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Category:

Afrique

À la UneAfrique

Le musicien Salif Keïta nommé conseiller spécial du chef de la junte malienne

by Guyguy Lelo 15 août 2023
written by Guyguy Lelo

Le musicien Salif Keïta a été nommé conseiller du chef de la junte, le colonel Assimi Goïta, indique un décret publié lundi soir. L’artiste fait partie d’une liste de cinq personnes nommées « conseillers spéciaux » du chef de l’Etat malien. Le texte ne précise pas quel rôle est dévolu à Salif Keïta.

Grand nom de l’afropop et de la World Music, Salif Keïta, 73 ans, se signale aussi par son engagement politique et, depuis l’avènement des colonels à la suite d’un putsch en 2020, par son soutien à la junte. Il est nommé une semaine après l’annonce de sa démission d’une assemblée mise en place par les militaires et tenant lieu d’organe législatif.

« Je resterai toujours l’ami incontesté des militaires de mon pays », disait-il dans sa lettre de démission lue à la tribune.

M. Keïta a exprimé publiquement son adhésion au discours de souveraineté des autorités. Il a ouvertement réclamé il y a quelques mois le départ de la mission de Casques bleus de l’ONU (Minusma), depuis officiellement annoncé par le Conseil de sécurité des Nations unies.

Le Mali est en proie depuis 2012 à l’expansion jihadiste et à une crise multidimensionnelle profonde. Les violences parties du nord se sont propagées au centre du pays ainsi qu’au Burkina Faso et au Niger voisins.

VOA via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Aliko Dangote perd près de 6 milliards USD suite à la dévaluation du Naira

by Guyguy Lelo 11 août 2023
written by Guyguy Lelo

Chiffrée à 21,2 milliards de dollars au début de l’année 2023, la fortune du milliardaire nigérian et l’homme le plus riche d’Afrique, Aliko Dangote, a enregistré une chute de près de 6 milliards de dollars, passant de 21 à 15 milliards de dollars suite à la dévaluation de la monnaie nationale nigériane, le Naira.

Selon les données de l’agence Bloomberg basée sur la méthode Billionaires Index, cette baisse, la plus élevée enregistrée depuis 2014, est tributaire au sillage de la suppression du double taux de change dans le pays à la base de la dévaluation technique de la monnaie nigériane.

À en croire cependant l’indice Bloomberg Billionaire Index choisi pour calculer les actifs de Dangote, il ressort que la fortune de Dangote est composée d’une partie en cash qui inclut toutes les devises, et une seconde partie qui inclue la valeur des différents actifs représentant les participations en Naira du milliardaire à diverses entreprises, dont le groupe Dangote Cement, la plus grosse entreprise industrielle du Nigéria, et son usine d’engrais récemment réceptionnée, qui valent respectivement 7,5 milliards de dollars et 5,4 milliards de dollars.

En dépit de cette dégringolade, Dangote devrait toutefois continuer à être l’africain le plus fortuné pour un certain temps grâce à sa raffinerie et son usine d’engrais qui seront pleinement opérationnelles d’ici peu.

Flory Musiswa

ZOOM ECO via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

À l’absence de Kinshasa, le président Museveni a reçu le facilitateur Kenyatta et les dirigeants du M23 (sources) !

by admin9775 9 août 2023
written by admin9775

Le président ougandais Yoweri Museveni a reçu samedi 5 août l’ancien président kenyan Uhuru Kenyatta, qui est le facilitateur des efforts de paix menés par la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) pour la RD Congo.

D’après la presse ougandaise, la réunion, qui s’est tenue à State House Entebbe, ce samedi 05 août, a également été suivie par le Secrétariat du processus de paix.

Outre la situation sécuritaire dans la région de l’EAC, les deux dirigeants ont délibéré sur les processus de paix en cours visant à la réalisation d’une paix et d’une stabilité durables dans l’est de la RD Congo, a indiqué le bureau de Kenyatta.

