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Société

À la UneSociété

RDC : Les FARDC dénoncent un retrait « ni réel ni effectif » du M23 d’Uvira

by admin9775 21 décembre 2025
written by admin9775

La communication autour du retrait de la rébellion M23 de la ville d’Uvira, au Sud-Kivu, est devenue un champ de bataille à part entière entre Kinshasa et Kigali. Dans un communiqué publié samedi 20 décembre au soir, les Forces armées de la RDC (FARDC) ont catégoriquement rejeté l’annonce du retrait, la qualifiant de manœuvre médiatique destinée à « tromper l’opinion nationale et internationale ».

Une présence rebelle maintenue malgré les annonces

Contredisant les déclarations du M23 et les observations de certains témoins sur des mouvements de troupes, l’armée congolaise affirme que le retrait n’est « ni réel ni effectif ». Elle soutient que des combattants du mouvement rebelle, soutenu par le Rwanda, sont toujours présents dans « plusieurs quartiers stratégiques d’Uvira et de ses environs ».

Selon le communiqué des FARDC, cette présence s’accompagnerait même de nouvelles exactions contre les civils, bien que ces allégations n’aient pas été immédiatement vérifiées de manière indépendante.

Une manœuvre pour « alléger la pression internationale »

Cette version rejoint l’analyse rapportée par des sources militaires burundaises, alliées des FARDC dans ce conflit. Ces sources estiment que l’annonce du retrait par Kigali et le M23 serait avant tout une tentative stratégique visant à « alléger la pression internationale » croissante sur le Rwanda.

Cette pression s’est manifestée par les récentes condamnations au Conseil de sécurité de l’ONU, l’exigence américaine d’un retrait de 75 km, et les discussions sur de possibles sanctions commerciales. Présenter un retrait, même partiel ou symbolique, permettrait de donner des gages aux médiateurs et de diviser la communauté internationale.

Un test de crédibilité pour les médiations

Ce décalage entre les déclarations et la réalité perçue sur le terrain illustre la profonde méfiance qui paralyse tout processus de paix. Il place les médiateurs, notamment américains et qataris, devant un défi de taille : vérifier de manière incontestable les actions sur le terrain et distinguer les gestes cosmétiques d’un véritable désengagement.

Pour Kinshasa, l’enjeu est de maintenir la focalisation internationale sur ce qu’elle considère comme l’essentiel : le retrait complet et vérifiable des troupes rwandaises et du M23 de l’ensemble du territoire congolais occupé, bien au-delà du seul cas d’Uvira. Les prochains jours seront décisifs pour déterminer si le mouvement observé correspond à un réel repli ou à une simple rotation tactique.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Le lieutenant-général Philémon Yav devant la Haute Cour militaire pour trahison

by admin9775 21 décembre 2025
written by admin9775

Le lieutenant-général Philémon Yav, ancien commandant de la 3ᵉ zone de défense dans l’Est de la République démocratique du Congo, a comparu ce vendredi 19 décembre devant la Haute Cour militaire. Ce haut gradé, qui avait précédemment commandé la 2ᵉ région militaire dans le Haut-Katanga, est poursuivi dans deux dossiers distincts pour des faits graves touchant à la sûreté de l’État.

Les accusations pesant sur l’ancien commandant de zone

L’officier général fait face à deux séries d’accusations :

  1. Dans une première affaire, il est poursuivi pour trahison et pour incitation des militaires à poser des actes contraires au devoir et à la discipline militaire.
  2. Dans une seconde affaire, il est co-prévenu avec Issa Shauri Chibogo pour trahison et participation à un mouvement insurrectionnel.

Ces charges, particulièrement graves dans le contexte actuel de conflit dans l’Est, suggèrent une implication présumée dans des activités sapant l’autorité de l’État ou en lien avec des groupes armés opposés aux Forces armées de la RDC (FARDC).

