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Category:

Afrique

À la UneAfrique

Sénégal : après les heurts pro-Sonko, la vie reprend ses droits

by Sam's Londele 6 juin 2023
written by Sam's Londele

La vie reprend son cours normal au Sénégal après les heurts que le pays a connus la semaine dernière suite à la condamnation à deux ans de prison de l’opposant Ousmane Sonko.

Les embouteillages de retour sur les artères de Dakar, alors que les commerces ont rouvert. 

« Nous espérons que les manifestations vont s’arrêter pour que les activités reprennent. Nous avons la Tabaski dans moins d’un mois et beaucoup d’autres événements à préparer, rien n’avance. Je souhaite vraiment que les choses reviennent à la normale pour que nous puissions satisfaire nos besoins. », explique Abdoulaye Tine, chauffeur de taxi dans la capitale sénégalaise.

Mais les manifestations qui ont fait environ 16 morts sont encore dans tous les esprits. Des Sénégalais craignent un retour à la case départ.

« Aujourd’hui tout est calme, c’est pourquoi je suis sorti travailler, même si c’est un calme précaire parce que les gens ont encore peur et craignent que les manifestations reprennent. Les manifestants détruisent tout sur leur passage et je trouve que ce n’est pas normal », raconte  Oumar Bâ.

Son compatriote Babacar Séne, vendeur de vêtements ajoute « Nous vivons des moments difficiles. Nous vivons au jour le jour, donc passer des jours sans travailler est un vrai problème car notre commerce est à l’arrêt, la circulation des personnes est paralysée et nous ne pouvons plus gagner un revenu journalier. Le secteur informel est notre gagne-pain et c’est le secteur le plus touché ».

En 2023, le Sénégal attend une croissance de 9 à 10 %. Deux inconnus nourrissent l’incertitude dans le pays : l’inéligibilité d’Ousmane Sonko et la candidature éventuelle de Macky Sall à la présidentielle de 2024.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Sénégal : heurts meurtriers à Dakar après la condamnation de l’opposant Ousmane Sonko

by Sam's Londele 2 juin 2023
written by Sam's Londele

Des heurts ont fait près d’une dizaine de morts au Sénégal après qu’un tribunal de Dakar a condamné, jeudi, l’opposant Ousmane Sonko, candidat à la présidentielle de 2024, à deux ans de prison ferme pour « corruption de la jeunesse ». Ousmane Sonko a, en revanche, été acquitté des faits présumés de viol. Cette décision de justice hypothèque néanmoins sa candidature à la fonction suprême.

La situation se tend au Sénégal. Des violences meurtrières ont éclaté jeudi 1er juin dans différents quartiers de Dakar après la condamnation de l’opposant sénégalais Ousmane Sonko, accusé de viols, à deux ans de prison ferme pour « corruption de la jeunesse ». Une peine qui compromet encore davantage sa candidature à la présidentielle de 2024.

« Nous avons constaté avec regret des violences ayant entraîné des destructions sur des biens publics et privés et, malheureusement, neuf décès à Dakar et à Ziguinchor », a déclaré dans la nuit de jeudi à vendredi à la télévision nationale le ministre de l’Intérieur, Antoine Diome, qui a aussi reconnu la restriction par les autorités de l’accès aux réseaux sociaux.

Des groupes de jeunes ont attaqué des biens publics en plusieurs points de la capitale, brûlé des pneus et disposé des obstacles dans les rues, a constaté un photographe de l’AFP. Des heurts ont mis aux prises des groupes et les forces de sécurité à coups de pierres et de gaz lacrymogènes.

L’autoroute conduisant à l’aéroport a été coupée par des manifestants, ont rapporté les médias. Le nouveau train desservant la cité nouvelle de Diamniadio à partir de la capitale a cessé de circuler.

Dans la soirée, plusieurs réseaux sociaux et plateformes de messagerie, dont WhatsApp, subissaient de sérieuses restrictions d’accès. « Cette situation ressemble à celle observée en 2021 » quand le Sénégal avait été en proie à des émeutes meurtrières et « limite probablement considérablement la faculté du public de communiquer », a indiqué le service de surveillance d’internet Netblocks dans un message à l’AFP. De telles restrictions sont désormais communément appliquées par les autorités à travers le monde dans des périodes de tension.

