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Monde

À la UneMonde

Mort de Navalny: les pressions occidentales se multiplient contre Moscou

by Sam's Londele 20 février 2024
written by Sam's Londele

Après l’annonce de la mort d’Alexei Navalny, l’opposant russe, décédé en prison dans des circonstances encore inconnues, la tension ne redescend pas. Les chancelleries occidentales convoquent tour à tour les ambassadeurs russes et envisagent de nouvelles sanctions à l’encontre de Moscou. Tour d’horizon.

Après Londres qui avait convoqué les diplomates de l’ambassade de Russie dès vendredi soir, pour leur signifier que les autorités russes seraient tenues « pleinement responsables » de la mort de l’opposant numéro Un au Kremlin, ce lundi plusieurs gouvernements européens en ont fait de même.

Berlin d’abord, suivi de Stockholm qui a aussi pris l’initiative au niveau européen d’examiner la possibilité de nouvelles sanctions contre Moscou.  Madrid, la Haye, Oslo puis Paris leur ont emboîté le pas, en convoquant les ambassadeurs russes des pays respectifs, pour leur demander des éclaircissements sur la mort d’Alexei Navalny, dont le corps n’a toujours pas été remis à la famille ni aux proches.

La rhétorique s’est même durci à Bruxelles où le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a prévenu, après avoir rencontré la veuve de l’opposant russe, que Vladimir Poutine devra « rendre des comptes » pour la mort de Navalny. À l’issue d’une réunion avec les ministres des Affaires étrangères de l’UE, les Vingt-Sept ont réclamé la tenue d’une « enquête internationale indépendante et transparente sur les circonstances de cette mort soudaine ».

À Washington enfin, le président américain Joe Biden a déclaré envisager de nouvelles sanctions contre la Russie, qui viendraient s’ajouter à une batterie de sanctions déjà appliquée contre Moscou depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février 2022.

RFI via CONGO PUB ONLINE

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À la UneMonde

Mort d’Alexeï Navalny: Ioulia Navalnaïa à Bruxelles, plus que jamais engagée aux côtés des opposants russes

by Sam's Londele 19 février 2024
written by Sam's Londele

Les 27 ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne sont réunis à Bruxelles ce lundi 19 février. La veuve d’Alexeï Navalny, Ioulia Navalnaïa, est invitée à cette réunion au cours de laquelle doivent être évoquées les relations entre l’UE et la Russie ainsi que le soutien à l’Ukraine.

Les ministres européens des Affaires étrangères ont invité Ioulia Navalnaïa à s’exprimer au début de la partie de la réunion consacrée à la Russie et à l’Ukraine, raconte le correspondant de RFI à Bruxelles, Pierre Bénazet. Pour eux, accueillir la veuve d’Alexeï Navalny est hautement symbolique.

Et pour concrétiser leur soutien à son combat pour la démocratie et l’État de droit, ils estiment que le meilleur moyen est d’intensifier leur soutien à l’Ukraine. Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, rappelle que pour l’UE, le grand responsable, c’est le président russe, Vladimir Poutine : « Nous devons envoyer un message de soutien à l’opposition russe. Nous devons continuer à soutenir le peuple russe qui veut vivre dans la liberté. Et pour rendre hommage à Navalny et honorer sa mémoire, je proposerai aux ministres de renommer notre régime de sanctions en matière de droits de l’homme avec son nom et de l’appeler : le régime de sanctions contre les violations des droits de l’homme de Navalny, afin que son nom soit à jamais inscrit dans le travail de l’Union européenne en matière de défense des droits de l’homme. »

Et à cinq jours du deuxième anniversaire de l’invasion de l’Ukraine, les Européens sont en train de mettre en place un treizième train de sanctions à l’encontre de la Russie, avec une liste de 200 personnes et entités sanctionnées.

Ioulia Navalnaïa plus que jamais debout

Dans cette vidéo publiée sur les réseaux sociaux à la mi-journée, Ioulia Navalnaïa dit qu’elle poursuivra l’œuvre de son mari.

 -« Il y a trois jours, Vladimir Poutine a tué mon mari, Alexeï Navalny. Poutine a tué le père de mes enfants »

– « Avec lui, (Poutine) a voulu tuer notre espoir, notre liberté, notre futur »

Pendant son emprisonnement, Alexeï Navalny a été « malmené, coupé du monde » et « pourtant, il n’a pas abandonné », a-t-elle rappelé.

