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Monde

À la UneMonde

Japon: le Parlement maintient le Premier ministre Shigeru Ishiba à son poste

by Sam's Londele 11 novembre 2024
written by Sam's Londele

La Diète, le Parlement japonais, a décidé de maintenir le Premier ministre Shigeru Ishiba a la tête du pays à l’ouverture de la nouvelle session parlementaire extraordinaire. Le mois dernier, son Parti libéral-démocrate avait perdu pour la première fois depuis 2012, la majorité absolue qu’il détenait à la Chambre basse du Parlement lors d’élections anticipées.

Les partis de l’opposition ne parvenant pas à s’unir, le Premier ministre Shigeru Ishiba dirigera un gouvernement minoritaire avec son allié, le petit parti Komei. Pour dégager une majorité au Parlement, il devra travailler avec le petit Parti démocratique du peuple qui se dit prêt à lui offrir un soutien conditionnel sans entrer dans une coalition formelle. Le Premier ministre Shigeru Ishiba éprouvera toutes les peines du monde à faire avancer ses réformes économiques et sociales. Le Japon entre dans une période d’instabilité politique.

Shigeru Ishiba se trouve ainsi dans une situation aussi précaire que celle du chancelier Olaf Scholz en Allemagne. Il a fallu un second tour au Parlement pour l’élire, du jamais vu depuis trente ans. Le Parti démocratique du peuple qui se dit prêt à coopérer au coup par coup avec le parti du Premier ministre, n’a pas voté pour lui.

Menace permanente d’une motion de censure

Les incompatibilités entre les deux partis sont grandes. Le Parti démocratique du peuple exige une baisse de la TVA pour redonner du pouvoir d’achat aux Japonais. Le Parti conservateur veut augmenter les impôts pour contenir une dette publique qui représente 250% du PIB. À tout moment, le petit parti de centre droit peut voter une motion de censure et forcer Shigeru Ishiba a la démission.

Le Premier ministre a aussi beaucoup d’ennemis au sein de son parti qui domine la vie politique japonaise depuis des décennies. Ils ne lui pardonnent pas d’avoir pris le risque d’élections anticipées dix jours après son arrivée au pouvoir. Shigeru Ishiba avait sous-estimé la colère des Japonais à l’encontre d’un parti fragilisé, par un scandale de caisses noires, ses liens avec l’Église de l’unification ou secte Moon.

Affaibli, Shigeru Ishiba aura de la peine à faire voter la moindre réforme économique et sociale ou à résister aux exigences de l’allié et protecteur américain avec le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.

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À la UneMonde

Présidentielle américaine: Trump remporte l’Arizona et réalise le «grand chelem» dans les États clés

by Sam's Londele 10 novembre 2024
written by Sam's Londele

L’ampleur de la victoire de Donald Trump s’est confirmée ce samedi avec la prise de l’Arizona, qui permet au milliardaire républicain de remporter un carton plein dans les États-clés au moment où se prépare la transition, promise comme « pacifique » par Joe Biden.

Le président sortant recevra mercredi dans le Bureau ovale son pire ennemi politique, qui commence à s’exprimer sur la composition de son futur gouvernement, pour préparer son retour historique au pouvoir. Après quatre jours de décompte, les chaînes CNN et NBC ont déclaré Donald Trump vainqueur en Arizona, État du sud-ouest traditionnellement républicain, mais qui avait basculé de justesse en 2020 en faveur de Joe Biden. Il avait déjà remporté les six autres États clés : la Géorgie, la Caroline du Nord, la Pennsylvanie, le Wisconsin, le Michigan et le Nevada.

S’ils ne changent pas l’issue du scrutin, les 11 grands électeurs décrochés dans le dernier « swing state » en jeu apportent une nouvelle preuve de la victoire incontestable de Donald Trump face à Kamala Harris. Il est aussi désormais quasiment assuré de remporter le vote populaire contre la démocrate. Il sera alors le premier président républicain depuis 20 ans à réussir cet exploit, donnant tort aux sondeurs qui prédisaient le contraire. Et il pourra s’appuyer sur le Sénat, que les républicains ont repris aux démocrates, et possiblement sur la Chambre des représentants, où son parti est en bonne voie pour conserver la majorité.

