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Société

À la UneSociété

RDC–États-Unis : plus de la moitié des ressortissants accueillis temporairement ont déjà quitté le pays

by admin9775 8 juin 2026
written by admin9775

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé, vendredi 5 juin 2026, que plus de la moitié des quinze ressortissants de pays tiers admis sur le territoire national dans le cadre du dispositif d’accueil temporaire convenu avec les États-Unis ont déjà quitté la RDC pour regagner leurs pays d’origine.

Dans un communiqué officiel, le ministère de la Communication et Médias indique que ce mécanisme se poursuit conformément aux orientations définies dans les précédentes communications gouvernementales publiées les 5 et 17 avril 2026.

Selon les autorités congolaises, plusieurs bénéficiaires du programme ont déjà achevé leur processus de retour, tandis que d’autres départs sont prévus dans les prochains jours. Le gouvernement souligne que cette évolution confirme le caractère exceptionnel, transitoire et limité dans le temps de cette opération.

Kinshasa rappelle que ce dispositif n’avait jamais vocation à conduire à une installation durable des personnes concernées sur le territoire congolais. Il s’agissait plutôt d’une mesure d’accueil temporaire destinée à faciliter leur prise en charge avant leur retour vers leurs pays respectifs, dans le cadre d’un mécanisme coordonné avec les autorités américaines.

L’exécutif congolais insiste également sur le fait que l’opération est menée dans le strict respect des engagements pris entre les différentes parties concernées. Les départs progressifs actuellement observés s’inscrivent ainsi dans le calendrier établi dès le lancement du programme.

Sauf modification de dernière minute, les ressortissants encore présents en RDC devraient quitter le territoire dans les jours à venir, marquant l’achèvement progressif de cette opération présentée par le gouvernement comme une mesure humanitaire exceptionnelle et temporaire.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Kinshasa : Tshisekedi confie au général Kasongo Kabwik la conduite de l’opération d’assainissement de la capitale

by admin9775 31 mai 2026
written by admin9775

Face à la dégradation persistante du cadre de vie à Kinshasa, le président de la République, Félix Tshisekedi, a décidé de confier au lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik la direction du comité de pilotage chargé de conduire une vaste opération d’assainissement urbain dans la capitale congolaise.

L’annonce a été faite à l’issue du Conseil des ministres tenu vendredi, dans un contexte marqué par les défis croissants liés à l’insalubrité, à la gestion des déchets et à la dégradation de l’environnement urbain dans plusieurs communes de Kinshasa.

Cette initiative vise à redonner à la capitale son image de « Kin la Belle » et à améliorer durablement les conditions de vie des habitants. Les autorités entendent ainsi insuffler une nouvelle dynamique dans la gestion de la salubrité publique grâce à une approche coordonnée impliquant plusieurs institutions de l’État.

Une task-force multisectorielle en préparation

Selon les orientations présidentielles, une task-force pluridisciplinaire sera déployée dans les quatre districts de Kinshasa. Placée sous l’autorité directe du chef de l’État, elle sera pilotée par le lieutenant-général Kasongo Kabwik et réunira des représentants des ministères de l’Intérieur, de la Défense, de l’Urbanisme, de la Santé publique, de l’Environnement ainsi que des Infrastructures et Travaux publics, en collaboration avec l’Hôtel de Ville de Kinshasa.

Cette structure aura notamment pour mission de coordonner les opérations de nettoyage, de superviser la réhabilitation des espaces publics dégradés, d’améliorer l’évacuation des déchets et de renforcer les campagnes de sensibilisation au respect des règles d’hygiène et de salubrité.

Le choix de Kasongo Kabwik motivé par son expérience

Le choix porté sur le commandant du Service national s’appuie sur les réalisations menées sous sa direction à Kaniama Kasese, dans la province du Haut-Lomami.

Sous son impulsion, cette cité a connu une importante transformation avec la construction de plusieurs infrastructures, notamment un aérodrome, un hôpital et des établissements scolaires. Le projet prévoit également le développement d’équipements modernes tels que des maisons d’hôtes, des salles de conférence et des centres sportifs.

