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Category:

Economie

À la UneEconomie

Washington monte au créneau contre les pratiques de Huayou Cobalt en RDC

by admin9775 6 octobre 2025
written by admin9775

Le conseiller africain de Donald Trump, Massad Boulos, dénonce publiquement les agissements de la société Huayou Cobalt après l’enlèvement et l’agression d’un ressortissant américain au Katanga. Un incident qui ébranle la confiance des investisseurs et met Kinshasa sous pression.

Par la voix de Massad Boulos, conseiller spécial de Donald Trump pour l’Afrique, les États-Unis viennent de tacler vertement la société chinoise Huayou Cobalt, active en République démocratique du Congo. Sur son compte X (ex-Twitter), Boulos a dénoncé des pratiques « totalement inacceptables », pointant du doigt le « rôle déstabilisateur des sociétés minières chinoises en RDC ».

Un incident qui tombe mal
La sortie de Boulos fait suite à un grave incident survenu dans le Haut-Katanga : des employés de la filiale locale de Huayou Cobalt, la Congo Dongfang Mining (CDM), ont enlevé et agressé Preston Mendenhall, directeur des opérations de la société Rendeavour et citoyen américain. Un coup de force qui envoie un signal extrêmement négatif aux investisseurs étrangers et jette une ombre sur la capacité du gouvernement congolais à sécuriser les affaires sur son territoire.

L’accord minier USA-RDC déjà sur la table
Boulos n’a pas manqué de rappeler l’existence du récent accord stratégique entre Washington et Kinshasa sur les minerais critiques. Un partenariat qui, selon lui, vise précisément à attirer en RDC des entreprises « respectueuses des lois et garantes des intérêts congolais et américains » – sous-entendu : à l’opposé du modèle chinois.

Kinshasa sous double pression
L’appel est clair : le gouvernement congolais doit renforcer d’urgence la sécurité et la régulation du secteur minier. La balle est désormais dans le camp des autorités congolaises, prises en étau entre leurs puissants partenaires chinois et les exigences américaines en matière de gouvernance et de protection des investisseurs.

Ce qu’il faut retenir :

  • Les États-Unis interpellent Kinshasa sur le respect de l’État de droit dans les mines.
  • La crédibilité de la RDC comme destination sécurisée pour les investisseurs est en jeu.
  • La rivalité sino-américaine pour les minerais critiques se joue aussi, et avec force, au Congo.

La suite ? À Kinshasa de montrer qu’il maîtrise son territoire et son code minier. Les investisseurs regardent. Washington aussi.

Par Marius Bopenga
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6 octobre 2025 0 comments
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À la UneEconomie

Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde explique les retards du projet Kinshasa Arena

by admin9775 30 septembre 2025
written by admin9775

Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, s’est exprimé dans l’émission « Le Débat » sur Top Congo FM concernant les retards accumulés dans l’exécution du projet Kinshasa Arena, dont la livraison était initialement prévue pour fin septembre.

Un conflit contractuel sur les exonérations douanières

La principale cause de ce retard réside dans un litige entre le gouvernement et l’entreprise prestataire MILVEST concernant les exonérations douanières. Bien que le contrat signé comporte des clauses exonérant le prestataire de certains frais, l’Inspection Générale des Finances (IGF) a estimé que les procédures d’exonération présentaient des irrégularités et a bloqué le processus, jugé « contra legem » (contre la loi).

L’IGF a donc exigé que MILVEST paie les droits de douane, tandis que l’entreprise invoquait le contrat qui lui accordait ces exonérations. La situation a nécessité un arbitrage politique qui a finalement donné raison au prestataire, confirmant la validité des clauses contractuelles.

Des frais logistiques supplémentaires

Pendant cette période de blocage, plusieurs conteneurs sont restés immobilisés au port. L’ONATRA a dû les déplacer vers des entrepôts privés, générant des frais logistiques supplémentaires que le gouvernement a dû prendre en charge.

Parallèlement, l’administration a exigé que MILVEST fournisse les garanties d’avance et de bonne exécution réglementaires, ce qui a conduit à un nouveau bras de fer avec l’entreprise.

