serait souhaitable de mobiliser cette capacité est une tout autre affaire.

Car une dette n’est pas une richesse.

Elle ne devient un véritable instrument de développement que lorsque l’argent emprunté est transformé en infrastructures, en capacités productives et en investissements capables de générer durablement de la valeur économique et sociale.

La question essentielle ne devrait donc pas être :

« Combien la RDC peut-elle encore emprunter ? »

Elle devrait plutôt être :

« Qu’est-ce que chaque dollar supplémentaire emprunté produira concrètement pour le Congo et les Congolais ? »

La nuance est fondamentale.

Un pays peut présenter un ratio dette/PIB relativement faible et néanmoins rencontrer des difficultés si ses recettes publiques sont insuffisantes, si ses exportations restent vulnérables aux fluctuations des matières premières ou si les ressources empruntées sont mal utilisées.

Autrement dit, le ratio dette/PIB ne peut être le seul thermomètre de la santé financière d’un État.

Monsieur Muzito, montrons d’abord les projets

Avant de discuter de dizaines de milliards de dollars supplémentaires d’endettement, le gouvernement devrait présenter aux Congolais une véritable architecture nationale d’investissement.

Quels projets voulons-nous financer ?

Dans quelles provinces ?

Pour quels montants ?

Avec quels délais d’exécution ?

À quels taux d’intérêt ?

Avec quelles échéances de remboursement ?

Quels bénéfices économiques et sociaux sont attendus ?

Combien d’emplois seront créés ?

Quelle augmentation de la production nationale ces investissements permettront-ils ?

Quelle contribution apporteront-ils à l’industrialisation, aux exportations et aux recettes publiques ?

Et surtout : qui rendra compte lorsqu’un projet dépassera son budget, son calendrier ou n’atteindra pas les résultats annoncés ?

Voilà les questions qui devraient précéder toute discussion sérieuse sur une augmentation massive de l’endettement.

Les grands projets financés par la dette devraient répondre à une logique SMART : spécifiques, mesurables, atteignables, pertinents et limités dans le temps.

La chaîne de décision devrait être claire :

besoin → projet → coût → financement → réalisation → résultat mesurable → impact économique et social → capacité de remboursement.

Et jamais l’inverse.

Le danger du « nous avons encore de la marge »

Il faut également mesurer l’effet politique et psychologique que peut produire l’idée selon laquelle la RDC disposerait encore d’une marge d’endettement considérable.

Dans un pays doté d’institutions de contrôle solides, d’une administration performante et d’une longue tradition de reddition des comptes, annoncer une importante capacité d’endettement peut simplement ouvrir un débat technique sur le financement du développement.

Mais dans un pays qui a connu de nombreuses controverses liées à l’exécution des marchés publics, aux dépassements de coûts, aux projets inachevés et aux difficultés de contrôle de la dépense publique, le même message exige beaucoup plus de précautions.

Car certains pourraient comprendre :

« Il y a encore de l’argent disponible. Cherchons comment l’obtenir. »

Alors que le raisonnement devrait être exactement inverse :

« Voici les projets dont le pays a besoin. Voici ce qu’ils coûteront. Voici ce qu’ils produiront. Cherchons maintenant le meilleur moyen de les financer. »

Cette différence paraît simple.

Elle sépare pourtant une politique d’endettement responsable d’une politique d’endettement opportuniste.

Emprunter pour transformer, pas simplement pour dépenser

Il faut néanmoins reconnaître une réalité économique : un pays aussi déficitaire en infrastructures que la RDC peut légitimement recourir à l’endettement pour accélérer son développement.

Une voie ferrée reliant les bassins de production aux centres industriels peut accroître la productivité.

Une centrale hydroélectrique peut soutenir l’industrialisation.

Un corridor logistique peut réduire considérablement le coût du transport des marchandises.

Des routes agricoles peuvent connecter les zones de production aux marchés.

Des infrastructures de transformation minière peuvent permettre au Congo de conserver une plus grande partie de la valeur ajoutée de ses ressources naturelles.