Humiliation pour Biden

Passer les clés de la Maison Blanche au républicain sera une immense humiliation pour le président sortant Joe Biden, accusé par son camp d’avoir, par orgueil, facilité ce retour fracassant. Après des semaines de campagne sans allant, ce dernier s’était retiré de la course en juillet, plombé par son âge, 81 ans, au profit de sa vice-présidente.

La ténor démocrate Nancy Pelosi a confié samedi au New York Times que « si le président était sorti (de la course) plus tôt, il y aurait peut-être eu d’autres candidats », ajoutant que le soutien immédiat de Joe Biden à Kamala Harris avait empêché la tenue d’une primaire. L’ancienne présidente de la Chambre américaine des représentants a toutefois loué « l’engouement » suscité par Kamala Harris lors de sa campagne.

La vice-présidente, qui a décrit son adversaire comme un « fasciste », n’a pas réussi à convaincre les Américains qu’elle comprenait leurs inquiétudes économiques et sécuritaires. Sèchement battue après une campagne acerbe, elle a assuré compter « aider » Donald Trump dans cette période. Joe Biden s’est aussi engagé à assurer un transfert du pouvoir à son pire ennemi politique dans le calme, espérant ainsi « faire baisser la température » dans un pays à cran.

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À la UneMonde

Incident diplomatique franco-israélien à Jérusalem, deux gendarmes français arrêtés

by Sam's Londele 7 novembre 2024
written by Sam's Londele

Incident diplomatique majeur entre la France et Israël ce jeudi 7 novembre. Dans une scène filmée par RFI, la police israélienne a arrêté deux gendarmes français qui accompagnaient la visite à Jérusalem du ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. Quelques heures après l’incident, les deux gendarmes ont été relâchés. La France a annoncé convoquer l’ambassadeur israélien à Paris.

L’incident s’est déroulé à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville occupée et annexée par Israël, et plus précisément dans l’Eléona, l’un des domaines français de Jérusalem, sur le Mont des Oliviers. Trois policiers israéliens armés entrent illégalement dans le domaine du site religieux chrétien, également appelé le Pater Noster. C’est l’un des quatre domaines nationaux de la France à Jérusalem. À l’entrée, flotte le drapeau tricolore.

La police israélienne, qui n’a pas le droit d’être là, insiste pour protéger la délégation française en visite sur les lieux. Deux gendarmes français demandent aux policiers israéliens de sortir.  

Arrive alors le chef de la diplomatie française, qui refuse d’abord d’entrer dans le lieu en question, car la police israélienne y avait pénétré sans autorisation et armée. Jean-Noël Barrot s’est exprimé dans la foulée au micro de Sami Boukhelifa pour RFI. Il a dénoncé une « situation inacceptable » :

Je ne vais pas entrer dans le domaine de l’Eléona aujourd’hui parce que les forces de sécurité israéliennes y sont entrées de manière armée [sic], sans obtenir auparavant l’autorisation de la France et sans accepter d’en sortir. Je veux le dire avec beaucoup de fermeté et beaucoup de gravité : cette situation est inacceptable. Et cette atteinte à l’intégrité d’un domaine placé sous la responsabilité de la France est de nature à fragiliser les liens que j’étais pourtant venu cultiver avec Israël dans un moment où nous avons tous besoin de faire progresser la région sur le chemin de la paix.

01:06

L’entrée de policiers israéliens dans le site français d’Eléona, à Jérusalem, est une «situation inacceptable», dénonce Jean-Noël BarrotSami Boukhelifa

Le ministre part. Dans la foulée, les policiers israéliens interpellent violemment les deux gendarmes. C’est donc un incident diplomatique majeur, qui rappelle les colères des présidents français Emmanuel Macron en 2020 et de Jacques Chirac en 1996, lorsque les deux présidents avaient haussé le ton devant des policiers israéliens. Cela s’est passé à l’époque dans un autre domaine géré par la France, l’église Sainte-Anne, dans la vieille ville de Jérusalem.

Pas de réaction pour le moment des autorités israéliennes, mais quelques heures après l’incident, les deux gendarmes français ont été relâchés. La diplomatie française a, elle, annoncé que « l’ambassadeur d’Israël en France sera convoqué au ministère [des Affaires étrangères] dans les prochains jours » pour protester contre cette entrée « armée » et « sans autorisation ». Le ministère a martelé les propos de Jean-Noël Barrot, affirmant que la présence de forces de la sécurité israélienne sur ce site de pèlerinage ainsi que la brève arrestation de deux gendarmes français n’étaient « pas acceptables ».