Les autorités considèrent cette expérience comme un modèle de gestion et d’exécution susceptible d’être mis à profit dans le cadre de la nouvelle opération d’assainissement de Kinshasa.

À travers cette initiative, le gouvernement ambitionne de restaurer durablement l’ordre urbain et la propreté de la capitale, tout en misant sur une forte implication citoyenne afin de garantir des résultats durables.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Avancement des sous-officiers de la PNC : une réforme saluée, mais des interrogations persistent sur son impact réel sur la sécurité

by admin9775 19 mai 2026
written by admin9775

Le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a signé la régularisation de l’avancement en grade des sous-officiers de la Police nationale congolaise (PNC), mettant ainsi fin à un blocage administratif qui durait depuis 2013. Une décision largement saluée au sein de la police, où elle est perçue comme une mesure de justice interne et de motivation du personnel.

Le commissaire général adjoint chargé de l’appui et de la gestion de la PNC, Jean Bosco Galenga Makongo, a estimé que cette décision corrige une injustice qui affectait depuis plus d’une décennie les sous-officiers de la police congolaise.

Selon lui, alors que les officiers avaient bénéficié de plusieurs promotions au fil des années, les sous-officiers étaient restés figés au même grade depuis près de treize ans.

« Il s’agissait de corriger une injustice. Les officiers ont été promus deux ou trois fois alors que les sous-officiers sont restés en statu quo pendant près de 13 ans », a-t-il expliqué.

Près de 84 000 à 85 000 agents seraient concernés par cette mesure, dont environ 74 000 policiers actuellement en activité.

Une réforme administrative présentée comme un levier de professionnalisation

Les autorités policières considèrent cette régularisation comme une étape importante vers la professionnalisation de la Police nationale congolaise.

Jean Bosco Galenga Makongo rappelle notamment que la police dispose aujourd’hui d’outils de formation destinés à structurer davantage les carrières, notamment une école de formation des sous-officiers à Kalemie ainsi qu’une académie de police opérationnelle.

Les futures promotions devront désormais être accompagnées d’un parcours de formation, une orientation qui vise à renforcer la qualité du personnel et à moderniser progressivement l’institution.

Au sein de la PNC, plusieurs responsables estiment également que le gel prolongé des grades avait affecté le moral des agents et, par conséquent, leur rendement opérationnel.

Une partie de l’opinion publique attend davantage qu’une réforme administrative

Cependant, au-delà des avancées internes au sein de la police, plusieurs voix s’interrogent sur l’impact concret de cette mesure sur la sécurité quotidienne des Congolais.

Dans une partie de l’opinion publique, certains estiment que la régularisation des grades, bien qu’importante pour le fonctionnement administratif de la police, ne répond pas aux défis sécuritaires majeurs auxquels font face les grandes villes du pays.

Des critiques visent également la gouvernance sécuritaire actuelle. Certains observateurs jugent que le vice-Premier ministre de l’Intérieur apparaît davantage comme un gestionnaire administratif qu’un acteur fortement connecté aux réalités opérationnelles du terrain.

Ces critiques estiment que les mécanismes actuels reposent encore largement sur des rapports administratifs transmis par la hiérarchie policière, sans toujours intégrer des solutions innovantes face à la criminalité urbaine croissante.

Les nouvelles technologies au cœur des attentes

Plusieurs propositions reviennent régulièrement dans les débats autour de la modernisation sécuritaire en RDC.

Parmi elles figurent :

  • le déploiement de caméras de surveillance dans les grands carrefours et zones criminogènes ;
  • le recours accru aux drones pour les missions de surveillance et d’intervention rapide ;
  • la modernisation des moyens de mobilité des forces de sécurité ;
  • l’utilisation de motos électriques pour réduire les contraintes liées au carburant et améliorer la présence policière dans les centres urbains ;
  • le développement d’outils numériques de cartographie criminelle et d’alerte rapide.

Pour certains analystes, la sécurité urbaine moderne ne peut plus reposer uniquement sur les effectifs ou la hiérarchie administrative, mais doit aussi s’appuyer sur les innovations technologiques et la capacité d’anticipation.