Déblocage imminent

Selon le ministre, le gouvernement a finalement débloqué l’argent pour régler l’ensemble des frais logistiques. Tous les conteneurs devraient pouvoir quitter les entrepôts pour rejoindre le chantier dans un délai de 30 à 40 jours, permettant ainsi la reprise normale des travaux sur le site de Kinshasa Arena.

Dans le cadre du projet Kinshasa Arena, le gouvernement a procédé au paiement de 45 millions de dollars pour honorer ses engagements envers l’entreprise prestataire MILVEST, a confirmé le ministre des Finances Doudou Fwamba Likunde

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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30 septembre 2025 0 comments
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À la UneEconomie

La RDC présente sa vision d’une économie innovante au Forum Europe-Afrique de Bruxelles

by admin9775 29 septembre 2025
written by admin9775

Le Gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wameso, a pris part à la 15ᵉ édition de l’Europe Africa Investment Forum, organisée par Credassur Group à Bruxelles. Durant cet événement de deux jours, il a exposé une ambition forte pour son pays : transformer la République Démocratique du Congo d’un fournisseur de matières premières en un pôle d’innovation et de transformation digitale en Afrique.

Une nouvelle vision : de la mine à l’innovation

Lors d’un premier atelier tenu à la Banque centrale européenne, M. Wameso a développé le thème « RDC : Des matières premières au leadership mondial ». Il a insisté sur la nécessité de changer la perception internationale de son pays. « La RDC doit être considérée comme un moteur de croissance et d’innovation technologique, et non plus comme une simple réserve de matières premières », a-t-il déclaré, réaffirmant ce message plus tard dans la journée au Palais d’Egmont.

La digitalisation financière au cœur de la stratégie

Le Gouverneur a détaillé les leviers de cette transformation, mettant en avant l’importance cruciale de la digitalisation bancaire, des paiements instantanés et de l’intégration future de l’euro numérique dans le système financier congolais. Son intervention s’est inscrite dans un panel de haut niveau aux côtés d’experts tels que Boris Kisselevsky (BCE), Christophe Bonte (Fédération bancaire de l’UE) et Sophie Kafuti, Directrice générale de Visa RDC, qui ont partagé leurs expertises sur la modernisation des services financiers.

Un forum pour attirer les investissements

Outre les questions financières, le forum a abordé des thèmes variés comme la diplomatie internationale, les paiements transfrontaliers, l’intelligence artificielle, l’inclusion économique et le leadership féminin. D’autres représentants africains, dont Guylain Nyembo, Ministre d’État congolais en charge du Plan, et le Dr Alain Ndikumana, Ministre des Finances du Burundi, ont présenté les opportunités d’investissement et les avancées dans la digitalisation des services publics.

Cet événement s’inscrit dans la mission du groupe Credassur, qui, depuis sa création, a organisé plus de 20 forums internationaux, générant plus de 100 millions d’euros d’engagements d’investissement dans des secteurs clés comme les infrastructures, la finance et la technologie. L’intervention du Gouverneur Wameso y a positionné la RDC comme un partenaire économique ambitieux et tourné vers l’avenir.

Par Marius Bopenga
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29 septembre 2025 0 comments
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À la UneEconomie

Projet de création d’un fonds social pour la société congolaise des chemins de fer (Conseil des ministres)

by admin9775 28 septembre 2025
written by admin9775

Le Conseil des ministres de la République démocratique du Congo a été informé du projet de création du Fonds social de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC SA), comme moyen de restauration de la paix sociale, d’après le compte-rendu de la 60ème réunion consulté samedi par l’ACP.

« Le vice-Premier ministre, ministre des Transports, voies de communication et désenclavement, a présenté au Conseil la note d’information relative à la problématique de la création du Fonds social de la Société nationale des chemins de fer du Congo( SNCC SA). (…) Il a démontré la nécessité impérieuse de mettre en place un mécanisme institutionnel durable, efficace et performant, capable de soutenir les agents, d’apaiser le climat social et d’accompagner efficacement la réforme de l’entreprise par la création d’un fonds social », a-t-on lu.