La police israélienne arrête 2 gendarmes français dans le domaine de l’Eleona, propriété française à Jérusalem-Est. Les gendarmes avaient demandé aux policiers de ne pas entrer dans ce lieu, avant la visite prévue du MAE ⁦@jnbarrot⁩ pic.twitter.com/597vz2Manv

— Sami Boukhelifa (@sambklf) November 7, 2024

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À la UneMonde

Kamala Harris et Donald Trump engagent le sprint électoral final sur fond d’escalade verbale

by Sam's Londele 2 novembre 2024
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Alors que Kamala Harris et Donald Trump entament la dernière ligne droite pour convaincre les électeurs indécis, l’ancien président a été pointé du doigt vendredi par son adversaire démocrate dans la course pour la Maison Blanche, pour avoir tenu des propos violent envers une de ses plus grandes opposantes.

Kamala Harris et Donald Trump poursuivent au pas de charge leur intense duel pour la Maison Blanche, marqué vendredi 1er novembre par de fraîches accusations de violence verbale venant de l’ancien président. Alors que tous deux se disputent les électeurs encore indécis, dans une course parfaitement incertaine à en croire les sondages, le candidat républicain a allumé une nouvelle polémique en suggérant que l’une de ses plus féroces opposantes, Liz Cheney, soit placée face à des armes à feu braquées sur elle.

Sa rivale démocrate, qui s’est alliée avec cette ancienne parlementaire républicaine, s’est empressée d’estimer que cette violence verbale « disqualifiait » Donald Trump.

Alors que plus de 68 millions d’Américains ont déjà soumis leur bulletin de manière anticipée, une controverse chasse désormais l’autre dans une atmosphère de tension croissante, à l’approche du 5 novembre. La vice-présidente et l’ancien président sillonnent sans relâche les États-clés pour glaner de précieux électeurs.

Conquérir l’électorat arabo-américain

La démocrate recevra à Milwaukee, la plus grande ville du Wisconsin, le soutien de la célèbre rappeuse Cardi B, après avoir tout récemment obtenu celui de Beyoncé, Bruce Springsteen, Jennifer Lopez ou encore de la superstar du basket LeBron James. L’objectif : courtiser les électeurs arabo-américains dont une partie se détourne des démocrates en raison de l’appui de l’administration Biden-Harris à la guerre menée par Israël à Gaza et au Liban.

Donald Trump « comprend maintenant plus que jamais (…) notre valeur pour remporter des États cruciaux comme le Michigan, l’Arizona ou la Pennsylvanie », a estimé auprès de l’AFP Bishara Bahbah, président de l’association des Arabo-Américains pour Trump.

Malgré des dizaines de meetings, d’interventions dans des podcasts ou dans des émissions télévisées, rien, jusqu’ici, n’a fait bouger le curseur de manière significative dans une Amérique politiquement coupée en deux.

Propager de la désinformation

Quelques milliers d’électeurs en Pennsylvanie, dans le Michigan ou encore en Arizona, détiennent les clés d’une élection hors du commun marquée notamment par l’arrivée fracassante en juillet de la vice-présidente dans la campagne, après le retrait du président Joe Biden, et par deux tentatives d’assassinat contre Donald Trump.

L'ancien président américain et candidat républicain à la présidentielle, Donald Trump (g) lors d'une interview avec Tucker Carlson, le 31 octobre 2024 à Glendale, en Arizona.
L’ancien président américain et candidat républicain à la présidentielle, Donald Trump lors d’un entretien avec Tucker Carlson, le 31 octobre 2024 à Glendale, en Arizona. © Patrick T. Fallon, AFP

Le Wisconsin est un exemple parfait. L’État donnant sur le lac Michigan a basculé pour le républicain en 2016, puis pour Joe Biden en 2020, avec moins d’un point de pourcentage à chaque fois.

Alors que l’élection de 2024 pourrait s’avérer tout aussi serrée, avec un délai de plusieurs heures voire jours avant un résultat, l’entourage du républicain a déjà commencé à alimenter l’idée que des irrégularités étaient commises dans les opérations de vote. « Si nous parvenons à maintenir la tricherie au plus bas, nous remporterons une immense victoire », a encore lâché Donald Trump jeudi soir.

