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Category:

Afrique

À la UneAfrique

Mali : les rebelles touaregs disent contrôler « totalement » Kidal après un accord avec les Russes

by admin9775 27 avril 2026
written by admin9775

Les rebelles touaregs ont déclaré dimanche avoir conclu un « accord » permettant aux soldats russes de l’Africa Corps de se retirer de la ville de Kidal, dans le nord du Mali, qu’ils disent « désormais » contrôler « totalement ». Des tirs « sporadiques » sont également signalés à Kati, près de Bamako. Le ministre de la Défense Sadio Camara a été tué dans l’attaque de samedi contre sa résidence, a confirmé le gouvernement.

Des membres armés d’un groupe non identifié se rassemblent à Kidal, dans le nord du Mali, le 25 avril 2026.

Les rebelles touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) ont annoncé, dimanche 26 avril, avoir conclu un « accord » permettant aux soldats russes de l’Africa Corps de se retirer de la ville de Kidal, dans le nord du Mali, qu’ils disent « désormais » contrôler « totalement ».

Dimanche en fin de journée, les combats avaient baissé d’intensité sur le territoire, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP).

« Un accord a été conclu pour permettre à l’armée et à ses alliés d’Africa Corps de quitter le Camp 2, où ils étaient retranchés depuis hier (samedi) », a déclaré à l’AFP un responsable des rebelles touaregs, ajoutant que Kidal est « désormais totalement » sous leur contrôle.

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Les mercenaires russes de l' »Africa Corps sort[ent] du Camp 2 de Kidal sous bonne escorte de nos forces armées », a confirmé la rébellion touarègue sur Facebook. Un habitant de Kidal a déclaré dimanche à l’AFP avoir « vu un convoi militaire partir », tout en précisant ignorer « les détails de la situation ».

« Ce sont les combattants des mouvements armés qui occupent désormais les rues » de Kidal, a-t-il ajouté.

La ville de Kidal, bastion de la rébellion touarègue, avait été reprise en novembre 2023 par l’armée malienne appuyée par des combattants du groupe paramilitaire russe Wagner, mettant fin à plus d’une décennie de contrôle par des groupes rebelles.

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Les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) ont revendiqué samedi une série d’attaques coordonnées avec la rébellion touarègue contre des positions stratégiques de la junte au pouvoir au Mali, en périphérie de Bamako et dans plusieurs villes importantes du pays sahélien, dont la ville clef de Kidal.

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L’Alliance des États du Sahel (AES), formée du Mali, du Burkina et du Niger, tous trois sécessionnistes de l’organisation régionale Cédéao, jugée inféodée à la France, et tous dirigés par des juntes, a dénoncé « un complot monstrueux soutenu par les ennemis de la libération du Sahel », dans un communiqué daté de samedi transmis dimanche à l’AFP.

Situation confuse à Sévaré

Le calme est revenu dimanche à Kati, ville-garnison et fief de la junte située à une quinzaine de kilomètres de Bamako, la capitale, après des tirs signalés dans la matinée, selon un habitant interrogé par l’AFP.

Les opérations aéroportuaires ont également repris dimanche à l’aéroport international de Bamako, après une interruption de 24 heures. 

Mais à Sévaré (centre), la situation restait « confuse » et des coups de feu sont encore entendus par endroits, d’après un élu local.

Selon un bilan annoncé par le gouvernement, les combats depuis samedi ont fait 16 blessés civils et militaires et des « dégâts matériels limités », mais le nombre de victimes pourrait s’alourdir, notamment chez les civils.

Mort confirmée du ministre de la Défense

Coup dur porté au régime militaire, le ministre de la Défense, Sadio Camara, 47 ans, un des principaux responsables de la junte, a été tué lors des attaques « terroristes » samedi par « un véhicule piégé conduit par un kamikaze » ayant ciblé sa résidence à Kati, près de la capitale Bamako, a annoncé le gouvernement, dimanche soir. Sa mort avait été annoncée un peu plus tôt par ses proches.