Entre réforme interne et attentes sécuritaires

La régularisation des grades constitue indéniablement une mesure importante pour des milliers de policiers concernés après plus d’une décennie d’attente.

Mais pour une partie de l’opinion, l’enjeu principal demeure ailleurs : améliorer concrètement la sécurité des populations dans un contexte marqué par la montée de la criminalité urbaine, des violences armées et de l’insécurité persistante dans plusieurs villes de la République démocratique du Congo.

Le défi pour les autorités sécuritaires ne sera donc pas seulement de réorganiser les carrières internes, mais aussi de convaincre que ces réformes administratives peuvent se traduire par une amélioration tangible du quotidien des citoyens.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Affaire Frivao : absent à l’audience, Constant Mutamba au centre d’un échange tendu devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe

by admin9775 19 mai 2026
written by admin9775

Le procès lié au dossier du Fonds spécial de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo (Frivao) s’est poursuivi ce mardi 19 mai devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, en l’absence de l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, pourtant attendu comme renseignant dans cette affaire.

Selon les éléments présentés à l’audience, un document médical transmis par son médecin indique que l’ancien membre du gouvernement ne serait pas en état de comparaître pour des raisons de santé.

Une justification immédiatement remise en cause par le ministère public. À la barre, le procureur a contesté la validité du document produit, estimant qu’il ne remplissait pas les critères requis.

« Même un étudiant de première année de graduat sait qu’une attestation médicale doit être signée par trois médecins », a déclaré le représentant du ministère public au cours de l’audience.

Dans la suite des débats, le parquet a également procédé à la lecture d’une correspondance attribuée à Constant Mutamba, adressée à l’officier chargé de lui notifier sa citation à comparaître.

Le contenu lu devant la Cour fait état de propos jugés virulents à l’endroit du colonel mandaté pour cette mission.

Selon cette lecture, l’ancien ministre aurait notamment déclaré :

« Colonel, tu commences à me suivre jusqu’aux toilettes (…) J’ai combattu Corneille Nangaa, j’ai combattu Joseph Kabila. Je suis un ancien ministre de ce pays, je connais beaucoup de secrets (…) Ils m’ont déjà condamné, qu’ils fassent ce qu’ils veulent. »

Le ministère public a dénoncé ce qu’il considère comme une attitude inappropriée et a annoncé vouloir procéder à une analyse approfondie des éléments médicaux transmis avant d’envisager d’éventuelles réquisitions.

Constant Mutamba intervient dans ce dossier en qualité de renseignant dans une affaire portant sur des soupçons présumés de détournement de fonds publics liés au Frivao.

Les audiences devraient se poursuivre dans les prochains jours devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, alors que ce dossier continue de retenir l’attention de l’opinion publique congolaise.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Moïse Mbiye dément les rumeurs et réaffirme son soutien à Félix Tshisekedi

by admin9775 16 mai 2026
written by admin9775

Le pasteur et artiste gospel congolais Moïse Mbiye est sorti de son silence vendredi soir à travers une vidéo publiée sur les réseaux sociaux afin de démentir plusieurs rumeurs circulant à son sujet et clarifier sa position dans le débat politique et religieux qui agite actuellement la République démocratique du Congo.

Dans cette intervention, le responsable de l’église Cité Béthel a rejeté les informations faisant état d’un prétendu blocage à l’aéroport ou d’une confiscation de son passeport.

« Il y a des rumeurs comme quoi on m’a bloqué à l’aéroport, on m’aurait ravi mon passeport. C’est faux. Je me porte bien. Le seul voyage que je prépare, c’est pour Accor Arena », a-t-il déclaré, affirmant se trouver à Kinshasa « en bonne santé ».

Un soutien assumé au pouvoir en place

Au cours de cette prise de parole, Moïse Mbiye a également affiché publiquement son soutien au président Félix Tshisekedi, à la Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi ainsi qu’aux militants de l’UDPS.

« Je dis merci au président Félix Tshisekedi et à maman Denise. Surtout, je dis merci aux jeunes de l’UDPS, les Parlementaires Debout, pour tout ce que vous avez fait », a-t-il affirmé.