« Avec les armes braquées sur elle »

Lors de cette même discussion, il a accusé Liz Cheney, sa bête noire politique, d’être une « va-t-en-guerre radicale ». « Mettons-la fusil en main face à neuf canons d’armes lui tirant dessus. Voyons ce qu’elle en penserait. Vous savez, avec les armes braquées sur elle », a déclaré Donald Trump, en évoquant l’image d’un peloton d’exécution.

La plus célèbre opposante républicaine à Donald Trump, fille de l’ancien vice-président de George W. Bush, a répondu sur X : « Nous ne pouvons pas confier notre pays et notre liberté à un homme mesquin, vindicatif, cruel et instable qui compte être un tyran ».

Par ailleurs, les autorités de Géorgie, un État-clé du Sud, ont mis en garde vendredi contre une vidéo fallacieuse montrant un immigrant haïtien prétendant avoir pu voter plusieurs fois. Un clip viral de vingt secondes qui, selon des experts, émanerait d’une campagne de désinformation russe.

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Sommet des BRICS : Poutine appelle à réformer les instances de l’ONU

by Ruben Yale 25 octobre 2024
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Jeudi, le sommet du groupe des BRICS s’est conclu à Kazan après trois jours de discussions. Les débats ont porté sur le renforcement de la coopération financière, le règlement des conflits régionaux et l’élargissement du groupe.

Le président russe, Vladimir Poutine, a souligné le rôle des BRICS comme contrepoids à l’Occident et a appelé à des réformes significatives de l’ONU.

Il a déclaré qu’il est crucial d’adapter l’ONU aux réalités actuelles en augmentant la représentation des pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine au sein du Conseil de sécurité et d’autres organes clés.

Il a également insisté sur la nécessité de réformer les institutions de développement de l’ONU et les structures financières mondiales.

Le bloc, qui comprenait à l’origine le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, s’est élargi pour inclure l’Iran, l’Égypte, l’Éthiopie, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite.

La Turquie, l’Azerbaïdjan, et la Malaisie ont officiellement demandé à rejoindre le groupe, et plusieurs autres pays ont manifesté leur intérêt.

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Quelles réactions au Liban à l’annonce de la mort de Yahya Sinwar?

by Ruben Yale 18 octobre 2024
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Le Liban est sans doute le pays le plus affecté par la guerre à Gaza, d’autant que le Hezbollah a ouvert le front libano-israélien en soutien au Hamas dès le lendemain des attaques du 7 octobre 2023. Ce soutien a coûté au Hezbollah la mort de son chef Hassan Nasrallah et au Liban une guerre qui a déjà fait plus de 2 300 morts, près de 11 000 blessés et d’énormes destructions dans des dizaines de villes et de villages. Quelles ont été les réactions au Liban à l’annonce de la mort de Yahya Sinwar ?

Les principaux concernés par la mort de Yahya Sinwar, comme le Hezbollah ou la Jamaa Islamiya, la branche libanaise des Frères musulmans, alliés du Hamas, n’ont pas encore réagi à l’annonce israélienne. C’est un peu normal tant que le mouvement islamiste palestinien n’a pas officiellement confirmé la mort de son chef.

Les milieux officiels et politiques libanais non plus n’ont pas réagi en attendant que l’image se précise. Les réseaux sociaux, en revanche, sont inondés de commentaires. Le hashtag #yahyasinouar a été partagé plus de cent-cinquante mille fois en qualques heures depuis l’annonce israélienne.

Un extrait d’une ancienne interview du chef du Hamas, dans laquelle il affirmait que le plus beau cadeau que pouvait lui faire les Israéliens était de l’assassiner pour qu’il parte « en martyr » revient en boucle.

Beaucoup d’internautes soulignent que Yahya Sinwar est mort en treillis militaire, le fusil à la main, en combattant l’armée israélienne et non pas « terré dans un tunnel », comme l’affirmait Israël.

La journaliste Amani Geha déclare que Yahya Sinwar « est mort en héros comme il a vécu », « lors d’un combat direct avec l’armée israélienne ».

Farah al-Hashim, également journaliste, pense que la mort du chef du Hamas « ne fera qu’amplifier la colère et la détermination des résistants à Gaza ou au Liban ». « Il sera remplacé par un autre qui suivra son chemin », assure-t-elle.