Selon la source, cette entreprise publique, stratégique pour la mobilité nationale, fait face à des difficultés structurelles et sociales persistantes qui compromettent son bon fonctionnement d’une part, et d’autre part, connaît un vieillissement marqué de son personnel dont près des deux tiers, soit environ 3.695 agents, sur un effectif total de 5.781, sont éligibles à la retraite.

La SNCC SA poursuit, entre autres  objectifs, d’assurer la prise en charge progressive de la dette sociale d’entreprise. En particulier, les financements des retraites et indemnités dues afin de répondre aux obligations légales et de restaurer la confiance du personnel envers l’institution, renforcer la protection sociale des agents et cadres à travers des mécanismes de prévoyance, d’assistance et de secours adaptés aux réalités socio-économiques et aux contraintes physiologiques des travailleurs.

Ses objectifs sont aussi de faciliter le renouvellement et la stabilisation du personnel, par la mise à la retraite effective des agents éligibles et le rajeunissement des effectifs, garantissant ainsi la continuité et l’efficacité du service ferroviaire.

En complément, la ministre du Portefeuille a soutenu cette démarche et a indiqué qu’à travers un plan de réforme structurant et la mise en place des mécanismes de suivi permanent, une solution globale de gestion de passifs sociaux des entreprises publiques du portefeuille de l’État pourrait être mise en place.

ACP

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À la UneEconomie

Réforme des jeux de hasard : le gouvernement présente son plan pour assainir le secteur et relancer la SONAL

by admin9775 24 septembre 2025
written by admin9775

Le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a dévoilé les grandes orientations de la réforme du secteur des jeux de hasard, adoptée en Conseil des ministres en avril dernier. Cette refonte vise à combler un vide juridique historique, source de désordre et d’opacité, et à faire de la Société nationale de loterie (SONAL) un levier de développement économique et social.

Trois priorités : assainissement, protection des citoyens et mobilisation des recettes

Lors d’une réunion avec les acteurs du secteur, le ministre a insisté sur trois axes majeurs de la réforme :

  • L’assainissement du secteur par un cadre juridique solide et des outils de contrôle renforcés ;
  • La protection des citoyens contre les risques de jeu compulsif et d’endettement ;
  • Une mobilisation accrue des recettes publiques, afin que les revenus générés contribuent effectivement au financement des services essentiels.

« Face au manque à gagner, il est impératif de renforcer la régulation et la transparence », a déclaré Doudou Fwamba, rappelant que le secteur, longtemps livré à lui-même, doit désormais être structuré et contrôlé.

La SONAL au cœur de la stratégie de relance

La réforme place la SONAL au centre du dispositif. L’objectif est d’en faire un acteur compétitif et transparent, capable de rivaliser avec les opérateurs privés tout en garantissant une redistribution équitable des bénéfices à l’État.
« La SONAL doit redevenir un instrument de mobilisation de recettes au service du développement national », a souligné le ministre.

Transparence et redevabilité

Des mécanismes de suivi et de contrôle seront mis en place pour s’assurer que les fonds collectés bénéficient directement à l’économie congolaise et à la population. Cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large du gouvernement de moderniser l’administration et d’optimiser les ressources publiques.

La réunion s’est conclue par un appel à la mobilisation de tous les acteurs pour une gestion « responsable et performante » de la SONAL, symbole de la nouvelle ambition régulatrice de l’État.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneEconomie

Le gouvernement alerte sur la masse salariale et salue la stabilisation du franc congolais

by admin9775 24 septembre 2025
written by admin9775

À l’issue de la réunion hebdomadaire du Comité de conjoncture économique (CCE), présidée par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, Daniel Mukoko Samba, vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, a tiré la sonnette d’alarme concernant l’évolution de la masse salariale de l’État, tout en saluant les récents progrès dans la stabilisation du franc congolais.