Un parcours interrompu par la justice

Le lieutenant-général Yav occupait le poste stratégique de commandant de la 3ᵉ zone de défense – couvrant des provinces en proie à l’instabilité – au moment de son arrestation. Avant cela, il avait été à la tête de la 2ᵉ région militaire basée à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, démontrant un parcours jusqu’alors marqué par des responsabilités opérationnelles majeures.

Sa comparution devant la Haute Cour militaire, juridiction d’exception, souligne la sensibilité des affaires et la volonté des autorités de juger rapidement des cas présumés de délits contre la sécurité intérieure de l’État, dans un climat sécuritaire extrêmement tendu.

Une justice militaire active dans un climat de crise

Ce procès s’inscrit dans une série de procédures judiciaires militaires visant des officiers supérieurs, à l’image du récent procès et de la condamnation à mort par contumace de l’ancien président Joseph Kabila. Il intervient alors que les FARDC sont engagées dans des combats intenses contre le M23 et d’autres groupes armés, et que des accusations de collusion ou de défaillance au sein de l’armée émergent régulièrement.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

En visite à Kinshasa, André Flahaut salue la coopération bilatérale RDC-Belgique

by admin9775 20 décembre 2025
written by admin9775

En séjours dans la capitale congolaise dans le cadre d’un projet avec la ville de Kinshasa, l’ancien ministre de la Défense, André Flahaut a salué, vendredi 19 décembre, la coopération bilatérale entre la République Démocratique du Congo et la Belgique.

Il s’est entretenu à huis clos avec le vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et anciens combattants, Guy Kabombo Muadiamvita à Kinshasa.

Au sortir de cette audience, Cet ancien haut fonctionnaire belge s’est exprimé en ces termes :

« Je crois fermement comme ancien ministre de Défense belge, qu’il est important de s’inscrire dans un mouvement qui remet à l’ordre du jour, la solidarité entre le RDC et la Belgique, par le partage d’expérience ».

Il a par la même occasion salué l’accompagnement de Bruxelles dans le renforcement de capacités des Forces armées de la RDC.

La visite d’André Flahaut intervient quelques jours après la récente visite du ministre de la Defense et du Commerce extérieur belge, Theo Francken.

Pour sa toute première visite officielle en RDC, le ministre de la Défense belge avait réaffirmé le soutien de son pays face aux défis sécuritaires que traverse l’Est du Congo.

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À la UneSociété

La Cour constitutionnelle rejette les recours de l’ancien ministre Constant Mutamba

by admin9775 19 décembre 2025
written by admin9775

L’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, a essuyé un revers judiciaire ce vendredi. La Cour constitutionnelle a rejeté les deux recours qu’il avait déposés dans le cadre d’un contrôle de constitutionnalité, lors d’une audience publique tenue dans la journée.

Si la Haute juridiction a reconnu la recevabilité formelle des requêtes, elle a estimé, après examen, que les arguments soulevés par l’ancien ministre « n’attestaient d’aucune violation avérée de la Constitution ». En conséquence, les deux recours ont été rejetés en leur fond.

Les détails précis des recours et des dispositions contestées n’ont pas été immédiatement rendus publics dans le communiqué de la Cour. Cependant, ce rejet marque la fin de cette voie de recours pour Constant Mutamba sur les questions constitutionnelles qu’il avait soulevées.

L’intéressé contestait notamment la régularité du vote parlementaire ayant conduit à sa mise en accusation. Ces arguments ont été écartés par la Cour. Poursuivi pour détournement de fonds publics liés à la construction d’une prison à Kisangani, Constant Mutamba a été condamné à trois ans de prison, une décision désormais confirmée sur le plan constitutionnel.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Retrait incertain du M23 à Uvira, combats à Fizi et crise humanitaire aux frontières

by admin9775 18 décembre 2025
written by admin9775

La situation dans le Sud-Kivu et ses régions frontalières demeure extrêmement confuse et tendue ce jeudi. Alors que l’AFC/M23 affirme avoir entamé un retrait de la ville d’Uvira qu’il occupe depuis le 10 décembre, la réalité sur le terrain apparaît fragmentée, tandis que les combats se poursuivent ailleurs et qu’une crise humanitaire majeure s’aggrave.