Ces violences font suite au délibéré rendu jeudi par une chambre criminelle de Dakar contre Ousmane Sonko, le plus farouche adversaire du président Macky Sall, accusé de viols et de menaces de mort.

Le tribunal l’a condamné pour « corruption de la jeunesse », qui consiste à favoriser la « débauche » d’un jeune de moins de 21 ans. Il l’a en revanche acquitté des accusations de viols et de menaces de mort.

La plaignante, Adji Sarr, ancienne employée du salon de beauté où Ousmane Sonko allait se faire masser, avait moins de 21 ans au moment des faits qu’elle dénonce.

La décision du tribunal a soulevé de bruyantes manifestations de réprobation dans la salle du tribunal placé sous forte protection policière, sans qu’apparaisse clairement si elles étaient dues à la sympathie pour la plaignante ou pour Ousmane Sonko.

Adji Sarr a quitté le tribunal sans s’exprimer. Menacée et insultée depuis que le scandale a éclaté, placée sous protection policière, elle a toujours persisté dans ses accusations. Elle a dit au procès qu’Ousmane Sonko avait abusé d’elle à cinq reprises entre fin 2020 et début 2021. Elle n’est jamais devenue la figure d’un combat contre les violences faites aux femmes, le dossier étant trop politisé par la présidentielle et la société ne facilitant pas un tel engagement.

Enjeu politique et criminel

Ousmane Sonko n’a cessé de nier les accusations et de crier au complot ourdi par le pouvoir pour l’écarter de la présidentielle. La patronne et des témoins ont contesté les dires d’Adji Sarr au procès.

La patronne du salon Sweet Beauté, Ndèye Khady Ndiaye, a été également été condamnée à deux ans de prison ferme pour incitation à la débauche, mais acquittée de complicité de viols. Ousmane Sonko et elle doivent payer chacun 600 000 francs CFA (900 euros) d’amende et conjointement 20 millions de francs CFA (30 000 euros) de dommages et intérêts à la plaignante.

« Nous sommes satisfaits de la culpabilité de Sonko », a dit à la presse Me El Hadji Diouf, avocat d’Adji Sarr. Mais 20 millions de francs CFA de dommages, c’est peu pour les « souffrances » qu’elle a endurées, a-t-il déploré.

La décision paraît, au vu du code électoral, maintenir la menace sur l’éligibilité d’Ousmane Sonko et sur sa faculté à concourir à la présidentielle de 2024. Le tribunal ne s’est pas prononcé sur une éventuelle arrestation d’Ousmane Sonko.

« La décision de l’arrêter ou pas dépend du ministère public », a dit un des avocats d’Ousmane Sonko, Me Djiby Diagne. « Que tous les Sénégalais le sachent : Ousmane Sonko ne peut plus être candidat », a renchéri un autre de ses conseils, Me Bamba Cissé.

Au moment de la décision de justice, Ousmane Sonko, président du parti Pastef-les Patriotes et troisième de la présidentielle de 2019, était présumé se trouver chez lui, à Dakar, bloqué depuis dimanche par un important dispositif policier, « séquestré » selon ses mots.

Les forces de sécurité ont repoussé, y compris par la force, toute tentative de l’approcher de la part de ses avocats ou de ses sympathisants.

L’enjeu est autant criminel que politique. L’éligibilité d’Ousmane Sonko, 48 ans, est déjà compromise par une récente condamnation à six mois de prison avec sursis pour diffamation contre un ministre.

Depuis que l’affaire de viols présumés défraie la chronique, Ousmane Sonko est engagé dans un bras de fer forcené avec le pouvoir pour sa survie judiciaire et politique.

Une vingtaine de civils ont été tués depuis 2021 dans des troubles largement liés à sa situation. Le pouvoir et le camp d’Ousmane Sonko s’en rejettent la faute.

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Sierra Leone : un criminel de guerre recouvre la liberté

by Sam's Londele 30 mai 2023
written by Sam's Londele

Un ancien chef d’une milice de Sierra Leone, reconnu coupable de crimes de guerre et crimes contre l’humanité lors de la guerre civile entre 1991 et 2002, est libre depuis lundi après avoir purgé sa peine, a annoncé l’instance héritière de la cour qui l’a condamné.