À cette rencontre, indiquent des sources congolaises, le président Museveni a aussi échangé avec les dirigeants de la rébellion du M23, notamment Lawrence Kanyuka, Castro Mbera, Bisimwa et d’autres.

Étaient également présents à la réunion à State House à Entebbe John Mulimba, ministre d’État aux Affaires étrangères chargé des Affaires régionales, Amb. Macharia Kamau et le brigadier (Rtd) Elijah Mwanyika.

Au cours de la réunion, le président Museveni a reçu un rapport sur l’état du processus de paix.

Notons que, l’est de la RD Congo est resté instable pendant près de trois décennies et abrite plus de 130 groupes armés. C’est depuis novembre 2021, que l’armée congolaise, les FARDC, se bat avec les rebelles du M23.

Breve via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Coup d’État au Niger : Pourquoi l’option militaire est-elle avancée par la Cédéao contre le Niger?

by admin9775 31 juillet 2023
written by admin9775

L’une des décisions phares du sommet de la Cédéao et de l’UEMOA, outre les sanctions annoncées, c’est l’ultimatum d’une semaine lancée à la junte nigérienne pour réinstaller les institutions nigériennes, sinon toute les options sont ouvertes, y compris une intervention militaire.

C’est le président du Nigeria, Bola Tinubu, président en exercice de la Cédéao et hôte du sommet, qui a donné le ton : si dans une semaine les institutions nigériennes ne sont pas rétablies, l’intervention militaire de la Cédéao est l’une des options possibles. Pourquoi cette fermeté et cette éventualité extrême face à la junte nigérienne et non pour la Guinée, le Mali et le Burkina Faso, États eux aussi dirigés par des juntes ?

Réponse d’un diplomate ghanéen : « C’est une question de crédibilité. Si nous laissons passer ce coup d’État alors la démocratie sera plus qu’en danger et la Cédéao, une institution quelconque. » Un autre interlocuteur au cœur de la Cédéao explique que « dès la fin du dernier sommet de Bissau, des experts planchaient sur une force sous-régionale d’attente. Le travail est presque bouclé et nous avons les moyens de notre politique. »

À Abuja, selon nos sources, plusieurs pays ont déjà annoncé être prêts à fournir des troupes si nécessaire. Un diplomate nigérian va plus loin : « De notre côté, certaines de nos troupes sont déjà prêtes non loin de la frontière avec le Niger pour une éventuelle opération militaire ».

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Niger : des militaires annoncent avoir renversé le président Bazoum, les frontières fermées

by Guyguy Lelo 27 juillet 2023
written by Guyguy Lelo

Des militaires ont déclaré à la télévision nationale nigérienne mercredi soir qu’ils avaient destitué le président Mohamed Bazoum et suspendu « toutes les institutions ». Ils ont également annoncé la fermeture des frontières et l’instauration d’un couvre-feu.

Des militaires putschistes du Niger, pays en proie à la violence jihadiste et jusqu’alors allié des pays occidentaux, ont annoncé mercredi soir à la télévision nationale avoir renversé le président démocratiquement élu Mohamed Bazoum, au pouvoir depuis 2021.

Après le Mali et le Burkina Faso, le Niger devient le troisième pays du Sahel miné par les attaques de groupes liés à l’Etat islamique et à Al-Qaïda, à connaître un coup d’État depuis 2020.

« Nous, Forces de défense et de sécurité (FDS), réunis au sein du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), avons décidé de mettre fin au régime que vous connaissez », celui du président Bazoum, a déclaré le colonel-major Amadou Abdramane, entouré de neuf autres militaires en tenue. « Cela fait suite à la dégradation continue de la situation sécuritaire, la mauvaise gouvernance économique et sociale », a-t-il ajouté.

Il a affirmé « l’attachement » du CNSP au « respect de tous les engagements souscrits par le Niger », rassurant également « la communauté nationale et internationale par rapport au respect de l’intégrité physique et morale des autorités déchues conformément aux principes des droits humains ».