Un retrait d’Uvira partiel et mis en doute

La ville d’Uvira s’est réveillée dans un calme précaire. Si des sources locales et des notables confirment des mouvements de troupes rebelles quittant certains quartiers (comme Nyamianda) en direction de Kamanyola et de la plaine de la Ruzizi, la présence persiste ailleurs. Des éléments identifiés comme des « policiers du M23 » circulent encore, et certains combattants sont visibles près de l’axe vers le Burundi.

Cette opération unilatérale, annoncée lundi en réponse à la médiation américaine, est accueillie avec une extrême méfiance par Kinshasa. Le ministre de la Communication, Patrick Muyaya, a mis en garde contre une possible manœuvre, demandant sur X : « Quel crédit accorder à cette manœuvre unilatérale du M23 ? » Il a réaffirmé la demande centrale du gouvernement : « Nous attendons le retrait effectif des troupes rwandaises de toutes les parties occupées de notre territoire. »

Combats persistants à Fizi et urgence humanitaire

La désescalade à Uvira, si elle est avérée, ne signifie pas un cessez-le-feu général. De violents affrontements ont opposé mercredi les FARDC au M23 autour des villages de Kazimia, Some et Sebele, dans le territoire de Fizi, à moins de 30 km au sud d’Uvira. Ces combats ont provoqué de nouveaux déplacements massifs de civils.

La situation humanitaire est catastrophique. Des milliers de déplacés congolais réfugiés à Gatumba, au Burundi, vivent dans des conditions « déplorables », selon le comité exécutif pour la paix de la région. Ils manquent d’abris, de toilettes, de soins et d’assistance organisée. La structure appelle à une aide urgente et à la réouverture de la frontière pour permettre un retour sécurisé.

Kalemie asphyxiée par la fermeture des frontières

La décision du Burundi de fermer sa frontière avec la RDC pour des raisons sécuritaires a des conséquences économiques et sanitaires dramatiques pour la ville de Kalemie, chef-lieu du Tanganyika. Cette ville dépend fortement des échanges avec le Burundi :

  • Blocage des importations : Les marchandises (nourriture, boissons, matériaux) transitant par le port d’Uvira n’arrivent plus.
  • Pénurie de main-d’œuvre : Une partie importante de la main-d’œuvre dans la construction et l’hôtellerie était burundaise.
  • Crise sanitaire : Les patients nécessitant des soins spécialisés ne peuvent plus se rendre dans les hôpitaux mieux équipés de Bujumbura.

En réaction, le gouvernement provincial du Tanganyika a annoncé la fermeture du trafic sur le lac Tanganyika avec le Sud-Kivu, craignant des infiltrations rebelles, isolant davantage les populations.

Une trêve fragile et des défis colossaux

Le retrait partiel et contesté du M23 d’Uvira apparaît comme une manœuvre tactique ou un geste minimaliste sous pression internationale, loin d’une véritable désescalade. Les combats à Fizi, la crise humanitaire aux frontières et l’asphyxie économique de Kalemie illustrent l’ampleur régionale de la crise. La communauté internationale, qui pousse à la mise en œuvre des accords de paix, est confrontée à un terrain complexe où chaque avancée diplomatique semble immédiatement contrebalancée par de nouveaux foyers de tension et des souffrances civiles accrues.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Roger Lumbala condamné à 30 ans de prison par la France pour crimes contre l’humanité

by admin9775 16 décembre 2025
written by admin9775

L’ancien chef rebelle et ex-ministre congolais Roger Lumbala a été condamné lundi à 30 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de Paris pour complicité de crimes contre l’humanité. Ce verdict historique clôt un procès de plus d’un mois portant sur les atrocités commises par ses troupes dans l’est de la République démocratique du Congo entre 2002 et 2003.