Allieu Kondewa « a fini de purger sa peine dimanche et, depuis lundi, il est libre et n’est plus sous la garde du Tribunal spécial résiduel » pour la Sierra Leone, a indiqué dans un communiqué cette cour, qui a pris le relais du Tribunal spécial pour la Sierra Leone après la fin du mandat de celui-ci en décembre 2013.

Allieu Kondewa, haut responsable des Forces de défense civiles (CDF), formation progouvernementale ayant commis de nombreuses exactions contre les civils, a été condamné en 2008 à 20 ans d’emprisonnement par le Tribunal spécial pour assassinats, actes inhumains, actes de cruauté et pillage.

Les miliciens du CDF sont accusés d’avoir éliminé des civils soupçonnés de collaborer avec les rebelles en les tuant par balles, par armes blanches ou en les brûlant vifs.

Allieu Kondewa avait été transféré au Rwanda en 2009 pour y purger sa peine en vertu d’un accord spécial, la Sierra Leone ne disposant pas des infrastructures nécessaires à sa détention. En 2018, après avoir purgé les deux tiers de sa peine et suivi un programme de réhabilitation, il avait en tant que Sierra-Léonais été transféré dans son pays pour finir sa peine dans sa communauté, a indiqué le tribunal résiduel.

« Il était assujetti à des conditions et une surveillance strictes dont il est désormais libéré », a dit le Tribunal résiduel.

Press Release: Allieu Kondewa Completes Sentence, is Free From the Jurisdiction of the Court pic.twitter.com/2zKgKEi6uD

— RSCSL – Sierra Leone (@SpecialCourt) May 29, 2023

Il est la deuxième personne condamnée par le Tribunal spécial à avoir accompli la totalité de sa peine, après Moinina Fofana, directeur de la guerre des CDF, condamné en même temps que lui à 15 ans de prison et libéré en 2018, a dit le Tribunal résiduel.

D’autres individus restent en prison après avoir été condamnés à des peines plus lourdes par le Tribunal spécial, créé en 2002 pour juger les responsables d’exactions durant la guerre civile, qui a fait 120 000 morts et des milliers de mutilés.

Le Tribunal spécial a condamné en 2012 l’ex-chef de guerre devenu président du Liberia, Charles Taylor, à 50 ans d’emprisonnement pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis pendant la guerre civile en Sierra Leone voisine. Il est incarcéré dans une prison britannique.

Il a été condamné pour avoir aidé et encouragé une campagne de terreur visant à obtenir le contrôle de la Sierra Leone en fournissant armes, munitions et autres aides logistiques aux rebelles du Front révolutionnaire uni (RUF), en échange de diamants.

Il n’a pas été inquiété pour les atrocités commises dans son propre pays pendant la guerre civile (1989-2003).

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Attaque shebab en Somalie: le président ougandais dénonce l’attitude de ses soldats

by Guyguy Lelo 29 mai 2023
written by Guyguy Lelo

Sur Twitter, le chef de l’État ougandais Yoweri Museveni a critiqué l’attitude de ses soldats lors de l’attaque d’une base de la Force de l’Union africaine en Somalie (Atmis) par les islamistes shebabs, vendredi 26 mai.

Connu pour son franc-parler, Yoweri Museveni n’a pas dérogé à sa réputation. Dans un communiqué tranchant, publié sur Twitter, le président ougandais a estimé que si les shebabs ont réussi à envahir la base somalienne de Bula Mareer, vendredi 26 mai, c’est parce qu’ils auraient profité de la « désorganisation » des quelque 200 soldats ougandais censés la tenir. Certains ont « paniqué » au début de l’assaut, affirme Yoweri Museveni, une panique « injustifiée », selon lui, dans la mesure où les kamikazes avaient déjà fait exploser leur charge à l’extérieur, avant de lancer l’assaut.

Une partie des troupes s’est également repliée dans une autre base, à 15 kilomètres de là, abandonnant leurs armes lourdes à portée des shebabs. Samedi, le commandant de l’armée américaine pour l’Afrique avait d’ailleurs indiqué avoir mené la veille une frappe aérienne à proximité de Bula Mareer afin de « détruire des armes et des équipements illégalement pris » par les assaillants.