نتنياهو يقول ويعلن اننا دخلنا اليوم التالي في غزة بعد نهاية حماس وانا اقول اننا دخلنا الجحيم الحقيقي لان المعركة الاصعب ضد اسرائيل دخلناها الان يا مسكين يا نتنياهو على مصيبتك مسكين كل من يعتقد ان الصراع الفلسطيني العربي الإسرائيلين انتهى مع نهاية السنوار والسيد نصرالله
مسكين من…

— Farah ALHashim فرح الهاشم (@AlhashemFarah) October 17, 2024

Si beaucoup de commentaires sont élogieux et regrettent la disparition d’un ennemi coriace d’Israël, d’autres réactions se réjouissent de cette mort. Haitham al-Awali affirme que Yahya Sinwar a « subi le sort de tous ceux qui vendent leur barbe à l’Iran », en allusion aux liens étroits entre le Hamas et Téhéran.

Quel impact pourrait avoir la mort de Sinwar sur la guerre en cours au Liban ?

S’il devait y avoir des conséquences, elles ne seront certainement d’ordre opérationnel, car le Hamas n’apporte rien au Hezbollah sur le plan militaire.

Les conséquences pourraient être politiques si le successeur de Yahya Sinwar est choisi parmi les chefs du Hamas qui sont basés au Liban, comme Oussama Hamdane. Un tel scénario mettrait les autorités libanaises dans l’embarras et compliquerait une situation déjà difficile à gérer.

Si, après la mort de Yahya Sinwar, le Hamas fait d’importantes concessions et accepte les conditions israéliennes pour un cessez-le-feu, c’est le Hezbollah qui serait embarrassé auprès des Libanais en général, et de sa propre base populaire, en particulier. Car, en fin de compte, c’est au nom du soutien à Gaza que les Libanais endurent toutes ces souffrances, et que leur pays est en train d’être détruit.

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La Chine lance de nouvelles manoeuvres militaires autour de Taïwan

by Ruben Yale 14 octobre 2024
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Quatre jours après la fête nationale taïwanaise lors de laquelle le président Lai Ching-te s’est engagé à « résister à l’annexion » chinoise de l’île, Pékin a lancé, lundi 14 octobre, des manoeuvres militaires de grande envergure autour de Taïwan. Si la Chine qualifie ces nouveaux exercices de « sérieux avertissement » face aux « actions séparatistes » de Taipei, le gouvernement taïwanais affirme avoir déployé les « forces adéquates » pour y répondre.

Le ton monte à nouveau entre Pékin et Taipei. La Chine a lancé, lundi 14 octobre, des manoeuvres militaires avec des avions et des navires autour de Taïwan, qui assure pour sa part avoir déployé les « forces adéquates » pour y répondre. Baptisés Joint Sword-2024B, ces exercices ont pour objectif de « tester les capacités opérationnelles conjointes » des troupes, a annoncé le ministère chinois de la Défense.

Les opérations ont lieu « dans des zones au nord, au sud et à l’est de l’île », a précisé le capitaine Li Xi, porte-parole du commandement oriental de l’armée chinoise. Elles « se concentrent sur des patrouilles de préparation au combat mer-air, le blocus de ports et de zones-clés […], l’assaut de cibles maritimes et terrestres » ainsi que sur « l’acquisition conjointe d’une supériorité globale », a ajouté M. Li qui a aussi précisé que ces nouveaux exercices se veulent un « sérieux avertissement » face aux « actions séparatistes des forces de « l’indépendance de Taïwan » […]. Il s’agit d’une opération légitime et nécessaire pour sauvegarder la souveraineté de l’Etat et l’unité nationale ». La chaîne de télévision officielle chinoise CCTV a quant à elle diffusé une vidéo intitulée: « Plus la provocation est grande, plus les rênes seront serrés ».

De son côté, le ministère taïwanais de la Défense a immédiatement condamné dans un communiqué un « comportement irrationnel et provocateur » de la part de Pékin, précisant avoir « déployé les forces adéquates pour réagir de manière appropriée dans le but de protéger la liberté et la démocratie, ainsi que pour défendre la souveraineté » de Taïwan. La Chine considère l’île comme une partie de son territoire à réunifier un jour et n’a jamais renoncé à employer la force militaire pour en reprendre le contrôle. 