Des investissements dans l’énergie, l’eau, le numérique, la santé et l’éducation peuvent également renforcer durablement le capital humain et la compétitivité nationale.

Dans ces conditions, refuser systématiquement toute dette pourrait également ralentir le développement.

Le problème n’est donc pas la dette en elle-même.

Le problème est la qualité de la dette

Une dette productive peut préparer la richesse de demain.

Une dette mal négociée, mal investie, détournée ou consacrée à des projets insuffisamment préparés transmet simplement aux générations futures la facture des erreurs d’aujourd’hui.

C’est pourquoi le débat doit porter moins sur le volume théorique de dette que sur la qualité des investissements qu’elle permet de financer.

50 % ne doit jamais devenir un objectif

Il faut également éviter de transformer la barre des 50 % du PIB en objectif à atteindre.

Un seuil de prudence n’est pas une invitation à remplir l’espace disponible.

Ce n’est pas parce qu’un pays peut théoriquement supporter davantage de dette qu’il doit nécessairement utiliser toute cette capacité.

La soutenabilité réelle d’une dette dépend de nombreux facteurs : les recettes publiques, les devises disponibles, les taux d’intérêt, les échéances, les conditions des emprunts, la structure des exportations et surtout la capacité de l’État à transformer les ressources empruntées en actifs productifs.

La véritable question n’est donc pas seulement :

« Combien devons-nous ? »

Mais également :

« Avec quoi allons-nous rembourser ? »

Et surtout :

« Qu’aurons-nous construit lorsque viendra le moment de rembourser ? »

De la capacité d’endettement à la capacité de l’État

C’est ici que le débat soulevé par Adolphe Muzito devient beaucoup plus intéressant.

La RDC peut peut-être disposer d’une importante capacité théorique d’endettement.

Mais dispose-t-elle déjà d’une capacité institutionnelle équivalente pour sélectionner, négocier, exécuter, contrôler et évaluer des dizaines de milliards de dollars de projets ?

C’est une question de capacité de l’État.

Mobiliser 10 milliards de dollars est une chose.

Être capable de transformer ces 10 milliards en routes, centrales électriques, chemins de fer, industries, écoles, hôpitaux, infrastructures agricoles et emplois durables en est une autre.

Un État moderne ne doit donc pas seulement démontrer sa capacité à lever des capitaux.

Il doit démontrer sa capacité à les transformer en résultats.

Avant les 100 milliards, exigeons la redevabilité

La réflexion d’Adolphe Muzito a au moins le mérite de poser une vraie question : comment financer l’immense déficit d’infrastructures de la République démocratique du Congo ?

Mais cette question doit immédiatement être accompagnée d’une autre :

quelle capacité institutionnelle avons-nous pour gérer correctement les milliards que nous voulons mobiliser ?

Avant de parler de 100 milliards de dollars, présentons donc aux Congolais les routes, les chemins de fer, les barrages, les ports, les zones industrielles, les infrastructures agricoles et les projets énergétiques qui justifieraient ces emprunts.

Donnons pour chacun :

  • le coût ;
  • le calendrier ;
  • le mode de financement ;
  • les conditions d’emprunt ;
  • les responsables de l’exécution ;
  • les mécanismes de contrôle ;
  • les résultats attendus ;
  • les indicateurs de performance.

Et publions régulièrement ce qui a réellement été réalisé.

Alors seulement, la discussion sur l’endettement prendra tout son sens.

Car le véritable indicateur de souveraineté financière d’un État n’est pas combien il peut emprunter.

C’est ce qu’il est capable de produire avec ce qu’il emprunte.

La RDC n’a pas besoin d’une course vers un plafond d’endettement.

Elle a besoin d’une nouvelle discipline de gouvernance :

aucune dette importante sans projet clairement identifié ;

aucun projet sans coût clairement établi ;

aucune dépense sans résultat mesurable ;

aucun dépassement sans justification ;

et aucun échec majeur sans redevabilité.

On ne peut pas continuer à reproduire les mêmes méthodes de gestion publique tout en espérant des résultats différents.