Maîtriser la masse salariale pour préserver les investissements

M. Mukoko Samba a averti que sans un contrôle rigoureux, la croissance de la masse salariale risquait d’absorber l’essentiel des recettes publiques, au détriment des investissements dans les infrastructures et le développement. « Si la masse salariale continue de croître sans contrôle, l’essentiel des recettes publiques sera absorbé par le paiement des salaires, limitant ainsi notre capacité à financer des projets structurants », a-t-il déclaré.

Alors que la RDC devrait clôturer l’année avec un taux d’inflation de 7,8 %, son niveau le plus bas depuis quatre ans, le gouvernement souligne la nécessité de garantir la soutenabilité budgétaire. « Des actions courageuses sont nécessaires pour assurer un équilibre entre les dépenses courantes et les investissements prioritaires », a insisté le vice-Premier ministre.

Stabilisation du franc congolais : le fruit d’une coordination réussie

Par ailleurs, Daniel Mukoko Samba a fait état d’une amélioration notable du marché des changes, marquée par un raffermissement du franc congolais face au dollar. Selon lui, cette stabilisation résulte d’une action concertée entre la Banque centrale et le gouvernement, et non du hasard.

« La Banque centrale a procédé à un ajustement du niveau des réserves obligatoires, tandis que le gouvernement a poursuivi un resserrement budgétaire, notamment grâce à une gestion rigoureuse des échéances fiscales », a-t-il expliqué. Cette coordination a permis de renforcer la monnaie nationale, avec pour objectif d’atteindre un taux de change favorable à l’activité économique.

Cette stabilisation vise à renforcer la confiance des acteurs économiques et à protéger le pouvoir d’achat des ménages, dans un contexte où le gouvernement cherche à équilibrer rigueur budgétaire et soutien à la croissance.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

La BAD exige l’accélération des projets financés en RDC

by admin9775 23 septembre 2025
written by admin9775

L’exécution des projets financés par la Banque africaine de développement a été exigée par la Première ministre de la République démocratique du Congo, lors de l’audience accordée lundi au directeur général pour l’Afrique centrale de cette institution, à Kinshasa, capitale du pays, a appris l’ACP d’un communiqué.

« Le retard dans l’utilisation de ces ressources entraîne inévitablement le retard dans l’amélioration des conditions de vie des populations. Mme la Première ministre nous a donné des instructions claires pour accélérer la mise en œuvre et l’utilisation de ces financements. Il est donc important que nous travaillions ensemble pour changer la donne », a déclaré Léandre Bassole, directeur général pour l’Afrique centrale de la  Banque africaine de développement (Bad).

Léandre Bassole a, par ailleurs, affirmé que la Bad a aussi, à cette occasion, réitéré sa disponibilité, non seulement pour un appui technique mais également financier, afin d’accompagner pleinement les autorités congolaises dans la réalisation de ces objectifs.

Renforcer le dialogue et la coopération RDC-Bad

Cette mission de haut niveau menée par le Groupe de la Bad vise à renforcer la collaboration stratégique entre la RDC et l’institution panafricaine. Pour Léandre Bassole, l’écoute et la concertation avec les autorités congolaises sont essentielles pour trouver des solutions efficaces et adaptées aux réalités du pays.

« Ma mission consiste à écouter les autorités congolaises et à travailler avec elles pour identifier les solutions les plus optimales afin d’accélérer la coopération entre la RDC et le Groupe de la Bad », a-t-il expliqué.

Cette rencontre entre la Première ministre Judith Suminwa et le directeur général pour l’Afrique centrale de la Bad marque une étape importante dans les relations entre la RDC et cette institution. Avec la volonté affichée du Gouvernement de la RDC d’accélérer les réformes et de concrétiser les projets structurants, l’appui de la Bad apparaît comme un levier essentiel pour le développement économique et social du pays.

En misant sur l’efficacité dans l’exécution des projets existants et en intégrant de nouvelles priorités stratégiques, la RDC espère bâtir une coopération plus dynamique et impactante, au service des populations.