Une condamnation pour des faits de torture, d’actes inhumains et de viols

Le jury a déclaré Roger Lumbala coupable de complicité de crimes contre l’humanité, par aide et assistance, pour des actes de torture, actes inhumains et viols constitutifs de torture. La cour a prononcé la peine maximale requise par le procureur, assortie d’une interdiction définitive du territoire français.

La décision, rendue en fin d’après-midi après une longue journée de délibéré, a été lue en forme simplifiée. L’accusé, qui avait initialement refusé de se présenter et avait dû être conduit en salle par les gendarmes, dispose d’un délai de dix jours pour faire appel.

Un procès historique et une audience civile à venir

Arrêté en France en décembre 2020 et mis en examen en janvier 2021, Roger Lumbala était jugé depuis le 12 novembre dernier. Son procès s’est tenu dans le cadre de la compétence universelle de la justice française, permettant de poursuivre les auteurs des crimes les plus graves quelle que soit leur nationalité ou le lieu des faits.

La cour a annoncé que l’audience civile, destinée à statuer sur les dommages et intérêts réclamés par les parties civiles – des victimes et associations représentant des centaines de plaignants –, a été fixée au 30 juin 2026. Cette étape permettra d’examiner les demandes d’indemnisation pour les souffrances endurées il y a plus de vingt ans.

Un parcours du rebelle au ministre

Roger Lumbala, ancien chef du mouvement rebelle Rassemblement congolais pour la démocratie-National (RCD-N) actif dans la province de la Tshopo, était ensuite devenu ministre du Commerce extérieur de la RDC de 2002 à 2004, dans le gouvernement de transition issu des accords de paix.

Sa condamnation marque une avancée significative dans la lutte contre l’impunité pour les crimes commis lors des conflits en RDC. Elle envoie également un signal fort sur la capacité des juridictions internationales et nationales à poursuivre, des décennies plus tard, les responsables de violences de masse, même lorsqu’ils ont occupé des fonctions étatiques.

Le verdict est salué par les organisations de défense des droits de l’homme, qui y voient une forme de justice tardive pour les victimes oubliées des guerres congolaises.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Une pluie diluvienne provoque inondations et érosions à Kinshasa

by admin9775 8 décembre 2025
written by admin9775

Une pluie diluvienne s’est abattue, ce dimanche 7 décembre, sur la ville de Kinshasa, plongeant plusieurs communes dans le désarroi. Les dégâts matériels sont considérables et les habitants appellent les autorités à agir rapidement pour améliorer l’assainissement urbain.

Communes de Barumbu, Kinshasa et Lingwala

De nombreuses maisons ont été inondées, paralysant la vie quotidienne des familles.

Les principales voies d’accès, telles que Kabambare, Croix-Rouge, Kabinda, Huileries, Nyangwe, ex-Flambeau et ex-Bokassa, sont restées sous les eaux pendant plusieurs heures.

Les habitants, interrogés par Radio Okapi, exhortent le gouverneur Daniel Bumba à accélérer les travaux d’assainissement.

Limete : quartiers transformés en rivières

La bourgmestre de Limete, Alamba Feza, rapporte des inondations dans plusieurs quartiers. De nombreux biens ménagers ont été endommagés.

Certaines avenues se sont transformées en véritables cours d’eau, emportant même les tables des vendeurs des marchés pirates.

Alamba Feza dénonce le manque de moyens pour curer les cours d’eau et condamne les constructions anarchiques sur les lits des rivières.

Selembao et Mont Ngafula : érosions inquiétantes

À Selembao, les érosions progressent sur l’avenue Kutupanzu (quartier Badiadingi), l’avenue Parlement (quartier Camping), ainsi que dans les quartiers Mbala et Kimbembe.

Plusieurs maisons ont été englouties et des avenues endommagées.

À Mont Ngafula, les quartiers Mazamba, Mama Yemo et Kimbondo sont également touchés par des érosions.

Deux ravins sur la route de Kimwenza compliquent davantage la situation, les travaux antérieurs ayant été emportés par les dernières pluies.