Des relations exécrables depuis l’arrivée au pouvoir du président Tsai Ing-wen à Taipei en 2016

Ces dernières années, Pékin a accentué la pression sur Taïwan en renforçant son activité militaires autour de l’île, maintenant une présence quasi constante à l’aide d’avions militaires et de navires. Depuis deux ans, la Chine a notamment organisé trois séries de manoeuvres de grande ampleur, faisant intervenir son aviation et sa marine pour encercler l’île, gérée de manière autonome. Dimanche 13 octobre, l’armée taïwanaise avait affirmé être « en état d’alerte » après avoir détecté le porte-avions chinois Liaoning au sud de son territoire.

Les relations entre Pékin et Taipei sont exécrables depuis 2016 et l’arrivée au pouvoir à Taipei du président Tsai Ing-wen, puis de son successeur Lai Ching-te en début d’année. Investi en mai dernier, M. Lai s’est notamment illustré, jeudi 10 octobre, en s’engageant à « résister à l’annexion » chinoise de l’île ou « à l’empiètement de [sa] souveraineté », à l’occasion de la fête nationale taïwanaise. Toujours dans ce cadre, Il a aussi exprimé son souhait d’avoir « un dialogue et des échanges sains et ordonnés » avec la Chine, appelant Pékin à plutôt utiliser son influence pour aider à la résolution des conflits au Proche-Orient et en Ukraine.

les Etats-Unis mettent la Chine en garde contre toute « provocation »

Pékin, qui qualifie M. Lai de « séparatiste », a réagi sans attendre, prévenant que les « provocations » du président taïwanais entraîneraient un « désastre » pour son peuple. Le lendemain, les Etats-Unis ont quant à eux mis en garde la Chine contre toute « provocation » à l’égard de Taïwan. « Le monde entier a tout intérêt à maintenir la paix et la stabilité, à préserver le statu quo, à éviter tout type de conflit susceptible de perturber des éléments essentiels à l’économie mondiale », a souligné vendredi le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken.

Pékin tente depuis longtemps de bloquer les contacts entre Taipei et ses partenaires internationaux afin de l’isoler, l’empêchant par exemple de participer à des forums mondiaux ou mettant la pression sur ses rares soutiens officiels.

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États-Unis : le rappeur P. Diddy reste en prison en attendant son procès au printemps 2025

by Ruben Yale 11 octobre 2024
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Le rappeur américain Sean Combs, alias P. Diddy, sera jugé à partir du 5 mai 2025 pour avoir, selon la justice fédérale américaine, dirigé pendant des années un système violent de trafic sexuel et d’extorsions. En attendant, il restera en détention, a ordonné un juge jeudi.

Un juge du tribunal fédéral de Manhattan a fixé jeudi 10 octobre au 5 mai 2025 le début du procès pénal du rappeur et influent producteur américain de hip-hop Sean « Diddy » Combs, accusé d’avoir dirigé pendant des années un système violent de trafic sexuel et d’extorsions.

« L’accusé va demeurer en détention », a aussi ordonné le juge Arun Subramanian, constatant qu’aucune demande de libération anticipée n’avait été déposée par ses avocats, après deux rejets depuis l’arrestation de l’artiste à la mi-septembre.

En chemise froissée claire et pantalon, Sean Combs, aussi appelé P. Diddy ou Puff Daddy, a salué avec de grands sourires sa mère et ses enfants en rentrant dans la salle d’audience, avant d’écouter le juge fixer un calendrier de procédure avec les avocats et les procureurs.

Au civil aussi

En parallèle de ce procès pénal, le rappeur de 54 ans est aussi poursuivi au civil par plus de 120 victimes, dont 25 mineures à l’époque des faits, qui l’accusent d’agressions sexuelles, selon leurs avocats américains.

Figure incontournable et bling-bling du hip-hop de la côte est américaine, P. Diddy avait vu son étoile pâlir depuis la révélation d’une série de plaintes à l’automne 2023, notamment des accusations de viol de la chanteuse Cassie, une procédure qui s’est finalement réglée à l’amiable.

Après des perquisitions de la police fédérale (FBI) dans plusieurs de ses luxueuses résidences en mars 2024, il avait été arrêté six mois plus tard dans un hôtel de Manhattan.

Des agents de la Homeland Security Investigations à l'entrée de la maison du musicien américain Sean "Diddy" Combs, le 25 mars 2024 à Star Island, à Miami, en Floride.
Des agents de la Homeland Security Investigations à l’entrée de la maison du musicien américain Sean « Diddy » Combs, le 25 mars 2024 à Star Island, à Miami, en Floride. © Giorgio Viera, AFP

Il est accusé par les procureurs d’avoir mis son « empire » musical au service d’un système violent de trafic à des fins d’exploitation sexuelle. Le rappeur a plaidé non coupable et se dit innocent.