– « Mon mari ne pouvait pas être brisé, et c’est pour cela que Poutine l’a tué », a affirmé Ioulia Navalnaïa.

Elle a promis de découvrir « qui avait exécuté ce crime » et dans quelles circonstances. « Je poursuivrai l’œuvre d’Alexeï Navalny. Je continuerai pour notre pays, avec vous. Et je vous appelle tous à vous tenir près de moi (…) Ce n’est pas une honte de faire peu, c’est une honte de ne rien faire, c’est une honte de se laisser effrayer », a-t-elle déclaré.

L’accès au corps de l’opposant toujours impossible

En Russie, les proches d’Alexeï Navalny ont de nouveau été privés d’accès à la dépouille de l’opposant pour le troisième jour consécutif. 

Selon Mme Iarmich, le Comité d’enquête, chargé en Russie des principales investigations criminelles, a affirmé que « les vérifications liées à la mort de Navalny étaient prolongées », sans précision des délais. « La cause du décès est toujours indéterminée. Ils mentent, jouent la montre et ne le cachent même pas », a fustigé Kira Iarmich.

Evguéni Smirnov, un avocat de l’ONG spécialisée Pervy Otdel, estime que les enquêteurs peuvent légalement conserver jusqu’à 30 jours le corps d’une personne décédée en prison : « Le corps d’Alexeï Navalny se trouve donc entièrement sous le pouvoir de l’enquêteur (…) Il est très facile de trouver des raisons juridiques pour garder la dépouille des mois, voire encore plus longtemps ».

À noter également cette réaction du Kremlin qui parle de déclarations odieuses à propos des accusations occidentales. Le porte-parole de la présidence russe précise qu’une enquête est en cours et n’a pas permis pour le moment de parvenir à des conclusions sur la mort de l’opposant russe.

RFI via CONGO PUB ONLINE

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À la UneMonde

Russie : au moins 150 personnes condamnées pour s’être rassemblées à la mémoire de Navalny

by Ruben Yale 19 février 2024
written by Ruben Yale

Une centaine de personnes, arrêtées lors de plusieurs rassemblements en Russie en mémoire de l’opposant Alexeï Navalny, mort en prison, ont été condamnées à des peines de prison ce week-end. En Russie, toute critique publique du pouvoir est passible d’une peine d’emprisonnement.

La justice russe a condamné à des peines de prison au moins 150 personnes arrêtées au cours d’hommages à l’opposant Alexeï Navalny, pour avoir violé la stricte législation encadrant les manifestations, selon des données des tribunaux dimanche 18 février.

Rien qu’à Saint-Pétersbourg, dans le nord-ouest, les tribunaux ont condamné samedi et dimanche 154 d’entre elles à des peines allant jusqu’à 14 jours de prison, selon les décisions rendues publiques par le service de presse des tribunaux de cette ville, la deuxième de Russie.

Des groupes de défense des droits de l’homme et des médias indépendants ont fait état de plusieurs condamnations similaires dans d’autres villes.

Alexeï Navalny est mort vendredi à l’âge de 47 ans dans la colonie pénitentiaire de l’Arctique où il était détenu. Les proches d’Alexeï Navalny ont qualifié samedi les autorités russes de « tueurs » cherchant à « couvrir leurs traces » en refusant de leur remettre son corps, le Kremlin gardant le silence malgré les accusations de l’Occident et des rassemblements en hommage à l’opposant.

Ce week-end, la police a arrêté dans des dizaines de villes des centaines de Russes qui étaient allés déposer des fleurs et allumer des bougies en son honneur aux mémoriaux des victimes des répressions de l’ère stalinienne.

Des patrouilles pour mettre un terme aux hommages

Les manifestations contre le Kremlin et les autres actions publiques d’opposition au régime sont illégales en Russie en vertu notamment d’une législation interdisant les rassemblements non autorisés.

Des policiers et des hommes en civil ont patrouillé sur des sites dans des dizaines de villes russes où des gens s’étaient retrouvés pour rendre hommage à Alexeï Navalny ce week-end.

Ils ont notamment été vus pendant la nuit enlever des mémoriaux éphémères et des images montraient des hommes encagoulés mettant des fleurs dans des sacs poubelles sur un pont à proximité du Kremlin où un autre opposant de premier plan à Vladimir Poutine, Boris Nemtsov, a été tué en 2015.

