Dans un stade marocain en ébullition, les Lions de la Teranga ont offert au Sénégal son deuxième titre de champion d’Afrique, quatre ans après le premier. Victorieux du Maroc (1-0 a.p.) en finale de la Coupe d’Afrique des Nations, ils ont remporté un duel d’une intensité dramatique rare, marqué par un penalty manqué dans les derniers instants du temps réglementaire et un but de légende en prolongation.
Un scénario à suspense jusqu’à l’absurde
La rencontre semblait devoir basculer dans les arrêts de jeu, à la faveur des Lions de l’Atlas. L’arbitre, après une longue consultation de la VAR, a sifflé un penalty contesté pour une faute sur Brahim Diaz.

La décision, perçue comme ultra-sévère par les Sénégalais, a provoqué un tel tollé que l’équipe a brièvement regagné les vestiaires, avant d’être ramenée sur le terrain par son capitaine, Sadio Mané. Sous une pression immense, Brahim Diaz a finalement offert le salut à ses adversaires en ratant complètement sa tentative de panenka (90e+24).
Quelques minutes plus tôt, les Sénégalais croyaient avoir scellé le match par Ismaïla Sarr, mais son but sur corner a été annulé pour une faute d’Abdoulaye Seck sur Achraf Hakimi (90e+2). Il a fallu attendre la prolongation et une fraise magistrale de Pape Gueye, qui a trouvé la lucarne depuis l’entrée de la surface (94e), pour que le Sénégal trouve enfin la faille.

La solidité sénégalaise face au poids de l’enjeu marocain
Privés de leur défenseur central et capitaine Kalidou Koulibaly et du milieu Habib Diarra, suspendus, les champions 2022 ont fait preuve d’une solidité à toute épreuve. Ils ont résisté à la pression d’un Maroc qui portait, en plus du trophée, le fardeau des attentes d’une nation entière. Les investissements colossaux du royaume pour cette CAN à domicile transformaient toute issue autre que la victoire en échec cuisant.
Malgré une amélioration en seconde période et une grosse occasion d’Ayoub El Kaabi (58e), portée par l’entrée en jeu du talentueux Bilal El Khannouss, les Lions de l’Atlas sont restés en retrait, semblant inhibés par l’enjeu. Ils ont dû leur survie avant la pause à deux arrêts exceptionnels de Yassine Bounou sur Pape Gueye (5e) et Ilimane Ndiaye (38e).
Une dynastie sénégalaise confirmée

Avec cette victoire, le Sénégal valide son statut de puissance continentale incontestée. En atteignant une troisième finale en quatre éditions (2022, 2024, 2026) et en en remportant deux, la génération Mané-Gueye-Ndiaye écrit l’une des plus belles pages de l’histoire du football africain. Elle a su faire preuve d’un mental d’acier pour triompher dans l’antre d’un rival direct, au terme d’un tournoi marqué par les polémiques arbitrales, et sous le regard d’un pays hôte tout entier tendu vers la victoire. La Teranga règne à nouveau sur le continent.
Par Marius Bopenga
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