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Category:

Economie

À la UneEconomie

Félix Tshisekedi nomme huit nouveaux administrateurs à la Banque centrale du Congo

by admin9775 13 juillet 2026
written by admin9775

Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a nommé huit nouveaux administrateurs au sein du Conseil d’administration de la Banque centrale du Congo (BCC). Les ordonnances présidentielles ont été rendues publiques dans la soirée du dimanche 12 juillet sur les antennes de la RTNC.

Les personnalités désignées sont Thomas Batetele Koleki Linka, Alain Kahasha Utumwa Tarita, Martin Lusamba Ntumba, Éliane Mukeni Tieke, Jacques Elombo Ongona, Marcelin Bilomba Mbale, Emmanuel Boboya Kasonga et Lévi Ipampe Nguelo Lumbu.

Ces nominations interviennent dans le cadre du renouvellement des instances dirigeantes de la Banque centrale du Congo, institution chargée de définir et de mettre en œuvre la politique monétaire du pays, de préserver la stabilité de la monnaie nationale, de réguler le système bancaire et de contribuer à la stabilité du secteur financier.

Les nouveaux administrateurs auront notamment pour mission de participer à la définition des orientations stratégiques de la BCC, au renforcement de sa gouvernance, au suivi des politiques monétaires et à l’accompagnement des réformes engagées dans le secteur financier.

Cette nouvelle composition du Conseil d’administration intervient dans un contexte marqué par plusieurs défis économiques, notamment la maîtrise de l’inflation, la stabilité du taux de change, le renforcement des réserves de change et l’amélioration de la gouvernance financière.

Les autorités congolaises entendent ainsi consolider les capacités institutionnelles de la Banque centrale afin de soutenir la stabilité macroéconomique et la confiance des acteurs économiques.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

Marcelin Bilomba nommé administrateur de la Banque centrale du Congo

by admin9775 13 juillet 2026
written by admin9775

Le président de la République, Félix Tshisekedi, a nommé Marcelin Bilomba parmi les huit administrateurs de la Banque centrale du Congo (BCC). Cette décision figure dans une série d’ordonnances présidentielles lues dans la soirée du 12 juillet 2026 sur les antennes de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC).

Économiste de formation, Marcelin Bilomba est une personnalité bien connue des milieux économiques congolais. Au cours du premier mandat du président Félix Tshisekedi, il a exercé les fonctions de conseiller principal du Chef de l’État chargé de l’économie et des finances, participant aux réflexions sur les politiques économiques et budgétaires du pays.

Il s’était également retrouvé sous les projecteurs lors du procès du programme des 100 jours, en juin 2020. Entendu comme témoin, il avait déclaré avoir été écarté du comité de suivi du programme présidentiel. À cette occasion, il avait indiqué que les décaissements destinés au projet des maisons préfabriquées s’élevaient à 66,7 millions de dollars américains, tout en mettant en cause la gestion de ce dossier par Vital Kamerhe, alors directeur de cabinet du Chef de l’État.

Sa désignation au sein du conseil d’administration de la Banque centrale du Congo intervient dans un contexte où cette institution est appelée à jouer un rôle central dans la stabilité monétaire, la régulation du système financier et l’accompagnement des réformes économiques engagées par le gouvernement.

Cette nomination marque ainsi le retour de Marcelin Bilomba au premier plan des institutions économiques nationales, au sein de l’organe chargé d’orienter la gouvernance de la Banque centrale du Congo.

Un parcours entre la Suisse, la France et la RDC

Titulaire d’une solide expérience dans les secteurs public et privé, Marcelin Bilomba a été Conseiller principal auprès du Chef de l’État en charge du collège économique, des finances et de la reconstruction de mars 2019 à 2022, où il a participé à l’élaboration et au suivi des politiques économiques durant le premier mandat du président Félix Tshisekedi.

Avant son entrée à la présidence de la République, il a dirigé plusieurs entreprises en Europe et en République démocratique du Congo.

Il a notamment occupé les fonctions d’Administrateur Directeur Général de Transkin International Sarl, à Genève entre 1998 et 2000, puis à Kinshasa de 2006 à 2019.

Entre 2004 et 2005, il a été Administrateur Directeur de B&M Services Sarl à Paris, avant de prendre la direction du Geneva Business Institute, à Genève, de 2000 à 2003.