Lors des « incidents terroristes » ayant visé sa résidence, le général Camara a « engagé des échanges avec les assaillants dont il a réussi à neutraliser certains », affirme le gouvernement dans un communiqué publié plusieurs heures après le décès. Il a été blessé puis transporté à l’hôpital où « il a malheureusement succombé », dit le texte.

Sur les ObservateursEnquête : comment un réseau de désinformation tente de déstabiliser les pays de l’AES

« L’effondrement de sa résidence a causé d’autres victimes et la destruction d’une mosquée à proximité ayant entraîné la mort de certains fidèles qui étaient à l’intérieur », ajoute le communiqué sans préciser de nombre.

Le défunt, en raison de « son bilan élogieux dans la défense nationale », aura droit à des « funérailles nationales », promet le gouvernement.

De son côté, le général Assimi Goïta, chef de la junte, n’a pas été vu ni n’a pris la parole depuis le début des hostilités.

Une source sécuritaire malienne a indiqué à l’AFP qu’il « a été exfiltré de Kati dans la journée de samedi et se trouve en lieu sûr ». Mais plusieurs observateurs s’étonnent de son silence, ainsi que de celui des deux autres juntes de l’Alliance des États du Sahel.

AFP

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27 avril 2026 0 comments
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À la UneAfrique

Présidentielle au Bénin: Romuald Wadagni élu avec 94% des voix, selon des résultats provisoires

by admin9775 14 avril 2026
written by admin9775

Au Bénin, Romuald Wadagni remporte la présidentielle avec 94% des suffrages exprimés. Les résultats provisoires du scrutin de dimanche ont été annoncés par la Commission électorale nationale autonome (Céna) dans la nuit du lundi 13 au mardi 14 avril 2026.

94% pour le candidat du pouvoir Romuald Wadagni pour près de 6% pour celui des FCBE, Paul Hounkpè, opposition dite modérée. L’actuel ministre de l’Économie et des Finances est élu au premier tour et à l’âge de 49 ans pour un mandat de 7 ans.

Paul Hounkpè n’a pas attendu les résultats provisoires de la Céna pour reconnaitre sa défaite, rappelle notre envoyée spéciale à Cotonou, Magali Lagrange. Le candidat des FCBE avait déjà félicité le dauphin de Patrice Talon dans un communiqué. De l’avis de nombreux observateurs, l’issue du scrutin faisait peu de doute.

Chiffre attendu, celui de la participation : près de 59 %, selon ces résultats provisoires. Lors de la dernière présidentielle en 2021, elle était de 50%, selon les chiffres officiels, Patrice Talon avait alors été réélu avec 86% des voix.

Le vote a pu se dérouler sur l’ensemble du territoire, rassure le président de la Céna. Sacca Lafia mentionne des « volontés de perturbations dans certaines localités du nord », face auxquelles les forces de défense et de sécurité ont permis de « sanctuariser le vote ». Sans plus de précisions. 

Il revient désormais à la Cour constitutionnelle de proclamer les résultats définitifs.

RFI

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À la UneAfrique

ONU : la succession d’António Guterres s’organise, Macky Sall en campagne pour le secrétariat général

by admin9775 14 avril 2026
written by admin9775

À l’approche de la fin du mandat de António Guterres, prévue le 31 décembre 2026, la course à sa succession s’accélère au sein de l’Organisation des Nations unies (ONU). En poste depuis 2017 et reconduit en 2021, le diplomate portugais achèvera ainsi une décennie à la tête de l’institution.

Le processus de désignation du prochain secrétaire général, qui prendra ses fonctions le 1er janvier 2027, est officiellement lancé. Dans une lettre conjointe adressée aux 193 États membres, Michael Imran Kanu, président en exercice du Conseil de sécurité, et Annalena Baerbock ont invité les États à soumettre des candidatures.