« Toutes les institutions issues de la 7e République sont suspendues, les secrétaires généraux des ministères se chargeront de l’expédition des affaires courantes, les Forces de défense et de sécurité gèrent la situation, il est demandé à tous les partenaires extérieurs de ne pas s’ingérer », indique en outre la déclaration.

Par ailleurs, « les frontières terrestres et aériennes sont fermées jusqu’à la stabilisation de la situation » et « un couvre-feu est instauré à compter de ce jour de 22h00 à 05h00 (21h00 à 04h00 GMT) du matin sur toute l’étendue du territoire jusqu’à nouvel ordre ».

Journée de tensions à Niamey

Cette déclaration des militaires est intervenue à l’issue d’une journée de tensions à Niamey, marquée par ce que le régime a appelé « un mouvement d’humeur » de la garde présidentielle qui retient le président Bazoum dans sa résidence officielle depuis mercredi matin.

La déclaration des putschistes semble indiquer que tous les corps de l’armée, de la police, et de la gendarmerie se sont ralliés à la garde présidentielle. Des pourparlers entre le président Bazoum et la garde présidentielle pour tenter de trouver une solution, sans que l’on sache quelles étaient les exigences des militaires, ont échoué.

Avant cette annonce, une médiation ouest-africaine devait tenter jeudi de trouver une solution à ce qui n’était encore qu’une tentative de coup d’État en cours, dénoncée par l’ensemble des partenaires du Niger.

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres avait pu parler avec le président Bazoum pour lui exprimer son « soutien total » et « sa solidarité ».

La Maison Blanche a exigé « spécifiquement que les membres de la garde présidentielle libèrent le président Bazoum et s’abstiennent de toute violence », rappelant que le Niger est « un partenaire crucial » pour les États-Unis.

Plus tard, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a conditionné la poursuite du versement de l’aide américaine au Niger au « maintien de la démocratie ».

Partenaire privilégié

Le Niger est l’un des derniers alliés des pays occidentaux dans une région du Sahel ravagée par la violence jihadiste et dont deux voisins, le Mali et le Burkina Faso, dirigés par des militaires putschistes, se sont tournés vers d’autres partenaires, dont la Russie.

C’est en particulier un partenaire privilégié de la France dans le Sahel qui y a déployé 1 500 soldats.

« Au terme des pourparlers, la garde présidentielle a refusé de libérer le président, l’armée lui a lancé un ultimatum », avait déclaré dans la matinée une source proche de la présidence sous couvert de l’anonymat, à la suite d’un « mouvement d’humeur » de membres de la garde présidentielle qui ont bloqué l’accès de la présidence à Niamey.

La garde présidentielle a dispersé en fin de journée à Niamey par des tirs de sommation des manifestants favorables au président Bazoum, a constaté un journaliste de l’AFP. Les manifestants tentaient de s’approcher de la présidence où le chef de l’État est retenu quand ils ont été dispersés.

La présidence nigérienne a affirmé que « des manifestations spontanées de défenseurs de la démocratie ont éclaté un peu partout dans la ville de Niamey, à l’intérieur du pays et devant les ambassades du Niger à l’extérieur ».

Dans un message publié sur Twitter, ensuite supprimé, elle avait auparavant indiqué que « des éléments de la garde présidentielle (GP) ont engagé un mouvement d’humeur anti-républicain et tenté en vain d’obtenir le soutien des forces armées nationales et de la garde nationale ».

Des soldats dans des pick-ups équipés de mitrailleuses ont été visibles devant le siège de la télévision publique à Niamey et dans les rues y menant, sans toutefois entraver la circulation, a constaté un journaliste de l’AFP.

L’histoire du Niger, vaste pays pauvre et désertique, est jalonnée de coups d’État.

Depuis l’indépendance de cette ex-colonie française en 1960, il y en a eu quatre : le premier en avril 1974 contre le président Diori Hamani, le dernier en février 2010 qui a renversé le président Mamadou Tandja. Sans compter les tentatives de putsch, nombreuses.