Une expérience reconnue dans les secteurs financier et pétrolier

Le nouveau membre du conseil d’administration de la Banque centrale possède également une expérience dans le secteur des investissements et de l’énergie.

De 1990 à 1996, il a exercé les fonctions d’Administrateur Gestionnaire Portfolio au sein de Valmet SA et de Yukos Petroleum SA, à Genève, où il était notamment chargé du suivi des investissements.

Son parcours professionnel comprend également plusieurs responsabilités financières au sein d’entreprises internationales.

Il a été Directeur administratif et financier d’Air Afrique à Genève, comptable chez Digital Equipment Corporation International Europe ainsi que responsable informatique au sein de la société International Trade Operations SA, toujours en Suisse.

Ordonnances présidentielles lues dans la soirée du 12 juillet 2026 sur les antennes de la RTNC.

Par Pascal Kabeya
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13 juillet 2026 0 comments
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À la UneEconomie

Climat des affaires : la RDC obtient une note de 63,61 au nouvel indicateur B-READY de la Banque mondiale

by admin9775 12 juillet 2026
written by admin9775

La République démocratique du Congo poursuit ses efforts pour améliorer son climat des affaires. Le pays a obtenu une note de 63,61 pour le pilier consacré au cadre réglementaire dans le cadre de l’évaluation 2025 du nouvel indicateur Business Ready (B-READY) de la Banque mondiale, qui remplace l’ancien classement Doing Business.

L’annonce a été faite vendredi par le ministre d’État, ministre du Plan, Guylain Nyembo, lors de la réunion ordinaire du Conseil des ministres.

Selon le ministre, ce résultat place la RDC au-dessus de plusieurs économies comparables et reflète les réformes engagées ces dernières années pour moderniser le cadre juridique régissant les activités économiques. Il a toutefois estimé que les principaux défis concernent désormais la mise en œuvre effective des textes adoptés ainsi que l’amélioration des pratiques administratives, afin de rendre ces réformes plus efficaces pour les opérateurs économiques.

Guylain Nyembo a indiqué que, dans la perspective de l’évaluation 2026, le comité de pilotage du groupe thématique B-READY a déjà validé une feuille de route comprenant plusieurs mesures prioritaires devant être mises en œuvre avant le 1er septembre 2026, date de clôture de la collecte des données de la Banque mondiale. Selon lui, ce document vise principalement à améliorer la qualité des services administratifs, à faciliter l’accès à l’information pour les usagers et à renforcer l’efficacité des administrations concernées.

Le ministre du Plan a également appelé à la mobilisation de l’ensemble du gouvernement autour de cette feuille de route afin d’améliorer le positionnement international de la RDC lors des prochaines évaluations, de renforcer la confiance des investisseurs, de soutenir le développement du secteur privé et d’accélérer la transformation structurelle de l’économie nationale.

Le nouvel indicateur Business Ready (B-READY) de la Banque mondiale remplace l’ancien rapport Doing Business. Il évalue le climat des affaires et de l’investissement privé à travers dix thématiques articulées autour de trois piliers : le cadre réglementaire, les services publics et l’efficacité opérationnelle. Plus d’une centaine d’économies sont actuellement couvertes par ce nouveau mécanisme d’évaluation.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

Godé Mpoy critique le taux de change de la BCC et son impact sur les finances publiques

by admin9775 10 juillet 2026
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L’ancien président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Godé Mpoy Kadima, a mis en cause la politique de change de la Banque centrale du Congo (BCC), estimant qu’elle pénalise les finances publiques et réduit les effets des performances macroéconomiques enregistrées par la République démocratique du Congo.

Dans une analyse consacrée au collectif budgétaire 2026, il relève d’abord que la révision à la baisse du budget de l’État résulte de la diminution des financements extérieurs.

Selon lui, cette baisse aurait pu être compensée par une augmentation des recettes internes, compte tenu de la forte progression des exportations de cuivre et de la hausse des cours internationaux.

« Avec 3,5 millions de tonnes de cuivre exportées en 2025, on pouvait compenser cette perte par les recettes internes, car la tonne est passée de 9 000 à 14 000 dollars. Hélas, le taux artificiel de la BCC tue nos finances », affirme-t-il.