ACP

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À la UneEconomie

États-Unis: la Fed abaisse ses taux d’un quart de point

by admin9775 18 septembre 2025
written by admin9775

La Réserve fédérale américaine (Fed) a baissé mercredi ses taux d’intérêt pour la première fois de l’année, dans une proportion jugée trop timorée par le nouveau gouverneur de l’institution, tout juste promu par Donald Trump, qui a suggéré une diminution plus marquée.

La banque centrale des États-Unis a sans surprise abaissé ses taux directeurs d’un quart de point de pourcentage. Ils sont désormais compris entre 4% et 4,25%, soit toujours beaucoup plus élevés que ce que souhaite le président américain. Un seul responsable, promu par M. Trump, a voté contre cette décision : Stephen Miran, qui a rejoint la Fed seulement mardi et qui aurait voulu voir les taux d’intérêt baisser d’un demi-point, selon un communiqué de l’institution.

Les responsables de la Fed se sont par ailleurs montrés un peu plus optimistes concernant la croissance économique américaine. Ils la voient désormais à 1,6% sur l’année 2025, contre 1,4% estimé dans leurs prévisions parues en juin. Cela représente toutefois toujours un fort ralentissement par rapport à la croissance enregistrée en 2024 (+2,8%).

De futures baisses de taux possibles en 2025

Les banquiers centraux reconnaissent en parallèle une dégradation des conditions sur le marché du travail. « Les créations d’emplois ont ralenti, le taux de chômage a progressé, mais reste bas », écrivent-ils à l’issue de deux jours de réunion de politique monétaire. « À la lumière de cette évolution, nous avons décidé de baisser les taux d’un quart de point », ajoute le communiqué.

Selon la médiane de leurs prévisions, ils anticipent deux autres baisses de taux (d’un quart de point chacune) en 2025, ce qui impliquerait une nouvelle détente à chacune des réunions programmées d’ici à la fin de l’année. 

Le président de l’institution, Jerome Powell, a toutefois prévenu mercredi qu’il s’agissait davantage d’une hypothèse que d’une certitude. « Nous affirmons toujours que nous ne suivons pas une trajectoire prédéfinie, et nous le pensons vraiment », a souligné Jerome Powell dans un discours face à la presse, assurant que les décisions futures de la Fed « seront fondées sur les données disponibles, l’évolution des perspectives et l’équilibre des risques ».

En 2024, à la même époque, la Fed avait baissé ses taux d’un demi-point d’un coup, puis d’un quart de point en novembre et un quart de point en décembre. Elle avait ensuite tout mis sur pause, arguant que l’incertitude entourant les conséquences des politiques de Donald Trump était trop forte pour déterminer la direction de l’économie et la réponse monétaire appropriée.

La banque centrale du Canada a aussi baissé ses taux d’intérêt mercredi, pour soutenir l’activité économique, secouée par l’offensive protectionniste du voisin américain.

RFI

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À la UneEconomie

RDC : le Qatar veut investir 500 millions $ dans Ivanhoe et le cuivre de Kamoa-Kakula

by admin9775 18 septembre 2025
written by admin9775

Ivanhoe Mines détient 39,6 % dans Kamoa-Kakula, plus grande mine de cuivre en RDC. La société, qui compte des groupes chinois parmi ses principaux actionnaires, est aussi active à la mine congolaise de zinc Kipushi, ainsi que sur le projet de platinoïdes Platreef en Afrique du Sud.

Ivanhoe Mines a annoncé ce mercredi 17 septembre un investissement de 500 millions de dollars du Qatar Investment Authority (QIA), le fonds souverain de l’État qatari. En contrepartie, la compagnie canadienne, copropriétaire de la mine de cuivre de Kamoa-Kakula en RDC, émettra 57,5 millions d’actions ordinaires, donnant à QIA environ 4 % de son capital.