En avril 2022, Ousmane Cissé, ancien ministre nigérien de l’Intérieur d’un régime de transition militaire (2010-2011), avait été écroué pour son implication présumée dans un putsch raté en 2021.

En février, il a été relaxé faute de preuves, mais cinq des militaires présentés comme les principaux meneurs de la tentative de putsch de 2021, ont été condamnés à 20 ans de prison.

France 24 via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Sénégal : retrait du dispositif sécuritaire autour du domicile de Sonko

by Sam's Londele 24 juillet 2023
written by Sam's Londele

Le dispositif sécuritaire dressé autour du domicile de l’opposant sénégalais Ousmane Sonko a été levé.

Le porte-parole du parti Les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité Pastef a annoncé le retrait des forces de sécurité lundi, précisant que l’opposant était bloqué à son domicile de Dakar par les autorités depuis le 28 mai.

Ousmane Sonko, candidat à l’élection présidentielle de 2024 a été condamné le 1 er juin à deux ans de prison ferme dans une affaire de mœurs sans avoir été arrêté.

Ce verdict le rend inéligible en l’état. Mais sa condamnation a eu d’autres répercussions, engendrant début juin des troubles qui ont fait 16 morts selon les autorités et une trentaine selon l’opposition.

Ousmane Sonko, leader de Pastef a ensuite prédit dans un entretien un « chaos indescriptible » s’il est empêché d’être candidat à la prochaine élection présidentielle.

Le ministre de l’Intérieur Antoine Diome avait justifié les « restrictions » imposées à M. Sonko par les appels lancés par ce dernier à la « résistance ».

L’opposant, investi candidat par son parti, a par ailleurs été le 8 mai condamné à six mois de prison avec sursis lors d’un procès en appel pour diffamation. Mais il n’a pas encore épuisé ses recours devant la Cour suprême.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Présidentielle au Gabon : 18 candidats face au sortant Ali Bongo

by Ruben Yale 24 juillet 2023
written by Ruben Yale

Au Gabon, le président sortant, Ali Bongo Ondimba, fera face à dix-huit candidats lors de la présidentielle prévue le 26 août. Le dirigeant, au pouvoir depuis quatorze ans, est donné favori. Face à lui, l’opposition en ordre dispersée tente de monter une coalition, Alternance 2023, afin de fédérer une candidature commune.

Le Centre gabonais des élections (CGE) a publié, lundi 24 juillet, une liste de 19 candidats à l’élection présidentielle du 26 août au Gabon.

Pour l’heure, le président sortant, Ali Bongo Ondimba, fait figure de favori face à une opposition sans personnalité commune, mais qui dénonce en chœur de récentes modifications du code électoral.

Le CGE a validé, dans la nuit de dimanche à lundi, 19 candidatures sur 27 enregistrées, cinq de plus qu’en 2016, mais quatre de moins qu’en 2009, dont celles d’importantes figures de l’opposition : notamment Alexandre Barro Chambrier, surnommé ABC, du Rassemblement pour la Patrie et la Modernité (RPM), et Paulette Missambo, de l’Union nationale (UN).

Une campagne électorale déjà entamée

S’il était élu le 26 août pour un troisième mandat, Ali Bongo pourrait atteindre les 19 ans à la tête de ce petit État pétrolier d’Afrique centrale. 

Le chef de l’État, 64 ans, a été élu pour la première fois en 2009 à la mort de son père Omar Bongo Ondimba, qui dirigeait le pays depuis plus de 41 ans, puis réélu de justesse en 2016.

Si le scrutin présidentiel concentre l’attention, des élections législatives et locales se tiendront simultanément le 26 août, pour lesquelles le Parti démocratique gabonais (PDG) d’Ali Bongo, qui domine très largement le Parlement, part grand favori.

Face à lui l’opposition avance en ordre dispersé, mais une partie d’entre elle, dont Alexandre Barro Chambrier et Paulette Missambo, participe à une coalition de l’opposition, Alternance 2023, qui espère fédérer une candidature commune d’ici le 26 août.  