L’artiste a également pris ses distances avec l’opposition politique congolaise.

« Mes frères de l’opposition, désolé, je ne suis pas de votre camp et je ne serai jamais du camp de la rébellion parce que j’aime tellement ce pays », a-t-il lancé.

Il a rappelé avoir composé plusieurs chansons en soutien aux initiatives gouvernementales et contre les groupes rebelles actifs dans l’Est du pays.

Mise au point sur l’Église de Réveil du Congo

Le pasteur a aussi clarifié sa relation avec l’Église de Réveil du Congo, au cœur de plusieurs polémiques ces derniers jours.

« Moi, je ne suis pas membre de l’ERC », a-t-il insisté.

Moïse Mbiye a dénoncé certaines attaques verbales et accusations relayées dans des émissions impliquant des responsables religieux.

« Ils disent qu’ils ont des vidéos du mal que je fais et que ce sont eux qui les ont étouffées. Je suis vraiment surpris », a-t-il déclaré avant d’ajouter : « Vous n’avez pas besoin de me demander pardon, mais moi je vous demande pardon. »

Des tensions autour du débat constitutionnel

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte de fortes divisions au sein du monde religieux congolais autour du débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle.

Le 10 mai dernier, lors d’un culte à Kinshasa, Moïse Mbiye avait vivement critiqué certains rassemblements de pasteurs engagés politiquement, qualifiant ces regroupements de « camp des Lépreux ».

Ces propos faisaient notamment référence à un forum organisé par l’évêque Ejiba Yamapia, au cours duquel plusieurs responsables religieux avaient plaidé pour un changement de la Constitution du 18 février 2006 ainsi qu’une prolongation des mandats présidentiels.

Cette position continue de provoquer des réactions contrastées dans les milieux religieux et politiques congolais. Certaines figures influentes de l’ERC, notamment Sony Kafuta, ont exprimé leurs réserves sur cette initiative, tandis que l’Église catholique et plusieurs acteurs de l’opposition restent fermement opposés à toute modification constitutionnelle.

Dans ce climat tendu, Moïse Mbiye a appelé à éviter toute récupération politique de ses propos et a insisté sur le caractère spirituel de son église.

« Notre église est à Dieu, pas à la rébellion. Notre église n’est pas un parti politique », a-t-il conclu.

Moise Mbiye devrait à l’avenir rester constant, un vrai pasteur doit accepter les menaces,la torture, la croix et même le martyr au nom de la vérité qui fait partie des vertus évangéliques.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Est de la RDC: l’organisation Human Rights Watch accuse le M23 d’exactions à Uvira

by admin9775 14 mai 2026
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Dans l’est de la RDC, alors que l’AFC/M23 – soutenu par le Rwanda – s’est retiré cette semaine de plusieurs localités de la plaine de la Ruzizi et des hauts plateaux dans le sud Kivu, l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) accuse le groupe armé et les forces rwandaises d’exactions lors de la prise et l’occupation d’Uvira en décembre 2025.

Le M23 et des éléments des forces rwandaises sont entrés dans Uvira (RDC) le 10 décembre 2025 après plusieurs jours de combats contre l’armée congolaise – et les milices wazalendo alliées – et ont occupé la ville pendant un mois. Selon HRW, leurs combattants y ont commis de graves violations du droit international humanitaire, dont beaucoup constituent des crimes de guerre.

Selon des témoignages recueillis par HRW, ces combattants tirent sur des civils qui tentent de fuir, notamment sur des hommes et des garçons accusés d’appartenir aux milices wazalendo. Un témoin relate comment son frère, sa femme et leurs deux enfants ont été abattus, dans le quartier de Kavim-vira, alors qu’ils tentaient d’atteindre le Burundi voisin. 

Exécutions sommaires et viols

Un autre raconte comment ces combattants ont tiré sur des pêcheurs dans le port du quartier de Kasenga depuis les toit de bâtiments. Le rapport de HRW, fait également état d’exécutions sommaires et de viols, alors que le M23 et les forces rwandaises allaient de maison en maison, notamment dans les quartiers de Kasenga et de Rugenge. 