Avant les 100 milliards, exigeons donc les projets.

Avant l’argent, exigeons les résultats attendus.

Avant l’endettement, exigeons la capacité de remboursement.

Et avant tout, exigeons la redevabilité.

Éric Kamba

Géostratège et analyste des relations internationales

43 Vues
29 septembre 2026
À la UneReligion

Le pasteur Job Mukadi répond au cardinal Ambongo : « Nous continuerons à faire du bruit »

by admin9775 29 septembre 2026

La mise au point du cardinal Fridolin Ambongo sur l’identité de l’Église catholique et sa mise en garde contre l’imitation de certaines pratiques des Églises de réveil suscitent des réactions. Depuis Manchester, le pasteur Job Mukadi a réagi vivement aux propos de l’archevêque de Kinshasa.

Dans une déclaration publiée après l’ouverture de l’année pastorale 2026-2027, le pasteur estime que la prise de position publique du cardinal sur l’influence des Églises de réveil auprès de certains prêtres catholiques témoigne, selon lui, de l’importance prise par ces communautés dans le paysage religieux congolais.

« Apparemment préoccupé par l’influence croissante des églises du Réveil sur les prêtres catholiques, qui n’hésitent plus à imiter notre style de culte, le cardinal Fridolin Ambongo semble avoir perdu son calme », affirme Job Mukadi.

« Nous n’avons aucun ordre à recevoir de vous »

Le pasteur s’est ensuite adressé directement au cardinal Ambongo, en revendiquant l’identité propre des Églises de réveil et leur autonomie.

« Monsieur le cardinal Fridolin Ambongo, nous sommes heureux de vous confirmer que nous ne sommes pas des catholiques. Nous n’avons aucun ordre à recevoir de vous », déclare-t-il.

Job Mukadi assure par ailleurs que les pratiques caractéristiques des Églises de réveil ne seront pas abandonnées en raison des critiques formulées par le prélat catholique.

« Nous continuerons à faire du bruit, que cela vous plaise ou non. Nous n’avons pas besoin de votre approbation », poursuit-il.

Un débat sur les pratiques religieuses

Le pasteur estime que la question de l’imitation de certaines pratiques ne devrait pas être imputée aux Églises de réveil. Selon lui, si des prêtres catholiques adoptent des formes de célébration ou de prière inspirées d’autres courants chrétiens, cette question relève avant tout de l’Église catholique.

« Si vous avez un problème avec vos prêtres qui nous imitent, réglez cela entre vous. Nous avons notre propre identité », affirme-t-il.

Job Mukadi revendique enfin plusieurs pratiques caractéristiques des communautés de réveil, notamment la prière à haute voix, le chant, la glossolalie et les prières de délivrance.

« Nous continuerons à parler en langues, à chanter et à prier à haute voix, à chasser les démons avec autorité jusqu’à l’avènement du Christ », conclut-il.

Cette réaction intervient alors que le cardinal Ambongo a placé l’identité chrétienne catholique au cœur des orientations du prochain plan pastoral quinquennal 2027-2032 de l’archidiocèse de Kinshasa, relançant ainsi le débat sur les spécificités des différentes traditions chrétiennes présentes en RDC.

Par Marius Bopenga
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34 Vues
29 septembre 2026
À la UneMonde

La Corée du Sud exige des excuses de l’Ukraine après l’annonce du transfert de prisonniers nord-coréens

by admin9775 29 septembre 2026

L’ambassadeur ukrainien à Séoul a été convoqué par le ministre des Affaires étrangères pour répondre de ce que le gouvernement coréen considère comme une « faute grave » : la violation d’un accord de non-divulgation entre les deux pays au sujet des prisonniers de guerre nord-coréens.

Tout commence la semaine dernière à la tribune des Nations unies. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky annonce que deux prisonniers de guerre nord-coréens sont en route vers la Corée du Sud où ils souhaitaient faire une demande d’asile. Une annonce que Séoul n’apprécie guère.