Dans sa déclaration, Yoweri Museveni met en cause la préparation et la qualification du contingent ougandais. Il va même jusqu’à suggérer qu’un certain nombre de ses soldats se sont enrôlés simplement « pour toucher des allocations de l’ONU ». Dès samedi, il avait dépêché sur place le commandant de son armée de terre et ouvert une enquête sur les circonstances de l’attaque.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Angola : le corridor de Lobito sera « transformateur » pour l’exploitation du cuivre en RDC (Ivanhoe)

by admin9775 25 mai 2023
written by admin9775

En janvier 2023, l’Angola a signé un accord avec la Zambie et la RDC pour développer les infrastructures ferroviaires et portuaires liées au port angolais de Lobito. Ce projet permettra de désenclaver les mines de cuivre zambiennes et congolaises, au moment où la demande mondiale cuprifère explose.

La construction du corridor ferroviaire de Lobito reliant l’Angola à la RDC est une occasion de réduire considérablement les coûts logistiques et l’empreinte carbone liés au complexe minier congolais de Kamoa-Kakula, considéré comme la future deuxième plus grande mine de cuivre au monde. C’est du moins ce que son propriétaire Ivanhoe Mines explique dans une mise à jour datée du 24 mai.

La compagnie minière canadienne estime en effet que la distance entre l’actif et le port angolais de Lobito qui donne son nom à l’infrastructure, est la moitié de celle parcourue actuellement pour transporter le cuivre jusqu’au port de Durban en Afrique du Sud avant son expédition vers les clients internationaux. C’est pourquoi Ivanhoe accueille avec enthousiasme l’annonce du gouvernement américain d’un investissement de 250 millions de dollars dans le développement du corridor.

#News – The US Government made a press statement during the 2023 G7 Summit stating that the US International Development Finance Corporation is planning a financing package of $250 million for the Lobito Atlantic Railway Corridor. pic.twitter.com/9lcKqfBZDI

— Ivanhoe Mines (@IvanhoeMines_) May 24, 2023

Selon son coprésident exécutif Robert Friedland, le corridor devrait bientôt devenir « l’une des plus importantes routes commerciales pour le cuivre et d’autres minéraux essentiels à la transition énergétique ». L’infrastructure permettra non seulement l’exportation de la production de cuivre de Kamoa-Kakula, mais aussi celle de la mine de zinc-cuivre-germanium-argent de Kipushi, ou encore d’autres mines de cuivre en RDC et en Zambie.

« Si nous voulons relever les défis redoutables du changement climatique mondial, il est impératif que nous ayons une coopération internationale pour développer des chaînes d’approvisionnement en minerais responsables, en partenariat avec les populations locales et les communautés où se trouvent ces gisements de minerais », ajoute M. Friedland.

Pour rappel, la RDC et la Zambie sont les deux principaux producteurs africains de cuivre. En raison de leur enclavement, l’exportation de leur production se fait actuellement par la route, où des retards aux postes-frontière et l’état défectueux de certaines infrastructures allongent considérablement les délais et les coûts logistiques.

Avec l’explosion de la demande mondiale de cuivre à laquelle ces deux États veulent répondre pour accroitre leurs revenus miniers, il est donc impératif de développer une chaîne d’approvisionnement plus fiable. Cela pourrait d’ailleurs constituer un argument supplémentaire dans leurs projets de création d’usines de production de matériaux de batteries pour véhicules électriques.

Emiliano Tossou

Agence Ecofin via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Mozambique : le calme revient dans la province du Cabo Delgado pour le projet gazier de TotalEnergies à 20 milliards $ (rapport)

by admin9775 24 mai 2023
written by admin9775

Un rapport de Jean-Christophe Rufin constate que les actions socio-économiques menées par TotalEnergies et ses partenaires (dont le Rwanda) dans la province du Cabo Delgado ont réduit sensiblement les tensions sécuritaires.

La situation humanitaire et sécuritaire s’est améliorée dans la province mozambicaine du Cabo Delgado, où se situe le projet d’un complexe de production de gaz naturel liquéfié (GNL) piloté par TotalEnergies, selon un rapport publié le 23 mai par le groupe pétrolier français.

Ce rapport est le fruit d’une mission d’évaluation indépendante de la situation socio-économique, sécuritaire et humanitaire au Mozambique, qui a été confiée par TotalEnergies à Jean-Christophe Rufin, ancien directeur de l’ONG Action contre la faim, ex-ambassadeur de France au Sénégal et en Gambie et l’un des pionniers du mouvement Médecins sans frontières.

