L’une des figures de proue de la politique congolaise, Catherine Nzuzi wa Mbombo a tiré sa révérence ce mercredi 18 mars à la Clinique Ngaliema à Kinshasa à l’âge de 82 ans.
Son avocat Jean-Pierre Nkombe joint par Radio Okapi n’a pas donné les raisons de son décès.
La même source rapporte que l’illustre disparue avait entamé sa carrière politique à l’âge de 23 ans, en assumant les fonctions de bourgmestre de la commune de la Gombe, à Kinshasa.
Catherine Nzuzi wa Mbobmo avait été commissaire provinciale, vice-gouverneure de la ville province de Kinshasa, gouverneure de la province du Kongo Central alors Bas-Zaïre entre 1972 et 1974.
Elle a également assumé les fonctions de gouverneure de la ville-province de Kinshasa.
Catherine Nzuzi wa Mbombo fut vice-présidente puis dirigeante du parti Mouvement populaire de la révolution (MPR) de Mobutu.

Née en 1944 dans le Sankuru, Catherine Nzuzi wa Mbombo s’est imposée comme l’une des figures féminines les plus marquantes de la vie politique en République démocratique du Congo, incarnant durant plusieurs décennies une présence influente au sommet de l’État
Proche du maréchal Mobutu Sese Seko, elle a connu une ascension remarquable au sein du Mouvement populaire de la révolution, parti-État de l’époque zaïroise, où elle s’est distinguée par sa rigueur et son franc-parler
Sa carrière débute très tôt à Kinshasa, à seulement 23 ans, lorsqu’elle est nommée bourgmestre de la commune de Gombe, une fonction qui marque le point de départ d’un parcours politique dense et ascendant
Elle occupe par la suite plusieurs postes de premier plan, notamment commissaire d’État, vice-gouverneure puis gouverneure de Kinshasa, ainsi que gouverneure de la province du Bas-Zaïre entre 1972 et 1974, avant de devenir conseillère privée du chef de l’État
Au sein du Mouvement populaire de la révolution, elle accède aux plus hautes responsabilités, devenant vice-présidente puis dirigeante du parti, s’imposant comme l’une des rares femmes influentes dans le premier cercle du pouvoir zaïrois
Après la chute du régime de Mobutu Sese Seko en 1997 et l’arrivée au pouvoir de Laurent-Désiré Kabila, Catherine Nzuzi wa Mbombo connaît une période difficile marquée par une incarcération d’environ vingt mois, conséquence de son engagement politique passé
Malgré ce contexte, elle reste fidèle à ses convictions et poursuit son engagement politique en prenant la tête du MPR-Fait Privé, maintenant ainsi vivante l’idéologie mobutiste dans un paysage politique en mutation
Elle participe activement au dialogue intercongolais de Sun City et marque un tournant en 2006 en se portant candidate à l’élection présidentielle, devenant l’une des rares femmes à briguer la magistrature suprême dans le pays.
Au-delà de la politique, Catherine Nzuzi wa Mbombo s’est également illustrée dans le monde des affaires et de la société civile, dirigeant plusieurs entreprises commerciales et immobilières, tout en s’impliquant dans des initiatives en faveur de la promotion des femmes à travers diverses organisations
Son parcours, marqué par la longévité, la résilience et une forte personnalité, demeure un symbole de l’engagement féminin en politique dans un environnement longtemps dominé par les hommes, faisant d’elle une figure incontournable de l’histoire politique congolaise.
Par Marius Bopenga
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