France 24 via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Trump condamné à plus de 350 millions de dollars d’amende pour fraudes

by Sam's Londele 16 février 2024
written by Sam's Londele

Donald Trump a été condamné vendredi à New York à près de 355 millions de dollars d’amende pour une série de fraudes financières au sein de son empire immobilier, la Trump Organization.

Cette décision sans précédent porte un coup au patrimoine de l’ancien président des États-Unis, qui ambitionne d’être réélu en novembre. Elle s’accompagne d’une interdiction de trois années pour l’homme d’affaires et tribun républicain de toute gestion d’entreprises dans l’État de New York.

Dans un document judiciaire de 92 pages, le juge de la cour suprême de l’Etat de New York, Arthur Engoron a privé M. Trump de la gestion de « toute entreprise ou entité juridique à New York pour une période de trois ans » et l’a condamné à payer 354,86 millions de dollars.

La procureure générale de cet Etat, Letitia James, avait porté plainte contre lui en octobre 2022 et l’avait conduit, avec ses deux fils adultes Donald Jr et Eric Trump et leur groupe familial, à un procès civil pour fraudes, d’octobre à janvier.

La plus haute magistrate de l’Etat de New York, élue du Parti démocrate, réclamait 370 millions de dollars de dédommagement. L’avocate de Donald Trump, Alina Habba, a fustigé sur son compte X (ex Twitter) une « injustice manifeste » envers son client, victime selon elle d’une « persécution incessante » et d’une « chasse aux sorcières politique ». Me Habba a annoncé que son client ferait appel de cette décision.

Trump père et fils ont comparu lors de ce procès fleuve, souvent dans un climat politique ultra tendu, et étaient accusés d’avoir énormément gonflé la valeur des actifs de leur empire familial Trump Organization.

« Fraudes répétées »

 La procureure Letitia James les accusait d’avoir fait enfler de manière colossale durant les années 2010 la valeur de leurs gratte-ciel, hôtels de luxe ou golfs dans le monde entier, pour obtenir des prêts plus favorables de banques et de meilleures conditions d’assurance.

Certains actifs, comme la Trump Tower sur la 5e Avenue de Manhattan, sont emblématiques de la réussite de l’homme d’affaires, qui s’était lancé en politique sur son image de bâtisseur à succès. Le juge Engoron, avec qui Donald Trump a des relations exécrables, avait jugé avant même le procès la fraude constituée.

Le magistrat avait estimé que le parquet général de l’Etat de New York avait présenté « des preuves concluantes qu’entre 2014 et 2021, les prévenus (avaient) surévalué les actifs » du groupe de « 812 millions (à) 2,2 milliards de dollars » selon les années.

En conséquence de « fraudes répétées », le juge avait ordonné fin septembre la liquidation des sociétés gérant ces actifs, comme la Trump Tower ou le gratte-ciel de style néo-gothique et bientôt centenaire du 40 Wall Street, dans le hall duquel Donald Trump a donné quelques-unes de ses conférences de presse après les audiences au procès.

Cette décision avait été suspendue en appel.

Le juge Engoron a également souligné vendredi que le montant des amendes contre Donald Trump et ses fils (quelque quatre millions de dollars pour Donald Jr et Eric Trump) était justifié par leur comportement durant le procès.

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À la UneMondeNouvelles nécrologiques

L’opposant russe Alexeï Navalny est mort en prison

by Sam's Londele 16 février 2024
written by Sam's Londele

L’opposant russe Alexeï Navalny est décédé vendredi dans la prison de l’Arctique où il était détenu, ont annoncé les services pénitentiaires, précisant que « les causes de la mort sont en train d’être établies ».

L’adversaire numéro un du Kremlin est mort. L’opposant russe Alexeï Navalny, est décédé vendredi 16 février dans la prison de l’Arctique où il purgeait une peine de 19 ans de prison, ont annoncé les services pénitentiaires (FSIN).  

« Le 16 février 2024, dans le centre pénitentiaire numéro trois, le prisonnier Navalny A.A. s’est senti mal après une promenade (…) les causes de la mort sont en train d’être établies », a indiqué le FSIN de la région arctique de Yamal dans un communiqué, assurant que les secours avaient tenté de le sauver.