Godé Mpoy estime que la politique de change appliquée par la Banque centrale limite les recettes publiques perçues en francs congolais, alors que les prix des biens et services continuent d’augmenter en dollars sur le marché.

À ses yeux, cette situation risque d’avoir des conséquences sur l’exécution du budget de l’État.

« Après la perte du pouvoir d’achat, attendons-nous soit à des projets inachevés, soit à des dépassements budgétaires », prévient-il.

L’ancien président de l’Assemblée provinciale considère enfin que les performances macroéconomiques ne produiront pas d’effets perceptibles pour la population tant que les recettes publiques continueront d’être calculées sur la base du taux de change officiel de la BCC.

« Tant qu’on percevra les recettes au taux BCC, au moment où les prix des biens ont augmenté en dollars, la population ne sentira pas nos grands progrès macroéconomiques. Entre le cadrage macroéconomique et l’équilibre budgétaire, il y a un pont », conclut-il.

Ces déclarations reflètent l’analyse de Godé Mpoy et s’inscrivent dans le débat sur les choix de politique monétaire et leur incidence sur les finances publiques. Elles ne constituent pas, en elles-mêmes, une démonstration établie de l’existence de « crimes économiques », qualification qui relève d’une appréciation juridique et non d’une opinion.

Par Marius Bopenga
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RDC : la promulgation de la loi sur le contenu local ouvre une nouvelle phase en faveur des entreprises congolaises

by admin9775 6 juillet 2026
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La République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans sa politique de promotion de l’économie nationale avec la promulgation de la loi sur le contenu local. Ce nouveau cadre juridique vise à renforcer la participation des entreprises congolaises aux chaînes de valeur, à favoriser le transfert de compétences et à accroître les retombées économiques de l’exploitation des ressources naturelles au profit des populations.

Selon les promoteurs de cette réforme, ce texte est l’aboutissement d’un processus engagé sous le mandat de Louis Watum Kabamba, alors ministre de l’Industrie et du Développement des PME-PMI.

En août 2024, l’arrêté ministériel n°003/CAB/MIN.IND.DPME.PMI/2024 du 30 août 2024 avait institué une commission paritaire réunissant des représentants du Gouvernement et du secteur privé. Cette commission était chargée de revoir la loi n°17/001 du 8 février 2017 relative à la sous-traitance dans le secteur privé et d’élaborer un avant-projet de loi consacré au contenu local.

À l’issue de plusieurs mois de travaux techniques, de consultations et de concertations avec les différents acteurs concernés, les projets de texte ont été soumis au Conseil des ministres. Ils ont été adoptés le 6 juin 2025 lors de la 46ᵉ réunion ordinaire présidée par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, avant d’être transmis au Parlement pour examen et adoption.

Pour les initiateurs de la réforme, cette nouvelle législation constitue un levier stratégique destiné à accroître la participation des entreprises nationales dans les secteurs clés de l’économie, notamment les industries extractives, les infrastructures, l’énergie et les marchés publics.

Le texte entend également favoriser le développement des petites et moyennes entreprises (PME), encourager le transfert de technologies, renforcer les compétences locales et créer davantage d’emplois pour les Congolais.

Les défenseurs de cette réforme estiment que la promulgation de la loi marque l’aboutissement d’un chantier lancé en 2024 et représente une avancée majeure dans la politique d’industrialisation, de souveraineté économique et de valorisation de l’expertise nationale en République démocratique du Congo.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

La FEC lance « PME Connect » pour renforcer les partenariats entre TPE, PME et grandes entreprises

by admin9775 5 juillet 2026
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La Commission nationale des petites et moyennes entreprises (PME) de la Fédération des entreprises du Congo a organisé, vendredi 3 juillet à Kinshasa, la première édition de PME Connect, une plateforme de réseautage destinée à renforcer les échanges et les partenariats entre les très petites entreprises (TPE), les PME et les grandes entreprises.

À l’ouverture des travaux, le président de la Commission nationale PME de la FEC, Fely Samuna, a réaffirmé l’engagement de son organisation à faire de la coopération entre entrepreneurs un moteur de développement économique.