Cette personnalité reconnue pour son expertise dans les domaines de l’action humanitaire et des droits humains a mené en janvier et en février 2023 plusieurs missions d’investigations au Mozambique, et plus particulièrement dans province du Cabo Delgado (nord-est).

Région pauvre mais riche en ressources gazières, Cabo Delgado est depuis fin 2017 en proie à une insurrection menée par le groupe djihadiste « Ahlu Sunna Wal Jamaa », désigné localement sous le nom des « Shebabs ». En avril 2021, TotalEnergies avait suspendu jusqu’à nouvel ordre son projet d’exploitation de gaz naturel pesant 18 milliards d’euros (près de 20 milliards de dollars) après une attaque djihadiste perpétrée à quelques kilomètres de son site dans la région.

Le rapport rédigé par Jean-Christophe Rufin souligne de prime abord le « retour à de meilleures conditions de sécurité » et « l’amélioration de la situation humanitaire dans la zone », avec notamment le retour de populations déplacées par le conflit dans la ville de Palma, et dans une moindre mesure dans la ville de Mocimboa Da Praia. 

La contre-offensive militaire, menée avec la participation décisive de troupes étrangères en particulier rwandaises, a permis la libération des villes occupées par les insurgés. La reprise en main des territoires s’est faite progressivement au second semestre 2021, et les combats qui ont accompagné ces opérations ont conduit à l’éclatement des groupes rebelles en plusieurs unités.

Concevoir une véritable stratégie de développement local

Mais si les regroupements de déplacés ont pratiquement disparu de la zone avoisinant le site abritant le projet gazier baptisé « Mozambique LNG » dans la péninsule d’Afungi, il n’en va pas de même pour les localités situées plus à l’ouest (Mueda) et plus au sud (Macomia et Montepuez). Des attaques de routes et de villages y ont encore été menées au mois de février dernier par de petits groupes armés, essentiellement pour se procurer de la nourriture.

Le rapport a également noté que le conflit a des origines antérieures aux projets de développement gaziers, et prend racine dans de nombreux facteurs qui ne sont pas liés au projet Mozambique LNG, dont les inégalités entre le nord et le sud du pays en matière de développement économique et social, les rivalités ethniques dans la province du Cabo Delgado, la présence d’une activité mafieuse dans la région et la défiance à l’égard de l’Etat.

Il a par ailleurs souligné l’impact positif des actions socio-économiques menées par TotalEnergies et ses partenaires comme l’équipement des pêcheurs en chaîne de froid, la plantation de mangroves, la création de fermes irriguées, la construction d’une usine de transformation de noix de cajou et la création de kiosques scolaires, tout en notant que ces actions restent aujourd’hui davantage guidées par des préoccupations sécuritaires que par une véritable logique de développement. Le rapport recommande dans ce cadre la mise en place d’un pôle unique « Coopération et développement » au sein du projet Mozambique LNG pour piloter les différents programmes, et la conception d’une véritable stratégie de développement local inclusive et durable.

En ce qui concerne les populations affectées par le développement du complexe de production de GNL, Jean-Christophe Rufin recommande plusieurs pistes d’amélioration afin d’achever dans les meilleures conditions la mise en œuvre du plan de relocalisation et d’assurer les compensations selon les meilleures pratiques. Ces améliorations concernent notamment la mise à jour des inventaires des biens des personnes affectées, le raccourcissement du délai de paiement des compensations, la mise à disposition de terres agricoles et l’accès aux zones de pêche.

Le projet Mozambique LNG devait initialement livrer sa première cargaison en 2024, avec pour objectif de produire jusqu’à 43 millions de tonnes de gaz par an. Les partenaires de TotalEnergies dans le cadre de ce projet sont trois sociétés pétrolières indiennes (ONGC Videsh Ltd, Bharat Petroleum, Oil India Ltd), la société japonaise Mitsui, l’entreprise thaïlandaise PTTEP et l’Etat du Mozambique.  

Agence Ecofin via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Réunion ministérielle de la SADC : Peter kazadi fait le point avec la secrétaire exécutive adjointe

by Ruben Yale 23 mai 2023
written by Ruben Yale

Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, accueille à partir de ce mardi 23 mai 2023, la réunion ministérielle des ministres de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) ayant en charge l’Intérieur et la Gestion des catastrophes.