« Tous les gestes de réanimation nécessaires ont été pratiqués mais n’ont pas donné de résultat positif. Les médecins urgentistes ont constaté la mort du patient », a-t-il précisé, dans ce communiqué lapidaire.

Une peine de 19 ans de prison pour « extrémisme »

Le militant âgé de 47 ans purgeait une peine de 19 ans de prison pour « extrémisme » dans une colonie pénitentiaire reculée de l’Arctique, dans des conditions très difficiles. Ses multiples procès avaient été largement dénoncé comme politiques et une manière de le punir pour son opposition à Vladimir Poutine.

Le président russe a été informé du décès, selon son porte-parole Dmitri Peskov, ajoutant que les services pénitentiaires s’occupaient des « vérifications » et « éclaircissements » sur la cause du décès.

Les réactions indignées des nations occidentales ont commencé à affluer. Le ministre français des Affaires étrangères Stéphane Séjourné a posté sur X : « Alexeï Navalny a payé de sa vie sa résistance à un système d’oppression. Sa mort en colonie pénitentiaire nous rappelle la réalité du régime de Vladimir Poutine. »

L’UE tient « le régime russe » pour « seul responsable de la mort tragique » d’Alexeï Navalny, a déclaré le président du Conseil européen Charles Michel. 

« Alexeï Navalny s’est battu pour les valeurs de liberté et de démocratie. Pour ses idéaux, il a fait le sacrifice ultime (…) J’adresse mes sincères condoléances à sa famille et à ceux qui luttent pour la démocratie partout dans le monde. Les combattants meurent, mais le combat pour la liberté ne s’arrête jamais », a-t-il indiqué sur X (ex-Twitter).

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak a déploré une « immense tragédie » pour le peuple russe. Le chancelier allemand Olaf Scholz s’est dit « très attristé » par la mort de Nalvany, qui a « payé son courage avec sa vie ».

Alexeï Navalny « vient d’être brutalement assassiné par le Kremlin », a affirmé le président de la Lettonie, Edgars Rinkevics, tandis que le ministre norvégien des Affaires étrangères a déclaré que le gouvernement russe « porte une lourde responsabilité » dans la mort de l’opposant.

Ses soutiens, eux, n’ont pas été informés de sa mort en prison, a indiqué sa porte-parole Kira Iarmich, précisant qu’un de leurs avocats se rendait sur place.

Empoisonné en 2020

Lors de diverses audiences à des procès auxquels il participait par vidéo ces derniers mois, ce grand blond au regard bleu perçant apparaissait amaigri et vieilli. Il avait enchaîné les problèmes de santé lié à une grève de la faim et à l’empoisonnement dont il avait été victime en 2020 et auquel il avait survécu miraculeusement. 

La prison n’avait pas entamé sa détermination. Au cours des audiences et dans des messages diffusés sur les réseaux sociaux par l’intermédiaire de ses avocats, il ne cessait de conspuer Vladimir Poutine, qualifié de « papi caché dans un bunker », car le président russe n’apparaît que rarement en public.

Dans son procès pour « extrémisme », il avait fustigé « la guerre la plus stupide et la plus insensée du XXIe siècle », évoquant l’assaut russe contre l’Ukraine.

Dans ses messages en ligne, il ironisait sur les brimades que l’administration carcérale lui fait subir.

Dans un message le 1er février diffusé par son équipe sur les réseaux sociaux, Alexeï Nalvany avait appelé à des manifestations partout en Russie lors de la présidentielle prévue du 15 au 17 mars et qui doit permettre à Vladimir Poutine de se maintenir au pouvoir.

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Ukraine: les troupes ukrainiennes dans l’étau d’Avdiïvka

by Sam's Londele 16 février 2024
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C’est l’une de ces grandes batailles qui marquera la guerre, comme celle de l’aciérie d’Azovstal à Marioupol, perdue par les Ukrainiens en mai 2022 ou encore Bakhmout, tombée aux mains des Russes un an plus tard, en Ukraine. Tous les regards sont désormais tournés vers Avdiïvka où les soldats de Kiev sont sous un feu russe constant et presque encerclés.

Autrefois réputée imprenable, Avdiïvka, dans le Donbass près de Donetsk, devenue un nouveau champ de ruines sous les bombardements russes, est le théâtre de combats d’une extrême violence – l’étau russe se resserre autour de l’armée ukrainienne.