« La Commission nationale PME, que j’ai l’honneur de conduire, est l’un des organes statutaires de la FEC dont la mission est de promouvoir, accompagner et renforcer les synergies entre les TPE et PME, entre elles, et entre les TPE, PME et grandes entreprises », a-t-il déclaré.

Un espace dédié au développement des affaires

Présentée comme une plateforme permanente d’échanges, de collaboration et de développement d’opportunités d’affaires, PME Connect vise à favoriser la création de réseaux professionnels et à faciliter l’intégration des petites entreprises dans les chaînes de valeur des grandes sociétés.

Selon Fely Samuna, le développement de partenariats solides constitue une condition essentielle pour permettre aux PME congolaises de jouer pleinement leur rôle dans la croissance de l’économie nationale.

« Nous croyons fermement qu’en connectant les PME entre elles, nous créons davantage d’opportunités de croissance pour chacune d’entre elles. La Commission nationale PME demeure pleinement engagée dans sa mission d’accompagnement, de promotion et de défense des intérêts des TPE et PME au sein de la FEC », a-t-il souligné.

Un bilan marqué par plusieurs initiatives

Le président de la Commission a rappelé qu’en partenariat avec le ministère de l’Entrepreneuriat, la FEC avait organisé trois éditions du Challenge Entreprise (2020, 2022 et 2023), au cours desquelles plus de 66 entrepreneurs ont été récompensés dans différentes catégories.

Les lauréats ont notamment bénéficié de distinctions de l’Ordre du Mérite civique, de subventions gouvernementales destinées au financement de leurs projets ainsi que de trophées honorifiques.

La Commission nationale PME a également mis en place plusieurs rencontres d’affaires entre PME et grandes entreprises afin de faciliter l’accès des petites structures aux opportunités de sous-traitance, tout en organisant des sessions de formation et des matinées d’information au profit des entrepreneurs.

Un club de mentors annoncé

Parmi les prochaines initiatives figure la création d’un club de mentors, destiné à accompagner les jeunes entrepreneurs, renforcer leurs compétences et favoriser le partage d’expériences entre chefs d’entreprise.

À travers le lancement de PME Connect, la Commission nationale PME de la FEC entend installer un cadre permanent de réseautage, d’échanges d’expériences et de développement de partenariats, avec l’objectif de renforcer la compétitivité des TPE et PME et de contribuer à leur croissance en République démocratique du Congo.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

André Wameso reconduit à la tête de la Banque centrale du Congo, Charlotte Mulengezi et Jean-Marcel Bikayembe nommés vice-gouverneurs

by admin9775 1 juillet 2026
written by admin9775

Par ordonnance présidentielle lue à la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), le président de la République, Félix Tshisekedi, a reconduit André Wameso aux fonctions de gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC).

Le Chef de l’État a également nommé Charlotte Mulengezi et Jean-Marcel Kalubi Kayembe en qualité de vice-gouverneurs de l’institution d’émission, complétant ainsi la nouvelle équipe dirigeante chargée de mettre en œuvre la politique monétaire du pays.

Une continuité à la tête de la Banque centrale

Le maintien d’André Wameso à la tête de la BCC traduit la volonté des autorités de poursuivre les réformes engagées en matière de stabilité monétaire, de supervision bancaire et de consolidation du système financier national.

Sous son mandat, la Banque centrale du Congo a notamment poursuivi ses actions visant à maîtriser l’inflation, renforcer la crédibilité du franc congolais et améliorer la gouvernance du secteur financier.

Deux cadres issus de la Banque centrale

Les deux nouveaux vice-gouverneurs sont des cadres ayant effectué une grande partie de leur carrière au sein de la Banque centrale du Congo.

Charlotte Mulengezi occupait jusqu’à sa nomination des responsabilités au sein de la Direction des études et des opérations de la BCC, où elle a contribué aux travaux relatifs à la politique monétaire, aux analyses économiques et aux opérations de l’institution.

De son côté, Jean-Marcel Kalubi Kayembe est un professionnel expérimenté de la Banque centrale. Au cours de sa carrière, il a exercé plusieurs fonctions dans des domaines stratégiques, notamment les études économiques, les intermédiaires financiers et l’audit. Plus récemment, il figurait parmi les nouveaux directeurs généraux promus par ordonnance présidentielle.