La campagne électorale officielle se déroulera du 11 au 25 août à minuit. Mais la plupart des candidats la mènent depuis un an dans tout le pays, Ali Bongo y multipliant ces derniers mois une intense « tournée républicaine ». 

Une réduction du nombre d’observateurs

À cinq semaines du scrutin, la pré-campagne a démarré ces dernières semaines, et Alternance 2023 a uni ses voix contre une récente modification du code électoral.

Ils dénoncent notamment la mise en place d’un plafond de trois observateurs maximum par bureau de vote, quand l’ancienne loi électorale permettait à chaque candidat de désigner un représentant par bureau. Ces trois observateurs sont désignés « à parité » : l’un par la majorité, l’autre par l’opposition, et le dernier par les candidats indépendants.

« La prétendue parité entre la majorité et l’opposition est une duperie. La part belle est faite aux partis politiques prétendument de l’opposition ne présentant aucun ou très peu de candidats », a lancé, vendredi, François Ndong Obiang, président de Réappropriation du Gabon, de son Indépendance, pour sa Reconstruction (Réagir), devant 200 militants des partis membres d’Alternance 2023 réunis au siège de Réagir à Libreville.

Un moindre contrôle des bulletins rejetés

Autre objet de discorde : la suppression de l’enveloppe dans laquelle l’électeur plaçait les bulletins rejetés, et qui était jointe à celle contenant le bulletin du candidat de son choix. 

Le contrôle du contenu des deux enveloppes lors du dépouillement « permettait de s’assurer qu’il n’y avait pas un trafic illicite, d’achat des consciences à la sortie des bureaux de vote », a affirmé Alexandre Barro Chambrier à l’AFP, condamnant la suppression d’un « garde-fou » contre la « fraude ».

« Il n’y a eu de ma part et du gouvernement aucune modification des règles du jeu (…) Le moment venu, nous apporterons la preuve que ce qui a été fait correspond aux demandes écrites de l’opposition », s’est défendu le Premier ministre, Alain-Claude Bilie-By-Nze, dans un tweet il y a une semaine. « Pour parvenir à la tenue de consultations apaisées, les acteurs doivent se garder de jeter de l’huile sur le feu », a-t-il mis en garde.        

En février, un forum de concertation, boudé par les principaux leaders de l’opposition, avait permis de modifier la Constitution, réduisant le mandat présidentiel de sept à cinq ans et faisant repasser le scrutin à un tour unique. Ses détracteurs avaient dénoncé une manœuvre destinée, à cinq mois des élections, à faciliter la réélection d’Ali Bongo à une majorité relative.

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À la UneAfrique

Cameroun : des hommes armés tuent 10 personnes à Bamenda

by Ruben Yale 18 juillet 2023
written by Ruben Yale

Au Cameroun, des hommes armés ont tué dix personnes à un carrefour très fréquenté de la ville du nord-ouest du pays, Bamenda.

Le drame qui s’est produit dimanche en fin de journée a été raconté par un témoin. Selon ce dernier, les assaillants en uniforme militaire sont arrivés à bord de véhicules et ont ordonné aux gens de s’assoir par terre en les accusant de ne pas soutenir les séparatistes locaux. Ils ont apparemment ouvert le feu lorsque certaines personnes ont tenté de s’enfuir.

L’attaque a également fait deux blessés.

Les Ambazonia Defense Forces (ADF), le principal groupe séparatiste de la région anglophone qui se bat depuis 2017 pour protester contre une marginalisation présumée par le gouvernement majoritairement francophone, ont nié toute responsabilité.

Le gouverneur de la région du Nord-Ouest, Adolphe Lele Lafrique, a déclaré à Reuters qu’une chasse à l’homme avait été lancée pour retrouver les « terroristes » à l’origine du massacre.

Plus de 6 000 personnes ont été tuées dans les régions anglophones du Cameroun depuis que le conflit a éclaté en 2017 après que des manifestations ont été violemment réprimées.