Du côté officiel, le commandant du secteur Est de l’armée ukrainienne Olexsandr Tarnavskiy, déclare que « des combats acharnés ont lieu dans la ville ». Il a confirmé que des renforts étaient arrivés, en hommes mais aussi en munitions, précise notre correspondante à Kiev, Emmanuelle Chaze. La plus grande priorité est de préserver la vie des soldats. « Nos troupes utilisent toutes les forces et tous les moyens disponibles pour contenir l’ennemi », a-t-il ajouté. « Nous apprécions chaque parcelle de territoire ukrainien, mais la plus grande des valeurs et des priorités pour nous est de préserver la vie de chaque soldat ukrainien ».

Les forces ukrainiennes sont en train d’établir de nouvelles positions défensives autour d’Avdiïvka, l’armée signalant aussi un possible retrait face aux vagues d’attaques russes, rapporte aussi l’Agence France presse. À Kiev, le porte parole militaire Dmytro Lykhoviy parle de manœuvres de retrait vers des positions plus avantageuses.

Du côté de la population, l’inquiétude est grande quant au sort des soldats ukrainiens – beaucoup craignent une nouvelle hécatombe pour la défense d’une ville en ruines – Reste qu’une victoire à Avdiïvka, côté russe, tomberait à point nommé pour Vladimir Poutine, qui brigue un nouveau mandat présidentiel dans quelques semaines.

RFI via CONGO PUB ONLINE

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À la UneMonde

États-Unis : un ancien informateur du FBI accusé de mensonges contre Hunter Biden

by Ruben Yale 16 février 2024
written by Ruben Yale

La justice américaine a annoncé jeudi l’inculpation d’un ancien indic de la police fédérale pour avoir menti et fabriqué de fausses accusations de corruption contre Hunter Biden, le fils du président Joe Biden. Ces accusations, qui impliquaient également Joe Biden, ont été reprises par la droite américaine pour tenter de destituer le président.

Un coup monté contre le fils de Joe Biden ? La justice américaine a annoncé jeudi 15 février l’inculpation d’un ex-informateur du FBI, poursuivi pour avoir menti et fabriqué de fausses accusations de corruption contre le fils de Joe Biden, Hunter, des allégations qui ont ensuite été récupérées par la droite pour tenter de destituer le président.

Alexander Smirnov, un ancien indic de la police fédérale, a été arrêté jeudi à Las Vegas, selon un communiqué du procureur spécial enquêtant sur Hunter Biden. 

Cet homme de 43 ans est soupçonné d’avoir menti, en accusant Joe et Hunter Biden d’avoir perçu chacun cinq millions de dollars en pots-de-vin pour permettre à une société gazière ukrainienne, Burisma, d’échapper à des poursuites.

L’ex-informateur « a fourni de fausses informations désobligeantes au FBI à propos » de Joe et Hunter Biden, selon l’acte d’accusation. Un délit pour lequel il encourt 25 ans d’emprisonnement.

Histoire inventée

Ce nouveau rebondissement fragilise l’enquête en destitution menée par les républicains au Congrès contre Joe Biden, quelques mois avant un probable nouveau face-à-face entre le démocrate et Donald Trump pour la Maison Blanche.

La droite accuse Joe Biden, jusqu’ici sans preuve concluante, d’avoir usé de son influence lorsqu’il était vice-président de Barack Obama (2009-2017) pour permettre à son fils Hunter de mener des affaires douteuses en Ukraine et en Chine.

Le récit d’Alexander Smirnov avait fuité dans la sphère publique et était devenue une pièce centrale pour alimenter ces soupçons. Mais il s’agit d’une histoire inventée de toutes pièces, selon l’acte d’accusation.

D’après l’enquête, le tuyau servi par l’indic ne cadre pas à cause d’un problème de chronologie.

Problème de temporalité

En 2020, l’informateur a assuré à un agent du FBI qu’il avait eu une réunion avec des responsables de Burisma « en 2015 et/ou en 2016, pendant le gouvernement Obama/Biden ». 

Les membres de cette société gazière ukrainienne auraient alors confié avoir embauché Hunter Biden au sein de leur conseil d’administration pour se « protéger, par l’intermédiaire de son père, de toutes sortes de problèmes », d’après l’indic. Un service pour lequel « ils avaient spécifiquement payé cinq millions de dollars » chacun à Joe Biden et son fils.