Macky Sall en quête de soutiens africains

Dans ce contexte, l’ancien président sénégalais Macky Sall, candidat déclaré, multiplie les démarches diplomatiques. Il a récemment été reçu à la représentation permanente de la République démocratique du Congo auprès de l’ONU par l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, où il a exposé les grandes lignes de son programme.

Le candidat a notamment rappelé avoir échangé à Kinshasa avec le président Félix Tshisekedi, sollicitant le soutien de la RDC, qu’il considère comme un acteur clé sur le continent africain.

Plaidoyer pour une voix africaine renforcée

Macky Sall défend une réforme du multilatéralisme visant à mieux prendre en compte les intérêts des pays en développement. Il plaide pour un rééquilibrage des partenariats économiques et un meilleur accès aux financements internationaux.

Il a également insisté sur les enjeux sécuritaires, notamment dans l’Est de la RDC, appelant à une approche fondée sur la confiance entre États, le respect de la souveraineté nationale et la préservation de l’intégrité territoriale.

Une procédure encadrée et transparente

Selon les règles onusiennes, la sélection du prochain secrétaire général repose sur des principes de transparence et d’inclusivité, conformément à la résolution 79/327 adoptée en septembre 2025. Le processus prévoit :

  • la soumission officielle des candidatures par les États membres ;
  • la présentation d’une vision stratégique, accompagnée d’un curriculum vitae ;
  • l’organisation de dialogues interactifs publics avec les candidats ;
  • une coordination étroite entre le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale.

Des auditions publiques doivent débuter le 20 avril 2026 et seront diffusées sur la plateforme UN WebTV.

Plusieurs candidatures en lice

À ce stade, plusieurs personnalités sont en compétition pour succéder à António Guterres, parmi lesquelles :

  • Michelle Bachelet
  • Rafael Grossi
  • Rebeca Grynspan
  • Macky Sall

La candidature de Virginia Gamba, déposée en mars 2026, a été retirée quelques semaines plus tard.

Un enjeu stratégique mondial

Dans un contexte international marqué par des crises géopolitiques, économiques et climatiques, le choix du prochain secrétaire général revêt une importance stratégique majeure. Entre attentes de réforme et impératifs de stabilité, les États membres devront s’accorder sur une personnalité capable de redéfinir le rôle de l’ONU dans un monde en recomposition.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Génocide des Tutsis: la justice française à l’heure de se prononcer sur le non-lieu rendu pour Agathe Habyarimana

by admin9775 8 avril 2026
written by admin9775

Ce mercredi 8 avril 2026, la Cour d’appel de Paris rend sa décision sur l’ordonnance de non-lieu et rejet d’actes complémentaires, dont a bénéficié Agathe Habyarimana en août 2025.

Le parquet et le collectif des parties civiles pour le Rwanda ont fait appel de cette décision, qui vise à clore définitivement une procédure débutée il y a près de vingt ans contre la veuve de l’ancien président Juvénal Habyarimana.

Le parquet et les parties civiles estiment que de nombreux éléments ont été écartés par les magistrats qui ont conclut il y a quelques mois qu’il « n’existe pas de charges suffisantes » contre Agathe Kazinga. Leur ordonnance de non-lieu présente même l’ancienne première dame « non pas comme auteure du génocide, mais bien comme une victime » de l’attentat mortel contre l’avion de Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994, signal déclencheur du génocide des Tutsis au Rwanda. 

Un « dossier vide » ?

Alors que la défense pointe un « dossier vide » et un non-lieu attendu, le parquet et les parties civiles soutiennent qu’Agathe Habyarimana a pris une part active à la préparation du génocide, et à sa mise en œuvre. Selon les associations de victimes, l’ex-première dame était l’une des dirigeante de l’« Akazu », le premier cercle du pouvoir hutu – dont l’existence même est remise en cause par l’ordonnance de non-lieu.

