Intervenant devant un parterre de journalistes et d’acteurs sino‑congolais, Mukoko a insisté sur le besoin d’un effort concerté -politiques publiques ciblées, investissements dans les infrastructures, formation et soutien aux transformations locales- pour que la richesse minière profite réellement à l’économie réelle. Sa prise de parole inscrit la question économique au cœur des priorités nationales: ne plus subir les cycles des matières premières, mais les utiliser comme catalyseur d’industries compétitives et d’emplois pour les Congolais. Le message est limpide: la rente minière ne doit plus être une rente stérile, mais le combustible d’une transition productive.
Le riz, le café, le chili, l’huile de palme, le blé, le cacao et le maïs figurent parmi les produits jugés stratégiques pour soutenir la diversification économique de la République démocratique du Congo, a indiqué mercredi le vice-Premier ministre en charge de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, lors du Forum des médias RDC-Chine organisé à Kinshasa.
Selon lui, la transformation structurelle de l’économie congolaise passe par le développement de chaînes de valeur agro-industrielles capables de générer davantage de valeur ajoutée, d’emplois et d’innovation.
Il a expliqué que la diversification économique doit s’opérer à deux niveaux complémentaires, notamment en s’appuyant sur les ressources issues des secteurs traditionnels pour stimuler l’émergence d’activités économiques variées.
Dans ce contexte, les produits agricoles comme le maïs, le riz, le blé, l’huile de palme, le café, le cacao et le chili apparaissent comme des leviers essentiels pour bâtir une économie moins dépendante des matières premières
Le vice-Premier ministre a également souligné que la coopération entre la RDC et la Chine, longtemps centrée sur les industries extractives et les infrastructures, doit désormais évoluer vers un modèle basé sur la transformation locale et la création de chaînes de valeur complètes
Pour Daniel Mukoko Samba, la forte dépendance à un nombre limité de ressources expose l’économie nationale aux fluctuations des marchés internationaux, d’où l’urgence de convertir les recettes minières en investissements productifs dans d’autres secteurs
Il a notamment mis en avant le potentiel du cobalt, dont la RDC est l’un des principaux producteurs mondiaux, en insistant sur la nécessité de développer des capacités locales de transformation, notamment dans la fabrication de composants pour batteries destinées aux véhicules électriques.
Au-delà du secteur minier, il a également évoqué les ressources forestières du pays, encore largement exportées sous forme brute, plaidant pour leur transformation locale afin de stimuler des industries comme le mobilier, la construction, le papier et l’artisanat.
À travers cette vision, les autorités congolaises entendent amorcer un tournant économique visant à réduire la dépendance aux exportations de matières premières et à renforcer une croissance plus inclusive et durable.
Par Pascal Kabeya
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