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À la UneAfrique

Ouganda : le président iranien soutient Museveni sur la loi anti-LGBTQ

by Sam's Londele 13 juillet 2023
written by Sam's Londele

Alors qu’il poursuit sa tournée africaine par une visite en Ouganda, le président iranien Ebrahim Raisi a vivement critiqué le soutien des nations occidentales à l’homosexualité.

Des propos tenus en réaction à la large condamnation internationale suscitée par l’adoption par le gouvernement ougandais d’une loi antigay prévoyant la peine de mort pour l’homosexualité aggravée.

« La culture de l’établissement et de la formation d’une famille et, en même temps, la culture de l’authenticité est un autre point commun entre l’Iran et l’Ouganda. Nous accordons une grande attention à la question de l’établissement des familles et nous pensons qu’il s’agit d’un principe fondamental. L’Occident essaie aujourd’hui de promouvoir l’idée de l’homosexualité et, bien sûr, par l’homosexualité, il essaie de mettre fin à la génération d’êtres humains et, en même temps, il agit contre l’inhérence et la nature des êtres humains. Je crois que cette question et ces fortes attaques de l’Occident contre l’établissement des familles et contre la culture des nations sont un autre domaine de coopération pour l’Iran et l’Ouganda… », a déclaré Ebrahim Raisi, Président de la République islamique d’Iran. 

Cette visite en Afrique est la première d’un dirigeant iranien depuis plus de dix ans. Le pays, qui est soumis à de lourdes sanctions économiques de la part des États-Unis, cherche à établir davantage de partenariats dans le monde entier. M. Raisi se rendra également au Zimbabwe.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Tunisie: tension à Sfax après la mort d’un Tunisien poignardé lors de heurts avec des migrants

by Guyguy Lelo 5 juillet 2023
written by Guyguy Lelo

La ville de Sfax, à l’est de la Tunisie, est toujours sous tension après la mort d’un Tunisien, lundi 3 juillet, qui aurait été poignardé par trois migrants subsahariens, selon les témoins sur place et le tribunal de Sfax.

Trois suspects ont été arrêtés et placés en garde à vue. Ce crime s’est déroulé après plus de deux semaines de tension dans cette ville, devenue la plaque tournante des départs irréguliers vers l’Italie. Des échauffourées ont eu lieu dans plusieurs quartiers entre Tunisiens et migrants subsahariens.

Des pneus brûlés en signe de colère barrent la route où est mort Nizar Ben Brahim Amri : ce Tunisien a été poignardé, selon des témoignages, par trois migrants subsahariens. La ville de Sfax est sous tension ce mardi 4 juillet. Depuis quinze jours, différentes échauffourées ont eu lieu dans la ville entre migrants et habitants.

« Trois suspects »

Faouzi Masmoudi, porte-parole du tribunal de Sfax, fait le point sur la situation : « On a ouvert une enquête, le juge d’instruction s’est chargé de cette enquête pour homicide volontaire. Il y a trois suspects, qui sont maintenant en garde à vue et l’enquête se poursuit. »

Ces tensions ne sont pas nouvelles. Fin mai, un migrant subsaharien a été poignardé dans son domicile par un groupe de jeunes Tunisiens. Et ce week-end, plusieurs affrontements entre Tunisiens immigrants ont mené à des interpellations.

Respecter la loi

L’escalade est encore visible mardi soir. Pendant la nuit, des camions sécuritaires du sud et du nord de la Tunisie sont venus en renfort pour évacuer de leur maison certains migrants menacés de représailles. D’autres ont été emmenés dans des bus, escortés par la police vers une destination inconnue : des ONG craignent qu’ils ne soient déportés vers la frontière libyenne.

Le président de la République, Kaïs Saïed, a déclaré mardi soir dans un communiqué que la situation à Sfax n’est pas normale et qu’il faut imposer le respect de la loi.

RFI via CONGO PUB Online

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