Ce scénario semblait résonner avec le limogeage, intervenu en 2016, d’un procureur ukrainien enquêtant sur Burisma. Une décision derrière laquelle les républicains voient la main de Joe Biden.

Mais l’enquête a révélé que Alexander Smirnov n’avait été en relation avec Burisma qu’en 2017, une fois Donald Trump arrivé au pouvoir. À cette époque, Joe Biden « n’avait aucun moyen d’influencer la politique américaine », souligne l’acte d’accusation.

« Accusations de corruption »

L’informateur « a transformé ses contacts d’affaires routiniers et ordinaires avec Burisma en 2017 (…) en accusations de corruption » contre Joe Biden, poursuit le document. Et il a attendu 2020 pour le faire, « après avoir pris parti contre (…) sa candidature » à la Maison Blanche.

Homme d’affaires aujourd’hui reconverti dans la peinture, Hunter Biden est une cible privilégiée des républicains aux États-Unis, qui alimentent les soupçons sur ses affaires commerciales en Ukraine et en Chine pendant l’ère Obama.

Mais l’enquête judiciaire en cours sur le fils du président n’a jusqu’ici pas permis d’étayer ces accusations. 

Elle a surtout souligné ses problèmes d’addiction aux drogues et à l’alcool – qu’il assure avoir surmontés – et a débouché sur deux inculpations à son encontre : l’une pour fraude fiscale, et l’autre pour détention illégale d’arme à feu.

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À la UneMonde

La Maison-Blanche évoque une menace liée à une arme antisatellite de la Russie

by admin9775 16 février 2024
written by admin9775

La Maison-Blanche a confirmé jeudi l’existence d’une menace à la sécurité nationale des Etats-Unis liée à une arme antisatellite de la Russie, évoquée en premier lieu mercredi par de hauts responsables américains.

« Je peux confirmer que cela est lié à une capacité antisatellite développée par la Russie », a indiqué le porte-parole du Conseil national de sécurité de la Maison-Blanche, John Kirby, ajoutant qu’il ne s’agissait toutefois « pas d’une menace immédiate pour la sécurité de quiconque ».

Le Soir via CONGO PUB Online

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Liban: des raids israéliens meurtriers font craindre à l’ONU une «escalade dangereuse»

by Sam's Londele 14 février 2024
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L’armée israélienne a annoncé ce mercredi 14 février avoir mené des raids aériens sur le Liban voisin, après un tir de roquette dans lequel une militaire a été tuée.

« L’escalade dangereuse doit s’arrêter », a déclaré ce mercredi le porte-parole du secrétaire général de l’ONU. Washington a de son côté appelé à privilégier la « voie diplomatique » pour réduire les tensions au Proche-Orient, tandis que la France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, a fait valoir que la situation au Liban est « sérieuse, mais elle n’est pas irréversible ».

Ces appels à la désescalade surviennent après que l’armée israélienne a mené de nouveaux raids aériens au Liban. L’armée a annoncé avoir visé « des cibles terroristes du Hezbollah » dans plusieurs localités du sud du pays. Selon l’agence nationale d’information libanaise, ces frappes ont tué une femme, son fils âgé de deux ans et son beau-fils, âgé de 13 ans dans le village de Sawaneh. Un autre raid a entièrement détruit un bâtiment dans le village d’Adchit, faisant un mort, un combattant du Hezbollah, et dix blessés, rapporte encore l’ANI qui a fait état d’importantes destructions dans cette localité. Le mouvement islamiste pro-iranien a par la suite confirmé la mort d’un de ses combattants dans ce village.

Ces raids, qui ont visé des localités situées dans un rayon distant de dix à 25 km de la frontière, ont été menés en représailles à un tir de roquette depuis le Liban sur une base militaire du nord d’Israël. D’après l’armée israélienne, l’attaque a fait un mort : la sergente Omer Sarah Benjo, 20 ans. Ce tir de roquette n’a pas été revendiqué par le Hezbollah pro-iranien.

Israël promet une « offensive très forte »

Le chef d’état-major de l’armée israélienne Herzi Halevi, en visite dans le nord du pays, a affirmé ce mercredi que « la prochaine campagne sera une offensive très forte ». De son côté, un haut responsable du Hezbollah a averti que « cette agression (…) ne restera pas sans réponse ». Mardi, déjà, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait assuré que les tirs dans le sud du Liban s’arrêteraient quand « l’agression à Gaza » prendrait fin et qu’un cessez-le-feu serait décrété. « S’ils étendent la confrontation, nous le ferons aussi », avait-il ajouté, en réponse aux menaces répétées des responsables israéliens de déclencher une guerre contre son voisin.