Le choix de ces deux personnalités illustre la volonté des autorités de s’appuyer sur des compétences internes maîtrisant les rouages de l’institution.

Une équipe appelée à relever les défis économiques

La nouvelle direction de la Banque centrale du Congo aura pour mission de poursuivre les efforts de stabilisation du cadre macroéconomique, de préserver la valeur du franc congolais et de renforcer la résilience du système bancaire.

Elle devra également accompagner les réformes engagées en matière d’inclusion financière, de modernisation des moyens de paiement et de supervision des établissements financiers, dans un contexte marqué par les ambitions de diversification de l’économie congolaise.

La reconduction d’André Wameso et la promotion de deux cadres de carrière témoignent de la volonté des pouvoirs publics d’assurer la continuité de la gouvernance de la Banque centrale tout en capitalisant sur l’expertise développée au sein de l’institution.

Une continuité à la tête de la Banque centrale

La reconduction d’André Wameso intervient dans un contexte où la Banque centrale du Congo poursuit ses efforts en faveur de la stabilité macroéconomique, de la maîtrise de l’inflation et du renforcement de la crédibilité du franc congolais.

Cette décision traduit la volonté des autorités de maintenir une certaine continuité dans la conduite de la politique monétaire et dans les réformes engagées au sein de l’institution.

La BCC appelée à présider le CSBAOC en 2026

Sous la direction d’André Wameso, la Banque centrale du Congo exercera, au cours de l’année 2026, la présidence du Comité des Superviseurs des Banques de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (CSBAOC).

Cette responsabilité régionale a été annoncée à l’issue d’échanges tenus à Washington avec le secrétaire permanent de cette organisation.

Le CSBAOC constitue un cadre de coopération entre les autorités de supervision bancaire de la sous-région. Il œuvre notamment à l’harmonisation des pratiques prudentielles, au renforcement de la stabilité financière et à la promotion de la bonne gouvernance dans le secteur bancaire.

La prise de cette présidence par la Banque centrale du Congo témoigne du renforcement de la place de la RDC au sein des institutions financières régionales.

Avec la reconduction d’André Wameso et la nomination de Charlotte Mulengezi et Jean-Marcel Bikayembe comme vice-gouverneurs, la Banque centrale du Congo entame une nouvelle étape de son mandat dans un contexte marqué par des défis liés à la stabilité des prix, au renforcement du secteur bancaire, à l’inclusion financière et à l’accompagnement des politiques de développement économique.

La nouvelle direction aura notamment pour mission de poursuivre les réformes engagées afin de préserver la stabilité du système financier, renforcer la confiance dans la monnaie nationale et consolider le rôle de la Banque centrale du Congo au sein des instances financières africaines et internationales.

Par Marius Bopenga
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Economie

RDC : le pétrole chute de près de 12 %, tandis que le cuivre poursuit sa progression sur les marchés internationaux

by admin9775 29 juin 2026
written by admin9775

Les marchés internationaux des matières premières ont connu des évolutions contrastées au cours de la semaine du 18 juin 2026. Alors que le prix du pétrole a enregistré une baisse marquée de 11,7 %, les cours du cuivre ont poursuivi leur progression, soutenus par la demande industrielle chinoise. Le cobalt est demeuré stable, tandis que l’or a légèrement reculé, selon la dernière note de conjoncture économique de la Banque centrale du Congo (BCC).

Le cours du baril de pétrole, l’un des principaux produits d’exportation de la République démocratique du Congo, s’est établi à 79,9 dollars américains au 18 juin, contre 90,4 dollars une semaine auparavant, soit une baisse hebdomadaire de 11,7 %.

Selon la Banque centrale du Congo, ce repli s’explique principalement par la conclusion d’un accord de paix préliminaire entre les États-Unis et l’Iran, lequel prévoit la réouverture du détroit d’Ormuz, l’une des principales voies maritimes d’acheminement du pétrole dans le monde. Cette détente géopolitique a contribué à apaiser les inquiétudes des marchés sur les risques de perturbation de l’approvisionnement mondial.