Des liens passés sous silence

Les liens entre Agathe Habyarimana et le mercenaire français Paul Barril avant et pendant le génocide des Tutsis ont également été passés sous silence par les magistrats – auxquels le parquet national anti-terroriste reproche d’avoir écarté un certains nombre de témoin clés dans cette affaire. 

RFI

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À la UneAfrique

Cameroun : le Parlement examine une réforme constitutionnelle créant un poste de vice-président

by admin9775 3 avril 2026
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Réuni en congrès ce jeudi 2 avril 2026 à Yaoundé, le Parlement du Cameroun a entamé l’examen d’un projet de loi de révision constitutionnelle majeur, portant notamment sur la création d’un poste de vice-président de la République

Introduit sous procédure accélérée, ce texte prévoit la modification de plusieurs dispositions de la Constitution de 1972. Il instaure la fonction de vice-président, nommé par le chef de l’État, avec un mandat aligné sur celui du président de la République

Le projet définit également les modalités de succession au sommet de l’État. En cas de vacance du pouvoir — décès, démission ou empêchement définitif — le vice-président serait appelé à achever le mandat en cours. Si ce dernier est indisponible ou si le poste est vacant, l’intérim reviendrait alors au président du Sénat, avec organisation d’une élection présidentielle dans un délai encadré

Le texte confirme par ailleurs le rôle central du président dans l’architecture institutionnelle, en lui conférant le pouvoir de nomination du vice-président, du Premier ministre et des membres du gouvernement, ainsi que la possibilité de déléguer certaines compétences en cas d’empêchement temporaire

Cette réforme intervient dans un contexte politique particulier marqué par la longévité au pouvoir de Paul Biya, âgé de 92 ans et à la tête du pays depuis 1982. Réélu en octobre 2025 pour un huitième mandat avec 53,66 % des suffrages, il demeure une figure centrale de la vie politique camerounaise

Un débat qui résonne en RDC

Cette initiative au Cameroun fait écho aux discussions en cours en République démocratique du Congo autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle

En août 2023, le professeur Isidore Ndaywel avait présenté à Kinshasa un projet de nouvelle Constitution proposant notamment la création d’un poste de vice-président en remplacement du Premier ministre, ainsi que l’instauration d’un mandat présidentiel unique de neuf ans

Un an plus tard, le 23 octobre 2024, le président Félix Tshisekedi a réaffirmé sa volonté de doter le pays d’une nouvelle loi fondamentale, estimant que la Constitution actuelle ne correspond plus aux réalités du pays

Toutefois, cette perspective suscite de vives réactions. En novembre 2024, plusieurs figures de l’opposition et de la société civile ont dénoncé à Kinshasa un projet qu’elles interprètent comme une tentative de révision visant à ouvrir la voie à un éventuel troisième mandat présidentiel. Elles accusent le chef de l’État de vouloir contourner les limitations constitutionnelles, évoquant même un risque de « haute trahison »

Ainsi, entre réforme institutionnelle et tensions politiques, la question constitutionnelle s’impose comme un enjeu majeur, aussi bien au Cameroun qu’en RDC, où elle cristallise les débats sur la gouvernance et l’avenir démocratique.

Par Marius Bopenga
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Congo-Brazzaville: Denis Sassou-Nguesso déclaré vainqueur de la présidentielle pour la cinquième fois consécutive

by admin9775 18 mars 2026
written by admin9775

Au Congo-Brazzaville, le président sortant Denis Sassou-Nguesso a été annoncé, mardi 17 mars 2026 en fin de journée, vainqueur du scrutin présidentiel organisé dimanche 15 mars; avec 94,82% des voix selon les chiffres officiels. Le taux de participation est de 84,65%. L’annonce a été faite par le ministre de l’Intérieur Raymond Mboulou. Denis Sassou-Nguesso va entamer un cinquième mandat de président du Congo-B.