Le bourgmestre de Mont Ngafula, Celestin Lumbu, affirme que des ingénieurs se rendent sur les sites affectés pour réaliser des études en vue de relancer les travaux.

Selon lui, la pluie a sapé les efforts du Salongo intensif mené samedi, ramenant une grande quantité d’immondices dans les caniveaux.

Cette pluie diluvienne met en lumière les défis persistants de Kinshasa face aux infrastructures insuffisantes, aux constructions anarchiques et au manque de moyens pour l’assainissement. Les habitants espèrent des mesures urgentes pour atténuer  le cycle de ces catastrophes.

Radio okapi

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À la UneSociété

Jean-Jacques Wondo accuse de hauts gradés congolais d’avoir « monté » son arrestation

by admin9775 30 novembre 2025
written by admin9775

Jean-Jacques Wondo, l’expert belgo-congolais en sécurité condamné à mort en septembre 2024 pour sa prétendue implication dans la tentative de coup d’État du 19 mai, puis libéré en février 2025, a rompu le silence ce dimanche. Dans une publication sur le réseau social X, il accuse plusieurs hauts gradés de l’armée congolaise d’être les architectes de son arrestation.

Des généraux désignés comme responsables

L’ancien agent pénitentiaire, devenu cadre à l’Administration générale des maisons de justice en Belgique, a pointé du doigt sans ambages « des généraux crapuleux, responsables de l’aventurisme militaire stupide de Christian Malanga ». Selon lui, ces officiers « ont tenté de faire porter la responsabilité de leur traîtrise à des innocents afin de masquer leur forfaiture maladroitement montée ».

Wondo a annoncé qu’il reviendrait prochainement dans un « article détaillé et documenté » sur ses conclusions, laissant planer la promesse de révélations plus substantielles.

Une manipulation de la justice et des arrestations « fantaisistes »

L’expert sécuritaire affirme que sa libération et son « exfiltration » du Congo sont le résultat d’une décision personnelle du président Félix Tshisekedi. Ce dernier aurait agi après avoir « constaté que la justice avait été manipulée ». Wondo s’appuie sur les conclusions d’une enquête interne du Conseil national de sécurité (CNS) qui aurait attesté de sa « non-implication, directe ou indirecte, dans les actes odieux de Malanga ».

« Furieux de cette justice malade, le président Tshisekedi a supervisé personnellement militairement mon exfiltration de la geôle militaire de Ndolo ainsi que mon retour en Belgique, sans se référer à ses collaborateurs manipulateurs », a-t-il écrit.

Il étend ses accusations en affirmant que « les mêmes généraux d’opérette, en collusion avec d’autres proches collaborateurs “apprentis sécurocrates” du chef de l’État », seraient également « à l’origine de plusieurs arrestations fantaisistes visant des officiers supérieurs et des généraux injustement maintenus dans les prisons-mouroirs de la RDC ».

Une libération qui n’est pas une grâce

Enfin, Jean-Jacques Wondo a tenu à préciser la nature de sa libération. Il réfute catégoriquement avoir bénéficié d’une quelconque mesure de clémence officielle : « Je ne suis ni bénéficiaire d’une grâce présidentielle (…) ni d’une libération conditionnelle pour raisons sanitaires ou humanitaires, puisqu’aucun acte judiciaire légal n’a jamais été pris à cet effet. »

Affirmant poursuivre « le combat judiciaire » pour sa « réhabilitation intégrale », il laisse entendre que son retour en Belgique marque le début d’une nouvelle bataille, non plus devant les tribunaux militaires congolais, mais peut-être sur la scène médiatique et internationale.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Kinshasa : 10 ans de prison pour la cerveaute présumée du braquage de la Rawbank à la place de la Victoire

by admin9775 27 novembre 2025
written by admin9775

La tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Gombe a condamné ce mercredi Honorine Porsche Mukendi à 10 ans de servitude pénale pour son rôle principal dans le braquage de l’agence Rawbank de la place de la Victoire, survenu en octobre 2025. Le verdict a été prononcé lors d’une audience foraine tenue au Camp-Lufungola.