Malgré cette baisse, le prix du pétrole demeure supérieur de 31,1 % à son niveau observé à la fin de l’année 2025 et affiche une progression de 27,2 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Le cuivre profite de la reprise industrielle chinoise

À l’inverse, le cuivre continue d’évoluer à des niveaux historiquement élevés. La tonne s’est négociée à 13.701,4 dollars, en hausse de 1,6 % sur une semaine.

Cette progression est attribuée au raffermissement de l’activité industrielle en Chine, premier consommateur mondial de cuivre, qui soutient la demande sur les marchés internationaux.

Depuis le début de l’année, le métal rouge affiche une hausse de 9,2 %, tandis que son prix a bondi de 43,9 % en glissement annuel.

Le cobalt reste stable

Le cobalt, dont la RDC demeure le premier producteur mondial, est resté stable au cours de la semaine, à 55.604 dollars la tonne.

Le métal conserve néanmoins une trajectoire haussière sur le moyen terme, avec une progression de 6,7 % depuis le début de l’année et une hausse spectaculaire de 68,5 % par rapport à juin 2025.

L’or recule légèrement

Le prix de l’or s’est établi à 4.123,4 dollars, enregistrant une baisse hebdomadaire de 1,3 %.

Comparé à la fin de l’année 2025, le métal précieux accuse un recul de 4,8 %, tout en demeurant supérieur de 25,2 % à son niveau observé douze mois auparavant.

Hausse du blé et du maïs

S’agissant des produits alimentaires de base, les cours demeurent orientés à la hausse.

Le prix du riz est resté stable à 269,4 dollars la tonne, tandis que le blé a progressé de 3,4 % pour atteindre 222,7 dollars, et le maïs de 1,4 %, à 153,5 dollars la tonne.

La Banque centrale explique cette évolution par les conditions climatiques défavorables observées dans l’hémisphère Nord, notamment les épisodes de sécheresse et de fortes chaleurs, qui affectent les rendements agricoles.

Depuis le début de l’année, le riz et le blé affichent respectivement des hausses de 22,9 % et 19,6 %, alors que le maïs recule de 5,3 %.

En comparaison annuelle, le prix du riz a diminué de 9,6 %, celui du maïs de 5,9 %, tandis que le blé enregistre une progression de 13,4 %.

Des indicateurs suivis de près par l’économie congolaise

L’évolution des cours internationaux des matières premières demeure un indicateur stratégique pour l’économie congolaise. Les variations des prix du pétrole, du cuivre, du cobalt et de l’or influencent directement les recettes d’exportation, les revenus fiscaux de l’État, les investissements dans le secteur extractif ainsi que les perspectives de croissance économique du pays.

Dans le même temps, l’évolution des prix mondiaux des produits alimentaires reste déterminante pour les pays importateurs comme la RDC, où les fluctuations des marchés internationaux peuvent avoir des répercussions sur les coûts d’approvisionnement et le niveau des prix sur le marché intérieur.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

Le FMI approuve un décaissement de 351 millions de dollars en faveur de la RDC

by admin9775 27 juin 2026
written by admin9775

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé, ce vendredi 26 juin 2026, la troisième revue du programme de la Facilité élargie de crédit (FEC) ainsi que la deuxième revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) de la République démocratique du Congo. Cette décision permet un nouveau décaissement de 351 millions de dollars américains destiné à soutenir les efforts de réforme économique du pays.

Selon les modalités arrêtées par le FMI, 190 millions de dollars seront versés au Trésor public sous forme d’appui budgétaire afin de contribuer au financement des dépenses de l’État. Les 161 millions de dollars restants serviront à renforcer les réserves internationales de la Banque centrale du Congo (BCC) grâce à un appui à la balance des paiements.

Cette approbation marque une nouvelle étape dans l’exécution du programme économique conclu entre la RDC et le FMI. Elle traduit la confiance renouvelée de l’institution financière internationale dans les réformes engagées par les autorités congolaises en matière de gouvernance économique, de gestion des finances publiques et de stabilité macroéconomique.

Le FMI estime que les progrès réalisés dans la mise en œuvre des engagements convenus justifient la poursuite de son accompagnement financier. La validation de ces deux revues permet ainsi à la RDC de continuer à bénéficier des instruments de financement destinés à soutenir son budget, renforcer sa résilience économique et préserver les équilibres macroéconomiques.