Denis Sassou-Nguesso rempile pour un cinquième mandat consécutif à la tête du Congo-Brazzaville. Âgé de 82 ans, le chef d’État a été déclaré vainqueur de la présidentielle, mardi 17 mars 2026, deux jours après le scrutin. « Est élu, Sassou-Nguesso Denis, 2.507.038 voix, soit 94,82% des suffrages exprimés », a déclaré à la télévision nationale le ministre de l’Intérieur, Raymond Zéphyrin Mboulou.

Ces résultats provisoires doivent encore être validés par la Cour constitutionnelle du pays. Avec cette réélection, Denis Sassou-Nguesso pourrait rester au pouvoir jusqu’en 2031.

Selon le ministre de la Communication Thierry Moungalla, qui fut l’un des acteurs de la campagne du président candidat à sa réélection, c’est « un dénouement conforme à l’adhésion populaire rencontrée durant la campagne du président ».

La plateforme CAPGED fustige une élection « ni juste, ni libre, ni transparente »

Les chiffres officiels délivrés ce mardi ne laissent aux six autres candidats que des miettes, observe notre envoyée spéciale à Brazzaville, Amélie Tulet. Plus tôt dans la journée, l’un des candidats à cette élection, Destin Gavet, dont c’était la première participation à un scrutin présidentiel, a tenu une conférence de presse pour dénoncer des irrégularités et la coupure totale des télécommunications dimanche et lundi. Le réseau n’est d’ailleurs pas complètement revenu à la normale ce 17 mars, mais les connexions ont commencé à se rétablir à la mi-journée.

Pour Ivan Ngoy, directeur exécutif de l’ONG Global Participe, cette élection est un grand recul pour la démocratie au Congo. C’est « une élection Nintendo » selon Bertrand Menier, porte-parole de la mission d’observation citoyenne de la plateforme de la société civile CAPGED. Il affirme que « les résultats ne reflètent pas la réalité ». D’après la plateforme, il y a eu de nombreuses irrégularités durant la journée de dimanche, et l’élection n’a été « ni juste, ni libre, ni transparente ».

Quand les chiffres annoncés mardi seront confirmés par la Cour constitutionnelle, Denis Sassou-Nguesso pourra donc être investi pour un cinquième mandat consécutif, un quinquennat après quatre décennies déjà cumulées à la présidence.

RFI

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À la UneAfrique

Présidentielle au Congo-Brazzaville: l’observation citoyenne veut prendre le pouls de la participation électorale

by admin9775 15 mars 2026
written by admin9775

Dimanche 15 mars 2026, les bureaux de vote ouvriront en principe de 7h à 18h. Le président Denis Sassou Nguesso, 82 ans, brigue un cinquième mandat consécutif, sans réel adversaire de poids, même si officiellement, six autres candidats sont en lice. De leur côté, une coalition d’organisations indépendantes de la société civile est en pleins préparatifs pour observer le vote, malgré des moyens limités.

Samedi à 14 h, toujours pas d’accréditation, malgré une demande déposée il y a un mois. Parfait Moukoko, président du conseil d’administration de l’Observatoire congolais des droits humains, s’y était préparé. Ce sera donc une observation citoyenne avec les moyens du bord. « À défaut d’accréditation, nous ne pouvons pas utiliser nos véhicules. Étant présents dans les quartiers, nous nous sommes organisés pour observer dans nos quartiers. Il n’y a pas eu de financement, nous le faisons avec nos propres ressources qui sont forcément limitées. »

Il faudra rester à l’extérieur des bureaux. La liste des points pouvant être observés est donc réduite. Bertrand Menier du mouvement citoyen Ras-le-Bol : « Nous allons vérifier que les bureaux de vote vont ouvrir à l’heure prévue, que l’encre soit indélébile, que les listes électorales et les résultats soient affichés devant les bureaux de vote parce que c’est ce que la loi électorale prévoit ».

Sans plafonnement des dépenses, ces organisations dénoncent un fossé entre les moyens mobilisés par le camp présidentiel et ceux disponibles pour les autres pendant la campagne. Elles considèrent aussi que l’opération de la direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP) contre les gangs – l’opération Zéro Kuluna – lancée en septembre 2025 a nourri un climat de peur à Brazzaville.