Enfin, l’organisation rapporte des enlèvements et des disparition d’hommes et de garçons à proximité de la base militaire d’Uvira qui ont probablement été recrutés de force par le M23.

Les habitants d’Uvira ont décrit un mois d’horreur. C’était une zone de non-droit…

Philippe Bolopion, directeur exécutif de Human Rights Watch

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Société

RDC : le ministère de la Justice annonce des poursuites contre des auteurs de publications visant Félix Tshisekedi

by admin9775 12 mai 2026
written by admin9775

Le ministère congolais de la Justice et Garde des Sceaux a annoncé, dimanche 11 mai, l’ouverture d’actions judiciaires contre les auteurs de publications diffusées sur les réseaux sociaux et considérées par les autorités comme des propos « outrageants, injurieux, diffamatoires et menaçants » à l’encontre du président de la République, Félix Tshisekedi.

Dans un communiqué officiel, le gouvernement indique condamner « avec la plus grande fermeté » des agissements observés « ces derniers jours dans le cyberespace », notamment à la suite de la conférence de presse tenue par le Chef de l’État le 6 mai dernier.

Des propos jugés contraires à la loi

Selon le ministère de la Justice, les contenus incriminés dépasseraient le cadre de la liberté d’expression et pourraient constituer des infractions prévues par la législation pénale congolaise.

« Ces comportements (…) ne sauraient en aucun cas être couverts par la liberté d’expression », précise le communiqué, qui évoque des actes « attentatoires à l’autorité de l’État » susceptibles de porter atteinte « à la cohésion nationale ainsi qu’au respect dû aux institutions de la République ».

Le gouvernement rappelle également que le président de la République, en sa qualité de garant de la Constitution et du fonctionnement régulier des institutions, bénéficie d’une protection juridique particulière liée à « l’intégrité, la dignité et l’honneur » de sa fonction.

Des poursuites annoncées

Le ministère annonce avoir donné des injonctions aux autorités judiciaires compétentes afin d’engager « immédiatement et systématiquement » des poursuites contre les personnes identifiées comme auteurs des publications visées.

Les autorités évoquent notamment :

  • l’identification technique, numérique et judiciaire des auteurs ;
  • l’interpellation des personnes concernées ;
  • ainsi que des poursuites pouvant également viser des individus opérant depuis l’étranger.

Le communiqué précise que ces mesures s’inscrivent dans le cadre des obligations constitutionnelles et légales de l’État relatives à la protection des institutions et à la répression des infractions commises par voie numérique.

Mise en garde contre les discours de haine

Dans le même document, le gouvernement met également en garde contre « toute tentative d’instrumentalisation de figures publiques dans des discours susceptibles d’encourager « la haine », « la provocation à la violence » ou encore des troubles à l’ordre public.

Le ministère de la Justice assure que toute violation de la loi fera l’objet de poursuites judiciaires et réaffirme sa volonté de garantir « le respect de l’autorité de l’État, la protection des institutions républicaines et l’assainissement du cyberespace national ».

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

RDC : le procès du général Philémon Yav met en lumière les profondes tensions au sein des FARDC

by admin9775 9 mai 2026
written by admin9775

Le procès du lieutenant-général Philémon Yav Irung continue de susciter de vives réactions dans les milieux politiques, militaires et judiciaires en République démocratique du Congo. Jugé devant la Haute Cour militaire pour trahison et incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline, l’ancien commandant de la 3ᵉ Zone de défense se retrouve au centre d’un dossier hautement sensible dans un contexte marqué par la guerre persistante dans l’Est du pays.

Lors de l’audience tenue à Kinshasa, le parquet général militaire a requis la servitude pénale à perpétuité pour les faits de trahison, tout en demandant à la Cour de prendre en compte des circonstances atténuantes liées à la délinquance primaire de l’officier supérieur. Le ministère public a également sollicité une peine de vingt ans de prison pour l’infraction d’incitation des militaires à des actes contraires au devoir et à la discipline.