Décrit comme un prédateur sexuel violent

Lors de l’audience, la procureure Emily Johnson a prévenu que l’accusation avait encore beaucoup d’éléments d’investigation à exploiter, soulignant que 96 appareils électroniques avaient été saisis en mars, et que de nouvelles charges pour l’accusé étaient envisageables.

Artiste aux multiples surnoms et casquettes dans le monde de la musique et des affaires, P. Diddy est décrit par ses victimes présumées comme un prédateur sexuel violent, qui utilisait alcool et drogues pour obtenir leur soumission.

Selon l’accusation, il aurait mis en place un système de trafic sexuel, contraignant ses victimes à avoir des relations sexuelles avec des travailleurs du sexe, des scènes qu’il enregistrait en vidéo.

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Présidentielle américaine : en Pennsylvanie, Barack Obama fait campagne pour Kamala Harris

by Ruben Yale 11 octobre 2024
written by Ruben Yale

L’ancien président américain Barack Obama a sonné la charge, jeudi en Pennsylvanie, contre Donald Trump, au service de la candidate démocrate Kamala Harris. Un peu plus tôt, dans un quartier de Pittsburgh, il a tenté de convaincre ses « frères » afro-américains hésitant à rallier la vice-présidente.

Barack Obama a usé de tous ses talents d’orateur jeudi 10 octobre pour sonner la charge contre Donald Trump et livrer un plaidoyer pour la démocrate Kamala Harris, à moins d’un mois de la présidentielle américaine.

À Pittsburgh, en Pennsylvanie (nord-est des États-Unis), l’icône de la gauche américaine a vertement averti les électeurs face à la perspective d’une « élection serrée ». Dans une Amérique encore marquée par l’inflation post-Covid, « il y a beaucoup d’Américains qui galèrent. (…) Donc je comprends pourquoi les gens veulent du changement », a-t-il convenu.

« Ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est que quiconque puisse croire que Donald Trump va bouleverser les choses d’une manière qui soit bonne pour vous », a lancé l’ex-président, dans ce berceau de l’acier américain qui fait partie de la poignée d’États-clés pour le scrutin du 5 novembre.

Mensonges électoraux, diatribes antimigrants, menaces sur la couverture santé, augmentation des droits de douane qui risque d’augmenter les prix pour les consommateurs : Barack Obama a livré un réquisitoire détaillé contre le milliardaire républicain, face à une foule qui a parfois hué Donald Trump.

« Ne huez pas ! Votez ! », a répliqué Barack Obama, vantant le « plan » proposé par Kamala Harris pour accorder des réductions d’impôts à la classe moyenne, aider les primo-accédants à la propriété et subventionner les créations de petites entreprises. « Kamala Harris est prête à faire le boulot », a-t-il insisté. « Nous n’avons pas besoin de quatre années supplémentaires d’arrogance, de maladresses, de fanfaronnades et de divisions », a-t-il estimé. « L’Amérique est prête à tourner la page. »

Message pour ses « frères » noirs

Barack Obama avait déjà présenté Kamala Harris en héritière avec le slogan « Yes, she can » lors de la convention démocrate cet été. Mais après l’effervescence provoquée par le remplacement impromptu de Joe Biden, la vice-présidente doit maintenant tenir la distance. Mercredi, une enquête d’opinion réalisée par l’université Quinnipiac notait des gains de Donald Trump dans trois États pivots stratégiques : le Wisconsin, le Michigan et la Pennsylvanie.

Les sondages montrent aussi depuis des semaines que certains Afro-Américains sont plus tentés par le tribun républicain qu’en 2020. Dans ce contexte, Barack Obama s’est arrêté dans un quartier de Pittsburgh avant son meeting, pour avertir ses « frères » hésitant à rallier Kamala Harris.

« Vous avancez toutes sortes de raisons et d’excuses », a-t-il tancé. « Cela me pose un problème. Cela me fait penser que vous n’aimez pas l’idée d’avoir une femme à la présidence. » Lors de son meeting, il a appelé les hommes en général à ne pas confondre « l’intimidation et le fait de rabaisser les gens » avec « un signe de force ».