Une participation particulièrement scrutée

Dans ce contexte et sans réelle compétition politique, Maixent Agnimbat Emeka du Forum de la gouvernance et des droits humains est curieux de voir si les Congolais se déplaceront ce dimanche pour voter. « Nous, on n’a pas à documenter qui a gagné, qui n’a pas gagné, ça n’a pas d’intérêt. Mais plutôt dans quelle mesure le peuple adhère à ce processus, dans quelle mesure le peuple donne de la crédibilité à ce processus. »

L’abstention est une préoccupation pour le camp présidentiel. Au cours des meetings ces deux dernières semaines Les appels à se déplacer dans les bureaux de vote ce dimanche ont donc été répétés, martelés. L’opposition dite radicale, quant à elle, dénonce cette année une « mascarade », un « simulacre d’élection » et elle appelle les Congolais à rester chez eux pour exprimer leur défiance à l’égard des autorités et du processus électoral. Les partis représentés à l’Assemblée n’appartenant pas à la majorité présidentielle, eux, appellent les citoyens à exercer leur droit de vote et à s’exprimer en leur âme et conscience, mais ils n’ont pas présenté de candidat.

RFI

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À la UneAfrique

Présidentielle 2026 : la campagne officiellement lancée au République du Congo

by admin9775 2 mars 2026
written by admin9775

La campagne électorale en vue de l’élection présidentielle du 15 mars prochain a été officiellement lancée samedi 28 février en République du Congo (Congo-Brazzaville).

Elle s’étendra sur deux semaines, conformément au calendrier fixé par les autorités électorales.

Sept candidats en lice

Sept candidats briguent la magistrature suprême, dont le président sortant Denis Sassou Nguesso, 82 ans, au pouvoir depuis plus de quatre décennies — avec une première période entre 1979 et 1992, puis un retour à la tête du pays depuis 1997.

Le chef de l’État affronte six autres prétendants. Toutefois, plusieurs observateurs soulignent l’absence des principaux partis d’opposition, qui ne participent pas au scrutin.

Un scrutin sans les grandes figures de l’opposition

Le boycott des principales formations d’opposition constitue l’un des faits marquants de cette présidentielle. Ce contexte alimente les interrogations sur le caractère inclusif et compétitif du processus électoral.

Le vote du 15 mars se déroulera dans un climat politique marqué par une longévité exceptionnelle du pouvoir en place et par des débats persistants sur la gouvernance et l’alternance dans ce pays d’Afrique centrale.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Union africaine : Évariste Ndayishimiye prend les rênes à Addis-Abeba sous le signe de la paix et du développement durable

by admin9775 15 février 2026
written by admin9775

La 39ᵉ Assemblée générale des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine s’est ouverte ce samedi 14 février 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie, en présence de plusieurs dirigeants du continent, dont le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Ce sommet continental a été marqué par une transition majeure à la tête de l’organisation. Le président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço a officiellement transmis la présidence tournante de l’UA à son homologue burundais, Évariste Ndayishimiye, pour un mandat d’un an, courant jusqu’en février 2027.

Un passage de témoin hautement symbolique

La cérémonie de passation, empreinte de solennité, a constitué l’un des moments forts de cette 39ᵉ session, qui réunit les chefs d’État africains autour des défis majeurs du continent : paix et sécurité, intégration économique, gouvernance et développement durable.

Dans son allocution d’adieu, João Lourenço a salué la solidarité entre États membres et encouragé son successeur à poursuivre la dynamique des « solutions africaines aux problèmes africains ». Il a également assuré le président burundais du soutien constant de l’Angola dans l’exercice de son mandat, traduisant une volonté de continuité et de coopération renforcée au sein de l’organisation.