Pour assurer la sécurité des prisonniers, et surtout celle de leurs proches toujours en Corée du Nord qui pourraient subir des représailles du régime, la Corée du Sud aurait convenu d’un accord de non-divulgation à ce sujet, que Kiev aurait donc violé. L’Ukraine nie tout accord, mais Séoul demande des excuses officielles et a convoqué l’ambassadeur ukrainien à Séoul. 

Ce n’est pas la première fois que Kiev franchit des lignes rouges avec ces deux prisonniers nord-coréens. En les exposant aux médias comme les autorités ukrainiennes ont pu le faire, elles ont également enfreint l’article 13 de la Convention de Genève. 

La tension monte entre Kiev et Séoul. Certains députés du parti au pouvoir ont déjà appelé à retirer l’aide humanitaire à l’Ukraine en réponse aux actions de Volodymyr Zelensky.

RFI

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29 septembre 2026
À la UneSport

CAN 2027 : les Léopards de la RDC s’imposent au Zimbabwe

by admin9775 28 septembre 2026

La République démocratique du Congo a signé une deuxième victoire consécutive dans les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2027. Les Léopards se sont imposés 2-1 face au Zimbabwe, lundi, à l’extérieur, et confortent ainsi leur première place dans le groupe E.

Wissa et Moutoussamy frappent avant la pause

Après leur succès face à la Guinée équatoriale (2-0) lors de la première journée, les Congolais ont rapidement confirmé leur bonne entame de campagne.

Yoane Wissa a ouvert le score à la 30e minute, avant de se muer en passeur décisif. Dans le temps additionnel de la première période, à la 45e+2, l’attaquant a servi Samuel Moutoussamy, qui a inscrit le deuxième but des Léopards.

Menée 2-0, la sélection zimbabwéenne a tenté de revenir dans la rencontre. Elle a finalement réduit l’écart dans les dernières secondes grâce à M. Munetsi, à la 90e+3 minute. Le but n’a toutefois pas empêché la RDC de repartir avec les trois points.

Une victoire malgré une fin de match sous pression

Les statistiques témoignent d’une rencontre relativement équilibrée. La RDC a légèrement dominé la possession avec 50,8 %, contre 49,2 % pour le Zimbabwe. Les Léopards ont tenté 13 tirs, dont quatre cadrés, tandis que les Warriors ont enregistré 12 tirs, dont six cadrés.

Les Congolais ont également obtenu un corner contre six pour leurs adversaires et ont commis 16 fautes, contre six pour le Zimbabwe.

La RDC seule en tête

Dans l’autre rencontre du groupe E, la Guinée équatoriale s’est imposée 1-0 face à la Sierra Leone.

Après deux journées, la RDC compte donc six points sur six et occupe seule la première place du groupe. Le Zimbabwe et la Guinée équatoriale suivent avec trois points chacun, tandis que la Sierra Leone reste à zéro point.

Avec deux victoires en autant de sorties, les Léopards prennent ainsi une option intéressante dans la course à la qualification pour la CAN 2027.

Par Marius Bopenga
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54 Vues
28 septembre 2026
À la UneReligion

Ambongo hausse le ton : « Nous ne sommes pas des Églises de réveil »

by admin9775 28 septembre 2026

À l’ouverture de l’année pastorale 2026-2027, le cardinal Fridolin Ambongo a appelé les prêtres et les fidèles de l’archidiocèse de Kinshasa à préserver l’identité propre de l’Église catholique. Le prélat a également tiré la sonnette d’alarme sur l’état de salubrité de la capitale, appelant à une prise de conscience collective face à la dégradation de l’environnement.

« Nous ne sommes pas des Églises de réveil »

Dans son intervention, l’archevêque métropolitain de Kinshasa a mis en garde contre ce qu’il considère comme une tendance à reproduire, dans certaines communautés catholiques, des pratiques observées dans d’autres courants chrétiens.