Le Vice-premier Ministre Peter Kazadi Kankonde qui va présider cette réunion, a reçu en audience la secrétaire exécutive adjointe de la SADC, Angèle Makombo Ntumba, venue échanger avec lui autour des questions qui seront débattues lors de ces assises.

« Nous sommes venus voir le Vice-premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, qui nous a reçus. Parce qu’à partir de demain, se tiendra à Kinshasa, la réunion ministérielle des ministres de la SADC en charge de l’Intérieur et de la Gestion des catastrophes_ », a dit madame Angèle Makombo Ntumba.

Avant d’ajouter :

 » Nous commençons par la réunion des Hauts fonctionnaires, qui vont déblayer le terrain, regarder le programme, les différentes questions qui vont être soulevées; Et le moment clé de cette réunion, c’est le jeudi 25 mai, où le Vice-premier Ministre et Ministre de l’Intérieur va présider la réunion ministérielle. Ils vont passer en revue un certain nombre de questions. Notre région de la SADC est malheureusement victime de pas mal de catastrophes. Nous avons eu ici en RDC plus de 400 morts avec le drame à Kalehe, au Malawi il y a eu des éboulements… Il faut voir toutes ces questions « , a-t-elle expliqué.

Onze (11) États-membres sur 16, prendront part à cette réunion, a informé la secrétaire exécutif adjointe de la SADC. Les assises vont durer trois (3) jours, soit du mardi 23 au jeudi 25 mai.

Il sied de rappeler que la RDC assure la présidence de la SADC depuis août 2022. C’est à ce titre qu’elle organise cette réunion.

Murphy Fika

Objectif Info via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Soudan : accord de cessez-le-feu de 7 jours entre l’armée et les FSR

by Ruben Yale 22 mai 2023
written by Ruben Yale

Les parties belligérantes au Soudan sont parvenues à un accord pour un cessez-le-feu humanitaire de sept jours, ont déclaré les États-Unis et l’Arabie saoudite dans un communiqué conjoint après des pourparlers à Djeddah.

Des représentants du chef de l’armée Abdel Fattah al-Burhan et de son ancien adjoint devenu rival Mohamed Hamdan Daglo ont juré de ne rechercher aucun avantage militaire avant que la trêve n’entre en vigueur le 22 mai à 21h45, heure de Khartoum (19h45 GMT), selon le communiqué. par le Département d’État américain dit

Des frappes aériennes et des échanges d’artillerie ont secoué la capitale soudanaise samedi et des hommes armés ont saccagé l’ambassade du Qatar alors que les généraux en guerre du pays poursuivaient leur lutte pour le contrôle alors même qu’ils acceptaient une brève pause humanitaire.

Alors que de violents combats font rage à Khartoum, les parties rivales ont conclu un accord sur un cessez-le-feu de sept jours à compter du 22 mai au soir, ont annoncé samedi les États-Unis et l’Arabie saoudite dans un communiqué conjoint à l’issue de pourparlers à Djeddah.

Le cessez-le-feu « restera en vigueur pendant sept jours et pourra être prolongé avec l’accord des deux parties », a-t-il précisé.

Plusieurs trêves annoncées ont été violées depuis que les combats ont éclaté il y a cinq semaines, ce que le ministère saoudien des Affaires étrangères a reconnu dans un communiqué publié par l’agence de presse officielle saoudienne tôt dimanche.

« Contrairement aux cessez-le-feu précédents, l’accord conclu à Djeddah a été signé par les parties et sera soutenu par un mécanisme de surveillance du cessez-le-feu américano-saoudien et soutenu par la communauté internationale », a-t-il déclaré.

Il a déclaré que les pourparlers ultérieurs « se concentreront sur les mesures supplémentaires nécessaires pour améliorer les conditions de sécurité et humanitaires pour les civils, telles que l’évacuation des forces des centres urbains, y compris les habitations civiles, l’accélération de la suppression des obstacles à la libre circulation des civils et des acteurs humanitaires, et la possibilité pour les fonctionnaires de reprennent leurs fonctions habituelles. »

La lutte de pouvoir entre le chef de l’armée régulière Abdel Fattah al-Burhan et son ancien adjoint devenu rival Mohamed Hamdan Daglo, qui dirige les Forces paramilitaires de soutien rapide (RSF), a éclaté en combats le 15 avril.