Après son apparition à Pittsburgh, le premier président noir des États-Unis doit s’engager dans l’effort de collecte de fonds, enregistrer des publicités télévisées et téléphoniques, et voyager dans les six autres « swing states » pour la dernière ligne droite du scrutin.

Selon plusieurs médias, Kamala Harris devrait également bientôt faire intervenir l’ex-président Bill Clinton dans sa campagne, à partir du week-end prochain.

Trump vante son protectionnisme

De son côté, Donald Trump a mené une offensive protectionniste jeudi à Détroit, la capitale de l’industrie automobile dans le Michigan, dans le nord du pays. Il y a dénoncé le fait que les États-Unis avaient permis aux entreprises étrangères « d’envahir et de violer notre pays ».

« Je veux que les constructeurs automobiles allemands deviennent des constructeurs automobiles américains », a-t-il dit devant le Club économique de Détroit. « Ils nous envoient leurs voitures comme si nous étions une bande d’idiots. BMW, Mercedes, Volkswagen, par millions et millions et millions. On va plus se faire avoir, d’accord ? Maintenant, ils vont devoir jouer selon nos règles », a ajouté celui qui avait mené sous sa présidence une politique économique ultraprotectionniste.

Le tribun de 78 ans a également continué de polémiquer sur la gestion des récents ouragans : après la tempête meurtrière Helene, Milton a touché terre en Floride mercredi soir. « Espérons que le 20 janvier (date de l’investiture du prochain ou de la prochaine locataire de la Maison Blanche, NDLR), vous aurez quelqu’un qui vous aidera vraiment », a-t-il déclaré dans un message vidéo, après avoir agité de fausses informations sur ces deux catastrophes.

Donald Trump « trompe intentionnellement les gens dans leurs moments les plus désespérés », a critiqué Barack Obama depuis Pittsburgh. « Quand cela est-il devenu acceptable ? »

France 24 via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

La Ligue Arabe condamne le « scénario brutal » d’Israël au Liban

by Ruben Yale 4 octobre 2024
written by Ruben Yale

Alors que l’escalade des hostilités entre les forces israéliennes et le Hezbollah prend de l’ampleur, la Ligue Arabe a condamné jeudi ce qu’elle a décrit comme « le scénario brutal » d’Israël au Liban.

L’organisation s’est réunie au Caire en Egypte pour discuter de la récente montée des hostilités au Liban et au Moyen-Orient.

Hossam Zaki, secrétaire général adjoint de la Ligue des États arabes, a mis en garde jeudi contre le risque d’une guerre régionale provoquée par l’intensification de l’agression au Liban : « La Ligue arabe et ses États membres ont mis en garde séparément depuis des mois contre les risques d’une guerre régionale. Et nous voici aujourd’hui proches de l’éruption d’une telle guerre en raison de l’arrogance et de l’imprudence des dirigeants de l’occupation israélienne qui insistent pour mettre le feu à la région et ne s’arrêtent pas aux crimes qu’ils ont commis et continuent de commettre à Gaza, ils veulent reproduire le même scénario brutal au Liban en toute impunité, soutenus par l’incapacité du monde à dissuader leur comportement criminel de violer les règles juridiques, humanitaires et morales », a-t-il déclaré.

Cette réunion d’urgence de la Ligue Arabe était donc consacrée à la campagne israélienne au Liban et à son impact humanitaire.

Le secrétaire général de la Ligue a averti que les attaques contre le Liban et le peuple libanais n’apporteraient la sécurité à aucune des parties, mais qu’elles auraient pour effet d’étendre les conflits et d’accroître la haine.

Le représentant permanent du Liban auprès de la Ligue arabe, Ali Hasan al-Halabi, a déclaré que le dernier cycle d’hostilités avait entraîné le déplacement de plus de 1 200 000 personnes.

Israël et le Hezbollah ont échangé des tirs à la frontière libanaise presque quotidiennement depuis le lendemain de l’attaque transfrontalière du Hamas, le 7 octobre 2023, qui a tué 1 200 Israéliens et pris 250 autres en otage.

En réponse, Israël a déclaré la guerre au groupe militant dans la bande de Gaza.

Plus de 41 000 Palestiniens ont été tués dans le territoire, dont un peu plus de la moitié sont des femmes et des enfants, selon les autorités sanitaires locales.

Africanews via CONGO PUB Online

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