« Nous ne sommes pas des protestants. Nous n’avons rien contre les protestants, mais nous ne sommes pas des protestants. Nous ne sommes pas des kimbanguistes. Nous n’appartenons pas à une Église évangélique. Nous ne sommes pas membres de ce qu’on appelle les Églises de réveil, qui se distinguent par le bruit », a-t-il déclaré.

Le cardinal Ambongo affirme avoir constaté, au cours d’une semaine de réflexion organisée au Centre Nganda, l’installation d’une « certaine mentalité » au sein de l’Église catholique, avec notamment une tendance à « imiter les pasteurs des sectes ». Il appelle dès lors les catholiques à mieux connaître leur tradition et à assumer leur identité sans chercher à reproduire les pratiques d’autres confessions.

Pour le prélat, il s’agit de former des chrétiens capables de connaître et d’aimer leur identité catholique, mais également de pouvoir en rendre compte « avec intelligence, avec douceur, avec courage ».

L’identité catholique au cœur du prochain quinquennat

Cette volonté de réaffirmer les spécificités de l’Église catholique devrait se prolonger au-delà de l’année pastorale 2026-2027. Elle constituera l’un des axes du prochain plan pastoral quinquennal de l’archidiocèse de Kinshasa, couvrant la période 2027-2032.

Le programme sera placé sous le thème « Identité chrétienne catholique, dignité et fierté », avec un accent annoncé sur la formation des fidèles et le renforcement de leur connaissance de la foi catholique.

« Kinshasa est devenue une immense poubelle »

Au-delà des questions liées à la vie interne de l’Église, le cardinal Ambongo a également consacré une partie de son intervention à la situation environnementale de Kinshasa.

Le prélat a vivement déploré l’état de la capitale, confrontée à l’accumulation des déchets, à l’obstruction des caniveaux et aux conséquences des inondations. Il estime que la question dépasse désormais le simple problème de propreté et touche directement à la dignité humaine, à la santé publique et à la protection de l’environnement.

Cette préoccupation s’inscrit dans le thème général de l’année pastorale 2026-2027, consacrée à « Ensemble pour une gestion évangélique de l’environnement ». Le cardinal Ambongo a notamment estimé que l’Église ne pouvait rester indifférente lorsque la santé des populations et la sauvegarde de la création sont menacées.

À travers ces différentes orientations, l’Église catholique de Kinshasa entend ainsi faire de la nouvelle année pastorale une période de réenracinement dans l’identité catholique, mais aussi de sensibilisation aux enjeux environnementaux qui affectent directement la vie quotidienne des Kinois.

Par Pascal Kabeya
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52 Vues
28 septembre 2026
À la UneSociété

Crash aérien à Kenge : Jean-Pierre Bemba exige des explications urgentes de l’AAC et de la RVA

by admin9775 28 septembre 2026

À la suite du grave accident aérien survenu ce vendredi 25 septembre 2026 à Kenge, dans la province du Kwango, le Vice-Premier ministre et ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a demandé des explications urgentes aux responsables de l’Autorité de l’Aviation Civile (AAC) et de la Régie des Voies Aériennes (RVA).

Dans une correspondance datée du 25 septembre 2026, le ministre exige notamment la transmission d’un rapport circonstancié sur l’état et les conditions d’exploitation de l’appareil LET 410 de la compagnie TRACEP CONGO, impliqué dans l’accident survenu lors du vol Kikwit-Kinshasa.

La navigabilité de l’appareil au centre des interrogations

Jean-Pierre Bemba demande que toute la lumière soit faite sur la navigabilité de l’avion, notamment son historique technique ainsi que les éléments relatifs à son dernier contrôle de conformité.

Le rapport attendu devra également permettre d’établir si l’appareil remplissait toutes les conditions réglementaires et techniques requises pour effectuer le vol au moment de l’accident.

Établir les circonstances exactes du crash

Le ministre des Transports réclame par ailleurs des précisions sur les circonstances ayant conduit à cet accident grave. Il souhaite notamment connaître les faits et éléments techniques ayant précédé le drame au cours du vol reliant Kikwit à Kinshasa.

Cette démarche vise à disposer rapidement d’une première documentation officielle sur l’état de l’appareil, son suivi technique et les conditions dans lesquelles le vol a été effectué.