Le conflit a tué des centaines de personnes, pour la plupart des civils, et déplacé plus d’un million de personnes.

Les Nations Unies ont mis en garde contre une détérioration rapide de la situation humanitaire dans le troisième plus grand pays d’Afrique, où une personne sur trois comptait déjà sur l’aide avant la guerre.

L’annonce du cessez-le-feu de samedi intervient deux semaines après que les représentants des généraux en guerre se sont réunis pour la première fois à Djeddah pour des pourparlers.

Le 11 mai, ils avaient signé un engagement à respecter les principes humanitaires et à permettre l’acheminement de l’aide dont ils avaient cruellement besoin.

Mais le chef de l’aide de l’ONU, Martin Griffiths, a déclaré jeudi à l’AFP qu’il y avait eu des violations « importantes et flagrantes » de cet accord, qui n’a pas abouti à un cessez-le-feu.

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Mauritanie : victoire du parti au pouvoir aux législatives et locales

by Ruben Yale 22 mai 2023
written by Ruben Yale

En Mauritanie, le parti présidentiel a raflé la mise lors des élections législatives et locales du 13 mai dernier. Il a a obtenu 80 sièges de députés sur 176. Score renforcé par les 36 autres sièges remportés par ses alliés.

Les résultats provisoires ont été publiés dimanche la Commission électorale nationale indépendante du pays.

« Le taux de participation est de : 71.8%. Pour les élections législatives, les résultats de 40 circonscriptions sont connus , dans les 22 autres, un second tour est attendu. », a déclaré Dah Ould Abdel Jelil, Président de la CENI.

Le deuxième tour est prévu le 27 de ce mois.  Concernant les élections locales, le parti El Insaf du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a également les 13 conseils régionaux en jeu et gagne dans 165 communes sur 238. Alors que l’opposition mauritanienne qui n’a obtenu que de 24 sièges de députés au 1er tour, dont neuf pour sa principale formation, **le mouvement islamiste Tewassoul,**dénonce des fraudes. 

Des irrégularités dans le fonctionnement de la Commission électorale dénoncées aussi par des une dizaine des partis de la majorité présidentielle. Ces formations réclament la reprise du vote dans tous le pays. Mais pas sûr que la CENI donnera suite à cette requête. Elle qui a salué dimanche  » la participation « massive du peuple mauritanien dans le calme et la discipline », lors du vote.

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Mayotte : fin de vie pour le bidonville de Majicavo

by Ruben Yale 22 mai 2023
written by Ruben Yale

Le bidonville de Majicavo, dans le nord du département français de Mayotte vit ses dernières heures. ‘’Talus 2’’ sera démoli à partir de ce lundi suite à une décision de justice. Pour lutter contre l’immigration clandestine, les autorités visent aussi la destruction de 10 % de l’habitat informel de l’île.

Dimanche, des habitants ont commencé à démonter eux-mêmes leurs maisons.

 »Nous sommes en train de démonter les maisons parce qu’on nous a expliqué que demain, lundi, elles seront détruites. On essaie de récupérer tout ce qui peut être sauvé. On a saisi le tribunal et obtenu gain de cause trois fois de suite. Et pour la quatrième fois, nous avons été déboutés. Alors que notre maison faisait partie de celles qui n’étaient pas concernées par la démolition. Il y avait 21 familles qui n’étaient pas concernées par cette destruction, et au final on nous dit que tout va être détruit. », explique Ahmed Daoud, habitant de « Talus 2 ».

Plusieurs centaines de personnes vivent ici. Des hommes et femmes, à l’image de Fatima qui sont sous le choc, à l’approche de l’entrée en action des équipes de démantèlement.

« J’ai travaillé depuis 2001, jusqu’à maintenant je n’ai jamais cessé de travailler. Je suis parmi les femmes qui travaillent dur dans ce monde pour élever mes sept enfants. Je travaille et je cotise comme tout le monde. Et aujourd’hui, on me fait sortir comme, je ne sais pas …. Moi je paie mes impôts, je paie patente quand il faut, je cotise comme tout le monde. », regrette Fatima Youssouf.

De nombreux habitants ont commencé à quitter le bidonville. La préfecture a promis des propositions de relogement. Les habitants disent n’avoir pas encore été contactés.

Africanews via CONGO PUB Online

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