Cet appui intervient dans un contexte marqué par des défis économiques persistants, notamment les conséquences des tensions sécuritaires dans l’est du pays, les pressions sur les finances publiques et les incertitudes liées à l’environnement économique international.

Le gouvernement congolais poursuit, pour sa part, les réformes visant à consolider les finances publiques, améliorer la mobilisation des recettes, renforcer la gouvernance économique et créer les conditions d’une croissance durable et inclusive. L’appui du FMI devrait également contribuer à conforter la confiance des partenaires techniques et financiers ainsi que des investisseurs dans les perspectives économiques de la République démocratique du Congo.

Par Pascal Kabeya
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Les États-Unis sanctionnent un réseau rwandais accusé de trafic d’or en provenance de l’est de la RDC

by admin9775 25 juin 2026
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Le gouvernement des États-Unis a annoncé, ce jeudi, une nouvelle série de sanctions économiques visant plusieurs personnalités et entreprises rwandaises accusées d’être impliquées dans le trafic illicite de minerais provenant de l’est de la République démocratique du Congo.

Au centre de ces mesures figure Gasabo Gold Refinery LTD, une raffinerie d’or basée à Kigali que le Département américain du Trésor accuse d’avoir joué un rôle clé dans la commercialisation d’or extrait des zones sous contrôle de la coalition AFC/M23 dans la province du Sud-Kivu.

Selon les autorités américaines, un réseau organisé aurait permis l’acheminement de l’or depuis les sites miniers contrôlés par la rébellion vers le territoire rwandais. Washington affirme que le minerai était transporté jusqu’à la ville frontalière de Rusizi avant d’être transféré vers la raffinerie Gasabo Gold à Kigali.

Les enquêtes américaines estiment qu’au cours des premiers mois de l’année 2026, au moins 60 kilogrammes d’or auraient emprunté ce circuit, représentant une valeur de plusieurs millions de dollars sur le marché international.

Le Département du Trésor soutient également que ces opérations auraient bénéficié du soutien des Forces de défense rwandaises (RDF), accusées d’avoir facilité le transport de l’or depuis les zones sous contrôle de l’AFC/M23 jusqu’au Rwanda.

Outre la raffinerie Gasabo Gold, les sanctions ciblent plusieurs responsables du secteur minier rwandais. Parmi eux figurent Jean Malic Kalima, président de Gasabo Gold Refinery, ainsi que Bosco Kayobotsi, directeur général de l’entreprise.

Trois autres sociétés minières contrôlées par Jean Malic Kalima sont également visées par les mesures américaines. Il s’agit de Bugambira Mines LTD, Wolfram Mining and Processing LTD et Rwinkwavu Mining Corporation LTD.

Concrètement, les avoirs détenus par ces personnes et entreprises aux États-Unis sont gelés. Toute transaction financière ou commerciale avec des citoyens, entreprises ou institutions américaines leur est désormais interdite.

Pour Washington, ces mesures s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à lutter contre l’exploitation illégale des ressources naturelles qui alimente l’instabilité dans la région des Grands Lacs.

« Les États-Unis ne permettront pas à des groupes hors-la-loi de profiter du commerce illicite de minerais et de déstabiliser la région », a déclaré le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, à l’annonce des nouvelles sanctions.

Cette décision intervient dans un contexte de pression croissante exercée par la communauté internationale sur les réseaux accusés de financer les groupes armés opérant dans l’est de la RDC. Elle fait suite à plusieurs mesures déjà prises contre des responsables militaires rwandais et des personnalités soupçonnées de soutenir les activités de l’AFC/M23.

Les sanctions américaines s’inscrivent également dans le cadre du suivi des Accords de Washington, signés le 4 décembre 2025 entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, qui prévoyaient notamment des engagements en matière de sécurité régionale et de lutte contre l’exploitation illégale des ressources minières.

L’Union européenne avait déjà pris des mesures similaires contre Gasabo Gold Refinery pour des faits liés au commerce de minerais provenant des zones de conflit dans l’est de la RDC.

Pour Kinshasa, ces nouvelles sanctions constituent un signal fort envoyé aux acteurs impliqués dans les circuits économiques qui alimentent les groupes armés et contribuent à l’insécurité persistante dans les provinces orientales du pays.

Par Pascal Kabeya
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