Un appel pressant à la paix et au respect des principes fondateurs

Prenant la parole en qualité de nouveau président en exercice, Évariste Ndayishimiye a insisté sur l’urgence de consolider la paix sur le continent, dans un contexte marqué par la recrudescence des ingérences extérieures, parfois sous forme de guerres par procuration et de captation illicite des ressources naturelles, notamment dans la région des Grands Lacs.

Il a appelé les États membres à demeurer fidèles aux principes consacrés par l’Acte constitutif de l’Union africaine : respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, rejet du recours à la force pour modifier les frontières ou les équilibres politiques, et défense de la dignité humaine.

Le thème retenu cette année — « Garantir un approvisionnement durable en eau et des systèmes d’assainissement sûrs afin d’atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 » — met également en lumière l’importance des enjeux liés au développement durable et au bien-être des populations africaines.

L’Angola en première ligne sur le dossier congolais

Cette transition intervient alors que l’Angola s’est récemment illustré par une intense activité diplomatique en faveur d’une accalmie dans l’est de la République démocratique du Congo.

Avant l’ouverture du sommet, Luanda a proposé un cessez-le-feu entre les parties en conflit, initiative acceptée par Kinshasa. L’entrée en vigueur de cet accord est prévue pour le mercredi 18 février, avec l’ambition d’ouvrir la voie à des solutions politiques durables face à la crise sécuritaire.

Dans cette dynamique, les autorités angolaises envisagent d’engager des consultations en vue de l’organisation d’un dialogue national inclusif, en complément des initiatives diplomatiques déjà soutenues par Washington et Doha.

Alors que le Burundi prend désormais les rênes de l’Union africaine, les attentes sont élevées. Entre consolidation de la paix dans les zones en crise et accélération du développement du continent, le mandat d’Évariste Ndayishimiye s’annonce déterminant pour l’avenir de l’organisation et pour l’Afrique tout entière.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Luanda-Kinshasa : une commission pour sécuriser la frontière et stabiliser la région

by admin9775 14 février 2026
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Les ministres de l’Intérieur congolais (Jacquemain Shabani) et angolais (Manuel Gomes) ont signé le 12 février à Luanda un accord instituant une Commission Permanente Mixte Défense et Sécurité.

La République démocratique du Congo et l’Angola ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération sécuritaire avec la signature, jeudi 12 février à Luanda, d’un accord instituant une Commission Permanente Mixte Défense et Sécurité.

Ce mécanisme vise à encadrer durablement la collaboration entre les deux pays le long de leur frontière commune, particulièrement exposée aux menaces transfrontalières. La signature est intervenue au terme de deux jours de travaux techniques entre experts, conduits par le vice-Premier ministre congolais en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, et son homologue angolais, Manuel Gomes.

Les discussions ont porté sur la situation sécuritaire dans les zones frontalières. Les deux parties ont convenu d’intensifier les échanges d’informations entre forces de défense et de sécurité et de multiplier les rencontres entre responsables militaires et policiers pour mieux prévenir la criminalité transfrontalière et les mouvements de groupes armés.

Dans une déclaration conjointe, les ministres ont condamné le recours à la force comme mode d’accession au pouvoir et réaffirmé leur attachement aux principes démocratiques.

La déclaration conjointe condamnant « le recours à la force comme mode d’accession au pouvoir » n’est pas anodine. Dans une région où les changements anticonstitutionnels se sont multipliés (Mali, Burkina, Guinée, Niger), les deux pays réaffirment leur attachement aux principes démocratiques. Un signal adressé aux voisins, mais aussi aux opinions internes.

Les défis opérationnels.

Reste à transformer l’accord en actions. La coopération sécuritaire entre États africains souffre souvent d’un déficit de mise en œuvre. Les réunions de techniciens, les déclarations d’intention, les commissions pléthoriques n’ont jamais remplacé l’échange en temps réel de renseignements ou la coordination effective des patrouilles. C’est à cette aune que se jugera le succès de la nouvelle commission.

Par Pascal Kabeya
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