Les responsabilités en ligne de mire

En interpellant directement l’AAC et la RVA au lendemain du crash, la tutelle des Transports entend également clarifier les responsabilités techniques, réglementaires et opérationnelles susceptibles d’être engagées.

Les conclusions des rapports sollicités pourraient ainsi contribuer à déterminer les circonstances précises de l’accident et à identifier d’éventuelles défaillances dans la chaîne de contrôle et de sécurité aérienne.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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28 septembre 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

La musique chrétienne congolaise en deuil après la disparition de Papa Kabatshi Kanku

by admin9775 28 septembre 2026

La musique chrétienne congolaise est frappée par une nouvelle disparition. Selon les informations disponibles, l’artiste chanteur gospel Kabatshi Kanku, affectueusement appelé « Papa Kabatshi », est décédé après une longue maladie.

Figure connue des premières générations du gospel congolais, Papa Kabatshi était considéré comme l’un des pionniers et doyens de cette musique en République démocratique du Congo. Son nom figure parmi ceux qui ont contribué à l’essor de la musique chrétienne à Kinshasa, aux côtés notamment de Charles Mombaya, Paul Balenza, Alain Moloto et d’autres figures historiques du genre.

Une voix associée à plusieurs œuvres

Kabatshi Kanku a notamment collaboré avec le maestro Charles Mombaya, avec lequel il a enregistré plusieurs titres. Leur collaboration est notamment attestée sur « Nzoto Na Ngai », figurant sur l’album Asifiwe de Charles Mombaya, sorti en 2023.

Les deux artistes ont également été associés au titre « Ngonga Ebeti », crédité à Charles Mombaya avec Kanku Kabatshi.

À travers son parcours, Papa Kabatshi aura ainsi marqué plusieurs générations de mélomanes et de fidèles, contribuant à l’enracinement d’un gospel congolais qui s’est progressivement imposé dans le paysage musical national.

Une génération qui s’éteint progressivement

La disparition de Kabatshi Kanku intervient après celles de plusieurs autres grandes figures de la musique chrétienne congolaise, parmi lesquelles Willy Ngonda, Charles Mombaya, Blaise Sakila, Carlyto Lassa et Alain Moloto, selon les éléments communiqués.

En 2022, Mike Kalambay avait rendu visite à Papa Kabatshi et le présentait comme l’un des pionniers de la musique gospel en RDC, soulignant l’empreinte laissée par son talent sur plusieurs générations.

Avec sa disparition, le gospel congolais perd donc une figure de sa génération pionnière. Les détails concernant les circonstances précises de son décès ainsi que le programme des obsèques restent attendus.

Par Pascal Kabeya
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28 septembre 2026
À la UneAfrique

Afrique du Sud : plus de 130 morts de fusillades meurtrières en moins d’un an

by admin9775 28 septembre 2026

L’Afrique du Sud a été secouée au cours de l’année en cours par une série de fusillades meurtrières, notamment dans des débits de boissons et des townships, ayant fait plus de 130 morts, dans un pays régulièrement endeuillé par la violence.

Les deux fusillades survenues, dans la nuit de samedi à dimanche, dans des lieux de sortie nocturne au Cap et à Johannesburg, ont fait au total 27 morts, selon des bilans communiqués par la police.

Dans le district du West Rand (57 km à l’ouest de Johannesburg), 17 personnes ont été tuées et 15 autres blessées par balle dans une taverne, où huit hommes lourdement armés, munis de fusils AK-47 et de pistolets, ont ouvert le feu sur les clients avant de poursuivre leurs tirs à l’intérieur de la taverne.

Les assaillants auraient également fouillé plusieurs victimes et dérobé leurs téléphones portables, avant de prendre la fuite à bord de deux véhicules. Deux autres véhicules ont été incendiés sur les lieux.

Les services d’urgence ont constaté le décès de 13 hommes et quatre femmes, tandis que 15 autres personnes ont été hospitalisées pour des blessures par balle.