Mais au-delà des accusations portées contre lui, cette affaire révèle les profondes fractures qui traversent l’appareil sécuritaire congolais depuis plusieurs années. Autour du général Philémon Yav, plusieurs voix dénoncent un dossier à forte dimension politique et stratégique.

Son avocat, Carl Ngwapitshi, estime notamment que les charges retenues contre son client sont « insoutenables en droit ». Selon lui, l’ancien commandant de la 3ᵉ Zone de défense aurait plutôt été victime de rivalités internes au sein de certains cercles influents de la hiérarchie militaire.

L’avocat soutient que le général Yav faisait partie des officiers qui tentaient de contenir l’avancée des groupes armés dans l’Est avant son rappel à Kinshasa. Il affirme que son arrestation aurait contribué à fragiliser certains dispositifs militaires dans le Nord-Kivu à un moment particulièrement critique de la guerre contre l’AFC/M23.

Autour de ce procès, plusieurs analyses évoquent également des luttes d’influence internes ayant marqué les FARDC entre 2022 et 2025. Des sources sécuritaires et politiques parlent de réseaux de pouvoir cherchant à renforcer leur contrôle sur l’appareil militaire à travers des mécanismes de clientélisme et de loyautés parallèles.

Selon cette lecture, plusieurs officiers arrêtés ces dernières années auraient parfois été accusés de complot, de collusion avec l’ennemi ou de détournements dans un contexte mêlant rivalités personnelles, repositionnements stratégiques et règlements de comptes internes.

Ces tensions auraient progressivement contribué à affaiblir le fonctionnement opérationnel des FARDC, déjà confrontées à une situation sécuritaire extrêmement complexe dans l’Est du pays. Le récent rapport parlementaire sur l’état sécuritaire de la RDC avait d’ailleurs pointé plusieurs dysfonctionnements dans la conduite des opérations militaires, notamment en matière de commandement, de coordination et de gestion logistique.

Alors que la Haute Cour militaire n’a pas encore rendu son verdict, le dossier Philémon Yav apparaît déjà comme l’un des procès militaires les plus sensibles de ces dernières années en RDC. Une affaire qui dépasse désormais le seul cadre judiciaire et qui remet au centre du débat les fractures internes, les luttes d’influence et les défis structurels auxquels fait face l’armée congolaise dans un contexte de guerre prolongée.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Le Groupe Ledya dément tout lien avec Joseph Kabila après les sanctions américaines visant l’ancien président

by admin9775 5 mai 2026
written by admin9775

Le Groupe Ledya a publié ce lundi un communiqué officiel pour rejeter fermement les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux l’associant à l’ancien président Joseph Kabila, récemment sanctionné par les États-Unis.

Dans cette mise au point, le groupe congolais affirme qu’aucune relation directe ou indirecte ne le lie à l’ancien chef de l’État et insiste sur son indépendance vis-à-vis de toute affiliation politique. Fort de plus de cinquante-trois ans d’existence, Ledya soutient que son action repose sur une gouvernance autonome, fondée sur des standards stricts de conformité et de transparence.

Cette réaction intervient dans un contexte de forte agitation numérique, alimentée par diverses spéculations cherchant à établir des connexions entre certaines grandes entreprises congolaises et les personnalités visées par les récentes sanctions américaines.

Au cœur des rumeurs figure notamment la participation du Groupe Ledya au projet du Matadi Gateway Terminal, infrastructure portuaire stratégique entrée en service en 2016 et considérée comme un maillon essentiel du dispositif logistique national.

Dans son communiqué, le groupe précise que son implication dans ce projet repose exclusivement sur des bases économiques et techniques conformes aux procédures internationales de vérification. Ledya souligne que sa participation a été validée à l’issue de l’ensemble des contrôles de due diligence requis et qu’elle s’est matérialisée notamment par un apport en nature à travers la mise à disposition du foncier ayant permis la réalisation de l’infrastructure.

Par cette clarification publique, le groupe cherche à protéger sa réputation et à rassurer ses partenaires dans un environnement où les sanctions internationales visant certaines figures politiques congolaises suscitent de nombreuses interrogations dans les milieux économiques.