L’accusée, Honorine Porsche Mukendi, de nationalité allemande, a été reconnue coupable des chefs d’accusation de vol à main armée et terrorisme. Le tribunal l’a également condamnée à verser à la Rawbank la somme de 100 000 USD à titre de dommages et intérêts.

Contrairement à la prévenue, tous ses co-accusés ont été acquittés par le tribunal.

Dans son prononcé, le major Freddy Eume, président du tribunal, a justifié le verdict en rappelant l’application de l’article 7 du Code pénal militaire, qui prévoit la retenue de la peine la plus lourde lorsque plusieurs infractions sont établies, en l’occurrence le vol armé et l’acte terroriste.

Rappel des faits :
L’attaque qui a conduit à cette condamnation s’était déroulée en pleine journée, le 16 octobre 2025. Selon les conclusions de l’enquête, un groupe d’assaillants mélangeant civils, policiers et militaires avait exécuté un assaut rapide et violent contre l’agence bancaire, un cas qui avait suscité une vive émotion au sein de la population.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Est de la RDC: l’ONU relève une hausse des violations des droits humains au premier semestre 2025

by admin9775 26 novembre 2025
written by admin9775

En République démocratique du Congo (RDC), les violations des droits humains repartent à la hausse. Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’Homme vient de publier ses conclusions pour le premier semestre 2025 : +11 % de violations documentées et +12 % de victimes par rapport au semestre précédent. Un rapport qui met aussi en garde contre l’élargissement du conflit à l’est de la RDC, au-delà du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, avec des dynamiques nouvelles et des zones touchées plus nombreuses.

En Ituri, province du nord-est de la RDC, la violence ne recule pas, au contraire. Selon les chiffres des Nations unies, les violations du droit international humanitaire y ont augmenté de 21 % par rapport à la même période l’an dernier.

Et un acteur s’impose dans ce bilan : les ADF. Ceux-ci, affilés au groupe terroriste État islamique, ont été responsables de 198 atteintes aux droits humains en Ituri et au Nord-Kivu, avec au moins 1 071 victimes, rien que pour les six premiers mois de l’année.

Autrement dit, malgré l’état de siège décrété par Kinshasa et des opérations conjointes avec l’armée ougandaise, les ADF restent parmi les groupes les plus meurtriers.

Un conflit qui se complexifie

Mais ce ne sont pas les seuls. En Ituri, les attaques se multiplient aussi avec la Coopérative pour le développement du Congo (Codeco), le groupe Zaïre et même de nouveaux mouvements, comme la Convention pour la révolution populaire (CRP) de Thomas Lubanga, ou encore la Coalition nationale pour la libération du Congo (CNLC). Avec l’émergence de nouveaux groupes et d’acteurs, ainsi que davantage de victimes, le conflit se complexifie.

S’ajoute à cela un autre fléau : les violences sexuelles liées au conflit. Entre janvier et juin, 266 victimes ont été enregistrées, soit plus du double par rapport à l’année précédente.

La majorité de ces violences a été commise dans la province du Nord-Kivu, puis en Ituri, suivi du Sud-Kivu et du Maniema (Centre-Est). Les auteurs sont d’abord des groupes armés : l’AFC/M23 est cité pour 63 victimes, la Codeco pour 52, puis différentes factions Maï-Maï.

Mais l’ONU pointe aussi des agents de l’État : armée et police. Et ce tableau se confirme sur le terrain.

Dans un rapport séparé pour le seul mois dernier, le Baromètre sécuritaire du Kivu a documenté 145 affrontements armés. L’AFC/M23 est impliqué dans 89 d’entre eux. Les combats se sont intensifiés malgré les initiatives de paix entre le groupe politico-militaire et Kinshasa. Et, selon ce même rapport, l’AFC/M23 est le groupe le plus violent du mois d’octobre, juste après les ADF, qui ont tué 75 civils.

Par Marius Bopenga
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