La porte-parole de la police du Gauteng, Brenda Muridili, a indiqué qu’aucune arrestation n’a encore été effectuée et que le mobile de la fusillade restait inconnu.

Dix autres personnes ont été tuées et 11 autres blessées par balles lors d’une fusillade similaire survenue dimanche matin dans un établissement de divertissement à Lwandle, dans la province du Cap-Occidental.

Des hommes armés se sont introduits dans l’établissement vers 01h46 et ont ouvert le feu sur les clients. Cinq personnes sont mortes sur place, tandis que cinq autres ont succombé à leurs blessures après leur transfert vers des établissements médicaux.

Les 11 autres victimes, grièvement blessées, sont actuellement hospitalisées.

« Le mobile est inconnu à ce stade. Aucune arrestation n’a été effectuée et l’enquête se poursuit », a indiqué la porte-parole de la police du Cap-Occidental, Novela Potelwa.

Mardi dernier, 21 personnes ont été tuées par balle à KwaMakhutha, au sud de Durban, après que des hommes armés ont ouvert le feu lors d’une fête organisée dans une maison.

Le mobile de l’attaque n’a pas encore été confirmé. Toutefois, la police sud-africaine a indiqué que certaines victimes étaient connues des services du renseignement criminel pour leur implication présumée dans des activités illégales.

Cette série d’attaques meurtrières remet en lumière la persistance de la criminalité endémique, souvent alimentée par les rivalités entre gangs, dans un pays inondé par les armes illégales.

En décembre, 12 personnes ont été tuées et 13 autres blessées lorsque des hommes armés ont fait irruption dans un débit de boissons clandestin installé dans le foyer de Saulsville, à Pretoria.

Deux semaines plus tard, neuf personnes ont été tuées et dix autres blessées dans une taverne à Bekkersdal. À l’époque, le Premier ministre par intérim du Gauteng, Jacob Mamabolo, avait dénoncé « l’escalade des fusillades de masse » enregistrées dans la province.

En janvier, neuf personnes ont péri dans un bar à Marikana, dans le quartier de Philippi East, au Cap. La police et le parquet ont par la suite établi un lien entre cette affaire et des faits présumés d’extorsion.

D’autres attaques ayant fait de nombreuses victimes ont été enregistrées dans une taverne à Bronkhorstspruit, dans une maison de Philippi East, dans un débit de boissons à Mayville, à Durban, ainsi que dans une habitation à Kwadwesi, à Gqeberha.

Les fusillades meurtrières ne se sont toutefois pas limitées aux débits de boissons et aux quartiers informels.

En juin, 13 personnes ont finalement été confirmées mortes après que des hommes armés ont ouvert le feu à plusieurs endroits du quartier informel de Jumpers, à Cleveland, à Johannesburg. Quatorze autres personnes ont été blessées.

La police du Cap-Occidental a également fait part de ses préoccupations face à la répétition des fusillades de masse au Cap, tandis que les autorités d’autres provinces ont mis en garde contre la circulation d’armes à feu illégales, le crime organisé et les violences liées aux gangs.

Ces incidents comprennent des fusillades répétées et des attaques en voiture dans les quartiers de Philippi East, Delft, Khayelitsha, Langa et d’autres zones des Cape Flats.

Ces différentes attaques ne présentent pas de mobile unique confirmé. Les enquêtes de police ont notamment porté sur des faits présumés d’extorsion, des conflits entre gangs, l’exploitation minière illégale, les violences liées au transport en commun et d’autres formes de criminalité organisée.

Les dernières statistiques officielles de la criminalité publiées par la police sud-africaine, fin août, montrent une légère baisse des crimes violents et des homicides, même si l’indice global de criminalité du pays demeure à un niveau historiquement préoccupant.

Le rapport portant sur le premier trimestre financier (avril à juin 2026) fait état de 5.427 meurtres, soit une baisse de 5,9% par rapport à l’année précédente, même si le pays enregistre toujours une moyenne alarmante de près de 60 meurtres par jour.

Hespress 

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