Le communiqué souligne en substance que les mesures américaines prises contre Joseph Kabila ne concernent en rien le Groupe Ledya et ne sauraient avoir d’incidence sur ses activités, ses partenariats ou ses engagements opérationnels.

Cette prise de parole reflète la sensibilité croissante du secteur privé congolais aux enjeux de conformité internationale et de réputation, dans un contexte où les entreprises cherchent à se prémunir contre tout risque de contamination politique ou financière lié aux sanctions ciblées.

En réaffirmant publiquement son autonomie institutionnelle, le Groupe Ledya entend ainsi couper court aux spéculations et préserver la crédibilité acquise au fil de plusieurs décennies d’activité dans l’économie congolaise.

Le communiqué de presse du Groupe Ledya

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À la UneSociété

Kinshasa : une affaire de vol impliquant Rebo Tchulo relance le débat sur la torture et les aveux forcés

by admin9775 20 avril 2026
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Une séquence devenue virale sur les réseaux sociaux à Kinshasa remet au centre du débat une question sensible : peut-on recourir à la violence pour obtenir des aveux d’un suspect ?

L’affaire, qui implique l’artiste congolaise Rebo Tchulo et un homme soupçonné de vol, divise profondément l’opinion publique entre partisans d’une justice expéditive et défenseurs du respect strict des droits humains.

Selon les éléments rapportés par Ézéchiel Bwalo, assistant manager de l’artiste, les faits remontent au 17 avril à Kinshasa, dans la commune de la Gombe, lors d’un tournage. Un sac de marque contenant des biens de grande valeur — dont un passeport, des bijoux, environ 8 000 dollars et une montre de luxe — aurait disparu dans des circonstances jugées suspectes.

Les recherches menées après le tournage ont conduit l’entourage de l’artiste à exploiter des images de vidéosurveillance provenant d’une parcelle voisine appartenant à Shabani Nonda. Ces images montreraient le chauffeur présumé s’emparer du sac et tenter de le dissimuler.

Confronté aux preuves, le suspect a d’abord nié les faits avant de livrer des versions contradictoires. Après une tentative de fuite spectaculaire — marquée par une cavale sur les toits durant plus d’une heure — il a finalement été interpellé avec l’appui d’éléments militaires.

C’est à ce stade que l’affaire a pris une tournure controversée. Conduit au domicile de l’artiste pour être interrogé, le suspect aurait été soumis à des violences physiques par des militaires afin de le contraindre à révéler l’emplacement des biens volés. Des images filmées par une voisine, montrant la scène, ont rapidement circulé en ligne, suscitant indignation et débats.

Selon les témoignages, Rebo Tchulo elle-même aurait demandé que le suspect ne soit pas maltraité et serait intervenue pour faire cesser les coups. Malgré cela, une partie de l’opinion estime que ces violences auraient contribué à obtenir des aveux, relançant l’argument controversé selon lequel la contrainte physique serait parfois nécessaire face à des suspects récalcitrants.

Cette position est toutefois vivement contestée par de nombreux observateurs et juristes, qui rappellent que la torture et les traitements inhumains sont strictement interdits par le droit congolais et les conventions internationales ratifiées par la RDC. Au-delà de l’illégalité, ils soulignent que les aveux obtenus sous contrainte sont juridiquement fragiles et peuvent compromettre toute procédure judiciaire.

L’affaire met ainsi en lumière une tension persistante entre exigences sécuritaires, frustrations sociales face à l’impunité perçue et impératif de respect de l’État de droit. Elle pose, en filigrane, la question de la confiance dans les institutions judiciaires et des méthodes d’enquête utilisées dans un contexte où la justice populaire tend parfois à supplanter les procédures légales.

À ce stade, le suspect a été transféré pour la poursuite de l’enquête, tandis que les objets dérobés restent en grande partie introuvables. L’évolution de cette affaire pourrait désormais dépendre autant des investigations en cours que de la capacité des autorités à garantir un traitement conforme aux normes judiciaires.

Par Marius Bopenga
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