Depuis le lendemain de l’attaque sanglante du Hamas en Israël le 7 octobre, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza, le Hezbollah vise des positions militaires israéliennes à la frontière, en soutien au mouvement islamiste palestinien. Israël, de son côté, bombarde régulièrement le sud du Liban et mène des attaques ciblées contre des responsables du mouvement islamiste libanais.

En plus de quatre mois, au moins 248 personnes, en majorité des combattants du Hezbollah et d’autres formations qui lui sont alliées, mais également 33 civils, ont été tuées dans le sud du Liban, selon un décompte de l’AFP. Côté israélien, 16 personnes ont été tuées, dix soldats et six civils, selon l’armée. Les violences entre l’armée israélienne et le Hezbollah ont par ailleurs provoqué le déplacement de dizaines de milliers de personnes de part et d’autre de la frontière.

RFI via CONGO PUB ONLINE

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États-Unis: le ministre chargé de l’Immigration inculpé par les Républicains à la Chambre des représentants

by Sam's Londele 14 février 2024
written by Sam's Londele

Ce mardi 13 février, les républicains, majoritaires de peu à la Chambre américaine des représentants, ont inculpé Alejandro Mayorkas, le ministre du président Joe Biden chargé de l’Immigration, l’accusant d’avoir provoqué une crise à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Cette inculpation d’un ministre est une première en 150 ans de vie politique américaine.

Alejandro Mayorkas est « l’architecte en chef de la catastrophe », a accusé Mike Johnson, le chef républicain de la Chambre des représentants, qui a tranché sur le sort du ministre de 64 ans en début de soirée, mardi 13 février. Et l’impeachment du ministre de Joe Biden a été adopté de justesse à 214 voix contre 213. C’est la première fois en près de 150 ans que le Congrès décide d’une telle sanction contre un ministre.Joe Biden a rapidement réagi, en dénonçant, dans un communiqué, un « acte flagrant de politique politicienne qui a pris pour cible un honorable serviteur de l’État ». « Au lieu d’organiser des mascarades de ce genre, les républicains qui se préoccupent réellement de la frontière devraient demander au Congrès davantage de ressources et de renforcer la sécurité aux frontières », a encore fustigé le président démocrate.

Les conservateurs avaient déjà tenté de l’inculper, mais avaient manqué leur coup d’une poignée de voix, lors d’un vote humiliant pour eux. Le 2 février 2024, l’état-major républicain pensait avoir un nombre suffisant de voix pour remporter ce vote, mais avait été pris de court par l’arrivée surprise dans l’hémicycle d’un élu démocrate, Al Green, pourtant en convalescence en raison d’une opération à l’abdomen.

Un casse-tête pour Joe Biden

Les chances qu’Alejandro Mayorkas soit démis de ses fonctions à l’issue de cette procédure de destitution sont extrêmement faibles, mais la situation n’en reste pas moins un casse-tête pour Joe Biden, à moins de neuf mois de la présidentielle. L’immigration s’est imposée comme un des sujets phares de la campagne pour la présidentielle de novembre. Les républicains, pour la plupart proches de l’ancien président Donald Trump à la rhétorique très anti-immigration, accusent le président démocrate d’avoir laissé le pays se faire « envahir », prenant pour exemple le chiffre record de migrants arrêtés à la frontière, 302 000 en décembre.

La dernière inculpation d’un ministre par le Congrès remonte à 1876. Le ministre de la Guerre, William Belknap, accusé de corruption, avait démissionné avant la fin de la procédure de destitution. La Constitution américaine prévoit que le Congrès peut destituer le président, un ministre, ou des juges fédéraux en cas de « trahison, corruption ou autres crimes et délits majeurs ». Le Sénat, chambre haute du Congrès, aura donc à faire  le procès du ministre. Au terme des débats, les 100 sénateurs voteront sur chaque article. Il faut une majorité de deux tiers pour condamner, auquel cas la destitution est automatique et sans appel. Dans le cas contraire, Alejandro Mayorkas sera acquitté. Le Sénat étant actuellement aux mains des démocrates, la destitution du ministre est très improbable.

RFI via CONGO PUB ONLINE

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