Cet accord s’inscrit dans le cadre d’un placement privé qui doit encore être approuvé par la bourse TSX au Canada, où Ivanhoe est cotée. CITIC Metal Africa Investments Limited et Zijin Mining Group, les deux principaux actionnaires de la compagnie, ont par ailleurs le droit d’acquérir au même prix que QIA des actions d’Ivanhoe, afin de maintenir leur participation dans la compagnie. Ivanhoe précise qu’elle utilisera l’investissement du Qatar pour poursuivre ses activités, notamment l’exploration et l’exploitation de minéraux essentiels.

« Cet investissement stratégique reflète la confiance de la QIA non seulement dans le portefeuille d’actifs de premier ordre d’Ivanhoe Mines, mais surtout dans le soutien à son équipe pour trouver, développer et fournir de manière durable les minéraux essentiels à la transition énergétique mondiale et aux applications technologiques de pointe », a commenté Mohammed Saif Al-Sowaidi (photo), PDG de la QIA.

En dehors de Kamoa-Kakula, plus grande mine congolaise de cuivre et en lice pour devenir la deuxième plus grande au monde, Ivanhoe détient le projet de métaux du groupe de platine Platreef en Afrique du Sud. La compagnie exploite également une mine de zinc en RDC, Kipushi. Ces derniers mois, elle a rencontré plusieurs difficultés dans ses opérations, qu’il s’agisse de la montée en puissance plus lente que prévu à Kipushi, ou encore d’un incident sismique survenu à la mine Kamoa-Kakula et qui a obligé la compagnie à revoir à la baisse ses prévisions de production pour 2025.

Emiliano Tossou

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À la UneEconomie

Etain : l’intégration du Rwanda à l’approvisionnement américain se structure

by admin9775 13 septembre 2025
written by admin9775

Premier producteur africain d’étain, la RDC accuse régulièrement son voisin rwandais de réexporter une partie des minéraux congolais en contrebande. Impliqué depuis quelques mois dans les négociations de paix entre les deux pays, Washington veut formaliser cette pratique.

Le fournisseur américain d’étain Nathan Trotter veut investir 65 millions USD dans une usine de traitement en Virginie, avec une mise en service prévue d’ici fin 2026. L’annonce survient quelques mois après la signature d’une lettre d’intention avec le mineur rwandais Trinity Metals pour bâtir une chaîne d’approvisionnement américano-rwandaise. Les deux sociétés ont en commun de bénéficier d’un appui financier direct de Washington, qui cherche à réduire une dépendance encore estimée à 75% aux importations d’étain.

Si les sources d’approvisionnement de la future usine n’ont pas encore été dévoilées, on sait qu’elle traitera du concentré d’étain, produit que peut fournir Trinity Metals. Soutenue par la DFC américaine à hauteur de 3,86 millions USD, le principal producteur d’étain et de tungstène au Rwanda a aussi conclu le mois dernier un accord pour vendre du tungstène à l’américain Global Tungsten and Powders. Nathan Trotter avait quant à lui obtenu en 2024 un financement de 19 millions USD du Département de la Défense pour accroître ses capacités de raffinage, confirmant la dimension stratégique de son projet.

« Notre nouvelle usine de traitement d’étain à la pointe de la technologie jouera un rôle important et historique dans le renforcement de la chaîne d’approvisionnement fragile de notre pays en étain, alors que la concurrence mondiale et la demande en minéraux essentiels atteignent des niveaux extraordinaires » a commenté Tyler Morris, vice-président de Nathan Trotter.

Ces développements surviennent dans un contexte plus large où les USA s’impliquent aussi dans la réconciliation entre Kigali et Kinshasa. L’accord de paix signé fin juin à Washington prévoit la mise en place d’un cadre d’intégration économique régionale, incluant des chaînes de valeur minières transparentes entre la République démocratique du Congo, premier producteur africain d’étain, et le Rwanda.

Ce pari reste sensible alors que ce dernier continue d’être accusé de transformer et réexporter des minerais congolais passés en contrebande. Alors que l’accord et les initiatives soutenues par les États-Unis visent justement à formaliser cette pratique, il reste à savoir si cela suffira à mettre fin aux accusations de pillage qui entourent encore le commerce régional des minerais.

Emiliano Tossou

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